Comédie Musicale

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Lyokophile à vie

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Message 05 Mai 2013, 13:54

Re: Comédie Musicale

C'est allé rapidement, je pensais qu'Odd aurait eu plus de mal à entrer dans le collège, mais il a réussi parfaitement.

Sinon je suis d'accord, les LG sont complètement en panique après avoir apprit que Héléna a été interrogé, à part Odd tout le monde pense qu'elle les a balancé.
Ils sont franchement injustes de dire cela. Par contre je m'ennuie un peu :D sa devient lassant pompage d'énergie (tour, transfert , tour, transfert). J'espere que la récolte va bientot être fini qu'on passe à autre chose.
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Message 20 Mai 2013, 17:38

Re: Comédie Musicale

Coucou tout le monde, je reviens (enfin me diront certains^^) pour vous poster le chapitre suivant. Et je vous préviens aussi en même temps que ce sera le dernière avant une pause d'un mois et demi. Tout d'abord parce que je n'ai pas du tout avancer dans le chapitre qui suit celui d'aujourd'hui, qui se révèle être particulièrement difficile en raison du vocabulaire que je dois utiliser. Et puis parce que je n'aurai pas le temps de le faire comme je suis en pleine révision pour le bac (et oui, c'est déjà dans moins d'un mois...)

Pour ce qui est des messages postés depuis ma dernière venue, je n'ai pas été étonné en voyant certaines remarques, et je m'y étais un peu préparé. Mais pour entrer plus dans le détail :
- Jules : Je n'irai pas jusqu'à traiter les lyokoguerriers de stupides, mais je comprends tout à fait ton avis. J'ai en quelque sorte fait exprès que leur réaction soit un peu déroutante pour mieux introduire un fait du chapitre d'aujourd'hui. Pour ce qui est de leurs réactions sur le fait qu'elle aurait pas les couvrir, je vous renvoie au texte d'aujourd'hui, les explications sont là.
- Thor94 : Je ne comprends pas vraiment pourquoi tu dis que c'est allé rapidement. Je veux bien croire que j'ai fait qu'Odd rentre rapidement dans le réfectoire, mais je m'étais arrangé pour qu'il est plus d'ennuis pour ressortir de Kadic. J'avais fait en sorte que tout ne se déroule pas comme sur des roulettes pour paraitre plus réaliste, c'est pourquoi, je ne vois pas où est le problème. Par contre, merci d'avoir compris qu'il y a une opposition entre les deux couples et Odd, j'avais l'impression que ce fait n'allait pas passé et que personne n'allait comprendre la suite. Et oui, j'ai bien fait en sorte qu'ils soient injustes, mais dans un sens, je leur fait dire aussi une part de la vérité. Pour le fait que tu t'ennuis... bah désolé, mais sur cela, tu vas peut-être encore plus m'en vouloir en t'annonçant et aux autres au passage (bien que j'avais prévu de vous l'expliquer plus tard, mais bon...) : Non, la ''récolte'' n'est pas prête d'être finie : Les lyokoguerriers ne sont qu'à leurs premiers jours à l'usine. Je ne peux pas en dire plus, sinon, je vous raconterai tout le chapitre 60. Néanmoins, ne t'en fais pas Thor94, je ne vais pas rester dans la routine et vais faire en sorte que nos héros ne soit jamais au bout de leurs surprises (et je le pense positivement comme négativement)


Chapitre 59: Défense d'un honneur...
O (complétement outré et indigné de la réaction de ses meilleurs amis) : Quoi?!?

Odd n'en revenait pas qu'Ulrich et Jérémie critiquent Héléna et pensent qu'elle était capable de tout dévoiler ce qu'elle savait sur eux. Bien sûr, elle avait passé la plupart du temps avec eux depuis qu'elle était arrivée à Kadic et donc les connaissait bien, faisant partie elle aussi de la bande... Mais de là à révéler tout ce qu'elle pouvait dire sur leurs vies, c'était une toute autre chose. Et le goinfre de la bande était sûr que son ancienne correspondante ne révèlerait rien. Odd connaissait par cœur les principes de la jeune fille, et l'un d'eux était de respecter la vie privée des autres et de ne jamais répéter les secrets qu'une personne pouvait lui confier.

Et là, les deux autres garçons de la bande accusaient la jeune rousse, comme si celle-ci leur était inconnue. Comme s'ils n'avaient jamais vécu avec elle durant les trois mois qui venaient de s'écouler...
O : Eh?! Mais qu'est-ce qui vous prend?! Héléna est notre amie, et sans que l'on sache ce qui s'est passé depuis que l'on est parti, vous vous mettez à la condamner pour quelque chose qu'elle n'a peut-être pas fait!
U : Tu l'as dit toi-même Odd, Héléna est notre amie, et elle a appris à nous connaître depuis son arrivée à Kadic. Et tout ce qu'elle a appris peut nous retomber dessus d'une manière ou d'une autre...
J : Alors si elle a parlé aux inspecteurs, cela nous met en péril, nous, le secret de Lyoko et celui du Supercalculateur...
O : Moi, j'ai surtout l'impression que vous ne la connaissez pas! Et vous les filles, pourquoi est-ce que vous ne défendez pas Héléna?
Y (d'une toute petite voix) : Dans un sens, ils ont raison Odd! Elle est devenue proche de nous, l'une des nôtres, et cela pourrait bien se retourner contre nous aujourd'hui...
O (complétement ébahi) : Je rêve! Non mais vous réalisez vraiment ce que vous dites!?! Héléna est devenue notre meilleure amie. Mais voilà, un problème se pose et vous vous retournez contre elle, sans que cela ne vous choque! (se tournant vers Aelita) Dis-moi Princesse, dis-moi que tu ne penses pas ça toi aussi, car sinon je crois que je vais péter un câble...


La jeune fille aux cheveux préféra ne rien dire, mais le fait qu'elle baisse ses yeux et qu'elle se mette à regarder ses pieds, étaient des signes qui voulaient tout dire. Aelita était du côté de Einstein et des deux virtualisés.
O (cette fois-ci commençant a en avoir marre) : C'est bon, j'ai compris! Toi aussi tu l'abandonnes?! Tu te rends compte que tu es en train d'abandonner la seule personne avec qui a du passer le plus de temps depuis le début du mois de Mars?! C'est ta colocataire!!!
A : Je sais Odd, mais c'est aussi pour cela que je m'inquiète et que je suis de l'avis des autres. Elle me côtoie presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre et on a finir par savoir tout l'une de l'autre à la fin... Elle nous connait trop bien et tout ce qu'elle sait, elle pourrait le répéter et cela nous poserait des ennuis.
J : Tu imagines si elle donnait des informations aux inspecteurs et que les policiers débarquaient ici avant la fin de la guérison de Yumi?! Ce serait une véritable catastrophe!
O : Je ne l'oublies pas Jérémie. Cependant, réfléchis un peu! On dit que tu le membre le plus rationnel de la bande, toutefois, je penses que là, tu as du éteindre cette faculté!
J (n'appréciant à pas beaucoup la remarque de son ami) : Eh, je ne te permets pas de me critiquer. Sans ma part de rationalité comme tu dis, je ne suis pas sûr que tu t'en serais sorti certaines fois sur Lyoko!
O (commençant lui aussi à être irrité) : Tu ne veux pas que je te critique, alors que tu accuses en toute liberté Héléna?! Et en plus, en son absence?!
Y (sentant que l'ambiance devenait de plus en plus électrique au laboratoire) : Eh Odd, c'est pas la peine de monter sur tes grands chevaux!
O : Là, c'est la meilleure! Vous faites des reproches en cascades sur Héléna alors qu'elle n'a sûrement rien fait, et je devrais laisser passer ça?! Moi, je dis non!!!
U : Sauf que ce que tu dis Odd ne sont que des suppositions, Héléna a bien pu raconter des choses qui vont finir par nous poser problème!
O : Comme on peut aussi penser qu'elle n'a rien dit de compromettant sur nous.... C'est toi même qui l'a dit Ulrich, on ne peut faire que des suppositions!
A : Mais même un fait insignifiant pourrait expliquer où l'on est, et c'est ça notre problème! Tout ce qui s'est passé les deux dernières années peut nous relier à notre entrepôt désaffecté!
O : Aelita, comment veux-tu qu'Héléna donne des indications aux policiers sur l'usine alors qu'on ne lui en a jamais parlé?


Cette question tarauda l'esprit des quatre autres membres du groupe, avant que Jérémie ne soit le premier à reprendre la parole.
J : Ce n'est pas parce que l'on s'est fait la promesse de ne jamais lui révéler notre passé héroïque, qu'elle n'a pas pas été au courant de nos activités souterraines... Après tout, tu as failli lâché le morceau deux fois, et rien ne nous dit qu'elle n'a pas fait des recherches sans nous le dire pour avoir des réponses à des questions qu'elle se posait.
O (se mettant franchement en colère) : Héléna n'aurait jamais fait ça!
U : Et comment tu peux en être aussi sûr?
O : Car je connais Héléna. Et peut-être mieux que vous finalement, vu ce que je viens d'entendre! Quand Héléna a une question en tête ou à une question qui la turlupine, elle est directe, utilise toujours la logique et va donc tout de suite à la base du problème, sans passer par des détours. Et à ce que je sache, elle n'a jamais été posé de questions sur notre mystérieux passé d'avant son arrivée à Kadic, non?


Les deux tourtereaux sur Lyoko et ceux sur Terre ne répondirent rien à cela ; Odd ayant raison, ils ne pouvaient donc rien redire à ce que venait de dire leur ami.
O : D'un côté, elle ne nous a jamais questionné, mais en plus, on ne lui a jamais raconté quoi que ce soit sur le sujet! Moi en tout cas, j'ai respecté le promesse que l'on s'est faite... Vous, je ne sais pas, mais avec moi, jamais elle n'a entendu ou vu quelque chose qui serait relié à notre secret de lyokoguerrier, sauf les deux fois où j'ai fait la gaffe (cf: Chapitre 12). Je n'ai donc rien à me reprocher, mais vous, cela reste à voir...
A : Tu nous accuses de lui avoir dit avoir expliqué certaines choses à propos de notre secret?!
O : Je ne vise personne en particulier. Mais si vous êtes convaincus qu'Héléna sait quelque chose alors qu'elle n'a pas posé de questions, c'est donc que l'un de vous a du lui parler pour qu'elle soit au courant, logique?
Y : Sauf que personne ici n'est capable de trahir notre secret, on a eu tant de mal à le garder durant notre lutte contre Xana, que cela aurait été idiot de le divulguer juste après!
O : C'est pour cela que je vous répète que votre raisonnement a un problème!
U : Mais qu'est-ce que l'on fait si on se met à penser comme toi et que dans cinq minutes, on voit arriver ici toute une brigade de police, hein? On serait dans de beaux draps et on pourrait dire adieu à notre solution pour soigner Yumi! Héléna a très bien pu tomber sur quelque chose sans le vouloir et s'est mise à faire une petite enquête sur nous...
O : Je pense qu'elle serait venue nous en parler... Il y aurait toujours eu des zones d'ombres inconnues qu'elle aurait voulu combler. Je la connais par cœur pour savoir que lorsqu'elle fait des recherches sur quelque chose, elle le fait à fond et jusqu'au bout!
J : Oui, bah parlons de ça! Oui, c'est toi Odd qui la connait le plus puisque tu as été son correspondant avant sa venue à Kadic, c'est donc toi qui l'a introduite dans la bande, et aujourd'hui, cela nous apporte des problèmes!
O : Attends, tu es en train de m'accuser aussi?! Ce n'est pas ma faute si aujourd'hui on est ici, sans Héléna avec nous! De plus qu'elle n'a rien à se reprocher, à part peut-être ignorer tout ce qui s'est passé de sombre autour de notre bande. Et je ne vois pas en quoi cela posait un problème au départ de la faire entrer dans le groupe. Quand elle est arrivée, vous l'avez accueilli à bras ouverts, tout comme moi, alors que l'on ne me rejette pas la faute!
U : Oui, c'est plutôt pour éviter de te dire que c'est peut-être entièrement ta faute si aujourd'hui on est dans ce cas-là. (se révélant cassant) Tu préfères accuser tout le monde que d'en prendre un coup à ton estime!
La dernière phrase d'Ulrich fut la goutte d'eau qui fit débordé le vase pour le jeune goinfre.
O (pensant que, heureusement, son colocataire n'était pas en face de lui) : C'est vraiment ce que tu penses Ulrich?! Alors moi qui croyais te connaitre, je me trompais sur toute la ligne. (reculant de plus en plus) Vous êtes censés être mes meilleurs amis, mais je ne vous reconnais même plus, qu'est-ce qui vous est arrivé?
A (sentant que la situation était en train de dégénérer, et essayant de calmer les esprits) : On a juste peur que tout le plan qu'Einstein a échafaudé s'écroule si Héléna venait à dévoiler quelque chose.
O (s'énervant encore plus) : Mais elle ne sait rien puisque je vous le dis! Et je suis prêt de le promettre sur la vie de Kiwi!
Y : Sauf que tu ne peux pas attester ce que tu viens de dire...
O (se rendant compte que raisonner ses amis était peine perdue) : C'est bon, j'ai compris. Je ne vous ferai jamais changer d'avis. Mais moi, j'ai confiance en Héléna. Peut-être parce que je la connais depuis plus longtemps que vous, c'est sûrement pour cela. Ou peut-être par ce que vous êtes de mauvaise foi et que vous refusez de reconnaître ce que vous avez juste sous les yeux...


Il vida alors son sac à dos, n'y laissa que ses propres affaires et le mit à son épaule, puis prit Kiwi dans ses bras.
O (regardant ses amis présents avec lui dans le laboratoire dans les yeux) : Mais il y a une chose que je sais sur elle : elle a un cœur, et elle tient à ses amis. Tout l'inverse de vous, car dès qu'il y a un problème, vous, vous mettez à l'accuser! Et tout ça, parce qu'elle ne fait pas partie des lyokoguerriers. Ce n'est pas parce qu'elle n'a jamais été au courant de notre secret qu'elle ne fait jamais partie de notre bande. Et ça, vous avez tendance à l'oublier!
J (voyant Odd s'éloigner) : Mais qu'est-ce que tu fais?
O (s'agrippant à l'échelle qu'il avait précédemment descendu, puis commençant à grimper) : Je vais rejoindre ma meilleure amie, puisque je ne reconnais plus ceux qui sont censés être les miens depuis deux ans !
A (s'approchant rapidement de l'échelle) : Mais tu ne peux pas retourner à Kadic, ça va nous attirer des problèmes!
O : Ça va vous attirer des problèmes ; moi, si je rentre, je ne serais juste plus considéré comme disparu. Et puis, en partant, on n'est pas les seuls a avoir eu des problèmes. Vous croyez que cela à aussi été marrant pour Héléna?
Y : Et les inspecteurs, tu y as pensé?! Ils te poseront sûrement plein de questions?!
O (avec évidence) : Ne t'inquiètes pas. Je rentre à Kadic, mais je resterai muet comme une carpe. Je ne vais tout de même pas briser notre secret.
U : Sauf que ce n'est pas une raison Odd! On ne sait jamais vraiment ce qui peut se passer avec toi quand tu es tout seul...
O : Et Héléna dans tout ça, hein?! Tu ne crois pas qu'elle est resté toute seule depuis notre départ?! Et c'est peut-être ça notre soucis!
A (ne comprenant pas alors à quoi Odd pensait) : Pourquoi est-ce que tu dis ça?
O : Elle ne vous l'a sûrement pas dit, mais moi je sais qu'elle n'a jamais apprécié d'être toute seule. La solitude n'est pas son fort, durant sa correspondance, elle m'a raconté qu'elle était déjà allée jusqu'à faire des crises d'angoisse de ne pas avoir quelqu'un comme ami, à qui parlé...
Y : Désolé Odd, on n'était pas au courant...
O : Je veux bien te croire Yumi... Seulement, c'est plutôt à Héléna que vous devriez vous excusez, pas à moi.
J : Le seul problème qui se pose, c'est peut-être de savoir si elle est au parfum pour notre secret. On voudrait bien lui faire confiance, mais on ne sait pas qu'est-ce qu'elle sait ou ignore de notre passé à Kadic...
O (après avoir arrêter de grimper, se mit à redescendre doucement l’échelle en métal) : Einstein, tu crois vraiment que si elle avait dit quelque chose d'intéressant, la situation serait celle que l'on a en ce moment? Les policiers auraient déjà débarqué ici depuis belle lurette et auraient fait échoué la guérison de Yumi!


Le silence s'installa un peu après qu'Odd ait donné ces événements. Cela avait fait réfléchir les autres de la bande. Il était vrai que si la jeune rousse avait donné une quelconque information à propos de l'usine, on les aurait déjà retrouvé et ramené à Kadic.
U : Oui, c'est vrai, un point pour toi...
O : Les amis, même si Héléna n'a jamais été au courant pour Lyoko, ça ne signifie pas qu'elle n'a pas été intégré à notre petite bande. Elle a réussi ce qu'aucun autre n'a fait avant : devenir l'une des nôtres sans problème. Elle est devenue notre meilleure amie et a tissé des liens profonds avec chacun d'entre nous...
A : Il est vrai que j'ai eu pendant longtemps une chambre pour moi toute seule à Kadic, mais maintenant qu'elle est là, je serai triste si je devais ne plus l'avoir en colocataire et en amie... On est devenu comme de vrais sœurs au fil du temps...
U : Et puis, dès que l'on avait un problème, que ce soit pour la comédie musicale ou pour les cours, elle se pliait en quatre pour nous aider à le résoudre...
Y : Et toutes les fois où l'on simplement passer de bons moments en sa compagnie, à nous amuser, ou à partager des fous rires...
J : Je dois bien reconnaître que l'on ne serait pas encore si soudés aujourd'hui si Héléna n'avait pas fait son apparition dans nos vies, elle et son spectacle. Tu as raison Odd, on n'aurait pas du lui faire des reproches alors qu'en fait elle est notre amie et qu'elle ne sait probablement rien de nos anciennes activités... On s'est emporté à emporter à cause du stress et de toute la tension qui règne depuis que l'on est ici.
O (poussant un soupir de soulagement) : Ah, je vous préfère mieux comme ça... Héléna n'aurait pas été contente en entendant toutes vos reproches, alors il fallait vraiment que je vous remette dans le droit chemin.^^


Les deux Einsteins s'échangèrent un regard au laboratoire, tandis que sur Lyoko, le samouraï et la japonaise faisaient de même. Odd était de retour avec son humour quelque peu particulier...
A : Par contre Odd, qu'est-ce que tu décides alors, tu vas toujours retrouver Héléna ou tu restes ici avec nous? C'est juste pour nous savoir, et surtout moi si je dois te préparer un autre paquetage...
O : Je vais resté... Héléna ne doit pas avoir d'ennuis à l'école, à part le fait d'avoir été interrogée par les inspecteurs. Elle doit très bien s'en sortir très bien sans nous. (mais ne voulant pas laisser planer une doute) *Enfin, je crois...* Alors je ne vois pas pourquoi j'irai me jeter dans la gueule du loup et me faire interroger à mon tour alors que je peux éviter ce calvaire...

(Note de l'auteur : Si seulement il avait su la vérité et tout le chagrin qu'avait eu Héléna depuis leur départ...)
J : Tu sais Odd, même si tu ne te sens pas vraiment utile depuis que tu as sacrifié ton avatar, cela ne signifie pas que tu es là jute pour voir le temps passer... Combien de fois Aelita et moi on aurait piqué du nez qui tu n'avais pas été là ou que tu étais resté tranquillement dans ton coin?...^^
A : Tu as beau nous casser les pieds certaines fois à tourner en rond, mais il s'avère que ta manie de ne jamais resté immobile a aussi des bons côtés!^^
O : Je vais prendre ça comme un compliment...
U : En tout cas, bravo Odd! Tu as su trouvé les bons arguments pour nous convaincre!
O : J'allais tout de même vous laisser l'accuser de tous les maux alors qu'elle n'était pas là! Cela ne se fait pas! Il fallait bien que quelqu'un défende son honneur, et puisque personne n'était de son côté à part moi, bah c'est moi qui est du prendre sa défense.^^
Y : Tu sais que quand tu le veux vraiment, tu peux être vraiment persuasif?! Tu pourrais très bien devenir avocat...
O (un peu étonné) : Avocat?! Non, je ne penses pas.^^ Je suis plutôt du genre à faire des bêtises que de prendre la défense de quelqu'un qui en a fait.^^ Ce serait Héléna qui devrait faire avocate, elle connait mieux l'art de la rhétorique que moi... (se souvenant de quelque chose, eut un petit sourire)


Aelita remarqua alors le sourire en coin de son faux cousin.
A : Pourquoi cet air amusé Odd?
O (tout à coup gêné de savoir qu'on avait vu qu'il était parti dans ses pensées) : Désolé, je me souvenais juste d'une fois ou j'étais avec Héléna et qu'on en est venu à parler d'avocat... (cf : Chapitre 41, lors du flash-back)
U (un peu dérouté) : Hein?!
O : T'inquiètes pas, c'est une longue histoire... Aelita, elle, peut peut-être comprendre... C'était la fois Princesse où j'ai ''kidnappé'' Héléna pendant les vacances de Printemps...
A : Je vois bien le contexte...^^ Et je peux en déduire pourquoi vous êtes venus à parler d'avocats...
Y : Comment ça kidnappé?!
A : Laisse Yumi, comme il l'a si bien dit, c'est une longue, très longue histoire.^^
J : Oui, bah, il faudra un jour tout nous raconter, parce que là, tu nous fais peur Odd...
O : Vous avez rien à craindre, (jetant un coup d’œil entendu avec Aelita qui savait à peu prêt ce qui s'était passé) pour faire un court résumé, c'était un peu une blague...


La discussion se finit sur les derniers mots du goinfre de la bande. Chacun retourna alors à ses occupations. Les deux Einsteins à leurs écrans d'ordinateur ; Yumi et Ulrich à leur trajet pour se rendre à la tour de passage et Odd... à faire une succession de petites choses, ne trouvant pas une activité définitive.^^

Quand il n'eut plus d'occupation à faire en tête, il alla s'asseoir sur le matelas qu'il avait ramené, et commença un peu à divaguer. Il se posait des questions sur tout ce qu'il avait vu, entendu ou vécu cette nuit-là.
O (croisant ses mains derrière sa nuque) : *Pourquoi est-ce que je me suis mis aussi facilement en colère quand les autres se sont mis à faire des reproches à Héléna? Généralement, je ne pars pas au quart de tour comme ça! Je n'aime pas que l'on accuse à tord ou on s'en prenne à mes amis, mais là, je n'avais jamais réagir aussi violemment... Mais c'est peut-être parce qu'Héléna est ma meilleure amie, comme le sont Ulrich, Jérémie, Aelita et Yumi? Les paroles que je leur ai dit me venait du cœur, et j'aurais fait la même chose si ça avait quelqu'un d'autre de la bande...*

Odd finit par s'allonger sur le matelas sans s'en rendre compte, toujours dans ses pensées.
O : *Tout à l'heure, quand je suis arrivé dans la cour, mon regard s'est instantanément posé sur la fenêtre de leur chambre à Aelita et à Héléna. Il n'y avait pas de lumière allumé. Mais bon, vu l'heure, je veux bien comprendre qu'elle était endormie. Au moins elle, elle ne prend pas de risques et elle est en sécurité. Ça, c'est le plus important. Cependant, j'aurais été prêt à aller laretrouver pour tout lui expliquer. Je ne l'ai pas fait, car je devais focalisé sur l'objectif qu'était le réfectoire... Mais je me demande si je n'aurais pas du aller la rejoindre. Elle doit nous en vouloir à mort de l'avoir laisser, et surtout moi. Je sais que c'est pour sa propre sécurité qu'on ne lui jamais rien raconté ; seulement aujourd'hui, je ne sais pas, mais j'ai une appréhension, j'ai l'impression que quelque chose ne va pas pour Héléna...*
(Note de l'auteur : Notre goinfre aurait été horrifié en apprenant que ces pires pensées avaient pris réalité en ce qui concernait Héléna.)


Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui, j'espère que cela ne vous a encore plus dérouter que la dernière fois. Pour ceux qui n'aurait pas compris, j'ai du introduire le conflit entre les lyokoguerriers pour mieux pourvoir aborder la place d'Héléna par rapport à la bande et au secret, mais aussi pour montrer ses liens, plus ou moins fort avec les autres membres du groupe (j'espère que vous voyez au moins la différence majeure) et comment ceux-ci voient l'arrivée d'Héléna dans le bande. Je remets alors sur le devant de la scène la question de la divulgation du secret à une personne extérieure au groupe de lyokoguerriers. J'espère ne pas vous avoir encore plus perdu avec ses explications.
Bon, bah, il ne me reste qu'à vous dire bonne fin de journée et je vous retrouve en Juillet.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 20 Mai 2013, 18:25

Re: Comédie Musicale

c'était assez chaud ce chapitre.
On voit qu'à part Odd, aucun autre LG ne considère Héléna comme une véritable amie de confiance. Normal que ce dernier pète un câble.
En tout cas il a réussi à convaincre le groupe (même si j'ai l'impression que sa s'est calmé un peu vite cette histoire) et ça fait bizarre de voir Odd en colère.
Sinon pour la suite j'ai l'impression qu’Héléna va encore passer de mauvais moments selon tes dires.

Et si comme tu dis, la récolte d'énergie est loin d'être terminé et que sa dure plusieurs chapitres, malgré les imprévus et surprises que tu prévois, on risque de retomber dans la situation précédente.
A savoir: Ulrich/Yumi récoltent l'énergie avec plus ou moins de difficulté ou problèmes sur leur chemin, Aelita/Jérémy gèrent les transferts d'énergie et les programmes avec plus ou moins de difficultés à cause du SC et Odd se tourne de nouveau les pousses dans son coin sans avoir la possibilité d'aider RÉELLEMENT les quatre autres (car là, je vois pas ce qu'Odd pourrait faire d'utile maintenant que les autres sont ravitaillé et qu'il reste dans l'usine).

Enfin, j'ai hâte de découvrir la suite et bon courage pour le bac.
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Massacreur de Rampants

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Message 31 Mai 2013, 15:30

Re: Comédie Musicale

Ils abusaient un peu, les LG quand même (naméo faut pas pousser, hein). :evil:
Mais bon. Heureusement que Odd était là pour calmer le jeu. ;)

Par contre, et je sais que je vais passer pour un impatient qui fait son chieur ( :mrgreen: ), mais s'il pouvait y avoir de l'action dans le monde réel, ça serait pas de refus. ;)
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Message 02 Juil 2013, 23:37

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde, je sais que cela fait longtemps que je ne suis pas venue sur le forum pour poster la suite de ma fan fiction. Seulement (et cela va peut-être en décevoir certain), aujourd'hui, je ne mets pas ce message par hasard. Car aujourd'hui est un jour bien spécial pour moi et en faite aussi en partie pour mon histoire.

Il y a un an jour pour jour, à peut près à la même heure, je postais le premier post de ce sujet. Un an, ça fait rêvé, non? Il y a un an, je ne m'imaginais pas être encore à vous écrire ''Comédie Musicale''. 365 jours se sont écoulés depuis ce fameux 2 Juillet 2012, avec tous les événements qui sont arrivés entre temps : Code Lyoko Evolution, ma majorité, mes épreuves du bac (euh, je ne préfère pas parler^^ comme dirait Jim)...

En tout cas, je suis heureuse de l'avoir passer en partie avec vous chers lecteurs. Vous m'avez appris à avoir confiance en moi et en ce que j'écrivais, et ça, ce n'était pas gagné. Et pour ça, je teins à vous remercier. De m'avoir lu, de m'avoir longtemps attendu lorsque je vous faisais poireauter des semaines à mettre une suite^^, mais surtout pour me mettre simplement des commentaires qui m'ont permis à améliorer mon style d'écriture. Un infime merci!

Mais qui dit anniversaire, dit cadeau non? Et comme à son anniversaire en Janvier, c'est moi qui vous en offre un! (j'espère seulement que cela va marcher vu que je ne suis pas très douée en informatique^^)

Voici donc un petit aperçu du personnage d'Héléna à sa rentrée à Kadic (je crois que j'ai tout de même changé quelque couleurs).
http://codelyoko.net/pop-up.php?p=fanart_details&idfanart=611
Si vous avez un problème avec l'adresse, dites-le moi, je ferais en sorte qu'il soit visible d'une autre manière.

Vous croyez que c'était tout, et bien détromper vous, voici la seconde partie.
Au mois du Janvier, je vous avais donné une liste provisoire des titres de chapitres qui suivaient. Ces derniers temps, j'ai eu le temps de la finir et de la corriger (enfin normalement il ne devrait pas y avoir d'autres changement. Alors je vais vous donner une version corrigée. Toutefois, je ne vais tout vous donner, sinon il n'y aura plus de suspense!^^
Donc voici les titres du chapitre 60 au chapitre 79, c'est le même code de couleur qu'en Janvier :

Chapitre 60: Le comment du pourquoi...
Chapitre 61: Enfin dans la forêt...
Chapitre 62: Du virtuel bien trop réel...
Chapitre 63: Encore et toujours des tours à visiter

Chapitre 64: Reprendre tout à zéro pour les nouveaux arrivants...
Chapitre 65: N'étais-ce qu'une illusion?

Chapitre 66: Un peu trop près du bord...
Chapitre 67: Au tour d'Einstein!

Chapitre 68: Le fantôme du retour
Chapitre 69: Retour (tant espéré) à la réalité

Chapitre 70: Problème en vue... Mais déblocage bien plus facile que prévu!
Chapitre 71: Banquise, nous voici!
Chapitre 72: Un petite pause bien méritée!

Chapitre 73: Une explication pour se donner de l'espoir
Chapitre 74: Une petite idée derrière la tête...

Chapitre 75: Court-circuit = Perte d'énergie
Chapitre 76: Réparation urgente à faire...

Chapitre 77: Une silhouette dans la nuit
Chapitre 78: Apprentie criminelle...
Chapitre 79: Une bien dure décision à prendre

Et ça, ce n'est qu'une partie. Je vous lance un petit défi : trouver combien j'en ai envisagé au total (en prenant en compte que je suis capable de rajouter des passages (et donc des chapitres qui n'étaient pas prévu au départ) et que j'ai déjà fait 338 pages OpenOffice et que j'en suis nullement découragée)


Pour ce qui est du prochain chapitre, je ne sais pas vraiment quand je vais vous le poster. A vrai dire, avec le baccalauréat, je n'ai pas eu beaucoup de temps. Cependant, il y a eu aussi d'autres faits (dont des événements personnels mais pas que) qui ont eu pour conséquences que je n'ai pas beaucoup avancé. Et l'un des principaux est cela que j'ai eu la page blanche; je vous rassure, je n'abandonne pas mon histoire pour autant! Je n'avais pas eu ça depuis longtemps, et le pire est que j'ai été amené à faire quelque chose que je m'étais dit que je ne ferais jamais : je ne suis mise à écrire des morceaux de chapitres... qui viennent beaucoup plus tard. Ce qui fait que vous aurez sûrement des chapitres qui viendront plus vite que prévu.
Néanmoins, cette page blanche (surtout baser sur le chapitre que je dois vous poster) n'est plus là aujourd'hui car j'ai trouvé peut-être trouvé un moyen de contourner les difficultés que j'ai rencontrées.
Alors je vous promets le prochain chapitre pour la semaine prochaine, et je ferais tout pour vous le donner à temps (et corrigé en même temps, c'est mieux^^)

Pour finir, je répondrais aux messages que l'on a poster durant ma longue absence :
- Thor94 : je vois que tu as compris le message que je voulais faire passer. Pour ce qui d'Odd en colère, je sais que ce n'est pas dans son caractère initial alors je ne l'ai mis ici qu'une fois dans mon histoire. La seconde, bah là, vous verrez bien... mais je n'en dis pas plus. Par contre, tu as une bonne impression, je vais encore lui en faire faire voir de toutes les couleurs au personnage que j'ai inventé. je rassure tout de même, il n'y aura jamais de mort dans mon histoire.
Pour ce qui est de la suite, j'ai fait en sorte que ce soit un peu plus rythmé (ça, ce sera à vous de me le dire si ça l'est ou pas) et que ce ne soit pas comme tu l'as décris. Sauf que les problèmes ne viendront pas forcément de nos héros ou du Supercalculateur.
- Jules : Je m'attendais à ce qu'il y ait quelqu'un qui me dise que j'abuse et bien je crois que j'avais raison.^^ Sauf qu'en fait je l'ai un peu fait exprès que les Lyokoguerriers abusent, c'était le but. Un travail par le négatif comme dirait ma prof de Philosophie^^ : montrer quelque chose pour mieux mettre en avant l'opposé : ici Odd qui défend Héléna. Mais bon, je reconnais que c'était tiré par les cheveux.^^ Pour ce qui est de l'action dans le réel, il faudra encore attendre un peu. Le prochain chapitre à Kadic est le 64, mais les choses commenceront vraiment à bouger seulement vers le chapitre 77.

J'espère que ce petit message vous a quand même plus malgré le fait que ce ne soit pas un chapitre. De plus que je me suis permise de vous mettre de nombreux indices sur ce qui allait se passer par la suite.
A la semaine prochaine.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 03 Juil 2013, 08:36

Re: Comédie Musicale

Merci pour ces informations Lymnia. :D

C'est vrai qu'on a attendu, mais c'est pas trop grave, puisque tu nous as promis la suite. Et pour qu'une suite soit réussie, en général, il faut bien la préparer. ;) Mais bon. Je m'étale, je m'étale ( :mrgreen: ), et j'en oublie de te dire : "Content de te revoie, Lymnia" :confettis:
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Message 11 Juil 2013, 00:43

Bonsoir tout le monde, chose promise, chose due : je vous apporte la suite!^^
Le début de la semaine est passé et je n'ai pas vraiment eu le temps de poster plus tôt. Bon, la vérité, c'est plutôt que je n'avais toujours pas fini le chapitre et j'ai du le terminer. :oops:
Vu que je suis bachelière (du premier coup, et avec mention! :D ), je vais être dorénavant beaucoup plus libre pour mon histoire et il ne devrait plus y avoir de soucis. De plus que le week-end dernier, j'étais à la Japan Expo, alors j'ai eu du temps durant le trajet pour continuer d'écrire un petit bout.

Pour Jules : Merci pour ce petit message de retour, ça fait plaisir. Et je suis ravie d'avoir que tu ais apprécié les informations que j'ai donné dans le dernier post. Car d'une part, cela me soulage d'un point moral (j'ai tout simplement envie de vous raconter ce qui va se passer dans la suite!) et en même temps, je sais que les lecteurs vont devoir patienter pendant longtemps avant d'avoir l'événement évoqué (bon, ça n'est pas cool pour vous, mais c'est mon côté sadique). Pour ce qui est de m'attendre, heureusement que vous êtes patient, parce qu'avec moi, il faut l'être. Je ne suis pas fidèle au délais que je me pose, MAIS JE N'ABANDONNERAI JAMAIS ma fan fiction.
Pour ce qui est la suite, je ne peux pas moi-même la juger, cela est un rôle qui vous reviens. Quand à la préparation, bien, on ne peut pas dire que le chapitre de ce soir ait été écrit comme les autres.
Vous vous rendrez bien compte que j'ai travaillé petit bout par petit bout, sur deux mois et que j'ai eu un mal fou à l'écrire, mais ça, je vous l'expliquerais après le chapitre... que voici.


Chapitre 60: Le comment du pourquoi...
Un petit moment s'écoula encore, pendant lequel chacun vaqua à ses occupations. Toutefois, au bon d'une petite dizaine de minutes, quelque chose changea, brisant la routine qui s'était une fois de plus installée.

Les deux virtualisés étaient enfin arrivés à la tour de passage du territoire des montagnes, au plus grand plaisir du jeune samouraï (cf: Chapitre 52, si certains ont oublié ce qui s'est passé). Yumi adressa un dernier regard au jeune homme avant de se retourner pour entrer dans la tour. A chaque fois, le pratiquant de pentchak-silat ressentait un petit pincement au cœur. Il avait toujours peur que ce soit la dernière fois que son regard ne croise celui de la geisha virtuel car celle-ci pourrait bien ne jamais ressortir de la tour. Néanmoins, Ulrich avait caché cette impression à Yumi. Son esprit lui montrait ses pires cauchemars, mais il devait les mettre de côté : leur mission passait avant tout et il ne voulait pas embêter la jeune fille dont il était amoureux avec ses craintes.
Yumi était déjà rentrée depuis plusieurs minutes quand Jérémie sortit Ulrich de ses pensées pour lui annoncer que la japonaise avait enclenché la récupération de la mémoire. Celle-ci durerait un peu plus longtemps, vu que les tours de passage renferment plus d'énergie que les tours dite ''normales''.

Un petit quart d'heure s'écoula encore avec le désespoir que les événements n'aillent pas plus vite. Tous savait qu'ils y avait encore beaucoup d'énergie à récupérer, mais le fait de se retrouver coincés sur Lyoko ou dans le laboratoire commençait à devenir un peu oppressant. Chacun aurait aimé ne jamais devoir retourner à l'usine ou dans le monde virtuel, ils voulaient tout simplement retrouver leur vie sans soucis d'adolescents ''à peu près'' comme les autres.

Soudain, au bout de ce laps de temps, de l'agitation vient enfin briser l'ambiance maussade qui s'était installée au laboratoire. Un bip émanant de l'ordinateur quantique vient en effet sortir les trois adolescents de leur lassitude. Cependant, ce signal sonore pouvait tout aussi bien être une bonne nouvelle qu'une mauvaise.

Les deux Einsteins comprirent tout de suite de quoi il retournait. Mais Odd, qui n'écoutait que d'une oreille ce qu'on lui expliquait, avait oublié de quoi il était question et Aelita dut lui redire à quoi correspondait le bip sonore.
A : On a bien dû le répéter une centaine de fois depuis hier, et surtout Jérémie puisqu'il n'attendait que ça. On a enfin les résultats des analyses qu'avait lancé Jérémie pour savoir les conséquences de la présence de Yumi et d'Ulrich sur Lyoko et pour quels étaient les raisons du bouleversement des règles qui règnent sur Lyoko.
O : Oui, c'est vrai! Mais m'en veux pas, il s'est passé beaucoup de choses depuis qu'Einstein a lancé ses calculs. Et puis j'ai aussi dormi depuis, faut aussi prendre ça en compte.^^
A (malicieuse) : Pourquoi, tu oublies tout ce que tu as appris à chaque fois que tu dors? Je comprends mieux maintenant les raisons du fait que tu n'apprennes pas des leçons...^^
O (un peu irrité) : Hey, je ne te permets pas! J'ai une très bonne mémoire quand je le veux. C'est juste que pour les cours, j'ai la flemme de les réviser...
A (un sourire aux lèvres) : Alors ne t'étonnes pas si un jour on te traite de fainéant Odd, ce ne sera que ta propre faute...
O : Mais qu'est-ce que tu as Aelita aujourd'hui? Quand ce n'est pas moi qui fait des vannes, tu en mets une couche toi-même!
A (s'étant assise à côté du blond) : Désolé, je pensai qu'au moins cela te remonterait le moral. Je vois bien que tu es beaucoup moins enjoué depuis que tu es revenu de ta ''petite expédition''...
O (comprenant les bonnes intentions de la jeune fille) : Ne t'en fais pas pour moi, Odd le Magnifique survivra à toutes les situations qui s'offriront à lui!^^ Mais s'il te plait, arrête Princesse de vouloir remonter le moral avec ma technique, parce que là, j'ai vraiment l'impression qu'à chaque fois que j'essayais de vous remonter le moral, vous aviez encore plus le moral dans les chaussettes...
A (voyant très bien qu'elle n'arriverait jamais à la cheville de son faux cousin) : D'accord, compris!^^ Mais dis-moi plutôt qu'est-ce que je pourrais faire pour que tu retrouves ton entrain habituel de tous les jours? Je déteste quand quelqu'un de la bande a le moral au plus bas...
O (sincère) : Pour l'instant, je ne vois pas ce que tu pourrais faire... A part peut-être aider ton cher et tendre dans l'interprétation de l'analyse pour faire avancer les choses plus vite ?^^


L'effet des derniers mots du goinfre ne se fit pas attendre sur les joues de la jeune fille. Celles-ci se tintèrent rapidement d'une jolie couleur carmin. Odd avait touché dans le mille et avait trouvé le point faible (qui n'était pas très difficile à repérer en fait^^) de la jeune protégée des Subdigitals.
Mais l'ancienne gardienne de Lyoko ne préféra rien rétorquer. Peut-être par agacement ou par crainte d'empirer encore plus la situation, elle ne le savait pas vraiment elle-même. Toutefois, elle ne répondit rien et Odd n'insista pas. Aelita le leva et alla rejoindre Einstein à côté du pupitre, laissant ainsi Odd tout seuls assis sur son matelas.

Les deux petits génies se mirent à la tâche et commencèrent à interpréter les résultats qu'ils avaient obtenus. Au bout de cinq minutes, ils parvinrent à terminer le travail. Seulement voilà, ce qu'il avait compris ne les enthousiasmait pas plus que ça. Et ce fut le deuxième blond qui s'en aperçut le premier.
O (voyant que les deux Einsteins ne regardait plus les écrans du pupitre et en déduisant qu'ils avaient fini) : C'est bon vous deux? (se levant et allant les rejoindre) Vous avez enfin terminé? Alors, qu'est-ce que ça donne?

Arrivé à côté d'eux, il put aussitôt voir que l’ambiance avait changé, et que ses deux amis encore sur Terre avec lui n'étaient pas très rassurés par les résultats.
O (inquiet à son tour) : C'est si catastrophique que ça?
A (lui faisant un petit sourire pour le rassurer, même si elle ne l'était pas elle-même) : Non, ça peut aller... Jérémie, est-ce que tu peux rétablir la liaison avec Lyoko s'il-te-plait? Mieux vaut que tout le monde soit au courant en même temps...


Jérémie contacta les deux derniers membres du groupe se trouvant sur Lyoko. Là enfin, la bande au complet pouvait discuter ensemble. Néanmoins, sans explication, Jérémie fit sortir Yumi de la tour et elle rejoignit Ulrich au pied de la bâtisse virtuelle cylindrique. Les cinq anciens lyokoguerriers purent alors converser sur les analyses que Jérémie avait faites.
U (content que la japonaise soit de nouveau à ses côtés) : Alors, quelles sont les nouvelles?
J : Tu veux lesquelles?
Y (aurait pâlie si elle avait été sur Terre) : Quoi? Tu veux dire qu'il y en a des bonnes? Et des mauvaises?!
U (voyant sur Lyoko Yumi se décomposer) : Jérémie, c'est vrai ce qu'elle dit?!
J : Je te mentirai si je te disais le contraire... (mais nuançant tout de même pour que ses amis ne se fassent pas encore plus un sang d'encre) Mais vous en faites pas, ça aurait pu être pire et n'aurait pu se retrouver dans une situation sans solution possible...
Y : Jérémie, n'y va pas par quatre chemins s'il-te-plait! Tu nous angoisses encore plus à ne pas tout nous dire tout de suite...
J : Bon, d'accord. C'est comme tu veux Yumi. Alors...
O (coupant son ami en pleine phrase) : Attends Einstein, avant que tu ne commences, est-ce que je peux avoir une requête? Est-ce que ce serait possible d'avoir la version facile et en français? Parce que ton charabia informatique quand tu l'utilises, Aelita et toi, vous avez beau y comprendre quelque chose, moi j'ai l'impression de vouloir comprendre un martien qui s'adresse à moi.
J (un peu vexé qu'Odd lui ait coupé la parole) : Oui, bon d'accord, je vais faire la version basique, ça te va Odd?!
A (s'apercevant que son cher et tendre était un peu sur les nerfs) : Pas besoin de t'énerver Jérémie... On a plus urgent à faire que se mettre en colère. (se tournant vers Odd) Et toi la prochaine fois, évite de le couper dans son élan, Jérémie déteste qu'on lui fasse ça. Déjà qu'on est déjà assez stressé, faut pas nous rajouter de l'énervement en plus...
O (ne s'étant pas rendu compte de son impolitesse) : Désolé Einstein, c'est mes mauvaises manies qui reviennent...^^
J (retrouvant le sourire) : Ça ne fait rien, je te connais bien maintenant pour comprendre que tu ne l'as pas fait exprès...


Odd lui rendit son sourire. Il ne voulait en aucun cas se fâcher avec l'un des autres de la bande. Déjà qu'ils étaient tous à cran vu la situation, mieux valait qu'il n'y ait pas des tensions et une ambiance électrique en plus
U (toujours aussi inquiet) : Bon, maintenant que cette histoire est réglée, est-ce qu'on peut avoir enfin les résultats de l'analyse?
J : Oui, c'est bon. Désolé de vous avoir fait attendre sur Lyoko... On va peut-être commencé par les bonnes nouvelles, ce sera mieux. Par contre, par où commencer?
A : Je vais le faire Jérémie. Toi, tu arriveras peut-être mieux à leur expliquer le reste? (se mettant assez proche du micro de Jérémie pour qu'elle soit aussi entendu sur Lyoko) Pour faire simple déjà : c'est tout d'abord le fait que l'on est réussi à avoir des résultats. Il y avait une très grande probabilité qu'on n'arrive pas à avoir d'explications. Ensuite, le Supercalculateur nous a montré par les résultats que ce n'était pas le monde virtuel qui avait subi les changements...
J : Lyoko est resté intact, rien n'a changé par rapport à ce que l'on avait imaginé...
O : Bah c'est une très bonne nouvelle alors, qu'est-ce qui peut y est arrivé de mal alors?
U : Non Odd, parce que si Lyoko n'a pas été modifié, alors cela signifie que quelque chose d'autre a subi des changements pour qu'on se retrouve à ressentir la douleur...
Y (les pièces du puzzle s'assemblant alors dans son esprit) : Si ce n'est pas Lyoko, alors ce ne peut être que... Non, ne me dites pas que c'est ça?! Aelita!
A : Je suis désolé Yumi. Mais si tu as pensé à ce que je crois avec Jérémie, alors oui, c'est la vérité...
O : Quelqu'un pourrait m'expliquer par la parole, parce que j'ai l'impression ici que l'on communique tous par la pensée, sauf moi!
U (ne laissant pas le temps à Einstein d'ajouter quelque chose, ayant compris de quoi il était question à l'air désemparé de Yumi) : C'est nous qui sommes modifiés, c'est ça Einstein?...
J : Je... (ne trouvant pas la force de cacher la terrible vérité) Oui, c'est ça...
A : Les analyses nous ont montrées que lors de vos virtualisations, vos esprits et le système de Lyoko ont été en quelque sorte confronté. Et cela a créé une faille dans l'équilibre du monde virtuel. Cela a d'une part changé par erreur les territoires mais que très partiellement...
O : Comme tout à l'heure avec la modification du cinquième territoire, et le retour du labyrinthe de salles!
J : Oui, par exemple Odd. Et il se peut qu'il y en ait aussi d'autres que Yumi et Ulrich n'ont pas encore vu...
Y : Et de l'autre côté, les effets sur nous?
J : Les conséquences de ce bouleversement sont beaucoup plus nombreuses sur les corps virtualisés... Vous percevez dorénavant des effets qu'avant on avait pas sur Lyoko : la véritable douleur, la fatigue...
U : Toutefois, cela n'explique pas le fait qu'on perde des points de vie sans se faire tirer dessus par des monstres de Xana...
A (après avoir jeté un coup d’œil à Jérémie et comprit que le blond n'était pas prêt à donner l'explication de cela) : En fait, si. La règle de perte de points de vie a quelque peu changé. Vous ne perdez plus de points par des tirs ennemis, mais par vous même. Tous vos efforts physiques sur Lyoko consument votre énergie vitale virtuelle...
O : Attend Princesse, comment cela se peut? Ça n'est jamais arrivé sur Lyoko auparavant!
A : Odd, considère que maintenant, ce n'est plus du tout les mêmes règles fondamentales sur Lyoko, en apparence peut-être, mais ce n'est qu'une illusion.
O : Mais comment le déséquilibre a pu produire le changement des règles?
J (d'une voix neutre mais un peu hésitante) : Suite aux confrontations hier lors des virtualisations, le bouleversement n'a pas produit de changements sur l'environnement et ses règles, mais sur les personnes virtualisés et les règles qui les concernent quand elles sont sur Lyoko. Je suis désolé Yumi et Ulrich de vous le dire ainsi... Mais vous êtes en train de récupérer votre corps réel sur Lyoko.


Cette annonce eut l'effet d'une bombe sur Yumi, Ulrich et Odd, les deux petits génies ayant déjà accuser le coup lorsqu'ils avaient déchiffrés l'analyse. Leurs trois amis étaient complétement désemparés. Jamais ils n'auraient cru avoir affaire à une telle situation. Peut-être restés prisonniers du monde virtuel, ou être virtualisés à jamais en tombant dans la Mer numérique, mais retrouvés leur corps réel dans le monde virtuels? Ce fut surtout Yumi qui fut la plus angoissée.
Y : Attend, vous m'aviez bien dit que lorsque j'ai été virtualisé, j'étais dans le coma... Cela veut dire que je vais finir par être de nouveau dans un tel état?!
A (comprenant les inquiétudes de sa meilleure amie) : Non, ne t'inquiètes pas pour ça. On y a tout de suite pensé avec Jérémie et on a vérifié. Tu n'auras pas d'effets comme celui-ci. Le seul que tu ais vraiment est ta surdité venue de ton corps matériel.
J : Vous pensez que vous allez récupérer vos corps terrestres sur Lyoko, c'est ça? On vous rassure, ce n'est pas tout a fait ça. Sur Lyoko, vous aurez toujours votre corps pixelisé formé à partir de votre corps matériel défragmenté...
O (reprenant à l'ordre Jérémie avec son langage scientifique) : Jérémie...
J : Si tu veux Odd, quand tu es virtualisé, ton corps se décompose en une infinité de particules qui vont ensuite se transformer en pixel qui vont ensuite s'assembler pour donner ton corps virtuel.
O : Ah là, c'est mieux!^^
J (soufflant un peu de désespoir) : C'est toi qui le dis... C'est ce stade là qui fait que les virtualisés sont un ensemble de pixels et non de particules vivantes comme sur Terre. Yumi et Ulrich, quand on vous a dit que vous allez récupérer votre corps réel, on prenait cela dans le sens que vous allez recouvrés toutes les caractéristiques qui font de vous des humains.
A : D'où la douleur, la fatigue, et le sommeil aussi... Ce n'est que l'une de mes suppositions, mais je crois aussi que vous allez retrouver les trois sens que l'on n'avait pas avant sur Lyoko : le goût, l'odorat et le touché. Cela pourra au moins compensé la perte de ton ouïe Yumi.
Y : J'aurais tout de même préféré perdre les trois sens que d'être sourde, ce serait été plus pratique...
U : Oui, c'est sûr...


Un silence s'installa alors dans le groupe. Tous voyait bien que Yumi n'était pas bien, et le fait qu'il y ait d'autres problèmes qui s'entassaient sur celui d'origine n'arrangeait rien. Cela ne remontait pas le moral de la japonaise, bien au contraire. Odd, pour débarrasser la bande de cette ambiance maussade et car il avait aussi une question, intervint.
O : Sauf qu'il y a toujours quelque chose qui me turlupine, c'est aussi ce changement de règles qui a fait que vous n'ayez pas pu dévirtualiser Ulrich hier?
A : Oui, l'analyse nous a montré que la modification des corps virtuels de Yumi et d'Ulrich a fait que le programme de dévirtualisation ne les reconnaissent pas totalement.
J : Enfin, on a aussi découvert que la première tentative de guérison de Yumi y était aussi pour quelque chose. L'explosion de la tour du cinquième tour a provoqué un bug monstre qui a fait des dégâts sur le système informatique, dont le programme de dévirtualisation.
U : Tu veux dire que l'on est coincé sur Lyoko?!
O : Ça te dérange tant que ça? Pourtant, avec la charmante compagnie que tu as, je pensais que cela ne te gênait pas...^^
U & Y (après un bref échange de regard) : Odd!!!
A : Bon, au lieu de s'embêter les uns et les autres, moi je vais en rassurer quelques uns... Non Ulrich, Yumi et toi n'êtes pas bloqué sur Lyoko. Jérémie et moi, on va travailler sur ça désormais.
J : Oui, et puis, ne t'inquiètes pas, je crois qu'en plus, lorsque l'on mettra en marche la seconde fois le programme ''Guérison'', l'équilibre se refera naturellement en opposition avec le premier test.
U (soucieux) : Tu crois seulement?
J : J'en suis sûr à 99%, est-ce que ça te va? Avec le Supercalculateur et surtout les nouvelles modifications, je n'ai d'emprises sur presque rien, donc je ne peux rien d'affirmer de façon totalement sûre.


Cette réponse eut l'air de satisfaire les deux virtualisés. Yumi, comprenant d'après elle que les Einsteins avaient fini de tout leur dire, se dit que maintenant elle devait retourner dans la tour de passage.
Y : Bon Ulrich, je retourne voir où en est le téléchargement de la mémoire de la tour, on se retrouve tout à l'heure.
U : D'accord.
A (soudaine et très rapide) : Non, stop!!!
U & Y : Quoi, qu'est-ce qu'il a?!
O : Un soucis princesse?
J : Non, il n'y a pas de problème.... Mais elle a bien fait de t'arrêter Yumi.
Y : Et pour quelles raisons?
J : Tu ne peux pas retourner dans la tour de passage...
Y (complétement perdue) : Pourquoi?!
A : Techniquement, tu peux aller de nouveau dedans Yumi. Seulement, il faut que tu saches qu'à chaque fois qu'Ulrich et toi êtes dans une tour, cela vous régénère vos points de vie. Ça, tout le monde ici le sait.
J : Toutefois, depuis vos virtualisations, le processus a été lui aussi changé. Oui, la tour vous rend des points de vie, sauf que maintenant que vos corps virtuels sont modifiés, la tour vous prend pour des sortes de... virus et puisse directement dans sa réserve personnelle d'énergie pour vous ''recharger'' en énergie, et même si vos points de vie sont toujours à 100%...
A : Cependant c'est la même énergie que l'on doit récupérer pour le programme pour te rendre ton ouïe Yumi...
O : Tu veux dire qu'ils ne téléchargent pas toute la mémoire disponible à chaque tour, puisqu'ils en utilisent quand ils sont dans la tour...
J : T'as compris le problème Odd. Et si on veut pouvoir rendre son ouïe à Yumi le plus vite possible, ils doivent passer le moins de temps possible à l'intérieur des tours...


Tout était clair maintenant dans l'esprit d'Odd et des deux virtualisés. Et surtout pour la geisha qui avait compris que tout le temps qu'elle avait passé dans les tours précédentes n'avait été que du gâchis en terme d'énergie.
Y : C'est donc pourquoi il est dans notre intérêt que je ne retourne pas dans la tour...
J : Exactement!
Y : Mais comment je vais faire pour les prochaines tours pour aller laisser les téléchargements?
A : Yumi, on n'a pas dit que vous ne pouviez rentrer dans les tours, mais que vous ne devez le faire qu'en situation de stricte nécessité. Pour lancer les téléchargements, tu monteras juste à la deuxième plate-forme, tu le mettras en marche et tu ressortiras : juste le temps minimum.
J : De plus que tu vas tout de même retourner dans la tour de passage Yumi, avant la fin du téléchargement, il faudra bien qu'avec Ulrich tu ailles dans le territoire suivant...
U : T'en fais pas Yumi, ce n'est qu'une petite difficulté de plus, mais on va s'en sortir, je te le promets...
Y (les paroles du jeune homme l'ayant apaisée) : Oui, je le sais bien ; mais promets-moi je pourrais me reposer éternellement quand tout sera fini...
U : Euh là, je ne suis pas sûr que je puisse te le promettre.^^


Odd, qui n'était pas intervenu depuis longtemps, pris de doute sur quelque chose, ''revint'' parmi les autres et posa une question pour donner des réponses à ses interrogations.
O : Tout de même, cela va tout de même pas poser un problème que les tours les considère comme des virus? Il y a des risques qu'il se produise la même chose que pour toi la première fois que tu es allé sur Lyoko Jérémie (cf: Frontière), le Supercalculateur pourrait les effacer!
J (n'aimant pas beaucoup qu'on lui rappelle cet épisode déplaisant) : Calmes-moi, ils ne sont pas dans la même situation que moi à l'époque, moi, j'avais été confondu avec... un dossier périmé.
O : Et à ta tête, je crois que tu n'as toujours pas digérer l'affaire!^^
J : Oh c'est bon hein, pas besoin de me le rappeler...
U : Toutefois, il y a un autre problème qui se pose aussi. Comment on fait si Yumi et moi on a besoin de renouveler beaucoup de points de vie si on ne peut plus se ''régénérer'' dans les tours? De plus que l'on ne peut pas toujours compter sur votre système de transfert d'énergie entre quelqu'un sur Terre et quelqu'un sur Lyoko... Il ne reste qu'Aelita et toi, et vous savez très bien que vous serez dans les vapes si vous utilisez le programme sur vous-même.
Y : Ulrich n'a pas tord Jérémie...
A : Vous inquiétez pas pour ça, grâce à l'analyse, on a déjà trouvé la solution!
Y : Et c'est...
J : L'inverse de ce qui vous fait perdre des points, donc l'opposé de faire des efforts.
O (avec ironie) : Donc ne pas faire d'efforts! Cool la solution!
U : Odd, arrêtes de faire l'idiot et de dire des bêtises, c'est pas si facile que ça.
A : Bah, en fait si, il a tout à fait raison pour une fois, il suffit de ne pas faire des efforts...


Cela laissa abasourdi les deux virtualisés, Odd avait pour une fois eut la solution alors que d'habitude toutes ses idées étaient soit suicidaires, soit dangereuses, soit impossibles à réaliser, ou tout simplement complétement foireuses... Quand au concerné, lui aussi été complétement estomaqué : il n'avait rien dit avec sérieux et avait pris au pied de la lettre l'expression ''l'opposé''.
J (voyant bien que ses amis avait été étonné par la simplicité de la solution) : Et oui, c'est aussi facile que ça... Vous n'aurez juste qu'à vous reposer un certain temps et votre jauge de points de vie remontera automatiquement.
Y : Attends, quand tu dis se reposer, qu'est-ce que ça veut signifier? Rester immobile ou bien faire le moins d'efforts possibles mais avec la possibilité de continuer à avancer?
J : Plutôt la premier proposition...
U : Attends, tu te rends compte de ce que cela suppose Einstein?! Si on commence à faire des pauses pour récupérer l'énergie que l'on dépense, ça nous prendra encore plus de temps pour télécharger toute la mémoire disponible. Déjà que l'on a pas fini vu la masse de mémoire que l'on doit encore récupérer, si tu rajoutes le temps des pauses...
J : On le sait très bien Ulrich, cela va encore nous rallonger notre séjour à tous à l'usine. Mais on va faire avec. On n'a pas trouvé de solutions alternatives à celle-ci de toute manière... Et Aelita et moi, on vous avait bien prévenu qu'il n'y allait pas y avoir que des bonnes nouvelles...


Ulrich fit la triste de mine sur Lyoko. Déjà coincé depuis la veille sur Lyoko, combien de temps allait-il devoir être enfermé dans le monde virtuel à parcourir les territoires à la quête de mémoire?
Y : Ne me dis pas que tu commences à être claustrophobe quand même?!^^
U (tournant son regard vers sa belle) : Comment tu fais pour ne pas être encore plus déprimée? Les problèmes s'accumulent et on risque d'être pendant encore longtemps coincé sur Lyoko...
Y : Moi, je ne prends pas l'histoire de manière pessimiste, comme toi... Et puis, à la fin, j'ai fini par m'habituer à l'ambiance qui règne ici. Le calme, le fait d'être un peu seule au monde... J'ai compris peu à peu ce qu'était la vie d'Aelita avant qu'on la libère.
A : Sauf que là, il n'y a plus le danger des sbires de Xana.
U : Aelita, tu nous entendais?!
J : Oui, on vous entends tous les trois ici au laboratoire.
O : La prochaine fois, si tu veux parler en tête à tête avec Yumi, n'oublie pas de couper la communication!^^
Ulrich eut envie de répliquer quelque chose à son ami, mais se retint. Sinon le jeune excentrique aurait encore gagné une victoire sur lui.
O (d'un air amusé) : Alors, tu ne répon...


Ulrich n'attendit pas qu'Odd ait fini la fin de sa phrase et lui ''raccrocha'' au nez.
Y : Je crois qu'il ne va pas apprécier le fait que tu ais ainsi coupé la liaison avec le laboratoire...
U : Je ne m'en fais pas pour ça, au moins, ça lui lui fera les pieds.
Y : C'est juste ton meilleur ami...
U (content que sur Lyoko les rougeurs aux joues n'apparaissent pas) : Mais c'est aussi le pire des agaceurs, malheureusement...
Y : Allez, fais pas cette tête, ni pour Odd, ni pour les problèmes que l'on a en plus. On est juste dans un paradis numérique coupé du monde extérieur, ça fait rêver non?
U : Un paradis où l'on a juste failli mourir de nombreuses fois et où notre ennemi juré a vécu pendant un certain temps...
Y : Ça y est, tu recommences! J'ai dit pas de défaitisme pour une fois! (le regardant avec un air suppliant, sans toutefois perdre sa fierté) Pour me faire plaisir...
U (essayant un maigre sourire) : Bon d'accord...
Y (riant un peu) : Il faut vraiment que tu revois ta manière de rassurer ceux qui t'entourent Ulrich...^^
U (bougonnant, et se mettant dos à elle) : Oh, c'est bon hein, je fais des efforts pour te faire plaisir et toi tu ris de moi!
Y : Allez, Monsieur le grognon, arrête de faire la tête, que l'on profite au moins du paysage unique dans lequel on est. Et que personne d'autre au monde ne pourra voir!
U (replongeant une nouvelle fois dans ses idées noires) : Cependant, c'est pas ce que tu pensais hier quand j'ai du te rattraper au dernier moment... (cf : Chapitre 45)
Y (un peu honteuse de son geste mais se souvenant alors que tout ce qu'elle avait imaginé à cet instant-là était faux) : Peut-être, mais j'ai changé d'avis, et toi aussi, je suis sûre que tu peux le faire...
U : Mais qu'est-ce qui t'a poussé à prendre les choses du bon côté?


Yumi compris alors que le seul moyen pour qu'Ulrich ne voit pas tout de manière défaitiste était qu'il fallait qu'elle use de son charme et surtout de l'ambiguïté qui régnait dans leur relation. Elle se rapprocha alors du jeune homme (qui était toujours dos à elle), se mit juste derrière juste, posa sa tête du l'épaule du jeune samouraï et lui murmura.
Y : Juste une chose : ta présence...

Le brun mit quelques instants à bien assimiler ce que venait de dire celle qui faisait battre son cœur. Quand son esprit revint enfin totalement dans son corps virtuel, il se dit qu'il avait certaines questions à poser à la geisha virtuelle, et plus particulièrement sur qu'elle avait voulu dire par sa phrase. Celle-ci était plus qu'ambiguë et il ne comprenait pas vraiment quelles significations il fallait lui donner.
U : Yumi, qu'est-ce que tu sous-entends par...

Le jeune homme ne termina pas sa phrase parce qu'elle n'était adressé à personne. Yumi n'était tout simplement plus derrière lui. En regardant dans un plus large champ de vision, il se rendit compte que la gymnaste virtuelle était en position du lotus devant la tour et semblait ne pas vouloir être dérangée.
U (comprenant qu'il s'était fait avoir) : *Décidément Yumi, t'as réussi ton coup, je te dis chapeau! Mais de là à tricher en disant des paroles ambiguës par rapport à ce que je suis pour toi, je dois dire que tu utilises des moyens déloyaux pour parvenir à tes fins... et c'est ce qui te rends encore plus obstinée! (toujours aussi amoureux, caressant du regard la japonaise un peu plus loin) Toutefois, je dois reconnaître c'est l'un de tes caractères qui m'ont fait tomber amoureux de toi...*

Retour quelques minutes plus tôt, au premier sous-sol de l'usine, en compagnie des deux petits génies et du deuxième blond.
O : J'y crois pas ! Il a coupé la communication alors que je lui parlais!
A : Cela s'appelle se faire raccrocher au nez en beauté!^^
O : Mais ça ne se fait pas! Il aurait pu attendre que j'ai terminé ma phrase! Ou au moins me rétorquer quelque chose comme il en a l'habitude...
J : Je crois plutôt qu'il avait tellement marre qu'il ne voulait plus t'entendre et qu'il a préféré te vexer pour que tu comprennes qu'il en avait assez.^^
O : Pourtant à chaque fois, il fait toujours une remarque et ne garde pas ça pour lui. Pourquoi cette fois il aurait changer d'attitude?
J : Disons qu'il a réussi son coup, car vu ta tête, je pense que tu vas t'en souvenir longtemps de cette fois...
A : Je crois bien oui!^^
O (commençant à bouder) : Oh, vous allez pas vous y mettre vous aussi!
A : Je présume aussi que tu n'as pas pris en compte le contexte Odd. On vient de leur annoncer certaines mauvaises nouvelles et toi tu veux faire de l'humour. J'ai sentis qu'Ulrich était déjà un peu à cran alors tu n'as fait qu'en rajouter une couche, ne t'étonnes pas qu'il n'ait pas réagi comme il le faisais avant...
O : Bon, je reconnais que je n'ai pas forcément bien choisi le moment... N'empêches, elle était bien trouvé ma réplique?!
A & J (désespérant que l'attitude de leur ami) : Non!
O : Bon, c'est bon, j'ai compris, la prochaine fois, je réfléchirais à ce que je lui dirais avant de l'énerver encore plus. Ça vous va?!
J : Oui, ça peut aller...


Le ventre à pattes de la bande se sépara des autres. Les deux Einsteins restèrent près du pupitre pour vérifier si tout se passait bien pour le transfert de la mémoire de la tour de passage, tandis qu'Odd retournait dans le coin aménagé en cuisine pour y ranger les affaires qu'il avait réussi à ramener de Kadic.
O (soufflant de désespoir) : *Ulrich n'a pas tout à fait tord d'en avoir marre de cette situation... On va encore être là un bon bout de temps et je ne sais déjà plus quoi faire pour m'occuper. Alors si en plus je n'ai pas la possibilité de rendre un peu l'ambiance un peu plus joyeuse, là, je crois que je vais déprimer... En plus, j'aurais pu embêter Héléna si elle avait été là, elle au moins, ça ne l'énerve pas, mais elle est pas là! Je sens que je reste de la semaine va être le plus long de ma vie...*


Ce sera tout pour ce soir.
J'espère ne pas vous avoir trop... dérouté avec les explications que je vous ai donné. Je sais que c'est tiré quelque peu par les cheveux, mais c'est dans ma nature de faire compliqué quand on peut faire simple. Si jamais vous avez un doute sur ce que vous avez compris ou que vous n'avez rien compris du tout, cela ne fait rien, je comprendrais. Toutefois, envoyez-moi tout de même un message (même MP si vous voulez) s'il faut que je réexplique à quelqu'un. Car sinon, certains pourrait être à la ramasse par la suite, ça va encore plus se complexifié (quand je vous disais que j'aime faire compliqué).
Quand à ce que j'avais dit en début de post, j'ai plusieurs explications à vous faire sur le fait que le chapitre d'aujourd'hui soit si court (un peu plus de sept pages) après deux mois d'attente. Ce n'est pas que je n'aime pas ce chapitre (et je suis sûr que certains l'apprécieront beaucoup moins que d'autres) mais le thème de l'informatique n'est pas mon fort alors qu'il est le centre même du chapitre, alors parler de ça a été un problème car je n'avais pas forcément le vocabulaire adéquate. En plus du stress anté et post bac, j'ai donc du recommencé plusieurs fois le chapitre car je ne voyais pas comment je pouvais faire pour qu'il soit clair. Et vous avez finalement eu la version que vous avez lu. Certains ont peut-être déjà remarqué que j'ai du utiliser l'incompétence d'Odd à comprendre pour me sortir de l'impasse (et je le remercie pour ça!) car il m'a évité d'utiliser trop de vocabulaire technique. Toutefois, je vous rassure aussi, ce sera la seule fois qu'une majorité d'un chapitre portera sur cela.

J'espère que certains n'auront pas décrocher de mon histoire avec ce chapitre (peut-être le plus dur que j'ai du à écrire de ma vie) et qu'ils attendront la suite sans crainte d'avoir affaire à un chapitre tout aussi LOGISTIQUE (ce qui est à mon goût à moi) Pour le prochain post, je ne sais toujours pas quand je vais le poster. Soit en fin de semaine, soit la semaine prochain, mais très rapidement. J'espère pendant les grandes vacances poster à l'intervalle que je m'étais fixé il y a un an (pas tout les deux jours, j'avais de la réserve à l'époque) mais à un rythme d'un par semaine, voir deux suivant la longueur des chapitres. Et au fait, donnez-moi vos avis sur le dessin que j'ai mis en lien dans le post d'avant. Je ne suis peut-être pas bonne dessinatrice mais dites ce que vous en pensez (par exemple : est-ce que vous l'auriez au départ imaginée à peu près comme ça)
Je ne finirais ce post que par vous dire bonne nuit.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 11 Juil 2013, 16:39

Re: Comédie Musicale

Enfin une suite, et félicitation pour ton bac.

Pour la situation, bien que un peu tiré par les cheveux, reste cohérente et met un peu de piment dans le groupe (moins Odd).
En tout cas Ulrich et Yumi n'ont pas l'air d'apprécier la nouvelle.
Par contre le coup de dormir, j'espère que tu va faire des ellipse, sinon on en sera encore aux visites des tours en 2014.
Odd intervient un peu mais juste pour faire des insinuations foireuses pour lesquelles il se fait réprimander.
D'ailleurs que va tu faire d'Odd maintenant vu que la situation et parti pour durer plusieurs jours et que ce dernier ne sert plus à rien, même pour parler.

Bref j'attend la suite avec impatience et surtout la guérison de Yumi (afin qu'Odd récupère une fonction utile et qu'on revienne sur la trame principale de l'histoire)
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Message 22 Juil 2013, 01:30

Bonsoir tout le monde, euh ou devrais-je dire bonne nuit à tout ceux qui ont le courage d'être sur le forum à une heure aussi avancé de la nuit?
Mais par contre, encore désolé pour la date de ce poste, je suis bien la pire estimatrice qui soit. je vous l'avait annoncé au pire pour la semaine dernière, mais à l'heure qu'il est, je crois qu'une nouvelle semaine a été entamé. Et tout cela juste à cause d'une chose : la chaleur!!! S'il fait trop chaud, je ne travaille pas beaucoup sur mon ordinateur qui a tendance à chauffer avec de telles conditions météorologiques et parce que je n'arrive pas à travailler avec un tel temps. En parlant de chaleur, vous allez voir, je crois qu'elle m'a un peu grillé les neurones parce que le chapitre d'aujourd'hui est plutôt un texte... partit en vrille. Mais bon, vous jugerez vous-même!

Pour Thor94 : Merci d'avoir pris le temps d'avoir mis un post, j'avais vraiment besoin d'un retour sur le dernier chapitre. Je savais bien que mes idées étaient farfelues et j'avais trop peur que personne ne comprenne un traitre mot!^^ En tout cas, pour ce qui est de cette situation de ''changement de règles'', je vais resté pendant longtemps cohérente (à moins vraiment que je ne me relise pas) car la complexification que j'ai annoncé dans mon dernier message ne viendra pas avant très longtemps. Pour ce qui est de mettre du piment, euh lis le chapitre de cette nuit, je ne sais pas vraiment si j'ai besoin d'en rajouté...
Quand à ce que les deux virtualisés pensent de ce qui leur arrive, j'ai fait en sorte que leur réaction soit réaliste. Je ne sais pas comment quelqu'un d'autre réagirait si on lui annonçait qu'il allait être encore enfermé dans un ''endroit clos'' pendant plusieurs jours alors qu'il vient déjà d'y passer quelques uns. Moi, personnellement, je finirais pas devenir folle, mais je ne suis ni Yumi, ni Ulrich alors j'ai fait en sorte de la réaction que je leur ai donné corresponde à leurs caractères. Pour ce qui est des ellipses, ne t'en fais pas, je vais en faire. Tu pourras même voir que le mercredi passera plus vite que le mardi que j'ai fini de raconter. Néanmoins, je n'avance rien du au fait que je ne sais pas combien de temps j'aurai pour écrire après la rentrée, mais je crains malheureusement qu'ils soient encore sur Lyoko au début de l'an prochain. je n'avances rien, mais ce sera peut-être le cas (et que l'on ne m'en veuille pas! Moi aussi j'aimerai avancer plus vite!) Pour Odd, je crois que la patience va devoir être de mise. Quand au fait de parler, lis le chapitre 61. Patience aussi pour la guérison de Yumi.

Bon, assez de blabla, voici enfin (encore désolé!!! :oops: ) le chapitre 61.


Chapitre 61: Enfin dans la forêt..
Quelques dizaines de minutes plus tard, nos deux virtualisés devaient faire leurs adieux. En effet, le téléchargement de la mémoire de la tour était presque terminée. Ils devaient donc utiliser le flux de données du fond de la tour pour être transporté vers le territoire suivant avant que la tour de passage ne devienne inutilisable. Ils ne reverraient donc jamais le territoire du désert, que ce soit eux ou d'autres. Cette région de Lyoko était devenue inutile du fait que l'ensemble de ses tours soient dorénavant hors d'usage et il n'y avait plus d'autres sources d'énergie à exploiter.

Yumi, après avoir été au courant qu'il était temps qu'ils partent, sortit totalement de sa petite séance de relaxation (qui au passage lui avait évité de répondre à bien des questions de la part d'Ulrich^^) et se tourna vers Ulrich. Celui-ci était resté dans ses pensées, en retrait derrière la geisha, à essayer de deviner si Yumi était vraiment sincère ou avait juste dit cela pour qu'il retrouve le moral. Elle lui adressa un sourire qu'il lui rendit, puis il la rejoint au pied de la tour de passage.
Y : On peut y aller?
U : Oui, c'est bon.


Les deux amoureux transis jetèrent alors un dernier regard vers le territoire de la Montagne qu'ils abandonnaient à jamais et ils entrèrent ensuite ensemble dans la bâtisse cylindrique. Ils arrivèrent alors sur la première plate-forme. Ils se mirent sur le bord de celle-ci et regardèrent vers le fond de la tour, où il y avait le flux de données qui devait les emmener vers le prochain territoire. Cela leur faisait drôle de savoir qu'ils allaient de nouveau utiliser ce ''moyen de transport'', il y avait bien longtemps qu'ils ne l'avaient plus pris.
U : Prête Yumi?
Y : De toute manière, on n'a pas vraiment le choix...
U (lui tendant sa main, comme une invitation à ce que Yumi lui donne la sienne) : Alors, allons-y...
Y (un peu étonnée du geste du jeune homme qu'elle découvrait un peu plus entreprenant avec elle, mais ne refusant pas l'offre du samouraï) : Oui, tu as raison...


Chacun appréciait ce simple contact qui les liait. Leur histoire était peut-être compliquée depuis qu'ils s'étaient rencontrés, mais ils savaient que c'était des moments ou des gestes tendres comme celui-là qui faisaient qu'ils ne voulaient pas que leur relation cesse, même si elle n'avait jamais vraiment commencé. Ulrich serra tendrement la main de Yumi comme pour lui signifier que tout se passerait bien et qu'ils réussiraient à lui rendre son ouïe.

Yumi sentit que la pression sur sa main avait augmenté et elle comprit ce qu'Ulrich faisait. Elle regarda alors le jeune brun dans les yeux pour comprendre alors ce qu'il voulait lui faire passer comme impression. Car elle s'était aperçue au fil du temps que c'était le regard d'Ulrich qui lui permettait de comprendre les émotions d'Ulrich, même s'il ne laissait rien paraître de ses différents états d'âme par ses paroles, ses actes ou les expressions de son visage. Yumi s'était alors dit que l'expression ''les yeux sont le miroir de l'âme'' lui allait comme un gant. Et dans la tour, cela marcha comme sur Terre, Yumi n'eut aucun mal à comprendre ce que la jeune homme ressentait ou voulait faire passer comme message.

Cette fois-là, ce fut pour lui faire comprendre quelque chose. Quelque chose que lui avait souvent promis le jeune homme, mais qui emplissait à chaque fois son cœur de joie. Jamais il ne l'abandonnerait, il serait toujours là pour elle... Yumi finit par détourner ses yeux pour que son regard ne se perde plus dans l'océan des yeux d'Ulrich. Ce n'était pas qu'elle n'appréciait pas ça (au contraire, elle adorait être ainsi avec lui), mais il était temps qu'ils retournent à leur quête. Et elle ne voulait pas trop montrer ses sentiments sur Lyoko. Elle s'était bien aperçue que leur relation avait avancé (en bien) depuis qu'ils étaient sur Lyoko, bien plus qu'elle n'avait évolué depuis le jour où elle lui avait annoncé son fameux ''on est copain et puis c'est tout''. Cependant, elle ne pouvait pas se permettre de se rapprocher d'Ulrich. Dans une autre situation, elle ne se serait pas fait prier. Mais là, elle avait toujours cette petite boule au ventre qui lui faisait pressentir que quelque chose, quelque chose de grave allait lui arriver. Et elle ne voulait en aucun cas briser le cœur du brun de quelque manière qu'il soit.

D'une entente silencieuse, il se mirent alors d'accord sur le moment où ils devraient sauter. Ils comptèrent mentalement jusqu'à trois et plongèrent ensuite dans le vide numérique du fond de la tour. Peu à peu, derrière leur passage, les lumières bleutées qui illuminaient alors l'intérieur de la tour s’éteignirent : le téléchargement de la mémoire venait de se terminer. Les deux virtualisés contemplèrent les données qui se trouvaient à côté d'eux durant la courte durée de leur transfert. Jamais auparavant, ils n'avaient pris la peine de prendre de temps d'observer le spectacle. Mais dorénavant qu'ils commençaient ce qui allait advenir du système des données (la mise en d'usage complète du réseau des tours), ils en profitèrent car ils savaient qu'ils seraient les derniers à en avoir le privilège.

Ils arrivèrent finalement sur la plate-forme de la tour du nouveau territoire qu'ils allaient devoir parcourir. Après avoir complétement retrouvé la gravité propre à Lyoko et avoir les deux pieds totalement posés sur le sol circulaire de la tour, les deux lyokoguerriers finirent par se lâcher la main. Non pas parce que la gêne qui les parcourait généralement était de retour, mais parce qu'ils devaient une fois de plus être séparé l'un de l'autre. En effet, Yumi devait monter à la deuxième plate-forme pour mettre en marche le téléchargement, alors qu'Ulrich devait quitter la tour afin qu'il n'absorbe pas de l'énergie inutilement.

Ulrich sortit donc du bâtiment virtuel et la première chose dont il se rendit tout de suite compte fut qu'ils se trouvaient dorénavant dans le territoire de la forêt. Les Einsteins les avaient prévenus qu'ils devaient partir du territoire de la Montagne, mais avaient oublié de leur dire où est-ce qu'ils atterriraient. Néanmoins, maintenant qu'ils n'étaient plus dans le territoire violacé, il n'avait plus l'appréhension qu'il avait jusqu'alors. Toutefois, se souvenant des paroles de la veille de son amie, c'était dorénavant au tour de Yumi d'affronter ses pires souvenirs sur le territoire qu'elle détestait le plus.

Quelques minutes plus tard, la japonaise virtuelle sortit elle aussi de la tour. Et Ulrich l'accueillit le plus aimablement qu'il put, voulant la détendre s'il y arrivait.
U (juste après que Yumi l'ait rejoint, accompagnant ses paroles d'un geste désignant les environs) : Yumi, bon retour dans le territoire de la forêt.
Y (se rendant à son tour dans quel territoire ils seraient provisoirement) : La Forêt... Ça fait bien longtemps que l'un de nous n'était pas venu ici, même lorsque Xana était encore en vie.
U : Tu es sûre que ça va aller? Surtout après avoir passé de nombreux moments pas très agréables dans ce territoire...
Y (rassurant le brun) : Ne t'en fais pas pour moi, ce ne sont pour moi que de mauvais mais vieux souvenirs. Je ne vais pas ressasser le passé pendant longtemps, mieux vaut se concentrer sur le présent... (se moquant un peu du samouraï) Et tu aurais du faire la même chose avec le territoire de la Montagne.^^
U (bougonnant) : Ce n'est pas ma faute si j'ai toujours des craintes malgré le temps qui passent... Peut-être que tu as préféré oublier ses moments peu agréables, mais moi, je considère que l'on doit vivre pleinement le présent sans toutefois oublier le passé...
Y : Belle philosophie de la vie Monsieur le Bougon...
U (irrité) : Yumi!!! Tu sais très bien que je déteste que l'on m'appelle comme ça!
Y (un sourire illuminant le visage du jeune homme) : Je le sais très bien Ulrich, je voulais juste voir comment tu allais réagir!^^
U : Tu veux vraiment me mettre en colère ou quoi?!
Y : Non, ce n'était pas mon intention. Seulement, à ce que je vois, tu n'es pas loin d'être dans cet état. Toutefois Ulrich, n'oublies pas quelque chose : on ne doit pas se dépenser trop si on ne veut pas faire trop souvent des pauses. Donc tu as l'interdiction formelle de provoquer une course poursuite, ou même de me lancer un petit défi tel qu'un combat de pentchak-silat. Et comme tu n'es pas du genre à utiliser des paroles pour contre-attaquer, je crois que tu ne peux rien faire.^^
U (apercevant un sourire au coin des lèvres de Yumi) : Tu n'aurais pas tout prévu à l'avance, toi?!
Y (levant les mains en l'air comme un voleur pris en flagrant délit par la police) : Je suis grillée, je me rends.^^
U (amusé) : Je reconnais que tu avais tout prévu parfaitement. Mais franchement Yumi, je te croyais plus mature.
Y (répliquant sans tarder) : Et moi, je te croyais plus malin. Je pensais que tu aurais tout de suite vu le piège quand même.


Ulrich, pris au piège par la si rapide répartie de la japonaise, fut dans l'incapacité de lui répondre quelque chose pour préserver sa fierté. Yumi avait gagné haut la main au jeu de ''A qui piègera l'autre dans une joute verbale?''. Ulrich n'aimait pas perdre, surtout face à Yumi, que ce soit au pentchak-silat ou à un autre défi. Cependant, ce caractère chez la jeune fille était aussi quelque chose qui avait faisait qu'Ulrich soit tombé sous le charme de l'asiatique. Celle-ci le battait toujours à un défi et leur esprit de compétition faisait qu'ils finissaient souvent seuls en tête à tête. Et Ulrich aimait ses brefs instants qu'il pouvait passer aux côtés de sa chère et tendre sans avoir le regard de qui que ce soit braqué sur eux.

Yumi vit bien que le samouraï n'était plus là mentalement et qu'il était alors dans ses pensées. Elle le sortit donc de ses pensées, n'ayant pas envie de discuter face à un mur.
Y : Tu en mets du temps pour répliquer! Tu aurais donc plus d'arguments à me donner?^^
U (revenant de son état penseur) : Je ne prends absolument pas mon temps. Non, je fais mieux que ça, je reconnais ma défaite. (affichant un grand sourire, savant que ce n'était pas dans son habitude et que cela allait décontenancé Yumi) Je sais très bien que je ne suis pas parfait et que tu me bats à tous les coups dans ces cas-là.
Y (tout se passant comme Ulrich l'avait pensé) : Euh Ulrich, tu es sûr que tu vas bien. Parce que normalement, tu n'es pas du genre à renoncer aussi facilement...
U (ironique) : Faudrait savoir ce que tu veux! Tu es comme moi, tu n'aime pas perdre à un défi. Et là, tu n'es pas contente alors que tu l'as gagné. Des fois, je ne te comprends vraiment pas...
Y : Sauf que je n'aime pas avoir la victoire facile...
U (parlant pour lui même à voix haute) : Qu'est-ce que je disais...
Y (s'étant rapprochée de lui et se plantant face à lui) : Râle encore une fois et je te jure que je t'appelle jusqu'à ce soir Monsieur Grognon.
U : T'as pas intérêt!
Y (s'amusant à le torturer mentalement) : Tu n'étais vraiment pas loin de râler Ulrich, fais attention!^^
U : Décidément, je hais lorsque ta part diabolique refais surface Yumi!
Y (ayant comme si elle avait deux identités distingues, l'une angélique et l'autre démoniaque) : Tu voudrais peut-être que je retrouve ma part calme et studieuse?
U : Oui, ce serait bien.
Y (l'embêtant une fois de plus) : Et bien tu rêves!^^


Ulrich désespéra. Il n'avait vu que très peu de fois Yumi s'amuser à embêter une autre personne comme ça depuis les deux dernières années et ça le consternait à chaque fois ; car elle pouvait devenir pire que Odd si elle le voulait, et cela lui retombait dessus la plupart du temps.

Le brun appuya alors sur une touche de l'interface pour remettre en marche la connexion avec le laboratoire.
U : Dites, j'aurai besoin d'un peu d'aide...
A (inquiète) : Quoi, qu'est-ce qu'il y a?
U (la rassurant) : Ne t'en fais pas... Par contre, Odd n'a rien à faire en ce moment?
J (ne voyant pas où voulait en venir son ami) : Oui, il s'ennuie à mourir allongé sur le matelas qu'il a rapporté...
U (toujours aussi mystérieux aux yeux de ses amis) : Alors dis-lui de venir s'il-te-plait. J'ai un petit travail pour lui...


Les deux Einsteins se demandaient bien ce qui s'était passé sur Lyoko pour que le samouraï fasse une telle requête. Cependant, Aelita alla chercher Odd et le ramena près du pupitre du Supercalculateur.
O (tout aussi curieux que les deux génies de savoir ce qui était arrivé) : Bon Ulrich, je suis là. Qu'est-ce que tu veux que je fasse?
U (ne répondant pas à la question qui lui était posée) : Tu as des répliques en réserve?
O (un peu déstabilisé par la question de son meilleur ami) : Euh oui, mais pour quoi est-ce que je dois les utiliser, si c'est ce que tu souhaites?
U : Yumi nous fait de nouveau une crise de ''à qui je défis par une joute verbale?''. J'ai abandonné et ce serait bien que tu prennes ma relève parce que je sens qu'elle n'a pas fini de vouloir s'amuser, malheureusement...


Le goinfre se souvint alors de comment les précédentes ''crises'' s'étaient terminées. Yumi avait fini par gagner à chaque fois, épuisant toutes les ressources possibles de répliques des autres membres de la bande. Même lui s'était cassé les dents en voulant battre la nippone.
O : Super, il fallait vraiment que ça tombe alors que vous êtes sur Lyoko?! Mais Ulrich, là je ne peux pas t'aider. Tu sais très bien que je n'arriverai jamais à la battre à ce jeu-là quand elle est dans cet ''état-là'', et pourtant je suis doué dans ce domaine. Tu vas devoir attendre qu'elle se calme naturellement, comme les fois précédentes.
U : Tu ne veux tout de même pas essayer un peu? Fais le pour ton meilleur ami pour qu'il ne risque pas de mourir avec la Yumi diabolique.
O : Désolé mon pote, mais je ne vois pas comment je pourrais faire pour qu'elle redevienne normale...
U : Tu n'aurais même pas une autre technique que l'on aurait jamais encore essayé?
O (une lui venant tout de suite, mais il savait qu'Ulrich n'allait pas le prendre au sérieux) : J'ai en bien une en tête, mais bon, c'est lui demander poliment de redevenir la Yumi que l'on côtoie tous les jours...
U (ayant la réaction que craignant le goinfre) : Euh, repasse pour l'originalité. Tu n'aurais pas un meilleur plan?
O : C'est tout ce que j'ai actuellement à te proposer... (sentant que le brun n'était pas très enthousiaste à cette idée) Bon, puisque tu penses que cela ne va pas marcher, c'est moi qui vais tenter le coup!
A (amusée) : A tes risques et périls Odd!
J : Je crois que je n'aurais pas dit mieux Aelita!^^
O : Oh vous deux, taisez-vous. Si vous voulez le faire à ma place, libre à vous!
A & J : Euh non, sans façon...


L'ancien chat virtuel de la bande se doutait que les deux génies allaient répondre ça. Cependant, cela ne résolvait toujours pas son problème : il ne voulait vraiment pas que ce soit lui qui parle à Yumi dont le côté démoniaque avait refait surface. La première fois qu'elle avait fait l'une de ses ''crises'', c'était quelques semaines après qu'ils aient éteint le Supercalculateur.

Cela avait pris Yumi d'un coup, alors qu'ils s'étaient regroupés entre eux dans le parc. Sur le moment, ni lui ni les autres de la bande n'avait compris ce qui arrivait à leur japonaise. Elle leur en avait fait voir de toutes les couleurs et quand elle avait enfin ''repris ses esprits'', elle leur avait expliqué qu'elle avait été tout le temps conscience de ses actes, mais que c'était comme son besoin de s'amuser et de se défouler qui avait pris le dessus sans qu'elle n'y puisse rien.

Néanmoins, ces ''petits épisodes'' étaient toujours restés secret à la bande depuis la première fois, nos cinq (puis six, Héléna finissant par être aussi au courant) héros avaient fait tout pour que personne d'extérieur à la bande ne soit pas au courant. Cela aurait été une catastrophe pour la lycéenne de la bande, autant sur la manière dont leurs camarades pouvait voir la gymnaste virtuelle, que sur le coup que cela aurait pu porter à la fierté de la jeune fille. Ses amis n'avaient pas été en reste de ces ''crises''. Ils avaient essayé à chaque fois de la calmer de toutes les manières qu'ils avaient imaginé sans toutefois réussir à un quelconque résultat concluant. Elle s'était finalement calmé au bout d'une quinzaine de minutes à chaque fois. Cependant, les cinq autres évitaient dorénavant de la mettre en colère, craignant que cela ne donne naissance à un nouvelle crise.

Odd inspira alors un bon coup. Puisque personne ne voulait le faire à sa place, c'était lui qui devait s'occuper de cette corvée.
O : *Dis-toi que tu te sacrifies au nom des autres!* Bon Ulrich, je vais faire une tentative, mais je te promets rien. Mais si elle commence à monter sur ses chevaux, s'il-te-plait, mets-lui ta main sur sa bouche, car je crois que c'est la seule solution pour qu'elle se taise...
U : Tu veux qu'elle me trucide?! Non, je préfère plutôt te dire bonne chance...
O : Merci, j'en aurai vraiment besoin! Et je fais uniquement ça parce que tu es mon meilleur ami, et tu me redevras ça!
U : Si tu y arrives, je te rendrais même le pire service que tu me demanderais!


Le goinfre demanda alors son micro à Einstein pour être plus à l'aise pour parler. Il appela alors à plusieurs reprises la japonaise sur Lyoko pour être sûr qu'elle soit devant son interface quand il lui parlerait franchement.
Y : Oui Odd?
O : Bon Yumi, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Redeviens toi-même s'il-te-plait! Ce n'est pas que tu ne peux pas être comme ça, ça c'est toi qui semble décider. Mais là, on commence à en avoir ras-le-bol de nous en prendre plein la tronche! Les génies et moi, on est au laboratoire alors on a pas encore trop subi tes humeurs cette fois-ci, mais c'est surtout Ulrich qui est avec toi sur Lyoko que je plains. Alors si tu ne veux pas que ton cher et tendre finisse par désespérer, te lâche (savant que c'était faux, Ulrich ne laisserait jamais Yumi toute seule, mais cela pouvait peut-être être le déclic) et que tu te retrouves seule sans lui, je te conseillerai de redevenir notre amie calme et mature. D'accord?
Y (comme si la crise n'avait jamais existé) : Euh oui Odd, c'est comme tu veux, mais je ne vois pas pourquoi est-ce que tu me dis ça?
O (déstabilisé et s'adressant à son colocataire) : Ulrich, t'es sûr qu'elle vient de faire une crise?Parce que là, je doute de ce que tu viens de dire!
U (n'y comprenant rien lui non plus) : Je n'ai pourtant pas rêvé! (parlant alors à la geisha) Yumi?
Y : Oui, qu'est-ce qu'il y a?
U : Tu te souviens ce qui s'est passé ces cinq dernières minutes?
Y (comme étonnée qu'il lui pose cette question) : Euh oui, on est sorti de la tour et on a discuté...
U (commençant à douter de tout ce qui venait d'arriver) : Tu viens bien de faire une crise?
Y (avec évidence) : Non, sinon je crois que je m'en souviendrais!


Ulrich ne savait plus vraiment quoi croire, ses propres souvenirs ou bien ce que disait celle qui lui avait volé son cœur. Est-ce que la vérité ce qu'il pensait, ou alors tout cela n'avait-il été qu'illusions? Toutefois, Yumi répondit bien vite à ses interrogations.
Y : Ulrich?
U (se retournant vers elle, comme il s'était un peu éloigné pour se mettre les idées au clair) : Oui?

L'air angélique que Yumi arborait se transforma alors peu à peu en air amusé : un petit sourire avait pris place au coin de ses lèvres et des étincelles de défi illuminaient ses regards.
Y (lui faisant un clin d’œil malicieux) : Perdu?^^
U (se rendant compte que la jeune fille l'avait fait tourné en bourrique depuis qu'elle avait fait croire à Odd qu'elle n'avait pas eu de crise) : Oh toi, tu as le don de me mettre les nerfs à vif! (revenant rapidement vers elle) Je n'aime pas quand tu te moques de moi!


Au laboratoire, leurs trois amis étaient complétement perdus. Ils ne savaient plus qu'est-ce qui était vrai ou faux et n'avaient toujours pas compris si oui ou non Yumi avait fait une crise.
A : Euh Yumi ou Ulrich, l'un de vous pourrait nous donner quelques explications? Vous nous avez complétement embrouillé..
U : En résumé, Yumi a bien fait une crise et en plus, elle s'est permis de plaisanter en nous faisant croire qu'il ne s'était rien passé, ou du moins pas comme c'est réellement arrivé!
Y (riant encore du coup qu'elle lui avait fait) : Et je ne pensais pas que cela allait tant te dérouter!^^
U : Décidément, je déteste quand la toi diabolique refait surface, ou qu'elle déteint sur toi quand tu es normal.
Y : Tu veux peut-être qu'elle revienne?!^^
A, U, J & O (d'un avis unanime) : Non!!!!
Y : Et bien, je vois que pour une fois vous êtes d'accord sur quelque chose qui concerne quelque de particulier dans la bande!^^
J : Oui bah, c'était quelque peu nécessaire... (changeant radicalement de sujet) Bon, finis la pause sur Lyoko. Le téléchargement de la tour vient de finir alors vous pouvez partir vers la prochaine tour.
U : Cool, Yumi m'a fait détester à vie cette tour et ses environs!
Y : N'exagère pas...
U : Oh mais je n'abuse pas du tout...
Y : Bon au lieu de dire des bêtises, on ferait mieux d'y aller.


Ulrich préféra la suivre en ne répliquant rien, plutôt que s'embrouiller encore avec Yumi. Cependant, ce silence entre eux deux fut propice à la réflexion pour Ulrich car il se souvint alors de quelque chose.
U : Mais au fait Odd, tu as trouvé la solution miracle à comment stopper les ''crises'' de Yumi?!^^ Ta manière de lui demander tout simplement mais franchement mais directement marche parfaitement!
O : Alors tu vois, toi qui n'y croyais pas!
U : Bon, je reconnais que ça a marché comme sur des roulettes...
A : En tout cas, faut s'en souvenir pour la prochaine fois que Yumi a de nouveau une crise.


Yumi, un peu plus en avant sur le sentier dans le monde virtuel, afficha alors un faible sourire. Cette solution n'allait pas du tout fonctionner quand une nouvelle crise ferait son apparition. Ses amis n'avaient pas compris que ce n'était pas le fait de lui demander qui avait fait qu'elle ait obtempéré. Elle était simplement repris réellement ses esprits, et la possibilité de guider librement ses faites et gestes en entendant deux morceaux de phrases : ton cher et tendre, et que tu te retrouves seule sans lui...


Bon, fini pour cette nuit. Alors que dites-vous de cette Yumi diabolique? Cette idée ne trottait déjà depuis longtemps dans la tête depuis Aelita qui se met en colère (chapitre 47) et Odd qui pète les plombs à son tour (chapitre 59), j'avais souvent pensez à introduire le côté ''obscur'' d'un autre personnage. Et j'ai réussi à incorporer cet ''épisode'' dans ce chapitre. Et oui, là vous vous pouvez dire, et je ne vous en voudrais pas, que je suis totalement folle!
La suite arrivera plus vite. (j'avais bien avancé le chapitre 62 avant de commencé le 61, chercher l'erreur!)
Dernière édition par Lymnia le 06 Aoû 2013, 01:39, édité 1 fois.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

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Message 22 Juil 2013, 03:17

Re: Comédie Musicale

En effet tu es folle :D
Voir yumi en mode comique sa fait franchement zarb.
Pour Odd, il a juste haussé le ton, j'appelle pas sa un pétage de plombs.
Aussi, son intervention pour calmer Yumi a été vachement rapide (dire redeviens normal, on veut pas rester coincé ici pendant x semaines, il y pas plus simple :D )
PS: on sent quand même que le fou rire a été ajouté un peu à l'arrache afin de trouver une raison utile de faire parler Odd dans le chapitre.

Sinon très bon chapitre sentimental, on voit que sa avance petit a petit entre les 2 amoureux
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Message 06 Aoû 2013, 01:37

Bonsoir à tous. Et oui, comme d'habitude quoi. Je suis en retard et je poste très tard vue que c'est les vacances (je crois que vous vous y êtes faites au fil du temps). Mais bon, pour me faire pardonner, je vous apporte le nouveau chapitre, qui ait en fait un double chapitre. J'ai incorporé le chapitre suivant dans celui-là, c'est pour cela que vous ne comprendrez peut-être pas le titre tout de suite...
-Thor94 : Je vois que je ne suis pas la seule à être connecté tard dans la nuit vue l'heure de son message!^^ Par contre, j'accepte avec . Vue ce que j'avais écrit la dernière fois, je l'ai mérité! :D Pour Yumi, je te rassure, tu ne la verras qu'une fois comme ça ... Enfin, cela reste à voir! J'espère ne plus jamais partir en vrille comme ça. Quant à Odd, son pétage de plomb que j'ai nommé n'est pas dans ce chapitre-là, mais dans le chapitre 59 (merci pour m'avoir rappeler cet oubli, je vais éditer mon dernier post). L'intervention d'Odd m'étais venu comme ça, c'était la seule manière qui coordonnait bien les événements qui se passaient : il fallait juste que quelqu'un lui rappelle ses sentiments envers le samouraï. Et comme beaucoup de lecteurs qui je pense trouvent Odd un peu inactif depuis plusieurs chapitres, j'ai décidé que ce serait un bon moyen de le mettre en scène. Désolé si cela t'a paru trop rapide. Par contre oui, tu avais donc raison : je n'ai trouvé que ça pour faire intervenir Odd. Pour ce qui est du sentimental, je crois que le chapitre d'aujourd'hui devrait encore plaire.

Le chapitre de cette nuit est surtout basé sur les deux amoureux qui sont dans le monde virtuel. Alors je vous préviens que leurs trois amis ne sont là que très peu. Voilà, bonne lecture.


Chapitre 62: Du virtuel bien trop réel...
La matinée était maintenant bien entamée. Sur Lyoko, le samouraï et la japonaise avaient bien avancé dans la récupération de la mémoire des tours sur le territoire de la Forêt. Ils n'avaient pas eu de mauvaises surprises jusqu'à là et espéraient que cette situation continue jusqu'à ce qu'ils puissent lancer le programme ''Guérison''. Cependant, rien ne pouvait être assuré, maintenant que l'équilibre du monde virtuel était perturbé...

Il était neuf heures trente du matin. Les deux virtualisés venaient d'assister à la fin du téléchargement de leur troisième tour dans la Forêt, sans compter celle de leur arrivée. Jérémie leur annonça la direction de la prochaine tour en leur indiquant vers où partir. Et Aelita ajouta que comme celle-ci assez loin, ils feraient sûrement une pause en route.
U : Mais pourquoi? On vient à peine de se reposer en attendant que la mémoire de notre dernière tour vous soit transféré...
A : Quand Jérémie vous a dit cette nuit que pour récupérer de l'énergie vitale il fallait que vous soyez en repos complet, il n'exagérait pas. Je ne sais pas que ce que vous avez fait tout à l'heure lors du téléchargement de la mémoire, mais vous ne deviez pas être en repos total sinon votre jauge de points de vie aurait remonté beaucoup plus...
U (pas très enchanté de faire de nouveau une pause, cela leur faisant perdre du temps) : Et on ne peut pas attendre que l'on soit arrivé à la prochaine tour?
J : A part si tu veux sentir les effets de l'épuisement sur Lyoko, je te déconseille vivement... Vous aurez fait à peine la moitié du trajet que vous atteindrez la limite que je considère le seuil à partir duquel cela devient dangereux...
Y : Donc on doit obligatoirement s'arrêter pour récupérer de l'énergie vitale. (adressant un regard à Ulrich en vérifiant que celui-ci l'avait bien vu) Je crois que l'on a pas vraiment le choix...
U : Bon, puisque l'on est obligé... Einstein, tu nous diras quand on commencera vraiment à frôler ta ''limite''. Yumi et moi on essayera de se trouver un coin pour faire une pause, au lieu de s'arrêter en plein milieu du chemin.
J : D'accord. Pas de soucis!


Les deux amoureux sur Lyoko continuèrent leur route pendant environ trente minutes jusqu'à ce qu'Einstein leur annonce qu'il était grand temps qu'ils prennent leur pause. Heureusement pour eux, pas loin de leur position se trouvant un ''coin tranquille''. Enfin, c'était vite dit. Oui, l'endroit semblait paisible, mais il fit resurgir des souvenirs à Ulrich et à Yumi. D'un ancien combat qui s'est déroulé exactement dans cette zone de la Forêt.

Sous les yeux du samouraï et de la gymnaste virtuels, un paysage connu était alors apparu : un plateau où se trouvait une assez grande étendue d'eau et où il y avait au centre un îlot que l'on pouvait atteindre par divers troncs d'arbres mis tels des ponts. En effet, cet endroit de Lyoko ne leur était pas étranger puisqu'ils y avaient combattu William xanatifié (d'abord Yumi puis Ulrich). C'était la fois où un spectre avait pris l'apparence de Chris des Subdigitals et avait kidnappé, puis envoyé Aelita sur Lyoko, la mettant à la merci de Xana.
(Note de l'auteur : Pour ceux qui ne voient pas exactement l'endroit sur Lyoko, j'ai simplement repris le lieu d'un des combat de l'épisode Première Partie, voici le lien si vous ne vous souvenez plus : http://codelyoko.net/img/galeries/68/pr ... ie-305.jpg)

Revoir cet endroit ne fut pas sans animosité pour Yumi et Ulrich, car cela leur rappelait que l'adversaire qu'ils avaient à l'époque de leur souvenir, était celui qui était à moitié responsable de leur retour sur Lyoko : William. Les deux virtualisés avaient préféré mettre toute leur colère contre ceux qui étaient la cause de la surdité de Yumi de côté pour se focaliser uniquement sur ce qui lui rendrait l'ouïe. Toutefois, être dans ce lieu virtuel avec le souvenir de William qui leur avait toujours causé des problèmes, mit les nerfs de la geisha et du samouraï à cran.

Les deux lyokoguerriers s'échangèrent alors un regard et chacun comprit que l'autre pensait à peu près à la même chose. Leur passé de combattants et les souvenirs de toute leurs aventures avaient des fois du bon mais laisseraient aussi à jamais des cicatrices inguérissables. Et le fait de s'être battu pendant un certain temps contre l'un de leur ''camarades'' n'avait pas été sans blessures, autant pour eux que pour le concerné. Car le mauvais côté que Xana avait donné à William lorsqu'il était devenu l'un de ses sbires, avait fait un retour triomphant en rendant Yumi sourde. William aurait été un bon atout dans la lutte contre Xana s'il ne s'était pas fait xanatifié... Tout aurait été différent et la bande n'aurait peut-être pas été à cet instant-là à soigner Yumi sur Lyoko.

Yumi et Ulrich finirent par sortir de leurs divagations. Ils ne pouvait pas changer le passé et éviter la capture de William par la méduse. Ils n'avaient pu rien faire, ni pour l'ancien valet du virus incontrôlable, ni pour tous les événements qui étaient survenus après. L'histoire avait été écrite comme ça, et même la bande qui était en possession du programme du ''retour dans le passé'' ne pouvait changer ce qui était arrivé. Et ils devaient maintenant subir des conséquences de leurs actes secrets passés.

Se mettant d'accord silencieusement sur ce qu'ils allaient décidé (trouver un autre endroit plus accueillant ou rester là), les deux adolescents virtuels s'avancèrent sur le plateau. Le passé ne pouvait peut-être pas être modifié, mais ce n'était pas une raison pour en avoir peur ou faire en sorte qu'on en occulte des événements désagréables. Il fallait faire face à ceux-ci, car ils n'étaient pas d'actualité.

Ulrich et Yumi allèrent alors s'installer au bord de l'eau, juste à côté de l'un des troncs de bois. Le temps n'était pas vraiment à la discussion, chacun craignant que d'une manière ou d'une autre ils viennent à parler de ce qui passé sur ce plateau du territoire de la Forêt. Ulrich s'assit contre le bout de l'arbre posé sur la berge de la mare virtuelle, pendant que la jeune fille qui lui avait volé son cœur se mettait au bord de l'eau pour pouvoir admirer, avec toutefois un peu de tristesse et de rancœur, le paysage qui l'entourait.

Ulrich, ne bougeant pas le moins du monde (ordre de Jérémie!), garda toujours un œil sur Yumi. Même s'il ne savait plus quoi lui dire sans risquer de raconter quelque chose qui ne fallait pas, au moins, toutes ses pensées étaient tournées vers elle. Cependant, toute la fatigue accumulée depuis le début de leur périple eut raison de lui et il finit par sombrer dans le sommeil.

Yumi, après avoir longtemps réfléchi à un sujet qu'elle pourrait aborder sans risques pour commencer une discussion, se retourna alors vers la samouraï, étant sûre que ce qu'elle avait choisi devrait convenir. Mais lorsqu'elle vit et qu'elle comprit qu'Ulrich était dans les bras de Morphée, elle oublia tout de suite son idée. La geisha se dit que ce serait idiot de le réveiller, alors qu'il était profondément endormi. De plus, cela lui conférait un avantage : elle pouvait avoir tout le loisir de le regarder sans qu'il ne puisse s'en apercevoir.^^

Tous les petits moments de cache-cache de regards avec le brun lui manquaient. Ces instants de complicité, où la jalousie n'était pas encore trop présente dans leur relation, avaient fait que celle-ci étaient parfois plus que ceux de deux amis. Jamais ils n'avaient prononcé les mots qu'ils auraient peut-être osé dire à l'époque. En ce temps-là, Yumi avait presque été certaine qu'Ulrich espérait plus que d'être de simples amis, mais Yumi ne savait dorénavant plus ce qu'Ulrich pouvait attendre entre eux. Parce que tout avait été chamboulé avec l'arrivée de William. Une rivalité était alors née entre les deux garçons. Jamais Yumi n'avait été naïve, elle avait toujours bien compris qu'elle était le centre de la compétition entre les deux garçons.

Néanmoins, bien qu'elle n'avait jamais pris le parti pour l'un des deux, le samouraï était resté dans ses pensées et dans son cœur, malgré le fait qu'elle ait pu des fois se laisser emporter par l'indifférence d'Ulrich et qu'elle se soit alors rapprochée de son camarade de classe. La capture de celui-ci par Xana avait encore fait bouger les choses. Sur Lyoko, Yumi se dit que sa relation avec Ulrich aurait pu avoir un nouveau souffle par le fait que William ne soit pas là. Mais cette fois-là, ce fut sa faute si les choses n'avaient pas pu avancé, car elle avait eut la pire idée de sa vie en disant à Ulrich : ''On est copain et puis c'est tout.''
Y (regardant son reflet dans l'étang virtuel) : *Mais qu'est-ce qui m'avait pris à l'époque de lui annoncer ça? C'était après les vacances scolaires et j'avais eu le temps de faire le point, j'étais décidée à l'époque. Oui, mais pour quoi? Je ne le sais plus vraiment aujourd'hui... Est-ce que je lui ai dis cela avec l'intention de mettre les choses au clair et lui faire comprendre que l'on ne pourrait jamais être ensemble ; ou bien par provocation car cela aurait pu le faire réagir?

Le regard de la japonaise se porta une fois de plus sur son ''ami'' endormi et un maigre sourire naquit sur ses lèvres.
Y : *Peut-être que je n'ai jamais été vraiment sûre de la relation que j'ai voulu avoir avec Ulrich... Cependant j'ai toujours eu des sentiments pour lui, sur ce fait, je ne peux pas me mentir à moi-même. Sauf qu'aujourd'hui, tout est différent... Et Ulrich et moi on s'est beaucoup rapproché depuis mon accident, mais alors qu'est-ce qui me retient de vouloir sauter le pas? J'ai beau être timide et perdre mes moyens quand la situation devient embarrassante en sa compagnie, je pense qu'avec le temps j'ai assez pris sur moi-même et que je n'ai plus ce soucis maintenant. Alors qu'est-ce qui ne va pas? (des craintes commençant à jaillirent dans son esprit) Aurais-je seulement peur d'avoir une relation plus qu'amicale avec Ulrich? Aurais-je peur... d'aimer?*

Yumi était de plus en plus perdue, non pas sur ses sentiments, mais sur sa relation avec le brun. Pourquoi était-elle toujours restée au stade de ''simple amie'' pour lui alors que pendant longtemps elle avait été certaine que le jeune samouraï éprouvait de l'amour pour elle? Pourquoi est-elle restée sans rien faire pour que leur relation avance? Yumi commençait à s'en vouloir à elle-même, se disant que c'était sûrement elle qui avait toujours réduit à néant leurs chances de pouvoir être enfin ensemble.

L'aînée du groupe remit tous ce qu'elle croyait en question, et elle commença à se poser les questions existentielles en lien avec la place de l'amour et de l'être aimée dans la vie. Peut-être avait-elle passer sa chance? Après tout, Ulrich s'était montré beaucoup plus proche d'elle entre leur rencontre et le jour du ''On n'est copain et puis c'est tout'', ensuite ce n'était que des moments privilégiés et de la protection lors d'attaques de Xana. Plus rien aujourd'hui ne garantissait d'éventuels sentiments plus qu'amicaux, Ulrich avait aussi passé des bons moments avec le reste de la bande et protéger ses amis quand l'ancien virus maléfique était encore de la partie.

Yumi se secoua alors violemment la tête de gauche à droite. Elle se devait d'arrêter de penser à ça. Ce n'était pas elle, enfin, pas elle dans la vie de tous les jours. Elle aimait Ulrich et elle n'en avait presque jamais douté ; toutefois, elle ne devait pas penser qu'elle était la responsable de sa vie amoureuse désastreuse. Oui, peut-être qu'Ulrich était la première personne dont elle était tombé sous le charme, mais cela ne justifiait pas le fait qu'elle avait peur de s'engager dans une relation amoureuse. Elle était peut-être timide ou avait tendance à devenir rouge comme une tomate à chaque fois que son regard croisait malencontreusement celui d'Ulrich, mais cela ne justifiait pas le fait qu'elle n'ait jamais rien tenté pour qu'ils sortent enfin ensemble. Elle savait très bien prendre les choses en main quand elle pouvait le faire.

Ni Ulrich, ni elle y étaient pour quelque chose. Ce n'était pas leur faute si leur relation n'avait pas évolué. C'était juste la vie qui avait fait qu'ils n'avaient jamais eu la possibilité de pouvoir discuter franchement et directement de ce ''problème'' qui la faisait souffrir intérieurement au plus haut point.
Ou simplement n'étaient-ils pas encore prêt à franchir le stade ''d'amis'' pour devenir des ''amoureux''?

La geisha se dit qu'elle ferait mieux d'arrêter de se torturer la tête avec toutes ses questions alors qu'elle était sur Lyoko dans le but de récupérer de l'énergie pour que les Einsteins lui rendent son ouïe. Ce n'était ni le bon endroit, ni le bon moment. Mais ce n'était qu'une question de report dans le temps, car Yumi pensa qu'il serait grand temps qu'elle fasse le poids sur la situation... et peut-être aussi avec le principal concerné. Mais s'ils réussissaient leur coup sur Lyoko et qu'ils retournaient alors à Kadic, alors la comédie musicale passerait encore avant. Car, comme Ulrich (bien qu'elle ne le sache pas), elle aussi n'avait pas envie de venir gâcher le spectacle. Si elle venait à se déclarer et que la réponse du brun venait à ne pas être celle attendue, cela aurait pour conséquence de fragiliser leur amitié.

La lycéenne de la bande se retrouva une nouvelle fois vers son ami collégien. Celui-ci était toujours dans la même position que la dernière fois et dormait encore. Sauf qu'un faible sourire apparaissait alors sur ses lèvres. Yumi s'étonna alors de le qualifier de mignon. C'était bien la première fois qu'elle venait à faire un commentaire sur son physique plutôt que sur son caractère. Et aussi qu'elle venait à utiliser cet adjectif pour parler d'un garçon (en dehors de sa famille).

Yumi serait bien restée à contempler le jeune homme, mais se dit qu'il pourrait à tout moment sortir de son sommeil et se rendre compte de ce qu'elle faisait. Il lui fallait une autre occupation pour passer le temps. En effet, contrairement à Ulrich, elle n'arrivait toujours pas à se faire à la modification des règles de leurs corps et donc à la possibilité de s'y endormir. De plus que toutes les questions qu'elle s'était posées étaient encore bien présentes dans son esprit et l'auraient empêchée de s'endormir en toute sérénité.

Soudain, la jeune fille sut qu'est-ce qu'elle pouvait faire. Elle ne pouvait peut-être pas bouger car sinon cela ralentirait la régénération de sa jauge de vie, mais cela ne signifiait pas qu'elle devait obligatoirement rester immobile à rien faire. Et elle venait de trouver une activité qui était dans ses cordes et qui ne lui ferait pas dépenser le moindre point de vie. Le simple problème était Ulrich. Cela risquait de le déranger et il finirait par se réveiller. Elle n'avait pas le choix, elle devait mettre une certaine distance entre elle et lui. Yumi s'éloigna alors, trouvant le bon équilibre, sans être trop loin ni trop proche. Elle s'installa alors en tailleur à l'endroit qui lui semblait parfait et ferma les yeux, juste le temps de se concentrer...

***

Je m'étais crée une autre identité,
qui leur montrait que ce qui leur plaisait...


Ces paroles résonnaient dans sa tête, pourquoi lui étaient-elles venues à l'esprit? De plus qu'il ne savait plus vraiment où il se trouvait lui-même. Était-il éveillé ou faisait-il juste un rêve?
Ulrich ouvrit doucement ses paupières et il fut bientôt éblouit par la lumière éclatante régnant sur le territoire de la Forêt.

Et ces quelques jours de liberté,
que j'ai amplement mérité...


De nouvelles paroles affluaient jusqu'au samouraï. Non, les précédentes ni celles-ci ne sortaient de son esprit ou d'un quelconque rêve. Malgré le fait qu'il en ait entendu à peine quelques secondes, le brun pouvait affirmer qu'il ne connaissait que trop bien cette chanson, puisque c'était l'une que sa chère Yumi devait interpréter dans leur comédie musicale. L'une de ses chansons solos qui avait peut-être été la plus dure à assimiler et à apprendre...

Tous devaient croire ce que je n'étais pas,
malgré mon moral qui pouvait être au plus bas...


Et Ulrich ne se rendit compte qu'après quelques instants que c'était Yumi elle-même qui chantait. Sa voix était pourtant reconnaissable entre mille pour le jeune homme, mais le samouraï venait tout juste de totalement sortir de son état d'endormissement et était encore un peu perdu. Le regard du brun se posa alors où aurait dû se trouver la geisha virtuelle. Sauf qu'il fut surpris de ne pas la voir près de l'eau, où elle était assise avant qu'il ne s'endorme. Puis la crainte prit le dessus sur l'étonnement. Où était donc Yumi maintenant?

Alors j'ai fait mon choix,
celui de suivre ma propre voie...


Des paroles arrivaient encore et toujours clairement aux oreilles du guerrier virtuel, il en déduisit que Yumi devait être dans le coin mais pas si éloignée de cela. Ulrich se leva puis fit quelques gestes pour que ses muscles ne soient plus engourdis. Il regarda alors les environs qui se trouvaient devant lui. Mais il ne vit pourtant pas la geisha préférée. Il se retourna donc, certain que Yumi n'était pas si loin. Il fit le tour du tronc d'arbre qui lui avait servi d'appui pour d'endormir et regarda le reste du plateau de la Forêt à la recherche de l'aînée de la bande.

Je ne veux plus me soumettre à autrui,
je désire faire ce que j'ai envie...


Et c'est là qui la vit. La japonaise qui savait tant lui faire tourner la tête était un peu plus loin, assise en tailleur sur l'un des deux autres ponts qui permettait d'atteindre l'îlot au milieu de l'étang virtuel. Elle était dos à lui et ne pouvait donc pas le voir. Ulrich fut soulagé, il savait enfin où se trouvait la gymnaste et que celle-ci ne courrait pas le moindre danger ou n'avait pas disparu. Il s'était inquiété pour rien. Comme à chaque fois que cela la concernait elle...

A plaire à ceux que j'aime,
que je m'étais perdu moi-même...


Ulrich s'avança alors doucement vers où était Yumi, il ne voulait pas qu'elle s'aperçoive de sa présence. Dès qu'il l'avait entendue puis vue à une certaine distance de lui, il n'avait pas mis longtemps à comprendre : Yumi s'était éloignée car elle ne voulait pas le déranger, probablement parce qu'elle s'était aperçue qu'il dormait.

Car j'ai dorénavant compris,
que je ne rêve qu'un paradis...


Ulrich savait que c'était les dernières paroles de la chanson. Mais il avait aussi reconnu la preuve que c'était Yumi qui chantait la chanson. Toujours à faire la même faute, toujours à la même note... Arrivé près de la geisha, il décida de lui montrer qu'il était là, avec elle...
? : Que tu sois sur Terre ou sur Lyoko, tu n'arrives toujours pas à chanter juste la dernière note à ce que je vois?!^^

Voilà les mots qui s'affichèrent que l'interface après les paroles qu'avait chantées la jeune japonaise. Grâce à la reconnaissance vocale intégrée dans le programme, Yumi sut tout de suite que c'était Ulrich qui venait de lui parler. Sauf qu'elle s'était arrangée pour s'éloigner assez de lui afin de ne pas le déranger pendant qu'il se reposait, alors comment pouvait-il l'avoir entendu et surtout où était-il pour l'avoir entendu?
Y (commençant à se retourner) : Ulrich? T'es là?
U (se révélant être juste derrière la japonaise) : Oui, je suis là...
Y (surprise par la soudaine proximité entre le samouraï et elle) : Ulrich!!! (tombant sous le choc en arrière du tronc d'arbre sur lequel elle était perchée)
U (ne s'étant pas attendu à ce que Yumi soit prise de court par son arrivée) : Yumi!!! (faisant rapidement le tour de l'arbre) Est-ce que ça va?
Y (se relevant doucement en se massant le bas du dos) : Oui, ça peu aller... J'aurais juste préféré que l'on ne sente pas la douleur sur Lyoko, cela m'aurait évité de me faire mal.^^
U (retrouvant bien là la Yumi qui n'aimait pas être faible et qui bougonnait de son impuissance) : Au lieu d'en vouloir à Lyoko, tu ferais mieux de m'en vouloir à moi, c'est parce que je t'ai fait peur que tu es tombée...
Y : Bon, d'un côté c'est vrai, mais bon, puisque ce n'était pas ton objectif alors je ne t'en veux pas... *Mieux vaut que je lui dise cela que lui avouer la vraie raison : que je serais jamais capable de lui en vouloir longtemps juste parce que c'est lui...*
U (l'aidant à se relever) : En tout cas, tu comptes nous refaire toute la scène du spectacle ou quoi?^^
Y (ne voyant pas où le brun voulait en venir) : Hein?! Pourquoi dis-tu ça?
U : Hikari tombe aussi à la renverse dans la comédie musicale, et en plus, juste après qu'elle ait interprété la chanson que tu viens de chanter.
Y (se rendant compte que ce que venait de dire Ulrich n'était pas faux) : Bah c'est vrai en plus! Cependant désolé mais je n'avais pas l'intention de répéter le spectacle, on a d'autres choses un tout petit peu plus importantes à régler...
U : Je m'en doutais bien!^^
Y (tout à coup soucieuse) : Dis Ulrich, pour ce que tu as dis tout à l'heure, c'est vrai que je n'arrive pas à chanter juste la dernière note?
U : Tout comme te le disais avant Héléna sur Terre, ce n'est pas encore la note juste... (hésitant à continuer, ayant peur de la réaction de la jeune geisha) Mais t'inquiètes pas le reste est parfait!


Cette petite remarque fit sourire Yumi quand elle la lut sur l'interface, cela lui fit chaud au cœur. Toutefois, cela ne dura que quelques secondes puisque Yumi se rembrunit et un voile de tristesse se posa sur son regard.
Y : Je ne vois même pas pourquoi je continue à répéter à haute voix les chansons de la comédie musicale... Cela ne sert à rien. (glissant lentement jusqu'à se retrouver assise sur le sol vert flamboyant du territoire de la Forêt) Je suis devenue sourde, je ne peux même plus entendre le son de ma propre voix et même plus savoir si je chante juste ou faux...
U (comprenant que la japonaise n'était pas loin de craquer, et s'accroupissant à sa hauteur) : Eh Yumi, ce n'est que temporaire... On va continuer à rechercher la mémoire des tours et le programme d'Einstein te rendra ton ouïe. (lui faisant un timide sourire pour la réconforter) Je te le promets...
Y : Merci de me remonter le moral, j'en ai bien besoin en ce moment...
U : Mais de rien. Sinon, est-ce que je peux te poser une question?
Y (sentant que celle-ci ne devait pas être commune comme Ulrich lui avait demandé la permission de lui poser) : Oui, bien sûr...
U : J'aimerai savoir pourquoi est-ce qu'à chaque fois que tu répètes la comédie musicale, j'ai l'impression que c'est toujours la même chanson, celle que tu viens encore de chanter. C'est juste moi ou je ne rêve pas?
Y (quelque intimidée) : Non, ce n'est pas une illusion... Si déjà je répète sans cesse cette chanson, c'est d'abord parce que je ne la maitrise toujours pas totalement. C'est toi-même qui la dis, je n'arrive toujours à trouver la justesse pour la dernière note.
U (comprenant que Yumi ne lui avait dit qu'une partie de la vérité, mais qu'elle hésitait à lui dire le reste) : Et il y a aussi une, voir plusieurs autres raisons, n'est-ce pas?
Y : *Comment a-t-il fait pour savoir que je n'arrive pas à lui dire le restant?...*


Elle osa à cet instant-là le regarder dans les yeux (malgré le fait que ce n'était que le regard ''virtuel'' du samouraï), elle voulait comprend comment le jeune brun avait fait pour la comprendre aussi rapidement. Et ce qu'elle vit la troubla quelque peu. Le jeune homme était en train de l'observer, il attendait simplement une réponse de la part de la japonaise. Celle-ci comprit alors qu'Ulrich n'avait pas lu dans ses pensées, usé d'une quelconque magie ou utilisé un autre subterfuge pour comprendre qu'elle n'avait dit qu'une partie de sa pensée. Ulrich l'avait tout simplement comprise après l'avoir écouté. Mais cela s'ajoutait au fait que le jeune homme avait toujours été là quand elle avait besoin de quelqu'un, et parce qu'il avait finit par la connaître par cœur.

Cette pensée lui réchauffa le cœur et lui permit d'avoir le courage de finir de donner les raisons de sa répétition incessante d'une unique chanson.
Y (quelque intimidée) : Oui, c'est vrai... La vraie raison qui me pousse toujours à répéter, à fredonner ou à avoir en tête cette chanson... C'est le fait que j'adore tout simplement la chanson! Même si c'est la seule que je ne maitrise pas complétement, c'est celle que je préfère. Cela ne se pas forcément se comprendre, mais j'ai l'impression que les paroles font écho avec des événements de ma vie... Ça paraît idiot, pas vrai?
U : Non, pas obligatoirement. Avec certains de mes solos, j'ai aussi cette sensation. Et non, ce n'est pas stupide... Toutefois, c'est quand même étrange de ta part de t'entendre avouer que tu te trouves des points communs avec la chanson et donc aussi avec Hikari...^^
Y (voyant bien qu'Ulrich prenant cela avec légèreté) : Eh, tu es en train de te foutre de moi ou je rêve?!
U : Euh, pardon, je ne voulais pas t'embêter Yumi...
Y : Mais moi je me suis permis de le faire!^^ Tu croyais vraiment que je prendrais mal le fait que tu me compare à Hikari?! Alors que j'adore l'interpréter?...
U (se rendant compte qu'il s'était fait avoir) : Eh, je ne te permets pas Yumi...
Y : Bah au moins vois le bon côté de la chose, j'ai retrouvé le sourire!
U : Je préférais quand tu répétais ta chanson, tu avais le sourire et au moins je ne m'en prenais pas plein à la figure!


Cette phrase eut pour effet de replonger Yumi dans sa tristesse. Elle aimait chanter encore et encore la chanson, mais à quoi bon, pensa-t-elle, puisqu'elle ne pouvait même plus entendre les parties qu'elle devait encore améliorer. Ulrich comprit alors à l'air qu'affichait son ''amie'' qu'il venait de faire une gourde.
U : Je suis désolé, je ne voulais pas te faire de la peine...
Y : Je le sais très bien Ulrich, ne t'inquiètes pas. C'est juste qu'à chaque fois que j'oublie un peu que j'ai perdu l'ouïe, quelqu'un vient me le rappeler...
U : Pardon... (ayant soudain une idée) Et tu sais quoi, et si moi je t'aidais à te rendre compte de tes erreurs? Tu répètes et moi je te dis ce que tu auras encore à revoir?
Y : Je veux bien, mais bon pour moi, je crois que je ne pourrais toujours pas avoir d'aperçu...
U (se souvenant tout d'un coup d'un fait) : Pas forcément... (lui désignant sa main) Tu permets?


Yumi l'autorisa bien qu'intimidée et ignorant ce qu'il avait l'intention de faire. Ulrich lui prit doucement sa main dans la sienne et vint la lui porter au niveau de la gorge. Après, en retirant sa main à lui, il lui dit de laisser sa main où elle se trouvait, puis il lui conseilla de chanter.

Bien qu'étonnée au début de ce que lui demandait Ulrich, elle en fut après émerveillée. En effet, grâce à sa main posée en dessous de son menton, elle pouvait avoir un aperçu de ce qu'elle produisait comme son, grâce aux vibrations de son cou. Elle s'arrêta alors de chanter après quelques phrases de chanson et regarda le brun dans les yeux.
Y : Tu as réussi, je peux ''sentir'' à peu près ce que je chante! Comment est-ce que tu as su que je pourrais sentir les vibrations de mes cordes vocales sur Lyoko?!
U (détournant le regard, savant que si elle comprendrait la situation dans laquelle il avait été, cela révèlerait ses sentiments) : Disons que je me suis rendu compte après les explications de la modification de nos corps virtuels par Jérémie, que j'arrivais à percevoir mon rythme cardiaque ici, sur Lyoko. Sur le coup, ça m'a paru étrange et j'ai du vérifier, mais non, c'était bien ça...
Y : Alors tu t'aie dis que, puisque cela était possible, alors pourquoi pas percevoir les vibrations de la gorge?
U : C'est ça. (craignant vraiment que Yumi se rende compte que s'il avait senti son pouls, c'était parce que celui-ci s'était accélérer lorsqu'il pensait à elle) Bon, je te fais répété encore un peu? (regardant l'application ''Horloge'' qu'Einstein avait finalement installé sur l'interface pour qu'ils aient l'heure terrestre sur Lyoko) Notre pause se finit dans un petit quart d'heure, on a largement le temps d'en faire une...
Y : D'accord, mais je choisis une autre chanson alors...
U : Pas de problème. Vu que l'on s'est toujours entrainé ensemble pour les chansons, je crois que je connais par cœur mes chansons tout comme les tiennes.
Y : Alors je choisis celle que j'ai dans la scène de la classe.
U : Vas-y, je t'écoute.


Yumi offrit un sourire de remerciement au samouraï avant de commencer à chanter. Décidément, se dit-elle, il est toujours là quand il faut, que ce soit pour surmonter les pires épreuves ou pour partager tout simplement des moments comme celui-ci...

Néanmoins, leur petite ''répétition'' se termina vite en joyeuse chamaillerie. Ulrich avait vexé la japonaise en voulait faire de l'humour (il avait juste critiqué gentiment quelques erreurs et Yumi était partie au quart de tour^^) et la situation était vite devenue beaucoup moins sérieuse.
Y : Tu vas voir ce que j'en dis des fautes que tu m'as compté!
U : Mademoiselle n'aime pas être vexée à ce que je vois!^^
Y : Vexée, j'ai droit de l'être! Je n'entends peut-être pas ma voix, mais je sais et je ressens tout même ce que je chantes, alors arrêtes de me faire croire que je fais des erreurs!
U : Mademoiselle est en colère!^^
Y : Oh que oui!!! (ayant une idée en voyant la surface réfléchissante du lac tout près d'elle) Tu as voulu le feu, alors tu vas avoir mes représailles! (mettant sa main dans l'eau puis en envoya une giclée vers Ulrich) Tiens!
U (ayant reçu en pleine figure l'eau) : Eh! (étant près à répliquer) Tu vas voir ce que tu vas voir...

(Note de l'auteur : Si Odd aurait été au courant de ce qui se passait sur Lyoko, je suis sûre qu'il aurait dit ''Et c'est moi qu'on prend pour le plus puéril de la bande?!'' Je crois que cette phrase aurait été très bien adaptée à la situation.^^)

Néanmoins, Ulrich ne riposta pas et Yumi ne continua pas sur sa lancée. La cause à cela? Chacun regardait l'une de leur main, que ce soit la droite pour la geisha ou la gauche pour le samouraï. A chaque fois, c'était celle qui avait été en contact avec le liquide virtuelle (la main qui avait servi à envoyer la giclée pour Yumi et celle qu'Ulrich avait utilisé pour s'essuyer le visage). Et cela n'avait pas laissé l'impression habituelle qu'ils avaient auparavant lorsqu'ils étaient en contact avec l'eau de Lyoko.

Cette fois-ci, c'était une sensation beaucoup plus naturelle, comme s'ils avaient réellement touché de l'eau, comme dans la réalité. Bien sûr, les deux virtualisés savaient très bien que le changement des règles de leurs corps virtuels y était pour quelque chose (du fait qu'ils avaient retrouvé leur sens du toucher). Toutefois, il y avait aussi autre chose. L'eau était trop... de l'eau : même texture, même aspect, même incapacité à l'attraper (sauf en ayant un réservoir sous la main)... A part le fait qu'elle soit sur Lyoko, rien ne semblait montrer que ce n'était que de la matière virtuelle...

Yumi et Ulrich levèrent alors en même temps la tête pour adresser un regard à l'autre et chacun dire ce qu'il avait ressentit. Leurs regards se croisèrent alors et ils comprirent mutuellement qu'il n'y avait rien à raconter, l'autre s'étant déjà aperçu du phénomène. La japonaise fut la première à prendre la parole, voulant vérifier que son ''ami'' avait ''ressenti'' la même chose qu'elle.
Y (fixant sa vision sur la main auparavant ''mouillé'' d'Ulrich) : Tu as eu la même impression que moi?
U (plongeant doucement la même main dans la mare virtuelle) : Si tu penses comme moi, alors oui, j'ai eu la même sensation.... (relevant sa main d'où coulait peu à peu un filet d'eau) C'est comme si l'eau...
Y (finissant sa phrase) : ...était réel. C'est exactement ce que j'ai ressenti...
U : C'est bizarre...
Y : Je ne te le fais pas dire. Déjà que nos corps reprennent leurs caractéristiques terrestres sur Lyoko, alors si maintenant l'environnement virtuel que l'on connait a les mêmes transformations, je crois que l'on est pas sorti de l'auberge...
U : Tu n'as pas tord... Tu crois que l'on devrait mettre au courant les Einsteins?
Y (voulant avant vérifier plusieurs choses) : Non. De plus que l'on est sûr de rien, cela pourrait très bien une illusion due au changements de règles de nos avatars virtuels...
U : Qu'est-ce que tu veux que l'on fasse alors?


Yumi se remit alors debout sur ses pieds et observa les environs à la quête de quelque chose encore inconnu pour le samouraï.
Y (ayant fini par trouver son bonheur) : Si vraiment l'eau venait à être réel, alors ce ne doit pas être un fait isolé. Il devrait forcément y avoir d'autres éléments de l'univers de Lyoko pour lesquels il se passe la même chose...
U : Donc si on vient à en trouver, cela confirmerait ta théorie que l'environnement virtuel deviendrait lui aussi réel?
Y : Exactement, tu as compris où je voulais en venir!
U : Mais sur quoi on pourrait trouver de telles traces? Parce qu'ici, à par l'eau, il n'y a pas grand chose sur quoi on pourrait facilement voir que la composition a changé.
Y (s'appuyant sur le tronc d'arbre se trouvant à côté d'eux comme sur une poutre, pour monter dessus) : Je ne sais pas encore quoi choisir exactement, mais ce n'est pas en restant immobile de l'on va trouver. Allez, lèves-toi et suis-moi!


La jeune lycéenne de la bande était alors debout sur le tronc d'arbre et commençait à partir vers l'îlot au centre du lac. Intrigué par ce qui pourrait se passer par la suite (et aussi parce qu'il ne voulait pas laisser seule Yumi^^), Ulrich se leva à son tour et la rejoint sur le pont végétal. Arrivés à l'autre bout (et donc au niveau de l'îlot), nos deux virtualisés ne voyaient toujours pas qu'est-ce qui serait adapté pour être la base d'un test. Yumi termina par sauter avec délicatesse jusqu'au sol vert de l'îlot. Ulrich la suivit, lui aussi toujours à la recherche d'éléments qui auraient pu être touché par un changement de composition.

Ils tournèrent en rond pendant cinq minutes sur le petit atoll virtuel jusqu'à ce qu'ils finissent par se lasser tous les deux. Yumi, à la fois déçue et toujours entêtée, s'était finalement assise à terre. Quand à Ulrich, il s'était adossé au tronc d'arbre grâce à lequel ils étaient venus.
U : On ferait quand même bien de mettre au courant les génies, non?
Y : Ce n'est pas que je refuse de le faire... Mais tu crois vraiment qu'ils vont nous croire comme ça si on leur dit que l'on trouve juste l'eau un peu trop réel? C'est un peu mince comme preuve pour avancer ce qu'on va leur dire...
U : C'est vrai que si on leur annonce la chose en appuyant surtout sur le peu d'éléments que l'on a, on ne va pas paraître très convaincant...
Y : Si au moins on avait été sur un autre territoire, sur la banquise par exemple, on aurait peut-être eu plus de matière adaptée sous le main. Ici, il n'y a rien à l'horizon, à part des arbres à perte de vue...
U (réfléchissant) : Des arbres... (se redressant d'un coup) Des arbres! Mais bien sûr!
Y (ne voyant pas à quoi Ulrich pensait) : Je veux bien que l'on prenne les arbres. Mais à quoi est-ce que cela servirait?
U : Yumi, avant la mort de Xana, quand il y avait une modification dans l'environnement de Lyoko, cela disparaissait toujours un peu après? Jamais on n'a revu des coups de l'une de nos armes sur un territoire lors de missions qui suivaient?
Y : Euh non, je ne crois pas.... (ayant le déclic) Attends, je crois savoir ou tu veux en venir! Si on ''endommageait'' volontairement Lyoko, on verrait s'il réagirait d'une manière qui nous serait naturelle sur terre ou bien s'il se régénèrerait plus vite, comme avant!
U : Exactement! Et je crois qu'un arbre ferait parfaitement l'affaire...


Le samouraï se retourna alors pour faire face au tronc d'arbre couché qui lui servait auparavant d'appui. C'était bien la première fois qu'il allait se servir de ses armes ni pour attaquer ni pour se défendre des attaques des sbires de Xana (en dehors bien sûr des fois où ses amis et lui se faisait translater le monde réel)

D'un geste rapide et souple, Ulrich sortit de leurs fourreaux ses deux sabres. Adressant un court regard à la geisha, il lui demanda silencieusement si c'était vraiment une bonne idée, comme s'il cherchait à obtenir son accord. Yumi, voyant qu'Ulrich avait un peu d'appréhension et qu'il semblait vouloir son avis avant, lui fit signe que tout allait bien et qu'il pouvait y aller. Ils n'auraient pas de réponse en restant là à rien faire! Et après tout, ''qui ne tente rien a rien'', non?

C'est ainsi que sous leurs regards remplis d'attente et de besoin de réponses, Ulrich vint planter à plusieurs reprises ses katanas dans le bois virtuel. Après quelques minutes d'efforts, le brun arrêta de ''frapper'' le tronc d'arbre (qui pourtant ne lui avait rien fait^^). Le jeune homme, qui avait encore le souffle, avait voulut faire le plus de dégâts possibles pour être sûr que ce qui se passerait ensuite soit ce qui arrivait vraiment depuis leurs virtualisations.

Quelques instants plus tard, l'arbre ne présentait aucune régénération caractéristique de Lyoko. Mais pour être sûrs de leurs test, Yumi et Ulrich décidèrent d'attendre encore plusieurs minutes. Néanmoins, la japonaise remarqua qu'autre chose était aussi apparue suite aux coups qu'avait donné le guerrier à l'arbre. La japonaise se rapprocha de celui-ci et s'accroupit pour observer le sol. Ulrich la regarda faire, un peu étonné.
U (se rapprochant pour voir ce qu'elle regardait) : Qu'est-ce qu'il y a?
Y (lui montrant le creux de sa main où il y avait de la poudre et des petits cocos de bois) : De la sciure.
U : Ce qui signifie?
Y : Que l'on aurait raison. L'environnement de Lyoko serait aussi touché par le changement des règles. Jamais un arbre n'aurait produit ça sur Lyoko, et nos sens n'ont rien à voir avec ça.
U : Alors, il nous reste qu'à mettre au courant Jérémie et Aelita.
Y (grimpant en essayant de ne pas se blesser sur le tronc d'arbre) : Non, attendons encore la fin de notre test sur le tronc d'arbre. Et j'aimerais bien aussi faire une autre expérience... (regardant la sciure qu'elle avait gardé dans sa main) Par contre Ulrich, ne te mets pas en face de moi, viens plutôt à côté du tronc d'arbre ou à côté de moi. Comme je ne sais pas vraiment ce qui va arrivé, mieux vaut ne courir aucun risque...


Le jeune pratiquant de pentchak-silat obéit. Il ne savait pas ce qu'elle avait en tête, mais elle avait évoqué des risques... Après s'être fait brûler par des lasers et s'être percuté contre un mur de roche, il n'avait pas très envie de se faire encore mal. Sous les yeux interrogateurs d'Ulrich, Yumi sortit un de ses éventails. Puis elle lança en l'air la sciure de bois. Sous l'effet de la gravité de Lyoko, celle-ci commença à retomber vers le sol. Mais alors que le phénomène de gravité faisait son effet, Yumi tout d'un coup et d'un geste élégant vint fouetter l'air contre la poudre de bois de son éventail ouvert.

La sciure de bois, sous ce coup, fut déviée de sa trajectoire ascendante. Elle partit un peu plus loin et recommença à être attiré par le sol. Mais alors que l'on aurait pu penser que plus rien ne changerait et que la sciure finirait pas tomber, la poudre beige fut déviée une fois de plus. Les particules de bois se dispersèrent en l'air et se mirent à ''voler'', à faire des vaguelettes, des tourbillons dans les airs... Un spectacle plutôt déconcertant sur Lyoko!

Ulrich observait cela ébahi et en même d'un air émerveillé. Yumi ne fut pas plus que cela touchée par le phénomène. Car cela venait de lui confirmer aussi l'une de ses théories qui rejoignait celle qu'il essayait auparavant de vérifier. Yumi venait simplement prouver l’existence d'une atmosphère sur Lyoko! La sciure de bois avait révélé la présence d'air et de ''vents'' sur Lyoko alors qu'il n'aurait jamais du y en avoir. C'était ceux-ci qui avaient fait voler dans les airs les cocos de bois.

En effet, notre lyokoguerrière avait cru déjà percevoir des flux d'air, mais elle s'était dit que ce n'était d'une impression due au retour de son sens du toucher. Mais elle avait quand même gardé cette idée de la présence d'air dans un coin de sa tête. Aelita leur avait expliqué à leurs débuts sur Lyoko qu'il n'y avait pas d'air à respirer dans le monde virtuel, c'est pour cela qu'il n'avait jamais eu d'odeurs à percevoir. Cependant, ce que la japonaise et le samouraï venaient de découvrir bousculait encore tout ce qu'il avait cru connaître de Lyoko.

Les deux lyokoguerriers regardèrent un nouvel fois l'état du tronc d'arbre qu'Ulrich avait pris momentanément comme ''défouloir'', mais rien n'avait changé, de larges traces profondes lacéraient toujours le bois. Cette fois-ci, il n'y avait plus de doute à avoir. Le virtuel devenait bel et bien réel...

Il était temps de mettre les Einsteins restés sur Terre au courant de ce qu'ils avaient découvert. Yumi rétablit la communication avec Lyoko grâce à l'interface.
U : Jérémie, Aelita?
J : Ulrich? (regardant l'heure et se rendant compte qu'il aurait du prévenir cinq minutes plus tôt les virtualisés que leur pause était finie) Désolé, je vous avais un peu oublié et...
Y (le coupant, mais pour la bonne cause) : Jérémie, on ne vous contacte pas pour ça. Ici, on a encore un autre soucis sur les bras...
A (ayant rejoint Einstein à côté du pupitre, un peu anxieuse) : Qu'est-ce qui est arrivé?
Y (voulant rassuré sa meilleure amie) : Ne t'en fais pas Aelita, on n'est pas concerné par le problème. Mais je crois que vous devrez peut-être encore faire des analyses...
J : Sur quoi?
U : Sur l'environnement qui nous entoure...


Et les deux virtualisés leur racontèrent alors tout ce qui s'était passé : leur impression vis-à-vis de l'eau, leurs théories, les expériences... A la fin, les deux génies et Odd (venu rejoindre les benjamins de la bande près de l'ordinateur quantique au cours de la discussion) comprirent au vue des preuves qu'on leur donné que cela n'était pas une blague.
O : Et bien, d'abord vos corps qui récupèrent leurs caractéristiques terrestres, et maintenant les environnements virtuels qui deviennent peut-être réels, qu'est-ce qui va vous tombé dessus après?
A : Odd, s'il-te-plait, ne sois pas porte poisse!
J : En tout cas, vous avez raison Yumi et Ulrich, c'est vraiment pas normal que les territoires aient de telles réactions. Je vais lancer un scan pour voir la composition de ce qui vous entoure. Mais je ne vais prendre qu'un échantillon du territoire de la Forêt. S'il se passe vraiment quelque chose sur cette parcelle-là, alors logiquement il se passe la même chose pour le restant du monde virtuel...
A : Jérémie n'a pas tord, on va ainsi perdre moins de temps à attendre la réponse à toutes nos questions. Bon, en patientant, je pense que vous feriez mieux de continuer votre chemin vers votre prochaine tour. On vous donnera les résultats du scan quand on les aura.
Y : D'accord, à tout l'heure alors...

Puis Yumi termina la conversation en coupant la liaison.

Du côté du laboratoire, la bonne humeur après cette annonce n'était pas au rendez-vous.
J : Mais qu'est-ce qui s'est vraiment passé lors de leurs virtualisations bon sang?! On a eu le droit aux règles des avatars modifiées et voilà que les territoires prennent aussi les caractéristiques de leurs équivalents réels! Et le pire, c'est que rien de ces changements n'apparaissaient lors que la première analyse... Ce qui veut dire que la situation évolue continuellement sur Lyoko et qu'il pourra encore en avoir d'autres!
A (voyant qu'il était de plus en plus stressé) : Jérémie, calmes-toi... Cela ne sert à rien de paniquer. Et même si ce que tu viens de dire est vrai, alors Yumi et Ulrich s'en sortiraient, comme toujours!
O : La princesse a raison Einstein, tu n'y es pour rien si le système de Lyoko a été chamboulé, on ne savait pas les conséquences qu'il allaient y avoir en virtualisant Yumi! Et puis tu connais nos deux tourtereaux...
A (exaspérée et le remettant à sa place comme l'auraient fait leurs amis) : Odd, qu'est-ce qu'on t'a déjà dit à propos de ça!
O : Oui, bon, c'est comme tu veux Aelita... Nos ''deux amis'', ils sont têtus et arrivent toujours à s'extraire des pires situations possibles et inimaginables!
J : Je dois bien reconnaître que sur ce point tu as raison... Je vais lancer une analyse du plateau où se trouvaient Ulrich et Yumi, et on verra bien l'importance qu'à le changement des règles sur l'environnement de Lyoko...


A peine un quart d'heure plus tard (ce qui est beaucoup plus court que la durée (de plusieurs heures) de la première analyse), les résultats arrivaient enfin sur Terre. Et dès que ceux sur Terre les reçurent, ceux-ci contactèrent les virtualisés.
A : Yumi! Ulrich!
U & Y (pillant à l'appel de l'ancienne gardienne de Lyoko) : Oui?! Vous avez les résultats?!
A : On vient de les recevoir!
U : Alors, qu'est-ce que cela donne?
J : Vos impressions étaient bonnes. Les éléments ''naturelles'' se trouvant sur Lyoko retrouvent peu à peu leur composition terrestre. L'analyse a révélé la présence de différents composants chimiques tels que l'hydrogène ou le carbone sur l'échantillon de territoire que l'on avait choisi...
A : Le virtuel devient réel...
J : D'après le scan, à l'heure qu'il est, la composition est à peu près de soixante-quinze pourcents de particules virtuelles pour vingt-cinq pourcents de particules naturelles terrestre.
Y (ne comprenant pas la présence de l'expression) : Comment ça ''à l'heure qu'il est''?
A : Cette composition a de grandes chances d'évoluer avec le temps qui passe... Le pourcentage de ''naturel'' deviendrait alors sûrement de plus en plus grand.
J : Et c'est bien ça qui va nous préoccuper, comme on a aucune emprise sur le phénomène... Parce qu'on ne sait vraiment pas ce qui va arriver par la suite. Ulrich, Yumi, je préfère vous prévenir tout de suite, on croyait que le phénomène de changement de règles était fini quand apparaissaient les modifications. Sauf que l'on s'est planté... Maintenant que l'on sait que les changements sur l'environnement qui vous entoure et sur vos corps virtuels sont en perpétuel modification, je veux vous prévenir que cette situation n'est pas prête de changer! Alors soyez bien sur vos gardes et faites attention aux caractéristiques terrestres que vos corps retrouveront encore, cela pourra peut-être vous aider, comme cela pourrait aussi mettre votre vie en péril...


Cette dernière phrase fit froid dans le dos d'Ulrich et de Yumi, mais au moins elle avait le mérite d'avoir été claire! Les modifications qu'il y avait pouvaient leur être une bénédiction et une aide pour la suite, comme un poids qui les ralentirait dans leur quête, voir même pire : la chose qui les mènerait à la mort...


C'est terminé pour cette nuit. J'espère que ça vous a plu. Comme je l'ai annoncé avant le chapitre, le prochain chapitre (qui avait été annoncé dans la liste des titres que j'ai donné à l'occasion de l'anniversaire du sujet) a été supprimé et a en quelque sorte fusionné avec le chapitre 62. Ce qui fait que le prochain chapitre sera ''Reprendre tout à zéro pour les nouveaux arrivants...'' et sera avec Héléna à Kadic (et ça fait bien longtemps que je n'ai pas écrit à propos d'elle) Bonne nuit à tous!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 27 Aoû 2013, 23:53

Bonsoir tout le monde, cela faisait bien longtemps que je ne suis pas venue ici pour poster (mais bon, je n'ai pas encore battu mon record alors c'est bon^^). Je vous apporte aujourd'hui le dernier chapitre en date de ''Comédie Musicale''. Normalement, il y aurait du en avoir deux d'un coup, mais je n'ai pas eu le temps de terminer et de relire le suivant, alors ce sera pour plus tard. Dans la suite d'aujourd'hui, comme je vous l'avais dit dans mon dernier message, nous retournons à Kadic J'ai surtout focalisé l'histoire sur le ressenti d'Héléna de la situation et les aléas de son moral. mais j'ai aussi intégré une fois encore les pensées d'autres personnages. De plus, vous allez aussi découvrir les ''coulisses'' de la comédie musicale parce que j'ai fait intervenir tous les membres du spectacle... (enlevez vous aussi mentalement le nom de Pauline Flarin du spectacle, j'ai fait de mauvais calculs à un moment et elle ne doit pas apparaitre - et je ne peux pas éditer le message du chapitre en question)


Chapitre 63: Reprendre tout à zéro pour les nouveaux arrivants...
Séparons nous quelques temps de nos lyokoguerriers et remontons un peu dans le temps pour voir ce qui s'était passé depuis la matinée du côté de Kadic et de la metteuse en scène amatrice.

Héléna, suite à une nouvelle nuit sans dormir, avait ''commencé'' sa journée à la sonnerie du réveil... ou plutôt, juste avant que l'alarme ne se mette en marche. Héléna, n'ayant pas réussi à fermer l'œil de la nuit, avait regardé les minutes s'écouler petit à petit sur le réveil et s'était finalement dit que quelques minutes en avance sur les autres ne lui feraient pas de mal. Elle put alors profiter des douches calmement, sans l'effervescence qu'il y avait habituellement le matin dans la salle d'eau.

Le silence, qui régnait à l'étage des filles fut donc brisé à plusieurs reprises, chaque fois qu'Héléna venait à tirer de l'eau. Quand elle eut enfin fini de faire sa toilette, elle entendit au loin diverses sonneries, signe de l'heure officielle de réveil des internes était arrivée, au grand dam de certains de ceux-ci.^^

Héléna sortit de la salle de bains des filles alors que les premières de ses camarades (qui n'ont pas la même habitude qu'Odd de traîner au lit^^) arrivaient pour prendre elles aussi leur douche. Celles-ci croisèrent notre jeune rousse et furent surprises de la voir déjà revenir. Toutes se demandaient comme elle avait fait pour être aussi rapide alors que les réveils venaient à peine de sonner. Mais elle oublièrent vite toutes ses questions pour s'affairer à faire leurs toilettes.

La jeune metteuse en scène retourna directement dans la chambre qui était à l'origine seulement aux journalistes de Kadic. Héléna ouvrit la porte en essayant de ne pas la faire grincer, ne savant pas si les deux cinquièmes étaient encore endormies.
Tamia (déjà debout, mais subissant encore un peu les effets du sommeil) : Oh Héléna, t'étais déjà levée?! On a été étonné de trouver ton lit vide lorsque le réveil a sonné...
H : Désolé, je reviens des douches...
Milly (se frottant les yeux pour bien se réveiller) : Comment est-ce que tu as fait? Il est à peine six heures quarante!
H : Je me suis réveillée un peu avant l'heure de réveil du dortoir. (mentant pour ne pas inquiéter les jeunes collégiennes avec son insomnie) Je me suis dit que cela ne valait pas la peine que je me rendorme pour quelques minutes donc je me suis levée et j'y suis allée...
Tamia (ayant pris sa trousse où se trouvait ses affaires) : Bon, puisque tu es déjà lavée, on va te laisser pour nous y aller... Tu viens Milly?


La petite rousse suivit sa meilleure amie vers les douches et ferma la porte derrière elle. A peine la porte fut-elle close qu'Héléna poussa un soupir. Combien de temps est-ce qu'elle tiendrait comme ça à mentir à tout ceux qui l'entouraient? Bien sûr, elle ne leur mentait pas à propos de quelque chose concernant ses meilleurs amis (malgré le fait qu'elle ''cache'' seulement un partie de la vérité), mais elle n'était pas sincère quand cela la concernait elle. Elle ne voulait inquiéter personne sur son état de santé, mais des signes faisaient leur apparition.

En effet, elle alla chercher son miroir de poche dans sa valise et ses craintes se confirmèrent. De larges cernes et des poches sous les yeux étaient apparues, comme la veille, voir même plus visibles. Elle n'avait pas le choix une fois de plus : elle devait avoir encore recours au maquillage. Héléna n'aimait pas trop se maquiller, cependant, elle appréciait quand même en mettre un peu tous les jours. Principalement pour mettre en valeur ses yeux, avec l'espoir qu'un certain blond (Est-ce utile que je le renomme? Je pense que vous savez tous maintenant qui a volé le cœur de la passionnée de Littérature) vienne à remarquer cela et à ne plus la voir que comme une simple amie. Sauf que le stratagème n'avait jamais vraiment marché, au grand désespoir de la jeune fille.

Sauf que là, il n'était pas vraiment question d'en mettre un peu, mais d'en ''appliquer'' une certaine couche pour que ses traits tirés et toutes les marques de fatigue ne soient plus visibles.
H : *Bon, puisque c'est pour une bonne cause... Je n'ai vraiment pas envie que quelqu'un vienne à s'en faire pour moi!*

Mais elle se dit que le maquillage attendrait. Avant, elle devait s'habiller. En effet, elle était revenue de la salle de bains en peignoir, pas vraiment une tenue pour aller en cours!^^ Heureusement pour elle, Tamia et Milly n'avaient pas remarqué les vêtements de la veille (qu'elle avait aussi porté pendant la nuit) dans ses mains un peu plus tôt. Si ces petites camarades avaient fait plus attention et lui avaient demandé pourquoi elle revenait avec des vêtements et non un pyjama à la main, elle aurait été bien embêté.

Elle regarda dans sa valise ce qu'elle avait. Elle finit par choisir une tenue qu'elle n'avait encore jamais porté à Kadic, mais elle se dit que cela la réconforterait pendant la nouvelle journée qui s'annonçait et qu'elle allait devoir une fois de plus affronter toute seule. Elle avait pris une tunique violette (on se demande bien à qui elle pensait en la choisissant?^^), accompagnée d'un legging imitation jean et d'une paire de ballerines.

Puis elle s'attela au maquillage. Elle bloqua debout son miroir pour qu'il tienne debout sur l'un des deux bureaux de la pièce et se mit devant, assise à genoux sur son lit. Cinq minutes plus tard, sa séance ''effacer au mieux toutes traces de fatigue'' était finie. Elle avait tout misé sur le fond de teint pour faire disparaître ses cernes et ses poches sous les yeux, sachant très bien que maquiller ses yeux n'aurait fait qu'empirer son problème...

Elle jeta un dernier coup d'œil à son reflet dans le miroir. Elle aurait préféré se ''faire une beauté'' pour Odd et non pour cacher sa faiblesse psychologique. Elle lâcha un soupir puis se reprit. La vie devait continuer malgré la disparition de ses amis, et elle ne devait pas se laisser aller comme lui avait demandé le blond excentrique dans sa lettre. Elle pouvait au moins faire cela pour lui...

Son regard se posa alors sur une pile de cahiers et de manuels au pied de son lit. C'était les affaires que Priscilla lui avait passées la veille au soir. Héléna se dit qu'elle pouvait tout lui rendre, puisqu'elle avait déjà recopié tout ce que Yumi aurait besoin. Elle regarda son réveil : six heures cinquante. Elle avait largement le temps de passer dans la chambre de la camarade de son amie pour lui redonner ses livres avant l'ouverture du self, malgré le fait qu'elle n'ait toujours pas très faim.

La jeune rousse mit son sac de cours sur son épaule puis prit, à bout de bras, toutes les affaires de la seconde. Heureusement pour elle, Milly et Tamia revinrent à ce moment-là de leurs douches, et c'est elles qui ouvrirent puis refermèrent la porte à sa place, Héléna ne pouvant pas à la fois tenir les affaires de cours et bouger la porte.

La jeune metteuse en scène se dirigea tout de suite vers la chambre qu'elle avait déjà ''visité'' la veille. Arrivée devant la porte de celle-ci, Héléna dut se résoudre à poser à terre les affaires pour pouvoir cette fois-ci utiliser une des ses mains pour toquer. C'est Maïtena (qui est en fait la colocataire de Priscilla) qui entrouvrit la porte pour voir qui c'était.
Maïtena : Oui? (se rendant compte de qui c'était) Oh, c'est toi Héléna?! Est-ce que je peux t'aider?
H : Je suis venue rendre des affaires à Priscilla...
Maïtena : OK, je la préviens (elle passa la tête derrière la porte et adressa quelques mots à sa camarade de chambre, puis revint vers Héléna) Elle arrive. (se savant pas comment s'y prendre et semblant hésiter) Au fait, est-ce que tu as des nouvelles... de tes amis?
H (baissant la tête) : Non, toujours pas...
Priscilla (arrivant et ouvrant en grand la porte) : Maï... Je t'avais dit que cela ne se faisait pas... (s'apercevant bien de la triste mine de la rousse) Désolé...
H : Non, cela ne fait rien. De toute façon, je vais m'arranger pour demander des nouvelles au principal avant cet après-midi pour mettre toute la troupe au courant durant la réunion.
Maïtena : D'accord, bon, à cet après-midi alors. Je vous laisse toute les deux, je n'ai pas fini de me préparer... (elle rentra dans la chambre)
Priscilla : Maïtena est aussi perfectionniste sur à son apparence vestimentaire que toi avec les affaires de la comédie musicale...^^
H (la seconde ayant réussi à lui décrocher un petit sourire) : C'est une manie que j'ai toujours eu malgré toutes mes tentatives de m'en débarrasser...^^
Priscilla : En tout cas, cela porte ses fruits pour le spectacle, alors ça nous arrange.^^ (voyant ses affaires de cours dans les bras d'Héléna) Tu me rapportes mes cours?
H : Oui, et tous, j'ai eu le temps de tout prendre.
Priscilla : Comment tu as fait pour tout recopier?! Je t'ai donné mes affaires que hier?!
H (se rendant compte qu'elle s'était grillée elle-même et dut mentir pour cacher la vérité) : En fait, je n'ai pas tout recopier. J'ai préféré prendre en photos les pages que je n'ai pas pu faire et tout te rendre. Je referais les pages manuscrits à partir des clichés que j'ai pris...
Priscilla (reprenant ses affaires) : C'est comme tu veux...
H : Par contre, est-ce que l'on pourra faire aussi pareil pour aujourd'hui?
Priscilla : Oui, pas de soucis. Ça te va si je te les apporte pour la réunion?
H : Aucun problème. Bon, je vais te laisser.
Priscilla : D'accord. A cet aprèm Héléna.
H : OK. (parlant du lieu de la répétition) Toujours au même endroit et à la même heure.

Et la jeune metteuse en scène partit pendant que sa camarade d'un an de plus qu'elle refermait sa porte.

Héléna sortit du bâtiment de l'internat et se rendit tout de suite au réfectoire. Il n'était pas encore sept heures et celui-ci venait à peine d'ouvrir. Néanmoins, cela ne dérangea pas du tout la jeune fille et cela l'arrangea plutôt : il n'y avait pas encore grand monde et ainsi, peu de personne était là à l'épier, ce qui était la fâcheuse habitude de bien de ses camardes de Kadic depuis l'avant-veille.

Héléna ne prit pas la peine de se prendre un plateau, sachant très bien que le peu de ce qu'elle prendrait pour manger tiendrait dans sa main. Elle passa alors devant Rosa et lui fit un maigre sourire pour paraitre de bonne humeur.
H : Bonjour Rosa.
Rosa (voyant à travers cette fausse mine joyeuse) : Bonjour Héléna, ça va? Tu n'as pas l'air dans ton assiette...
H (comprenant bien la cuisinière l'avait démasquée) : Non, pas trop. Mais je fais avec...
Rosa (étant au courant de la disparition des anciens lyokoguerriers depuis la réunion de la veille de toute l'équipe qui travaille à Kadic) : C'est à cause des autres je suppose?
H (affichant un petite moue) : C'est ça...
Rosa (essayant de lui redonner du baume au cœur) : Allez, tu iras beaucoup mieux après un bon petit déjeuner!
H : Non, désolé Rosa. Je n'ai pas trop faim. Je vais juste prendre une brique de jus d'orange et une barre de céréales. (se servant)
Rosa : Tu es sûre que tu tiendras le coup avec que ça dans le ventre?! J'ai déjà remarqué que tu ne mangeais pas beaucoup depuis plusieurs jours...
H : C'est juste que j'ai la boule au ventre à cause des derniers événements, et je suis incapable d' avaler un repas en entier.
Rosa : Tu es certaine que tu ne veux rien d'autre?
H : Non, c'est bon, je pense que ça ira...
Rosa (insistant, se révélant têtue) : Prends au moins ce croissant s'il-te-plait... (lui prenant la main et lui mettant la viennoiserie dedans) Juste au cas où... Ou fais-le au moins pour me rassurer. Depuis que mon petit Odd est parti, j'ai l'impression d'avoir toujours trop de restes à la fin de chaque repas...


Héléna comprit que Rosa aussi était touchée d'une certaine manière par la disparition des lyokoguerriers. Et plus particulièrement de celle d'Odd, avec qui elle avait au fil du temps développé une certaine complicité. Après tout, Odd s'était très bien entendu avec la cuisinière depuis son arrivée à Kadic. La rousse avait eu de nombreuses fois l'occasion d'être témoin de cela, de plus qu'Odd lui en avait même parlé avant, lors de leur correspondance.
H (acceptant pour faire plaisir à la cuisinière) : D'accord...
Rosa : Au moins, ce croissant là, je suis sûr que tu ne te le feras pas piquer par Odd!^^
H (étonné que l'employé de cuisine sache ça) : Comment... Comment êtes-vous au courant de cela?!
Rosa (un petit sourire mystérieux) : Disons que j'ai eu le temps de connaître toutes les habitudes d'Odd depuis son arrivée... Je n'ai peut-être jamais trouvé ce qui le rassasierait, mais sa manie de voler ou de finir les plats des autres ne m'a pas été longtemps étrangère...
H (affichant enfin pour de vrai une esquisse de sourire) : Je dois bien reconnaître que j'ai arrêté de compter les fois où il a fait ça à l'un de notre bande...^^
Rosa : Je sais que tu ne retrouveras pas le moral en cinq minutes, mais le véritable sourire que je viens t'apercevoir me dit que tu es sur la bonne voie...
H : Merci Rosa. Par contre, est-ce que je peux vous demandez un service? Je sais que normalement tout le monde doit manger son repas dans le réfectoire, mais je n'aurai pas beaucoup de temps à midi, alors est-ce qu'il vous serait possible de me préparer un encas que je puisse manger ailleurs?...
Rosa (baissant un peu la voix, pour n'être entendu que de la jeune fille) : Puisque tu le demandes aussi gentiment, et puisque tu es l'une des meilleures amie de mon petit Odd, je vais faire abstraction des règles pour une fois...
H (tout aussi bas que la cuisinière) : Merci. Bon, à tout à l'heure alors...(commençant à partir)
Rosa : A midi... ma petite Héléna.


Ce surnom brisa le cœur de la collégienne et en même temps lui apporta du baume au cœur. Celui-ci était inspiré du surnom que Rosa donnait à Odd qui lui manquait énormément, mais il savait aussi lui rappeler qu'il y aurait toujours quelqu'un à qui elle pourrait se confier, ou même simplement discuter.

Héléna sortit du self alors que l'afflux de ses camarades internes commençait à devenir de plus en plus importants vers les deux préfabriqués de Kadic. La jeune rousse se dit que déjeuner en pleine milieu de la cour n'était pas du tout une bonne idée et continua son chemin jusqu'à la forêt. En se rendant compte d'où elle se trouvait, des paroles de ses amis lui revinrent à l'esprit. Et toutes disaient à peu près la même chose ''quand quelqu'un ne va pas bien dans la bande, ne cherche pas loin, vas dans les bois''. Et elle se retrouvait elle aussi là, cherchant aussi des réponses à ses questions.

Néanmoins, elle s'aperçut que c'était aussi la première fois (hors sa petite escapade nocturne du lundi) qu'elle revenait dans le bois : dans le lieu où elle avait vu pour la dernière fois ses amis... Et elle fut contente de voir qu'elle avait bien supporter la chose. Elle commença à petit-déjeuner tout en se baladant dans les bois, s'y enfonçant de plus en plus sans s'en rendre compte, car elle s'était perdue dans ses pensées...

Elle ne revint dans la réalité que lorsque des éclats de voix qui parvinrent à ses oreilles. Elle se cacha derrière le premier arbre qu'elle vit, puis passa discrètement la tête pour voir d'où venaient les voix. Et c'est là qu'elle vit... des uniformes bleus nuits. Elle se recacha très vite, n'ayant pas envie d'être découverte.
H : *Décidément. Où que j'aille, je tombe sur des policiers. Je vais finir par croire que je n'ai vraiment pas de chance et que je vais toujours à l'endroit où je m'attirerai toujours le plus d'ennuis...*

Héléna décida de rester cependant où elle se trouvait pour écouter ce que les policiers disaient, juste de quoi se mettre au courant des dernières nouvelles. Grâce à cela, elle apprit que rien n'avait vraiment avancé dans l'affaire. Le reste de la bande était toujours introuvable et personne n'avait reçu de nouvelles d'eux. Elle eut aussi connaissance des recherches qui se faisaient dans les bois : après avoir fouillé le parc qui était dans l'enceinte de Kadic, les inspecteurs avaient décidé de continuer dans le reste de la forêt, et cette fois-ci accompagnés d'un équipe avec des chiens renifleurs, qui arriverait un peu plus tard dans la matinée.

Après en avoir assez entendu, Héléna se dit qu'il était préférable qu'elle ne reste pas là, à attendre de se faire surprendre. Elle s'éloigna alors sur la pointe des pieds, espérant qu'elle ne ferait pas de gaffes qui révélerait sa présence. Heureusement pour elle, elle parvint sans problèmes à rejoindre les bois se trouvant juste à côté de la cour de récréation nord. Mais elle ne voulait pas rejoindre ses camarades. Plus tard elle serait en compagnie de ceux-ci, mieux cela serait.

Elle s'arrêta à dix mètres de la cour et se laissa glisser le long d'un arbre qui se trouvait derrière elle. Elle se retrouva assise et enleva son sac en bandoulière. Elle voulait juste profiter de la sérénité environnante régnant dans les bois avant d'affronter la vie en communauté, ce qu'elle détestait plus que tout depuis le départ de ses amis.

Elle se rendit compte alors qu'elle allait un peu mieux. Elle n'avait toujours pas retrouvé son moral d'acier habituel, mais elle n'était pas tombée dans le gouffre du désespoir. Et elle savait que cela n'était dû qu'à une raison se résumant en trois lettres : ODD. Depuis qu'elle avait cru le voir durant la nuit précédente, son cœur avait repris un regain d'espoir. Même si rien ne pouvait lui confirmer que c'était bien Odd qui avait été présent dans la cour, elle savait que tout allait bien si lui allait bien...

Toutefois, elle ne voyait pas pourquoi il serait revenu la nuit. Oui, c'était certainement pour ne pas se faire voir, mais pourquoi cela, pourquoi retourner à Kadic comme un voleur? Et pourquoi aurait-il été tout seul, sans les autres? De même que la personne qu'elle avait prise pour Odd avait tout fait pour ne pas se faire attraper par les policiers qui faisaient des rondes. Héléna connaissait bien Odd pour savoir que dans une telle situation, il n'aurait pas cherché à se cacher et à prendre des risques inutiles pour ne pas ne pas se faire attraper. (Note de l'auteur : Si notre chère Héléna avait su tout ce qu'il aurait capable de prendre comme risques...)

Héléna se dit que quelque chose clochait : soit elle n'avait rien compris à la situation qui s'était déroulé sous ses yeux la nuit précédente, soit il lui manquait une pièce du puzzle... Et comme elle ne doutait pas de ce qu'elle avait vu, elle ne connaissait pas encore un fait dans l'histoire qui faisait que tout ne concordait pas...

Notre jeune collégienne fut sortie de ses pensées par la sonnerie du début des cours. S'apercevant qu'elle se trouvait encore à l'orée de la forêt, elle prit son sac et partit au plus vite vers les bâtiments. Elle avait en première heure Mathématiques et la salle où elle avait cours n'était pas toute proche. Elle arriva juste à temps, les premiers élèves de sa classe commençant juste à rentrer dans la classe de Madame Meyer.

Puis les ennuis arrivèrent pour la jeune fille : les regards peu cachés mais incessants de ses camarades, la solitude de se retrouver une nouvelle fois toute seule à une table durant un cours... La sérénité qu'elle avait réussi à avoir un peu plus tôt dans les bois s'était déjà envolée... Elle finit par pousser un soupir et recommença le même rituel que la veille : se focaliser sur le professeur et son enseignement, sans oublier se ''créer'' une bulle de calme qui l'empêcherait de craquer sous la pression.

Le cours de Mathématiques parut à Héléna aussi long qu'une journée entière, et ce fut pareil pour la leçon d'anglais qui la suivie. Heureusement que sa classe devait faire une compréhension de l'oral, sinon elle n'aurait pas eu le courage de faire de l'interaction. A l'inter-cours de dix heures, Héléna se trouva un coin qui était presque assez calme, mais elle s'en contenta. Et dès que la sonnerie retentit, elle fut la première à rentrer dans la salle de Français. Même si elle allait y passer deux heures de suite non-stop, mieux valait une salle de classe que la cours de récréation bruyante et devenue trop oppressante pour la jeune fille.

Le début de la double-heure de cours commença par une étude de plusieurs extraits de poésie. Héléna, pourtant passionnée par tout ce qui touchait à la Littérature, n'eut pourtant pas la petite étincelle dans les yeux qui signifiait qu'elle était un minimum heureuse. Elle écoutait la leçon parce qu'elle était toujours assidue, et parce qu'elle l'avait promis à Odd, mais elle n'avait pas le plaisir qu'elle avait normalement de suivre les cours de Français. Et la professeur, qui avait l'habitude de voir toujours Héléna attentive à chaque paroles qu'elle disait, s'aperçut bien vite que la jeune fille n'était pas dans son état normal.

Et la suite de cours ne s'arrangea pas, que ce soit pour Héléna qui avait de plus en plus de mal à supporter l'atmosphère de sa classe, ou la professeur. En effet, celle-ci avait de plus en plus de mal à attirer l'attention de ses élèves sur l'enseignement qu'elle voulait leur apporter. Les camarades d'Héléna étaient soit dissipés, soit à s'amuser discrètement (mais pas encore assez pour ne pas être repérés par l'enseignante), et quand ce n'était pas un de ses deux cas, leurs regards montraient clairement que leurs pensées n'étaient pas tournés vers la leçon ; ou bien, et c'est le pire pour Héléna, épiaient la jeune rousse et discutaient encore et toujours à son sujet.

D'où elle se trouvait, leur professeur regarda désespérée le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Elle avait déjà de nombreuses années d'expériences d'enseignement derrière elle, mais c'était bien la première fois qu'elle se retrouvait avec une classe aussi agitée. Jamais encore elle n'avait vu ça et se demanda bien qu'est-ce qui leur prenait. Son regard finit par se poser sur la seule personne calme parmi ses élèves : Héléna.

Et là, l'enseignante se rendit compte qu'elle se plaignait seulement à cause d'élèves bruyants alors que l'apprentie metteuse en scène devait sûrement vivre les pires jours qu'elle ait déjà vécus. Des adolescents turbulents, la professeur avait affaire à eux tous les jours, mais voir ses amis disparaitre sans rien dire et sans donner de nouvelles, cela n'arrive pas à tout le monde tous les jours...

Le regard de la professeur se reporta sur l'ensemble de la classe de troisième. Une classe en petit comité, avec cinq élèves en moins... Deux surdoués, un dormeur professionnel (^^), un jeune rêveur mais qui s'accrochait pour suivre les cours, et une petite star de l'école manquaient à l'appel. Un fait qui ne pouvait que se remarquer. Quelque chose avait été enlevé à la classe de collégiens. Et c'était cela qui sautait aux yeux. La professeur comprit alors ce que son élève rousse pouvait ressentir : un grand vide, non pas à l'échelle de la classe, mais à celle de sa vie et de son cercle d'amis.... Un immense gouffre qui ne demandait qu'à retrouver la matière qu'on lui avait prise pour le remplir de nouveau.

L'enseignante prit alors une décision : cela n'était pas dans ses habitudes de punir ses élèves par un travail écrit, mais ils venaient de dépasser les limites qui ne fallait pas dépasser. De plus qu'elle était presque sûre que cela serait aussi bénéfique pour Héléna. La professeur prit la règle en bois qui trainait sur son bureau, puis donna un coup sonore avec l'appareil de mesure.
Prof : Silence!!! Taisez-vous!
Instantanément, les élèves se turent et tous les regards se tournèrent vers l'enseignante. Ils étaient étonnés de voir celle-ci sortir de ses joncs, c'était la première fois qu'ils la voyaient comme ça. Tous se rassirent alors normalement, ou repositionnèrent correctement leurs affaires sur leur tables, pour paraître sérieux et ainsi irréprochables. On aurait pu entendre une mouche voler...
Prof (reprenant un air calme, mais étant près à tout moment d'utiliser de son autorité s'il le fallait) : Bon, puisque je vois que ce que je vous raconte sur Prévert, Rimbaud et d'autres poètes célèbres n'a pas l'air de beaucoup vous intéresser, je vais arrêter mon cours sur la poésie pour aujourd'hui et on va faire autre chose... Pourquoi pas une rédaction par exemple?


La professeur vit alors beaucoup de yeux se lever au ciel et entendit plusieurs soupirs, comme elle s'y attendait.
Prof (mettant ses mains sur ses hanches) : Attendez au moins de savoir ce que je vais vous demander de faire avant de vous dire que ça va être difficile... (attendant que tous les regards se soient posés sur elle pour continuer) Je sais que votre classe passe une mauvaise période en ce moment, vous n'êtes plus au complet et certains pensent qu'il n'y a des choses qui n'ont pas été dites... (petit regard vers les ''pipelettes'' d'un peu plus tôt et vers la concernée des discussions) Et la décision de ne pas vous obliger à aller voir le psychologue scolaire pour en parler m'a déconcertée...
Elle fit une pause pour vérifier que ses paroles avaient bien de l'effet sur les collégiens.
Prof : Seulement, je ne sais pas si c'est la disparition de quatre de vos camarades y est pour quelque chose, mais je trouve inconcevable que vous soyez aussi inattentifs! Au lieu de cela, j'aurai pensé que vous soyez un peu plus compatissant envers celle qui a été touchée le plus par le départ de Jérémie, d'Odd d'Ulrich et d'Aelita. (petit regard de nouveau vers Héléna) C'est pourquoi je vous demande de rédiger un texte sur l'importance des êtres chers à nos côtés et à l'impact que peut avoir la disparition d'un ou de plusieurs de ceux-ci. Vous n'êtes pas obligé de vous inspirer de ce qui arrive cette semaine dans votre classe, vous pouvez trouver des idées ailleurs. Tout ce que je souhaite, c'est d'écrire cette rédaction dans le calme... Vous avez jusqu'à la pause déjeuner!
Devant l'air de leur professeur qui leur signifiait que ce n'était pas une blague, toute la classe de troisième finit par prendre des copies et se mettre au travail...

Un peu plus tard. La sonnerie de midi venait de retentir...
Les élèves de troisième sortirent petit à petit de la salle de classe, déposant au passage leur devoir sur le bureau de leur professeur. Celle-ci, relevant la tête après avoir corrigé un autre paquet de copies pendant que ses élèves de troisième composaient leurs rédactions, ne fut pas surprise de voir qu'une dernière personne était encore plongée dans son travail. Notre chère Héléna planchait toujours sur sa copie et ne semblait pas avoir entendu que c'était la fin du cours

Sa professeur descendit de son estrade où elle se trouvait et vint se placer à côté d'elle.
Prof : Mademoiselle Lisoin. Il est midi, le cours est fini...
H (termina d'écrire une phrase) : Je sais, j'ai entendu la sonnerie. Je finissais juste ce que j'avais à écrire. (une larme coula le long de sa joue et tomba sur sa copie, créant une tache bleutée au contact de l'encre) Je suis désolée s'il y a des bavure sur ma copie... Je n'ai pas su retenu quelques larmes Madame...
Prof : Cela ne fait rien Héléna. En fait, c'était plutôt le but que je souhaitais à cet exercice, en plus de calmer tes camarades.^^ Vous aviez besoin de sortir ce que vous aviez sur le cœur et vous venez de le faire en rédigeant votre texte. Et vos larmes prouvent bien que vous vous êtes extériorisée sans retenue...


Héléna se sentit alors honteuse, c'était la première fois depuis le début de la semaine qu'elle craquait devant quelqu'un et elle n'arrivait pas calmer le flot de ses larmes.
H : Excusez-moi si vous m'avez vu comme ça... Normalement, je tiens le coup, mais là, je crois que la rédaction a fait s'effondrer ce qui m'aidait à tenir... (tirant sur une des ses manches pour essuyer ensuite ses joues)
Prof : Je pense surtout que vous vouliez vous confier. D'après mes collègues, vous ne vous êtes pas confiée à quelqu'un depuis que vos amis sont partis. Je me suis doutée qu'il vous fallait un autre moyen pour soulager votre cœur... En tout cas, ne vous inquiétez pas, je regarderai les copies de vos camarades, mais je ne lirai pas la vôtre, car je suis certaine qu'elle vous est plutôt personnelle...
H : Non. (voyant l'air étonné de sa professeur) Vous pouvez la lire Madame, cela ne me dérange pas du tout. Et puis, d'une certaine manière, je me serais ainsi confiée à quelqu'un... (esquivant un essai de sourire)
Prof : En tout cas Mademoiselle, je vous trouve extrêmement courageuse de garder la tête haute et le moral avec la disparition de vos amis... Beaucoup de personnes n'auraient pas tenu le coup et seraient effondrés...
H (baissant un peu la tête) : Vous savez Madame, ce n'est pas parce que je ne le montre pas que je ne le suis pas. J'essaye juste d'oublier ce fait et de me focaliser sur autre chose...
Prof (s'étant bien avant aperçu de cela) : Et c'est bien pour cela que je vous admire... (prenant la copie sur la table) Bon, rangez vos affaires et allez manger...

Héléna mit son cahier et sa trousse dans son sac, puis partit de la classe. Mais juste avant de passer le pas de la porte, elle se retourna et adressa quelques derniers mots à l'enseignante.
H : Merci Madame. Merci d'avoir donné cette rédaction un peu pour moi...
Prof : Mais de rien Héléna. (lui offrant un sourire réconfortant) Les professeurs sont aussi là pour aider les élèves quand ceux-ci en ont besoin...


Puis la jeune metteuse en scène sortit complétement de la salle et partit en direction du réfectoire. A peine était-elle entrée dans le préfabriqué qu'elle fut discrètement accoster par Monsieur Lagrange.
M. Lagrange : Mademoiselle Lisoin?
H (se retournant pour faire face à l'employé d'entretien) : Oui Monsieur?...
M. Lagrange (lui tendant une sac en papier assez grand de couleur brune, tout en faisant attention à ce qui ne soit pas trop vu par les autres élèves) : Alors tenez Mademoiselle... Rosa m'a demandé de vous passez votre repas. Cela aurait poser des problèmes si elle vous l'avait passé dans la file avec tout le monde autour, alors elle m'a demandé de vous le passer...
H : D'accord. Vous pourrez lui dire merci de ma part en attendant que je puisse le faire moi-même?
M. Lagrange : Pas de soucis, je le ferai...
H : Merci, et à vous aussi.
M. Lagrange : Mais de rien Mademoiselle. Et bonne appétit!

Héléna le remercia une fois de plus puis ressortir du self, n'ayant plus rien à y faire. Elle partit alors en direction du bâtiment administratif. Elle passa alors par le couloir couvert qui relie la bâtisse de l'administration et le reste des bâtiments.

Seulement, alors qu'elle venait d'ouvrir la porte entrer, à ses oreilles parvint des voix familières.
? : En tout cas, je peux vous dire que dès que notre fils reviendra, il entendra parler du pays! C'est la première fois qu'il ose ainsi disparaître sans laisser de nouvelles!
? : Chéri, si te plait, sois indulgent... Il n'a pas été seul à partir d'un coup. Tu as entendu les raisons de son départ et puis il avait ses amis avec lui...
? : Et bien parlons-en de ses amis, c'est encore eux qui l'attirent dans les problèmes! On l'avait pourtant bien prévu que s'il faisait encore quelque chose de répréhensible, il en subirait les conséquences...
? : Chéri! Au lieu de penser à comment tu le puniras, tu ferrais bien de t'inquiéter pour plutôt savoir où il se trouve à l'heure actuel...

De nouvelles personnes, elles aussi connues d'Héléna, firent leur apparition dans le hall du bâtiment.
? : Ne vous en faites pas Monsieur et Madame Stern. Nous ferrons tout ce qui est en notre pouvoir pour les retrouver le plus rapidement possible...
(Note de l'auteur : Qui n'avait pas deviner que c'était les parents du brun?^^)
Mme Stern : Merci Monsieur l'inspecteur... Pour tout. (versant quelques larmes en s'apitoyant sur ce qui pouvait arriver à son fils) Oh mon petit garçon, où es-tu?...
(Note de l'auteur : Et oui, les inspecteurs sont aussi présents
Inspecteur Jaliqun : Mais de rien Madame, c'est notre travail.
Mme Stern : Nous allons y aller, contactez-nous si vous avez du nouveau... (donnant un coup dans les hanches de son mari pour qu'il reste au moins poli)
M. Stern : Euh oui, au revoir...
Inspecteur Jaliqun : De tout manière, nous aussi nous allons y aller. Rinon, Beaugois, rentrons au commissariat le temps de la pause déjeuner, nous reviendrons cet après-midi pour les autres parents.
M. Delmas (qui était arrivé en même temps que les trois policiers) : Je vais tous vous raccompagnez dehors si vous le voulez bien, messieurs et mesdames...


Et tous les adultes sortirent du hall par l'autre sortie, celle Est, du bâtiment. Ayant attendue quelques instants pour être sûre qu'ils ne reviendraient pas dans le hall, Héléna ouvrit la porte et se faufila dans celui-ci. Elle avait presque atteint la porte qui donnait sur l'autre hall de la bâtisse (cf: Mauvaises Ondes, celui où Odd s'était caché dans l'escalier avant la projection de son court-métrage) où se trouvait la porte l'entrée de la la salle de répétition. Tout à coup, le principal rentra dans le hall et la vit.
M. Delmas : Héléna? Vous êtes là?
H (grillée) : Oui... Je vais dans la salle polyvalente. Je suis arrivée alors que vous terminiez de parler avec les inspecteurs et aux parents d'Ulrich, j'ai préféré attendre, je ne voulais pas vous déranger...
M. Delmas : Cela n'aurait rien fait... Vous auriez pu passez sans problème...
H : Je ne l'aurais quand même pas fait, question de politesse... Et puis, je n'avais pas très envie de croiser les parents de mon ami...
M. Delmas (comprenant la raison de cela) : Vous ne vouliez pas avoir affaire à eux en tant que seule non-disparue de la bande, je suppose?...
H : Oui. Je n'ai pas envie de me retrouver face à eux et ne pas pouvoir leur dire que tout va bien et que je sais où sont mes amis. Je ne sais pas où ils se trouvent et j'aimerais le savoir, au moins pour pouvoir rassurer tout ceux qui s'inquiète pour eux...
M. Delmas (posant une main réconfortante sur l'épaule de la jeune fille) : Et on ne vous en voudra jamais d'ignorer le lieu où ils sont et c'est comme ça... Sinon, nous aurions aussi besoin de votre aide Héléna. Ni les inspecteurs, ni Madame Weber ont réussi à avoir au téléphone les parents de Mademoiselle Stones... Elle ne vous aurait pas donné par hasard, comme vous êtes sa colocataire un autre numéro pour les contacter s'il lui arrivait un soucis?
H (désolée de ne pas pouvoir une fois de plus aidé les adultes) : Non...
M. Delmas : Cela ne fait rien, on va bien réussir à les contacter d'une autre manière... Par contre, je vous conseillerais de ne pas trop trainer dans le coin cet après-midi, les parents de Jérémie et d'Odd viennent à leur tour, alors si vous ne voulez pas les croiser...
H (faisant comme si elle n'avait pas écouter aux portes un peu plus tôt) : Merci de me prévenir Monsieur... De toute manière, je vais passer presque toute l'après-midi dans la salle de répétition.


Le père de Sissi se dit que cela arrangeait bien la jeune fille. Puis, se souvenant de quelque chose, il changea de sujet tout d'un coup.
M. Delmas : Au fait Héléna, comment on réagit Mademoiselle Hafilend et Monsieur Etain hier soir?
H : Ils ont accepté, à mon plus grand plaisir! Et ils se sont arrangés pour être là à la réunion de deux heures. J'ai prévu de les présenter au restant de la troupe et de faire ''jouer la pièce'' devant eux pour qu'ils voient comment ils devront prendre leurs marques dans la comédie musicale. Et si j'ai le temps, de les faire un peu travailler en solo...
M. Delmas : Je pensais bien que ceux que l'on avait proposé en remplaçants accepteraient sans problèmes... Et je vois que vous avez tout prévu Héléna pour les intégrer du mieux possible... J'espère juste que vous arriverez à leur faire apprendre tout à temps...
H : Je vais essayé Monsieur, c'est mon but...
M. Delmas : Alors vous leur transmettrez tous mes encouragements. Je vais vous laissez Mademoiselle Lisoin, j'ai encore du travail qui m'attend...
H : Alors je ne vais pas vous retarder. De plus que j'ai moi-même aussi des affaires à régler...


Et Héléna partit en direction de la salle de répétition pendant que le proviseur regagnait son bureau dans le couloir réservé à l'administration. Le metteuse en scène amatrice s'installa confortablement sur le matelas (cf : rappelez-vous, celui qui avait déjà en partie créé des problèmes au chapitre 14) se trouvant sur la scène de la salle polyvalente. Puisqu'elle avait tout son temps, elle en profita pour prendre de l'avance sur le recopiage des cours du matin même pour ses amis.

Au bout de quinze minutes, elle se rendit compte qu'elle avait complétement oublié de s'occuper du déjeuner que lui avait concocté la cuisinière de Kadic. Elle alla prendre le sac en papier dans son sac en bandoulière et fut étonnée en voyant ce qui se trouvait dedans. En effet, Rosa ne lui avait pas préparé un simple encas, mais un repas complet. Héléna savait bien que la cuisinière en mettait toujours trop quand on lui disait d'en mettre peu. Cependant, cela l'embêtait aussi, elle n'allait que peu en manger et le reste ne serait que du gâchis. Héléna se dit qu'Odd aurait hurler d'effroi s'il avait eu connaissance de l'abandon que connaitrait la majorité du repas. Mais la jeune rousse savait bien aussi qu'elle ne grignoterait qu'un ou deux plats de repas entier, pas plus.

Néanmoins, par pure curiosité, elle regarda l'ensemble des plats que lui avait fait passer Rosa. Elle trouva des betteraves en entrée, des spaghettis à la bolognaise (encore chauds, Rosa avait du les faire cuire peu de temps avant de les donner à Monsieur Lagrange), un fromage et deux desserts : une orange et un kiwi. Héléna finit par choisir de prendre l'entrée et le fromage. Le reste, elle verrait plus tard ce qu'elle en ferait. Elle mangea donc sur le pouce, tout en continuant son travail de recopiage.

Aux environs d'une heure un quart cependant, elle dut arrêter son travail de copie, puisque quelqu'un vint frapper à la porte. Et comme elle avait fermé derrière elle (en fait comme à chaque fois, pour qu'il n'y ait pas des yeux curieux qui viennent fouiner dans les affaires du spectacle), Héléna dut donc aller voir qui c'était et ouvrir si c'était quelqu'un qui pouvait entrer dans la salle de répétitions.
H (passant la tête par l'entrebâillement de la porte) : Oui?
Antoine : Bonjour Héléna, désolé d'arriver un peu après l'heure prévu, mais il y avait beaucoup de monde au réfectoire...
H (ayant complétement zappé que le jeune homme devait arriver plus tôt) : Cela ne fait rien, j'étais occupée avec autre chose. (gênée) J'avais même oublié que tu seras présent plus tôt que les autres je dois t'avouer...
Antoine : On a fait tous les deux une gaffe alors... Ça ne fait rien, cela peut arriver à tout le monde. (étant toujours à l'entrée de la salle en compagnie de la rousse) Bon, on attend le reste de la troupe ici car je n'ai pas le droit de rentrer, ou on rentre?
H (vraiment pas douée à ce moment-là) : Désolé, j'ai vraiment la tête ailleurs en ce moment...^^ Et non, suis-moi dans la salle de répétitions...


L'organisatrice du spectacle fit entrer Antoine et elle referma derrière eux, puis ils marchèrent en direction de l'estrade qui faisait office de scène pour le spectacle, comme pour les pièces de théâtre auparavant.
H : Antoine, est-ce que tu as eu le temps de lire les scènes où tu apparais avant de venir?
Antoine (agitant son script qu'il avait à la main) : Oui, ce matin j'avais une heure de libre donc j'ai pu les lire à la bibliothèque. En fait, j'ai préféré tout lire pour bien comprendre l'histoire. Et j'ai trouvé que celle-ci était bien trouvée. L'auteur a eu une bonne idée de base... Seulement, je suis resté sur sa faim, c'est normale qu'il manque la dernière scène?
H : Oui, on devait la travailler cette semaine... Mais avec... (elle baissa les yeux vers le sol) la disparition de mes amis, j'ai préféré reporter cela plus tard. Le pire, c'est que je n'ai moi-même jamais encore lu la scène...
Antoine : Pardon de t'avoir mis mal à l'aise, je ne voulais pas...
H (étonnée qu'il s'excuse alors qu'il n'avait rien fait volontairement) : Non, je n'ai pas à te pardonner... Tu ne savais ce que j'allais répondre et ce que ma réponse aurait cet effet sur moi...
Antoine : D'accord, si c'est ce que tu souhaites...
H : Oui. Au fait, est-ce que tu as des questions à propos de Maxence ou des scènes ou tu joues?
Antoine (réfléchissant quelques instants) : Non. En fait, je joues le meilleur ami d'Hikari et qui la connais depuis longtemps... Enfin, qui crois la connaître... Et qui aimerait bien être plus à ses yeux à ce que j'ai compris...
H : Oui, c'est exactement ça! En fait, tu es en même temps la personne sur qui peut compter Hikari mais qui en même temps empêche celle-ci d'être qui elle veut être vraiment...
Antoine : Être à la fois l'ami et l'ennemi, je sens que je vais m'amuser à interpréter Maxence!^^ Sauf qu'il y a un passage danse dans la scène de la classe... Et je crois que je vais devoir beaucoup travaillé ça...
H : Ne t'en fais pas, je suis sûr que tu y arriveras sans problèmes le soir de la représentation! Et puis, tu ne danses pas très longtemps, tu n'as pas beaucoup de pas à retenir...
Antoine : Je dois admettre que tu as raison, ce ne doit pas être difficile que ça, il suffit juste que je m'entraîne le plus possible pour être à la hauteur. Heureusement que j'ai surtout une partie où je chante, pour ça, j'aurai beaucoup moins de mal.
H : Même si tu joues de la guitare en même temps?
Antoine : Comme je te l'ai dis hier, j'ai été au conservatoire pendant longtemps à faire de la guitare, on nous apprenais à lire une partition en même temps que jouer, sans regarder notre instrument bien évidement! Alors à la fois chanter et jouter de la guitare, ce ne doit pas être si difficile que cela... Et puis tiens, on pourrait tester tout de suite! Héléna, est-ce qu'il y aurait une guitare dans la pièce?
H : Eu oui... Attends, tu veux vraiment jouer comme ça, tout de suite?
Antoine : Pourquoi pas?!^^


Cette soudaine assurance de la part du lycéen déconcerta quelque pu Héléna sur l'instant. Antoine, si inquiet concernant sa prestation de danse, semblait alors beaucoup plus à l'aise avec sa partie musicale, surtout instrumentale. Puis la jeune rousse se dit que cela ne devait pas l'étonner : chacun essaye de cacher ou d'améliorer ses faiblesses alors qu'on se montre plus aux autres, sans gêne, avec ses points forts.

Elle alla donc chercher la guitare qui avait servie à apprendre toutes les chansons aux autres comédien(ne)s/chanteur(se)s de la troupes. Puis elle la ramena à Antoine qui était en train de faire un petit échauffement avant de jouer. En effet, toujours faire un peu d'étirements avant de jouer évite souvent de se faire mal.
H (lui tendant l'instrument et mettant aussi un pupitre à côté de lui) : Tiens! Le pupitre, j'ai pensé que cela aurait été utile pour avoir la partition devant toi...
Antoine : Merci! Bon, je te fais le morceau et après tu me diras ce qui ne va pas et ce que j'aurai encore à travailler...
H : D'accord...


Et le jeune homme commença à jouer, et à la surprise d'Héléna, de chanter aussi les paroles de sa chanson en même temps. A la fin de sa prestation, la collégienne était complétement... baba. Jamais elle n'aurait cru être en la compagnie d'une personne jouant aussi bien de la guitare. En effet, il avait été d'une perfection absolue concernant son jeu instrumental. De plus, simplement en jetant quelques coups d'œil brefs, il avait réussi l'exploit de ressortir toutes les paroles de la chanson. Bon, il y avait encore et toujours quelques petites choses à changer, comme des notes trop graves ou pas assez tenues dans sa chanson, mais le reste avait été parfait sur toute la ligne.
H : Waou!!! C'était génial!
Antoine (un peu étonné par la ferveur des compliments et en étant un peu même gêné) : Tu parles... Je suis sûr qu'il y a certaines choses à changer!
H : Seulement pour ta voix, mais le reste était parfait. Normalement, je suis assez difficile pour la comédie musicale, mais là, je peux te dire que tu as dépasser tout ce que j'imaginais. Si ton jeu de comédien est identique à cette performance, je crois que tu n'auras vraiment pas beaucoup de travail à fournir...
Antoine (encore un peu plus embarrassé) : Si tu le dis...
H : Au fait, comment se fait-il que tu saches déjà par cœur les paroles de ta chanson?
Antoine : Oh ça, c'est juste que j'ai une bonne mémoire, donc je n'ai eu aucun mal à retenir la chanson, même si je ne l'ai lu la première fois que ce matin...
H : Et bien, on a ce point commun à ce que je vois!
Antoine (regardant plus tout ce qui l'entourait, les affaires et les décors pour le spectacle) : En tout cas, ça a du t'aider vu la masse de travail qu'il y avait à fournir. Tu n'as pas dû galérer à répartir le boulot entre tout le monde...
H : Non, ça a été sans problème, je suis organisée donc ça m'a aussi un peu aidé...
Antoine : Maintenant que je t'ai montré ma chanson, il nous reste encore un peu de temps avant l'arrivée des autres, tu me proposes autre chose à répéter?
H : Un peu de danse?
Antoine (devenant déconfit au dernier mot) : Obligé?!
H (lâchant un court éclat de rire en voyant sa tête) : Obligé!^^ (montant sur la scène et tendant sa main pour aider le lycéen à montrer à son tour) Allez, tu vas y arriver. J'ai réussi à le faire pour les autres danseurs, alors pourquoi pas toi?!
Antoine (ayant accepté la proposition d'Héléna) : Sauf que je suis un piètre danseur, et même le pire de Kadic!
H (se souvenant des efforts qu'elle avait du faire avec William) : Non, sur ce point-là, je peux te contredire tout de suite, il ne peut pas y avoir pire que ton prédécesseur dans le rôle de Maxence!


Héléna attendit qu'Antoine soit prêt à danser puis mit le CD utilisé pour les répétitions où se trouvaient les musiques du spectacle dans le lecteur. La musique commença et la ''professeur'' Héléna montra au fur et à mesure, par petite partie, à Antoine sa chorégraphie...

A peu près vingt minutes avant le début de la réunion de quatorze heures, les deux Kadiciens avaient arrêter peu avant la danse et s'étaient attaqué à la partie théâtrale du personnage qu'incarnerait Antoine. Soudain, alors qu'ils étaient au beau milieu d'une scène, Héléna arrêta tout et vint stopper la musique qui accompagnait ce tableau de la comédie musicale.
Antoine : Qu'est-ce qu'il y a? J'ai fait une erreur?!
Héléna (le rassurant tout en sautant de la scène avec souplesse et partant vers la porte d'entrée) : Non, ne t'en fais pas. C'est juste que je viens d'entendre quelqu'un toquer.
Antoine : Comment tu fais?! J'avais rien entendu!...
H : Moi-même je ne sais pas comment je fais!^^


Héléna, clé en main, ouvrit pour la seconde fois de l'après-midi la porte de la salle polyvalente, et cette fois-ci, c'était la future interprète de Jessica qui arrivait.
H (n'ayant pas oublié qu'elle aussi devait arriver un peu plus tôt) : Mathilde, viens, entres! J'étais déjà en train de travailler avec Antoine, j'espère que tu n'attends pas depuis longtemps...
Mathilde (intimidée par le fait qu'Héléna veuille la plus rapidement la mettre à l'aise) : Non, ça a été, tu es rapidement arrivée...
H (refermant de nouveau la porte et reprenant la direction de l'estrade, suivie par la quatrième) : Tant mieux, je n'aurais pas voulu te faire poireauter... Par contre désolé Antoine, mais maintenant que Mathilde est là, cela va plutôt être elle que je vais faire travailler...
Antoine : Ça ne fait rien... (poussant un soupir de soulagement) En fait, cela m'arrange plutôt car tu allais finir par me tuer à la tâche.^^
H : Je vous avais prévenu hier, avec moi on travaille peut-être en rigolant, mais on y met tout ce qu'on a.^^
Antoine : Je comprends maintenant l'intensité à quoi cela correspond... Bon, je te dis juste bonne chance Mathilde.^^
Mathilde : Merci!^^


Héléna laissa alors souffler le pauvre Antoine qu'elle avait complément épuisé et s'occupa de sa plus jeune camarade. Elle lui posa les mêmes questions qu'Antoine concernant ses impressions par rapport aux scènes et à son personnage, puis elles virent ensemble ce qu'appréhendait la jeune collégienne, pour savoir ce qu'il y aurait surtout à travailler. Mais elles ne se mirent pas à répéter une quelconque scène ou à danser une des chorégraphies, le début de la réunion commençait à peine quelques minutes plus tard et ils n'auraient pas le temps de faire grand chose.

Héléna fit revenir le lycéen auprès d'eux et elle leur parla de divers affaires techniques les concernant.
H : Et vous êtes vraiment sûrs que cela ne vous gêne pas que vous preniez certains de vos vêtements de tous les jours pour le spectacle?!
Mathilde : Mais non, puisqu'on te le dis. Et si ceux qu'il y avait avant nous faisaient déjà comme ça, pourquoi est-ce que nous le ferions pas?
Antoine : Après, il suffit juste que tu nous dise s'il faut quelque chose de spécial ou en particulier, et on s'arrangera!
H : Merci! Vous me sauvez encore une fois la mise... (se retournant vers la petite caisse qui contenait tous les micros sans fil pour la troupe) Bon, en ce qui concerne les micros, quel côté est-ce que cela vous arrange de les porter?
Mathilde : Ce serait mieux le micro venant de mon oreille droite, je suis droitière et j'ai plutôt une logique d'avoir tout à droite.
Antoine : Moi aussi je suis droitier, mais par rapport à ce qu'on a vu tout à l'heure pour la mise en scène Héléna, cela vaudrait mieux que je prenne un microphone qui a pour base d'accroche l'oreille gauche.
H (se souvenant d'un peu plus tôt) : Oui, c'est vrai. En tout cas, cela m'arrange encore. Vous reprendrez les ''casques'' de vos prédécesseurs et on n'aura pas à prendre un autre micro pour droitier...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 27 Aoû 2013, 23:57

Voici la suite (tout ne tenait pas dans un seul post)


Soudain, on entendit dans le hall près de l'entré un peu de brouhaha. Héléna ne s'étonna pas, mais ce ne fut pas le cas pour ses deux camarades.
H : Ne vous en faites pas, c'est juste vos futurs collègues de la comédie musicale. Ils sont un peu bruyants...
Mathilde : On les entend surtout arrivé de loin...^^
H : Oui aussi!^^ Bon, asseyez-vous sur le bord de la scène et faites comme si rien n'était. En fait, je n'ai encore prévenu personne de la troupe qu'il y avait eu des remplacements...
Antoine & Mathilde : D'accord!
H (se pressant en entendant les coups toqués à la porte) : Oui, c'est bon, j'arrive...


Elle arriva (pour la troisième fois^^) à l'entrée de la salle et ouvrit la porte. Elle ne fut pas étonnée de trouver des membres de la troupe mais fut surprise de voir que tout le reste de la troupe était là.
Priscilla : Coucou Héléna! Comme tu vois, on est tous là, et à l'heure!
Caroline (visant certains de la troupe en particulier^^) : Contrairement à d'autres la dernière fois!
Steven : Oh c'est bon hein, on avait pas vu le temps passer.
Priscilla : Bon, il y a aussi la bonne humeur au rendez-vous comme tu peux le voir!^^ On a préféré te laisser dans la salle, (baissant un peu le ton) comme on sait qu'en ce moment tu choisis plutôt d'être seule, (reprenant sa voix normale) on s'est tous attendu ici pour être au complet avant de rentrer.
H (touchée par cette attention) : Merci de vous en faire pour moi... (laissant la place aux autres pour qu'ils puissent entrer dans la salle de répétitions) Allez vous asseoir, j'ai beaucoup de choses à vous dire...


Elle attendit que tout le monde soit rentré pour fermer la porte à clef. Et elle ne fut pas surprise en se retournant de voir la moitié de la troupe la regarder bizarrement et l'autre moitié faire de même avec Antoine et Mathilde.
H (avec simplicité et évidence) : Comme je vous l'ai dis, j'ai beeeaaaauuuucoup (insistant bien sur le début du mot) de choses à vous expliquer...
Le reste de la troupe ne préféra pas insister, comme ils finiraient par savoir la raison de la présence de plusieurs personnes ''extérieures'' au spectacle. Tout prirent place sur les sièges placés face à la scène.


Quand tous furent installés et que les deux nouveaux se soient mis avec eux, Héléna s'appuya en équilibre sur le bord de la scène puis finit par s'asseoir sur celle-ci. Puis elle leva les yeux vers tous ses camarades : l'heure de tout leur raconter était arrivée...
H : Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins... Aujourd'hui, en raison d'événements parvenues depuis le début de la semaine, ce ne sera pas une répétition comme les autres. (déglutissant, savant que la chose était encore dure pour elle à accepter) Jérémie, Aelita, Odd, Ulrich et Yumi sont partis de Kadic sans dire où ils allaient lundi et depuis, personne n'a eu de nouvelles d'eux... Et c'est pourquoi aujourd'hui ils ne sont pas avec nous. Je ne vais pas vous mentir pour que vous ne soyez pas inquiets, mais on ne les a revu depuis et la police a l'air de piétiner dans son enquête...
Personne parmi les autres Kadiciens présents de la salle ne se permit d'interrompre leur ''directrice de troupe'', celle-ci était partie sur sa lancée et tous étaient presque sûrs qu'elle ne leur dirait rien d'autre si elle venait à être coupée par une question. Leurs questions (enfin, s'il y en avait encore) viendraient après les explications de la metteuse en scène...
H : Personne n'a pas la moindre idée d'où peuvent être mes meilleurs amis, même pas moi, contrairement à ce que disent certaines rumeurs dans l'établissement. (des regards mal à l'aise s'échangèrent dans la salle) Je vous demanderai seulement de me croire... J'ai beau être la seule de ma bande qui ne soit pas partie, cela ne veut pas dire que que je sais où les autres se trouvent...

C'était tout, Héléna venait de lâcher tout son sac. Elle venait au moins de leur dire ce qu'elle avait sur le cœur, bon, ce n'était que la première de toutes les explications qu'elle avait à donner, mais c'était déjà ça de fait.
Ninon : Mais Héléna, et pour le spectacle, qu'est-ce que l'on fait?
Anne-Sophie : Oui, c'est vrai, on fait une pause ou on l'arrête définitivement...
H : Non, on continue. J'ai convaincu Monsieur Delmas que l'on avait bien trop avancé dans la préparation pour arrêter aussi près du but...On fera juste sans les rôles principaux le temps que Yumi et Ulrich ne sont pas là.
Matthias : Mais qu'est-ce que l'on pourra faire quand les autres reviendront? Héléna, je ne veux pas te critiquer, mais est-ce que tu te rends bien compte que Yumi est devenue sourde?! Les filles (désignant Caroline, Maïtena et Priscilla qui était en troisième avec lui dans la même classe que la japonaise) et moi, on a bien vu que Yumi n'entendait vraiment plus rien du tout lundi (se souvenant encore de Yumi s'effondrant en cours d'Italien)
Caroline : C'est vrai que même si elle revient, Yumi aura du mal pour être seulement sur scène. Et s'adapter pour réussir la pièce prendra beaucoup de temps et il en reste peu avant notre représentation...
H : Je sais cela. Mais tout ce que je sais de mes amis quand ils sont partis, c'est qu'ils avaient l'intention de rendre son ouïe à Yumi, et c'est cela qui me pousse à penser que Yumi reviendra en entendant tout à fait normalement. Je peux peut-être vous paraître folle, mais c'est cet espoir qui me pousse à faire que tout continue comme si rien n'était, juste parce que j'espère que mes amis reviendront et que l'on pourra tous ensemble poursuivre la comédie musicale. J'ai simplement besoin que vous avez confiance en moi...


Et effectivement, avec les dernières paroles de la jeune troisième, certains de la troupe commencèrent vraiment à croire qu'Héléna avait été complétement bouleversée par le départ d'Ulrich de Yumi et des trois autres, car elle espérait quelque chose d'impossible, ou qui du moins, n'avait jamais été réalisé avant. Heureusement pour elle, certains aussi, crurent tout de suite en son espoir (surtout parmi les plus jeunes) et à son espérance de terminer un jour leur spectacle.
Stéphane : Moi, j'ai confiance... (s'adressant alors plutôt au restant de la troupe) Et puis c'est vrai, quoi? Pourquoi est-ce que l'on arrêterai tout alors que l'on a presque tout terminé?
Julie (reprenant la suite pour convaincre ceux qui ne l'étaient pas encore, malgré sa timidité) : C'est vrai en plus! On aurait travaillé pendant combien d'heures? Une centaine ou pas loin? J'en suis sûre. Et tout ça pour rien?!
Raphaël : Et tous les après-midi que l'on a dû bosser alors que l'on aurait pu très bien faire autre chose? Est-ce que vous pensez que ça vaut vraiment la peine d'abandonner et de se dire que l'on a gâché tant de temps?
H (descendant de l'estrade où elle était assise) : Ils ont raison, et je ne peux pas les contredire, j'ai passé autant, voir plus de temps que vous à travailler sur la comédie musicale... Cela me fendrait le cœur de savoir que l'on aura jamais été jusqu'au bout de l'aventure.


Au fur et à mesure, les craintes et l'entêtement des plus vieux de la troupe (surtout les lycéens) s'évaporèrent, la patience et l'attachement pour le spectacle portaient leurs fruits. Néanmoins, des derniers doutes qui naître des questions.
Alexandre C. : Cependant Héléna, si Yumi revient et qu'il lui est impossible de continuer le spectacle, qu'est-ce que tu décideras?
H : Puisque l'on aurait pas le temps d'apprendre quelqu'un d'autre le rôle d'Hikari, je n'aurai pas le choix. Avec l'accord du principal et de l'auteur de la pièce, je devrais me résigner à stopper définitivement le spectacle...
Alexandre P. (voyant la rousse un peu déprimée de penser cela, la consola) : Sauf que tu n'en ais pas encore à prendre cette décision... (se tournant vers les autres) Alors on est bien tous d'accord, on continue tous le spectacle?
Le reste de la troupe (unanime) : Oui!
H : Merci vous tous, surtout pour continuer l'aventure même si l'on ne sait pas si celle-ci se conclura sur une représentation...


Héléna reçut pour la première fois de la journée un peu de bonheur. La troupe était toujours là pour elle et le spectacle, et cela lui faisait chaud au cœur. Elle ne s'en aurait pas remise si elle avait perdu en plus de ses amis, le projet du spectacle qui lui permettait alors de se tenir à flot. La jeune rousse fit se rasseoir les autres membres de la troupe qui s'étaient tous levés pour lui montrer qu'ils étaient tous d'accord à la poursuite de la comédie musicale.
H : En tout cas, puisque notre décorateur, notre costumière et notre éclairagiste/ingénieur du son sont également absents, ils vaut mieux pour nous de ne pas trop toucher ce qui a été réglé, alors on répétera pour le moment juste avec le lecteur CD et sans les déplacements de décors. Cela va peut-être vous paraître revenir à nos premiers après-midi ensemble, mais dites-vous que l'on a pas vraiment le choix...
Yohan : Cela ne nous pose pas de problèmes Héléna, et je crois que l'on pense tous à peu près la même chose...
Bastien : Il a raison, cela ne va nous gêné, puisque l'on a été dans une même situation il y encore à peine un lois et demi... Et puis, c'est pas comme on revenait aux temps des temps des dinosaures et que l'homme n'était pas encore eu d'évolution...
Un blanc parcourut alors la salle polyvalente de Kadic, puis celle-ci s'emplit d'un éclat de rire général sous l'incompréhension du métisse de troisième. Celui-ci ne se rendait même pas compte de la gourde qu'il venait de raconter (les hommes préhistoriques n'ont jamais coexisté avec les dinosaures!), de plus, ou était le lien entre leur situation et cette histoire préhistorique?


Les rires finirent par s'estomper. Chacun reprit constance et tous les regards se tournèrent alors vers Héléna. Après tout le temps passé à ses côtés, ils avaient appris à savoir quand la jeune rousse voulait leur parler, ils avaient tous développé une sorte de pressentiment vis-à-vis de cela.

Quand à Héléna, celle-ci s'aperçut bien vite que tous attendaient qu'elle leur dise quelque chose. Et en effet, il lui restait encore une nouvelle importante à leur annoncer, mais pas des moindres : la raison de la présence d'Antoine et de Mathilde.
H : Bon j'ai encore quelque chose de très sérieux à vous dire... Comme vous avez dû vous en rendre compte, Élisabeth et William ne sont pas là à la répétition. Ils ne sont pas en retard, comme on pourrait le penser. Mais comme ceux d'entre vous, qui sont dans leurs classes, doivent le savoir, ils ne sont plus venus en cours à partir de Mardi... Pour ceux qui l'ignore encore, nous ne pouvons plus compter sur eux, Élisabeth et William ne sont plus, définitivement, des élèves de Kadic.
Héléna laissa à ses collègues de la comédie musicale le temps d'assimiler la nouvelle pour ceux qui n'étaient pas au courant. Et cela ne loupa pas, puisque de nombreuses remarques fusèrent et s'élevèrent bien vite dans la pièce. Une grande partie des membres de la troupe en effet, n'avaient pas eu l'occasion d'avoir eu vent de cette nouvelle, n'étant pas en classe de troisième ou de seconde, ou bien n'ayant pas aperçu ceux-ci quittant l'établissement avec des valises à la main.
H (décidant d'interrompre les petites discussions naissantes, ayant encore certaines choses à leur annoncer) : Je sais que cela peut vous surprendre, et que cela a été soudain...
Emilio : Mais qu'est-ce qui s'est passé? J'ai encore eu l'occasion, et je ne dois pas être le seul ici, de les croiser lundi... Et tout avait l'air d'aller...
Jeanne (en cours avec Héléna) : C'est vrai que nos professeurs ne nous ont pas vraiment donner d'informations par rapport à l'absence de Sissi...
Matthias : Pour nous aussi ça a été la même chose pour William...


La jeune metteuse en scène était alors un peu prise au piège. A cause de l'enquête de la police, elle ne pouvait pas parler de certaines choses... Et puis, comment réagirait ses camarades s'ils venaient à apprendre que c'était Élisabeth et William qui avaient provoqué la surdité de Yumi, et donc involontairement le départ de la bande des lyokoguerriers? De plus qu'elle n'était pas sûre que ce soit une bonne idée de leur dire. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas confiance en eux, mais elle ne voulait pas que des rumeurs commencent à se propager dans Kadic...

Celles sur William ne feraient pas de dégâts, mais celles sur Sissi termineraient inévitablement par retomber sur la figure jusqu'alors respectée de son père. Et Héléna ne voulait en aucun cas que cela arrive. Héléna avait déjà vu leur proviseur assez peiné par ce qui se passait dans son école, cela lui aurait causé encore plus de soucis avec des rumeurs sur sa fille à gérer en plus. Au pire, si Héléna devait parler de l'accident de la dernière réunion et de l'implication de Sissi et de William, elle préférerait au moins avoir l'autorisation du père de la première avant.
H : Désolé, bien que je sache ce qui s'est passé pour qu'ils partent, je ne peux pas vous en parler. Et s'il-vous-plait, respectez ce choix, (ses mains se crispant en se souvenant que les expulsés du spectacle sont les responsables de la surdité de sa amie asiatique) c'est déjà assez difficile à savoir...

Le reste de la troupe vit bien qu'Héléna n'avait vraiment pas envie de leur raconter ce qu'elle savait. Cependant, cette annonce du départ à la fois de Kadic mais surtout du spectacle fit de nouveau naître quelques inquiétudes concernant la comédie musicale et sa continuation.
Sophie : Mais comment on va faire pour leurs personnages s'ils ne sont plus là pour les interpréter?!
H : C'est la dernière chose que je dois vous annoncer... (faisant signe à Antoine et Mathilde de venir à ses côtés) Voici nos deux nouveaux membres de la troupe! Mathilde jouera Jessica et Antoine celui de Maxence...


Tout le restant de la troupe écarquilla les yeux sous cette information qui avait été lâchée sans prévenir. Héléna avait préféré ne pas y aller par quatre chemins, se disant qu'ils le sauraient bien avant la fin de la réunion, alors autant leur avouer tout de suite sans faire planer un quelconque suspense. Cependant, elle savait parfaitement que cette annonce n'allait pas laisser les autres de marbre et elle n'avait pas eu tord. Quand à Antoine et Mathilde, se rendant compte des regards ahuris de leurs camarades et ne s'y étant pas attendu, ils ne savaient plus où se mettre.
H (s'adressant à tous le monde) : Je sais que cela vous choque qu'il y ait déjà des remplaçants pour Sissi et William. Mais cette décision a été prise hier. Après avoir reçu l'accord de Monsieur Delmas pour poursuivre le spectacle, je lui ai demandé de choisir de nouveaux élèves pour prendre leur place. Et l'équipe pédagogique a prit cette décision avant le début de soirée...
Antoine (continuant le récit de la rousse) : Héléna est venue nous demander après avoir été au courant de leur décision si on était d'accord pour participer et rejoindre en court de route votre projet et on a finalement accepté.
H : En effet, ils ont été officiellement incorporé au spectacle depuis hier soir...
Mathilde : On ne veut pas que vous croyez que l'on prend exprès la place que Sissi et William, en fait, on vient juste d'apprendre que c'est eux que l'on remplace. On souhaite juste comme vous de permettre à votre comédie musicale de pouvoir avoir sa représentation.
H : Non Mathilde, maintenant ce n'est plus seulement ''notre comédie musicale'', mais aussi la vôtre... (se tournant vers les autres) C'est pour cela que je vous demanderai de les accueillir sans faire de problèmes et de les aider du mieux possible pour les faire entrer le plus vite possible dans leurs rôles.
Lola (prenant du bon côté l'arrivée des deux nouveaux, mais surtout de sa camarade de classe) : Ne t'en fais pas pour ça, même si cela nous a un peu surpris au début, pour nous, ils font déjà partis de la famille du spectacle...
Mathilde (heureuse que son intégration ne fasse pas d'histoire) : Merci!


Les autres membres de la bande étaient du même avis. Peut-être que certaines personnes disparaissaient pour de bons de leur petit ''groupe'', mais de nouvelles venaient. Et il fallait leur faire le meilleur accueil possible et tout faire pour qu'ils se sentent le plus rapidement à l'aise. Après tout, le spectacle doit continuer coûte que coûte, non?

Et puis, ces ''remplacements imprévus'' apportaient aussi un peu fraîcheur, de nouveauté... Mais aussi un peu d'apaisement à plusieurs personnes. En effet, Thomas finit par pousser un soupir de soulagement, ce qui en fit sourire et aussi rire quelques uns.
H (voyant de l'incompréhension dans les yeux des deux nouveaux) : Ne vous en faites pas, c'est normal si vous ne comprenez pas. C'est juste qu'il n'y en a pas beaucoup dans cette pièce qui vont les regretter après les avoir supporter après tant de temps. Disons que vos prédécesseurs pouvaient des fois amener bien quelques soucis durant les répétitions...
Tout le reste de la troupe acquiesça alors aux dires de l'apprentie metteuse en scène.
Thomas : Quelques soucis?! Moi je dirais énormément de soucis Héléna! Ce n'est pas toi qui supportait l'humeur massacreuse de Sissi à chaque fois que l'on répétait la chorégraphie des duos... (déglutissant en se souvenant toute la patience dont il avait eu besoin pour canaliser son envie de la faire taire à chaque fois qu'elle se mettait en colère)
Sorya : Et pareil pour William, combien de fois on a du interrompre les répétitions des scènes où il apparaissait. Il n'en avait que deux et on a du passer autant de temps à lui faire répéter que pour l'un d'entre nous qui en avait beaucoup plus!


Antoine et Mathilde s'aperçurent alors qu'ils n'allaient avoir pas beaucoup de mal à prendre leurs marques et avoir des places à part entière dans la troupe. Les prédécesseurs faisaient peut-être avant partis du spectacle mais ne faisaient rien pour que tout avance dans la joie et la bonne humeur. Ils étaient un peu les canards boiteux qui faisaient que l'ambiance n'était pas toujours au bon fixe durant les répétitions...

Les deux nouveaux comprirent que, pour le bien du spectacle, le reste de la bande (bien que certains était beaucoup plus concernés que d'autres) avait dû travailler avec eux, n'ayant pas d'autres choix. Mais ils avaient dû souvent prendre sur eux-mêmes pour ne pas dire les quatre vérités à William et à Élisabeth et faire naître des conflits dans la troupe. Mais tous en avait plus ou moins marre de l'attitude qu'avaient eu les deux exclus de Kadic jusqu'alors dans le projet.
H : Comme vous voyez, vous serez déjà plus aimés que ceux qui avaient été choisi avant pour vos rôles...^^
Mathilde : Oui, on voit ça...
H : Bon, maintenant que je n'ai plus rien vous dire, je crois que l'on va pouvoir enfin se mettre au travail. Antoine et Mathilde, je ne vais pas vous demander de participer aujourd'hui, mais simplement d'observer... (se tournant vers le reste de la troupe) Les autres, ce n'est pas difficile, vous allez juste nous faire tout les scène que l'on a déjà fait du spectacle...


Plusieurs s'étranglèrent de crainte en entendant cela de la voix de la rousse.
H (amusée en comprenant à quoi pensaient ses camarades) : Non, je ne vous fais pas une interrogation surprise, ne vous inquiétez pas...
Des soupirs de satisfactions furent soufflés....^^
H : Le but aujourd'hui est de montrer à Antoine et à Mathilde ce à quoi ressemblerait l'histoire jouée, avant que eux aussi s'incorporent dans celle-ci... Juste montrer l'ambiance et les liens entre les différents personnages. Aujourd'hui, je ne vous interromprai pas, les erreurs seront vues et corrigées plus tard...

Le reste de la bande acquiesça, tous avaient compris le but de cette répétition : tout ''reprendre à zéro'' pour les nouveaux arrivants. Cependant, un problème se posa alors.
Steven : Sauf que l'on fait comment pour les rôles d'Hikari, d'Émeric, de Maxence et de Jessica? Si personne n'est à leur place, il n'y avait plus de sens à l'histoire.
H (ne se laissant pas démonter par cette difficulté) : Ceux qui ne joueront pas dans une scène occuperont les rôles à place vacantes. Ils prendront les scriptes et diront juste les textes (voyant la mine de certains, qui se sentaient alors concernés, devenir déconfite) Et non, je ne jugerai personne s'il fait des erreurs pour un rôle qui n'est pas le sien. C'est juste pour le fun! (ayant l'impression que les autres n'étaient pas emballés) Et pour une fois que je vous laisse de la liberté, profitez-en... Parce que je ne serai pas après aussi désinvolte...^^


Que ce soit les anciens ou les nouveaux membres de la troupe, tous sourire. Tout d'abord à cause de ce que venait de dire Héléna, mais aussi parce qu'Héléna remontait aussi un peu la pente en leur compagnie. Si elle commençait à faire ce genre d'ironie, c'est qu'elle avait récupéré un certain moral tout de même. Et cela leur faisait tous un peu chaud au cœur... Même s'ils savaient très bien comment faire pour la réconforter dans l'épreuve qu'elle vivait, ils la soutenaient au moins, du mieux qu'ils pouvaient, rien qu'en étant présents auprès d'elle.

Le reste de la troupe, sauf Antoine et Mathilde allèrent s'installer sur scène, pendant que les deux nouveaux et leur metteuse en scène s'installaient sur les sièges pour les regarder. Puis la ''répétition'' put (enfin) commencer.

C'est ainsi que pendant environ une heure, les scènes de la comédie musicale se succédèrent et apparurent visuellement pour la première fois aux yeux des derniers arrivés dans l'aventure du spectacle. Enfin, la plupart des scène pour être plus précis, car les tableaux de la pièce où seuls Yumi et Ulrich jouaient, Héléna décida de ne pas les faire jouer par d'autres, car elles étaient la plupart du temps techniques. Cet escamotage de scènes ne gêna pas du tout Antoine et Mathilde. En effet, ces deux-là avaient déjà lu et assimilé l'histoire, au plus grand plaisir et au plus grand contentement mais aussi étonnement des autres de la troupe.

Mathilde et Antoine, en apprentis de la troupe et en élèves sérieux, firent attention aux moindres détails qu'ils pouvaient prendre de ce qu'ils voyaient. Héléna avait vu cela, et n'eut plus d'inquiétude, ces deux nouveaux ''protégés de la troupe'' allaient être à la hauteur et ne la décevraient pas. Ils allaient tout faire pour que le spectacle réussisse, elle en était certaine...

Quand le reste de la troupe eut fini de jouer la dernière scène, ils rejoignirent Héléna et leurs nouveaux camarades. La jeune rousse les félicita de voir qu'il n'y avait que peu de choses à revoir par la suite, de même qu'elle complimenta ceux qui avaient eu le courage d'assumer provisoirement les rôles qui étaient alors vacants... La discussion se poursuivit par des rectifications qu'Héléna adressa à toute la troupe ou plus particulièrement à certains, mais aussi des explications techniques à Antoine et à Mathilde. De plus que la jeune metteuse en scène ne fut pas avare de conseils qui les aiderait par la suite pour endosser les personnages de Maxence et de Jessica. Finalement, Héléna laissa partir ses camarades avec seulement cinq minutes de retard, elle qui pensait dépasser de beaucoup plus fut soulagée : elle avait réussit à faire tout ce qu'elle voulait en moins de temps qu'elle avait imaginé. Avant de partir, comme promis, Priscilla vint donner ses cours de la matinée à Héléna pour que celle-ci les recopie pour Yumi.

Quand le reste de la troupe fut partie, il ne restait plus que trois personnes dans la salle : Héléna et les deux nouveaux de la troupe. Ceux-ci, comme ils lui avaient promis, restèrent après la répétition. Cela permit à la troisième d'avoir un retour de leur part sur ce qu'ils avaient observé lors de la ''réunion''. Et elle répondit aussi à de nouvelles questions qu'ils avaient eu au cours de la répétition. Et elle leur conseilla de s'entraîner dès qu'ils voulaient et le pouvaient, si possible dans des endroits à l'écart des regards curieux. De plus, elle était aussi sûre que les autres accepteraient de les aider dans cette tâche s'ils leur demandaient, si elle-même n'avait pas la possibilité de le faire. Le seul bémol qu'ils auraient alors, serait qu'ils ne pourraient pas s'entraîner dans la salle polyvalente. A la fin, elle lâcha à son tour Antoine qui devait aller faire sa séance de soutien.

Après avoir refermer (encore une fois^^) la porte lorsque le première fut sortie, Héléna se retourna vers Mathilde.
H : Bon, maintenant, à ton tour de travailler ton rôle en solo!
Mathilde (craignant le travail qui l'attendait après tout ce qu'on lui avait raconté, mais prenant sur elle-même et se motivant) : J'suis prête! Par contre, est-ce que l'on peux commencer par le chant, j'en ai peu dans le spectacle, mais vu que j'ai plus de mal avec ça, je préfère débuter par le plus difficile. Après l'effort, le réconfort, j'ai plus de facilité pour la danse.
H : C'est comme tu veux. Allez, monte sur scène avec la partition et on pourra y aller.


Après avoir travaillé pendant un bon quart d'heure sur les quelques paroles que la jeune quatrième avait dans le spectacle, Héléna la fit travailler la majorité de ses partie de danse, que ce soit celles solos ou collectives, bien qu'elle n'avait pas ses partenaires de scènes à côté d'elle. Héléna finit par elle aussi la laisser partir de la salle de répétitions, dans les environs de cinq heures...

Héléna poussa un soupir de soulagement et de satisfaction quand elle ferma la porte de la salle de l'intérieur, et se laissa tomber doucement au sol contre la porte. L'après-midi avait intense à son goût. Peut-être n'avait-elle pas beaucoup bougé, mais après avoir gérer tout toute seule sans ses amis (la plupart du temps, elle avait un peu d'aide de la part de ceux-ci, surtout ceux de la technique, lorsqu'ils étaient présents aux répétitions), cela l'avait complètement vidé de toute énergie. Et ce n'était pas avec les nuits qu'elle faisait à ce moment-là qu'elle en récupérerait beaucoup...

Néanmoins, par politesse et par acharnement au travail, elle n'avait pas montré sa fatigue aux autres de la troupe. Elle avait pris sur elle-même, mais maintenant que plus personne n'était en sa compagnie, elle ne se retenait plus. Elle eut quand même le courage de rejoindre la scène, ses affaires de cours et celles de Priscilla. Et elle se remit à son recopiage de cours ; après avoir fait ses quelques devoirs pour le lendemain qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de faire...


Voilà, c'est tout pour le moment. Et j'espère que cela vous plais et plaira pour un bout de temps. Car je ne sais pas du tout quand je reposterai. Ne vous inquiétez pas, je n'arrête pas ma fic. C'est juste que la rentrée approche à grand pas (désolé de remettre le moral de certain à zéro!^^) et que, comme je suis maintenant étudiante, je vais partir de chez moi d'ici quelques jours pour rejoindre la ville où je ferais me études, et je ne suis pas sûre d'avoir rapidement internet pour vous poster la suite. Donc ceci est mon dernier message avant une bonne (mais j'espère la plus courte possible) pause. Sur ce, bonne nuit et aussi bonne rentrée! (Je sais, très très en avance...)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 28 Aoû 2013, 11:50

Re: Comédie Musicale

Les élèves est les profs ont l'air assez sympas avec Helena, en lui remontant le moral, surtout la prof et Rosa.
en tout cas elle se sent terriblement seul, heureusement que le spectacle est là pour lui changer les idées.
Enfin, le père d'ulrich, toujours égal à lui même: un enfo*ré.

Hâte de de voir la suite et j'espère que l'arc lyoko finira vite, histoire qu'Odd arrête de jouer les pots de fleurs (sa fait vachement longtemps qu'il ne sert à rien, à part quelque petite phrases vite faites par ci par là)
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Message 30 Sep 2013, 09:41

Coucou tout le monde, me voilà enfin de retour. Bon peut-être pas avec du lourd vu que je m'habitue peu à peu à ma vie étudiante et que j'ai encore moins de temps pour travailler sur mon histoire, mais je vous promets que je finirais cette histoire, même si je la termine dans 10 ans! (Je vous rassures, je vais tout faire pour qu'elle ne continue pas sur une telle durée!^^)
Néanmoins, cela fait quand même du bien de pouvoir retrouver le forum après autant de temps. Et je me suis dit que vu que j'ai un peu de temps devant moi, pourquoi est-ce que je ne posterai pas la suite? Donc voilà les deux chapitres suivants (celui d'après est déjà en bonne marche, mais je bute un peu sur un passage donc je ne le vous poste pas tout de suite) Et je pense aussi vous comprendrez à la fin du post d'aujourd'hui pour j'ai coupé à ce moment-là, je vous préviens, les impatients devront un peu attendre.

Pour Thor94 : On peut dire que ton message m'a donné du fil à retordre (fichue connexion internet!). Mais il m'a fait super plaisir car tu as tout compris des émotions que je voulais faire passer dans mes textes. pour ce qui est des personnes que tu as nommé, j'ai essayé de faire une contrebalance avec les personnes que l'avaient espionnée la veille et le mercredi matin, si tout le monde aurait été contre elle, cela n'aurait pas fait naturel. De plus que (je l'avais prévenu dans un de mes précédents posts) cela me permet de prendre des points de vue encore inédit et d'exploiter au maximum des émotions autant intérieures d'Héléna, qu'extérieures, par le biais de la ''piété'' que les autre personnages ressentent en la voyant. Pour ce qui est du père d'Ulrich, j'ai bien aimé ta remarque!^^ Mais en fait, je n'ai fait que reprendre le personnage de base et essayé de le faire paraître identique à la série, rien de plus. Pour ce qui est de la partie Lyoko, cela dépendra seulement de comment j'avance. Et non, Odd ne restera pas un ''pot de fleurs'', disons qu'en ce moment, il est toujours là, mais je me focalise plus sur d'autres personnages. (Spoiler : Attendez le jeudi soir!])


Chapitre 64: Étais-ce qu'une illusion?
L'euphorie et la joie qu'elle avait réussi à avoir ne dura pas bien longtemps ; tout comme le matin avec la joie de savoir que peut-être Odd était venu à Kadic durant la nuit. Cela avait quelque chose de contradictoire : elle avait peu à peu dépéri le matin entourée de ses camarades de classe, alors que son moral avait remonté quand elle était avec les autres membres de la troupe... Fallait-elle qu'elle soit entourée ou bien devait-elle s'isoler pour ne pas sombrer dans la tristesse? Ou bien tout cela n'était-il qu'une question de lien avec les personnes, suivant qu'elle était plus proche de certaines que d'autres? Après tout, elle s'entendait beaucoup mieux avec ses camarades de spectacle que ceux de classe. Elle ne savait pas trop elle même...

Peu à peu, son esprit divagua alors qu'elle continuait à recopier les cours pour ses amis. Et les questions qu'elle s'était posées dans le parc ce matin-là refirent surface. Elle ne trouvait toujours pas ce qui clochait dans l'histoire, et cela commençait à la frustrer. Puis lentement, ses pensées commencèrent à partir vers ce qu'elle savait de ses amis. Étaient-ils vraiment ce qu'elle avait toujours vu en eux? Les connaissait-elle très bien comme elle le pensait jusqu'alors? Et c'est surtout sur Odd que ces questions se focalisèrent...

Le blond avait été le premier qu'Héléna ait connu de la bande. Il lui avait confié toute de sa vie, même certaines choses que le goinfre n'avait jamais racontées à quelqu'un d'autre. Enfin, c'était ce que le svelte lui avait dit, mais cela était-il au moins la vérité? Elle en doutait... Elle connaissait peut-être la ''prétendue vie'' que le blond lui avait raconté, mais tout cela ne pouvait être aussi que des balivernes qui étaient tout droit sorties de l'imagination du décorateur de la bande... Et toutes ces pensées commencèrent à faire douter la rousse de ses sentiments amoureux pour le jeune homme. Elle était peut-être tombée sous le charme du blond tel que lui-même s'était décrit, mais l'aimerait-elle si elle découvrait une toute autre réalité? Qu'en fait, celui-ci et sa personnalité étaient complétement différents de ce qu'il avait été jusqu'alors en sa compagnie? Elle n'en était pas vraiment sûre...

De plus qu'Antoine avait fait apparition dans sa vie... Quand elle avait été seule avec le jeune lycéen après le déjeuner, elle avait senti un bon feeling entre eux : il la comprenait instinctivement quand elle lui expliquait quelque chose complexe, et puis elle savait qu'ils avaient déjà des points communs... Antoine était beaucoup plus proche d'elle côté caractère qu'Odd ne pourrait l'être. Était-elle en train de mettre dehors Odd de son cœur et de laisser la place libre à leur camarade de première? Elle se le demandait vraiment...

Après tout, Antoine avait été là quand elle n'allait pas bien et avait réussi à lui redonner son véritable sourire chaleureux alors que personne d'autre, toute seul, n'était parvenu à ce résultat.. Seul Odd aurait peut-être réussi à faire de même. Mais lui n'était pas là, il l'avait abandonnée sans réelles explications, alors qu'elle avait besoin de lui...

Soudain, on la ramena à la réalité. Des coups avaient été en effet toqué à la porte de la salle. Héléna se demanda alors qui cela pouvait être. Elle n'attendait personne pourtant, elle n'avait dit à personne de (re)venir... La jeune metteuse en scène se dit alors que ça devait être l'un des membres de la comédie musicale qui avait du oublier des affaires après la réunion...
Elle alla, une nouvelle fois ouvrir la porte (en espérant que c'était la dernière^^) et vit que ce n'était pas qui elle croyait qui attendait derrière. En effet, ce n'était pas l'un de ses ''collègues'', mais encore et toujours les trois mêmes inspecteurs de la police : Jaliqun, Rinon et Beaugois.

Sur le coup, Héléna fut surprise de les voir là. Pourquoi voulaient-ils la voir?
Mlle Beaugois : Bonjour Mademoiselle Lisoin, on n'était pas certains de vous trouver ici... Votre principal n'était pas totalement sûr que vous soyez encore dans la salle polyvalente.
H : Je suis restée ici toute l'après-midi donc vous ne pouviez pas me rater... Mais au fait, en quoi est-ce que je peux vous aider?
Inspecteur Jaliqun : En fait, nous venons plutôt vous voir dans le contexte de votre ''spectacle'', tous ceux avec qui nous avons discuté nous ont raconté que vos amis tiennent beaucoup à celui-ci... Alors on s'est peut-être dit que l'on trouvera des éléments lié à leurs disparitions dans votre salle de répétitions...


Héléna se dit à cet instant-là qu'ils devaient vraiment être dans une mauvaise passe dans l'enquête pour chercher encore de nouveaux éléments, et surtout dans la salle réservée au projet de la comédie musicale...
Malgré le fait que la salle soit exclusivement réservée aux personnes travaillant sur la comédie musicale, Héléna s'écarta et laissa entrer les trois adultes. Elle avait tous les droits concernant la gestion du spectacle ; mais face aux policiers, il était préférable de céder que de s'attirer des problèmes, elle était déjà assez préoccupée par d'autres affaires...

Les deux inspecteurs partirent tout de suite vers la scène tandis que leur jeune collègue restait aux côtés de l'adolescente.
Mlle Beaugois : Désolée de t'avoir dérangée... Mais mon supérieur et son autre adjoint sont persuadés qu'ils trouveront quelque chose ici... Mais je ne vois vraiment pas qu'est-ce qu'il pourrait y avoir comme éléments pour notre enquête...
H (se demandant comment que la jeune policière faisait pour supporter de travailler avec de tels collègues) : Cela ne fait rien... Et moi aussi je me demande bien ce qu'il pourrait y avoir comme indices...
Mlle Beaugois : Je leur ai pourtant dis que cela ne servirait à rien, mais ils sont tous les deux têtus... De toute façon, tes amis et toi restiez ici juste pour la préparation de votre spectacle?
H : Oui, Yumi et Ulrich y vinrent plusieurs fois pendant les dernières vacances pour s'entrainer ensemble pour leurs scènes ; mais la plupart du temps, c'est surtout moi qui viens toute seule quand je veux travailler au calme...
Mlle Beaugois : Autrement, vous ne venez jamais pour autre chose, ni toi ni les autres?
H : Non, et même si mes amis avaient voulu venir sans m'en parler, ils n'auraient pas pu entrer, je garde toujours la clé en sécurité et ils ne savent jamais où celle-ci est parce que je ne la mets jamais au même endroit...
Mlle Beaugois : Donc il n'y aucune chance que mes collègues trouvent quelque chose en lien avec leur ''départ''... C'est bien ce que je leur disais!
H (se souvenant du samedi après-midi précédent) : A part les microphones qui ont causé l'accident de mon amie, je ne vois pas ce qu'il y aurait...
Mlle Beaugois : Bon, je vais rejoindre mes collègues avant que ceux-ci me reprochent encore de ne pas être assez active!^^
H : Je vous suis, je vais aller enlever mes affaires pour ne pas vous déranger...
Mlle Beaugois : Ne t'en fais pas, cela ne fais rien. Pour tout t'avouer, les inspecteurs Jaliqun et Rinon sont de plus en plus stressés par l'enquête sur tes amis que je préfère être ici avec toi ou avec d'autres personnes en train de recueillir des informations qu'au commissariat en train de supporter leur humeur...
H (la remerciant d'abord pour le compliment) : Merci, vous paraissez plus accueillante avec les personnes qui sont touchées par l'enquête que vos collègues...
Mlle Beaugois (lui retournant le remerciement) : Merci. C'est vrai que j'attendais une toute autre ambiance de travail lorsque j'ai fait l'école de la police.^^


La jeune femme monta sur scène pendant que la jeune rousse prenait ses affaires et alla s'installer au fond de la salle, dos à l'estrade. En effet, Héléna ne voulait pas déranger les inspecteurs en plein travail et elle était sûre qu'on lui reprocherait quelque chose si elle venait à regarder ce qu'ils faisaient : par exemple ''d'espionner'' leurs faits et gestes. Néanmoins, elle ne pouvait pas les laisser dans la salle polyvalente. Tout d'abord parce qu'elle était sûre qu'ils n'avaient pas la clé de la salle pour refermer derrière eux quand ils partiraient et qu'ils laisseraient sans réfléchir la salle ouverte. Et puis parce qu'elle ne voulait pas leur laisser sa propre clé, l'administration lui avait confié en lui disant d'en prendre soin.

Et les inspecteurs auraient été capable d'oublier de lui rendre ou même pire de sceller la salle : l'administration ne voudrait pas lui donner la deuxième clé, ou (un désastre pour elle) personne ne pourrait plus entrer dans la salle (du moins légalement). C'est pour cela qu'elle avait décidé de rester dans la pièce.

Au bout d'une petite heure de fouille (qui se révéla infructueuse comme l'avait prédit Mademoiselle Beaugois), les policières reprirent leurs propres affaires, avec un air dépité pour les deux inspecteurs hommes. Ils avaient une fois de plus fait fausse route... Les deux policiers sortirent de la salle après avoir adressé un vague ''au revoir'' à l'adolescente. Quant à leur collègue, elle resta encore quelques instants avec celle-ci.
Mlle Beaugois : Encore désolée de ne pas t'avoir laissé au calme...
H : Ne vous en faites pas, je ne travaillais pas pour la comédie musicale, je faisais juste du recopiage de cours pour mes amis...
Mlle Beaugois : Normalement je ne devrais pas te le dire vu que c'est sensé être confidentiel, mais on a beaucoup de mal dans notre enquête... On a déjà épuisé toutes les pistes que l'on avait déjà et on doit en trouver de nouvelles parce que tes amis n'ont été vu par personne depuis lundi soir...
H (un peu de tristesse naissant dans ses yeux) : Je me doutais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, sinon vous ne seriez pas venus chercher des quelconques indices dans cette salle...
Mlle Beaugois : Mais on fait tout ce qui est possible pour les retrouver...
H : Je n'en doute pas, ne vous en faites pas... Seulement, c'est contre moi-même que j'en ai... J'ai de plus en plus de mal à me dire que mes amis sont partis et qu'ils ne refont pas surface...
Mlle Beaugois : Et vous en êtes à vous demander s'il ne leur ait pas arrivé quelque chose et vous commencez à vous en vouloir... Je ne peux pas vous l'interdire, mais il ne faut pas penser cela! Je vais vous faire promesse : mes collègues et moi, nous allons vous ramener vos amis, en bonne santé!
H (lui adressant un regard confiant) : Merci...


Mademoiselle Beaugois lui dit au revoir puis quitta la salle. Cinq minutes plus tard, Héléna partit à son tour après avoir rangé ses affaires, et elle ferma (cette fois-ci définitivement^^) la porte à clé pour la dernière fois de la journée. Héléna allait enfin quitter le bâtiment administratif sans regrets.

De savoir que les parents de ses amis avaient été dans la même bâtisse qu'elle la rendait mal à l'aise. Si elle avait du rencontrer ceux-ci, elle était presque certaine qu'elle aurait été incapable de croiser leurs regards. Et même si elle aurait osé, elle était sûre qu'elle aurait éclaté en sanglots devant eux...
La jeune rousse décida, au vu de l'heure qu'il était (un peu après dix-huit heures trente), de faire un tour dans le parc avant ''d'aller dîner''. Elle passa donc par la porte Est du bâtiment de l'administration et tomba tout de suite sur l'orée des bois. Elle n'entra pas dans ceux-ci et préféra partir en direction de la bibliothèque en suivant le chemin bitumé.

Arrivée aux abords du temple du savoir de Kadic, Héléna entendit progressivement de plus en plus fort une conversation qui ne devait pas avoir lieu très loin.
? : C'est cool que l'équipe pédagogique nous ait autorisé à rester à Kadic cet après-midi, on a pu bien avancé dans nos devoirs.
? (d'une vois une peu morose) : Mouais...
? : Et puis cette partie mémorable de baby-foot avec les autres.. Je crois que l'on va s'en souvenir longtemps.^^
? (évasif) : Oui oui...
? : Eh, est-ce que ça va? Je te parles depuis tout à l'heure et tu me réponds que très brièvement, tu écoutes au moins ce que je dis?...
? : Écoutes Johnny, je suis désolé, mais je n'ai pas trop envie de discuter en ce moment...


En effet, non loin d'Héléna se trouvait deux autres élèves de Kadic qui ne lui étaient pas inconnus : elle ne tarda pas à apercevoir non loin d'elle le jeune Johnny Cleary accompagné comme d'habitude (pour ceux qui n'avaient pas encore deviné) d'Hiroki Ishyama.
Johnny : Toujours tourmenté par le départ de ta sister et des autres de sa bande à ce que je vois... (un peu déçu) J'avais pourtant pensé t'avoir changé les idées cet après-midi en t'occupant le plus possible l'esprit...
Hiroki : Pardon si tu crois que cela n'a servi à rien... Bien sûr, c'était bien et ça m'a un peu déstressé... Mais quoi que tu fasses, j'aurais toujours une boule au ventre tant que ma sœur, Ulrich et leurs amis ne seront pas de retour à Kadic...
Johnny : C'est vrai que cela fait quand même deux jours qu'ils ont disparu... En tout cas, cela fait bizarre de t'entendre parler ainsi de ta sœur, toi qui me raconte surtout comment tu l'embêtes et lui joue des tours...
Hiroki (ne savant pas dans quel sens devait être comprise) : Pourquoi est-ce que tu dis ça?! Peut-être que j'aime bien ennuyer Yumi, mais elle reste malgré tout un membre de ma famille et au Japon, la famille, c'est sacré!...
Johnny : Pardon, je ne voulais pas te froisser Hiroki. Juste te remonter le moral... Depuis lundi tu as celui-ci dans les chaussettes..
Hiroki (s'excusant): Désolé Johnny... Mais cela me fait drôle, autant au collège qu'à la maison, ça paraît toujours vide...


Héléna décida que c'était le bon moment pour leur montrer sa présence sans pour autant les surprendre...
H : Alors je vois qu'il n'y a pas que moi qui ait cette impression...
Les deux cinquièmes, un peu surpris, se retournèrent en direction d'Héléna qui venait d'apparaitre dans leur champ de vision.
Hiroki : Héléna?
Johnny : Depuis quand es-tu là?!
H : Depuis peu. J'étais en train de faire un tour et je suis arrivée au beau milieu de votre conversation...
Hiroki (la regardant avec un air peiné ce qui lui était tout à fait inhabituel) : Dis... Tu disais la vérité tout à l'heure?...
H : Oui. Moi aussi je ne reconnais plus Kadic sans eux, tout me paraît si différent... (elle commença elle aussi à être triste)


Johnny ne se sentit alors pas à sa place, par rapport aux deux autres : il avait toujours été moins proches des lyokoguerriers. Bien sûr, il avait été un temps sous le charme de la sœur de son meilleur ami, mais cela ne pouvait pas être comparé avec les relations qu'avaient tissé Héléna ou Hiroki avec les disparus. Johnny se dit qu'il était alors préférable pour les deux autres qu'il parte.

La jeune metteuse en scène avait peut-être plus de chance d'arriver à discuter avec Hiroki. Après tout, pensa Johnny, ils étaient à peu près dans la même situation, et elle saurait sûrement mieux que lui trouver les mots qui réussiraient à remonter le moral au frère de Yumi...
Johnny : Bon, je vais vous laisser tous les deux... Je trouve que je suis de trop...
Hiroki (voyant son meilleur ami partir) : Attends!...
Johnny (comprenant que son ami voulait qu'il reste, mais sentant qu'il était quand même préférable qu'il soit seul avec Héléna plutôt qu'avec lui) : Non Hiroki, je vais y aller, sinon mes parents vont se se demander pourquoi je ne suis toujours pas rentré... (s'adressant cette fois-ci à la jeune rousse) Héléna, je ne te demande pas de réussir, mais si tu pouvais lui rendre un peu le sourire et le moral, ce ne serait pas de refus...
H : Pas de soucis, je vais essayer...
Johnny : Merci. Bon, à demain Hiroki. Et à toi aussi Héléna...


Et après que le frère de Yumi et la passionnée de lecture lui aient dit au revoir, il partit en direction du portail de Kadic, et donc vers chez lui. Héléna attendit quelques instants, pour que le jeune japonais se décide ou non à parler en premier, mais comme il resta muet, elle prit les devants.
H : Alors toi aussi tu fais une petite déprime à cause de la disparition des autres?
Hiroki (évitant son regard) : Non, ça peut aller, Johnny a un peu exagéré. J'ai juste le moral qui a baissé à cause de leur départ, sinon tout va bien...
H (comprenant tout de suite qu'il ne disait pas la vérité) : Hiroki, tu peux peut-être faire croire ça à presque tout le monde. Mais pas à Johnny, c'est ton meilleur ami et il doit te connaître depuis assez longtemps pour comprendre que ton attitude, envers ceux qui t'entourent, n'est qu'une façade...
Hiroki (levant timidement les yeux) : C'est bon, tu as gagné... C'est vrai, j'ai du mal à supporter la situation. Même si j'aime bien contrarier ma grande sœur, elle me manque quand même beaucoup...
H : Et personne ne peut rien redire à cela, c'est ton droit Hiroki...
Hiroki : Et toi, comment tu as fait pour voir que je ne n'allais pas bien? Johnny, je le connais depuis la maternelle, alors que toi, tu ne me connais que depuis quelques mois et surtout par l'intermédiaire de Yumi....
H : Disons que c'est mon instinct qui me l'a dit... Et puis, je suis un peu comme toi en ce moment.. Comme tu es dans la même situation que moi, je me suis dit que tu ressentais à peu près la même chose que moi...
Hiroki : Une peine qui ne pourrait s'arrêter qu'avec le retour de Yumi et des autres?...
H : Oui, ou même un gouffre immense que l'on ne pourrait pas remplir sans eux à nos côtés...


Hiroki se rendit alors compte que sa peine n'était rien par rapport à celle d'Héléna.
Hiroki : Johnny pense que c'est moi qui ait besoin de soutien et de réconfort, mais je crois qu'à toi aussi cela ne ferait pas de mal. Et peut-être plus qu'à moi....
H (affichant un maigre sourire) : Ne t'en fais pas, ça peut aller, je suis seulement triste et ne veux pas inquiéter ceux qui m'entourent...
Hiroki : Tu sais Héléna, tu peux discuter avec moi si t'en as envie. On n'a jamais été vraiment ami auparavant, mais tu es l'une des meilleures amies de ma sœur, alors ça ne devrait pas me poser de problèmes. A moins que tu veuilles pas...
H : Merci Hiroki. C'est vrai que je n'arrive à parler à personne de ce qui nous arrive depuis que le reste de la bande est parti. Tout le monde m'entoure et me soutient de mieux qu'ils peuvent mais ils n'arrivent pas à comprendre ma peine...
Hiroki : Mais moi je comprends comme je vis la même chose que toi.. Après tout, c'est mieux quand on se soutient mutuellement, on est les seuls ''proches'' qui ne soient pas partis...


Héléna, se souvenant d'une promesse faite à Yumi, eut un sourire au coin des lèvres. Hiroki aperçut celui-ci, mais se trompa en attribuant ce sourire à ce qu'il venait de dire.
Hiroki : J'ai réussi, tu as un peu souri!...
H : Désolée de te décevoir, mais c'est parce que je viens de me souvenir de quelque chose. Ta sœur nous avait fait promettre à Aelita et à moi de veiller sur toi si jamais elle devait partir de Kadic après sa ''nuit'' avec Ulrich... (cf: Chapitre 16)
Hiroki : Oui, je me rappelle, j'étais avec vous. Je n'avais jamais vu Yumi aussi triste de toute ma vie...
H : Et bien d'une certaine manière, là, c'est plutôt toi qui m'épaule alors que j'avais promis le contraire...^^
Hiroki : Cela ne fait rien. Et puis, pas besoin que l'on veille sur moi maintenant. Mes parents et Yumi sont tout le temps à vouloir me surveiller, mais je suis en cinquième et je suis assez grand pour me débrouiller tout seul.
H : Hiroki, ils ne font pas cela pour t'embêter, tu es juste le plus jeune de ta famille et ils souhaitent juste qu'il ne t'arrive rien.
Hiroki : Je le sais très bien, mais j'ai l'impression qu'il ne me voit pas encore comme un collégien, mais encore comme un petit primaire, alors c'est gênant à la fin.
H : Et je vois très bien pourquoi tu penses cela... Seulement, quand j'ai fait la promesse à ta sœur, je crois qu'elle voulait plus qu'on te ''surveille'' de loin, que l'on vérifie que tout se passe bien pour toi et que l'on t'aide quand tu aurais eu besoin ou si tu aurais souhaité en avoir...
Hiroki : Ce que je voudrais surtout, c'est cette aide, pas autre chose...


Héléna, par les dernières paroles du jeune japonais, vit bien que la disparition de sa sœur l'avait fait mûrir mentalement plus vite. Il s'était aperçu que certaines choses dans la vie comptaient beaucoup plus que d'autres et qu'il devait prendre soin des gens qui l'entourait au maximum, tant qu'il avait l'occasion.
H : Et je l'ai bien compris... (mettant sa main sur l'épaule du frère de Yumi) Allez, prenons sur nous et tout ira bien... Yumi, Ulrich, Jérémie, Aelita et Odd reviendront et tout sera comme avant...
Hiroki (la contredisant légèrement) : Sauf pour ma sœur...
H : Hiroki, si tu commences à parler de cette manière, je ne pourrais rien pour toi, car tu commences déjà à avoir un regard pessimiste sur la situation...
Hiroki (se reprenant rapidement, se rendant compte que ce que disait Héléna n'était pas faux) : Désolé... C'est juste que prendre sur moi pour toute la peine que j'ai en ce moment va être difficile...
H : Ne t'en fais pas, tu y arriveras. Si tu ne souhaites pas faire part de tes soucis aux autres par rapport à ce que tu ressens, alors tu y arriveras. Peut-être que cela sera compliqué, mais tu y parviendras... (regardant l'heure à sa montre) Il faudrait mieux que tu ne traines pas, sinon te parents vont s'inquiéter de ne pas te voir et ils se feront encore plus un sang d'encre... Allez viens, je te raccompagne au portail.


Le benjamin des enfants Ishyama ne refusa pas cette offre et ils partirent donc en direction de la sortie de Kadic. Hiroki jetait de brefs et rapides coups d'œil à l'amie de sa sœur, ce qui n'échappa pas à Héléna. Celle-ci devina qu'il se posait des questions qui la concernait, mais qu'il ne savait pas comment faire pour les aborder.

Héléna décida de ne pas le brusquer et attendit qu'il lui pose lui-même ses questions.
Hiroki : C'est ce que tu fais toi, refouler tout ce que tu ressens pour n'inquiéter personne? Tout le monde à l'école dit que tu supportes bien le choc des disparitions ; mais après ce que tu m'as dit ces cinq dernières minutes, je commence peut-être à comprendre pourquoi ils croient cela...
H : Oui, c'est ce que je fais encore et toujours, malheureusement. Mais il n'y a que comme ça que je tiens le coup... Je n'ai pas envie que m'occuper, en plus de mes propres problèmes, du soucis que je pourrais causer à ceux qui me côtoient tous les jours.
Hiroki : Alors j'avais raison... Dis, c'est si difficile que ça de tout cacher?
H (son regard partant dans le vague en se souvenant tout la souffrance psychologique qu'elle avait enfouie en elle) : Bien plus que tu ne le crois Hiroki, bien plus que tu ne le crois...
Hiroki (''apercevant les démons'' de la rousse dans les prunelles de celle-ci) : Tu as réussi à dormir un peu la nuit dernière? (se souvenant de la conversation qu'ils avaient eu la veille au matin)
H : Non, pas du tout. J'ai un peu somnolé mais j'ai encore trop peur de vraiment m'endormir profondément...


Héléna pensa à cet instant-là à ce qui s'était passé de plus intéressant la nuit précédente, c'est-à-dire le fait qu'il lui ait semblé voir son cher Odd dans la cour. La metteuse en scène amatrice se demanda alors si elle devait parler à Hiroki de cela. Puis elle se dit après qu'elle n'avait pas à se poser cette question. Elle avait déjà entraîné Hiroki dans ses problèmes en lui confiant les journaux intimes des lyokoguerriers, lui dire d'autres affaires qui devraient rester secrètes ne le dérangeraient sûrement pas. Elle regarda alors tout autour d'eux pour voir s'il y avait quelqu'un.
H : Hiroki, est-ce que je peux encore de faire part ''d'affaires délicates''?
Hiroki (comprenant tout de suite qu'ils entraient une fois de plus dans l'illégalité) : Encore des affaires des autres?
H : Non, pas exactement. J'ai vu cette nuit Odd dans la cour de récréation... (rectifiant le tir tout de suite) Enfin, il me semble que c'était lui, je n'en suis pas certaine! J'étais dans ma chambre en train de regarder par la fenêtre et je suis quasiment certaine que c'est lui que j'ai aperçu en bas...
Hiroki (après avoir réfléchi quelques instants du fait de cette annonce) : Tu parles bien d'Odd de votre bande? Qu'est-ce qu'il serait venu faire ici? (s'empressant de demander plus d'informations) Et les autres, tu les as vu? Ma sœur?!
H : Non, je suis désolée Hiroki, il semblait être tout seul. En fait, je n'ai vu qu'une silhouette dans la nuit et c'est la couleur particulière de la lumière de la lampe qui m'a mise la puce à l'oreille. Vu qu'en plus il avait la même morphologie qu'une personne ayant notre âge, j'en ai déduit que ce pouvait être lui...
Hiroki : Mais pourquoi il serait revenu tout seul?
H : C'est l'une des questions, malheureusement sans réponse jusqu'à maintenant, que je me pose depuis la nuit dernière... Mais le pire, c'est que j'ai voulu descendre et aller le voir...


Hiroki lui adressa alors un regard étonné et curieux. Héléna avait-elle pu lui parler pour savoir où sa sœur et ses amis étaient?
Hiroki : Et tu as pu rejoindre la personne que tu avais vu? C'était Odd?!
H (s'en voulant de briser les espoirs du japonais) : Non, je n'ai pas pu. Par malheur, je suis tombée sur l'heure de la ronde de Jim et me suis fait prendre. Il a cru l'histoire abracadabrante que je lui ai dit, mais je ne pouvais plus me risquer à sortir de ma chambre...
Hiroki (déçu): Dommage...
H : Et puis, après cela, je suis retournée près de la fenêtre. Et j'ai pu apercevoir la silhouette reprendre le chemin des bois. Il y avait la ronde des policiers à cette heure-là dans la cour de récréation et la personne a dû s'enfuir pour ne pas se faire attraper...
Hiroki (incrédule) : Des rondes de nuit policières à Kadic? Comment est-ce que...
H (comprenant où le cinquième voulait en venir) : … je sais ça? Tu saurais étonné de savoir tout ce que j'ai appris sans le faire exprès sur l'enquête. Tout ce que je peux te dire, c'est que les inspecteurs piétinent et sont en panne de pistes pour les recherches. Je ne préfère pas t'en dire plus, je ne veux pas te faire courir plus de risques que tu en prends déjà...
Hiroki (la suppliant presque) : S'il-te-plait Héléna, au point où j'en suis, cela ne va pas beaucoup aggraver ma situation...
H (ne cédant pas) : Non. Hiroki, je ne devrais pas moi-même être au courant de certains faits et je risque de gros ennuis. Je n'ai pas envie d'avoir des soucis en plus en ce moment... Et puis, considère cela comme une partie de la promesse que j'ai faite à Yumi...
Hiroki (comprenant que cela était perdu d'avance à cause de la promesse) : C'est comme tu veux...


Chacun des deux collégiens retourna alors dans le silence, comme si leurs dernières paroles avaient brisé l'élan avec lequel ils s'étaient confié. Héléna se contenta de baisser les yeux vers le sol pour regarder ses pieds avancer instinctivement. Elle aurait aimé lui raconter tout ce qu'elle savait, cela l'aurait libérée d'un des poids qu'elle avait sur l'estomac. Mais, connaissait les conséquences si cela venait à s'ébruiter, elle préféra éloigner le plus possible Hiroki des ennuis.

Quant à celui-ci, celui n'était plus connecté avec la réalité, mais en pleine réflexion. Il sortit de ses pensées alors qu'ils avaient fait la moitié du chemin jusqu'au portail. Et sur le coup, il s'arrêta de marcher sans prévenir ; et Héléna, surprise, dut piller pour rester à côté de lui. Il prit la parole avant même qu'elle lui ait demander pourquoi il s'était arrêté.
Hiroki (disant cela de but en blanc) : Ça ne pouvait pas être Odd cette nuit Héléna...
H (le regardant comme s'il venait de parler en japonais) : Pourquoi est-ce que tu dis ça? Peut-être qu'il m'a semblé que ce soit lui, mais toi tu réfutes complétement ce que je t'ai raconté...
Hiroki : Je sais que tu voudrais que ce soit lui... Mais regarde les choses en face Héléna. Pour quelle raison serait-il revenu? De plus en pleine nuit et sans les autres?!
H (voulant se convaincre elle-même par ses dires) : Je ne sais pas moi!... Sûrement parce qu'il y avait quelque chose qu'il n'y a nul part ailleurs...
Hiroki : Alors pourquoi est-ce qu'il aurait tant voulu ne pas se faire attraper par les policiers? Après tout, ils auraient pu l'aider s'il en avait eu besoin...
H (doutant de plus en plus à cause du japonais) : Mais.. Mais s'il n'avait pas voulu, c'est à cause de leur fuite! Si Odd réapparaissait comme ça après avoir disparu plus de trente-six heures, crois-tu vraiment que la police le laisserait repartir? Moi, j'en doute...
Hiroki (soupirant devant l'entêtement et l'espoir vain de la jeune fille) : Héléna, je ne voulais pas être aussi direct, mais tu te berces d'illusions!
H (le prenant comme un reproche) : Hiroki, je sais quand même ce que j'ai vu cette nuit!
Hiroki : Tu me l'as dit toi-même tout à l'heure, tu n'as pas beaucoup dormi depuis lundi... Il se peut que tu ais somnolé et que tu ais rêvé de ça...
H : Tu insinues que je mens?!


Hiroki garda son calme malgré la fureur qui bouillait dans les veines d'Héléna. Il ne voulait pas qu'elle prenne ses rêves pour la réalité, car il savait qu'elle serait anéantie si la vérité éclatait au grand jour, fracassante. Mieux valait qu'elle soit peinée à cet instant-là qu'emplie de tristesse plus tard.
Hiroki : Non, juste que ton désir de voir ma sœur et les autres revenir a influencé ton subconscient qui a crée ce rêve. Tu n'y peux rien!
H (complétement perdue) : Ça me paraissait trop réel...
Hiroki : Je te comprends, mais réfléchis, comment Odd serait-il revenu? Avec toute la technologie pour la surveillance que l'on a dans la région parisienne, les inspecteurs l'auraient déjà attrapé. A moins que tes amis ne soient restés dans les environs de Kadic, je ne vois pas comment Odd aurait fait... Et au contraire, pourquoi est-ce qu'ils seraient restés par ici? Il n'y a rien pour guérir ma sœur...


Héléna ne put pas contredire Hiroki : il avait de bons arguments. Le reste de la bande devait être loin à l'heure qu'il était, sûrement avec des personnes qualifiées pour soigner Yumi... Pourquoi serait-ils à se cacher dans le quartier ou un peu plus loin ; alors qu'autre part, du personnel médical était tout à fait apte à s'occuper du problème de son amie?

Elle se rendit compte alors que depuis trop longtemps, elle n'avait pas voulu affronter la réalité qui se trouvait pourtant sous ses yeux. Les anciens lyokoguerriers étaient partis depuis longtemps et devaient au moins avoir quitter la région, ils devaient être trop loin pour que Odd revienne durant la nuit précédente : à pied, cela aurait été trop long, et il n'aurait pas pu utiliser des transports plus rapides sans se faire remarquer.

Le goinfre de la bande n'aurait jamais pu revenir et cela la blessa au plus profond de son cœur. En pensant le matin même que son cher Odd était revenu, même si elle ne l'avait pas vu en face d'elle, cela l'avait réconforté car cela signifiait qu'il pensait encore à Kadic et donc aussi à elle par défaut. Alors que s'il n'était pas venu, cela changeait tout ce qu'elle avait espéré, ses ''meilleurs amis'' étaient bien partis, sans elle, et ils ne devaient pas se préoccuper d'elle.

Après cette annonce de la part du frère de Yumi, Héléna se plongea dans un mutisme de tristesse, cela l'avait complétement abattue. Hiroki s'en aperçu bien vite et commença à s'en mordre les doigts. Il n'avait jamais voulu qu'elle termine dans cet état, mais il se devait de lui dire la vérité. Peut-être était-il pessimiste et ne voyait pas toujours les choses du bon côté, mais au moins il était réaliste. Sa sœur et les autres amis d'Héléna n'avaient pas donné signe de vie depuis plus de quarante-huit heures et cela l'inquiétait. Il avait préféré mettre les choses au clair avant qu'Héléna ne soit plus en possibilité de changer d'avis, au lieu de ne rien lui dire et d'être incapable de la consoler si, au malheureusement, il arrivait quelque chose de grave aux disparus.

Hiroki et Héléna furent bientôt arrivés à la grille de sortie de l'établissement. Hiroki, voyant les yeux vitrés de l'amie de Yumi, se dit alors qu'il était préférable de sortir Héléna de ses pensées, sinon elle allait le suivre jusque chez lui sans s'en rendre compte.
Hiroki : Héléna, on est au portail, je vais y aller.
H (revenant dans la réalité et s'apercevant que la jeune japonais avait raison) : Déjà arrivés?! (se trouvant pathétique) Je ne m'en suis même rendu compte que l'on avait déjà fait tout le chemin...
Hiroki (posant une main réconfortante sur l'épaule de la rousse) : Tu es sûr que ça va aller, je peux te laisser toute seule et ça ira?
H : Oui, oui, je m'en sortirai. C'est juste que je m'en veux beaucoup de m'être berner moi-même... Après ce que tu as dit, je me suis aperçue que je m'étais fait des films...
Hiroki (un peu peiné) : Tu sais, t'avais fait une promesse de veiller sur moi à ma sœur ,et t'avais dit que tu essayerais à Johnny de me réconforter, et tu as presque réussi à me rendre complétement le sourire. Mais j'ai l'impression que moi, j'ai plutôt fait empirer les choses, je t'ai convaincu de quelque chose qui ne te rassures plus du tout..
H (s'abaissant un peu pour être à sa hauteur) : Cela ne m'attriste pas plus qu'avant Hiroki, alors ce n'est pas la peine de t'inquiéter pour moi... J'ai déjà réussi à te remonter le moral, et cela me rassure. Je n'ai pas envie que quelqu'un d'autre soit comme moi. Je réconforterai le monde entier s'il le fallait pour voir des gens heureux, moi, je peux passer en dernière, cela ne me dérange pas. Le bonheur des autres passe avant le mien.


Hiroki fut alors étonné par une telle sagesse de la part d'une adolescente à peine plus âgée que lui. Il la connaissait comme tout le monde comme une personne toujours sérieuse et appliquée dans ses études et pour qui le travail passait avant beaucoup de choses. Mais il la découvrait alors sous un autre jour : une personne à fleur de peau, qui cachait la moindre de ses émotions et qui savait ce que l'amitié et le respect pour autrui signifiaient vraiment. Et elle venait de lui donner une véritable leçon d'humilité sans s'en apercevoir.
Hiroki : Fais néanmoins attention de ne pas aller trop loin tout de même, Yumi et les autres s'en voudraient s'ils te voyaient maintenant dans un tel état...
H (ayant baissé la tête) : Je le sais bien, mais je ne sais pas quoi faire d'autre pour avoir le moral, alors je fais avec...
Hiroki (commençant à partir mais s'arrêtant et se retournant) : Tu es sûr que ça va aller?
H : Oui, ne t'inquiètes pas...

Il fit quelque part puis se retourna de nouveau.
H (imaginant bien ce qu'il allait lui demander) : Ne t'en fais pas, je vais tenir le coup...
Il repartit une nouvelle fois mais s'arrêta de nouveau et se remit face à Héléna.
Hiroki: Tu es certaine que tu ne veux pas rester avec moi et que l'on discute encore un peu pour que tu te confies?
H (quelque peu agacée, mais appréciant aussi l'entêtement d'Hiroki, fidèle à Yumi qui savait être aussi têtue) : Non Hiroki, maintenant vas-y avant que tes parents paniquent en ne te voyant pas rentrer! (comprenant qu'il ne lâcherait pas l'affaire tant qu'elle n'aurait plus cédé d'une manière ou d'une autre) Et si j'ai besoin de parler, je viendrai te voir demain, ça te va?
Hiroki (ayant obtenu une petite victoire) : OK...
H (un petit sourire) : Allez, files chez toi rejoindre tes parents!


Le cadet de Yumi partit, et cette fois-ci pour de bon. Héléna le regarda s'éloigner jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision. Dès que celui-ci ne put pas voir la jeune metteuse en scène, celle-ci poussa un long soupir. Il s'en était fallu de peu que le jeune homme découvre qu'en fait, cela n'était pas mieux et que cela n'allait pas en s'améliorant, bien au contraire...

Il avait déjà réussi à déceler la tristesse qu'elle cachait minutieusement, elle avait donc dû ruser et changer de technique lorsqu'ils s'étaient retrouvés tous les deux. Heureusement pour elle, Hiroki y avait cette fois-ci vu que du feu. Et il aurait capable de ne pas la laisser tant qu'elle n'avait pas retrouver un soupçon de moral. Seulement, elle ne voulait pas que lui, ou que quelqu'un d'autre s'inquiète pour elle, non personne...

Elle regarda vers le ciel, le soleil était encore haut à cette heure-là et apportait encore un peu de chaleur en cette semaine où les températures n'étaient pas très élevées. Ses yeux partirent peu à peu dans le vague et elle plongea doucement dans ses pensées.
H : *Qui a raison dans toute cette histoire? Hiroki, moi ou quelqu'un d'autres?... Je reconnais que ce que j'espère influence mes rêves et désirs ; et les explications d'Hiroki collent beaucoup mieux que les miennes à la réalité... Seulement cette nuit, je suis certaine que j'étais éveillée... ou du moins, je crois... Il avait vraiment quelqu'un dans la cour de récréation qui s'introduisant dans le collège, ou l'ai-je imaginé? Cette nuit, n'étais-ce encore qu'une illusion?*

Chapitre 65: Un peu trop près du bord du territoire...
Pendant cette journée en solitaire de la jeune rousse à Kadic ; du côté de l'usine et de Lyoko, la récupération de la mémoire avançait à grand pas.

Après la discussion du matin à propos de Lyoko et de ses changements, chacun avait essayé de ne pas trop y penser et de se focaliser sur la tâche qui lui était attitrée. Mais les découvertes qu'ils avaient fait n'étaient pas restées sans conséquences : tous leurs sens étaient à l'affut, guettant la moindre alerte ou le moindre bouleversement. Tous étaient sur leur garde, surtout les deux virtualisés qui seraient les seuls touchés s'il arrivait quelque chose...

Depuis le matin même, à chaque fois que les deux amoureux transis attendaient qu'une tour soit vidée de son énergie, l'un des deux prenait un ''tour de garde'' pendant que l'autre se reposait, voir dormait un peu. Car la geisha et le samouraï avaient pris d'un accord commun la décision de jamais se laisser distraire tous les deux en même temps et de laisser ainsi leur environnement sans surveillance. Du côté du laboratoire, les petits génies avaient décidé provisoirement de laisser en marche tout le temps la liaison avec Lyoko au cas où les lyokoguerriers virtualisés veulent les prévenir au plus qu'un événement.

Une bonne partie de la journée s'était écoulée depuis leur passage sur le plateau au petit îlot. Et tout se déroulait suivant un cycle bien précis, voir même énervant pour quelqu'un qui ne connaitrait pas l'objectif de la mission. Yumi et Ulrich jonglèrent ainsi pendant plusieurs heures d'affilé entre les courtes pauses imposées par l'énergie qu'ils perdaient, la récupération de la mémoire virtuelle et les trajets entre les tours.

A l'heure où les réfectoires ouvraient à Kadic pour le service du dîner ; sur Lyoko, Yumi et Ulrich avaient terminé le transfert de la septième tour de la Forêt et avaient déjà fait un peu moins de la moitié du chemin jusqu'à la suivante. Bien qu'ils devaient faire attention à tout ce qui les entouraient, le pratiquant de pentchak-silat et la gymnaste virtuelle se permettait de discuter avec leurs trois autres amis restés sur Terre.
U : Einstein, ça va de votre côté, rien à signaler?
J : Rien à signaler pour le moment... Et vous?
U : Pareil, c'est calme...
Y (ayant un mauvais pressentiment, parlant autant à elle qu'aux autres) : Moi, je dis que c'est un peu tranquille. C'est le calme avant la tempête...


Ulrich laissa un instant son regard glisser du territoire vers Yumi. Celle-ci affichait un air inquiet. Le brun ne fut pas étonné de la voir dans un tel état d'anxiété, Yumi était comme elle était. Elle n'aimait pas comment la situation tournait. Mais ce qu'elle avait dit n'était pas faux, c'était tranquille pour le moment, mais qu'est-ce qu'il allait bien leur tomber dessus quelques secondes, minutes ou heures plus tard?

De plus, depuis leur virtualisation, à chaque fois que l'un d'eux avait eu l'impression que quelque chose allait arriver, il se passait toujours un événement qui leur coutait des points de vie ou les menait à deux doigts de la Mort. Ulrich serra alors la pression des doigts sur ses sabres qu'il avait dans les mains, et son regard se reporta de nouveau sur le territoire de la Forêt qui les entourait. Ce n'était pas le moment de se laisser distraire ou d'abaisser sa vigilance, car c'est comme ça que le pressentiment de Yumi deviendrait réalité...

Quant à la japonaise, celle-ci guettait sans relâche Lyoko, les éventails dans ses mains, prête à les lancer si la situation l'exigeait. Elle ne devait pas se laisser porter par ses pensées car cela la déstabiliserait. Elle n'avait pas du tout envie qu'il leur arrive quelque chose de grave. Elle, avec son problème d'ouïe qui lui gâchait déjà la vie, cela ne la gênait pas plus que cela. Mais ne voulait surtout pas qu'Ulrich soit concerné au cas où ils auraient un nouvel ''accident'' : il s'était déjà ''sacrifié'' une fois dans le territoire des Montagnes, elle ne souhaitait pas encore apercevoir son cher et tendre si près de la mort...

Bientôt, la huitième bâtisse cylindrique du territoire furent en vue pour les deux virtualisés. En effet, entre les troncs innombrables que la Forêt comptaient, ils pouvaient déjà apercevaient une partie de la tour et du halo de celle-ci. Ulrich et Yumi examinèrent une fois de plus l'environnement : au plus près des tours, c'étaient les zones où il y avait le plus de risques d'arriver.

Arrivés à trois cents mètres de la tour, ils soufflèrent alors et baissèrent un peu leurs armes, s'il ne s'était rien passé alors qu'ils étaient aussi proches, alors plus rien ne pouvait arriver. La tour était sur un petit plateau un peu écarté du bord du territoire, un long sentier menait jusqu'à celui-ci et les deux étaient reliés par un pont constitué de plusieurs troncs de bois couchés. Ulrich, voyant qu'il n'y avait dangers à l'horizon, eut une idée pour les ''détendre'' un peu. Car Yumi, stressée par la situation et toujours sur ses gardes depuis le matin, était restée silencieuse la plupart du temps et n'avait donc pas beaucoup discuté avec lui. Et les longues discussions qu'ils avaient eu la veille lui manquait et l'ambiance n'était plus du tout la même.
U : Une petite course jusqu'à la tour pour savoir qui est le plus rapide, ça te dit?...
Y (le regardant pour la première fois depuis longtemps) : Ulrich, je crois que l'on a passé l'âge pour ce genre de choses, de plus que ce serait utilisé inutilement notre énergie...
U : Pour ce qui est de l'énergie, je te rappelle que l'on va faire une pause quand on attendra que la tour se vide de son énergie. (la provoquant délibérément) A moins que tu ais peur de perdre?...
Y (outrée qu'il pense cela) : Non, pas du tout, on doit juste se rester un minimum sur nos gardes et ta course nous ferait abaisser notre vigilance...
U (se mettant face à elle et reculant au fur et à mesure que la geisha virtuelle avançait) : On peut tout aussi bien faire très bien les deux choses à la fois. Dis plutôt que tu ne veux pas parce que tu sais que je vais gagné...
Y (son esprit de compétition ayant été piqué) : Ah, c'est-ce que tu crois?! Tu vas voir qui va gagner!


Et elle se mit à courir, suivie de très près par son âme-sœur. Au bout d'une cinquante de mètres, Ulrich avait réussi à arriver à son niveau. Il adressa alors un regard provocateur à la japonaise, comme pour lui signifier que ce n'était pas une illusion, qu'il l'avait rattrapée et qu'il allait même finir par la dépasser et donc par gagner le défi.

Mais Yumi ne se laissa pas faire et mit la vitesse supérieur. Elle ne voulait pas laisser à Ulrich la joie de la battre. Les deux amoureux inavoués filaient alors à toute vitesse sur le sentier de la Forêt. Leurs mèches de cheveux numériques étaient soulevés par le vent, désormais mi-virtuel mi-réel de Lyoko. La gymnaste termina par rattraper le samouraï.
Y (malicieuse) : Alors Ulrich, c'est bien toi qui disait que tu allais gagner?!^^ Parce que là, j'ai l'impression que tu es à bout... Tu me laisses gagner, c'est ça?^^ Bon bah merci alors!

Et elle continua d'accélérer, dépassant pour de bon le samouraï. Celui-ci, comprenant que la jeune asiatique allait vraiment arriver la première et en prit un coup à son orgueil. Il n'était pas du genre à tricher, mais si elle venait à perdre, Yumi se ferait un plaisir de l'embêter avec ça, et il risquerait d'être de mauvaise humeur et de lui en vouloir. Son but ne serait alors pas encore atteint, car cette fois, ce ne serait pas la jeune lycéenne qui ne lui parlerait pas, mais ce serait lui.

Au moins, s'il gagnait en trichant, il ne se vanterait pas et ils pourraient enfin discuter tous les deux, comme avant les découvertes du matin. Et pour tricher, il n'avait pas plusieurs solutions sous la main, il devait utilisé l'un de ses dons de lyokoguerrier : le triplicata...

Il prit alors un peu d'élan avec sa propre énergie puis activa sa faculté. Quand Yumi vit Ulrich la dépasser avec l'aide de l'un des pouvoirs qu'il avait reçu de Lyoko, elle s'aperçut qu'il n'était pas fair-play et voulut le lui rappeler.
Y : Ulrich, tu n'as pas le droit, tu trich...
Mais malheureusement, elle ne put jamais terminer sa phrase. Car il y eu un tremblement de terre... Et bien plus fort que les fois où le Kolosse avait fait trembler par le passé le sol de Lyoko.

Yumi, qui avait encore sur le sentier, tomba violemment face contre terre, ne pouvant plus se tenir debout. Quand au samouraï, il était déjà arrivé sur le pont de ''bois''. Il tomba à plat ventre sous l'effet des secousses. Instinctivement, les deux amoureux se cherchèrent du regard pour voir si l'autre allait bien. Mais les tremblements ne cessèrent pas au bout de quelques secondes, il continua bien plus longtemps...

Yumi et Ulrich, les yeux dans les yeux, étaient tout deux pétrifiés. Ils n'avaient rien vu venir... et une fois de plus un de leurs pressentiments s'était réalisé. La geisha, vit alors dans les prunelles de son cher et tendre quelque chose qu'elle aurait aimé ne jamais voir : un mélange crainte, de l'inquiétude, d'angoisse... de tous les sentiments que l'on peut ressentir lorsque l'on a peur. Cette vision terrifia le jeune japonaise. Jamais elle n'avait vu le brun ressentir de tels sentiments, ou du moins pas avec cette force et tous à la fois. Si Ulrich était déjà dans un tel état, comment est-ce qu'elle-même devait être? Tiendrait-il le coup, et elle aussi?...

Yumi se savait pas depuis combien de temps Lyoko était pris de secousses, mais le temps lui paraissait interminable. Quand est-ce que ce tremblement de malheur allait-il prendre fin?
Sous l'effet de sa propre peur, Yumi finit par fermer les yeux, espérant de toutes ses forces que cette catastrophe naturelle (qui l'aurait été dans la réalité) qui lui paraissait ne pas jamais vouloir s'arrêter, prenne fin. Ses doigts étaient crispés sur le sol verdâtre de la forêt, essayant en vain de s'accrocher sur la terre lisse du sentier.

Du côté du laboratoire, les génies et Odd assistaient impuissants à ce qui se passait au moment même sur Lyoko. Eux aussi n'avaient rien vu venir, les secousses étaient apparues d'un coup, sans prévenir, comme par magie. Ne pouvant faire autres choses, les trois restés sur Terre encourageaient leurs amis par la pensée... A haute voix, cela n'aurait servi à rien, le tremblement de terre faisait sûrement un bruit assourdissant et sans pareil dans le monde virtuel. De plus qu'ils voyaient aussi, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour changer le court des événements, leurs jauges de points de vie diminuer à une vitesse hallucinante. Ils espéraient eux aussi que le cauchemar se termine avant qu'il ne soit trop tard pour les deux virtualisés...

Finalement, au bout de ce qui parut une éternité pour la plus âgée de la bande, le sol du territoire virtuel finit par se stabiliser et ne plus avoir de secousses. Yumi attendit encore un peu pour plus de précaution avant de soulever ses paupières. Quand cela fut fait, elle se redressa pour se mettre assise. Elle avait mal dans le moindre pixel de son avatar virtuel, le tremblement l'ayant malmenée et les secousses avaient fait écho dans tout son corps. Elle était brisée de partout, mais elle était encore en vie, et c'est cela qui comptait. Elle fut contente d'apercevoir auprès d'elle l'interface qui avait tenu le choc tout comme elle. Son regard se tourna alors vers la construction de bois qui permettait d'accéder à la tour ; et la joie d'être en vie qui illuminait son visage, s'évanouit en un instant...

Ulrich aurait du être sur le pont. Or, il n'y avait presque plus de pont... Il avait été en majorité détruit par les secousses, il ne restait alors qu'un dernier maigre tronc. Mais il ne restait personne dessus ou qui y était suspendu au dessus du vide...


Alors, est-ce que cela vous plait? Je sais, je suis horrible de vous avoir laisser à ce moment-là!^^ Dis-moi ce que vous en penser : que s'est-il passé par exemple pour Ulrich? je vous laisse un peu cogiter et à la prochaine fois!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 03 Nov 2013, 00:39

Bonsoir tout le monde, j'espère que vous ne m'attendiez pas patiemment pour avoir la suite... car disons que je vous aie bien fait poireauter!^^ Mais je suis de retour et je vous apporte la suite.
Je n'aurais pas été aimable en revenant les mains vides, qu'est-ce que vous en penser? En tout cas, j'espère que vous apprécierez le chapitre de ce soir. J'ai eu du mal à le terminer et à faire qu'il ne se répète pas (vu que je l'aie écrit en plusieurs fois), mais je vous laisse le plaisir de vous faire votre proche opinion. je tiens seulement à vous préciser deux choses :
- le texte devenant trop long, j'ai préféré le couper en deux, et donc j'ai du créé un nouveau chapitre. Pour ceux qui suivait donc ma fan fiction d'après la dernière liste des chapitres que j'ai faite, faites attention.
- Mon chapitre ne devait pas tourner d'une telle manière au départ et je me suis étonné moi-même à partir dans un tel registre. (Pour ceux qui me connaisse, ne vous en faites pas, je n'ai jamais été aussi heureuse)
Bon, assez de papotage, je vous laisse découvrir ce chapitre (que certains devaient attendre impatiemment!^^)


Chapitre 66: Tout est de ma faute...
L'univers de Yumi commençait à s'effondrer. Où était celui dont elle était tombée amoureuse au premier regard? S'il n'était pas sur le plateau, c'est qui était... Non, elle ne voulait pas penser à ça... Elle devait le retrouver... Pour que son cœur ne se brise pas, comme s'il s'était vraiment arrivé quelque chose.

Elle se leva doucement mais difficilement : ses membres étant encore douloureux suite au tremblement de terre. Elle avança alors un peu vers le bord du territoire, néanmoins, pas à pas. Elle avait peur et n'était pas impatience de savoir ce qu'elle allait découvrir...

En effet, lorsqu'elle fut au bord du sentier où il était posé auparavant posé l'un des côtés des troncs de bois, elle ne trouva pas dans son champ de vision Ulrich. Et elle n'osa pas regardé en contrebas, vers la Mer numérique. La peur prit possession d'elle : où était son ''ami''?

Soudain, elle se rendit compte que ceux restés sur Terre venaient de lui parler par le biais de son interface.
J : Yumi, tu as l'air réveillée d'après nos écrans, ça va?
Y : Oui, j'ai un peu mal partout mais je suis encore envie alors ça va. (d'une voix mal assuré et une peu tremblante) Einstein, où est-ce qu'Ulrich apparaît sur ton plan de la Forêt?
A (étonnée) : Pourquoi est-ce que tu poses cette question Yumi?
J (n'attendant pas la réponse de Yumi pour chercher Ulrich) : Attends, je vais voir... (soudain très inquiet au son de sa voix) Il doit avoir un problème, y doit avoir forcément un problème...
A (savant très bien qu'il se passait quelque chose de grave aux traits du visage du petit génie) : Qu'est-ce qu'il y a Jérémie?...
Y (répondant au passage à Aelita, tout en demandant confirmation à Einstein) : Ulrich n’apparaît plus sur tes écrans, c'est ça Jérémie?
J : Je... (ne voulant pas leur mentir) Oui, c'est exactement ça... Je ne détecte plus Ulrich avec le radar. C'est comme s'il avait disparu...
A : Mais Yumi, comment est-ce que tu as su?...


La jeune lycéenne ne répondit pas tout de suite, tellement elle était effondrée. Et sous le coup de la confirmation de ce qu'elle redoutait, elle tomba à genoux, ne pouvant plus rester debout. Elle posa ses mains sur son visage, comme pour le cacher couvert de larmes, bien que ces perles d'eau n’apparaîtraient jamais sur Lyoko. Yumi était anéantie, son cœur venait de se briser, sa vie ne valait plus la peine d'être vécu. Car si Ulrich n'était plus ni sur le sentier, ni sur ce qui restait du pont, et si Jérémie ne le localisait plus sur les cartes de Lyoko, alors cela ne signifiait qu'une chose, qu'une seule et unique terrible chose : Ulrich venait de tomber dans la Mer numérique...

Le silence mortuaire de la japonaise inquiéta alors beaucoup ses amis au laboratoire. Que s'était-il passé pour qu'elle devienne muette et ne réponde pas aux questions qu'on lui posait.
A : Yumi?
Y (d'une voix larmoyante) : Je... Je n'ai rien pu faire pour lui! Au moment du tremblement de terre, j'étais encore sur le sentier, mais lui était déjà sur le pont... On s'est tous les deux retrouvés à terre, il était paniqué. Et puis j'ai fermé les yeux, car j'avais trop peur. Quand je les ai rouverts, il... il n'y avait presque plus de pont, et il n'est plus sur les vestiges de celui-ci ni ailleurs sur le territoire!


Et cette fois-ci la geisha, que tout le monde connaissait pour être froide et forte psychologiquement, éclata en sanglot. Si elle avait été sur Terre, Yumi aurait été capable de verser toutes les larmes que son corps pouvait contenir. Mais elle ne pouvait pas, non, à cause de Lyoko. Ce monde virtuel dans lequel ils avaient risqué pendant longtemps leur vie et où ils avaient tous failli la perdre au moins une fois. Mais cette fois-ci, Lyoko avait gagné, un des lyokoguerriers venait de périr...

Du côté du premier sous-sol de l'usine, aucun des deux génies ni Odd n'avaient osé couper Yumi dans son élan. Mais quand elle eut terminé, un silence glacial et de mort s'installa alors dans la pièce. Aelita avait mis ses mains sur sa bouche pour étouffer ses sanglots et s'empêcher de crier d'effroi. Deux filets de larmes continus sillonnaient le long de ses joues, laissant au passage des traces rosies sur sa peau. Jérémie, quant à lui, sut maîtriser quelque peu sa peine, mais les larmes n'étaient tout de même pas loin de couler. Mais s'il avait pris sur lui-même, c'était surtout pour se focaliser sur ses écrans. Il sentait que quelque chose clochait : Ulrich avait disparu de ses écrans, mais il n'avait reçu aucun signe d'une quelconque virtualisation définitive, et la carte de son avatar aurait du au moins afficher un changement, mais là, rien.

Derrière les deux Einsteins de la bande, accoudé au fauteuil du pupitre, Odd était immobile et était devenu blême comme jamais personne ne l'avait été. Il accusait lui aussi le coup, et brutalement. Il venait de perdre son meilleur ami, son colocataire et celui qui lui servait aussi parfois de confident. Il se souvint alors des moments forts qu'ils avaient vécu ensemble : leur rencontre, leur première venue dans le monde virtuel... Ou simplement des instants mémorables à Kadic, de leur amitié et de la complicité qu'ils avaient développé, durant les cours, dans leur chambre ou durant les récréations...

Tout cela venait de partir en fumée, tout cela ne valait plus la peine, car maintenant Ulrich n'était plus là pour s'en souvenir et en rire avec lui...
O (d'une voix peu assurée) : Non... Non, ça ne peut pas être possible...
A (essuyant ses larmes avec l'une des ses paumes de main) : Je suis désolée... Mais c'est la vérité, il est... mort. (versant de nouveau un flot de larmes)
J (un semblant d'espoir dans le ton de ses paroles) : Non... En fait, peut-être pas... J'ai fait quelques recherches et... je crois qu'il est toujours vivant.
A (cette nouvelle faisant briller ses yeux d'une lueur d'espérance) : C'est vrai?!
J : Oui, je pense. Il n'y a eu aucune modification signalant que quelqu'un aurait plongé dans la Mer numérique.
A (n'omettant aucun détail) : Même si on a isolé Lyoko du réseau mondial?
J : Oui, je l'aurai quand même su... Mais le problème, c'est que je n'arrive pas à savoir où il est exactement.
A (allant chercher l'ordinateur portable de Jérémie et le branchant au supercalculateur après être revenue) : Je vais approfondir tes recherches... Pendant ce temps-là Jérémie, essayes de raisonner si possible Yumi pour qu'elle aussi entreprenne de chercher Ulrich sur Lyoko.
J : D'accord.


Aelita se tourna alors vers le clown de la bande. Celui-ci était toujours immobile telle une statue de marbre. La ''Princesse'' de Lyoko lui posa une main sur l'épaule, pour le sortir de sa torpeur et être sûre qu'il avait entendre et comprendre ce qu'elle allait lui dire.
A : Odd? Tu es avec nous? Tu as entendu ce qu'on a dit à propos de Lyoko?
O (encore blême) : Oui... Je... Ça va aller... Mais pour Ulrich, vous êtes sûr que l'on ne se fait pas de faux espoir. (détournant les yeux pour que sa fausse cousine ne voit pas son regard empli de tristesse) Je n'ai pas envie de me réjouir pour quelque chose alors que cela peut se révéler faux.
A : Sauf qu'Ulrich a de grandes chances d'être encore en vie, alors on ne va pas le laisser jusqu'à ce qu'il meurt vraiment!
O (reprenant confiance) : D'accord. Mais que veux-tu que je fasses? Je ne suis pas doué en informatique...
A : Aides juste Jérémie à convaincre Yumi de reprendre espoir. Elle est effondrée, je l'ai senti, mais je crois que vous devriez vous en sortir tous les deux...
O : On va essayer... Mais tu connais Yumi aussi bien que moi, cela ne va pas être facile...
A : C'est pour cela que je ne te demande pas de miracle, seulement une petite amélioration...


Aelita s'assit alors à même le sol et commença à travailler sur l'ordinateur portable : si Ulrich n'était pas tombé dans la Mer numérique, alors il devait forcément être quelque part sur Lyoko. Il suffisait juste de savoir où exactement...

Quant à Odd, il se rapprocha d'Einstein près du pupitre pour voir où il en était avec Yumi. Mais ce qu'il vit sur le visage du second blond lui indiqua tout de suite que la situation n'avait pas avancé d'un pouce. Jérémie avait une mine triste et lui avait signifié d'un signe négatif de la tête que leur amie était complètement paralysée suite aux derniers événements et était sourde à tous les ''appels'' qu'elle recevait par l'interface.
J : Elle s'est comme enfermée dans une bulle, je n'ai rien réussi à faire...
O : Faut la comprendre Jérémie, elle croit qu'elle vient de perdre Ulrich, le seul garçon qui ait réussi à entrer au plus profond de son cœur... (baissant un peu la voix car sinon il savait les reproches qu'on lui répondrait) Souviens-toi de la fois où tu as cru qu'Aelita avait eu un problème d'identification avec les tours et que l'on avait cru qu'elle s'était sacrifiée et que l'on ne la reverrait plus. (cf: D'un cheveu) Yumi a à peu près le même ressenti, voir pire...


Le petit génie se souvint alors parfaitement de la tristesse, du désespoir, mais aussi de la colère qu'il avait ressenti. De la colère contre lui-même, de ne pas avoir pu empêcher le sacrifice de son âme sœur. Et il comprit alors parfaitement les sentiments qui assaillaient alors l'esprit de la plus âgée de ses amis.
J : Elle s'en veut de ne pas avoir fait quelque chose pour le sauver parce qu'elle était paralysée...
O : Tu as tout compris. Ajoutes cela au fait que Yumi aime plus que tout au monde Ulrich, et tu peux maintenant imaginer dans quel état elle est en ce moment même...
J : Mais qu'est-ce qu'on peut faire alors? Je ne suis même pas arrivé à lui faire prononcer le moindre petit mot, et elle semble ne pas vouloir répondre à nos appels. Même si Ulrich est peut-être encore en vie!
O : Elle est anéantie Jérémie, ne l'oublie pas. Il suffit juste de trouver les bonne paroles pour la faire sortir de son état léthargique. (désignant alors le pupitre) Tu permets que j'essaye à mon tour?
J : D'accord, peut-être que toi elle t'écoutera... Mais fais tout de même au plus vite, Ulrich est une fois encore proche du niveau critique concernant sa jauge de point de vie. Alors plus vite Yumi commencera à se mettre à sa recherche, mieux ce sera...
O : Je vais faire de mon mieux...


Einstein passa son oreillette au goinfre de la bande et celui-ci commença à s'adresser à la japonaise.
O : Yumi... Yumi, est-ce que tu m'entends?
Aucune réponse arrive de Lyoko, mais Odd ne désespéra pas et continua à parler à l'aînée des lyokoguerriers.
O : Yumi, je sais que tu m'entends, je vois sur l'écran que tu n'as pas coupé la connexion de ton interface avec le laboratoire... Yumi, je te demande pas de me répondre, mais juste de m'écouter. Je sais qu'Ulrich était sur le pont pendant les secousses, cependant, il y a de grandes chances qu'il ne soit pas tombé dans la Mer numérique...


Odd voulut continuer à parler, mais des grésillements se firent entendre dans les haut-parleurs du pupitre du Supercalculateur, signe que quelqu'un était en liaison avec eux sur Lyoko. En effet, quelques secondes plus tard, Yumi leur parla depuis le monde virtuel, au plus grand bonheur du petit surdoué et du ventre à pattes.
Y (la voix toujours aussi larmoyante) : Odd, s'il-te-plaît, ne me dis pas des mensonges pour me remonter le moral, tu me fais encore plus de mal en me disant cela...

Jérémie voulut alors parler, mais Odd lui fit signe de se taire. Einstein ne s'en offusqua pas, car il comprit que le second blond voulait intervenir seul. S'il avait déjà réussi à faire parler Yumi, alors peut-être arriverait-il aussi à lui faire entendre raison. Le clown de la bande attendit que la geisha déblatère tout ce qui lui était venue à l'esprit puis prit la parole.
O : Je sais que tu ne voudrais pas être déçu si cela se révélait faux, mais ici sur Terre, toutes nos indications nous amènent à penser qu'Ulrich est toujours vivant et sur Lyoko...
Y (lui coupant quelque peu la parole) : Odd! J'ai vu Ulrich qui était sur le pont et après celui-ci s'est écroulé. (ayant du mal à continuer) Ulrich n'a pas pu s'en sortir, il était paralysé, tout comme moi...

Yumi s'en voulait terriblement de ne pas avoir pu faire quelque chose pour changer le cours des événements et donc de ne pas avoir pu sauver Ulrich. Et elle souffrait du fait qu'Odd veuille lui faire croire l'inverse et lui faire espérer l'impossible.
O : Tu l'as toi-même dit tout à l'heure, tu as fermé les yeux pendant un certain laps de temps jusqu'à ce que les secousses prennent fin, il se peut qu'il se soit passé quelque chose pendant ces quelques instants-là...

Odd s'attendait à ce que Yumi lui réplique quelque chose dans les secondes qui suivirent, mais aucune réponse ne lui revint. Il comprit alors qu'il était peut-être été un peu loin et qu'il n'avait pas utilisé la bonne méthode pour faire reprendre espoir à son amie. Il n'y avait alors qu'une seule autre technique pour qu'elle vienne à changer d'avis, mais il hésita à la mettre en pratique. Odd savait parfaitement que Yumi serait alors vraiment accablé de tristesse si leur hypothèse à propos d'Ulrich se révélait fausse.

Mais il prit sur lui et croisa les doigts pour qu'ils retrouvent Ulrich encore en vie.
O : Je... Yumi, je ne vais pas insister si tu ne veux pas avoir de faux espoirs, c'est toi qui décide ce que tu souhaites. Seulement, on voudrait au moins que tu recherches Ulrich sur Lyoko. Les Einsteins planchent déjà dessus grâce à leur ordinateur, mais toi tu es sur place...
Toujours aucune réponse ne vint du monde virtuelle.
O (tentant cette fois son idée, mais appréhendant la réaction que pourrait avoir Yumi) : Et... Yumi, fais le au moins pour Ulrich. On sait tous parfaitement que tu as toujours été amoureuse de lui, bien que votre relation ait souvent été compliqué. Ulrich a toujours tenu à toi... Et si là, en ce moment-même, il est encore en vie, je crois surtout qu'il espère que tu penses à lui et que tu vas le retrouver... Car si toi ne le fais pas pour lui, qui le fera?...


Odd attendit, il avait utilisé toutes les ressources possibles qu'il avait en sa possession ; maintenant, c'était sur Yumi et sa décision que tout reposait. Le ventre à pattes tourna alors son regard vers le petit génie de la bande qui travaillait au pupitre. Jérémie le lui rendit un, espérant tout comme l'autre blond que Yumi réfléchirait à ce qu'on venait de lui dire...

Sur Lyoko, la geisha virtuelle ne savait plus vraiment où elle en était et ce qu'elle devait faire. Devait-elle faire confiance à ce qu'elle avait vu ou devait-elle suivre son cœur qui lui criait de croire qu'Ulrich était toujours vivant et donc de se laisser convaincre par Odd? Finalement, les dernières paroles du colocataire de son cher brun firent pencher la balance vers l'espérance. Odd avait raison, si elle n'avait plus l'espoir de le revoir un jour vivant, alors qu'elle était sûrement la plus proche de lui, alors qui espérait pour cela?

De plus que, si leur espoir se révélait justifié, elle ne voulait pas décevoir Ulrich. Elle s'en voudrait toute sa vie, si elle délaissait le brun à son sort et le laisser mourir alors qu'elle aurait pu l'aider. De plus que, lors que l'accident avec l'overbike, c'était lui qui avait fait en sorte qu'il ne lui arrive rien. Maintenant qu'elle pouvait lui rendre la pareille, elle ne se fit pas prier. Elle faisait juste ce que lui aurait fait pour elle. Ayant pris sa décision, elle en fit part à ses amis qui se trouvaient au laboratoire.
Y (se remettant debout avec un peu de difficulté) : Je... Je vais aller le chercher.
J : Yumi?!
Y (se répétant pour être sûre que ses autres amis aient compris ce qu'elle allait faire) : Je vais le chercher. Je vais faire de mon mieux pour le retrouver, mais je ne vous garantie rien. Mais Ulrich a fait tant de choses pour moi ces dernières années, qu'aujourd'hui, c'est à moi de l'aider.
O (contente de retrouver son amie telle qu'il l'a toujours connu) : Ça, c'est notre vrai Yumi!


La japonaise prévient ses amis qu'elle allait couper sa liaison avec eux le temps qu'elle fasse ses recherches, et que si elle trouvait Ulrich, elle les préviendrait sur le champ. Les yeux firent balayèrent alors l'horizon pendant qu'elle se demandait par où elle allait commencer ses recherches. Mais ses pensées se tournèrent vers le dernier endroit où elle avait vu Ulrich, tout comme son regard.

Elle s'approcha du bord où se tenait le seul tronc qui composait dorénavant le pont. Il n'y avait personne, ni accroché au tronc de bois, ni sur le bord du territoire, que ce soit du côté de la japonaise ou de celui de la tour. Seulement, quand le regard de la jeune lycéenne plongea en contre-bas pour voir si Ulrich avait pu se rattraper sur les parois, sur ''l'épaisseur'' du territoire, il finit par se poser sur ce qu'il y avait en bas : la Mer numérique...

Cette vue donna des haut-le-cœur Yumi et elle dut détourner le regard pour ne pas défaillir encore plus. C'était trop dur pour elle : elle espérait que son cher et tendre soit toujours en vie, mais d'avoir vu la mer virtuelle, cela lui avait aussi rappelé que c'était peut-être aussi le tombeau d'Ulrich. S'il n'y avait pas de miracle que tous espéraient, c'était le dernier endroit où le samouraï avait été en vie... Elle se recula du bord du territoire et s'efforça de contrôler son angoisse et sa respiration. Ce ne fut pas facile pour la japonaise, mais elle finit par se ressaisir. Mais elle ne tenta pas de renouveler l'expérience et se promit de ne plus avoir son regard tourné vers la Mer numérique. Si elle voulait continuer à espérer de retrouver Ulrich vivant, elle se devait de ne pas ressasser la douleur en n'ayant pas dans son champ de vision le lieu hypothétique de la mort du brun...

Elle se rapprocha alors du bout de territoire où était posé l'extrémité de l'unique tronc restant du pont. Elle passa en équilibre sur celui-ci, tout en faisant attention de ne pas se faire harper par le vide. Elle voulait vérifier si Ulrich ne se trouvait pas sur le plateau de la tour. Seulement, il n'était pas là non plus. Mais Yumi ne désespéra pas. Elle continuerait à le chercher et à l'appeler tant que cela serait nécessaire, elle continuait simplement avec l'espoir de le revoir et le retrouver... vivant.

Elle quitta comme elle était venue le plateau périphérique au territoire et partit vers le sentier par lequel Ulrich et elle étaient arrivés. Elle ne savait pas exactement où chercher, ni ce qu'elle devait trouver : le corps virtuel d'Ulrich ou un quelconque signe? Elle l'ignorait.

Elle remonta le sentier, repassant sur plusieurs plateaux de la Forêt qu'ils avaient déjà l'occasion d'explorer Ulrich et elle, et examina les environs à chaque instant pour voir si elle n'apercevait pas le brun ou si quelque chose avait été modifié. Tout ce qu'elle savait grâce aux Einsteins, c'était que son cher et tendre était encore là, en vie, quelque part sur Lyoko, et c'est tout ce qui lui importait. Cependant, chaque minute, chaque seconde qui passait, faisait réapparaître de plus en plus le doute et sa peur de découvrir qu'Ulrich était mort. Le temps s'écoulait, amenant Ulrich toujours plus près de la mort, au fur et à mesure qu'il avançait... Sauf si elle trouvait le samouraï et le sauvait avant qu'il ne soit trop tard.

Du côté du laboratoire, le stress n'étant pas moins présent et tous s'inquiétaient de ne pas savoir où était Ulrich. Les doigts des deux petits surdoués de la bande pianotaient à toute vitesse sur les claviers d'ordinateurs, mais toutes les recherches qu'ils avaient déjà lancé s'étaient révélées infructueuses. Aelita avait tant bien que mal retenu ses larmes pendant quelques minutes, mais avait finalement lâché prise. Elle espérait encore revoir celui qu'elle considérait comme un frère, mais la situation était désespérée d'après elle. Elle ne voyait pas comment ils pourraient réussir à résoudre tous les problèmes alors que la jauge de vie d'Ulrich approchait fatidiquement du taux de zéro pourcent.

Jérémie, s'était focalisé sur les lignes de code qui défilait sous ses yeux, mais si on regardait bien, lui aussi était touché plus qu'il n'y paraissait. Son regard, bien que plongé dans le langage informatique défilant sur les quatre écrans du pupitre, était empli de chagrin. Einstein essayait tant bien que mal de ne pas de laisser emporter par la tristesse, il pouvait réussi et maintenir Ulrich en vie. Non, ce n'était pas une possibilité, c'était son devoir.

Quant à Odd, il traînait les pieds et faisait les cent pas près d'Aelita et de Jérémie. Il se savait pas quoi faire d'autre et il avait déjà rongé jusqu'au sang ses ongles. Parfois, il jetait un coup d’œil par dessus l'épaule d'un des petits génies, en espérant qu'un des deux annonce une bonne nouvelle. Malheureusement, la joie n'apparaissait jamais sur leurs visages et il ne comprenait rien à ce qu'affichait les écrans.

Au bout d'un moment cependant, seul une dizaine de doigts continuèrent à courir sur un clavier. Aelita avait cessé de taper sur les touches de son clavier d'ordinateur. Odd, qui avait toujours eu l'oreille musicale, ne mit pas longtemps pour entendre une différence.
O (se retournant vers sa fausse cousine) : Aelita? Pourquoi est-ce que tu t'es arrêté?! T'as pas le temps de faire une pause!
A (relevant son visage, qui se révéla baigné de larmes) : Je suis désolée... Mais j'ai essayé toutes les méthodes et analyses possibles et inimaginables pour le retrouver. Mais cela ne donne rien...
O : Il n'y a pas d'autres solutions?! Tu ne peux pas arrêter, tu laisses tomber Ulrich si tu fais ça!
A : Je ne l'abandonne pas Odd. Mais ma connaissance sur le supercalculateur et le monde virtuel n'est pas infinie, j'ai déjà utilisé tout ce que je savais pour faire mes recherches. Seulement, je ne peux pas faire quelque chose que je ne sais pas...


Alors qu'elle venait de terminer sa phrase, le silence se fit alors, glaçant. Un silence où l'on aurait pu entendre des mouches voler... et où l'on n'entendait plus de doigts pianoter sur un clavier. Odd s'aperçut une fois de plus du changement en quelques secondes, comme pour avec Aelita.
O (se tournant cette fois vers le jeune surdoué) : Quoi? Tu abandonnes aussi Jérémie?! Vous vous rendez compte que vous laissez mourir Ulrich?!
A (s'apercevant que quelque chose n'allait pas, que Jérémie était comme tétanisé) : Jérémie, qu'est-ce qu'il y a? (se rapprochant de celui qui l'avait arraché des griffes de Xana) Jérémie?
O (s'étant lui aussi approché du jeune génie) : Einstein? (remarquant l'air incrédule qui apparaissait sur le visage du deuxième blond) Houhou, ici la terre, il y quelqu'un?... (passant sa main devant les yeux de Jérémie)


Jérémie ne fut pas surpris de voir la main d'Odd passer aussi près de sa tête, mais sembla se reconnecter avec la réalité puisque son air surpris s'effaça peu à peu de son visage.
J (ne tourna pas la tête vers ses deux amis, gardant son regard fixé sur ses écrans tout en leur adressant la parole) : Ne vous en faites pas tout va bien, c'est juste que je viens d'apprendre quelque chose qui bouleverse encore une fois toutes nos certitudes...
A (lisant à son tour ce qui s'affichant au pupitre du Supercalculateur) : Qu'est-ce que tu as découvert?
J (regardant alors Aelita puis Odd) : Le tremblement de terre sur Lyoko, il n'était pas ''naturel''... Ulrich en a subi les conséquences, mais c'est aussi lui qui en est la cause...


Sous l'effet de cette annonce, Odd resta interdit quelques instants et Aelita se figea, lisant toujours les lignes de code défilant sur les écrans. Quand elle eut fini de tout voir, elle ne put que conclure de son cher et tendre disait la vérité.
A : Qu'est-ce qui s'est passé?
J : J'ai du relier plusieurs paramètres pour arriver à cette explication, mais tout coordonne. Ulrich est la source des secousses sur Lyoko...
O : Jérémie, reconnecte nous avec le monde virtuel, Yumi doit aussi entendre ce que tu vas nous dire.


Les deux surdoués de la bande regardèrent alors bizarrement le goinfre.
A : Odd, tu te rends compte de ce que tu dis?! Comment crois-tu que Yumi va réagir si on lui a qu'en fait Ulrich s'est en sorte ''suicidé'', sans vraiment le savoir?
O : Tu crois que je n'y ai pas pensé?! Mais Yumi a droit à la vérité!
J : Cela reviendrait à faire échouer tout ton stratagème de tout à l'heure qui lui a fait reprendre confiance en elle...
O : Je le sais, mais on doit courir le risque. Et si vous n'êtes pas d'accord, alors croyez moi, je ne vais pas être de bonne humeur.


Le ton menaçant de leur ami déstabilisa quelque peu Jérémie et Aelita, Odd n'était pas du genre à se mettre dans un tel état. Surtout pour une telle histoire. Fallait-il ou non faire souffrir Yumi en lui apprenant que le samouraï avait provoqué sans le vouloir l'accident qui allait peut-être lui coûter la vie? D'après Odd oui, malgré le fait qu'elle risquait fort de ne pas supporter la vérité...
A : C'est comme tu veux Odd...
J (choqué par ce qu'elle venait de dire) : Aelita?! Et si Yumi le prend mal?
A : Odd a raison, on n'a pas le droit de cacher de telles informations à Yumi. On est un groupe et il ne doit y avoir aucun secret entre nous. (voyant que Jérémie était sur le point d'ajouter quelque chose) Non, on n'a pas le temps. (se révélant un peu autoritaire) Ce n'est pas le moment de se monter les uns contre les autres...
J (cédant face à la détermination d'Aelita) : Bon, d'accord. (murmurant alors à voix basse) J'espère juste que l'on ne va pas faire une grosse erreur...


Einstein remit alors en marche la liaison avec Lyoko, reprenant ainsi contact avec la japonaise.
J : Yumi, Yumi est-ce que tu lis ce que je te dis?
Y (après quelques instants, le temps de s'apercevoir qu'on la contactait avec l'interface) : Oui, Jérémie, je vous ''reçois''. (la voix quelque peu modifié par le chagrin) Désolé, je n'ai encore pas trouvé de traces d'Ulrich...
J : Yumi, s'il-te-plaît, écoutes-moi, j'ai quelque chose de vraiment important à te dire...
Y (ayant une lueur d'espoir) : Vous savez où est Ulrich?!
J : Non, malheureusement. Toutes nos recherches se sont soldées par un échec...
A (sentant que l'intello de la bande allait faire traîner les choses, décida de faire avancer celles-ci plus vite) : Yumi, ce que Jérémie va te dire est difficile à t'avouer. Alors ne l'interromps pas s'il-te-plaît...


La geisha virtuelle ne se sentit pas rassurée en entendant ses paroles sortant de la bouche de sa petite sœur ''de cœur''. Qu'était-il arrivé pour que Jérémie doive lui annoncer quelque chose d'une traite, lui qui supportait assez bien qu'on lui coupe généralement la parole?
J : Je sais que cela va paraître aberrant, mais les secousses qu'il y a eu tout à l'heure ne viennent pas de Lyoko... Elles ont eu des conséquences sur le territoire de Lyoko, mais le monde virtuel n'en ait pas la cause. C'est quelque chose dans Lyoko qui a provoqué le tremblement de terre, (regardant une dernière fois ces amis sur Terre, mais voyant leurs regards décidés, continua sur sa lancé) et ce quelque chose, c'est Ulrich...
Y (après quelques instants pour assimiler de la nouvelle) : Que... Que veux-tu dire par là?
J : Parallèlement à mes recherches pour retrouver Ulrich, je me suis mis en tête de savoir quelle avait été la source des secousses, c'est la première fois que cela arrivait sans raison apparente. Je me suis focalisé sur la zone où le tremblement avait été le plus fort. Et c'était le sentier où vous vous trouviez...


Jérémie s'arrêta un petit instant, le temps de reprendre son souffle et de la témérité, au vue de la terrible vérité qu'il allait devoir avouer.
J : J'ai pensé que ce n'était pas une coïncidence alors j'ai creusé le fond du problème. Et j'ai découvert que les origines du tremblement suivait exactement le sillon du chemin d'Ulrich. Chaque pas qu'il faisait semblait provoquer une onde électrique qui provoquait une secousse. Le premier épicentre a été le plus puissant et ses secousses ont résonné ensuite avec celles des autres épicentres. C'est pour cela que le tremblement de terre a duré aussi longtemps ; parce que les secousses donnaient naissance entre elles à de nouvelles secousses. Jusqu'à ce que l'énergie s'épuise et que les tremblement cesse.
O (n'ayant pas encore tout compris) : Mais qu'est-ce qu'il a fait pour dégager ses ondes électriques? Jamais auparavant, cela ne lui était arrivé!
A (comprenant mieux la situation que son faux cousin, comme elle avait compris les lignes de code du Supercalculateur) : Les règles sur Lyoko ont été modifié Odd, je te le rappelle. Peut-être qu'Ulrich a toujours eu cette capacité mais que le système qui contrôlait avant Lyoko en faisait abstraction.
J (soulevant ses lunettes et se frottant un peu les paupières) : Cependant, cela n'explique pas pourquoi les secousses sont apparues à cet instant-là? Ulrich marchait déjà auparavant sur Lyoko...
A : Et puis pourquoi seul Ulrich a produit ses ondes? Et pas Yumi...
Y (les morceaux du puzzle commençant à se rassembler dans son esprit) : Jérémie, d'où vient la première secousse? Où était en fait l'épicentre le plus puissant?


Jérémie fit alors apparaître une nouvelle fenêtre sur l'écran principal du pupitre où se trouvait une carte en 3D du sentier où Ulrich et Yumi étaient lors du tremblement de terre. Grâce à la connexion entre le pupitre et l'interface, Yumi put voir aussi cette carte. Le sentier de la Forêt était colorisé en vert translucide tandis que les points de départ des secousses apparaissaient en rouge. Einstein mit alors en route son programme de reconstruction des événements et la carte s'anima. Sous les yeux ébahis de Yumi et d'Odd, il virent comment les secousses s'étaient dispersées à travers le sol de Lyoko et comment elles s'étaient ''reproduites'' entre elles. Yumi put alors remarquer où se trouvait le premier épicentre.

Mais il lui restait encore une information à avoir pour que tout soit clair dans son esprit.
Y : Dernière question. Je n'ai pas l'échelle de taille pour la carte, combien il y a-il de distance entre le premier épicentre et la tour?
A (touchant deux touches du clavier du Supercalculateur et obtenant la réponse) : Un peu plus de deux cents mètres. Yumi, pourquoi poses-tu toutes ces questions?


Yumi ne répondit pas tout de suite à la question qui lui était demandé. Mais lorsqu'elle le fit enfin, ses amis restés sur Terre virent que quelque chose n'allait pas : sa voix était larmoyante et emplie de chagrin.
Y (commençant à faire des aller-venues sur le territoire de la Forêt) : Non, ça ne peut pas être ça... Ça ne peut pas être ça!
O : Yumi, qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce qui peut ne pas être?!
Y : Tout est de ma faute... Rien ne serait arrivé à Ulrich si je n'avais pas répondu à sa provocation!
A : Mais qu'est-ce que tu racontes, tu n'y es pour rien!
Y : Si! Ulrich ne dégage pas tout le temps des ondes électriques, sauf quand il use de l'une des facultés qu'il possède sur Lyoko. Et il a utilisé son Supersprint avant le début des secousses, je l'ai vu!
J : En tout cas, cela expliquerait le fait qu'Ulrich n'est provoqué des secousses qu'à ce moment-là. L'énergie qu'il utilise pour courir vite a du se propager dans le sol de Lyoko sous forme de secousses à chaque fois que ses pieds touchaient le sol. Ce serait donc pour cela que les diverses épicentres étaient alignés...
A : Parce qu'ils suivaient le chemin d'Ulrich!
O : Yumi, pourquoi as-tu dis que c'était ta faute?
Y : Ulrich m'a lancé un défi. Il voulait que l'on fasse une course pour voir qui arriverait en premier à la tour. Au début j'ai refusé. Mais il m'a provoqué et la course à débuter. Au début c'était lui qui a pris l'avantage. Mais j'ai réussi à le rattraper et à le dépasser. Mais il a du voir qu'il ne parviendrait pas à gagner, alors il a utilisé son pouvoir. Tout ça est ma faute!
O (comprenant maintenant de quoi il en retournait) : Non Yumi, jamais tu n'aurais pu savoir à l'avance qu'il userait son Supersprint, ni que cela aurait de telles conséquences!
Y : Cela aurait du se passer autrement. Ulrich m'aurait de tout manière demander de faire cette course, mais j'aurais dû ne jamais accepté, j'aurais du prendre sur moi-même et ne pas m'offusquer. Quoi qu'il dise! Mais j'ai été juste la pire des idiotes en me laissant porter par mes émotions!
A : Tu ne savais pas ce qu'il allait arrivé!
Y : Sauf que tu vois ce qui s'est produit?! C'est en quelle sorte moi qui est créé le tremblement de terre, donc moi qui est fragilisé le pont sur lequel Ulrich se trouvait, donc moi qui est responsable de sa disparition!
A (sentant que sa meilleure amie commençait à perdre pied) : Yumi, je t'interdis de penser cela!
Y : Non Aelita, tout cela est entièrement ma faute, cela ne sert à rien d'essayer de me convaincre du contraire. (la voix éclatant en sanglot) Je suis si désolée...
O : Yumi?! Ulrich est encore en vie sur Lyoko, tu peux encore le retrouver et réparer ce que tu considères comme une erreur... Yumi?!


Mais il était trop tard, Yumi avait déjà coupé la communication avec le laboratoire. La japonaise avait fait cela car elle n'aurait pas pu entendre plus de réconfort de la place de ses amis. Elle n'en avait plus la force... Parce qu'elle savait que, où que soit Ulrich, qu'il soit encore vivant ou non, elle était responsable de ce qui les avait touché, de ce qui avait éloigné le brun loin d'elle. Elle avait ''blessé'' Ulrich, et elle ne se le pardonnerait pas, jamais. A quoi bon vouloir le retrouver pour l'avoir auprès d'elle, s'il ne lui arrivait que des malheurs en sa compagnie? Elle préférait qu'il ne soit pas avec elle et en bonne santé qu'en perpétuel risque de danger à ses côtés. Après tout, il n'avait eu que des ennuis depuis qu'elle était devenue sourde.

Bien sûr, c'était de lui même qu'Ulrich était venu sur Lyoko ; mais depuis son arrivée, les malheurs ne faisaient que se succéder, et elle ne voulait plus que cela ait lieu. Elle avait eu du mal à supporter situation lorsqu'ils avaient eu l'accident avec l'overbike, mais de savoir qu'il avait eu de nouveau un ennui et qu'elle était encore impliquée l'accablait de tristesse.

Yumi s'était peu à peu rapprochée du bord du plateau où elle se trouvait alors, et finit par s'asseoir à cet endroit-là, les pieds au dessus du vide. Devait-elle encore s'efforcer de retrouver Ulrich si elle le savait en danger en sa compagnie? Ou bien devait-il l'éloigner d'elle pour son propre bien?

Bien sûr, il restait toujours le problème de trouver le samouraï, mais elle devait aussi penser à ce qu'elle devrait faire pour qu'ils n'aient pas de nouveaux soucis. Peut-être que ce devait être elle qui devait prendre ses distances? Après tout, c'était elle qui provoquait tous les désastres. Cette pensée lui fendait le cœur : elle ne voulait pas et ne voudrait jamais être séparé d'Ulrich, quelque soit la raison. Si elle le perdait ou était obligée d'être éloignée de lui, elle ne le supporterait pas. Son cœur le lui disait. Elle dépérirait si elle le savait mort ou dans l'incapacité de pouvoir d'elle avec elle.

Son regard se porta sur le panorama qu'elle pouvait voir devant elle. Se trouvant sur le bord d'un sentier, elle voyait donc d'autres morceaux du territoire de la Forêt... mais aussi la Mer numérique en contrebas. Ses yeux finirent par se fixer sur celle-ci ; cependant, cette fois-ci, elle n'avait plus peur, elle n'avait plus d'appréhension. Car elle savait qu'il existait aussi une dernière solution à son problème, terrible, radicale, à utiliser en dernier recours, mais qui lui permettrait de retrouver la paix intérieure. Néanmoins, elle aurait un douloureux impact sur tout ceux qu'elle avait connu, car il y avait un prix à payer : celui de la vie.

En tombant dans la Mer numérique, Yumi savait qu'elle rétablirait l'équilibre perdu de Lyoko. Jérémie lui avait dit lui-même, les règles du monde virtuel avaient été bouleversé dès que sa virtualisation avait été enclenché. Elle était la cause de tout ce qui leur avait arrivé. En étant virtualisé à jamais, elle fermait la boucle qu'elle avait sans le savoir débuté...

Cela nécessitait malheureusement sa mort, mais au moins, elle savait qu'elle ne mettrait plus personne en danger. Sa mort ne resterait pas veine et servirait au moins à quelque chose. Elle ne vivrait plus dans l'angoisse de voir les gens qui l'entourent être triste et souffrir d'une vie malheureuse. Et son cher et tendre n'aurait enfin plus de soucis à se faire, et il pourrait enfin vivre sans risquer de mourir à cause d'elle. Son cher et tendre... Ulrich. Cela n'était pas son genre d'être romantique ou sentimentale, mais tout ce qu'elle avait vécu les derniers journées l'avait fragilisé psychologiquement et moralement au plus haut point. Elle avait aimé, aimait et aimerait toujours son samouraï quoi qu'il arrive. Et elle se maudit, elle, sa timidité légendaire, et son fameux ''copain et puis c'est tout''.

Car elle savait qu'elle aurait pu être heureuse si elle avait fait abstraction de tous les a priori et si elle avait juste suivi ce que lui avait dicté son cœur. Elle aurait voulu que certains événements se déroulent autrement, elle aurait pu parler franchement et sans retenue de ses sentiments à Ulrich, et peut-être auraient-ils pu être (enfin) ensemble... Yumi savait que ce dernier choix relevait beaucoup de la folie. Mais elle en avait assez et voulait que sa détresse cesse, une bonne fois pour toute. La japonaise comprenait que son acte resterait incompris par ses amis restés sur Terre et que cela les rendrait triste. Cependant, la vie continuerait pour eux et ils se remettraient de sa mort, elle en était quasiment certaine...

Ses mains se posèrent sur le sentier de la Forêt où elle était assise et elle se fit doucement pousser du bord du territoire, déplaçant son centre de gravité de plus en plus vers le vide, et donc au dessus de la Mer numérique...

A ce moment-là, son choix était fait : elle préférait la dernière solution. Elle n'avait plus rien à perdre : elle n'aurait plus jamais la possibilité de vivre une ''vie normale'', elle se retrouvait bloquée dans un monde virtuel et elle avait probablement perdu le seul être qui pouvait la rendre heureuse.

Ses dernières pensées se tournèrent vers Ulrich. Cette fois-ci, il ne serait pas là pour la rattraper quand elle tomberait (cf: Chapitre 45). Du temps s'était écoulé depuis qu'Odd lui avait demandé de chercher Ulrich. Maintenant, il est probablement trop tard, se dit Yumi, il est peut-être déjà mort... Cette pensée s'installa rapidement dans l'esprit de la geisha virtuelle ; cependant, elle ne la fit même pas trembler ou ne la rendit pas triste. Car elle savait qu'elle aussi allait mourir.
Y (fermant les yeux tout en donnant avec ses mains une impulsion contre le territoire) : Je viens te rejoindre Ulrich...


Voilà, ce sera tout pour cette fois. J'espère ne pas vous avoir trop déboussoler en vous montrant ce que peut-être (d'après moi) l'une des faces cachés de Yumi. Ulrich, puis Yumi. Je crois que j'en fait baver à beaucoup de monde en même temps, qu'en passer vous? D'après vous, comment vais-je continuer mon histoire? Comment les événements vont s'enchaîner par la suite?
Je ne vous dit pas à bientôt, comme je ne sais pas quand je pourrais à nouveau poster. Bonne nuit à tous et à toutes.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Futur Lyokofan

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Message 03 Nov 2013, 19:32

Re: Comédie Musicale

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!!!!!!!!!!!!! Mais pourquoi tu est si cruel avec Yumi? :cry:
Elle souffre le martyr avec sa surdité et la disparition d'Ulrich et tu en rajoute une en la persuadant de la mort de son beau brun. Pas étonnant qu'elle est des envies de suicides
Sinon j'adore j'attend la suite impatiemment

Message 03 Nov 2013, 21:05

Re: Comédie Musicale

Je viens de finir de lire ton dernier chapitre et il est vraiment très bien écrit comme les précédent. Je suis étonné de la tournure des événements en effet et j'attends avec impatience le rebondissement qui va faire que Ulrich et Yumi se retrouvent.
Je te souhaite bon courage pour tes prochains chapitres.

Lyokophile à vie

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Message 03 Nov 2013, 22:08

Re: Comédie Musicale

Sa se transforme en drame.
Moi aussi je me demande qui va aller la sauver maintenant qu'Ulrich est out.
Quelqu'un va se virtualiser? (sa donnerai enfin un rôle important à Odd, vu que son blabla à lamentablement échoué)

Lyokofan

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Message 02 Déc 2013, 19:03

Re: Comédie Musicale

j'ai bien aimé ta fic est elle a l'abandon? :?:
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Message 02 Déc 2013, 22:16

Re: Comédie Musicale

J'espère que non ! :shock: :)
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Message 02 Déc 2013, 22:24

Re: Comédie Musicale

le dernier post ne date que d'il y a un mois après tout 8)
Inspirations que vous pourriez aimer :
-Phaenomen d'Erik L'Homme
-Artemis Fowl d'Eoin Colfer
-CHERUB de Robert Muchamore
-Gone de Michael Grant

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Message 02 Déc 2013, 22:50

Re: Comédie Musicale

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Message 26 Déc 2013, 01:00

Re: Comédie Musicale

Bonjour tout le monde, et joyeux Noël pour tout ceux qui verront mon message aujourd'hui. J'espère que cette petite introduction vous verra quelque peu oublier la longue attente que je vous ai fait endurer depuis pas loin de deux mois (et que je regrette amèrement) Mes cours et devoirs s'intensifiant, j'ai eu beaucoup moins de temps pour laisser place à mon imagination pour écrire la suite. Bon, je reconnais aussi que je me suis laissé porté par un engouement sans précédente pour une autre série et que je me suis visionné toute les saisons depuis ma dernière visite (Je vous rassure, aucune série TV ne remplacera Code Lyoko dans ma vie). De plus que j'ai pu enfin voir la fin de Code Lyoko Évolution très récemment donc je ne suis jamais vraiment resté dans nouvelles de notre série préféré très longtemps.

Mais bon, là n'est pas la question d'aujourd'hui. Car si je poste un message spécialement ce jour, c'est parce que c'est Noël. Et qui dit Noël, dit cadeau non?^^ Alors voici de ma part mon présent : le 67ème chapitre de ma fan fiction (ça commence à en faire). Mais avant, je réponds aux posts qui ont été laissé en mon absence.
- UlrichloveYumi : Si cruel avec Yumi? Je crois que tu devrais dire avec tous les personnages (ou peut-être que je m'avance en spoilers (oups!)). Je n'en rajoute pas vraiment une couche, je fais ce qui aurait pu d'après moi se passer si cela avait été dans la série, en essayant d'être la plus réaliste possible (mais je sais que parfois j'en fais trop). Pour ce qui est des envies de suicides, je ne suis pas trop du genre à évoquer ce thème (plutôt celui du sacrifice) mais j'avais été inspiré sur l'instant alors je n'y peux rien (si quelqu'un arrive à donner un peu de bon sens à celle-ci, je ne dirai pas non...^^)
- Invité : Merci pour le compliment, j'essaye encore et toujours de rendre toujours meilleur mes textes au fur et à mesure de l'histoire. Pour ce qui est du rebondissement et des retrouvailles, je te laisse le soin de te faire ta propre opinion (malgré que cela ne va pas être très conventionnel ou courant, je te préviens)
- Thor94 : Qui te dit qu'Ulrich est out? Si tu as compris cela, je m'en excuse mais Ulrich est encore en vie, toutefois dans le coma. Pour Odd, patience, patience, il aura son importance (je crois que je devienne soûlante à force de dire ça, mais c'est toujours plus loin dans l'histoire, il n'y aurait pas ce problème si je pouvais avancer plus vite...)
-Fredericdu2375 : JAMAIS je ne laisserai cette fic à l'abandon. Je te rassure, je prends peut-être plus de temps qu'avant, mais elle est et sera toujours en court tant que je n'aurais pas annoncé qu'elle est achevée.
-Jules : je reconnais là un inconditionnel de ma fic. ta remarque m'a fait plaisir (en fait, vous m'avez fait pleurer quand j'ai vu votre échange dans les derniers messages)
-Xana's heir : Merci d'avoir rappelé que je ne cessais pas ma fic. je ne suis pas souvent sur le forum, ou juste en cout de vent, alors ça fait toujours plaisir quand quelqu'un remet les choses au clair. Surtout que ma fréquence de publication diminue de plus en plus.


Voici le chapitre! Bonne lecture.

Chapitre 67: Au tour d'Einstein!
Retour quelques minutes auparavant, au laboratoire de l'usine. Les deux génies et Odd venaient de s'apercevoir que Yumi avait coupé la communication avec eux et refusait dorénavant de leur parler.
J : Argh! Elle ne veux plus nous répondre maintenant!
A (déçue) : Je ne pensais pas qu'elle prendrait la chose de cette manière...
O : On ne pouvait pas savoir Aelita... Elle savait certains faits que l'on ignorait totalement et cela l'amène à croire que l'accident est entièrement sa faute...
A : Mais c'est faux!
O : Oui, ce n'est la faute de personne Princesse ; sauf qu'à cet instant, ce n'est pas ce que croit Yumi. Malheureusement...
J (s'en voulant de ne pas avoir insisté plus tôt) : Je vous avais prévenu. Il valait mieux ne pas la mettre au courant. Ou du moins, pas tout de suite...
O (sentant que des tensions allaient naître s'il ne changeait pas le sujet de leur conversation) : Oui, c'est vrai, un point pour toi. On aurait mieux fait de d'écouter un peu ce que tu nous disais. Mais on réglera ce problème plus tard. Où en est la jauge de points de vie d'Ulrich?
J : Elle va bientôt descendre en dessous des cinq points de vie... Si on ne le retrouve pas rapidement, on ne pourra plus rien pour lui. Sa jauge baisse lentement, mais Ulrich ne restera pas indéfiniment en vie.
A : Et Yumi qui ne risque plus de nous aider à le rechercher...
J (ayant aperçu quelque chose sur ses écrans et murmurant très faiblement) : Il faudrait d'abord qu'elle n'envenime pas la situation plus qu'elle ne l'est déjà...


L'ancienne gardienne de Lyoko et le goinfre de la bande se tournèrent alors vers leur ami, pour s'apercevoir que celui-ci avait blêmi. Aelita, comprenant qu'il retournait de quelque chose de grave, se précipita vers le pupitre. Quand elle vit ce qu'Einstein avait observé sur les écrans, elle resta un instant interdite puis des larmes se mirent à couler le long de ses joues.
A (se retournant pour être face à Jérémie) : Non, dis-moi qu'elle ne va pas faire ça...
J : Je suis désolé Aelita, mais c'est Yumi qui fait ce qu'elle souhaite, on ne peut pas aller contre sa volonté...
O (ne comprenant rien de la situation mais prenant peur en voyant sa fausse cousine se mettre dans un tel état) : Aelita? Dis moi ce qui se passe?!
A : Fais quelque chose pour elle Jérémie! (éclatant en sanglot) Je ne veux pas risquer de la perdre elle aussi...
J (tout aussi effondré que sa chère et tendre) : Je ne peux rien faire d'ici, notre seul recours était la liaison avec l'interface et elle l'a coupée. (anéanti de voir la jeune fille aux cheveux roses inconsolable) Pardonnes-moi...
A (hurlant de chagrin) : Non!


Jérémie prit l'ange de Lyoko contre lui et l'enlaça le plus possible pour essayer de calmer la peine de son amie. Mais en vain, car lui-même n'arrivait pas à faire disparaître son propre chagrin. Il n'était pas dupe et Aelita ne l'était pas non plus. Ils savaient très bien les desseins de Yumi si elle se trouvait seule au bord du territoire virtuel et si elle se sentait responsable de la disparition du samouraï. Et ils n'avaient aucun moyen à leur disposition pour contrecarrer les plans de l'aînée de la bande.

Jérémie, relevant un instant la terre, se rendit compte que le second blond était toujours immobile à côté d'eux et semblait complètement perdu. Aelita n'avait pas répondu à la question qu'il lui avait posé et Einstein comprit qu'il n'avait pas encore saisit la gravité de la situation. Il aurait aimé ne pas lui dire le vérité et ce que Yumi s’apprêtait à faire, mais Aelita était encore en larmes dans ses bras et savait qu'elle n'aurait pas la force d'aligner deux mots. Ce devait donc être lui qui devait annoncer la volonté de Yumi à se suicider.
J (ne savant pas comment s'y prendre) : Odd, je... Yumi se trouve au bord du sentier. (voyant que l'autre blond ne saisissait toujours pas ce qu'il voulait lui dire) Juste au bord Odd. Et je crois qu'elle va commettre une bêtise, irréparable...

Odd eut tout à coup le teint blafard et Einstein comprit que le message était passé, malgré le fait qu'il aurait voulu le passer moins brutalement.
O (son regard faisant des aller-retours entre les deux Einsteins et le pupitre) : Non... Non, Yumi est assez forte pour ne pas avoir de telles pensées! Non!
J : Elle s'est tout de suite dirigée vers le bord du plateau après qu'elle ait interrompu notre discussion, et il y a très peu de chances que ses intentions soient plus optimistes...
O (se rapprochant du pupitre et regardant le point représentant son ami sur la carte de Lyoko) : Yumi tient à la vie comme elle tient à Ulrich, jamais elle ne se laisserait tomber délibérément dans la Mer numérique!
J : Es-tu si sûr de toi? (savant qu'il allait enfoncé le clou dans la plan et aurait préféré qu'Aelita n'entende rien à cet instant-là) Qu'a empêché Ulrich quand il est allé rejoindre Yumi sur Lyoko?
O (se prenant la réalité en pleine face) : Elle voulait plongé dans le vide numérique du cinquième territoire...
J : Yumi avait cru nous perdre mais surtout perdre Ulrich avant avoir de nos nouvelles. De nouveau, elle croit l'avoir perdu à tout jamais, mais elle croit en plus que c'est entièrement sa faute. Elle se dit qu'elle ne mérite plus de vivre...
O (désignant la carte de l'avatar d'Ulrich, toujours présente sur l'écran principal) : Sauf qu'Ulrich est toujours en vie! (prenant le micro de Jérémie et hurlant dedans) Yumi!
J (posant doucement la main sur le microphone) : Ça ne sert à rien Odd. Elle ne t'entend pas et ne veux plus nous entendre...
O (gagner lui aussi par le désespoir de savoir qu'il allait perdre sa meilleure amie) : Et on va rien pouvoir faire...
J : Notre seul espoir serait un miracle. Elle changerait d'avis avant de tenter de se suicider...


Cette expression fit parcourir d'un frisson l'échine du clown de la bande. Il n'avait pas osé utiliser ce verbe pour la situation présente, mais Jérémie n'avait pas eu peur de le faire. Néanmoins, l'association de Yumi et du suicide lui paraissait toujours improbable. Il l'avait toujours connue se battant pour sa vie et celle des autres que l'idée qu'elle puisse mettre fin à ses jours ne coïncidait pas avec l'image qu'il avait de son amie. Odd était désemparé et ne savait plus trop quoi penser. Il n'osait même pas imaginer la réaction d'Ulrich s'il avait été au courant de ce que Yumi était sur le point de faire. Il n'aurait pas supporté, se dit le goinfre de la bande, tout comme la japonaise en étant venue à vouloir se suicider suite à sa détresse d'avoir (possiblement) perdu Ulrich.

Einstein se rapprocha du pupitre du Supercalculateur, sa jeune ''amie'' aux cheveux roses toujours blottie contre lui. Il échangea un regard avec Odd puis ils tournèrent les leurs vers les écrans d'ordinateurs. Ils attendaient. Ils attendaient de voir ce que l'avenir leur réservait. Si Yumi allait préférer la vie ou si la bande devait dorénavant compter un membre en moins...

Après un moment d'hésitation, Aelita porta aussi son regard vers le pupitre, et tout comme ses deux amis blonds, vers la carte de Lyoko qui mentionnait la position de leur aînée. Au bout d'un certain temps, le point représentant Yumi sur la carte se fit en mouvement, mais malheureusement pas dans la bonne direction.
Sur l'écran, Yumi ne parcourait que quelques millimètres, mais dans le monde virtuel, leur amie franchisait les derniers pas qui les menaient vers une mort certaine. Fatidiquement, le point qui représentait Yumi finit par ne plus apparaître sur le plateau, mais au dessus du vide... Yumi venait de sauter.

Les sanglots d'Aelita redoublèrent et elle reposa son visage couvert de larmes sur l'épaule du génie. Jérémie ne savait pas comment consoler celle qui hantait ses rêves et lui aussi finit par laisser couler quelques perles d'eau salées le long de ses joues. Son regard était toujours tourné vers les écrans du pupitre, tout comme celui d'Odd.

Soudain, sous leurs yeux ébahis, un nouvel élément fit son apparition sur la carte de Lyoko. Qui prit la forme d'une simple bande de couleur blanche. Qui n'apparut qu'un court instant. Mais qui permit à un miracle de se produire.
Jérémie et Odd virent la bande blanche sur la carte faire le lien entre Yumi, qui était alors dans le vide virtuel, et le bord du territoire. La bande s'était alors mit à raccourcir, ramenant alors Yumi sur le sentier. Cela venait de sauver Yumi du suicide!
O (complètement perdu) : Einstein, qu'est-ce qu'il vient de se passer? Yumi, est-ce qu'elle est...?
J (dans le même état de son ami, mais un éclat de joie dans le regard) : Je n'en sais rien... Mais Yumi a l'air en sécurité, et c'est déjà ça de pris! (écartant doucement Aelita de contre lui) Prends Aelita... Et essaye de la calmer, elle est un peu sous le choc. Je vais tenter de voir ce qui s'est passé!


Odd soutint Aelita contre elle pour qu'elle ne tombe pas pendant qu'Einstein s'asseyait à sa place habituelle et pianotait déjà dans le but de trouver des réponses. L'ancien félin virtuel finit par faire s'asseoir Aelita sur le rebord du projecteur de l'Holomap et se plaça à côté d'elle après.
O : Aelita, c'est Odd. Tout va bien! Est-ce que tu peux ouvrir les yeux maintenant?
L'ancienne prisonnière de Lyoko prit tout son temps pour faire ce que son ami lui demandait, mais finit quand même le faire. Ses yeux étaient encore rougis par les larmes qu'elle avait versées.
A (la voix encore larmoyante) : Pourquoi est-ce que tu dis que tout va bien? (s'emportant un peu) Yumi vient de se jeter dans la Mer numérique et tu dis que tout va bien?!
O (prit un peu au dépourvu devant la colère d'Aelita) : Aelita... Calme-toi s'il-te-plaît. Yumi va bien, je te le jure! (posant ses mains sur les épaules et forçant un peu la jeune fille à le regarder) Je ne te mens pas, il y a eu une sorte de... miracle, et Yumi a été ramené sur le territoire.
A (les larmes toujours aux coins des yeux) : Promets-moi que tu me dis la vérité...
O : Je n'oserai pas te mentir... Du moins, pas à propos de quelque chose de si important.


Cette remarque fit naître un sourire sur les lèvres de la jeune fille, Odd avait toujours une réplique sous la main pour lui remonter le moral, et cela ne changera jamais. Odd vit que son plan avait marché en voyant le sourire illuminer le visage de sa fausse cousine.
O (l'aidant à se relever) : Allez, viens Princesse. On va voir Einstein et tu pourras définitivement affirmé qu'il s'est bien produit un miracle...

Aelita avança alors doucement jusqu'à se retrouver tout près du fauteuil du pupitre où Jérémie était assis. Celui-ci était en train de pianoter avec frénésie sur le clavier du Supercalculateur et un sourire commençait à se dessiner durablement. Einstein, sentant la présence de l'ancienne gardienne de Lyoko à ses côtés, détourna son regard un instant des écrans de l'ordinateur pour le poser sur la jeune fille aux cheveux roses.
J : Elle a été sauvé, Yumi a été sauvé! Quelque chose l'a ramené sur la plate-forme. Regarde Aelita, Yumi va bien, elle est en sécurité maintenant...
A (observant le point représentant sa meilleure amie sur la carte de Lyoko) : Yumi... (effleurant du bout des doigts l'écran principal du pupitre) C'est bien elle... (un sourire radieux éclaira alors son visage) Yumi est vivante, Yumi est vivante!

Dans son exultation de joie, elle saisit par les épaules Jérémie, qui toujours assis sur son fauteuil, et lui déposa un long baiser de remerciement sur la joue.
A (littéralement pendu au cou du petit génie): Merci Jérémie. (laissant couler sur ses joues des larmes, qui cette fois-ci étaient, de joie) Tu as accompli un véritable miracle!

Jérémie resta complètement hébété devant cette soudaine action de la part de sa chère et tendre. Il resta immobile les premiers instants, incapable de voir qu'est-ce qu'il pouvait faire ou dire. Mais il finit par prendre sur lui-même et rendit son étreinte à Aelita.

Du côté d'Odd, celui-ci observait ses deux amis. Un petit sourire naquit aussi sur son visage. Aelita n'avait rien comprit à la situation et croyait que c'était l'autre blond qui avait produit un miracle. Alors que Jérémie n'y était pour rien du tout et qu'il avait été pris au dépourvu lorsqu'Aelita lui avait littéralement sauté au cou. Il s'était bien aperçu de la gêne de son ami au vue des fortes rougeurs apparues sur les joues d'Einstein.

Après quelques instants à les laisser tranquille enlacés, Odd fit semblant de tousser pour ramener ses amis dans la réalité. Premièrement parce qu'il attendait avec impatience les réactions des deux petits génies quand ils allaient ''reprendre conscience'' et se rendre compte de la situation dans laquelle ils étaient. Et deuxièmement parce qu'ils avaient encore beaucoup de problèmes à régler sur Lyoko, comme sauver Ulrich par exemple.
O (toussotant) : Mmm... Bon, ce n'est pas que je veuille gâcher ce moment qui n'a pas l'air de vous déplaire les Einsteins, mais je pense que l'on a des choses qui ne peuvent pas attendre plus longtemps...
Les deux amoureux se lâchèrent alors lentement, profitant jusqu'au dernier moment de l'instant. Aelita, qui était alors jusqu'alors sous le coup des émotions s'aperçut de ce qu'elle avait fait et piqua un fard à la vitesse grand V.
A (s'éloignant encore de Jérémie et essayant de cacher tant bien que mal ses joues en feu) : Je... Désolé Jérémie, je ne sais pas m'a pris. J'étais tellement contente que j'ai fait n'importe quoi...
O (malicieux) : Ne t'en fais pas Aelita. Jérémie non plus n'a pas été très rationnel... Après tout, il a profité de la situation malgré qu'il n'a rien à voir avec le miracle qui s'est produit, (faisant un clin d’œil au cerveau de la bande) hein Einstein?^^


Les deux petits surdoués de la bande s'échangèrent alors un regard, mais tournèrent chacun le leur dès qu'ils se rendirent compte que l'autre le regardait. Leurs joues étaient aussi rouges que des tomates. Ils ne pouvaient pas être plus embarrassés qu'ils ne l'étaient alors.

Odd voulut alors ajouter quelque chose pour accentuer encore plus la situation (qui était malheureusement pour les autres lyokoguerriers une de ses habitudes), mais à peine avait-il ouvert la bouche que deux paires de yeux menaçants de représailles étaient braqués vers lui. Décidément, ses amis le connaissaient par cœur et n'avaient pas très envie qu'il ajoute quelque chose qui les gênerait encore plus. Aelita préféra alors prendre la parole, pour être vraiment sure que le sujet qui la mettait mal à l'aise avec Jérémie se soit pas remis sur le tapis.
A : J'aimerai bien que l'on m'explique quelque chose... (se tournant vers Jérémie) Si ce n'est pas toi qui a sauvé Yumi, qui est-ce qui l'a fait?
O : J'allais aussi te poser la question Jérémie? C'était quoi cette bande blanche que l'on a vu sur la carte de Lyoko. C'est ça qui a sauvé Yumi, mais qu'est-ce que c'était.


Aelita ne fut pas choquée par ce qu'elle venait d'entendre, mais s'en étonna. Elle ne posa pas de question pour savoir ce qui s'était exactement passé lorsqu'elle était encore tétanisée. Elle savait qu'elle allait obtenir des réponses à toutes ses interrogations par les explications qu'allait donner Einstein.
J : Exactement, je ne sais pas ce que c'est? Tu as vu comme moi apparaître pendant un court instant ce ''phénomène'' sur Lyoko et secourir Yumi qui s'était jetée dans le vide, et après disparaître. Mais j'ai fait quelques recherches et j'ai découvert qu'il y avait eu une fluctuation d'énergie de cette partie du territoire. Pas anodine, mais assez conséquente. J'en ai donc déduit que c'était de l'énergie virtuelle,. Mais à savoir ce que c'était exactement, je serai incapable de le dire.
A : De l'énergie, dis-tu? C'est étrange... Pourquoi est-ce qu'elle aurait rattrapé Yumi alors qu'elle plongeait vers la Mer numérique?
J : Aucune idée. Mais je vais essayer d'en savoir un peu plus.
A (se rapprochant une fois de plus de lui) : Non, on va faire ça.... Ensemble.
J (croisant le regard de son ''amie'' et ne détournant pas cette fois-ci celui-ci) : C'est comme tu voudras...
O (sentant que la situation était bien partie pour se tourner une fois de plus vers la scénette romantique) : Je ne veux pas, une fois encore, vous déranger, mais vous vous occupez d'abord de Yumi et d'Ulrich. Après seulement, vous pourrez vous regarder dans les yeux pendant des heures, ou faire ce que vous voulez... Mais pas maintenant.
A & J (embarrassés une fois de plus) : Odd!!!
O (prenant un air angélique) : J'ai rien dit...^^


Du côté de Lyoko, Yumi avait repris ses esprits quelques instants plus tôt. Les idées encore peu claires, elle se réveilla allongée sur le sol verdâtre du territoire de la Forêt, face contre terre, non loin de l'endroit où elle avait failli sauter. Elle se remit assis, puis quand elle sentit prête, elle termina par se remettre debout sur ses jambes.

Ses pensées, qui jusqu'alors été restées floues, s'éclaircirent et la japonaise put alors sans problème se rappeler de toute la chronologie des derniers événements. La dernière chose dont elle se souvenait était qu'elle se faisait harper par le vide, après s'être délibérément jetée du bord du territoire. Soudain de nouveaux souvenirs lui revinrent, se déroulant alors qu'elle chutait vers la Mer numérique. Et un mot, plus précisément, lui vint tout de suite à l'esprit : Ulrich.

C'était lui, c'était le jeune homme qui l'avait sauvé. Pas physiquement, mais elle avait senti sa présence. Une présence chaleureuse, réconfortante et qui lui faisait savoir que ce n'était pas l'heure pour elle de mourir. Il ne voulait pas la perdre. Tout cela s'était fait sans un mots, sans un geste, seulement par la force de l'esprit et du lien qui les unissait. La japonaise sut alors qu'Ulrich était encore en vie quelque part, sinon elle n'aurait pas pu sentir sa présence et retrouver confiance en elle. Le samouraï était vivant et avait réussi à lui faire passer un message. Pour lui, elle ne devait pas mourir, et il avait besoin d'elle pour le sauver. Lui qui était encore entre la vie et la mort...

C'est à cet instant-là que c'était produit le miracle. Elle ne reconnut pas exactement ce que c'était mais le peu qu'elle réussit à voir de ses yeux entre-ouverts semblait être un flux d'énergie dorée qui l'avait enveloppée. Une onde de sérénité s'était alors transférée dans le moindre pixel de son corps virtuel, lui redonnant un apaisement depuis longtemps perdu. Elle avait alors senti qu'elle avait cessé de chuter puis qu'elle avait été attirée comme un aimant vers le haut, vers les plateaux forestiers de Lyoko.

Tout était parfaitement revenu à l'esprit de la geisha virtuelle. Tout était clair maintenant, et elle savait dorénavant qu'est-ce qu'elle devait faire, très rapidement. Sauver son cher et tendre. Bien qu'elle ne savait pas encore comment le trouver.

Son regard se tourna vers le bord du territoire où elle avait été un peu plus tôt. Elle frissonna rien qu'en repensant à ce qui se serait passé si ''l'énergie dorée'' ne l'avait pas sauvé de la virtualisation définitive. Cette énergie venue de nul part mais qui avait su lui transmettre le réconfort et l'espoir qu'aurait pu lui donner à la place Ulrich s'il avait été là. Puis l'énergie était partie, comme si rien ne s'était passé. Maintenant, c'était à la japonaise de jouer son rôle et de retrouver Ulrich. Elle ne désespéra pas cette fois-ci de ne pas avoir d'indices sous le main qui auraient pu lui apporter de quelconques informations sur la localisation du brun. Car elle savait ce qu'elle devait faire, ce qu'elle aurait dû faire depuis le début : suivre ce que lui disait son cœur.

Elle ferma les yeux et plongea progressivement dans un état profond de médiation. Elle avait déjà vu Aelita faire de nombreuses fois la même chose sur Lyoko et espérerait que cela se produise encore pour elle. Un simple connexion avec le monde virtuel, voilà tout ce qu'elle demandait. Elle lui ''demanderait'' où était Ulrich et lui seul saurait lui donner la réponse. Elle formula alors en pensée la question qui la meurtrissait depuis bientôt un quart d'heure et attendit de voir ce qui allait se passer.

Mais ne sentant rien arriver au bout d'un certain moment, elle finit par rouvrir les yeux. Cependant, elle se sentit étrange quelques instants plus tard. Rien ne se trouvait autour d'elle et pourtant, elle avait l'impression qu'on la poussait dans une direction. Et elle comprit alors que c'était son instinct qui lui guidait la voie à suivre. N'écoutant que son cœur, elle partit sur un sentier qu'elle n''avait pas encore eu l'occasion d'emprunter avec Ulrich depuis leur virtualisation. Elle savait qu'elle s'éloignait de plus en plus de la tour, cependant elle sentait, bien qu'elle ne savait pas exactement comment, qu'elle se rapprochait de plus en plus d'où se trouvait Ulrich. Elle finit par prendre un chemin qui se terminait en cul de sac. Regardant le paysage l'entourant, elle fut désemparée. Elle sentait qu'elle devait être à cet endroit-là pour sa quête de retrouver Ulrich, mais elle ignorait ce qu'elle avait encore à trouver. Une autre plate-forme de la Forêt était loin devant elle, et il lui était impossible de la rejoindre, même en l'élançant avec de l'élan. Que devait-elle faire, voilà la question qui la rongeait de l'intérieur à petit feu...

Soudain, à ses oreilles privées de l'ouïe, lui parvint un faible bruissement. Au départ, elle crut que c'était son esprit qui lui jouait un tour, mais quand cela se reproduit une deuxième puis une troisième fois, elle ne douta plus du tout. Chacun des bruits étaient de plus en plus fort, comme si quelque chose se dirigeait dans sa direction. Cependant, en regardant de tous les côtés, elle ne vit rien venir vers elle. Elle ne se laissa pas déstabiliser par ce phénomène et se concentra. Elle avait déjà entendu ces bruits-là mais ne parvenait pas à se souvenir où et quand. Elle ferma les yeux et plongea dans sa mémoire. Yumi, au fond d'elle, savait parfaitement que ces bruits n'étaient pas anodins, qu'elle ne devaient pas en faire fi, parce qu'elle sentait que c'était encore un indice qui la mènerait vers son cher brun.

Finalement, elle trouva d'où elle connaissait ces sons. Elle les avait déjà entendu où elle se trouvait en ce moment : sur Lyoko. Les plates-formes virtuelles produisaient toujours un bruissement lorsqu'ils étaient en mouvement, quelque soit le territoire de surface. Et c'est ce qu'elle venait d'entendre. La japonaise regarda une fois de plus autour d'elle et en l'air. Mais il n'y avait toujours rien à l'horizon, que ce soit du ''territoire'' en mouvement ou autre chose.

C'est alors qu'elle se rendit compte qu'elle avait jusqu'alors oublié un endroit dans son environnement. Sous elle, enfin, sous le sentier sur lequel elle se trouvait. Dans le vide se trouvant entre la mer numérique et le dessous du plateau de la Forêt. Lentement, elle s'avança vers le bord de la plate-forme et se pencha doucement pour regarder vers le bas. A peine quelque secondes après s'être penché au dessus du vide, apparut l'objet de ses dernières réflexions.

Sous les yeux étonnés, elle vit passer une petite plate-forme verdâtre en mouvement, plus d'une trentaine de mètres en contrebas que le niveau des principaux plateaux de la Forêt. Juste quelques secondes, au vue de la vitesse à laquelle se déplaçait le morceau du territoire. Sous l'effet de surprise, Yumi sursauta et recula du bord du sentier.
Y : Qu'est-ce que c'était que ça? Un bout de la Forêt, en mouvement en plus?! Mais qu'est-ce qu'il faisait là? Il n'y a jamais eu ce genre de phénomène ici. Peut-être dans dans la Montagne, mais jamais dans la Forêt! Et pourquoi sous les plate-formes du territoire?

Voici encore des questions auxquelles elle devraient trouver des réponses. Mais sur l'heure, elle les plaça dans un coin de sa tête car elle avait un objectif plus pressant. Elle devait suivre le morceau de territoire mouvant. C'était sa seule piste pour sa recherche d'Ulrich et elle se devait de ne pas la perdre. Elle partit donc sur les sentiers qui partaient dans la direction qu'avait pris la mini plate-forme.
Au bout de quelques instants, elle réussit à le rattraper. Puis elle s'assura de poursuivre sa course en ayant toujours dans son champ de vision le petit plateau de Forêt. Elle ne devait absolument pas le droit de le perdre des yeux ou c'était la fin d'Ulrich, et donc la fin de tout pour elle.

Sa petite ''promenade de santé'' dura quelques minutes jusqu'à ce qu'elle atterrisse de nouveau dans une impasse. Sauf que cette fois-ci, la situation n'était plus du tout désespérée comme un peu plus tôt, elle était même des plus positives!
Y : Ulrich!!!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 26 Déc 2013, 02:30

Re: Comédie Musicale

Voici la suite du chapitre (il est beaucoup plus long que les derniers que j'ai posté)


Elle savait enfin où avait été Ulrich depuis sa disparition. Sous ses yeux était apparu un amas de petites plate-formes mouvantes duquel partaient incessamment des plateaux tandis que d'autres arrivaient pour les remplacer. Cet amas se trouvait à peu près au même niveau auquel elle avait vu le petit plateau qu'elle avait suivi, c'est-à-dire plusieurs dizaines de mètres en dessous du niveau des principales plate-formes de la Forêt. Elle avait fini par perdre de vue le plateau qu'elle avait suivi. Mais cela ne la gênait pas du tout, loin de là. Parce qu'elle le voyait, elle apercevait enfin son cher brun qui lui semblait ne pas avoir vu depuis une éternité.

En effet, celui-ci se trouvait sur l'un des plateaux qui composaient l'amas. Le samouraï était allongé de tout son long, face contre terre et était immobile. Avec le peu de points de vie qui lui restait, Yumi savait qu'il ne bougerait pas le moindre petit doigt, et qu'il ne reprendrait pas conscience. Il était dans un état comateux, encore une fois. Cette dernière pensée la fit frisonner. Rien que de se souvenir de l'image d'Ulrich inanimé près de l'entrée du labyrinthe dans le territoire des Montagnes la rendait malade. Et voilà qu'elle voyait son cher et tendre une deuxième fois dans la même situation. Décidément, rien n'allait dans le sens de calmer ses nerfs...

D'où elle était, Yumi ne pouvait pas rejoindre le pratiquant de pentchak-silat de la bande. Et sinon, cela reviendrait à ce qu'elle jette vraiment (et une fois encore) dans les bras de la Mort. Il y avait une trop grande chute à faire et elle était certaine qu'elle n'arriverait pas à se réceptionner. Il fallait qu'elle trouve une idée pour qu'ils se retrouvent ensemble à un même niveau. Et il fallait rapidement trouver, le temps restant de vie d'Ulrich était compté. Ne trouvant rien, elle préféra tout de suite contacter de l'aide au reste de la bande. Elle fit apparaître devant elle son interface, puis s'adressa aux deux Einsteins et au colocataire de son samouraï.
Y : Einstein? Jérémie, c'est urgent, répond-moi!
J : Yumi, on t'entend qu'est-ce qu'il y a?


La japonaise n'eut pas le temps de répondre car le goinfre de la bande lui coupa la parole.
O (quelque peu remonté) : Mais qu'est-ce qui t'a passé par la tête Yumi?! Se jeter dans la Mer numérique, rien que ça?! T'en as d'autres des idées suicidaires?!
A (intervenant à son tour) : Odd, calme-toi, ça ne sert à rien. Elle a été sauvée juste à temps et elle va bien maintenant...
O : C'est pas une raison. Yumi, tu as peut-être été sauvée, mais cela ne te déresponsabilise pas de ce que tu as voulu faire! Qu'est-ce qu'on aurait dit à Ulrich si on l'avait trouvé mais que rien ne t'avait secouru toi? Comment crois-tu qu'il aurait pris la chose!?!


Cette réplique provoqua un pincement au cœur à la geisha virtuelle. Bien qu'elle s'était attendu se l'entendre dire, cela lui fit tout de même de la peine de recevoir la chose au visage de la part d'Odd. Mais le pire était qu'elle ne pouvait pas nier tout ce qu'on lui reprochait, car elle savait très bien qu'Ulrich n'aurait pas compris la situation et ne serait pas resté ''passif''...

Yumi, néanmoins, chassa ses idées temporairement de son esprit. Il n'était pas l'heure pour leur rancœur de refaire surface et de leur faire perdre du temps.
Y : Stop! On parlera de ça plus tard. Et je suis désolé pour ce qui faillit se passer Odd. Vraiment... Mais là, je préfère sauver Ulrich avant toute chose...
J (Ulrich n'apparaissant pas sur ses cartes) : Sauf qu'il faut encore qu'on le retrouve...
Y (n'en pouvant pas de retenir toute la joie qu'elle contenait, mais soucieuse qu'Einstein ne l'ai pas sur ses écrans) : Et si je vous disais que je l'ai trouvé et ce que je le vois en ce moment-même de mes propres yeux.
A (sous le choc) : Quoi?!
O : Il est où Yumi? On ne le voit pas près de toi.
Y : Physiquement parlant, il n'est pas juste à côté de moi. On est sur des plateaux différents.
J : Tu es sure de ce que tu dis? Il n’apparaît nul par sur mon radar...
Y : Oui. Je suis sur l'une des plate-formes principales de la Forêt, tandis que lui se trouve sur une mouvante qui s'est regroupée avec d'autres.
A (perdue) : Tu as dit ''mouvante''? Mais Yumi, il n'y a jamais de eu plates-formes mobiles dans la Forêt?!
Y : Je le croyais aussi Aelita, mais je peux t'assurer que je n'ai pas rêvé. J'en ai une dizaine sous les yeux, amassées dans une zone au dessus de la Mer numérique.
J : Attends, comment est-ce que tu es arrivée jusque ici. Tu n'étais pas là au moment où tu as voulu... (ne finissant pas sa phrase, n'ayant pas envie d'évoquer ce qui s'était passé)
Y : Où j'ai voulu me jeter dans la Mer numérique? Tu peux le dire le dire Jérémie. Je ne peux pas nier que j'ai voulu mourir...
A : On ne t'en veux pas Yumi. Mais promets-nous que tu ne feras plus jamais ce genre de chose.
Y (un faible sourire au lèvre) : Promis. Bon, comment on va faire pour sauver Ulrich? D'où je suis, je suis incapable de le rejoindre. C'est trop loin vis-à-vis de mon plateau et sauter pour atterrir sur une plate-forme mouvante ne me semble pas une bonne idée...
J (maugréant) : Et moi je n'arrive toujours pas à avoir Ulrich sur mes cartes. Et elles n'indiquent pas non plus les petits plateaux que tu vois Yumi.
A : C'est étrange quand même que le radar ne le repère pas. Yumi peut le voir mais nous au laboratoire, c'est comme si on était aveugle. (s'adressant à Einstein) Ce ne serait quand même pas une illusion virtuelle...


Le petit surdoué de la bande réfléchit quelques instants en faisant le tri dans son esprit de toutes les possibilités envisageables.
J : Non, je ne pense pas... Pourquoi avoir créé plusieurs plates-formes mouvantes quand on aurait pu en produire une seule immobile avec seulement une copie d'Ulrich dessus? Peut-être qu'il y a un champ de camouflage...
Y : C'est Ulrich, j'en suis certaine. Ça va te poser un problème si vous n'arrivez pas à repérer Ulrich sur Lyoko?
J (mal à l'aise en savant ce qu'il allait dire) : Yumi, on pourrait envoyer les points de vie de quelqu'un du laboratoire à Ulrich maintenant qu'on l'a retrouvé. Seulement, si le Supercalculateur ne détecte pas sa présence, on ne peut pas lancer le programme de transfert de mémoire. Quand je transmets de l'énergie sur Lyoko, il faut que je sache exactement la localisation de ce qui va recevoir la mémoire. Si j'y vais à l'aveuglette, je peux me tromper de quelques centimètres et c'est alors de l'énergie gâchée...
Y (jetant un regard tout de tendresse dans la direction du corps inerte du samouraï) : Cela ne fait rien Einstein. Combien lui reste-t-il de points de vie?
J : Deux. (la jauge changea à cet instant-là) Non, plus qu'un maintenant...


Un silence de mort s'abattit au laboratoire tout comme sur Lyoko. Il était trop tard. Personne ne réussirait à avoir une solution miracle dans le peu de temps qui restait au brun. Il allait mourir dans le monde virtuel et personne se serait, à proprement parlé, à ses côtés dans les derniers moments de sa courte existence terrestre. Cette pensée retourna l'estomac de la jeune geisha virtuelle. Elle était peut-être sur Lyoko avec lui, mais elle n'était pas sur le même plateau que son cher et tendre. Ce fichu plateau qui lui était inaccessible à elle. Et elle se rendit compte qu'elle avait faillit à sa promesse. Ulrich avait réussit à la sauver deux fois alors qu'elle avait tenté de mettre fin à ses jours, et elle avait été incapable de faire rien qu'une petite action pour l'éloigner des bras de la Faucheuse.

Elle s'en voulut à elle-même, à un point inimaginable. La fureur s'était emparée d'elle-même et elle aurait été capable de déplacer des montagnes tellement elle était enragée de ne pas savoir quoi faire. La tristesse se mêla bien vite à cette rage d'impuissance. Et c'est de ce mélange improbable que naquit la révolte.
Y (d'une voix dure, mais qui était claire et déterminée) : Non, il ne mourra pas aujourd'hui! Il a réalisé un miracle en me sauvant tout à l'heure sans même être là physiquement, alors je ne vais pas abandonner si facilement! Je lui ai fait la promesse de lui rendre la pareille lorsqu'il m'a ramené sur la plate-forme, alors c'est à mon tour de le sauver.
O (ayant entendu tout comme les deux génies ce que venait de dire l'aînée de la bande, disant aux Einsteins) : C'est quoi cette histoire? L'énergie qui aurait évité à Yumi de tomber dans la mer numérique... ce serait Ulrich?!
A : Aucune idée, je suis tout aussi perdue que vous deux les garçons...
J : Yumi, est-ce que tu peux nous expliquer, parce que tu nous a un peu...


Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la japonaise lui coupa la parole.
Y : Jérémie, prépare le programme de transfert et que quelqu'un se tienne prêt dans la salle des scanners.
J (sentant dans le ton résolu que son amie allait tenter quelque chose) : Yumi, qu'est-ce que tu vas faire?
Y (n'écoutant pas ce que disait ses trois amis inquiets restés sur Terre): *Je ne sais pas ce que cela va donner...* (se souvenant des conséquences qu'avait eu l'utilisation du Supersprint) J'ignore si cela va y avoir des effets secondaires sur moi. Mais je n'ai pas le choix, je dois tenter le tout pour le tout!*


Elle posa des deux majeurs et index sur ses tempes puis se concentra. Elle devait réussir à utiliser sa télékinésie. Un véritable calvaire en tant normal lorsqu'elle n'était pas encore sourde, mais ce qu'elle avait vécu du temps de Xana n'était rien par rapport à ce qu'elle supportait alors. La douleur fut si soudaine dès le début de la télékinésie qu'elle faillit laisser tomber dès qu'elle avait commencer à soulever Ulrich du petit plateau mouvant. Mais elle tint bon malgré le supplice et continua sa manœuvre, elle savait qu'elle n'aurait qu'une seule chance de sauver Ulrich.

Du côté de laboratoire, les deux génies et Odd regardèrent incrédules au début les écrans du Supercalculateur jusqu'à ce que les Einsteins comprennent ce que souhaitaient faire leur meilleure amie.
J : Mais elle est inconsciente! Dans l'état dans laquelle elle est, c'est complètement de la folie d'user de son pouvoir!
A (s'étant mise à la place de son amie pour trouver pourquoi elle usait de son don) : Pas tant que ça Jérémie. Yumi est têtue et je crois bien qu'elle est en train de ramener Ulrich auprès d'elle.
J (voyant la jauge de pouvoir de la geisha, mais aussi celle des points de diminuer dangereusement) : Mais au prix de combien de points de vie: Si elle continue, elle va se retrouver elle aussi en danger de mort!
O (le regard toujours tourné vers les écrans de l'ordinateur quantique) : J'aimerai bien que l'on m'explique quelque chose. Si Yumi est en train de transporter Ulrich, pourquoi est-ce qu'il n’apparaît toujours pas sur les cartes?


Les deux surdoués de la bande n'eurent pas le temps de formuler une réponse qu'ils entendirent avec Odd Yumi pousser un juron, signe que quelque chose n'allait pas.
O : Yumi? Un problème?
Y (ne voulant pas les inquiéter) : Non, enfin pas vraiment. Je n'arrive pas à éloigner Ulrich de sa plate-forme à partir d'une certaine distance. C'est comme si un lien les reliait, ou qu'ils étaient deux aimants que l'on arriverait pas à séparer!
A : On va essayer de trouver le problème Yumi!
J : Mais en attendant, repose Ulrich sur son plateau. Tu ne tiendras jamais le coup sinon.
Y (savant parfaitement que si elle reposerait Ulrich, elle n'arriverait pas utiliser une nouvelle fois la télékinésie pour le transporter, et donc ce serait le fin d'Ulrich) : Non! On n'a pas le temps. Je vais tout faire pour le ramener à côté de moi, vous avez entendu!!! Et que quelqu'un aille se préparer pour le transfert bon sang!!!
Odd, Jérémie et Aelita comprirent au ton utilisé par Yumi que sa décision était prise et que rien ne la ferait changer d'avis. Ils espérèrent alors qu'elle n'aille pas trop loin, à un point de non retour.


Du côté du monde virtuel, Yumi s'était placée sur le bord du territoire, les mains toujours sur les tempes. Elle eut un ultime regard empli de tendresse envers Ulrich.
Y : *Quoi qu'il se passe Ulrich, je sais que tu vaux le coup que je fasses tout ce que je fais. Si... si jamais cela tourne mal pour moi, tu sauras alors que j'étais capable de tout pour toi, même de te donner ma vie...*

Elle se recula d'un pas et se reconcentra. Soudain d'un geste vif, elle tendit ses mains en avant et l'instant d'après les leva vers le ciel, paumes vers le ciel. Elle usait de son don de la manière la plus puissante et dont il lui avait été jusque là possible (ce qui s'était passé très peu de fois auparavant). Et les effets néfastes ne se firent pas attendre.

Une migraine inimaginable s'empara en quelques secondes de son esprit. Elle conserva la pleine capacité de ses moyens mais la douleur était là, la rendant des plus fragiles. Elle serra les dents et continua sur sa lancée. Mais le lien qui reliait Ulrich au plateau était intact et ne se brisait pas. Yumi comprit alors qu'elle devait y aller sans retenue, qu'elle devait employer son pouvoir au plus haut niveau, sans retenue ni limites (qu'elles soient physiques ou psychologiques). Se laissant porter par la douleur, Yumi ouvrit son esprit et usa de la forme la plus pure de la télékinésie. La pression exercée alors sur le corps immobile d'Ulrich décupla, brisant peu à peu le connexion entre la plate-forme et le jeune homme. Le supplice devint tel que Yumi tomba à genoux et elle poussa un long cri de souffrance, tellement son calvaire était comparable à de la torture pure et simple.

Au laboratoire, Jérémie, Aelita et Odd entendaient impuissant leur meilleure amie hurler de douleur depuis Lyoko. Ils ne pouvaient rien faire pour diminuer sa souffrance et cela leur brisait le cœur. De plus qu'ils voyaient encore les différentes jauges sur la fiche de l'avatar de Yumi diminuer gravement. Et ils savaient parfaitement que si elle continuait ainsi, cela la mènerait elle aussi à la mort.

Yumi, malgré tout le supplice qu'elle subissait ne lâcha pas prise. Pour rien au monde elle n'aurait fait cela... Et ses efforts furent récompensés puisque le lien unissant Ulrich et la plate-forme mouvante se brisa à jamais, libérant ainsi la jeune samouraï de son attraction du petit plateau.

Sous le coup de toute la pression de la télékinésie, le corps inerte du brun fut brusquement projeté dans les airs, ce qui déstabilisa et déconcentra durant un court laps de temps Yumi de son pouvoir. Mais elle se reprit dans la seconde et rétablit son emprise sur le jeune homme grâce à son don, afin de le ramener sur la plateau où elle était. En quelques instants, Ulrich était à ses côtés, bien virtuel (normalement j'aurai du dire réel, mais bon, vu les circonstances.^^) et encore en vie pour son plus grand bonheur.

La japonaise laissa tomber ses mains au sol pour se tenir, ce qui permit de ne pas s'effondrer littéralement au sol. Cette utilisation plus qu'intensive de la télékinésie l'avait vidée de toute ses forces et elle se demandait même comment elle faisait pour ne pas être à ce moment-là inconsciente. Son regard se tourna vers Ulrich et s'adoucit dès qu'il fut dans son champ de vision. Elle rampa le peu de distance qui la séparait du brun, puis posa sa main sur la joue du jeune homme dès qu'elle fut à ses côtés ; le contact physique lui fit parcourir des étincelles de bonheur dans tout le corps. Il était là, et c'était tout ce qu'il y avait de plus important pour elle. Car elle avait réussit, elle avait tenu sa promesse de le sauver...

Sur Terre, l'heure était à l'ébahissement puis à la joie. Odd, Aelita et Jérémie étaient complètement perdus après avoir vu réapparaître Ulrich sur le radar, comme par magie. En effet, le point le représentant sur la carte en 3D de Lyoko était revenu comme il avait disparu, c'est-à-dire d'une seul coup. Les deux petits s'étaient échangés un regard, signe qu'ils ne comprenaient pas comment une telle chose puisse se produire, et ce, malgré toutes les connaissances qu'ils avaient du monde virtuel.

Puis l'étonnement avait laissé place au bonheur et à la joie d'avoir récupéré le dernière membre du groupe : la bande était à nouveau au complet. Néanmoins, il restait encore une chose à faire pour que la situation reste définitive : Ulrich n'était pas sauvé d'affaire et il fallait encore lui remonter sa jauge de points de vie à un niveau convenable.

Einstein se leva alors de son fauteuil en retirant son oreillette et tendit celle-ci à l'ancienne gardienne de Lyoko.
J : Aelita, le programme de transfert de points de vie se trouve dans la fenêtre F4. (courant jusqu'à l'escalier à barreaux qui permet de descendre dans la salle des scanners) Cette fois-ci, c'est mon tour de sacrifier mon avatar. On n'a pas beaucoup de temps alors lance le programme dès que je suis prêt!
A (s'installant sur le fauteuil, savant qu'il ne restait qu'à peine une minute à vivre à Ulrich s'ils ne faisaient rien) : D'accord.


La jeune surdouée ouvrit la fenêtre qu'Einstein lui avait indiqué et fit les dernières manipulations pour finaliser le transfert de la mémoire entre Jérémie et Ulrich. Quand le jeune blond fut enfin positionné dans le scanner, Aelita procéda à la virtualisation quelque peu particulière auquel avait déjà eu droit Odd.

Jérémie attendait, droit comme un I, dans l'un des trois caissons du deuxième sous-sol. Lorsque les portes dorées se refermèrent sur lui, il n'eut pas peur mais eut tout de même une légère appréhension. Il n'avait eu que par trois fois par le passé l'occasion de se retrouver dans cette même situation (cf: Frontière, Canal fantôme et Mister Pück (à la fin)) et à chaque fois, il en avait gardé un amer souvenir. Néanmoins, il savait qu'au moins qu'il ne se retrouverait pas totalement virtualisé sur Lyoko, avec les sensations et le costume qui allait de pair. Il allait juste être virtualisé, mais pas totalement. C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte de la situation, il allait encore se faire coincer entre les deux mondes, tout comme la première tentative de virtualisation qu'il avait subie.

Mais Jérémie se reprit bien vite, se rappelant que ce n'était pas le moment d'avoir des états d'âme. Sauver Ulrich était beaucoup important que l'angoisse qu'il avait d'être envoyé dans le monde virtuel. Il ferma les yeux et entendit Aelita énoncer les différentes étapes de son envoi sur Lyoko.
A : Transfert... Scanner... Virtualisation!

Au laboratoire, Aelita et Odd attendaient stressés de voir s'ils avaient réussi à sauver Ulrich avant qu'il n'atteigne le seuil fatidique de zéro point de vie. La jeune fille aux cheveux roses se mordait nerveusement la lèvre inférieure tandis qu'Odd faisait les cents pas, tout en gardant toujours les yeux rivés que les écrans du Supercalculateur.
Soudain, un bip sonore retendit dans le laboratoire. Le goinfre de la bande regarda alors sa fausse cousine pour avoir la signification de celui-ci. Aelita lui adressa alors un sourire réconfortant, lui faisant comprendre que tout allait bien maintenant pour Ulrich : le transfert de mémoire s'était mis en route juste à temps. Cinq secondes de plus et Ulrich n'aurait pu été compté parmi les vivants.

Aelita se détendit en poussant un long soupir et laissa son dos se poser sur le dossier du fauteuil. La catastrophe n'était pas passé très loin.
A : C'est bon Odd, Ulrich est maintenant hors de danger.
O : C'est surtout Yumi qui doit être contente de ça!^^
A : Odd... Ne recommence pas avec ça s'il-te-plaît! (préférant dire quelque chose pour ne pas lui laisser le temps d'ajouter autre chose) Yumi, c'est Aelita. Jérémie s'est dévoué pour transférer ses points de vie à Ulrich. On a mis le programme en route juste à temps. Ulrich est en train de récupérer l'énergie d'Einstein.
Y (d'une voix larmoyante mais heureuse) : Je le sais Aelita, je le sais.


En effet, sous les yeux d'Ulrich se trouvant toujours Ulrich inerte au sol, mais un halo vert l’enveloppait, exactement de la même manière de lorsqu'il s'était retrouvé dans la même situation dans le territoire des montagnes.
Y : Il a encore le même phénomène d'halo qui se produit autour d'Ulrich. C'est toujours quelque peu effrayant à voix, mais de savoir que le but de sa présence rassure tout de suite.
A : Ni Jérémie ni moi ne savions qu'il y aurait cet ''effet secondaire'' quand on planchait sur le programme de transfert. Alors moi aussi j'aurai eu le même ressenti que toi devant l'apparition de cet halo.
Y (caressant du regard son cher et tendre) : En tout cas, le plus important, c'est qu'Ulrich soit en vie, avec moi...
O : Dis Yumi, tu nous ferai une petite crise de romantisme?^^
A : Odd, qu'est-ce que je t'ai dis tout à l'heure...
Y (ne s'énervant pas de la remarque de son ami et s'en accommodant très bien alors) : Laisse Aelita, il a raison. Je ne peux pas nier quelque chose qui est vrai...


Au laboratoire, Aelita ne répondit rien et Odd resta interdit : que s'était-il passé pour que Yumi, secrète et fière, se confit aussi librement et ne nie pas ses sentiments, comme elle le faisait d'habitude?
O : Euh Yumi, tu es sure que ça va? Parce que tu n'es pas du genre à nous faire ce type de déclaration...
Y : Je vais très bien, je vous rassure. C'est juste que le fait de savoir que j'aurai pu perdre Ulrich m'a fait réaliser qu'on n'a jamais profiter pleinement de moments juste tout le deux...
O (de plus en plus abasourdi, murmurant à Aelita) : Je crois qu'il y a vraiment quelque chose qui ne va pas chez Yumi, elle n'est pas du genre à...
Y (s'offusquant un peu) : Je ne suis du genre à quoi?! A exprimer à haute voix mes plus profonds sentiments?! Oui, j'ose le dire Odd, je suis éperdument sous le charme d'Ulrich! Est-ce que ça te va?!
O : Est-ce que tu pourrais le répéter?
Y (tout à coup complètement perdue) : Pourquoi?!
O : Qu'on puisse l'enregistrer pour le faire ensuite écouter à Ulrich. Tu as bien choisi le moment pour avouer haut et fort ton amour, mais il est encore endormi alors il n'est pas prêt de t'entendre.^^
Y (gênée de la tête aux pieds) : Je verrai ça avec le concerné plus tard, tu veux bien...
O : Vous vous tournez autour depuis deux ans maintenant, je pense qu'il serait peut-être temps de vous prendre en main...
Y (sentant que la discussion allait déraper et s'éterniser connaissant son ami) : Odd, s'il-te-plaît, on ne va pas revenir sur ce sujet, si entre Ulrich et moi il n'y a jamais rien eu ''d'officiel'', c'est parce qu'il y a toujours eu des difficultés qui se mettaient constamment entre nous...
O : Moi je dirais plutôt votre timidité légendaire et votre jalousie maladive...
Y (répliquant pour mettre fin à leur conversation) : Quand tu trouveras enfin quelqu'un qui te plaira vraiment Odd, tu verras que les choses ne sont pas aussi faciles que tu ne le penses...


Odd ne trouva rien à répondre à Yumi, cela l'amena plus à réfléchir sur ce qu'elle venait de dire. Après tout, elle n'avait pas tout à fait tord. Il n'avait jamais eu de véritables petites amies, il n'avait fait que passer d'une conquête de deux jours à une autre. Il se considérait comme le mieux placé pour encourager et donner des conseils à ses amis, mais il n'avait jamais réussi quelque chose de concret dans sa vie amoureuse. Un tressaillement de tristesse le parcourut lorsqu'il se souvint de comment s'était finie sa dernière relation. Non vraiment, qui était-il pour vouloir aider ses amis à se mettre en couple alors que lui même était le pire exemple concernant les relations amoureuses?

Pendant qu'Odd était en pleine réflexion existentielle, Aelita avait continué de discuter avec la japonaise.
A : Je crois que tu as cousu la bouche à notre ventre à pattes, il est devenu silencieux...
Y : Tant mieux, (embarrassé) je crois que je ne suis jamais allé aussi loin en terme de confession.
A (d'un ton rieur) : Oui, je pense aussi!^^ Mais tu étais sérieuse quand tu disais '' Je verrai ça avec le concerné plus tard...''?
Y (ne savant plus vraiment quoi dire) : Oui, non, je ne sais pas...
A : Ça, ce n'est pas une réponse!
Y : Aelita, ne commences comme Odd! Est-ce que je te poses des questions à propos à pros de toi et et de Jérémie? Non! Alors que l'on arrête que m'embêter avec ça...
A (gênée des dires de sa meilleure amie) : Désolé, mais Odd n'a pas tord en disant que vous vous tournez autour depuis bien trop longtemps. Rien n'a vraiment changé dans votre relation, même après la mort de Xana...
Y : Tu sais Aelita, si jamais il devait y avoir quelque chose entre Ulrich et moi, je crois que cela évoluerait naturellement, pas avec l'aide ou le coup de pouce de quelqu'un...

L'ancienne gardienne de Lyoko était sur le point de répondre à Yumi qu'elle avait probablement raison quand une faible alarme la coupa dans son élan.
O (revenant dans la réalité) : C'est quoi ce signal?
A (cherchant quelques instants la réponse) : C'est Einstein qui a mis ça pour dire que... (s'arrêtant quelques secondes pour finir sa phrase) une personne sur Lyoko ne va pas tarder à tomber dans un coma virtuel.
O (adressant un regard inquiet à la petite surdoué, comprenant pour une fois de quoi il retournait) : Combien de temps?
A : Cinq minutes tout au plus. Yumi, cette alarme te concerne. Jérémie a eu l'idée d'installer un signal pour nous rappeler de votre niveau critique de points de vie qui peut devenir inquiétant.
Y (s'installant alors confortablement au sol) : Compris Aelita, pas le droit de bouger durant les trente prochaines minutes. Pas de soucis...
A (échangeant un regard désolé avec Odd, savant que ce qui allait suivre n'allait pas être aimé par la geisha) : Non Yumi, dans ton cas, un simple repos ne sera pas suffisant pour que tu récupères. Tu as passé un stade où ton nombre de points de vie est devenu trop bas pour enclencher automatiquement le renouvellement de ceux-ci...
Y (sentant que cela n'allait pas être à son avantage) : Et qu'est-ce que je dois faire alors pour récupérer des points de vie?
A (appréhendant la réaction de son amie) : On n'a pas le choix Yumi, tu vas ''enclencher manuellement'' le processus, tu dois aller dans une tour récupérer des points de vie...
Y : Mais on ne doit plus faire cela, c'est Jérémie et toi qui vous nous l'avez dit!
A : Sauf que l'on a pas le choix...
Y : Et Ulrich...
O : ...ne pourra pas être avec toi, on le sait Yumi. Tu vas devoir le laisser comme la dernière fois (sentant la japonaise encore hésitante). Et on va le veiller comme tu le ferais, ça te va?
Y (comprenant que ces deux amis restés sur terre ne lâcheraient pas l'affaire tant qu'elle ne céderait pas) : D'accord, vous avez gagné. Mais vous devez me promettre qu'il ne lui arrivera rien en mon absence.
O (faisant attention à la jauge de vie de son amie qui continuait de baisser) : Oui. Mais il faudrait que tu ailles rapidement à la tour tout de même...
Y (en même temps exaspéré et contente de l'insistance du goinfre) : J'y vais Odd...


Elle se laissa quelques instants pour remettre Ulrich dans une position plus confortable (sur le dos, afin qu'il ne ressente pas de quelconques courbatures à son réveil et pour lui poser un tendre baiser sur le front (tout en silence, sinon elle aurait subi les remarques du colocataire d'Ulrich) avant de se lever.
Y : La tour la plus proche se trouve où Aelita?
A : C'est la tour on vous vous rendiez en dernier. Je vais te guider.
Y (son amie lui ayant annoncé ce qu'elle craignait, à cause de tout ce qui s'était passé près de la tour) : D'accord.
A : Par contre Yumi, je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais j'aimerai savoir ce qui s'est exactement passé tout à l'heure, quand tu as été sauvé de ta chute dans la Mer numérique...
Y : Qu'est-ce que tu voudrais savoir?
Y : De notre côté, on a vu grâce à la carte de Lyoko que c'était une bande blanche qui t'avait ramenée sur la plate-forme. Mais toi, tu as réussi à voir ce qui t'a sauvée?
Yumi regarda alors une dernière fois derrière elle, en direction d'Ulrich, une sourire aux lèvres.
Y : Si je vous dis que c'était Ulrich , vous n'allez jamais me croire...

Aelita et Odd s'échangèrent alors un regard interrogatif. Yumi leur avait dit cela d'un ton si sérieux et ils se souvenaient aussi de ce que leur amie avait déjà énoncé un peu plus tôt à propos de son ''sauvetage'', mais tout cela leur paraissait impossible.
O : Yumi, on voudrait bien te croire, mais technique, cela nous semble complètement insensé. Ulrich était dans le coma à cet instant-là.
Y (comprenant qu'elle allait devoir tout leur expliquer) : Je le sais bien, et moi-même je ne peux encore l'expliquer tout de suite. Mais je sais que c'était lui.
A : Tu pourrais détailler pour que l'on comprenne?
Y (tout en continuant à avancer : En fait, ce qui m'a sauvé c'est un flux d'énergie dorée. Il m'a harpé en pleine chute, m'a totalement enveloppé puis m'a doucement remonté jusqu'au plateau. Enfin, c'est ce que j'en ai déduit à partir du peu que j'ai peu apercevoir de mes yeux entrouverts.
O (s'adressant à Aelita) : Jérémie avait aussi pensé que c'était de l'énergie, il avait raison!
A : E tu as pu voir d'où elle venait? Si elle est arrivé de quelque part ou si elle était apparue d'un coup?...
Y : Non, désolé. Tout ce que je peux être certaine d'affirmer, c'est que cette énergie était Ulrich. Malgré le fait qu'Ulrich ne puisse pas être là, je ne saurais pas vous expliquer comment, mais il était là, je sentais sa ''présence''.
A : Comme si son esprit avait quitté son enveloppe corporelle quelques minutes pour venir à ta rencontre?
Y : Je ne pourrais pas te dire... L'énergie m'a entouré tel un halo et l'instant d'après, c'était comme si Ulrich était là et me transmettait toute la tendresse du monde. Cela m'a fait retrouver confiance en moi en l'espoir de le revoir en vie. Juste après, j'étais de retour sur la plate-forme de la Forêt.
O : Dis, c'est toujours aussi mielleux tes pensées quand elles sont tournées vers Ulrich?
Y (prise de court) : Oui... Non... Je ne sais pas... Ça dépend de la situation... (se rendant compte de ce qu'elle disait) Oh et puis, ça ne te concerne pas!


Le goinfre lâcha alors un rire amusé.
O : Ah ce que j'entends, le reste de la bande peut encore attendre pour voir naître un couple... (se tournant alors vers l'ange virtuelle) A moins que Jérémie ou qu'Aelita ne se décide eux aussi à faire avancer les choses entre eux.
A &Y (étant toutes les deux exaspérées) : Odd, tais-toi!
O : Oh je vois, je touche la corde sensible...
A (connaissant la faiblesse du pitre de la bande) : Tu sais quoi Yumi, j'aurai voulu qu'Héléna soit là avec nous, au moins on aurait eu un peu la paix.
O : Eh! Vous n'avez pas le droit. Héléna me ferait souffrir le martyr si elle était en ce moment avec nous!
Y : Mais on le sait très bien Odd! Et c'est pour cela qu'on t'embête avec ça!
O : Les filles et leur chantage, je vous jure...
A & Y : Odd...
O (levant les mains en l'air, signe d'innocence) : D'accord j'abandonne, vous avez gagné!

Aelita, restée seule au laboratoire avec le blond, subi un regard inquisiteur de la part de la jeune fille qui voulait être certaine qu'Odd allait arrêter de les taquiner à propos de leurs relations amoureuses. Mais elle comprit qu'Odd était vraiment sincère, ou plutôt qu'il avait décidé de lâcher prise avant que ses amies ne se mettent vraiment en colère.
A : C'est bon Yumi, il est honnête. Bon, de quoi on parlait déjà?
O : D'Ulrich et de son lien avec l'énergie dorée qui avait sauvé Yumi...
A : Oui, c'est vrai.
Y : Je ne peux rien vous dire de plus à propos de ce qui m'a sauvé, je vous ai raconté tout...
A : Et même si jamais je faisais des recherches, je ne serais pas certaine de vraiment trouver ce qui s'est réellement passé. L'énergie était éphémère et on n'a eu de réelles traces de sa présence que pour la carte de Lyoko et par la fluctuation de l'énergie dans la zone de la Forêt...
Y : Ne t'inquiète pas Aelita, même si je ne saurais jamais ce que c'était exactement, je sais toutefois que, même si ce n'était pas Ulrich, le fait que je crois que c'était lui m'a permis par la suite de persévérer pour le retrouver et le sauver. Et ça, c'est le plus important...
O : Tu as raison... Et puis, que serait notre cher monde virtuel s'il ne nous laissait pas des énigmes que l'on ne pourra jamais résoudre?
Y : Pas grand chose. Au moins, on a découvert comment Ulrich avait disparu de vos écrans et de mon champ de vision : il est tombé du pont et a atterri sur le petit plateau mouvant qui l'a rendu imperceptible à tous vos moyens de détection et de recherches.
A : Et c'est bien cela qui m'inquiète... De plus que ces nouveaux plateaux en mouvement ne sont pas des éléments très rassurants. Jamais des morceaux de territoire se sont créés ainsi, du moins sans mon intervention...
O : Néanmoins, ça a sauvé Ulrich alors cela ne doit pas être si inquiétant que cela...
A : Bon, je reconnais que sur ce point tu n'as pas tord...
Y (d'un voix alors moins assurée qu'auparavant) : Mais te connaissant, tu ne vas pas rester sans faire quelques recherches, n'est-ce pas?!^^
A : Tu me connais par cœur Yumi!^^

Odd sentit alors que la voix de son amie virtualisée montrait que du côté de celle-ci, quelque chose n'allait pas.
O : Yumi, est-ce que ça va? Ta voix est différente par rapport à tout à l'heure.
Y : Je l'ai aussi senti malgré le fait que je ne peux pas m'entendre... C'est juste que je suis beaucoup plus fatiguée que d'habitude, j'ai l'impression que je traîne derrière moi un poids énorme et mon corps commence à être comme engourdi...
O : Euh Aelita, ce n'est pas bon signe ça?
A (observant plusieurs fenêtres sur les écrans du pupitre) : Non, pas vraiment. Yumi, est-ce que tu es encore loin de la tour?
Y : Je l'ai en visuel et je n'ai plus qu'à aller tout droit pour la rejoindre....
A : Alors avance un peu plus vite parce que tu risques très vite de tomber inconsciente tout comme se fut pour Ulrich. Mais interdiction de courir, tu ferais à peine vingt mètres que tu aurais consommé toute l'énergie à ta disposition.
Y : Compris. Et ne t'inquiète pas, avec toutes les crampes que j'ai dans le corps et le souvenir de la douleur de tout à l'heure, je n'ai pas vraiment envie d'augmenter leurs intensités.
A : Tant mieux, mais ne nous parle plus, tu économiseras encore plus tes points de vie.


Yumi, écoutant le conseil de sa ''petite sœur adoptive, se tue et avança en direction de la tour. Mais les effets de tout ce qu'elle avait subi dans la dernière heure s'accumulaient au niveau faible de sa jauge de vie faisait qu'elle avait de plus en plus de difficultés à garder la totale capacité de ses moyens. Elle se surprit à reprendre conscience les genoux et les mains à terre juste avant le pont qui reliait la grande plate-forme au plateau de la tour. Elle se rendit alors compte que la fatigue avait réussi quelques secondes à la faire sombrer dans le sommeil et la faire tomber à terre sans qu'elle en ait conscience.
Y : Aelita, rappelle-moi... Qu'est-ce qui se passerait si jamais je venais à perdre conscience et tomber dans un sommeil?...
A (sentant bien que son amie était à bout de force) : Ce ne serait pas bon pour nous. Tu tomberais alors dans le coma et je serai obligée de plonger sur Lyoko pour te transmettre mes points de vie. Sauf que je me retrouverai à mon tour inconsciente. Odd resterait alors le seul au laboratoire et qui devrait gérer la situation sur Lyoko, même s'il vous arrivait une catastrophe...
Y (comprenant qu'elle devait arriver à la tour, quoi qu'il lui en coûte) : Donc je n'ai pas le droit d'échouer! Merci Aelita.

La japonaise puisa dans ses réserves pour se remettre debout. Mais au moment d'avancer sur l'unique tronc qui composait désormais le pont, les conséquences du taux bas de ses ressources vitales se firent sentir, et sur la chose qui lui était malheureusement la plus nécessaire à ce moment-là : le sens de la vue. Sa vision devint floue alors qu'elle venait de dépasser la moitié du pont, elle allait donc devoir faire avec pour le restant de la passerelle en bois. Cependant la tâche ne lui fut pas facile avec une vue où elle ne pouvait pas percevoir nettement tout ce qui se trouvait dans son champ de vision.

Et la malchance s'abattit sur elle, à peine un mètre avant la fin du pont. Son pied glissa alors qu'il se trouvait un peu trop près du bord. En un instant, elle se retrouva raccrochée au tronc de l'arbre, suspendue au dessus de la Mer numérique et rattaché à la vie uniquement par les prises de ses mains sur le bois virtuel. Elle ne cria pas sous le coup, elle ne voulait pas alerter ses deux amis au laboratoire, la situation était déjà trop critique. Elle essaya donc de remonter en se hissant sur le tronc d'arbre, mais tous ses efforts restèrent vains et lui faisaient gaspiller inutilement des points de vie devenus précieux. Mais elle savait qu'elle ne devait pas abandonner, et surtout, elle ne devrait pas se laisser emporter par la fatigue. Dans la situation dans laquelle elle était, cela signifiait de lâcher prise et donc une virtualisation définitive.

Finalement, elle trouva son salut dans le peu qu'elle pouvait encore distinguer de ses yeux. En effet, elle réussit à apercevoir que le bord du plateau de la tour n'était pas lisse et lui offrait des possibilités de prises pour remonter facilement. Puissant une nouvelle fois dans le peu d'énergie qui lui restait, elle se rapprocha comme elle put du plateau tout en restant suspendue par les bras ; puis remonta le long de ''l'épaisseur du territoire'' comme elle ferait sur un mur d'escalade.

Arrivée sur le bord du plateau, elle se rendit tout de suite compte que les effets sur sa vue avaient empiré suite aux derniers efforts qu'elle avait fourni. La cécité s'était ajoutée à sa surdité. Heureusement pour elle, Yumi avait retenu la typographie du plateau après être venue sur celui-ci pour chercher Ulrich un peu plus tôt : elle savait donc à peu près où elle se trouvait et où était située la bâtisse virtuelle cylindrique. Elle se remit avec difficulté debout et avança à l'instinct, mais qui s'avéra être la bonne direction. Néanmoins, son corps finit aussi par la lâcher à cause du sommeil et des limites physiques qu'elle n'avait fait que repousser. Ses jambes finirent par ne plus lui répondre et elle se retrouva une nouvelle fois à terre, dans l'incapacité de se remettre debout.

Elle comprit alors que c'était ses derniers instants de pleine conscience. Elle se traîna sur quelques mètres et finit par sentir sous ses doigts tendus la tour. Lucide sur le fait qu'elle ne verrait pas ou ne saurait pas la réponse de la fille de Franz Hopper avant longtemps, elle adressa tout de même un dernier message à celle-ci.
Y : Aelita, quoi qu'il se passe, jamais Ulrich ne doit savoir pour ce que j'ai tenté de faire lorsque j'étais seule sur le bord de la forêt. Jamais...

La japonaise se traîna encore quelques mètres jusqu'à se sentir complètement dans la tour. N'ayant plus aucune force, mais heureuse d'avoir tenu le coup jusqu'au bout, elle s'écoula alors sur le sol de la tour et se laissa emporter par le sommeil...


Ce sera tout pour cette nuit. j'espère que ce cadeau vous a plu.. Bonne nuit...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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