Comédie Musicale

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Lyokophile à vie

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Message 30 Sep 2012, 21:09

Re: Comédie Musicale

Houla, quand les LG vont revenir (meme si yumi est gueri), helena ne pardonnera jamais odd pour ce coup vache.

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Message 01 Oct 2012, 19:48

Re: Comédie Musicale

Alors écoute: C'est SUPER!

Mais toujours la même critique, j'aimerais bien que tu me rassures en nous ramenant une fois ou deux vers les lyokoguerriers, pour qu'on puisse aussi voir un peu de romance, parce que là on dirait plus une fic d'action(non, je rigole.. Pas^^).

Je suis trop content, on a vu mon nom :D
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Message 01 Oct 2012, 23:55

Re: Comédie Musicale

Comme d'habitude, MAGNIFIQUE !
Je me demande comment Odd va justifier leurs absences a Héléna, une discussion que j' attend avec impatience ^^
Les chapitres sont court, mais je comprend le fait que tu ne peut pas en faire plus, reste avec ce rythme de publication si la qualité reste la même.

Courage et merci pour cette super fanfic !
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La guerre des serpents, Les Fragments d'une Couronne Brisé, R.E. Feist

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Message 02 Oct 2012, 20:23

Re: Comédie Musicale

Franchement, d'accord avec eux, t'as réellement du talent! J'espère que lorsque ta fic sera terminée( ce qui sera pas cool :cry: :| ), t'en feras d'autres, car je le redis, t'as vraiment du talent!
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Message 07 Oct 2012, 17:15

Re: Comédie Musicale

Alors, quoi dire... Premièrement, coucou tout le monde, et ensuite : merci pour tout ses commentaires, ça me fait super plaisir!

Je vais d'abord réagir aux posts que l'on m'a mis :
-Thor94 : Ca, ne t'en fais pas, je ne manquerais pas de raconter ce passage, même si la situation sera alors un peu particulière (je me tais sinon je vais en dire plus qu'il ne faut^^)
-Mauvaise Pensée : Ne t'inquiètes pas, pour ce qui est des chapitres où l'action ne se déroulera qu'à Kadic, je ne vais pas en faire plusieurs à la suite (ou alors deux très courts que je posterais ensemble) et je ferais en sorte qu'ils sois intercalé avec les chapitres avec les Lyokoguerriers! En tout cas, cette semaine, ce sera avec les lyokoguerriers, alors si tu te plains pas, je ne comprends rien!
Et sinon, merci pour le compliment, on ne me dit pas souvent que j'ai du talent. Et je suis sure que j'en ait encore pour longtemps avec cette histoire, alors quand j'arriverais à la fin, ce ne sera pas d'ici peu de temps! Sinon, pour ce qui est d'autres histoires, je ne suis pas certaine que j'en posterais d'autres. Bien que ma tête regorge d'autres histoires, Comédie Musicale représente pour moi tout ce qui me manquait dans la série, alors pour en faire une autre ça va être difficile! J'en ai bien fait une autre sur Code Lyoko, mais je l'avais écrite avant la sortie de la saison 4 et c'était avec un scénario similaire...
-Lazer009 : Pareil que Thor94 (je crois que vous vous êtes nombreux à attendre ce passage!^^) Malheureusement, ce n'est pas encore pour les prochains chapitres...

Bon, fini le blabla, place au chapitre 37!

Chapitre 37: Un imprévu dans le plan...
Plusieurs heures étaient déjà passées depuis que la bande était arrivée à l'usine, la soirée venait à peine de commencer sur la ville de Paris. Le soleil était à son zénith et quelques étoiles n'allaient pas tarder à apparaître.

Retour à l'usine avec nos lyokoguerriers. Maintenant qu'ils étaient à l'usine, leur petite vie en autarcie s'était déjà mise en place. En effet, dès qu'ils étaient partis de Kadic en laissant le mot de Odd (le blagueur leur avait expliqué ce qu'il avait fait, peu après leur retour dans l'usine), ils savaient ce que cela signifiait : personne ne devrait les voir ou connaître où ils se trouvaient tant qu'ils y seraient. Ils allaient donc être coupés du monde. Et ils s'étaient déjà imposés les premières règles...

La première était qu'aucun d'eux ne sortiraient des sous-sols sans l'accord des autres. Ils pouvaient librement se déplacer entre les trois pièces qui avaient été ''meublés'' par le père d'Aelita, mais l'accès à la salle cathédrale nécessitait un cas particulier ainsi que l'accord de tous. La deuxième avait été demandé par Einstein, mais aussi par logique : toutes les cartes puces devaient être enlevées de leurs portables, pour ainsi empêcher leur géolocalisation.

Jérémie en était presque certain : suite à leur disparition et à leur lettre, le proviseur de Kadic ne tarderait à contacter les autorités pour leur expliquer la situation et celles-ci ne mettraient pas beaucoup de temps à produire des avis de recherches et se mettre à essayer de trouver où ils sont. C'est surtout pour cela que les deux premières règles avaient été imposés : pour ne pas qu'on les entrevoient et qu'on les trouvent.

Jérémie n'avait pas lâché son ordinateur depuis leur arrivée, il avait continué le programme , après avoir revu et corrigé au besoin tout le début. Aelita avait aidé le génie la plupart du temps, surtout dans la vérification des lignes par milliers de calculs. Quand elle ne pouvait pas aider Einstein, elle s'était mis en tête d'installer toutes les affaires importantes : faire un peu de ménage au sol, sortir les couettes ou sac de couchage des sacs et les déballer pour les mettre à même le sol (Note de l'auteur : pas vraiment le choix, je plais le dos de nos héros...^^) Elle avait même pensé à créer un coin cuisine avec la nourriture que Jérémie et elle avaient emporté, avec à côté le réchaud de camping. Les deux intellos avaient vraiment tout prévu. Odd avait quelque peu aider la jeune ange virtuelle dans son travail : juste une ou deux minutes, de quoi dire qu'il avait participé...^^ A l'heure qu'il était, il s'était mis à jouer à son Tetris qu'avait heureusement emmené sa fausse cousine, après s'être pendant longtemps amusé avec son chien. Mais il avait finalement du arrêter sous les incessantes remises à l'ordre des autres qui le trouvait trop bruyant. Néanmoins, malgré ses diverses activités, une certaine manie lui arrivait de temps en temps : regarder en direction des deux pratiquants de pentchak-silat...^^

La japonaise aussi n'avait pas bougé depuis qu'ils étaient arrivés à l'usine. Elle était resté assisse, adossée au mur. Au fur à mesure du temps, elle avait finit par commencé à somnoler... mais elle fut bien vite réveillée par Kiwi qui était venu lui demander des caresses. Elle n'en voulut pas au chien d'Odd et accepta volontiers de caresser Kiwi. Cela avait finalement calmer le chien qui s'était tranquillisé ; mais cela aussi avait emmené Yumi au pays des rêves, puisque plus rien ne pouvait alors la retenir éveiller. Elle s'était assoupie tout doucement en continuant de caresser Kiwi. Quand à Ulrich, lui aussi n'avait pas bougé, et avait fait pire qu'Odd en n'aidant pas. Seulement, il s'était occupé avec une activité bien particulière : dévorer du regard la japonaise...^^ Il s'était assis en face d'elle, en s'adossant au siège du pupitre. Et pendant plusieurs heures, il n'avait pas lâché des yeux Yumi. Lorsqu'elle avait été tiré de sa somnolence par Kiwi, il avait failli aller chercher le chien d'Odd pour qu'il n'aille pas embêter l'élue de son cœur. Mais la jeune fille lui avait dit que cela ne faisait rien et que cela ne la gênait pas de faire des caresses à Kiwi. Alors il l'avait regardé caresser au chien de son colocataire, puis s'endormir à cause de toute la fatigue qui s'accumulait. Il la contemplait toujours au bout de plusieurs heures, sans avoir faillit une seule seconde.

Le simple fait de savoir que les deux Einsteins travaillaient sur un programme qui allait rendre le sens de l'ouïe à Yumi, le rendait heureux. Car il savait que la fille qui lui avait volé son cœur allait bientôt être guérie. Et donc qu'elle ne serait plus dans cet état de faiblesse qu'il détestait tant. Il sortit quelque peu de ses pensées pour revenir dans la réalité et observer de nouveau la japonaise. Cependant, quelque chose n'avait pas l'air d'aller...

Dans l'ensemble, on ne s'apercevait de rien, mais en s'attardant plus, Ulrich remarqua quelle était crispée, ses traits étaient tirés et son teint paraissait plus pâle que d'habitude. Le samouraï se rapprocha doucement, sans faire de bruits pour ne pas réveiller son ''amie'', pour vérifier que tout allait bien. Il posa délicatement sa main sur le front de la jeune fille pour prendre sa température. Il n'aurait pas dû faire cela, car ce qu'il constata l'inquiéta encore plus : Yumi était brûlante de fièvre...

Ulrich enleva alors sa main du front de la japonaise et alla saisir avec son autre main celles de la japonaise. Le jeune homme trouva aussi bizarre que ses mains soient aussi froides, mais il n'y fit pas trop attention. Ainsi Ulrich essaya par ce geste de réveiller la geisha tout en douceur. Seulement, celle-ci resta immobile et aucune réaction ne vint de la part de celle-ci...

De plus en plus anxieux, il serra encore plus fort les mains de Yumi dans les siennes. Mais Yumi se réagit encore une fois pas du tout, n'entrouvrant même pas ses yeux ou en bougeant la moindre partie de sa corps. Ulrich commençait avoir vraiment peur.
U lui murmurant) : Yumi, si c'est une blague, elle n'est pas drôle du tout... Réveilles-toi!

Il avait attiré les mains de la jeune fille vers lui. Les deux bras de Yumi se laissèrent faire, sans aucune résistance. C'est à ce moment-là qu'Ulrich comprit qu'il y avait vraiment un gros problème, même si Yumi faisait semblant de dormir et s'était laissé faire, il aurait quand même senti une certaine fermeté dans les muscles de Yumi, hors là rien!
U : Jérémie...
J : ...
U (insistant) : Jérémie...
J : ...
U : JEREMIE!!!
J : Mais qu'est-ce qu'il y donc à la fin Ulrich?! Tu veux que je finisse le programme qui guérira Yumi ou non?! Car si tu m'interromps en plein élan, je ne vais jamais le terminer!
U : Je suis inquiet pour Yumi! Depuis tout à l'heure, j'essaye de la réveiller par tout les moyens, mais elle ne sort pas de son sommeil!
O : T'as essayé le baiser du prince charmant?!^^
U (quelque peu rougissant) : Mais tu vas donc jamais arrêter, tu t'es pas drôle Odd...


Aelita entra alors dans la discussion, ayant suivit de loin le début de celle-ci. Elle avait l'air anxieuse pour son amie endormie.
A (la regardant en s'adressant au samouraï) : Est-ce qu'elle n'aurait de fièvre par hasard?!
U : Oui, un peu... Mais comment tu le sais?!

A ce moment-là, Jérémie devint tout de suite plus pâle. Il parcourut la distance qui le séparait de la japonaise en quelque secondes. Il prit alors le poignet de son amie dans sa main pour prendre son pouls.
J (commençant à s'affoler) : Et mince!!!
A (vraiment inquiète) : Dis-moi que ce n'est pas ce que je pense Jérémie?!
J (se relevant rapidement et se dirigeant vers les cartons qu'ils avaient emmené) : Si Aelita!!! Et ça n'était pas du tout prévu au programme! On va devoir tout changer dans notre plan! Allez viens, j'ai besoin de ton aide...
A : Tu veux que je fasse quoi?
J (à cran) : Prends un des trois cartons, je prendrais les deux autres et on va descendre. Mais dépêches-toi, (un regard pour l'aînée de ses amis) je ne sais pas combien de temps elle va pouvoir rester comme ça...


Ulrich et Odd ne comprenaient plus rien et étaient complétement largués.
O : Quelqu'un pourrait nous expliquer ce qui se passe?! On dirait que quelque chose vient d'arriver et vous ne nous dites rien...
J (ne levant pas même pas les yeux des cartons qu'ils portaient) : Pas le temps de vous donner des explications! Aelita et moi, on doit se presser, sinon... (il s'arrêta là, mais il afficha une mine triste)

Ulrich lui attrapa avec force le bras pour le forcer à arrêter de courir partout et les regarder en face pour leur répondre.
U : Sinon quoi Einstein, sinon quoi???

Le jeune génie commença à avoir peu, car son ami se mettait progressivement mais rapidement en colère. Il savait qu'il y avait un problème et que cela concernait Yumi, alors il devenait agressif. Aelita vit à cet instant-là que Jérémie était complétement tétanisé de terreur face au samouraï et qu'il n'allait rien dire. Mais s'il ne leur expliquait rien, cela allait sûrement mal finit pour le garçon qui lui avait fait découvrir l'amour... Alors se rapprocha de ses trois amis, posa à terre la carton qu'elle avait dans les mains et posa ensuite l'une des deux sur l'épaule du brun. Si ce n'était pas Jérémie qui leur disait, ce devait être elle qui devait leur donner. Elle devait le faire, malgré que ce soit très délicat à révéler...
A (hésitante) : Ulrich, Yumi... Yumi est dans le coma...

Le jeune homme brun lâcha tout de suite le blond à lunettes après l'annonce de cette nouvelle. Yumi? Dans le coma? Odd aussi fait une drôle de tête et avait pâlit à son tour. Il vit que son colocataire n'avait pas la force de poser des questions alors c'est lui qui en posa.
O (déglutissant) : Comment ça dans le coma?!?
A : C'est Ulrich qui nous a mis sur la voie en nous disant que Yumi ne se réveillait plus... Et je dois en déduire que son rythme cardiaque a baissé, n'est-ce pas Jérémie?
J (remettant son col qui avait été froissé par Ulrich, acquiesçant) : Hum hum... Je suis désolé Ulrich, je ne voulais pas que tu l'apprennes comme ça...
U (qui s'était alors accroupi auprès de Yumi, la regardant et tournant sa tête vers le petit prodige de l'informatique) : Comment est-ce qu'elle s'est retrouvée dans cet état-là Jérémie? Et ne me caches pas la vérité cette fois-ci...
J : Elle a sûrement dû attraper une infection dans son oreille interne, d'après ce qu'Aelita et moi avons lu dans le livre sur l'oreille qu'on a trouvé à l’infirmerie. Bien sûr, Yumi s'est nettoyé les oreilles et Yolande l'a refait tout à l'heure... Seulement, en venant ici, on a pas du tout pensé à toute la poussière et les bactéries qu'il allait y avoir... Yumi est resté ici avec nous pendant plusieurs heures et on a oublié quelles conséquences cela pouvait avoir! (regardant à son tour leur amie japonaise) Tout son système immunitaire doit être en train de combattre l'infection que l'on suppose, avec toute la fatigue accumulée et sa surdité, son corps a préféré entrer dans le coma pour avoir un état stable...

(Note de l'auteur : Si vous n'avez rien compris à la situation, relisez la réplique de Jérémie moins rapidement, mais si cela vous pose vraiment problème, n'hésite pas à me redemander des explications car je sais que j'ai imaginé une situation plus difficile et cocasse à comprendre...)

Odd reprit à cet instant-là la parole.
O : Tu veux dire qu'elle est juste endormie profondément?!
J : Oui... Mais vu qu'elle était déjà très affaiblie, si elle reste trop longtemps comme ça... (retenant quelques peu ses dires par le choc que cela pourrait produire) elle risque de mourir.... Son système immunitaire ne pourra pas tenir ainsi éternellement...


Ce que venait de dire le génie figea le jeune brun. Sa belle allait peut-être mourir, et il ne pouvait rien faire contre cela. Quand à Odd, lui aussi ne disait rien, mais il était tout aussi bouleversé. Il ne pensait pas que l'histoire puisse aller aussi loin. Bien sûr, lors de leurs combats contre le virus maléfique, ils auraient pu mourir à tout moment, mais là, tout était différent! Jamais Yumi n'aurait du se retrouver dans une telle situation, si près de la mort, en dehors de leur aventure contre Xana! Le blond blagueur dut se mordre la lèvre supérieur pour ne pas se mettre à pleurer. La situation était trop grave : il ne tenta même pas de lancer une petite vanne pour remontrer l'air, pour la simplet bonne raison qu'il n'en trouva aucune sur le coup. (la circonstance est donc très très grave!!!)

Quand à son colocataire, celui-ci n'avait pas pu se retenir, quelques larmes avaient coulé le long de ses joues. Il n'avait pas complétement fondu en larmes pour paraître présentable devant ses amis, mais l'envie ne lui manquait pas. Il essuya peu à peu les larmes de ses joues et demanda finalement.
U : Dis-moi que tu peux faire quelque chose pour elle Jérémie, dis-le moi!!!
A : C'est ce que Jérémie allions faire avant que vous nous posiez des questions. (s'adressant directement à Einstein) Mais maintenant il faut vraiment y aller, on perd trop de temps!
J : J'arrive tout de suite Aelita! (expliquant aux autres) On va devoir remettre en place tout les matériaux que l'on avait enlevé du Supercalculateur et rallumer celui-ci plus tôt que prévu (il récupéra ses cartons posé par terre)
U : Et on ne peut pas vous aider d'une quelconque manière?!
J (alors dans le monte-charge, où Aelita venait de presser le bouton pour descendre) : Hum... si! Emmener Yumi dans la salle des scanners! Quand vous serez là-bas, ouvrez manuellement les portes de l'un des trois scanners. Nettoyez-le le mieux possible et mettez-y Yumi quand vous aurez fini! Refermez le scanner quand elle sera dedans. Yumi sera à l'abri de toute poussière ou bactérie là-dedans!
A (juste avant que la porte ne se referme sur Einstein et elle) : Cherchez aussi dans mon sac la trousse de secours, il doit y avoir une bonbonne d'oxygène! Mettez-là à Yumi, cela lui permettra au moins de mieux respirer, et surtout plus sainement que cet air saturé en poussière.
O et U : D'accord!


La porte du monte-charge se ferma alors définitivement sur les deux intellos de la bande. Le blagueur de la bande et le pratiquant de pentchak-silat se tournèrent alors vers Yumi. Celle-ci était toujours adossé au mur du laboratoire et semblait paisible, mais à la douce lumière de la lampe de camping, on s'apercevait bien que Yumi devenait de plus en plus pâle.
O : Bon bah à toi l'honneur Ulrich!
U (ne comprenant pas) : Pour quoi faire?
O : Tu vas nous prendre Yumi dans tes bras comme une princesse, tel un prince charmant et on va descendre la mettre dans un des trois scanners!^^
U (quelque peu rougissant) : Ce n'est pas le moment de m'embêter avec ça Odd! Et puis si tu avais bien observé Yumi, tu saurais que ton idée est complétement stupide et dangereuse pour elle!
O : Comment ça?!
U (s'étant accroupie à côté de son ''amie'') : Yumi a des difficultés à respirer, alors ce n'est pas à la ''pliant en deux'' en la prenant dans mes bras que je ne vais pas arranger son état...
O : Je reconnais que tu as raison! Un point pour toi! Néanmoins, si tu t'es rendu compte de cela, c'est que tu as vraiment bien observé ta japonaise!
U (rougissant encore plus) : Odd!!!
O : Bon d'accord, j'arrête! Alors, comment on fait pour la transporter jusqu'en bas?
U : On va la porter à deux : chacun va passer l'un de ses bras autour de son cou, ainsi elle n'aura pas la cache thoracique comprimée...
O : Pas bête! Mais tu as bien dû contempler Yumi pour t'apercevoir de cela...
U (lui lançant un regard froid et en même temps désespéré) : Mais tu vas te taire à la fin! Bon, au boulot!


Le jeune homme prit deux lampes de torche et alla prendre dans le sac d'Aelita la bonbonne de gaz. Puis avec son colocataire, ils mirent Yumi debout, chacun de ses bras étant autour du cou d'un des deux garçons. Lorsqu'ils furent près de la porte du monte-charge, c'est le blond qui appela l'ascenseur, Ulrich ayant quelque peu les mains prises. L'élévateur ne mit pas beaucoup de temps a arrivé, les génies ayant libéré celui-ci le plus vite possible dès qu'ils étaient arrivés au troisième sous-sol.

Les trois anciens coéquipiers d'Aelita ne mirent pas longtemps à atteinte la salle des scanners. Odd composa le code pour que la porte s'ouvre et ils entrèrent enfin dans la pièce, les deux adolescents la lampe de poche à la main. Ils déposèrent délicatement leur amie au sol, puis chacun s'occupa de ce qu'il avait à faire. Odd s'attela à ouvrir à l'aide de la petite manivelle l'un des scanners manuellement, pendant qu'Ulrich plaçait délicatement sur le visage de la japonaise un masque qui était relié à la bonbonne d'oxygène.
O (ayant fini après quelques efforts d'ouvrir totalement les portes du scanner et de nettoyer le mieux possible celui-ci) : J'ai terminé Ulrich! Tu peux la mettre dedans!

Ulrich ne se fit pas prier et releva doucement Yumi pour la placer dans le tube futuriste. Il dut la mettre en position à genoux, plutôt qu'assise ou recroquevillée, pour lui permettre de respirer correctement et au maximum. Le samouraï, après avoir installé sa bien-aimée dans le scanner, alla aidé Odd a refermé le scanner, puisque son colocataire avait déjà eu du mal à ouvrir manuellement celui-ci. Ils refermèrent donc ensemble avec la petite manivelle le tube doré semblable à un sarcophage, puis rebranchèrent les câbles dont ils étaient sûrs de brancher au bon endroit. Après avoir fait cela, les deux garçons se dirigèrent vers le monte-charge en vue de quitter la salle.

Ulrich eut juste le temps de jeter un dernier regard amoureux mais mélancolique vers le scanner où se trouvait Yumi, que la porte de l'ascenseur se referma sur la salle du second sous-sol. Odd, bien que presser le bouton pour descendre, vit bien l'état de son ami et tenta de le consoler.
O (mettant sa main sur l'épaule de son colocataire) : Ne t'en fais pas pour elle Ulrich, elle est forte notre Yumi! Elle tiendra le coup, j'en suis certain!
U : Elle est devenue plus fragile Odd depuis l'accident samedi dernier, n'oublie pas ce fait... Qu'est-ce qui se serait passé si je n'avais pas vu qu'elle n'allait pas bien et si je n'avais pas essayé de la réveiller?! Je m'en serais voulu toute ma vie, s'il lui était arriver quelque chose... ou si elle était morte...
O (quelque peu effrayé par tant de pessimisme venant de son ami) : Mais cela n'est pas arrivé! Tu l'as sauvé en nous prévenant que quelque chose n'allait pas! Alors pourquoi est-ce que tu t'en veux?!
U : Yumi est néanmoins dans la coma Odd! Et Jérémie et Aelita ont bien dit que si elle restait trop longtemps comme ça, elle allait mourir... (il n'arriva à rien ajouter de plus)
O : Je suis sûr que que Jérémie et Aelita sont déjà en train de plancher pour remettre le composants du Supercalculateur à leur place. (composant le code du monte-charge pour accéder au troisième sous-sol) Allez viens, on va les rejoindre!



Fini pour aujourd'hui! La suite la semaine prochaine!
(Et Traitez-moi de folle si vous le voulez par rapport à ce que j'ai imaginé, cela ne me fait rien du tout!^^)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 13 Oct 2012, 23:53

Re: Comédie Musicale

Coucou la compagnie!
Bon, je vois que l'on a pas mis de commentaires cette semaine. Alors soit vous êtes trop occcupés, soit ce chapitre ne vous plaisait pas trop (pourtant je croyais que vous préfériez les chapitres avec les lyokoguerriers, c'est à n'y rien comprendre...) Je pencherais donc plus pour la deuxième solution.
Mais en tout cas, ne vous inquiétez pas, je ne vous en veux pas, je sais très bien ce que c'est de ne pas avoir de temps pour soi (j'ai déjà eu du mal à vous écrire un chaapitre cette semaine) alors je ne vous plame pas. Le seule chose que je regrette, c'est qu'après une semaine comme je viens de passer, un petit commentaire m'aurait redonner un peu d'énergie, mais ça ne fait rien.
J'ai bien vu que des petits curieux (je ne vais pas me plaidre, une petite centaine^^) sont venus voir mon sujet depuis le week-end dernier.

Bon, voici...(roulement de tambour) La SUITE!!!


Chapitre 38: La remise en route du Supercalculateur et le temps d'un ''Au revoir''...
En effet, quelques secondes après que le blond ait dit cela, la porte s'ouvrit sur la pièce où se trouve le Supercalculateur. Aelita et Jérémie étaient effectivement en train de reconstituer en remettre des circuits à leur emplacement. La jeune fille paraissait quelque peu stressée, mais mettait sa peur de côté pour faire son travail. Quand à Einstein, celui-ci n'avait pas du tout le sang-froid de son amie, et complétement angoissé, essayait de faire son travail le plus vite possible.

A (regardant du coin de l'œil ce que faisait le petit génie) : Jérémie, ce composant ne se met pas là, il se met en haut à ta gauche! C'est la troisième fois depuis que l'on a commencé que tu veux mettre un circuit à la place d'un autre!
J (tout gênée) : Merci Aelita, je ne fais vraiment pas attention...
O (entrant dans la conversation) : Ça va? Vous vous en sortez?
A : Jérémie est tellement crispé et tendu par la situation qu'il veut se dépêcher et il se trompe d'emplacement pour les composants, donc je suis obligé de garder un œil sur ce qu'il fait... Mais sinon moi, je m'en sors très bien...
J (encore tout penaud) : Je te demande encore pardon...
A : Ne t'inquiètes pas Jérémie, je te comprends. Tu étais moins crispé lorsque tu cherchais des solutions lors de nos combats contre Xana, mais tu avais quelque peu la situation en main. Alors qu'aujourd'hui, tu ne peux rien contrôler, ni toi, ni moi, ni personne! Cependant, on peut réussir à reprendre quelque peu le contrôle en redémarrant le Supercalculateur... Mais pour ça, il faut remettre correctement tout les circuits au bon endroit!
J (reprenant quelque peu confiance, malgré la peur qui le tenaillait encore au ventre) : D'accord, je vais faire plus attention dès maintenant!
U : Yumi a été placé et enfermé dans l'un des scanners, comme vous nous l'avez dit... Mais maintenant, est-ce que l'on peut faire autre chose pour accélérer la remise en service du Supercalculateur?
A : Ce serait bien oui! (désignant un carton posé au sol entre Jérémie et elle) Odd et toi pourriez nous passer les composants qui se trouvent là, en nous donnant le code du circuit qui est noté dans l'un des coins... Comme ça, on pourrait à l'avance voir où placer le composant, au lieu de perdre du temps à le faire nous même Jérémie et moi.
O (retroussant ses manches): D'accord...
U : Allez au boulot! *Je t'en pris! Tiens le coup jusqu'à ce qu'on ait fini et rallumé l'ordinateur quantique Yumi...*


Les quatre amis se mirent alors tous les mains à la pâte, pour avancer plus vite dans la reconstitution de la machine créée par Franz Hopper. En un rien de temps, une chaîne s'était formée et un composant rejoignait son emplacement en trente seconde chrono. Ce fut donc en à peine cinq minutes que tout les circuits retrouvèrent leur place d'origine sur la tour cylindrique. Mais la motivation de leur rapidité était simple : remettre le plus vite en état de marche l'ordinateur quantique, pour permettre à Yumi de pouvoir survivre et être guérie. Et l'enjeu avait été pour eux de taille, s'ils ne se dépêchaient pas, Yumi risquait de mourir...

Les deux Einsteins finissaient de vérifier si tout les circuits étaient là et à la bonne place, pendant qu'Odd et Ulrich faisaient une petite pause.
J (après le dernier contrôle) : Bon, bah je crois que tout est bon, on va pouvoir rallumer le Supercalculateur...
A : Je crois bien oui...


Le génie s'approcha alors de la manette de mise en route et d'extinction du Supercalculateur. Sa main tremblait de plus en plus au fur et à mesure qu'elle se rapprochait du petit levier. Les autres virent bien cela et c'est Odd qui fit un mouvement vers le jeune intello blond.
O : Attends Einstein! On se rend compte que c'est difficile pour toi de le faire tout seul, vu que tu étais déjà seul quand tu as rallumé le Supercalculateur avant qu'on se connaissent! (cf : Le réveil de Xana partie 1)
J : J'avoue... Yumi me fait douter avec tout ce qu'elle a imaginé. J'ai encore peur de commettre une erreur en rallumant une fois de plus cette machine.
A (se rapprochant de lui) : Mais on est là cette fois Jérémie!
O : Tu sais quoi?! Si tu n'y arrives pas seul, on va le faire tous ensemble! (s'adressant à Aelita et Ulrich) Vous êtes d'accord?
U & A : OK!
O : Alors c'est décidé!


Les quatre adolescents posèrent alors une de leurs mains sur la manette, ils devaient la descendre tous en même temps. Ainsi, s'il y avait un problème avec leur acte, aucun ne se sentirait coupable tout seul. Ils allaient abaisser la manette, quand Jérémie se rendit compte que son amie aux cheveux roses n'avait pas l'air dans son assiette.
J : Qu'est-ce qu'il y a Aelita?
A (ne retenant pas sa tristesse) : Yumi aurait dû être présente à nos côtés, en train de baisser elle aussi le levier. C'est ensemble que l'on s'est fait la promesse que tout le monde était d'accord pour rallumer le Supercalculateur, alors pourquoi on est maintenant que quatre?!
J : Tu sais très bien que Yumi aussi aurait voulu être là, mais dans son état, elle ne pouvait pas! En puis, (regardant vers le plafond, car il savait que son amie japonaise se trouvait quelque part au dessus) elle n'est pas si loin de nous Aelita...
A (baissant un peu les yeux) : Je le sais bien... Mais cela me fait néanmoins étrange!
O : A nous aussi, cela nous fait ça! Mais dis-toi que Yumi est la cause de tout cela et qu'on fait cela pour elle! (comme un cri d'encouragement) Pour Yumi!
A, J & H : Pour Yumi!


Et ils abaissèrent alors la poignée de l'ordinateur quantique... Une forte lumière éblouissante (comme lors de la première remise route du Supercalculateur, (cf : Le réveil de Xana partie 1) sortit alors de la machine éclaira la salle tout entière. Nos quatre collégiens durent fermer les yeux tellement la lumière était éblouissante. Quand ils les rouvrirent, le Supercalculateur était de nouveau en marche, on voyait les flux énergétiques dorés dans les fentes de l'ordinateur. Ils eurent un petit temps d'adaptation pour retrouver une vision claire et nette. Puis ils retirèrent progressivement leurs main de la manette. Et ils éteignirent aussi leurs lampes de poche qui leur avait permis jusqu'à présent de voir ce qu'ils faisaient et où ils étaient, car dorénavant, les trois sous-sols étaient de nouveau sous alimentation et donc étaient éclairés.

U : Maintenant qu'il est rallumé, on ne peut plus faire marche arrière!
O : Oui, c'est fait! (se tournant vers les deux génies) A partir de maintenant, c'est à vous de jouer les Einsteins!
J : Vous avez entièrement d'accord! On va remontrer pour tout remettre en route dans les étages du dessus. Aelita, je pourrais te laisser à la salle des scanners pour que tu finisses de rebrancher tout les câbles du scanner où se trouve Yumi, pendant que je m'occuperai du pupitre du laboratoire?
A : Pas de soucis Jérémie!


Ils rentrèrent tous dans le monte-charge et Einstein enclencha sa mise en route en appuyant sur le bouton rouge. Les trois garçons laissèrent Aelita au niveau de la salle des scanners et montèrent jusqu'au premier sous-sol pour revenir dans le laboratoire. Dès qu'ils furent sorti de l'ascenseur, Jérémie se dirigea tout de suite vers le pupitre. Il s'assit devant les écrans et appuyant sur une touche pour remettre en marche ceux-ci. Odd et Ulrich se placèrent derrière lui.

Le petit génie commença alors à taper sur diverses touches pour voir si il reprenait bien la main, mais aussi pour voir si rien n'avait changé et vérifier si tout les programmes, que la bande avait décidé de laisser dans le Supercalculateur, étaient toujours présents, tels que la matérialisation ou les véhicules. Pour son plus grand bonheur, rien n'avait été effacé ou avait subi des modifications suite à l'extinction de l'ordinateur quantique.

Jérémie venait de finir de faire quelques réglages, quand Aelita revint enfin d'en bas, préférant utiliser la trappe au monte-charge. Odd aida sa fausse cousine à se remettre debout et lui demanda.
O : Et bien Princesse, on avait tant fait d'erreurs que ça dans les branchements du scanner, que pour cela te prenne autant de temps?!
A : Non, ne t'en fais pas Odd! J'ai juste eu une mauvais pressentiment et j'ai préféré aussi reconnecter les deux autres scanners... (regardant Einstein qui s'était alors replacé devant son ordinateur portable) Juste au cas où...
J (voyant bien que le dernier regard de l'ange virtuelle lui était adressé) : Je ne t'en veux pas d'avoir fait ça Aelita! En cas de soucis, cela peut toujours servir à quelque chose, c 'est une bonne idée!
A (un sourire aux lèvres) : Merci Jérémie! (se rapprochant de lui) Qu'est-ce que tu fais?
J : Je finis les dernières lignes de ''Guérison'' et je le peaufine. Après, j'aurais juste à transférer le programme de mon ordinateur au pupitre du Supercalculateur, et on pourra alors vraiment se mettre au travail!
U, O & A : Super!
J : En attendant Aelita, est-ce que tu peux vérifier les branchements des câbles du pupitre et si je n'ai pas loupé quelque chose tout à l'heure lorsque je vérifiais tout ce qui reste dans le Supercalculateur!
A : Pas de problème!


Le regard de l'intello blond se redirigea vers son écran, tandis que l'élue de son cœur s'asseyait sur le fauteuil pour se trouver face à ceux du pupitre. Elle aussi ne décela aucun ennuis dans les programmes du Supercalculateur.
Au bout de cinq petites minutes, quand elle finit, Jérémie venait aussi terminé sa tâche. Odd et Ulrich furent chargées de trouver le câble pour relier les deux ordinateurs, pendant que les deux génies préparaient tout ce qui était nécessaire à ce qu'ils allaient faire.
J (branchant au final le câble trouvé par Odd) : Bon, c'est bon, on a tout installé! Maintenant les choses sérieuses commencent...
A (s'épongeant le front avec sa manche) : C'est pas trop tôt!
J : Bon, quelqu'un pourrait aller enlever le masque à oxygène à Yumi, que l'on puisse déjà débuter par lui faire une scanner pour voir son état de santé et ensuite la virtualiser?
O (donnant un petit coup dans l'épaule d'Ulrich) : Allez Roméo, va t'occuper de ta belle... Et dis-lui au revoir, car d'après ce que nos génies ont prévu, tu ne vas pas la voir qu'ici minimum une journée! (adressant un clin d’œil à son colocataire)
U : Mais tu ne vas pas arrêter un jour de m'embêter?! Bon, j'y vais, comme ça je ne t’entendrais plus!

Il commença à descendre par la trappe utilisée plus tôt par Aelita.
O : C'est ça, va voir Juliette!
U (alors qu'il était déjà dans le sous-sol du dessous) : Odd!!!
A : Tu ne l'as pas volé celle-là!
J (jetant un coup d’œil à son ami ventre à pattes) : Elle n'a pas tord Odd...
O : Ah bah merci, vous vous liez donc tous contre moi!


Pendant que le svelte de la bande (je n'ai pas écrit maigrichon, sinon Odd risque de se mettre en colère^^) boudait face aux deux petits génies de l'informatique, Ulrich avait descendu doucement les barreaux de l'échelle qui faisait la communication entre le laboratoire et la salle des scanners. Arrivé à un mètre du sol, il s'était permis de gagner du temps en sautant à terre. Après une belle réception de sa part, il se dirigea vers le grand tube futuriste où était enfermée Yumi.

Il ouvrit le scanner manuellement, et sortit délicatement Yumi de celui-ci. Il s'accroupit par terre et s'adossa doucement Yumi contre lui. Il savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps, car Yumi ne devait pas rester trop en dehors du scanner, ordre de Jérémie. Alors il voulait aussi profiter de cet instant, Yumi après serait alors coincé dans le scanner et ensuite virtualisée sur Lyoko, alors il ne risquerait pas de la voir avant un certain temps. Rien que de savoir cela, ça lui brisait le cœur... Mais il comprenait aussi que Yumi devait se retrouver loin de lui en vue de se faire soigner.

Il regarda alors la japonaise, appuyée contre lui. Son visage était toujours aussi pâle que précédemment et son pouls cardiaque avait l'air d'avoir encore baissé. Ce moment arriva malheureusement, le temps du ''Au revoir''...

Ulrich admira encore quelques secondes son ''amie'' en lui replaçant quelques unes de ses mèches noires comme l’ébène derrière son oreille. Il aurait pu poursuivre cette contemplation pendant encore longtemps, mais le temps commençait à devenir précieux pour la jeune japonaise...

Il arrêta de passer tendrement ses doigts dans les cheveux de sa bien-aimée et enleva tout en douceur le masque à oxygène du visage de la jeune fille.
U : *Elle paraît si faible... (un éclair de colère passa dans ses prunelles) Pourquoi a-t-il fallu que Sissi et William provoquent cet accident?! Hein, je me le demandes bien!!! Le pire, c'est qu'ils ne se rendent même pas compte de l'importance des dégâts sur Yumi... (son regard redevint amoureux lorsqu'il se reporta sur la japonaise) Yumi... La personne la plus importante et chère à mon cœur... Te voilà, si près de la mort, sans que je ne puisse t'aider ou te secourir d'une quelconque manière...*

Le temps était venu, Yumi devait de nouveau se retrouver dans son scanner. Ulrich se mit debout en soulevant l'élue que son cœur avait choisi et la plaça comme précédemment dans l'espèce de sarcophage. Puis il s'accroupit pour se placer face à elle et s'approcha de son oreille.
U (murmurant) : Je te promets que les deux génies vont tout faire pour te guérir! Alors, je t'en pris, tiens le coup Yumi, tiens le coup! Et reviens-nous plus en forme que jamais... Reviens-nous... Reviens-moi...
Ulrich était torturé de laisser ainsi Yumi toute seule. Il se replaça face au visage de la jeune fille et lui dit.
U (en lui faisant un doux baiser sur le front) : Bon voyage Yumi...

Le jeune homme entendit à ce moment-là une grésillement et la voix d'Odd lui parvint.
O : Ils sont pas trop mignons tout les deux?!^^
U (rougissant quelques instants) : Odd!!!
O : Bah quoi?!^^ (réfléchissant quelques secondes) Attends, tu m'entends Ulrich?!
U : Bah oui idiot! Sinon, comment est-ce que j'aurais su ce que tu venais de dire?!
O (s'adressant aux Einsteins) : Et vous n'auriez pas pu me dire que le haut-parleur était en marche dans la salle des scanners?!
A (ironiquement) : Tu ne nous l'avais pas demandé Odd!^^
O (boudant) : C'est pas une raison Princesse!!!


Le samouraï avait suivit la conversation du second sous-sols et décida d'interrompre celle-ci.
U : Bon, je ne couper votre discussion hyper intéressante ; mais Jérémie, est-ce que tu pourrais refermer le scanner de Yumi, je viens de le remettre en mode automatique...
J : C'est comme si c'était fait! Et je mets juste après en route une analyse complète et approfondie de Yumi!
U : Je te fais totalement confiance Jérémie. Mais dorénavant, c'est toi et Aelita qui tenez la vie de Yumi entre vos doigts... On n'a qu'une chance possible et donc pas le droit à l'erreur par rapport à toutes nos autres missions!
J (savant pertinemment que le brun avait raison) : Je le sais bien, je le sais plus que bien Ulrich...


Ces dernières phrases échangées mirent l'ambiance des quatre membres restants au plus bas, rappelant au passage à Aelita et Odd que le moment était mal choisi pour s'amuser avec une petite querelle des plus futiles...
J : Bon, je ferme le scanner Ulrich!
U : D'accord!


Le jeune homme lança un dernier regard vers la jeune fille, avant de se retrouver à observer les plaques dorées bombées du scanner. Les portes de celui-ci venaient de se fermer sur la chère et tendre d'Ulrich. Il savait maintenant que c'était le destin qui allait décidé du sort de la jeune fille. Il remonta alors jusqu'au laboratoire par l'échelle qu'il avait auparavant utilisé.

Ulrich remonta donc jusque dans la pièce où se trouvaient les autres membres de la bande. Aelita et Jérémie étaient chacun devant un ordinateur, la jeune DJ devant l'ordinateur portable et le petit génie de l'informatique devant le pupitre de l'ordinateur quantique pour surveiller le programme d'analyse et diriger tout ce qu'il allait de passer sur le monde virtuel. Quand au clown de la bande, celui-ci ne savant pas quoi faire, n'avait pas trouvé d'autre occupations que de faire des allers-retours entre ses deux amis qui étaient alors visés à leurs écrans d'ordinateur.

Le jeune samouraï ne préféra pas embêter les deux génies plus qu'il ne l'étaient déjà par le colocataire du brun.^^ Il décida donc de s'isoler dans un coin, près des sacs pour ne déranger personne et pour être aussi au calme. Il s'assit donc donc le mur de la pièce et observa sans se faire remarquer tout ce qui se passait dans le laboratoire.

Aelita, était en train de plancher sur quelque chose puisqu'elle frappait des lignes entières de code sur le clavier de l'ordinateur portable d'Einstein. Quand à celui-ci, ses yeux étaient rivés vers les quatre écrans du Supercalculateur. Il avait l'air de regarder minutieusement tout les calculs et lignes d'écriture (indéchiffrable pour Ulrich!^^) qui apparaissaient sous ses yeux. Cependant, quelques fois, son regard se tournait vers l'ancienne de Lyoko, avec un air amoureux, pour vérifier si au passage, tout allait bien de pour elle.
U : *Ces deux-là seront toujours présents pour me faire rire!^^ Ils sont si timides qu'ils n'osent pas s'avouer leurs sentiments face à face et rougissent dès qu'ils se retrouvent dans une situation cocasse! Pourquoi est-ce qu'à chaque fois Odd m'embêtes avec Yumi, au lieu des deux génies?! (s'apercevant de quelque chose) Mais en même temps, je suis un peu dans la même situation avec Yumi, alors je sais ce que c'est...*

Ulrich se dit néanmoins qu'il était certain que ses deux amis finiraient un jour par tomber dans les bras l'un de l'autre. Le brun était tellement plongé dans ses pensées qu'il ne vit pas son colocataire s'approcher de lui.
O : Alors qu'est-ce que tu lui as dit?
U (sortant de ses songes) : Hein... Tu m'as parlé?!
O (un rictus aux lèvres) : Oh toi, tu étais dans la lune...
U : Et j'ai pas le droit?!
O : Non... si je te pose une question!^^
U : Qu'est-ce que tu peux être gonflant des fois!
O : Je sais... Alors?!
U (ne comprenant pas de quoi lui parlait Odd) : Alors quoi?!
O : Je répète ma question! Qu'est-ce que tu lui as dit?!
U : A qui?
O : A Yumi pardi! Tout à l'heure, tu lui as adressé quelque paroles avant de la remettre dans le scanner, et avec une manière très amoureuse...^^ Quelles étaient-ce?
U (riant un peu, en rougissant aussi) : Et tu crois que je vais te dire les mots qui lui étaient destinés? (quelque peu gêné, mais essayant de ne pas le montrer) Et je ne vois pas en quoi l'attitude que j'ai adopté est ''amoureuse''...
O : D'abord, oui car je suis ton meilleur pote. Et deuxièmement, je pense qu'un tendre baiser sur le front n'est pas plus explicite pour manifester les sentiments d'une personne pour l'élue de son cœur...


Il papillonna alors des cils pour taquiner son ami.
U (devenu tout rouge) : Mais tu n'arrêteras un jour de m'embêter avec ça! Et puis, les quelques phrases que j'ai dites à Yumi sont personnelles, ça fait parti de ma vie privée!
O (triomphant) : Alors, tu avoues!!! Tu lui as dit j'ai suis sûr! T'aurais pu attendre qu'elle soit éveillée pour lui déclarer ça quand même!
U (comprenant un peu ce que pensait Odd (ce qui peut alors être choquant je veux bien le reconnaître^^)) : Attends Odd, qu'est-ce que tu crois que je lui ai dit?!
O (avec un grand sourire, avec évidence) : Bah, que tu l'aimais... (perdant un peu sa joie au rictus qui naissait sur les lèvres d'Ulrich) Attends, tu ne lui as pas dit ça?!
U (riant ouvertement alors) : Non, pas du tout!
O : J'y crois pas, tu as la possibilité de dire à Yumi tout ce que tu as sur le cœur, et tu ne lui dit rien! Mais t'es illogique Ulrich...
U (caressant Kiwi qui était venu se réfugier à côté de lui) : Je pense que ton maître a eu un fusible qui a disjoncté car il est en train de péter un câble!^^
O : ...Bon, je veux bien reconnaître que lui avouer cela dans un tel moment peut paraître étrange parce qu'elle n'aurait pas pu te répondre, mais quand même!
U : Tu as fini tes rêves idylliques?Surtout que je n'ai rien suivi!
O : Mais alors, si tu ne lui a pas dit cela, quels sont les paroles que tu lui as adressées?!
U : Mystère... Mais je ne te le dirai pas, tu peux toujours rêver! *Je préfère garder ces quelques phrases bien au chaud dans mon esprit... et espérer que Yumi les ait entendues!...*


Odd fit la moue à ce moment-là et sortit au passage Ulrich de sa torpeur en lui disant cela.
O : Dommage qu'Héléna ne soit pas là...
U (étonnée) : Pourquoi est-ce que tu penses ça?!
O : Ah oui, c'est vrai... Tu n'étais peut-être pas au courant! Héléna aussi sait lire sur les lèvres... Pas aussi bien que notre japonaise, mais elle se débrouille... Elle m'en a parlé lors de notre correspondance. Cependant, j'avais quelque peu oublié ce fait, jusqu'à ce qu'elle me le rappelle brutalement... Combien de fois, elle a compris ce que je marmonnais et m'a foutu des coups avec les dossiers de la Comédie Musicale?! (se massant un peu le crâne suite à plusieurs souvenirs douloureux)
U (amusé) : Tu ne me l'avais jamais raconté cette histoire-là?!^^
O : Pour que tu te foutes de moi, non merci!
U : Pour une fois que ce n'est pas l'inverse!^^
O : Et puis si je t'avais mis au courant de toutes les fois qu'Héléna est ''tyrannique avec moi'', je n'aurais jamais fini!
U : Je crois que l'on ne parle pas de la même personne Odd!
O : Oh que si, seulement moi, je suis plus souvent avec elle que vous à cause de la Comédie musicale, je te jure qu'elle est moins sage qu'elle ne paraît, elle est tout le temps sans pitié avec moi! *Et je me demande bien ce que j'ai pu lui faire pour qu'elle soit comme ça avec moi ?!*
U : Bah en tout cas merci pour ses informations, maintenant on sera de quoi en tenir avec Héléna! Et je te remercie aussi pour m'avoir dit qu'elle savait lire sur les lèvres, ça m'évitera peut-être de faire une gourde dans le futur!^^
O : Heureusement que tu me remercie, moi je teste et obtient des résultats par la douleur, alors que toi, tu n'auras jamais mal à cause d'elle!
U : Ça me fait cependant bizarre qu'elle ne soit pas avec nous. On a tellement été habitué à sa présence les trois derniers mois que le fait qu'elle ne soit pas avec nous ne dérange quelque peu!
O : T'inquiètes, ça me fait pareil aussi à moi... (un pincement au cœur) Je me demande même si on ne lui a pas causé encore plus d'ennuis en ne l'emportant pas avec nous... (son regard tourné vers l'endroit du plafond où apparaitrait l'entrée de l'usine si tout les murs avaient été transparents) *J'espère que où tu es, notre départ précipité ne te pose pas trop de problèmes et que tu vas bien... ma chère Cosette...*



Voilà,je sais c'est court mais c'est tout pour ce soir. A la semaine prochaine! (Ce sera des chapitres avec Héléna)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 14 Oct 2012, 00:49

Re: Comédie Musicale

Odd, toujours égal a lui même :D
Yumi est enfin prete a être gueri (peut etre au prochain chapitre)
Sinon, odd a raison pour helena, je me demande ce qu'elle et les adultes vont faire.
En tout cas sans dire la vérité, odd peut oublier de faire d'elle sa petite amie (elle sera bien en froid avec lui et pendant longtemps)

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Message 14 Oct 2012, 14:17

Re: Comédie Musicale

belle suite, avec d un peu d'amour( enfin :oops: ^^), mais bon, dommage que ce soit que des moments courts. N'empêche très bonne idée du masque à oxygène, mais où ils l'ont trouvé? Parles nous-en en tant que flash-back où alors c'est que j'ai manqué un épisode
Fan d'Ulrich et Yumi et de leurs potentiels fils^^

Mes fics: Action: la folie d'Ulrich, le japon infesté et romance: une faute impardonnable... ou pas?

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Message 14 Oct 2012, 15:49

Re: Comédie Musicale

je pense qu'il devait y en avoir un au labo (il y a bien des combi anti-radiation)

Message 14 Oct 2012, 17:12

Re: Comédie Musicale

Désolé de pas avoir pris le temps de laisser un comm la semaine dernière et merci à toi pour cette suite. On pourra dire que tu lui en a fait voir de toute les couleurs à notre Yumi. Odd est toujours aussi curieux :p En tout cas vivement la suite je me demande bien comment va réagir Helena aux retours de nos amis ...

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Message 14 Oct 2012, 19:40

Re: Comédie Musicale

J'espère que tu vas vite nous faire le retour de nos amis! Moi c'est pas Héléna qui m'intéresse, mais la tête des parents puisqu'on leur a dit qu'ils allaient sauver leur fille!!!
Fan d'Ulrich et Yumi et de leurs potentiels fils^^

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Message 18 Oct 2012, 22:03

Re: Comédie Musicale

Coucou, tout le monde.
Je sais, vous vous dermandez sûrement qu'est-ce que je viens faire un soir de semaine sur le forum pour poster la suite. Et bien la réponse est toute simple, c'est ce que pourrais pas le faire le week-end prochain(trop de travail à rendre avec les vacances), donc je vous poste une suite (et une bien longue), car en effet, je ne pourrais pas en poster jusqu'au début des vacances scolaires (donc d'ici 1 semaine et demi (Je ne veux pas de pleurs pour les plus impatients^^)
Donc comme j'ai dit, je vous ai mis une bonne longue suite (chapitres 39, 40 et 41), ils ne parlent que de Héléna et ce qui se passe à Kadic (le dernier est un peu à part vous verrez). cependant, vous m'avez un peu mis sur la paille, car là je peux vous dire, je vous ai tout posté, tout je que j'ai déjà écrit est déjà posté. Alors je vais voir lors des posts suivants comment je vais faire pour les chapitres!

Et comme d'habitude, réaction aux petits commentaires que l'on m'a gentiment mis (et qui m'ont grandement remonté le moral^^) Alors :
- Thor94 : Pour ce qui estdes personnages, je fais tout les faire tels qu'ils sont dans la série, alors ça fait plaisir de savoir que je le représente tel qu'il est. Ensuite, pour Yumi, je crois que tu vas encore attendre quelques chapitres (et tu seras peut-être étonné de quelques rebondissements, mais chut je me tais, sinon j'en dis trop!^^) Pour la réction des adultes et d'Héléna, lis les chapitres suivants. Enfin, pour la relation Odd/Héléna, l'avenir nous dira ce qu'il en retournera (et oui, le face à face lors du retour va bientôt arrivé^^, mais je crois que le chapitre 41 devrait te plaire...)
Je n'avais pas pensé qu'il pourrait y en avoir un dans le labo, mais ça aurait pu. J'ai choisi d'en faire ammener un par Aelita. (Je ne fais jamais dans la facilité!^^)
- Mauvaise pensée : Merci pour le com'!^^ Pour les moments courts, je sais, je préfère en faire plein de courts au lieu d'un grand. Mais aujour'hui, changement de personneges, on peut dire que je m'attaque à un autre ''duo'' su je puis dire... Pour l'histoire du masque à oxygène, je n'ai peu être pas été très explicite : il se trouvait dans le packatage d'Aelita, avec la trousse de soin qu'elle a emmené.
Par contre pour la réction des parents, je ne l'ai pas fait dans les chapitres pour aujourd'hui, mais cela viendra indirectement dans le chapitre 42.
- Invité : Ca ne fait rien que l'on ne poste pas de com, tant que je sais qu'on me lit, ça me fait plaisir. Pour ce qui den faire voir de toutes les couleurs à Yumi, je le reconnais, je me suis acharnée on peut dire sur elle (Mais j'en ai pas vraiment fini... Oups, j'en ai dit trop! :oops: ) Pour Odd, je le fais peut-être vraiment (trop) curieux, mais peut-être pas pour les raisons que vous imaginez... Pour le retour des lyokoguerriers, comptez une bonne quinzaine de chapitres, voir même plus (et je suis sérieuse!)


Chapitre 39: Lorsque les autorités doivent être mises au courant
En effet, depuis que le reste de la bande était partie, la fin d'après-midi et le début de soirée n'avait pas été de tout repos pour la jeune rousse. Revenons quelques heures en arrière pour bien comprendre...

La situation avait été complétement étrange dès le début, dès qu'Héléna avait annoncé aux adultes que ses amis ne reviendraient pas avant longtemps, comme l'avait mentionné Odd dans sa lettre. Les parents de Yumi avaient été encore plus soucieuse et Mme Ishyama avait une fois de plus fait un petit malaise. Héléna eut mal en voyant la mère de son amie dans un tel état et à cause d'elle en plus. Elle se dit qu'elle aurait dû paraître moins explicite pour lui éviter ce genre de réaction.

Du côté de Monsieur Delmas et de Yolande, l'annonce avait aussi suscité des réactions. Le principal, normalement toujours calme en toute situation, perdit progressivement son sang-froid et se demanda comment la situation avait pu tourné d'une telle manière. Et surtout comment il allait bien pourquoi expliqué cette ''fugue'' au recteur d'académie. Quand à l'infirmière, elle s'inquiétait de la situation de Yumi, elle l'avait déjà senti épuisé, alors elle se demandait si elle tiendrait durant un quelconque voyage.

Héléna, elle-même aussi, se savait plus quoi penser. Elle était tiraillé entre le désarroi (que faire dans une telle situation), la tristesse (par le fait d'être abandonnée par ses amis) et la colère (pour quelle raison l'avaient-ils laissé à Kadic). Elle resta quelques instants accroupie au sol sans rien faire puis se dit en regardant son portable qu'elle se devait de les retrouver, au moins pour redonner le sourire aux parents de Yumi. Alors elle essaya de nouveau de contacter le reste de la bande, un par un. Elle les appela tous, mais à chaque fois tomba encore sur ''Vous êtes bien sur le répondeur de (untel), mais je suis injoignable pour le moment...''. Le répondeur de ses amis commençait vraiment à lui taper sur le système.

Le proviseur dit alors qu'il était préférable qu'ils retournent dans son bureau, où il pourrait alors contacter les autorités compétentes dans ce genre de cas.
M. Ishyama : Vous comptez appeler la police, Monsieur Delmas?
M. Delmas : Je ne vois que cette solution malheureusement... Et en tant que chef d'établissement, je me dois de préciser la disparition de mes élèves dans ce type de cas... Surtout que votre fille et ses quatre camarades ont bien montré leur intention de partir dans cette lettre! (montrant la lettre qu'ils avaient dans sa main)
Mme Ishyama (pas l'air très en forme) : Je comprends très bien... Faites tout ce que vous croyez nécessaire, si c'est pour retrouver notre fille...
M. Delmas : Retournons dans mon bureau, si vous voulez bien!
M. Ishyama : Nous vous suivons.


Le petit groupe sortit alors de la chambre des deux garçons (que le principal prit le soin de refermer après eux) puis redescendirent dans la cour pour après rejoindre le bâtiment administratif.
Lorsqu'ils entrèrent tout les cinq dans le bureau du proviseur, les regards de Sissi, William et Mme Weber se tournèrent vers eux. Ceux-ci furent étonnés de ne pas voir revenir la petite bande avec eux.
S : Bah, il est où Ulrich?
W (laissant un regard noir à la jeune fille) : Il n'y a pas que lui, je te rappelle! (son regard se tournant vers le groupe qui était de retour) Où est-ce qu'ils sont tous?!
Mme Weber : Taisez-vous un peu tout les deux! (interrogeant le r(principal du regard) Monsieur? (mais voyant qu'il ne répondrait pas tout de suite) Ça peut attendre... Monsieur le recteur d'académie a rappelé, il ne va pas pouvoir arriver avant six heures du soir, sa secrétaire lui ayant rappelé qu'il ne pouvait pas manquer une réunion qui a du commencé à l'heure qu'il est...
M. Delmas (un peu dans le vague) : D'accord! Mme Weber, la situation est devenue un peu plus particulière que tout à l'heure, veuillez emmener Sissi et William dans la salle de réunion des professeurs! (s'adressant aux deux adolescents) Quant à vous deux, vous allez me faire un résumé très détaillé de ce qui s'est passé samedi après-midi, et je veux que ce soit fini pour quand le recteur arriva!


Mme Weber quitta la pièce avec les deux élèves qui n'avaient alors pas l'air très enthousiaste. Il restait alors dans la pièce Monsieur Delmas, Yolande, les deux parents de Yumi et enfin Héléna. L'infirmière partit retourner dans sa salle de travail, puisqu'elle n'était plus d'aucune utilité. Cependant, elle devait rester au collège, au cas où on aurait besoin d'elle, comme lui demanda poliment le principal. Se retrouvant alors à quatre dans la pièce, M. Delmas se mit alors à composer le numéro de la police. Malgré qu'il n'en avait pas trop envie en pensant à ce à quoi cela allait mener, il savait qu'il allait devoir le faire un jour ou l'autre. Quand à Héléna, celle-ci s'inquiétait pour ses amis.
H : *Mais où êtes-vous donc? Vous ne vous rendez même pas compte dans quoi vous vous fourriez en partant de Kadic...*

Chapitre 40: Conversation avec Hiroki
Pendant ce temps, Monsieur Delmas était en pleine conversation avec un inspecteur de police qu'il avait réussi à avoir au bout du fil. Le proviseur de Kadic essayait tant bien que mal de faire un résumé de la situation. Au bout d'une dizaine de minutes, le père de Sissi finit par raccrocher le téléphone. L'inspecteur avait finalement décidé de venir à Kadic avec quelques uns de ses adjoints pour mettre la situation au clair, et donc qu'il ne tarderait pas à arriver.

Les parents de Yumi accueillirent cette nouvelle avec un peu de soulagement, le fait de savoir qu'on s'occupait de la disparition de Yumi et des quatre autres devait les réconforter quelque peu. Les cinq personne dans la pièce discutèrent alors, entre autre, sur où pouvaient être les camarades d'Héléna, faisant au passage quelques hypothèses sur des lieux. Au bon d'un certain moment, Monsieur Delmas regarda sa montre pour voir quelle heure il était. Il était cinq heures moins dix, les cours n'allaient pas tarder à se terminer. Le proviseur demanda alors à Monsieur et Madame Ishyama s'ils voulaient aller chercher à son cours Hiroki, en vue de, premièrement, lui expliquer la situation et après, pour savoir si lui aussi ne saurait pas où sont allés sa sœur et quatre de ses amis internes. Les deux parents trouvèrent l'idée bonne et répondirent oui. Le principal rechercha dans ses papiers administratifs l'emploi du temps de la classe d'Hiroki pour trouver la salle où il était le frère de Yumi à cette heure-là. Puis, quand il eut trouvé ce qu'il cherchait, il expliqua aux deux parents comment rejoindre la salle où se trouvait leur fils. Et ils partirent donc tout les deux.

Le père de Sissi se retrouva alors seule avec Héléna. Il lui expliqua qu'elle aussi allait devoir répondre à des questions des policiers, à propos de ses amis et de leur échappée. La jeune rousse lui répondit qu'elle le savait déjà et qu'elle en était entièrement consciente. Et elle ajouta qu'elle ferait tout pour qu'ils puissent retrouver au plus vite ses camarades.

A ce moment-là, quelqu'un vint frappé à la porte du bureau du proviseur.
M. Delmas : Entrez!

Ce conseil dut être entendu, puisque la porte s'ouvrit sur deux hommes et une femme, qui paraissait plus jeune que ses compagnons. Ils portaient tout les trois des vêtements civiles, mais quand même assez sérieux. Il se présentèrent à tour de rôle après que le principal leur eut demandé qui ils étaient.
C'était l'inspecteur qu'il avait eu au téléphone et ses deux collègues.

Le père de Sissi se leva alors par politesse et alla les rejoindre jusqu'à la porte du bureau et les fit entrer dans la pièce. Puis il donna à Héléna la tâche de ramener les parents de Yumi et Hiroki auprès des inspecteurs, pour que ceux-ci puissent commencer à poser des questions.

La jeune fille accepta, mais en même temps, elle n'avait pas vraiment le choix. Elle partit donc chercher le reste de la famille Ishyama près de la salle d'Histoire-Géographie, où avait eu lieu le dernier cours de la journée du frère de Yumi. Héléna était tranquillement en train de se diriger vers sa destination, quand tout à coup, une vive douleur s'empara d'elle à l'une de ses épaules et elle finit par tomber au sol. Quelqu'un qui courrait, venait de la faire tomber, après ne pas avoir fait attention. Cette personne était un jeune garçon aux cheveux noirs, un peu plus jeune qu'Héléna et se semblait pas avoir l'air dans son assiette.
H (un peu en colère) : Vous n'auriez pas pu... (étonnée en se rendant compte de la personne à qui elle parlait) Hiroki?!
Hiroki (baissant la tête pour s'excuser) : Désolé mademoiselle, je n'avais pas regardé où j'allais... (observant la personne qu'il venait de bousculer et la reconnaissant) Oh, c'est toi Héléna... Encore désolé...
(Note de l'auteur : Le frère de Yumi et la jeune metteuse en scène ont déjà eu l'occasion de se rencontrer auparavant.


H (se relevant toute seule): Ça ne fait rien Hiroki, j'ai bien compris! (voyant que le frère de son amie n'avait pas l'air très bien, posant sa main sur l'épaule du jeune garçon) Ça va aller, t'as pas l'air en forme?...
Hiroki (peiné) : Mes parents viennent de me dirent pour Yumi et pour les autres! Qu'ils soient partis comme ça et qu'en plus que ma sœur soit devenue sourde! Yumi m'aurait au moins parler de sa surdité, car d'après ce que j'ai compris, elle n'entend plus rien depuis ce week-end! Mais là, elle ne m'a rien dit du tout...
H (lui expliquant un peu la situation) : C'est Yumi qui n'a rien voulu dire! Déjà les autres de la bande et moi quand on l'a découvert, elle nous a prié pour qu'on ne dise rien de cela...
Hiroki : Je veux bien croire ça de ma sœur... Mais partir d'un seul coup, sans rien expliquer à mes parents... Toi qui les connait bien Héléna, tu dois savoir où ils ont dû aller! Ça fait maintenant plusieurs mois que tu es arrivé et que tu es tout le temps avec eux...
H (n'osant pas le regarder en face) : J'ai aucune idée où ils sont partis! Ils sont partis en me laissant aussi ici!
Hiroki (insistant) : Mais tu dois bien connaître des endroits qui pourraient être leur destination?!
H (commençant à s'énerver) : Non!!!
Hiroki (secouant ses mains devant son visage) : S'il te plait, te mets pas en colère! Je ne voulais pas te mettre dans cet état...
H (s'excusant) : Désolé, je me suis emportée trop rapidement, mais à chaque fois qu'on me pose la question, on insiste parce que je suis tout le temps avec eux. Seulement, ils m'ont laissé à Kadic avec tout les problèmes et sans information de leur part! (se retenant de verser quelques larmes) J'ai l'impression d'avoir été abandonné par les autres et ta sœur, Hiroki!
Hiroki (ne savant pas trop quoi faire devant la détresse de la troisième) : Ne t'en fais pas, je connaissais la bande de Yumi bien avant que tu n'arrives, et je crois qu'ils ont du avoir une bonne raison pour te laisser au collège! Et tu n'es pas la seule dans ce cas, moi aussi ma sœur ne m'a rien dit à propos de sa surdité et pourtant quand c'est grave comme ça, on se dit tout!
H (essayant de faire un sourire pour qu'Hiroki retrouve le sien) : Désolé, je t'avais oublié dans tout cela... Bon, ce n'est pas tout, mais il faut que je ramène tes parents dans le bureau du proviseur parce que des policiers viennent d'arriver. Tu m'accompagnes?
Hiroki : Non... Tu permets, je vais rentrer chez moi. Je ne sais pas si ce serait une bonne chose que je revois mes parents ou que l'on me parle encore de la disparition de ma sœur...Tu peux le dire à mes parents, s'il-te-plait?
H : Pas de problème!
Hiroki (faisant signe de la main en partant) : Au revoir Héléna, et encore merci!
H : Mais de rien! Salut Hiroki!


Leur discussion se termina ainsi et chacun partit alors de son côté. Le jeune japonais vers la grille de sortie de Kadic, tandis que la jeune rousse partit vers la bâtiment des salles de cours. Elle trouva au bout de quelques minutes les parents de Yumi et d'Hiroki. Leur mère n'avait pas l'air bien et leur père n'en menait pas large aussi. Héléna se douta que le réaction qu'Hiroki venait d'avoir les avaient angoissé, s’accumulant avec le stress déjà dû à la ''disparition'' de leur fille. Alors elle décida d'y aller en douceur pour ne pas encore empirer leurs états. Elle s'approcha sans faire de bruit jusqu'à eux, puis se plaça devant eux et afficha sur son visage un air qui montrait bien sa compassion pour les deux parents.

H : Monsieur Ishyama... Madame Ishyama... Je sais que je ne viens pas au bon moment, mais Monsieur Delmas m'a demandé de venir vous chercher. Les inspecteurs de la police sont arrivés à Kadic il y a moins de cinq minutes...
M. Ishyama : On va te suivre Héléna...
Mme Ishyama : … Mais notre fils vient de partir comme une fusée quand on lui a appris que sa sœur était devenue sourde et qu'elle était partie avec le reste de votre bande! Je ne veux pas le laisser, sans savoir où il est!
H : Vous parlez d'Hiroki n'est-ce pas?
M. Ishyama : Vous connaissez Hiroki, Héléna?
H : J'ai déjà eu l’occasion de le rencontrer plusieurs fois lorsque j'étais en compagnie des autres... Mais ne vous inquiétez pas pour lui, je viens de le voir, il va bien! Il ne veut pas vous voir tout de suite, j'ai l'impression qu'il lui faut du temps pour digérer ce que vous lui avez annoncer... Il m'a dit qu'il retournait chez vous, alors ne vous en faites pas...
M. Ishyama : Notre fils est à la maison Akkiko, alors arrête de te faire un sang d'encre! (se tournant vers Héléna) Maintenant que nous savons où se trouve Hiroki, je pense que nous pouvons aller rencontrer les inspecteurs!
H (partant la première): Alors c'est parfait, allons-y!


Les deux parents suivirent alors la jeune fille jusqu'au bureau du principal. Cependant sur leur chemin, bien des élèves de Kadic s'étonnèrent de voir des parents, et surtout à cette heure-là. Héléna se dit que ce serait encore des explications à donner plus tard...

Quand ils furent devant la porte du bureau, Héléna toqua pour annoncer leur présence avant de se permettre d'entrer. Alors, lorsqu'elle entendit qu'ils pouvaient pénétrer dans la pièce, elle ouvrit la porte et entra, suivit des parents de la japonaise. Le père de Sissi fit alors les ''présentations'' pour pouvoir donner aux inspecteurs les identités de ceux qui venaient d'entrer dans la pièce. Car les parents et Héléna avaient été là lorsque les cinq anciens lyokoguerriers étaient partis.

Inspecteur : Je me présente, Inspecteur Jaliqun. Et voici mes adjoints, Monsieur Rinon et Mademoiselle Beaugois.
M. Rinon et Mlle Beaugois : Bonsoir...
Mme, M. Ishyama & Héléna : Bonsoir...
Inspecteur Jaliqun : Vous êtes donc les parents de Yumi Ishyama?
Mme Ishyama : Oui...
M. Delmas : Héléna, tu n'es pas obligé de rester ici maintenant. Les inspecteurs vont d'abord poser des questions à Monsieur et Madame Ishyama. Vous feriez mieux d'aller faire vos devoirs à la bibliothèque...
Monsieur Rinon : Mais restez à notre disposition et faites que l'on n'est pas à vous chercher vous aussi!
H (commençant à partir) : Aucun problème pour ça, je n'ai pas l'intention de bouger...
Mlle Beaugois : Quelqu'un viendra vous chercher lorsqu'on aura besoin de vous interroger...
H (partant définitivement) : D'accord.


La jeune metteuse en scène sortit alors du bureau en prenant au passage son sac de cours. Elle se dirigea tout de suite vers le temple du savoir où elle s'assit mécaniquement... En effet, elle n'était devenue qu'un patin vide, sans joie et sans espoir. Depuis que le reste de la bande était partie, elle n'était plus rien. La jeune rousse, qui avait retenue ses larmes depuis qu'elle avait appris que ses amis étaient partis, ne réussit pas une seconde de plus à contenir sa tristesse, elle fondit en larmes...

Elle arriva finalement avec bien du mal à se ressaisir un peu et se mit en quête de faire ses devoirs. Elle se plongea corps et âme dans le travail pour oublier tout ce qui s'était passé cette journée là et ne pas penser que les autres l'avaient abandonnée...

Chapitre 41: Souvenir...
Héléna resta une heure et demie à la bibliothèque, mais comme personne ne vint la chercher, elle décida de retourner dans sa chambre avant d'aller diner. Son chemin lui parut plus long que d'habitude, normalement, il y aurait toujours eu quelqu'un de la bande qui aurait discuté avec elle... Mais là aucun n'était là et Héléna commençait vraiment à retrouver la solitude dont elle avait tant souffert avant de rencontrer les cinq lyokoguerriers...

Héléna finit par arriver dans sa chambre, qu'elle partageait d'habitude avec Aelita. Leur chambre lui parut tout à coup vide. Les rires d'Aelita ne résonnaient plus dans la pièce, ni les dires des quatre autres qui venaient souvent, malgré l'interdiction, pour discuter. Héléna entra nonchalamment dans la pièce, elle n'avait plus goût de faire quelque chose si elle se retrouvait seule. Elle fit quand même l'effort de vider son sac et de remettre toutes les affaires dont elle aurait besoin pour les cours du lendemain. Elle finit par s'allonger dans son lit, ayant l'espoir de se reposer un peu après cette journée, mais elle ne parvint même pas à s'assoupir.

Héléna regarda plus tard son réveil. Celui-ci affichait 18h53. Il était presque l'heure à laquelle le réfectoire allait ouvrir pour le diner. Ce détail lui fit un pincement au cœur, 19h était toujours l'heure où Odd devenait incontrôlable et faisait tout pour emmener le plus vite possible la bande à la cantine. Et cette fois-ci encore, elle devrait se retrouver isolée, n'ayant personne avec qui être...

La jeune metteuse en scène partit alors de l'internat et alla au réfectoire, en traînant les pieds. Elle savait que le moment qu'elle redoutait tant allait arriver. Ses camarades allaient s'étonner de l’absence des cinq autres et lui demanderaient pourquoi elle est toute seule et où sont les autres. Et cela ne loupa pas, tout les regards se tournèrent vers elle, quand ses camarades se rendirent compte qu'elle était entrée toute seule dans le réfectoire. Mais elle fit comme si rien n'était, et commença à prendre un plateau et des couverts. Après cela, elle finit pas passer devant Rosa.

Rosa : Bonsoir Héléna, où sont les quatre autres? Ils sont normalement tout le temps avec toi... Surtout que le repas de ce soir plait à Odd, c'est couscous et boulettes, son plat préféré!
H (un air triste prit alors place sur son visage) : Désolé, mais il n'était pas avec moi ces dernières heures... (savant qu'elle ne devait pas en dire trop, comme on lui avait conseillé) Je ne sais pas s'ils vont venir diner, mais à mon avis, je ne pense pas, sinon Odd serait déjà là...
Rosa : Si tu le dis... Dommage pour Odd, il aurait aimé le repas de ce soir!
H (retrouvant un peu le sourire) : Je pense aussi...
Rosa commença à remplir l'assiette d'Héléna.
H : Ne remplissez pas trop l'assiette s'il-vous-plait...
Rosa : Ça va, tu n'as pas l'air bien?!
H : C'est juste que je n'ai pas très faim, alors autant ne pas m'en mettre trop pour qu'après cela parte à la poubelle...
Rosa : C'est comme tu le souhaite Héléna (elle lui tendit son assiette)
H : Merci!


La jeune fille alla s'asseoir à une table libre. Ses camarades avaient encore leurs regards interrogatifs posés sur elle, et cela commençait à sérieusement l'énerver. Mais elle prit sur elle et intériorisa sa colère. Elle essaya de manger au moins son plat principal, mais ne réussit qu'à avaler quelques bouchées, pas plus... Comme elle ne se sentit pas capable de finir son assiette, elle repoussa celle-ci à l'opposé de son plateau. Héléna se dit à cet instant-là qu'Odd aurait été outré à ce moment-là s'il avait vu toute la nourriture qui allait laissée...

Cette pensée lui rendit un peu le sourire. Malgré qu'elle soit en colère contre ses amis, elle ne pouvait en même temps s'empêcher de s'inquiéter pour eux et de vouloir savoir où ils étaient. Et plus particulièrement un membre de la bande : Odd...

En effet, cet éloignement du jeune blond lui avait montré que ses sentiments amoureux envers le blagueur, malgré qu'elle les ait enfouis au plus profond de son cœur, étaient toujours là et n'étaient pas morts. Héléna dut bien reconnaître à cet instant-là qu'elle était toujours sous le charme de son ancien correspondant.
H : *Odd...*

Son regard se tourna vers dehors, la nuit venait de tomber et les premières étoiles étaient déjà apparues. Ce décor lui rappela l'une de ses soirées passées en compagnie d'Odd...

Flash-back
C'était pendant les vacances de Pâques. Toute la bande n'avait pas quitté le collège pour retourner dans sa famille. Tous avait décidé de rester pour avancer le plus possible sur la comédie musicale. C'était un soir, assez tard. Comme c'était les vacances, le couvre-feu avait été décalé pour être plus tard. Les deux petits génies travaillaient dans la chambre de celui-ci. Les deux comédies principaux s'étaient réfugiés dans la salle des répétitions où ils apprenaient leurs textes, Yumi ayant eu l'autorisation du principal pour venir le plus possible à Kadic dans le but de travailler la pièce de théâtre. Quand à Héléna et Odd, ils se trouvaient dans la chambre d'Héléna. En effet, Odd avait réussi à se glisser jusqu'à l'étage des filles sans se faire voir.

H : Mais lâche-moi un peu Odd!
O : Je n'arrêterais que lorsque je saurais que tu as arrêté de travailler pour ce soir!
H : Mais il faut bien que je continue à travailler sur ce spectacle, sinon il ne sera jamais fini à temps!
O : Déstresse Héléna! On n'est qu'au début des vacances! Tu auras tout le temps devant toi après pour continuer ton travail!
H : Et moi je te dis que nous, tout le temps nécessaire est bon...


Héléna n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Odd la poussa déjà en dehors de sa chambre.
H (hurlant presque) : MAIS QU'EST-CE TU FAIS! Si Jim vous vois ensemble, on va avoir des ennuis!
O : Baisse un peu le ton, car sinon, oui, Jim t'entendra!
H (se rendant compte qu'Odd avait raison, mettant ses mains devant sa bouche) : Et mince!
O (riant) : Ça ne sert à rien de mettre tes mains devant ta bouche maintenant, c'est avant qu'il fallait le faire!
H : Je le sais, tu n'as pas besoin de me rappeler!
O : Et ne t'en fais pas, Jim ne t'as sûrement pas entendu. (regardant sa montre) A cet heure-là, il doit être en train de faire son tour de garde autour du gymnase pour vérifier que personne ne veut faire le mur ce soir.
H : Si tu le dis, je te crois... Mais attend, comment se fait-il que tu saches où se trouve à cette heure-ci?!
O (lui faisant un clin d’œil) : Bah, disons que c'est plus facile de faire le mur sans te faire choper lorsque tu sais à quel endroit est Jim à telle heure?
H : Tu viens de reconnaître que tu as déjà fait le mur là Odd...
O (levant sa main, comme pour prêter serment devant un juge) : Je plaide coupable, je reconnais m'être extirpé de nombreuses fois de Kadic en soirée de façon illégale! Héléna, est-ce que tu veux être mon avocate?
H (amusée par la situation, mais n'entrant pas dans son jeu) : Non, je ne crois pas Odd... (et lui, mettant un tape dans l'épaule)
O (étonné) : Aïe! Pourquoi t'as fait ça?!
H (riant) : Arrête de dire des âneries idiot!
O (commençant à bouder) : Méchante va!
H : Arrête de faire l'enfant, sinon je continue!
O (s'écartant d'elle) : Ah non, stop! (se massant l'épaule) Tu m'as déjà fait assez mal!
H : Tant que tu arrête avec des gamineries, je ne recommencerais pas.
O : Ce ne sont pas des enfantillages...
H (croissant ses bras sur sa poitrine) : Alors, c'est quoi?
O (affichant un doux sourire) : Juste un moyen de te faire sourire...


A ce moment-là, Héléna s'était mise à rougir. Les paroles d'Odd lui avaient été droit au cœur et l'avaient fait fondre. Cependant, ce n'était pas le première fois que le jeune homme avait utilisé des puérilités pour la faire sourire ou la faire rire. En effet, le blagueur s'était rendu compte lors de leur correspondance, que c'était le seul moyen lui arrivait à rendre du baume au cœur à Héléna. Et il avait dû souvent avoir recours à ce moyen avant leur rencontre lorsque le moral de la jeune fille tombait au plus bas.

Odd ne s'était pas alors aperçu dans l'état dans lequel il avait mis la jeune rousse et l'avait sorti de ses pensées.
O : Bon, ce n'est pas tout, mais si on reste encore longtemps dans le couloir, on risque vraiment de se faire avoir par Jim. (la prenant par la main et l'entrainant vers l'escalier au bout du couloir) Allez, suis-moi!
H (se laissant entraîner, mais un peu soucieuse) : Mais où veux-tu aller?
O (se retournant vers elle) : Dehors, te faire sortir ne te fera aucun mal! Et puis tu pendras un grand bol d'air!
H (reconnaissant que l'idée n'était pas mauvaise) : Bon, d'accord. Mais pas trop longtemps quand même!
O (soupirant de l'exigence de son amie) : D'accord...


Les deux adolescents n'avaient pas mis beaucoup de temps à descendre, sans faire de bruit, les deux étages et de se retrouver dans le hall de l'internat, puis finalement sous les arcades. Arrivés là, Odd s'arrêta à un moment et Héléna, n'ayant rien vu, lui était rentré dedans.
H : Mais pourquoi tu t'as arrêté Odd?!
O (un doigt sur ses lèvres à lui) : Chut, il va nous entendre sinon...


Il désigna alors, silencieusement, Jim lui passait dans la cour, la torche à la main, en train de continuer sa ronde. Odd et Héléna se cachèrent derrière une arcade pour ne pas être repéré.
H : Désolé d'avoir fait du bruit...
O : Ça fait rien, je t'excuse! Bon, on va devoir attendre un peu pour qu'il parte... (jetant un coup d’œil à sa montre) D'ici deux minutes, ce devrait être bon et on pourra y aller!
H : Heureusement que tu connais bien les ''horaires'' de notre professeur, sinon on se serait déjà faire prendre...
O (ironique) : Pour faire le mur, j'ai toujours une bonne mémoire!^^
H (ironique à son tour) : Malheureusement, ce n'est pas pareil pour les cours...^^
O : Eh! Je te permets pas Héléna!
H : Désolé, mais c'était trop tentant!^^
O : Je veux bien passer pour cette fois... (sortant directement la tête de derrière l'arcade) Bon, je crois que l'on peut y aller!
H : On y va alors!


Ils traversèrent donc la cour le plus vite possible, pour ne pas se faire remarquer, et entrèrent dans les bois. Ils reprirent quelque peu leur souffre après être suffisamment entré dans la forêt pour ne pas être aperçu. En effet, la petite course folle les avait complétement essoufflée.
H (se tenant les genoux, n'en pouvant plus ) : Rappelle-moi de ne plus te suivre lorsque tu as une idée telle que celle-ci!
O (la main sur le torse, quelque peu haletant) : C'est toi qui a accepté, ne t'en prends qu'à toi-même...
H (se souvenant qu'il l'avait complétement poussé en dehors de sa chambre) : Je te rappelle que je n'ai pas eu trop le choix au début!
O : Un point pour toi... Une petite ballade dans la forêt, ça te dit?!
H (hésitante) : T'es sûr?...
O : Allez... (pour la faire craquer) Cosette...
H : D'accord... Mais tu m'énerves, je ne résiste jamais quand tu me surnommes ''Cosette''...
O : Et je ne me gène jamais pour utiliser cet atout!^^ Et je ne me reproches rien moi, c'est toi-même qui a choisi les surnoms que l'on utilisait lorsque l'on correspondait.
H (faisant quelque peu la tête) : Mouais...


Odd comprit qu'il avait un peu vexé la jeune rousse et qu'il devait se racheter.
O : Je retire ce que je viens de dire! On la fait cette ballade?
H (comprenant qu'Odd ne voulait pas être fâché avec elle) : OK!
O (lui tendant le bras en gentilhomme: Madame... Ou Cosette, c'est comme vous voulez!
H (bouffant de rire) : Ça se voit que tu n'as pas lu Les Misérables Odd...
O : Pourquoi?!
H : Cosette ne finit pas par se marier. Elle reste une demoiselle toute sa vie.
O : Désolé, je ne le savais pas, mademoiselle j'ai-tout-lu.
H : Ça, je m'en doutais. Et Odd...
O : Oui?
H : Appelle-moi encore une fois comme tu viens de le faire, et je te jure que tu regretteras d'avoir été mis au monde!
O (déglutissant) : D'accord!
H : Allez viens.


Ils s’enfoncèrent alors de plus en plus dans les bois, côte à côte. Héléna observait tout autour d'elle, c'était la première fois qu'elle pouvait voir la forêt ainsi. La nuit, tout y est différent que ce l'on peut voir le jour : l'éclairage n'est pas le même...
Quand à Odd, ayant parcouru et observé de nombreuses fois les bois, à toute heure de la journée ou de la nuit à cause des attaques de Xana, préféra vérifier que personne ne se rende compte de leur présence et qu'il n'arrive pas quelque chose à Héléna.

A un moment, la jeune fille s'arrêta de marcher et se contenta de regarder vers le ciel. Odd, voulant savoir ce qu'elle faisait, l'imita, mais ne trouva pas de réponse à sa question.
O : Dis, tu fais quoi?
H : J'essaye d'apercevoir les étoiles. Mais d'ici, avec les feuillages du printemps, on ne voit rien...
O (la regardant bizarrement) : Tu ne m'avais pas dit que tu aimais l'astronomie?!
H : Il y a peut-être des choses que je ne t'ai pas dites Odd... En tout cas, c'est dommage...Ici, à Kadic, il m'est impossible d'observer le ciel. Même dans la chambre, je n'y vois, et ici dans le forêt non plus. Mes parents ont tout fait pour que où on a emménagé ma chambre donne sur un bon point de vue. J'ai un balcon où j'ai pu mettre mon télescope...
O : Cool...
H : Tu parles, ça me manque. Ici, je n'ai pas la possibilité d'observer à ma guise le ciel...


Odd regarda alors aux environs, en quête de trouver quelque chose qui était inconnu pour Héléna.
Il dut trouver ce qu'il cherchait, puisque son regard se fixa sur une direction. Il finit par partir vers celle-ci. Héléna le suivit, préférant ne pas rester toute seule, tout en se demandant qu'est-ce qu'Odd pouvait bien faire.

Celui-ci parcourut cent mètres, puis s'arrêta. Il observa le feuillage d'un arbre et sembla satisfait.
O (murmurant) : Celui-ci est parfait!
... Et il se mit à grimper dans l'arbre, sous les yeux étonnés d'Héléna!
H : Mais qu'est-ce que tu fait Odd?!
O (continuant à grimper dans l'arbre) : T'inquiètes, j'assure!
H : C'est bien ça qui me fait peur...
O : Je t'ai entendu!
H : Je ne cherchais pas à ne pas me faire entendre de toi Odd!
O (perplexe face à la réponse de son amie) : Mouais... (changeant de sujet) Bon, je crois qu'ici ça ira!
H : Qu'est-ce qui ira?
O : La vue du ciel devrait te convenir! Allez viens, monte!


Héléna fit à cet instant-là une drôle de tête. Odd lui demandait de grimper dans un arbre, au beau
milieu de la forêt et de la nuit, à plusieurs mètres de hauteur, et en plus sans protection en cas de
chute? Il était devenu malade ou quoi, se dit-elle.
H : Hein?!
O (redescendant quelques branches) : Alors, tu viens ou pas?!
H : T'es sérieux là?!
O (avec évidence) : Bah oui...
H : Mais t'es dingue, c'est trop dangereux!
O : Je l'ai bien fait!
H : Mais toi, je suis sûre que tu as l'habitude! Moi, je suis nulle en sport!
O : C'est pas si difficile que ça... Écarte-toi, je vais descendre et après, je t'aiderai à monter!
H (pas rassurée du tout) : OK...


Cinq secondes plus tard, le jeune blond atterrissait en souplesse à côté d'Héléna.
H (effrayée) : Dis-moi que je serais pas obliger de redescendre comme tu viens de le faire?!
O (un rictus aux lèvres) : Non, je te monterais la méthode moi casse-cou, je ne suis pas aussi fou que ça!
H (soulagée) : Ouf!
O : Bon, on s'y met?
H : Si je veux bien pouvoir observer le ciel étoilé, je crois que je n'ai pas le choix...


Et ils se mirent donc à ''escalader'' l'arbre. Comme c'était la première fois pour Héléna, la grimpée se fit plus longue. Heureusement pour Odd, la lune éclairait bien, ce qui lui permettait de mieux veiller à ce que la jeune metteuse en scène se fasse pas d'erreur dans sa montée.

Arrivés en haut, Héléna était en sueur et complétement chaos.
H : Rappelle-moi de me reposer dès que je serais retourner dans ma chambre...
O (arrivant après elle, s'installa sur la même branche (elle est assez solide, je vous rassure^^) que la jeune rousse) : Mais ça en vaut la peine, non?


En effet, la vue de leur ''perchoir'' était magnifique. L'arbre où ils se trouvaient était un peu plus grand que les autres et la vue n'était donc pas empiété par le feuillage des autres arbres. Les deux adolescents restèrent ainsi à regarder l'immensité de l'infinie, sans se soucier du temps. C'est Odd qui finit pas briller le doux silence de la nuit qui était quelques fois perturbés par la brise nocturne.
O : Au fait Héléna...
H (se tournant vers lui) : Oui Odd?
O : Pour si un jour tu veux avoir les horaires de la ronde de Jim, tu me les demandes hein?^^ Ou si je ne suis pas disponible, tu vas voir dans le tiroir sous mon lit, il y a un calepin où j'ai noté toutes les horaires...
H : D'accord... Mais pourquoi est-ce que je voudrais les horaires des rondes de nuit de Jim?!
O (un sourire aux lèvres) : Bah pour faire le mur par exemple...
H : Tu sais très bien que je serais incapable de le faire...
O : C'est pourtant ce que tu fais en ce moment même...^^
H : De mon plein gré, je veux dire Odd...


Quelques minutes s'écoulèrent encore dans le silence. Et c'est cette fois Héléna qui le brisa.
H : Il est quelle heure Odd?
O (neutre) : Onze heures moins huit...
H (après quelques secondes de réflexion) : Hein??? On est déjà dans les bois depuis une heure et demie!
O : Ne t'en fais, je vais te ramener dans ta chambre, ou je sais que tu vas me faire une crise comme quoi tu as dépassé le couvre-feu!
H (reconnaissant qu'il avait pas tord) : Oui, je veux bien...


Ils redescendirent tout en douceur de leur arbre, puis retournèrent à la chambre d'Héléna, dans l'internat, sans se faire voir une fois de plus par le surveillant. Le jeune homme raccompagna son amie jusqu'à sa chambre, par politesse. Aelita était déjà revenue dans la chambre.
A : Ah bah, t'étais où Héléna?! J'ai été étonné de trouver la chambre vide quand je suis revenue!
H : C'est Odd qui m'avait kidnappé...
O (devant l'air perdu de sa fausse cousine) : J'ai réussi à la soutirer de l'emprise de la comédie musicale et on est allé faire une tour dehors.
A : Alors là, je te dis félicitations Odd! T'es le premier à avoir réussi à la faire sortir le nez de son travail!
O (ses chevilles devaient à ce moment enfler^^) : Mais c'est que je suis doué!
H : La modestie, tu ne connais pas Odd...
A (riant) : Je ne crois pas non... (foutant quelque peu le blond à la porte) Bon, ce n'est pas tout Odd, mais ils se fait tard et nous, on aimerait bien dormir...
O (bayant) : Pas de problème, moi aussi je tombe de sommeil. A demain les filles!
A & H : A demain Odd!


Aelita referma la porte de leur chambre, puis les deux adolescentes se mirent en pyjama dans le but de se mettre au lit. Alors qu'elles se glissaient dans ceux-ci, Aelita posa une question à sa colocataire.
A : Au fait, Odd a fait comment pour te faire prendre l'air?
H : Il a commencé par me demander tout simplement, mais a du finir par en avoir marre car il a terminé par se mettre derrière moi et me poser en dehors de la chambre...
A (amusée) : C'est Odd bien, pas de doute. Il voudrait plein de choses, mais il n'est jamais patient.
H : Mais pourquoi est-ce que tu m'as demandé ça?
A (un sourire espiègle sur ses lèvres) : Pour rien, pour rien Héléna...


(Cet petit échange montre bien qu'Aelita se doutait bien des sentiments d'Héléna envers Odd, bien avant qu'Héléna ne l'avoue enfin à Yumi et à sa colocataire. Je rappelle que cet épisode où elle avoue ses sentiments à ses amies se déroule juste après les vacances.)
Fin du flash-back

Héléna eut un petit sourire aux lèvres en se souvenant de cette soirée magnifique en compagnie de Odd. Malheureusement, il fallait bien qu'elle retourne à la réalité. Ses amis étaient partis, la laissant avec la solitude.

Quelqu'un vient alors couper le fil des pensées de la jeune rousse. C'était Jim qui venait d'entrer dans le réfectoire et qui venait de l'appeler.
Jim : Ils sont prêts à vous voir Héléna...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 21 Oct 2012, 19:00

Re: Comédie Musicale

Bon, c'est bien que tu nous ai prévenus(je me suis senti visé quand t'a dit le mot "impatient" ^^), mais on arrivera tout de même pas(en tout cas moi c'est sûr) a tenir!!!

N'empêche, bonne suite, un peu de dommage que ça parle que de Kadic mais on fera avec, et puis tu nous a un peu plus expliqué la cmportement d'Héléna, plus celui d'Odd dans ta fic.Mais bon, je vais être gentil, c'était super. :sm6:







Non je déconne, c'était hyper coool!!!!!





Non je déconne, ca pouvait juste être mieux mais je pense que je vais survivre :D
Fan d'Ulrich et Yumi et de leurs potentiels fils^^

Mes fics: Action: la folie d'Ulrich, le japon infesté et romance: une faute impardonnable... ou pas?
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Message 01 Nov 2012, 12:53

Re: Comédie Musicale

Coucou tout le monde! Je sais, vous pouvez m'en vouloir pour ne pas avoir tenu ma promesse de venir le weekend dernier! Mais je n'ai pas eu le temps avant d'écrire des chapitres, alors j'ai du le faire depuis le début des vacances (avec aussi la relecture)
Pour ce qui est de ton message Mauvaise pensée, je ne visais personne en particulier. Je voulais faire un peu d'humour, mais je vois que ça à foiré comme d'habitude... Par contre la fin de ton post m'a laissé un peu perplexe comme tu passais d'une opinion à une autre. Mais j'ai compris l'idée dans l'ensemble, alors ne t'en fais pas!

Voici donc les chapitres 42 et 43 (Je sais, ils se passent encore à Kadic avec Héléna, mais pour moi, ils sont essentiels pour la compréhension de faits qui arriveront après)


Chapitre 42: La solitude ajoutée à l’impossibilité de donner des réponses ne fait pas bon ménage...
Tout ses camarades tournèrent de nouveau leurs regards vers la jeune troisième lorsqu'ils comprirent que leur professeur de sport s'adressait à Héléna. Celle-ci détesta cela.
H (s'adressant à Jim) : J'ai compris Monsieur. Vous permettez que je débarrasse mon plateau et que j'y aille après?...
Jim : Aucun soucis Mademoiselle Lisoin... Vous pouvez prendre votre temps...
H : Merci...


La jeune fille s'était rapprochée du surveillant tout en parlant avec lui, son plateau dans les mains. Elle lui fit comprendre qu'elle allait débarrassé celui-ci et qu'après ils pouvaient y aller. Quand il fut le temps de mettre à la poubelle son dessert, qui était une pomme et des biscuits, elle fut prise d'un doute. Elle finit par mettre le fruit et les gâteaux dans les poches de son manteau, se disant qu'elle aurait de quoi manger si son ventre venait à gargouiller. Elle rejoignit le professeur de sport quand elle eut terminé. Celui-ci s'apercevait bien que tout les camarades de la jeune fille avait leurs regards tournés vers eux.
Jim (haussant le ton) : Finissez de manger au lieu de vous occuper des affaires des autres!!!

Les internes replongèrent leurs nez dans leur assiette, suite au ton employé par leur surveillant. Le professeur, lorsqu'il fut satisfait du résultat, se retourna vers la jeune rousse.
Jim : Est-ce que l'on peut y aller cette fois?
H : C'est bon!
Jim (sortant du réfectoire avec le jeune fille) : Alors suivez-moi, ils vous attendent dans le bureau de Monsieur Delmas.
H (après qu'ils soient assez éloignés du self) : Alors vous êtes au courant de la situation...
Jim : Oui, Monsieur Delmas m'a fait un résumé lorsque je lui ai demandé qui étaient les inspecteurs qui se trouvaient dans son bureau. Moi aussi, j'ai dû répondre à des questions des trois inspecteurs...
H : C'est mon tour maintenant...
Jim : Ne vous en faites pas, vous allez juste répondre à des questions concernant les cinq autres...


Ils étaient déjà arrivés au bâtiment administratif. Ils entrèrent dedans et Jim mena l'adolescente jusqu'au bureau du proviseur, qui se trouvaient toujours en compagnie des trois inspecteurs. Le surveillant toqua à la porte et laissa entrer l'élève de troisième quand on lui répondit ''entrer'', puis il referma ensuite la porte.

Les trois policiers vinrent alors à la rencontre de la jeune fille.
Inspecteur Jaliqun : Vous êtes donc Héléna, l'amie de ceux qui ont ''disparu'' ?
H (intimidée) : Oui, c'est bien moi...
Mlle Beaugois (pour la rassurer) : Ne t'inquiètes pas, nous allons juste te poser des questions sur tes amis pour que nous ayons des indices sur où les chercher...
H : D'accord.
Inspecteur Jaliqun : Je crois que nous n'avons pas à nous présenter, car si je me souviens bien, nous nous sommes déjà rencontrés plus tôt dans la journée lorsque tu es revenue avec les parents de Yumi Ishyama ?
H : En effet.
M. Rinon : Bien, nous allons nous asseoir au bureau de ton principal, qu'il nous en a gentiment prêté, et ensuite nous commencerons à te poser des questions.
M. Delmas : Mais je vous le prête bien volontiers! (se tournant vers Héléna) Puisque tu es mineure Héléna, c'est moi qui est responsable de toi en l’absence de tes parents et donc je dois être là lors de ton ''interrogatoire''...
H : D'accord...


Ils s'installèrent au bureau de M. Delmas, celui-ci et Héléna au côté ''élève'', tandis que les trois inspecteurs se placèrent face à eux, à la place habituelle du proviseur.
M. Rinon : Bon, Héléna, vous allez commencer par nous déclinez votre identité, avec vos autres prénoms si vous en avez...
Héléna jeta un coup d’œil inquiet au père de Sissi, elle n'aimait pas trop comment cela commençait... Le principal lui rendit un sourire pour lui signifier que tout allait bien et que ce n'était pas une question piège. Rassurée, elle répondit.
H : Je m'appelle Héléna Clarisse Mathilde Lisoin.

L'adjoint de l'inspecteur Jaliqun commença à taper la réponse sur son ordinateur portable, réponse qui allait être suivie d'autres.
Inspecteur Jaliqun : Date et lieu de naissance.
H : Le 25 Septembre 1991 à Lyon.
(Note de l'auteur : Pour moi, l'histoire se déroule en 2006, donc comme Héléna est en 3ème et qu'elle va sur ses 15 ans, elle est donc née en 1991 comme les autres, sauf Yumi, qui elle est née en 1990)

Mlle Beaugois : On va commencer les questions par rapport à tes amis. Depuis quand connais-tu tes cinq amis?
H : Depuis quatre mois, si je puis dire...
Inspecteur Jaliqun (ne comprenant pas vraiment) : Comment cela?
H : Au début, je n'ai connu que Odd. Son cousin nous avait mis ''en relation'' et ensuite on a commencé à correspondre par mail pendant environ un mois. Et il me parlait aussi de ses amis qu'il avait à Kadic : les quatre autres qui sont partis avec lui.
M. Rinon : Donc vous connaissiez indirectement vos amis avant de les rencontrer... Quand est-ce que vous les avez vu la première fois pour de vrai?
H : Le jour où je suis arrivée dans cet établissement, le 7 Mars.
Mlle Beaugois : Et si c'est pas trop indiscret, qu'est-ce que vous avez penser d'eux lorsque vous les avez rencontré? Faites-nous un petite résumé sur chacun, cela pourrait nous aider à les comprendre...
H : Non, ça ne me gêne pas trop. Ma première rencontre avec eux... comment dire? Odd est venu me chercher à la fin des deux premières heures de cours que j'ai eu, et il m'a fait les présentations avec le reste la bande. Je les ai trouvé tout de suite très chaleureux, chacun à leur manière. Les quatre autres n'étaient pas au courant que j'étais la correspondante d'Odd et ils ont appris cela sur le coup... Mais ils m'ont tout de suite bien acceptée, et au fil des jours, j'ai été en quelque sorte intégrée à leur bande. (baissant les yeux) Enfin, c'est ce que je croyais...
Inspecteur Jaliqun : Vos impressions ne nous intéresse pas Héléna...
Mlle Beaugois (outrée par ce que son supérieur venait de dire) : Monsieur, ses amis sont partis, je veux bien croire qu'elle puisse être triste! (s'adressant à Héléna) Continue, on t'écoute...
H : Pour décrire les caractères, que dire?! Ils sont différents, mais en même temps complémentaire. Je vais commencer par Jérémie, c'est lui le plus simple à comprendre...


Le plus haut gradé des trois policiers sortit à ce moment-à le photo du surdoué d'un dossier, le principal lui ayant procuré les photos de ses amis)
Inspecteur Jaliqun : Jérémie Belpois?
H (acquiesçant) : Oui. C'est un peu le ''Einstein'' de notre bande. Il est très sérieux dans ses études, et peut être têtu parfois, mais cela ne dure pas longtemps. Il est passionné par tout ce qui touche à l'informatique.
M. Rinon : Par l'informatique, dis-tu... Ce que tu viens de dire est intéressant...
H : D'après ce que je sais, il ne fait que des programmes et des logiciels, mais qui sont assez complexe...
M. Delmas : Il est vrai que Jérémie est un très bon élément de Kadic, il est à la limite d'être surdoué...

(Note de l'auteur : Il l'est, mais souvenez vous de l'épisode où on voulait l'envoyer dans une école spécialisée, cf : Enragés)

Mlle Beaugois : Parle-nous des autres.
H : Alors Aelita...
Inspecteur Jaliqun (tenant une nouvelle photo où apparaissait son amie aux cheveux roses) : Aelita Stones?
H : Oui Monsieur. C'est ma colocataire puisque l'on partage la même chambre à l'internat. Elle est aussi studieuse que Jérémie, et aime aussi l'informatique. Mais sa passion, c'est le mixage audio : c'est elle qui fait parfois la première partie des Subdigitals. Elle a toujours gardé une part enfantine en elle, mais elle a le cœur sur la main.
Mlle Beaugois : Donc elle peut avoir des contacts dans un monde extérieur à Kadic?...
H : C'est vrai, mais selon moi, elle ne s'en servirait pas dans un cas comme aujourd'hui... Après, il y a Yumi...
M. Rinon : Ishyama je suppose?! Dont on a vu les parents tout à l'heure?
H : Effectivement. C'est la plus âgée de notre groupe et est en seconde, contrairement aux quatre autres et moi qui sommes en troisième. C'est aussi la seule externe parmi nous. Elle fait attention à ses études et est souvent glaciale quand on ne la connait pas encore. Mais elle est une véritable amie et nous aide dès que l'on en a besoin.
Mlle Beaugois : Mais depuis la perte de sa surdité...
H (cela lui rappelant quelques mauvais souvenirs) : Ça va, mais elle n'avait pas trop le moral et voulait à tout prix que personne ne sache qu'elle était devenue sourde...
Inspecteur Jaliqun : Je veux bien comprendre son attitude, elle ne voulait inquiéter personne, mais elle risque d'empirer les choses avec cette escapade.
H : Je pense qu'elle le sait bien, mais elle est très obstinée quand elle veut...
Inspecteur Jaliqun : Ensuite...
H : Ulrich Stern. C'est le colocataire d'Odd. Sa timidité et son isolement peuvent le faire paraître comme quelqu'un de mystérieux, mais ce n'est qu'une illusion. Il suffit d'être son ami pour savoir que ce n'est pas la vérité. Pour ces passions, je ne vois que le pentchak-silat. Il en fait tout le temps.
M. Rinon : Et leur relation amoureuse?
H (ne comprenant pas de qui il parlait) : A qui?
M. Rinon : Entre Yumi et Ulrich. Monsieur Delmas nous a informé de quelques accidents qui les concernaient tout les deux (le fait qu'ils se soient une fois endormis ensemble) et les parents de Yumi nous ont expliqué qu'Ulrich était celui de votre bande qui passait le plus de chez eux.
H (un peu amusée par la situation, imaginant la tête de ses deux amis s'ils avaient été là) : Ils ne sortent pas ensemble, si c'est cela que vous insinuer. Ils sont souvent ensemble, comme l'on est souvent tout les six ensemble. (essayant de rattraper le coup pour que les inspecteurs ne fouillent pas trop de ce côté, les deux tourtereaux ont droit à leur vie privée quand même!^^) Je crois que c'est leur passion commune pour les sports de combats qui a fait qu'ils sont devenus amis...
Mlle Beaugois : Mais à votre avis, même si cela n'est pas officiel, leur relation est plus qu'amical?
H (feignant l'ignorance, savant malgré tout les conséquences si les policiers venaient à apprendre la vérité) : Je ne m'occupe pas trop des sentiments de mes amis, désolé!
Inspecteur Jaliqun : Et que pouvez-vous nous dire à propos d'Odd Della Robbia?
H : C'est celui que je connais le mieux, comme on correspondait ensemble avant mon arrivée. Malgré son désintéressement total pour sa scolarité et ses piètres notes qu'il obtient, il garde toujours sa joie de vivre et sa bonne humeur. Il est très extraverti, c'est un peu notre clown de service, mais il le fait exprès. Quand à ce qu'il aime faire, facile : dormir, manger, faire du skate... et embêter ses amis!^^


Héléna s'arrêta là, se rendant compte qu'elle commençait à en dire trop. Elle aurait finit par en dire trop et se serait peut-être plongée dans des problèmes.
M. Rinon : On peut dire qu'il vit au jour le jour?!
H (amusée) : Je crois que c'est le terme adapté à la philosophie de sa vie...^^
Inspecteur Jaliqun : Bon, maintenant que nous en savons plus sur eux, j'aimerai que vous me parliez de leur rencontre. Je sais que vous n'étiez pas encore ici, mais vous avez bien dû connaître les circonstances sur comment ils se sont rencontrés?...


Héléna se rendit alors compte qu'elle n'avait jamais su quand et où s'étaient rencontrés ses cinq amis. Elle avait beau réfléchir et sonder sa mémoire, elle n'avait aucun souvenir qu'Odd ou un autre de la bande ne lui ait raconté un jour leur rencontre... Elle devint alors perplexe, cela ne l'arrangeait pas de répondre à une question dont elle n'avait pas de réponse.

Mlle Beaugois (se rendant bien compte que quelque chose n'allait pas) : Est-ce que ça va? Vous avez l'air troublée?!
H : Bah... C'est que je viens de m'apercevoir qu'ils ne m'ont jamais rien dit à propos de cela. Et je n'ai pas pensé à leur demandé. Je sais seulement qu'au départ, il n'y avait que Jérémie, Odd, Ulrich et Yumi. Ma colocataire est arrivée comme moi en cours d'année, après que les quatre autres forment déjà une petite bande.
M. Delmas : Je confirme ce fait, Aelita Stones est bien arrivée en milieu d'année, l'année précédente.
Inspecteur Jaliqun (s'adressant à la jeune fille) : Donc vous n'êtes pas au courant de ce qui aurait pu les rapprocher?
H : Non, je n'en ai aucune idée. (perplexe) Mais pourquoi est-ce que important de savoir comment ils sont devenus amis?! (se rendant compte qu'elle avait peut-être été trop loin, baissa la tête) Désolé, je dois vous paraître indiscrète et trop curieuse...
M. Rinon : Cela va encore... L'inspecteur Jaliqun doit trouver étrange que des adolescents si différents les uns des autres soient devenus amis comme cela, (se tournant vers son supérieur) c'est ça monsieur?!
Inspecteur Jaliqun : Vous m'avez ôtez les mots de la bouche...
H : Je comprends mieux maintenant, mais vous savez, ce que j'ai raconté tout à l'heure sur mes amis n'était qu'un résumé de leur personnalité, il faut beaucoup plus les connaître pour savoir qu'ils ont des liens profonds qui les unissent. Je m'en suis bien rendu compte au fil du temps, malgré que je n'ai jamais trouvé ce qui a créé ces liens...
Mlle Beaugois : Ça ne fait rien si vous ne le savez pas. Cela nous aurait néanmoins aidé pour leur recherche, mais on va faire sans... Parlez-nous maintenant d'événements que t'auraient racontés les autres et qui se seraient passés avant ton arrivée!
H : Oh, je ne sais pas grand chose de ce qui s'est passé dans la bande et à Kadic avant que je n'arrive. Je n'ai eu des ''nouvelles'' de ce qui se passait ici à peine un mois avant ma venue. Odd n'avait rien d'autre à faire que de me relater ses journées. Après, lorsque je suis arrivée, oui j'ai eu vent de certains événements qui s'étaient déroulés auparavant, mais c'est juste des rumeurs de collégiens et de lycéens.
M. Rinon (visiblement déçu) : Donc rien qui ne nous intéresse...


Le plus jeune des deux policiers lut alors quelque chose qui était inscrit sur le dossier de l'inspecteur, dossier que celui-ci avait posé sur le bureau.
M. Rinon : Et vos amis ne vous ont jamais parlé d'événements sortants de l'ordinaire?
H (ne comprenant pas) : Que voulez-vous dire?
Inspecteur Jaliqun : Ils n'ont jamais évoqué de nombreux retards et d’absence de leur part, avant que vous ne soyez à Kadic?!
H (étonnée) : Non, pas du tout! Vous m'apprenez des choses sur eux alors que c'est moi qui doit vous aider!
Mlle Beaugois (observant les notes de son supérieur par dessus l'épaule de celui-ci) : Il a été noté dans leur dossier scolaire qu'ils ont eu des retards et des absences à répétition et très fréquents. Cinq minutes par là, une demi-journée ici. A la fin, si on cumule toutes les fois où chacun n'était pas présents en cour, cela constitue des petites vacances!
H (se rendant compte de l'ampleur de la chose) : A oui, quand même!
M. Delmas : M. Morales vous a-t-il parlé de ses soupçons d'activité étranges qu'auraient mes élèves? Je ne l'ai jamais vraiment cru ; mais vu la situation, toute idée, même complétement invraisemblable, est toujours bonne à prendre...
Inspecteur : Oui, il nous en a vaguement parlé... Il croyait que les cinq élèves disparaissaient certaines fois pour aller tramer quelque chose... Mais je ne pense pas que ce soit intéressant pour notre enquête...

(Note de l'auteur : S'il savait la vérité!^^)

Héléna réalisa alors à ce moment-là qu'elle ne savait presque rien de la vie de ses amis. Oui, cela faisait bientôt trois mois qu'elle les côtoyait, mais elle ne savait presque rien de leurs vies passées et que ce qu'ils faisaient alors... Une vague de tristesse s'embarra d'elle : elle qui croyait s'être fait des amis à qui elle ne cachait rien et qui lui disaient tout aussi, elle s'était bernée dans des rêves et des illusions. Et la chute était maintenant longue suite à ce désenchantement, tout ce qu'elle croyait comme sûr dans son petit monde venait de s'écrouler.

Mlle Beaugois : Vous êtes vraiment sûr que ça va?!
H (essuyant une larme qu'elle n'avait pas pu retenir) : Ne vous inquiétez pas pour moi, je me rends juste compte que je ne sais presque rien des personnes qui sont sensés être mes meilleurs amis, alors ça fait mal...
Mlle Beaugois : Je sais que ce que c'est... (adressant un sourire de soutien à la jeune fille) Mais puisque vous ne savez pas des événements de leur passé, peut-être avez-vous des informations sur des personnes auxquelles ils peuvent demander de l'aide?
M. Rinon : Ma collègue n'a pas tord... Je vois mal vos amis se débrouiller tout seuls pour rendre son ouïe à Yumi Ishyama...
H : Il est vrai que je vois la chose du même œil... Mais je n'ai aucune idée sur qui ils auraient pu aller voir. De plus que Jérémie nous avait formellement énoncé que la science était encore inefficace pour résoudre ce problème médical!
Inspecteur Jaliqun : Donc vous ne voyez aucune personne qu'ils aurait pu contacter?
H : Non, comme on est majoritairement interne dans le groupe, on n'a pas vraiment d'attache avec l'extérieur de Kadic. D'après ce que je connais de mes amis, ils n'ont aucun autre ami en dehors du collège. Les seules personnes qui peuvent venir les voir parfois sont leurs parents. (se rendant compte de quelque chose) : Mince leur parents, comment ils vont réagir en apprenant qu'ils sont partis!?!


En effet, Héléna savait néanmoins la réaction que pourraient avoir les parents du reste de la bande s'ils venaient à apprendre ''l'escapade'' de leurs enfants.
M. Rinon : Vous inquiétez de la réaction des parents, je suppose?
H : Oui... Bien que je ne connaisse pas leurs parents, j'ai appris que certaines d'entre nous n'avaient pas de ''bonnes relations'' avec leurs parents...
Mlle Beaugois : Désolé de vous l'apprendre ainsi, mais on a déjà appelé chacun des parents de vos quatre camarades (les parents de Yumi étant déjà prévenus) pour les mettre au courant de la ''fugue'' de leurs enfants et leur demander s'ils n'avaient pas eu de nouvelles d'eux!
M. Delmas : Les inspecteurs les ont contacté tout à l'heure, avant que tu n'arrives...
H (un peu sur les crans) : Et comment ont-ils réagi? (s'apercevant que son attitude n 'était pas vraiment acceptable dans cette situation) Excusez-moi, je ne voulais pas vous paraître impoli, je m'inquiète surtout de ce qu'il adviendra de mes amis lorsqu'ils rentreront...
Mlle Beaugois : Ça ne fait rien que tu nous pose la question, cela prouve que tu tiens à tes amis. Pour les parents de tes amis, nous n'avons pas le droit de te parler de l'enquête, mais tu peux quand même savoir qu'ils ont réagi comme tu pourrais l'attendre, je pense...
Inspecteur Jaliqun : Mais nous n'avons pas réussi à joindre la famille de Mademoiselle Stones...
H : C'est normal, les parents de ma colocataire sont retournés au Canada depuis longtemps, Aelita ne les voit que très peu souvent.
M. Delmas : En effet, ce que mon élève dit est exacte, Monsieur et Madame Stones sont le plus souvent repartis au Canada, je n'ai même pas eu l'honneur de les rencontrer lors de l'arrivée de leur fille, ils étaient tellement pressés.
M. Rinon : Je vois, cela étant, les quatre paires de parents que nous avons pu voir ou joindre ont été dans l'incapacité de nous nommer des endroits ou auraient pu se trouver tes amis. Et je doute que tes amis aillent rendre visite aux parents d'Aelita pour demander de l'aide. Alors, tu es la personne la plus proche d'eux, tu dois bien savoir un lieu qui leur est cher et où ils pourraient aller.
H (irritée qu'on lui repose encore cette question) : Non, je ne vois vraiment pas... A part Kadic et la maison des Ishyama, et quelque promenades aussi, je ne vais jamais nul part avec eux et à ce que je sache, ils ne vont pas autre part.


Le plus haut gradé des trois policiers s'avança alors vers la jeune fille, une lettre manuscrite à la main. C'était celle trouvée un peu plus tôt dans les bois, qui avait été écrit de la main d'Odd.
Inspecteur Jaliqun : Nous avons aussi lu la lettre que Monsieur Della Robbia a laissé dans la forêt. Il semblait savoir que alliez rester ici. Comment le savait-il? Est-ce que vous êtes restés ici pour surveiller leurs arrières, comme ils auraient pu vous le demander?!
H (indignée par ce qu'il venait de dire) : Non, bien sûr que non!!!
M. Rinon : Alors pourquoi est-ce qu'il paraît autant sur de lui?!
H (commençant à s'énerver) : Mais je ne sais pas moi! Mes amis avaient prévu de me laisser, je n'en sais rien!
Inspecteur Jaliqun : Et ce fameux P.S. ''Si Héléna pouvait nous prendre les cours, ce serait cool! Et qu'elle ne soit pas tout le temps la tête en l'air ou dans les nuages, pendant qu'on ne sera pas là.^^'', il veut bien dire quelque chose pour que vous sachiez où ils sont?
H (pleurant presque car elle en avait assez d'être interrogé) : Mais je ne comprends pas alors! Si je devais comprendre quelque chose, il aurait fallu qu'Odd soit plus explicite!
M. Rinon : Ne nous mentez pas Mademoiselle Lisoin! Si vous savez quelque chose sur la ''fugue'' de vos amis, il fait nous le dire maintenant! Cela éviterai au moins de gâcher l'argent du contribuable qui pourraient servir pour les recherches d'autres personnes disparus!


Ces derniers mots de l'adjoint de l'inspecteur fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase pour la jeune rousse. On la considérait comme une menteuse et par dessus tout, on sous-entendait qu'elle ne disait pas tout ce qu'elle pouvait pour que l'on retrouve ses amis. Héléna commença à entrer alors dans une rage noir. Là, il était aller trop loin!
Mlle Beaugois : Mais quand vas-tu donc d'arrêter?! Mademoiselle Lisoin n'est pas déjà très bien et en plus du enfonce le clou dans sa plaie!

Malgré l'intervention de la jeune policière, le mal était déjà fait. Et la bombe à retardement qu'était devenue Héléna finit par exploser.
H (se levant brusquement) : Je vous interdis de me critiquer!!! Je vais tout pour vous aider et voilà ce que j'ai en remerciement : des remarques désobligeantes. Voilà bientôt trois heures que le reste de ma bande est partie et où est-ce que vous êtes?! Ici, en train de me forcer à vous dire quelque chose que j'ignore, au lieu de tout faire pour les retrouver! J'aurais mieux fait d'être emmenée par eux! Je sais que vous avez lancer des recherches dans tous les points de transports, comme dans toute procédure ; mais maintenant, puisque votre technique n'est pas efficace, je vais suivre moi même à leurs ''traces''!!!
Et elle partit en claquant violemment la porte du bureau du proviseur.

Chapitre 43: Discussion au calme
La jeune policière se tourna alors vers ses deux collègues, visiblement elle aussi énervée.
Mlle Beaugois : Vous êtes contents de vous? Monsieur Jaliqun, avec tout le respect que je vous dois, je me dois quand même de vous dire que votre méthode pour interroger la jeune Héléna n'était pas du tout adaptée! On n’oppresse pas quelqu'un qui est interrogé, de plus si c'est une adolescente qui est bouleversée! (se tournant vers son collègue adjoint) Et toi Rinon, je t'avais bien prévenu que si tu allais trop loin, cela risquait de finir ainsi. Mais bien sûr, comme d'habitude, tu as continué tête baissée!

La jeune femme tendit alors sa main vers la porte de la salle.
Mlle Beaugois : Et voilà le résultat!
M. Delmas (ne savant pas trop comment réagir) : Je suis sincèrement désolé de l'attitude de mon élève, normalement elle est toujours calme...
Mlle Beaugois : Non, laissez-moi faire. (saisissant le dictaphone sur le bureau) Je vais la rattraper et la ramener. Mais avant, j'essayerai d'avoir des réponses à plusieurs questions... (commençant à partir)
Inspecteur Jaliqun : Mademoiselle Beaugois, vous savez parfaitement qu'un interrogatoire doit avoir lieu en présence de plusieurs agents de la police, et d'un responsable lorsque la personne interrogée est mineure! Il existe des règles!
Mlle Beaugois (se retournant une dernière fois) : Je le sais plus que bien! Mais si je devais les contourner pour retrouver cinq adolescents, alors je n'hésiterais pas dans mon choix à faire. Des êtres humains sont plus importants que la réussite et les félicitations pour la fin d'une enquête, contrairement à ce que vous pensez!


Et la jeune adjointe à l'inspecteur partit à son tour, sous les yeux médusés de ses collègues et du principal de Kadic. Elle ne mit pas longtemps à retrouver la jeune rousse rousse. Celle-ci n'ayant pas réussi à aller plus loin que l'entrée de la forêt, avant de s'effondrer à terre en pleurant à chaudes larmes. La jeune femme ressentit de la pitié. Malgré qu'elle ne pouvait pas savoir exactement les sentiments d'Héléna, elle comprenait bien que la jeune fille était au bord du gouffre, prête à tomber.

La policière décida d'y aller doucement, sans brusquer la metteuse en scène amatrice. Elle s'assit donc près d'Héléna et attendit patiemment que la tristesse de la troisième se dissipe. Au bout d'un certain temps, Mademoiselle Beaugois estima que cela allait déjà beaucoup mieux. Elle tendit alors un mouchoir à Héléna, révélant ainsi sa présence que n'avait pas auparavant remarqué l'adolescente.

H (toujours sur ses gardes) : Pourquoi est-ce que vous êtes là?!
Mlle Beaugois : Quelqu'un devait aller te chercher... Tu aurais voulu que ce soit l'un de mes collègues?!
H (comprenant que la policière lisait un peu en elle) : Non, mieux que ce soit vous... (prenant le mouchoir) Merci.
Mlle Beaugois : Mais de rien. Je tiens à te faire des excuses de la part de mes collègues. Ils ne sont pas doués pour interroger les enfants et même des adolescents de ton âge...
H (amusée) : Oui, j'ai vu ça...^^ Mais vous, j'ai l'impression que vous êtes différentes d'eux...
Mlle Beaugois : Je ne suis pas depuis longtemps dans la police, alors j'ai encore un point de vue idéaliste sur le monde je pense.
H : Tout les policiers devraient encore avoir ça en eux!
Mlle Beaugois (souriant un peu) : Merci pour le compliment.
H : C'est juste que vous êtes la seule à me croire quand je dis que je ne sais pas où mes amis se trouvent.
Mlle Beaugois (hésitante) : J'ai peur de remettre sur le tapis des questions douloureuses.
H (soufflant de désespoir) : Faites toujours, au point où j'en suis...
Mlle Beaugois : Je crois que tu ne sais pas où sont tes cinq camarades, sauf que je pense que, même inconsciemment, tu as des informations qui pourraient nous aider...
H : Si vous le dites...
Mlle Beaugois : Je peux te tutoyer s'il-te-plait? Cela me gêne de m'adresser ainsi à toi...
H : D'accord.
Mlle Beaugois : On va aller s'asseoir sur les marches du bâtiment administratif, ici ce n'est pas très confortable et je vais te poser des questions un peu plus précises sur ta bande.
H : Je vous suis...


Elles allèrent s'installer sur le devant de la bâtisse, puis recommencèrent leur discussion.
Mlle Beaugois (mettant en route le dictaphone) : J'aimerai d'abord savoir s'ils avaient des quelques zones d'ombre autour d'eux... si quelque chose les distinguaient des autres de votre âge.
H : Oui, on peut dire ça. La bande peut paraître marginale par rapport au reste du lycée. On entretient des liens avec peu de personnes hors de la bande et les autres ne voient en nous qu'une énigme. Au début, j'ai eu un peu de mal à me faire à ça, car nos camarades nous regardent d'un œil perplexe, car ils ne passent pas le cap de la ''protection'' qui entoure notre petit groupe. Déjà avant mon arrivée, mes amis faisaient tout pour se conserver des autres, et puis cela a continué après ma venue.
Mlle Beaugois : Sais-tu pour quelles raisons ils tenaient tant à se conserver des autres, pourquoi cette ''autarcie'' ?
H : Aucune idée. D'après moi, ils avaient en partie peur qu'après avoir fondé les liens si unissaient la bande d'origine, ces liens se fragiliseraient en ouvrant la porte aux autres.
Mlle Beaugois : Je note que ce n'est que ton point de vue... Question suivante : Je sais que tu n'as jamais entendu parler d'événements étranges à propos d'eux, mais est-ce que parfois, ils disaient ou faisaient de choses incohérentes ou qui pouvaient être inhabituelles.
H : Oui, ça pouvait leur arriver. Certaines fois, ils semblaient se comprendre sans se parler, comme si ils en avaient toujours eu l'habitude. D'autres fois, ils évoquaient des événements ou des surnoms qu'ils s'étaient donnés auxquels je n'arrive pas à comprendre le sens ?
Mlle Beaugois : Ça peut être intéressant... Autre chose?
H : Des fois, Odd m'apprenait des choses complétement inutiles...
Mlle Beaugois : Comment ça?!
H : Il voulait que le sache par cœur le plan de Kadic, puis ça a été pareil pour la forêt, je devrais être capable de me diriger sans me prendre dans les bois... Après, c'est passé aux aptitudes physiques. Déjà que je ne suis pas une flèche en sport, il m'a initiée à la course et surtout au sprint. Une autre fois, il n'a complétement appris à grimper aux arbres et à me percher en sécurité sur des branches. Sur le coup, moi je le prenais à chaque fois pour un fou... Mais il prenait tellement ça sérieusement que je ne disais rien dit. Le plus bizarre était qu'à chaque fois, il me répétait : ''Cela pourrait peut-être te servir un jour Héléna''
Mlle Beaugois : C'est vrai que ce n'est pas très habituel...


La jeune enquêtrice et l'adolescente restèrent encore quelque temps ensemble à l'entrée du bâtiment à discuter de la bande. La conversation se tourna peu à peu vers la comédie musicale à laquelle toute la bande participe et à l'accident qu'il y avait eu le samedi précédent.

Elle étaient encore en pleine discussion lorsqu'elle virent une silhouette approcher. Quand celle-ci fut plus proche, elles purent s'apercevoir que c'était un homme, d'une cinquantaine d'années, habillé en costard-cravate qui s'avançait vers eux. Quand il fut à leur hauteur, il s'adressa à elles deux.
? : Bonsoir, est-ce que quelqu'un pourrait avoir l'obligeance de me conduire au proviseur de Kadic?
H : Monsieur Delmas ? Mon principal alors, suivez-moi!
? : Vous êtes élève ici?!
H : Oui, interne monsieur.
? : Interne?! Mais que faites-vous donc ici à cette heure-là, vous devriez être dans votre dortoir!
Mlle Beaugois (méfiante) : Vous connaissez bien des choses dites donc... Qui êtes-vous donc?
? : Je suis le recteur d'Académie dont dépend cet établissement scolaire. Je suis ici pour résoudre un problème avec Monsieur Delmas.
H : C'est donc vous le recteur... Avec tout les problèmes que l'on a eu, on vous a presque oublié....
Le recteur (n'ayant pas un déclic par rapport à ce que l'adolescente venait de dire, se tournant vers la jeune policière) : Et vous Madame, qui êtes-vous donc? Vous n'êtes sûrement pas professeur ici!
Mlle Beaugois : Mademoiselle s'il-vous-plait. (sortant sa plaque) Je me présente Agent de police Beaugois.
Le recteur (étonné) : La police, que venez-vous donc faire ici?
H : Vous venez pour l'accident qu'il y a eu Samedi monsieur. C'est mon amie, Yumi Ishyama, qui a perdu le sens de l'ouïe, comme vous devez le savoir. Cependant, la situation s'est quelque peu envenimée aujourd'hui et est devenue plus que délicate...
Mlle Beaugois : C'est le principal Delmas qui nous a appelé pour nous signaler la disparition de cinq de ses élèves, dont Yumi Ishyama...


Le recteur ne voulut croire qu'à une blague de leur part, mais vu l'air sérieux des deux femmes, il comprit que c'était bien vrai et que les ennuis pour Kadic s’empilaient les uns après les autres. Héléna et la policière emmenèrent le recteur à la rencontre du proviseur de Kadic.

M. Delmas fut quelque peu pris de cours pour s'occuper à la fois des inspecteurs et du recteur. Mme Weber fut alors changée de lui expliquer la situation plus en détail et de lui faire ''rencontrer'' les responsables de l'accident : William et Élisabeth.

Quand à Héléna, elle avait encore dû rester en compagnie des adultes, car un soucis s'était posé pour avoir accès à la vidéo de l'accident. Dans l'après-midi, il avait été facile de visionner la vidéo. Seulement, du temps s'était écoulé et l'ordinateur s'était finalement mis en veille, et il fallait le mot de passe du goinfre pour avoir de nouveau accès à la session du blond. Héléna avait donc été chargé de trouver ce mot de passe, étant la plus proche personne d'Odd et qui pourrait savoir une telle chose.
Malheureusement, Héléna n'avait jamais connu le password de son ancien correspondant et ne réussit pas à le trouver en essayant tout les mots qu'Odd aurait pu utilisé. La solution avait été une sorte de retranchement, n'ayant pas la possibilité de consulter la vidéo par le compte du clown de la bande, ils l'avaient eu par l'intermédiaire d'une autre session.

En effet, Odd avait eu la bonne idée de créer sur son propre ordinateur portable une autre session pour l'usage personnel de la jeune rousse. (Note de l'auteur : Il est devenu serviable Odd, allez-vous dire?^^) Ainsi, Héléna pourrait s'en servir pour communiquer en toute liberté avec l'auteur de la comédie musicale, sans avoir à chaque fois à demander un ordinateur à l'administration. Et un dossier concernant la comédie musicale, commun aux deux sessions, avait aussi été créé. Et celui-ci concernait principalement les enregistrements des répétitions, dont celle des essayages des micros de l'avant-veille.

Héléna dut donc ouvrir son propre compte sur l'ordinateur, permettant ainsi aux policiers, et aussi au recteur de voir ce qui s'était passé la samedi précédent. Tous se rendait alors bien compte de l'importance de l'accident, et donc qu'il était urgent de retrouver la petite bande et en priorité Yumi Ishyama...


Voilà, c'était tout pour aujourd'hui, et je promet au moins une suite avant le fin de la semaine, avec cette fois-ci nos cinq lyokoguerriers!!!
Et comme je veux vous faire languir car je suis sadique sur les bords, voici le titre du chapitre 44 : ''Lorsque l'amour rend aveugle au danger...''
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 01 Nov 2012, 19:04

Re: Comédie Musicale

Pauvre helena, je la plaint. Elle s'est senti completement trahi et abandonné par ses (ex?) amis avec ce qu'elle vient d'apprendre.
Et l'arrivée du recteur n'est pas là pour arranger les choses.

Je me demande ce qui va se passer du coté LG, sa fait un peu peur au vu du titre.

Message 02 Nov 2012, 21:35

Re: Comédie Musicale

Une fois de plus rien à dire. Je trouve les passages concernant Helena tout aussi intéressant que ceux avec les Lyoko guerriers ( même si mes moments préférés reste ceux concernant Ulrich et Yumi) En tout cas le titre du nouveau chapitre nous donne l'eau à la bouche et j'espère qu'il arrivera rapidement.
Merci de nous faire partager ton talent.
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Message 05 Nov 2012, 02:18

Bonjour tout le monde, ou peut-être devrais-je dire bonn nuit vu l'heure. Mais bon, comme promis, je vous apporte la suite pour la fin du week-end (pour j'ai un peu dépassé sur le Lundi, je sais^^). Je sais, il n'y a qu'un chapitre, mais il est long.

Pour répondre au petits messages gentiment laissés par des lecteurs :
- Thor94 : Pour ce qui est d'Héléna, oui je sais. J'ai été un peu (complétement) dure avec elle, mais ça fait partie de mon scénario et vous comprendrez sûrement pourquoi après. Pour le recteur, lui n'est pas vraiment là pour la faire souffrir, ce n'est qu'un figurant, mais vous verrez, il changera quelque peu la vie de nos héros ( ce que je viens de dire ne pourra être compris que dans plusieurs chapitres...) Quand au titre du chapitre 44, la peur n'était pas l'effet attendu, mais je l'ai choisi avant même d'écrire le chapitre, alors peut-être n'est-il pas adapté au contenu...
- Invité : Désolé, pour les derniers chapitres les moments entre les deux amourreux n'était pas vraiment au rendez-vous... Mais je crois que tu vas apprécier le chapitre d'aujourd'hui (malgré qu'il ne sont pas encore réunis) et le suivant aussi... Pour ce qui est du chapitre qui te donnait faim, bah le voilà...^^
(Et pour ce qui est de partager mon talent, je le fais pour me vider la tête de toutes les idées que j'ai à propos de mon histoire (je finirais par avoir des migraines sinon^^), mais je le fais surtout par plaisir de savoir que des personnes aiment mes histoires...)

Bon, voici (enfin) le chapitre 44! Le titre ne pourra être vraiment compris qu'à la toute fin du chapitre.

Chapitre 44: Lorsque l'amour rend aveugle au danger...
La soirée était bien entamée lorsque, à l'usine, les deux génies, Odd et Ulrich finirent par avoir les résultats de l'analyse complète et approfondie de Yumi. Des lignes entières étaient en train de défiler à une allure infernale sur les écrans. Certaines fois, des lettres rouges apparaissaient, contrastant avec le reste de l'écriture qui était de couleur noire.

Les Einsteins avaient l'air savoir tout ce que cela signifiait, pendant que leurs deux amis étaient complétement perdus. Des fois, le jeune génie montrait à la fille de Franz Hopper des lignes à l'écran, sans rien dire. Mais la jeune fille semblait comprendre ce qu'il voulait lui faire remarquer, sans qu'il n'ait rien à dire.

Le goinfre, alors que la fin de l'analyse arrivait, commença à en avoir marre de ne pas comprendre et finit par intervenir.
O : Eh oh, les deux génies de l'informatique, ici la Terre!
J (ne lâchant pas ses yeux des écrans du Supercalculateur) : Oui, qu'est-ce qu'il y a Odd?!
O : Quelqu'un pourrait nous expliquer ce que nous avons sous les yeux, parce qu'Ulrich et moi, on est totalement paumés. Alors un petit éclaircissement ne serait pas de refus....
A (se tournant vers l'intello) : Je leur donne une petite interprétation, pendant que tu regardes s'il n'y a pas encore quelque erreurs?
J : D'accord, fais comme tu veux...


L'adolescente aux cheveux roses s'éloigna alors du pupitre, suivie par ses deux autres amis, pour laisser ainsi Jérémie au calme, vu la tache difficile qu'il avait à terminer.
U (quand ils furent assez loin du petit génie) : Alors, c'est quoi toutes ses lignes... d'un programme?
A : Non, enfin pas vraiment un programme. A part si tu considère Yumi comme un programme...
O : Qu'est-ce que Yumi à avoir avec ça?!
A : Ce que l'on viens de voir... Comment vous l'expliquer sans vous faire peur... C'est Yumi.
U (s'inquiétant un peu) : Comment ça?!
A : Ne t'en fais pas pour elle Ulrich, elle va bien et a encore un corps. Toutes ces lignes, comme tu dis Ulrich, c'est l'ADN de toutes les cellules regroupées du corps de Yumi... mais transformé en langage informatique.
O : Tu veux dire que tout ce que l'on a vu, c'était le corps de Yumi sous forme de programme informatique.
A : Je dirais plutôt de très très long programme informatique, mais oui, t'as l'idée!
U (sérieux, car il savait que les génies avançaient dans la guérison de sa chère et tendre) : Et cela va pouvoir nous servir à quoi ?
A : Pour que le programme ''Guérison'' fonctionne sur quelqu'un, il faut un corps pur, sans bactérie. Alors il faut en éliminer toute trace dans le corps de Yumi. Vous vous souvenez que quelques fois des lettres de couleur rouge étaient présents dans dans des lignes de codes?
O (attendant la suite pour bien comprendre) : Oui...
A : L'ensemble de ces lettres ne devraient pas être présentes dans le programme qui représente la corps de Yumi. Ce sont l'infection ou les bactéries qui se sont entrés dans Yumi. Jérémie et moi, on avait fait exprès de les symboliser d'une couleur différente, pour pouvoir ensuite les reconnaître plus facilement. On a juste eu à suivre ''leur fréquence'' pour les différencier de Yumi.
U : Donc maintenant, vous savez où sont les problèmes... (partant pessimiste) Mais il y a tellement de lettres rouges dans ses lignes, ça va être impossible!
A : On va être deux sur ça, ne t'inquiètes pas! Et il n'y en a pas tant, par rapport à tout le reste! Mais il fallait quand même s'y attendre, l'infection s'était déjà bien répandue puisqu'elle a plongé Yumi dans le coma...
U : J'aurais dû y penser, cela m'aurait éviter de me faire de fausses réjouissances... C'est quoi le plan que vous avez prévu, avec Jérémie?
A : Jérémie a pris des ''repères'' dans le ''programme'' de Yumi, et on va travailler directement dessus. Notre but va être d'éliminer toutes les éléments extérieurs qui ne devraient pas y être et corriger au passage si c'est nécessaire le ''programme''.
O : Mais ce n'est pas un peu dangereux, et contre nature?! Vous irez contre toutes les lois de la génétique en faisant ça! Et en plus, sans ''cobaye'' pour tester avant si cela marche. C'est de la folie de tester ça directement sur le ''programme'' du corps de Yumi!
A : Je sais, mais c'est le seul moyen que l'on a trouvé. Pour pouvoir faire ça, il va falloir que l'on bloque Yumi sous la forme d'énergie numérique lors que sa virtualisation. On ne peut travailler, Jérémie et moi, que comme ça.
U : Tu veux dire que Yumi va se retrouver bloquée entre la réalité et Lyoko, comme la première fois que Jérémie a voulu aller sur Lyoko pour te voir?
A (rougissant en se souvenant pourquoi le petit génie avait voulu la rejoindre sur Lyoko) : Oui, ce sera presque la même chose...
O : Et comment on va la ramener ensuite sur Lyoko, la fois où Jérémie avait été dans cette situation, c'est toi qui avait dû récupérer de la mémoire dans toutes les tours de passage...
A : Cette fois-ci, cela ne sera pas une erreur de manipulation qui va la coincer entre les deux mondes, ce sera fait exprès. Et on va faire tout pour qu'il n'y ait aucun soucis, ne t'en fais pas Ulrich...
U : Merci Aelita, pour tout...


Einstein, à cet instant-là les appela, les dernières lignes venaient de s'afficher sur l'écran. Les trois autres le rejoignirent alors devant le pupitre. Pour Odd, qui n'avait pas encore trop compris le système comme quoi Yumi était représentée par un programme, Jérémie, à l'aide de quelques manipulations, transforma le programme en une représentation 3D de la japonaise où étaient montrés l'infection ou les bactéries (les lettres rouges du programme).

Tous virent bien ce à quoi ils s'étaient attendu, s'était malheureusement réalisé. L'infection ou les bactéries, que Jérémie avaient fait apparaitre par des points rouges, ne se situaient pas que dans la zone des oreilles de leur amie, mais s'était peu à peu propagé. Pas dans tout le corps, mais par le biais du réseau sanguin, elle avait pu se déplacer et se multiplier en même temps, ce qui fait qu'une multitude de points rouges étaient présents sur la représentation 3D de Yumi.

Ulrich fut le premier à déglutir en voyant l'écran. Le simple fait de savoir qu'il y avait tant de ''problèmes'' dans le corps de sa bien-aimée lui déchirait le cœur. Les trois autres aussi furent peinés de constater cela. Le travail des deux génies allaient être très long.

Jérémie fut celui-ci qui sortit de sa torpeur ce qu'il restait de la bande.
J : Bon, restons concentrés! Maintenant que l'on a vu où il fallait que l'on travaille Aelita et moi, on peut virtualiser Yumi (se tournant vers les autres) Il n'y a pas d'objection, on peut toujours faire machine arrière!
O : Tu nous le demande maintenant Einstein?! On est parti sans laissé de reste à Kadic, en laissant une lettre comme quoi on disait que l'on ne reviendrait pas avant plusieurs jours et on doit avoir partout des policiers qui nous cherchent!!! Je crois que l'on est déjà aller trop loin Einstein!
U : Et n'oublie pas, c'est toi même qui a dit que c'était la seule solution actuelle que nous ayons pour soigner Yumi. Alors je pense que nous n'avons pas de choix à faire, sinon tu connais très bien ce qui peut arriver à Yumi...


Jérémie acquiesça. Ce n'est pas le moment de remettre tout en doute. Mais sa main tremblait tellement en s'approchant des touches du clavier qu'il allait taper pour virtualiser son amie... qu'Aelita dut lui saisir sa main pour qu'elle arrête de tressaillir. Le jeune génie regarda alors sa jeune amie dans les yeux. Décidément, celle-ci avait toujours les mots ou les gestes pour faire déstresser les autres.
A : Allez, ne t'en fais pas! Imagine que c'est une virtualisation comme avant, lorsque l'on combattait encore Xana... Je suis sûr que t'y arriveras mieux!
J : Merci... Euh Aelita?
A : Oui Jérémie?!
J (devenue tout rouge) : Est-ce que tu pourrais me lâcher ma main?
A : Euh oui... (rougissant à vue d’œil) Désolé...


Leurs deux amis, qui avaient suivi de très prêt la scène, riaient intérieurement : leurs deux petits surdoués n'étaient vraiment pas à leur aise quand il était question de montrer leurs sentiments!^^
Le génie finit par reprendre constance après quelques instants et redevint alors sérieux.
J (manipulant son clavier) : Bon, puisque personne ne s'y oppose... Transfert...
Le scanner où se trouvait la japonaise, au second sous-sol, se mit en marche et s'illumina d'une douce lueur à l'intérieur. Le corps de Yumi, se mit à flotter quelque peu en apesanteur dans le caisson.
J (continuant sur sa lancée) : Scanner...
Yumi s'éleva de plus en plus haut dans le tube cylindrique, tout en tournant sur elle-même. L'éclairage venant de dedans le ''sarcophage'' doré se fit plus intense.
J (finissant les codes du programme et appuyant sur enter) : Virtualisation!
Les cheveux noirs de Yumi furent soufflés vers le haut du scanner. La lumière devint instantanément éblouissante. Le processus était en marche. La lumière dématérialisa le corps de la jeune adolescente japonaise pour le pixeliser...

Quelques secondes plus tard, le scanner où se trouvait auparavant Yumi, se rouvrit, maintenant vide... Pendant ce temps, dans la salle juste au-dessus.
J (tapant à une vitesse hallucinante des lignes entières de codes) : Voilà... j'y suis presque... Interruption!

Aelita et lui regardèrent ensuite tout ce qui se passa sur l'ensemble des écrans du Supercalculateur. Ils finirent par afficher un sourire triomphant.
A : On a réussi Jérémie, on a réussi!
J (content, mais gardant la tête sur les épaules) : Mais le plus difficile n'est pas encore passé, alors ne crions pas tout de suite victoire!
A : Oui, t'as raison. Mettons-nous tout de suite au travail. (se tournant vers ses autres amis) Je crois que vous feriez mieux d'aller faire un somme. On va en avoir peut-être pour plusieurs heures, vu tout ce que l'on a à faire. On vous réveillera s'il y a vraiment un problème!
U : Vous êtes sûrs que ça va aller?!
A : Ne t'inquiètes pas, on va réussir! Et on te la ramène guérie ta chère Yumi! (faisant un clin d’œil)


Mais contrairement au rougissement que la jeune fille attendait, Ulrich se contenta de baisser la tête, de tourner le dos et d'aller s'asseoir contre un mur de la pièce, en s'emmitouflant dans son sac de couchage (Aelita avait mis à chacun leur sac de couchage dans leur ''paquetage''). Il avait le regard dans le vide et ses amis s'en rendirent bien vite compte.
A (peinée) : Il ne va pas bien depuis tout à l'heure... Normalement, il aurait du avoir ses joues teintés de rouge... Mais là rien, pas une réaction de sa part!
O : Je sais, j'ai aussi remarqué. Mais tu vois, Yumi étant une peu la prunelle de ses yeux, la voir et la savoir ainsi la complétement abattu. C'est pour ça qu'il n'a pas réagi.
A : Je n'aime pas le voir dans cet état! Ni lui, ni Yumi, ni Jérémie, ni toi Odd... Je préfère quand vous souriez lorsque vous êtes en plein bonheur!
J : Nous aussi on préfère que tu sois heureuse au lieu d'être triste. Et c'est pareil pour tout le monde qui nous entourent. Seulement, le monde n'est pas tout rose et il faut s'y habituer...
A : Je sais Jérémie, et je ne l'oublie pas... (s'adressant à son faux cousin) Toi aussi va faire un somme ; nous on n'a pas le temps, mais vous, reposez-vous pour qu'il y est quelqu'un en pleine forme pour le retour de Yumi...
O : D'accord Aelita... Et bonne chance à vous deux!
A : Merci, on en aura besoin...


Le jeune clown de la bande partit s'installer non loin de son meilleur ami et s’enroula lui aussi du son sac de couchage. Pour être à peine cinq minutes plus tard dans les bras de Morphée. Ulrich, lui, n'arriva pas à s'endormir profondément. Il ne dormait un œil ouvert, pour être toujours à l'affût s'il se passait quelque chose. Ce n'était pas qu'il ne faisait pas confiance aux deux surdoués, mais simplement parce qu'il n'arrivait pas à dormir, trop tenaillé par la peur de perdre à tout instant sa chère et tendre. Mais finalement, sa fatigue eut raison de lui et il sombra tout doucement vers le pays des rêves...

Lundi 6 mai, presque Mardi. Minuit moins quatorze, toujours à l'usine.
Quelqu'un le secoue et en même temps l'appelle. Il est encore dans les vapes lorsqu'il ouvre enfin les yeux. Son regard se porte immédiatement sur la personne qui essaye de le réveiller : un jeune homme blond à lunettes dont la monture de celles-ci est métallique et dont les verres sont ovales...

Soudain, tout lui revient : l'accident le samedi précédent de Yumi, la découverte de ce secret par les professeurs, leur fuite, l'arrivée à l'usine, le coma puis la virtualisation de Yumi... Il se rend alors compte qu'il s'est endormi alors qu'il s'était juré de ne toujours resté éveillé. Soudain, des doutes subsistent, pourquoi Jérémie vient donc le réveiller. Et là, l'inquiétude le gagne, serait-il arrivé quelque chose de grave à Yumi?

U : Yumi! Qu'est-ce que ce passe?! Pourquoi tu m'as sorti de mon sommeil? Il est arrivé quelque chose à Yumi!
J (s'apercevant que son ami était paniqué, posant sa main sur l'épaule du brun) : Calmes-toi Ulrich! Et arrête de poser des questions, tout va bien, Yumi va bien...
U (les idées un peu plus au clair, se rasseyant convenablement) : Alors pourquoi tu m'as réveillé?
J : Aelita et moi, on vient de terminer d'enlever toute l'infection ou les bactéries qui étaient présentes dans le corps de Yumi. On a eu aussi le temps de refaire une analyse complète pour voir si on avait rien oublié, et il n'y a pas de problème. On vous réveille pour vous le dire et aussi pour vous prévenir que l'on va enfin virtualiser pour de bon.*
U (après avoir entendu cela, se leva tout d'un coup) : Alors qu'est-ce qu'on attend?!
J (tendant sa main vers deux personnes à côtés d'eux) : Bah qu'Aelita arrive à sortir de sa torpeur notre cher Odd...


En effet, la ''marmotte'' du groupe s'était encore plus emmitouflée dans son sac de couchage et était en train de de supplier sa mère pour qu'il aille pas à l'école. Ulrich eut un sourire en voyant cette scène, jamais son colocataire ne changerait!
Quand à Aelita, elle avait l'air exaspéré, le samouraï en déduit que cela devait faire assez longtemps qu'elle essayait de le réveiller.
A : Bon Odd, maintenant tu sors de ton sommeil et tu te lèves!
O (marmonnant) : Mais laisses-moi donc dormir maman!
U (s'approchant d'eux, ainsi que Jérémie) : Tu veux que j'essaye à mon tour?!
A : Vas-y, toi tu as l'habitude, moi j'abandonne!
U (un sourire aux lèvres) : Il suffit d'avoir la bonne technique (parlant assez fort pour que le dormeur l'entende) Odd, y'a la Furie qui arrive!


L'effet de ces quelques mots sur Odd ne se fit pas attendre. Il fut sur pied en deux secondes, regardant dans toute la pièce, pour vérifier que la personne évoqué par Ulrich ne soit pas (encore^^) là.
O : Où ça?! Comment elle a fait?! On ne lui a jamais parlé de l’existence de l'usine ni de tout ce qui allait avec!

Il avait beau regarder de tout les côtés, mais il n'y avait personne, comme d'habitude à part eux. Par contre, ses meilleurs amis n'avaient pas pu se contenir longtemps et étaient littéralement pliés en deux.
O : Elle est pas là, c'est ça?! Je me suis fait encore prendre?!
U (essayant tant bien que mal d'arrêter de rire) : Exactement! N'empêches tu aurais du voir ta tête, elle valait le coup d'être vu!
O (bougonnant) : Oh c'est bon hein...
J (redevenant lui aussi sérieux) : Au fait, c'est qui la ''Furie'' que tu évoquais Ulrich?
A (essuyant ses dernières larmes de rire) : Moi, j'ai bien ma petite idée... (malicieuse) Ce ne serait notre chère Héléna par hasard?
U : Bien joué Aelita, t'as trouvé du premier coup!
J : Je veux bien croire que c'est elle... Mais pourquoi la ''Furie''?
U (un sourire aux lèvres) : Il paraît qu'elle martyrise notre pauvre Odd lorsque qu'il fait des bêtises, et c'est pour ça qu'il l'appelle comme ça lorsqu'elle est en colère et souvent contre lui!
A (s'adressant à Einstein) : Tu te souviens la fois où Héléna et Odd ont dû partir en plein milieu du cours pour aller chercher la vidéo qui disculperaient Ulrich et Yumi de toutes fautes auprès de leurs parents, car ils s'étaient endormi ensemble dans la salle des répétitions?...
J : Oui, vaguement...
A : Et bien, on avait déjà eu un aperçu de la colère qu'Héléna peut avoir envers Odd cette fois-là... Une gifle magistral, ça ne te dit vraiment rien?
J (se souvenant à son tour, amusé) : Oui, c'est vrai! Je l'avais oublié celle-là...
U (se tournant vers son meilleur ami) : Dis, tu ne me l'avais pas raconté...
O (ne savant plus trop où se mettre, quelque peu humilié) : Et bien maintenant tu le sais, et m'embête pas avec ça s'il-te-plait!
U : Fais pas ton enfant Odd et arrête de bouder!
O : Je ne fais pas la tête!
U : Oui, c'est ça et moi j'ai seize de moyenne générale?! Tu es juste sur tes gardes Odd... Parce qu'on a trouvé ton point faible, et c'est Héléna! C'est la seule personne dont tu crains vraiment les représailles!!! Et moi j'en profite bien pour te réveiller quand la menace des croissants ne marche plus.... (un sourire aux lèvres)
O (d'abord gêné que la bande soit au courant de ça, mais reprenant rapidement confiance) : Oui, bah n'en faisons pas tout un fromage, hein?!


Le jeune blond changea complétement de sujet, pour ainsi échapper à la discussion qu'il n'avait pas très envie de continuer.
O : Et au fait, pourquoi est-ce que vous m'avez réveillé?
J : On était venu te chercher Ulrich et toi pour vous dire qu'on avait terminé et qu'on allait virtualiser pour de bon Yumi sur Lyoko!
O (voulant à tout prix éviter des questions de ses amis) : Alors, qu'est-ce qu'on attend?
A : On t'attendait toi Odd...

Cette remarque fit sourire les deux autres, tandis que le ventre à pattes était dépité. Décidément, ce n'était vraiment pas sa journée...

Jérémie se replaça devant le pupitre du Supercalculateur, Aelita à sa droite, pendant que les deux autres se plaçaient derrière, tout en pouvant voir l'écran. Le génie écrit encore quelques codes, puis il put enfin annoncer.
J : C'est bon! (appuyant sur enter) Continuation de la virtualisation!

Sur l'écran principal, la représentation de Yumi en 3D s'effaça doucement en partant des pieds, signe que la japonaise disparaissait peu à peu de l'entre-deux mondes, pour finalement se retrouver sur Lyoko. Ce qui se confirma par l'apparition de la fenêtre de Yumi en geisha, avec ses points de vie et ses points de pouvoir pour sa télékinésie. Tous lâchèrent un soupir de soulagement, le pire était passé, maintenant, ça allait être du gâteau...

Pendant que Yumi finissait d'apparaître en fil de fer, puis en trois 3D dans le monde, Aelita s'aperçut alors que quelque chose.
A : Et mince...
J (paniquant) : Quoi Aelita?! On a oublié quelque chose dans la procédure?!
A (voyant l'air inquiet des garçons) : Ne vous en faites pas... C'est rien, avec Jérémie on a juste oublié que Yumi allait être endormie en arrivant sur Lyoko, et comme on est virtualisé à plusieurs mètres de hauteur, bah cela risque de faire mal...
O (soufflant de soulagement) : Oh, ce n'est que ça, tu nous avais foutu le frousse Aelita.... Et ne t'en fais pas pour notre japonaise, elle est robuste! Et si vraiment ça ne va pas, et bien le docteur Ulrich Stern se fera un plaisir de la soigner quand elle reviendra sur Terre...^^


L'ancien chat virtuel affichait un grand sourire. En effet, il avait atteint son but : Ulrich s'était mis à devenir rouge tomate suite aux paroles de son colocataire.
U : Tais-toi Odd, ou tu risques de le regretter...
O (capitulant, savant que le brun pouvait bien transformer ses menaces en action) : D'accord, mais c'est bien parce que c'est toi...
U (content de la réponse de son meilleur ami, se tourna vers les Einsteins) : Au fait, sur quel territoire est-ce que vous l'avez envoyée?
A : On a préféré la virtualiser sur le cinquième territoire...
J : On savait que les quatre autres territoires étaient toujours présents à la mort de Xana, mais on n'a voulu prendre de risque s'ils avaient quand même disparu...
O : Bah regarde s'ils s'y sont toujours...
J : Je veux bien, mais cela ne nous est pas vraiment utile... (ouvrant plusieurs fenêtres à la suite) La forêt, la montagne, la banquise et le désert : oui, ils sont tous bien là...
U : Et maintenant, c'est quoi le programme Jérémie?
J : Il faut attendre que Yumi se réveille... On ne peut rien faire si elle était encore dans le sommeil. Il faudra alors qu'elle aille dans la tour du cinquième territoire où je mettrais définitivement en place le programme ''Guérison'' en elle-même.
U : Mais elle est dans le coma Einstein, on n'en sort pas comme ça!
J : N'oublies pas que l'on a éliminé toute trace d'infection de son corps. Son système immunitaire va se remettre à marcher correctement et elle va se réveiller. Cela risque de prendre un peu de temps, mais c'est normal...
U : Désolé, j'avais un peu oublié ce fait...


Odd rejoignit la conversation qu'il avait quitter un peu plus tôt car son chien était venu réclamer des caresses.
O : Mais alors c'est presque résolu! Yumi aura juste à passer dans la tour et ce sera finit. Néanmoins, il y a alors une chose que je ne comprend pas...
A : Laquelle?
O : Pourquoi Einstein avoir prévu plusieurs jours pour notre petite escapade?
J : En fait, je ne sais pas vraiment combien de temps va prendre le programme ''Guérison'' pour soigner Yumi. Cela peut prendre une heure comme une journée entière, ou même plusieurs. J'ai voulu parer à tous les cas, tout comme s'il y avait des complications. Sur le coup, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée...
A : Et elle est bonne Jérémie, n'en doute pas...
U : Elle a raison. De plus que j'ai un mauvais pressentiment, je sens que l'on va rester plus de temps que prévu ici.
O : J'aime pas quand tu dis ça Ulrich... De plus que tes pressentiments se sont révélés souvent justes lors de nos missions sur Lyoko...
U : Et c'est bien ça qui m'inquiète... Bon, arrêtons de parler de ça. (parlant au deux Einsteins) Tout les deux allez faire un somme, vous en avez besoin!
A : Tu es sûr?! On peut encore veiller tu sais...
U: Non, allez vous reposer je vous dis, vous avez déjà assez travaillé ces dernières heures.
J : Merci Ulrich.
U : Je voudrais juste que vous me disiez comment je saurais que Yumi est réveillée.
A : Je pense qu'elle s'animera... Elle se déplacera sûrement, vous le verrez sur la carte. Sinon, tu t'apercevras que son rythme cardiaque qui est présent sur sa ''fenêtre'' changera'', il redeviendra stable à environ 70 battements par minutes.
U : J'ai tout enregistré, pas de soucis, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles...


Les deux petits génies allaient se diriger vers leurs sacs de couchage, lorsqu'Odd les prévint qu'il voulait leur parler, ainsi qu'à Ulrich.
O : Je sais que ça n'a rien à voir avec ce qui se passe en ce moment et que vous allez penser que je reviens sur le passé...
J (baillant) : Fais court Odd, s'il-te-plait...
O (hésitant et tout gêné) : Pour la discussion que nous avons eu tout à l'heure, après que vous m'ayez réveillé ; j'aimerai qu'Héléna ne sache pas que je l'appelle la Furie s'il-vous-plait, sinon je suis mort moi!


Les trois autres furent un peu surpris que leur goinfre revienne sur le sujet, mais ils comprirent bien pourquoi leur ami insistait dessus. Il n'avait aucune envie de subir les foudres de la jeune rousse!^^
A (promettant) : T'inquiètes, ton secret sera bien gardé et ma colocataire n'en sera rien...
J (à son tour, faisant la promesse) : Je n'ai bien jamais révélé l'existence de Lyoko en deux ans, alors c'est du tout cuit, j'emporterai mon secret dans ma tombe...
U (pour finir) : Et moi, la concernée n'a jamais eu vent de son surnom depuis que tu l'as inventé, alors je crois que j'arriverai à faire de même dans le futur...
O : Merci vous trois!
A (curieuse) : Dis Odd, elle te fait vraiment peur Héléna quand elle se met en colère.
O (ayant de mauvais souvenirs, tremblant) : Tu peux pas savoir comment! Elle me fout à chaque fois la frousse quand elle s'énerve!
J (commençant à partir avec Aelita vers le coin de la pièce où se trouve les sacs de couchage) : Odd le Magnifique qui craint une fille, je crois rêver!^^
O (devenu tout rouge) : Te fous pas de moi Einstein, c'est pas drôle pour moi!
J : Justement si! Pour une fois que ça l'est... pour nous!^^ (se glissant dans son sac de couchage) Allez, bonne nuit!
U : Bon somme Jérémie. On te réveillera dès qu'il y aura du changement. (regardant Odd qui commençait à bouder) Et toi, arrête de faire la tête et viens avec moi, c'est notre tour de garde cette fois...


Le samouraï s'installa sur le fauteuil du pupitre, pendant que son ami s'était alors adossé comme la base du projeteur de l'hologramme ; son chien était sur les genoux et il dormait paisiblement. Jérémie l'avait mis en marche un peu plus tôt et représentait alors l'Holosphère. Ulrich se perdit quelques secondes en le contemplant, se disant que sa bien-aimée était, à cet instant-là, en train de dormir dans le cinquième territoire...

Dix minutes passèrent, puis puis encore quinze autres, et encore vingt...
Finalement, après plus d'une heure d'attente, des signes de mouvements firent leur apparition sur Lyoko. Ulrich, qui avait lutté avec difficulté contre la fatigue et qui commençait à piquer du nez, fut soudain alors très éveillé!^^ Yumi venait enfin de se réveiller! Et il n'y avait pas d'erreur. La fenêtre de Yumi confirmait bien cela.

Le cœur du brun battait la chamade, enfin sa chère et tendre était de nouveau conscience. Cette pensée le soulagea de toute l'angoisse accumulée les heures précédentes.
U : Odd, vas prévenir Jérémie et Aelita. Yumi est éveillée!
O (bondissant sur ses jambes et venant à côté de son ami pour regarder l'écran) : C'est vrai?!
U : Aussi vrai que tu es un goinfre!^^
O : Alors il n'y a pas une minute à perdre, je vais chercher nos deux génies.


Le blond partit vers le coin opposé de la salle où se reposaient leurs deux amis, pendant que la samouraï se saisit du micro relié à l'ordinateur, pour essayer de contacter la geisha virtuelle. Il le mit à son oreille et appela plusieurs fois de suite la jeune fille, lui disant aussi qu'ils avaient dû l'envoyer plus tôt sur Lyoko, vu la situation. Mais aucune réponse ne lui parvint, Yumi n'avait pas l'air d'avoir reçu ses appels. Ce fut le petit génie qui répondit aux questions que se posait Ulrich.
J (s'approchant en s'étirant) : Elle ne te répondra pas Ulrich...
A (arrivant à la suite en se frottant les yeux) : Bien qu'elle soit sur Lyoko, elle reste quand même sourde Ulrich...
U (quelque peu déçu) : J'avais oublié, désolé...
A : Tu n'as pas à être désolé, on ne te l'avais pas dit explicitement. Tant que le programme ''Guérison'' n'aura pas totalement agi sur Yumi, elle restera sourde, même sur Lyoko.
J : Mais on va travaillé sur un moyen de contacter avec elle, Aelita et moi on a déjà des idées.
O : Alors, mettez-vous au boulot, car notre japonaise doit se sentir bien seule dans l'aréna...
A : On se met tout de suite au travail!


Jérémie reprit la place sur le fauteuil devant les écrans et Ulrich lui rendit au passage son micro. Et les deux cadets de la bande se remirent au travail : Jérémie avec le Supercalculateur et Aelita sur l'ordinateur portable du jeune homme.

Cependant, des problèmes arrivèrent plus vite qu'ils avaient prévu. La tâche de contacter Yumi pour la mettre au courant de ce qu'elle devait faire se releva plus ardu que ce qu'ils avaient imaginé. En effet, le problème venait de Lyoko en lui-même, il semblait qu'il ait été déstabilisé par la virtualisation de Yumi. Ce qui avait entrainé des dérèglements pour une quelconque connexion entre la monde virtuel et le monde extérieur.

Les deux génies avaient été alors septique sur ce fait au début, mais ils avaient finalement du reconnaître que l'arrivée de Yumi dans le monde virtuel avait chamboulé un équilibre. Néanmoins, cela n'annonçait rien de bon de savoir qu'une simple virtualisation pouvait avoir un tel impact sur l'ancienne résidence de Aelita...

Le temps que les deux juniors de la bande passèrent alors à travailler s'allongea alors peu à peu. Les cinq minutes prévus alors au départ devinrent bientôt dix, vingt, trente, puis quarante minutes, et ainsi de suite... Au fil du temps, sur Lyoko aussi, l'attente commençait à devenir pesante. Yumi commença à tourner en rond et ensuite dans tout les sens, comme si elle semblait attendre quelque chose ou quelqu'un.
Mais la situation devient vraiment préoccupante lorsque Yumi décida de sortir de la salle de l'aréna. Ses quatre amis se demandèrent bien ce qu'elle voulait faire, puisqu'elle n'était pas au courant de ce qu'elle devait faire, les autres n'ayant pas eu le temps de lui dire ce qu'elle aurait à faire, avant qu'elle ne tombe dans le coma. Jérémie et Aelita faisaient tout pour la contacter, mais à chaque fois, cela échouait.

Et Yumi continuait encore d'errer dans le cinquième territoire. En effet, les deux surdoués avaient aussi découvert qu'avec l’extinction puis la remise en route du Supercalculateur, il avait du y avoir une réinitialisation. Les nombreuses pièces qui formaient auparavant un labyrinthe dans le territoire (saison 1 à 3) étaient réapparues, s'ajoutant à l'ascenseur que les petits génies avaient construit (saison 4). Ce qui fait que Yumi s'était perdue dans cette enchevêtrement de pièces.

J (se massant le crâne) : Mais où est le problème, dis-le moi Aelita!
A : Ne t'énerve pas Jérémie. Moi aussi je n'ai pas la solution au problème!
J : Désolé, je me suis emporté...
O : Moi, ce que je me demande surtout, c'est qu'est-ce que fait Yumi? Elle cherche à faire quoi au juste?
U : C'est vrai que ça n'a aucun sens! Pourquoi est-ce qu'elle marche depuis tout à l'heure?
O : Bah, après avoir tourné en rond puis dans tous les sens dans l'aréna, elle en avait peut-être marre et est aller se promener...
U : Arrêtes Odd, on est sérieux... (ayant comme un flash) Attends, tu as bien dit marcher dans tous les sens?...
O : Oui, pourquoi tu me demandes ça?
U (se rapprochant vivement des écrans du Supercalculateur) : Yumi n'est pas du genre à faire ça, quand elle s'ennuie, elle marche de long en large ou en rond, mais pas autrement... Jérémie, est-ce qu'il te serait possible de revoir les déplacements de Yumi dans l'aréna?
J : Oui, je dois pouvoir faire ça...
U : Et c'est bien une vue plongeante sur l'aréna, comme si on regardait vers le bas et que l'on était au niveau de la voute?
J : Oui, mais je ne vois pas ce que tu veux voir...
A : Mais où veux-tu en venir?
U : Je ne suis pas sûr de ce que j'avance... *Mais si Yumi a fait ce que je pense, alors c'est la fille la plus imaginative que je connaisse!*


Au bout de quelques secondes, Jérémie avait déjà trouvé leur affaire et était prêt à montrer les déplacements précédents de Yumi. Ulrich l'avait prévenu de les passer au ralenti. Les autres ne comprenaient rien, mais faisaient confiance au samouraï qui semblait savoir ce qu'il faisait et qui espérait avoir raison sur son idée.

Les déplacements commencèrent, Ulrich observaient bien et les autres plissaient les yeux pour savoir ce que le brun essayait de voir. Après quelque instants, il sembla trouver son bonheur.
U : Stop!
Jérémie sursauta sur le coup et arrêta en catimini la ''vidéo''.
J : Quoi, qu'est-ce qu'il y a?
U (pour toute réponse) : J'adore Yumi et ses idées brillantes! Jérémie, est-ce que tu aurais du papier et un crayon?
A : Tiens, voilà.
U : Remets en route Einstein, je compris ce que fait Yumi!


Le petit intello redémarra, pendant que les deux autres se pressèrent derrière lui, pour savoir ce qu'il marquait, en regardant pas dessus ses épaules. Il écrivait une lettre par une lettre, formant peu à peu des mots. Voyant l'air intrigué de ses trois amis, il leur révéla ce qu'il avait trouvé.
U (tout en continuant à noter) : Vous voulez savoir ce que j'ai trouvé ? Regardez bien les déplacements de Yumi. Elle écrit des lettres en se déplaçant, c'est aussi simple que ça. Elle s'est arrangé pour faire des lettres assez grandes pour qu'on les distingue bien et le tour est joué!
J (trop content pour y croire réellement) : C'est vrai, c'est ça?
A : En tout cas, ça donne quelque chose...
O (lisant ce qu'Ulrich avait déjà écrit) : YA QQN ESKE VS MENTENDER SVP GIVE ME A SIGN, ça veut dire quoi tout ça?
A : Aucune idée...
U : Jérémie, arrêtes, que je vous explique. (Jérémie suivit son conseil) Oui Yumi essaye bien de correspondre avec nous et elle n'a trouvé que cette manière. Pour ce qui est de la compréhension, là je peux peut-être vous aider... Je suis sûr que Yumi abrège son écriture comme lorsqu'elle prend des notes dans ses cours magistraux. Ça lui prendrait trop de temps à écrire les mots en entier!
O : Depuis quand tu sais comment Yumi prend ses cours toi?!
A : Là n'est pas la question, elle nous dit quoi?
U : Il y a quelqu'un? Est-ce que vous m'entendez? S'il-vous-plait, et je crois que la traduction du reste c'est : Donnez moi un signe.
J : On voudrais bien mais on a des problèmes à chaque fois!
U : Avance jusqu'au trois dernières minutes où elle était dans l'aréna, elle nous a peut-être donné son but...


Le blond suivit ce que disait son amie et avança jusqu'au moment voulu. En effet, le samouraï avait remarqué que la japonaise était longtemps restée immobile, avant que marcher une dernière fois dans tout les sens et de quitter l'aréna.
U (traduisant au fur et à mesure) : JE... SUIS... DESOLE... A...D...I...E...U...
A : Comment ça Adieu?!
U (jetant un coup d’œil sur un écran secondaire qui indiquait où se trouvait Yumi) : Et mince!!!


Ulrich, palissant à vue d’œil, s'écarta alors rapidement de ses amis et partit en courant vers la trappe qui menait à la salle des scanners. Il déplaça à toute vitesse la plaque de métal et descend l'escalier mural. Ses trois amis ne comprenaient rien à la situation.
O : Mais qu'est-ce que tu fais?!
U (sautant à terre) : Virtualises-moi Einstein, vite!
A : Mais expliques-nous Ulrich, tu pars comme ça sans rien dire!
J : Qu'est-ce qu'on ignore?!
U : S'il-te-plait, on a pas le temps!!!
J : Dis-nous ce qu'il y a?
U (s'énervant) : Tu veux que je te le dise ? Si Yumi nous a envoyé ''Adieu'', c'est pas par hasard, elle veut se suicider Jérémie! Elle cherche le chemin vers la Voute Céleste, pour se jeter dans le vide numérique! Voilà, tu sais tout maintenant!


Jérémie resta interdit devant la réponse du brun, quand à l'ancienne gardienne de Lyoko, elle pâlit à rapidement.
A : Mais pourquoi?
U : Yumi n'a jamais supporté la solitude! Depuis qu'elle s'est retrouvé sur Lyoko, elle n'a eu aucune nouvelle de nous, ni du monde extérieur. Tu te souviens de tout ce qu'elle avait imaginé et pourquoi elle ne voulait pas que l'on rallume le Supercalculateur? Elle croyait que cela pourrait permettre la naissance d'un nouveau virus informatique maléfique... Maintenant, fait le lien : si elle n'a pas eu de nouvelles de notre part, elle a peut-être imaginé que toutes ses angoisses se sont réalisées et qu'il n'existe plus personne dans le monde extérieur...

Ulrich fit une pause avant de reprendre.
U : Alors, elle s'en veut à mort car elle pense que tout cela serait sa faute. Donc pour elle, la seule manière de ne pas se sentir coupable c'est de...
A (finissant, effarée, la phrases de son ami) : ...Mourir!
U (se plaçant dans un scanner: C'est pour cela que tu dois m'envoyer sur Lyoko, je suis le seul qui est assez rapide pour empêcher cela. De plus que je suis le seul qui puisse réussir à résonner Yumi! Elle n'est plus très loin de l'accès à l'ascenseur et si elle y est on est foutu. Virtualise-moi!
J (la voix tremblante) : Je ne peux pas Ulrich...
U, O & A (à l'unisson) : Quoi?!?
J : Vous ne le saviez pas avec Odd, mais avec Aelita, on a eu déjà du mal à virtualiser Yumi sur Lyoko! Et vois l'impact que ça a eu sur le monde virtuel!
U (frappant de colère la paroi du sarcophage doré) : Je m'en moque, essaye quand même!
J: Mais c'est de la folie, et je ne peux pas faire de test avant. Ce serait te lancer vers l'inconnu! Et si ça rate, on te perd toi et aussi Yumi parce que tu ne l'auras pas sauvé!
U : Tu préfère qu'une personne meure au lieu de deux?
J (choqué) : Je n'ai jamais dit cela!
U : Et bien tu le pensais trop fort! Et s'il y avait un choix à faire, alors choisis-moi, je prend volontiers la place de Yumi! Je ne veux pas qu'elle meure tu comprends! JE L'AIME Jérémie, JE L'AIME! (laissant couler quelques larmes) Et je ne sais pas si je survivrais en sachant que j'aurais pu sauver Yumi et que je ne l'ai pas fait...


Ses trois amis restèrent silencieux devant les derniers mots du samouraï, mais n'en pensait pas moins, mais surtout une chose : Ulrich est fou amoureux de Yumi, et est prêt à aller jusqu'à la mort pour elle.
J : Je veux bien tout faire pour t'envoyer sur Lyoko... Mais sache qu'on est sûr de rien et que tu te jette dans la gueule du loup!
U : Cela n'a aucune importance! Mais fais vite, Yumi ne doit vraiment plus être très loin de la salle où passe l'ascenseur...
O : Elle n'est pas loin du tout, t'as raison...
A : Tais-toi Odd, tu vas plus l'inquiéter! Ulrich, avant que tu ne ''plonges'', je te rappelle que tu n'auras pas non plus de possibilité de communiquer avec nous. Pour ce qui est de te diriger dans le labyrinthe de salle, t'auras pas le temps de chercher, alors écoutes-moi bien, je te donne la route jusqu'à la Voute Céleste...


La jeune fille lui donna les directions qu'ils auraient à suivre. Puis quelques dernières recommandations.
A : Normalement, il ne devrais pas y avoir de clé à activer... Bon, maintenant, je te dis juste une chose : Bonne chance...
O & J : Bonne chance vieux...
U : Merci les amis! (juste avant que les portes ne se referment) Et je vous fais le serment de vous garder Yumi en vie...


Les portes du scanner se refermèrent sur le brun. Son destin était maintenant scellé, il ne pouvait plus faire marche arrière.
J (dans le laboratoire, espérant de tout son cœur la réussite) : Transfert...
Un souffle chaud venant du sol commença à faire son apparition, faisant dressé les cheveux d'Ulrich sur sa tête. Ulrich connaissait bien cette sensation. Cela était pareil à chaque virtualisation. Cependant, après tant de mois d'arrêt, cela était étrange et presque redevenu inconnu pour lui...
J (ses doigts tremblants en touchant les touches sur le clavier.) : Scanner...
Le corps d'Ulrich se mit à flotter dans le tube doré. Ulrich était toujours habitué à ce fait et n'eut pas de mal à se souvenir de toute les fois où il avait expérimenté cela en allant à chaque fois sur Lyoko. Cependant, ce jour-là, ce n'était pas pareil. C'était peut-être la dernière impression qu'il aurait dans sa vie, mais essaya de ne pas penser à ça. Il devait se concentrer sur la mission qu'il s'était fixé et uniquement sur elle : ne pas faire que Yumi meurt...
J ( appuyant sur le touche ''entrée'') : Virtualisation...


Voilà, c'est pour pour ce... matin!
Pour ce qui est de la suite, je ne sais pas quand je vous la posterais... et je suis sérieuse!
Mais elle portera sur les Lyokoguerriers, soyez-en certain!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 05 Nov 2012, 12:20

Re: Comédie Musicale

waaa !!! mais il s'en est passé des choses dite moi :) franchement j'adore c'est super bien ecrit et l'histoire sors vraiment de l'ordinaire c'est génial :) continue je suis fan !!
"mon coeur t'appartient, mais si tu continue a lui faire du mal ou à le briser il ne restera plus rien"

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Message 05 Nov 2012, 21:20

Re: Comédie Musicale

Alors là je dis BRAVO vraiment. Dans ce chapitre l'aventure fait un grand bond en avant et prend une tournure plus qu'inattendu. En effet j'aime beaucoup ce chapitre car même s'ils ne s'avouent pas encore leurs sentiments tu sens toute la complicité qu'il y a entre eux puisque Ulrich et le seul a avoir compris ce qu'elle faisait. Prend tout le temps que tu aura besoin pour la suite ( le temps que tu nous fais pas patienter un mois ;p)
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Message 11 Nov 2012, 12:30

Bonjour tout le monde, comme on est la veille du retour en classe, je vous mets une suite pour vous (et aussi me) motiver!^^
Pour ce qui est des messages que l'on m'a laissé, voici comme d'habitude les réponses.
- Jojdu13b : Merci de me dire que l'histoire sort de l'ordinaire, ça fait charud au coeur! Il est vrai que je me casse souvent la tête pour inventer des faits encore jamais écrits dans mes histoires! Mais des fois cela vient tout seul et j'incruste juste des références à la serié d'origine (C'est pour cela que j'en mets souvent dans mes histoires...)
- Invité : Pour ce qui d'un grand bond en avant, moi qui connait tout mon histoire, je peux dire... que tu pourrais encore me dire ça plusieurs fois jusqu'à la fin de mon récit... (Je reste énignatique juste pour vous embêter!^^) Quand à la tournure plus qu'intattendu, je savais que ce passage sera vu comme cela, car c'est ce qui est fait que ma fanfiction devient alors encore plus longue. Pour parler de la relation et de la complicité d'Ulrich et de Yumi, je pense que beaucoup vont s'apercevoir lors de futurs chapitres que Lyoko et la situation dans laquelle ils sont vont vraiment avoir un impact sur eux deux, mais je n'en dis pas plus...
Quand au temps que je mets pour faire une suite, je ne vous ferais jamais patienter un mois : sois je serais devenir folle, sois j'aurais complétement oublié mon histoire sur ce forum (ce qui me parait impossible, à moins d'être devenu amnésique) ou alors je serais morte, enterrée six pieds sous terre...
Donc voici, le chapitre 45!


Chapitre 45: A une seconde près...
Le corps d'Ulrich se dématérialisa dans le sarcophage doré grâce à la lumière éblouissante... pour réapparaitre quelques secondes plus tard dans l'aréna. Cela avait marché : la virtualisation avait réussie! Cependant, il avait comme une étrange impression, c'était comme s'il venait pour la première fois sur Lyoko et qu'il devait réapprendre à vivre là. Ulrich se dit que c'était sûrement dû à la longue interruption entre sa dernière virtualisation et celle-ci, et il n'y pensa plus.

Dès qu'il atterrit sur le sol de l'aréna, il se mit en route, savant très bien qu'il n'avait pas beaucoup de temps devant lui. Il décida de ne pas utiliser le Supersprint, bien qu'il se devait d'être rapide. Mais sa faculté risquait surtout de le faire aller trop vite et de lui faire perdre l'itinéraire que son amie aux cheveux roses lui avait donné. Et cette fois, il n'avait pas l'appui de quelqu'un dans le monde réel pour le guider.

Ulrich suivit toutes les directions qu'on lui avait indiquées. Heureusement que Yumi lui avait donné une méthode de mémorisation pour ce genre de chose, sinon il ne s'en serait jamais sorti... Yumi, il allait enfin la revoir, en chair et en os, bon, plutôt en particules numériques...^^ Mis cela ne faisait rien au samouraï, tant qu'il se retrouvait face à face avec l'élue de son cœur, rien ne pouvait gâcher son bonheur...

Il s'était tellement perdu dans ses pensées que lorsqu'il en sortit, il était à la dernière intersection qu'il devait prendre, mais était complétement perdu et ne savait plus quelle sortit prendre. Ulrich se maudit d'avoir rêvasser, même si c'était de Yumi, car cela lui posait alors problème. Soudain, quelque chose vint l'aider. Une chose ou plutôt un bruit : le son que fait l'ascenseur qu'avaient créé les deux génies. Ulrich suivit le bruit et prit la sortie qui se trouvait à sa gauche. Gagné, c'était celle qu'il devait prendre. Il se plaça sur le plateau de l'ascenseur et l'ascenseur se déplaça tout de suite.

Ulrich comprit que si l'élévateur avait fait du bruit, c'était qu'il était revenu à sa position d'origine et dont qu'il avait transporté quelqu'un d'autre avant lui, et cette personne ne pouvait être que Yumi... Il croisa les doigts en espérant qu'il n'arriverait pas trop tard à la Voute Céleste...

Le chemin jusqu'à l'accès à l'extérieur de la sphère qu'est Carthage ne fut pas long. Ulrich se prépara à toutes les possibilités pendant que la porte venant à la Voute Céleste s'ouvrait. Ce qui apparut sous les yeux du jeune brun fut à la fois réconfortant et inquiétant : Yumi était toujours là, mais au bord sur tu territoire, un peu trop proche selon Ulrich... Le samouraï n'avait pas tord, il n'eut pas le temps de dire quelque chose que Yumi... plongeait dans le vide!
Ulrich (utilisant son Supersprint) : Non Yumi!!!

Il parcourut le peu de distance qui le séparait de son chère et tendre en un rien de temps... et rattrapa de justesse le poignet de la japonaise. Néanmoins, la situation n'était pas très ''confortable'' : Ulrich était allongé sur le sol du bout du territoire, retenant d'un seul bras tout le poids de Yumi. Le jeune homme s'aperçut bien vite que son amie ne ferait rien pour débloquer cette situation. Elle avait fermé les yeux et semblait tétanisée. Elle ne pourrait lui être d'aucune aide.

Cependant, la fragilité ainsi visible de Yumi fit reprendre courage et force au samouraï, et il réussit, après beaucoup d'efforts et de temps à remonter la geisha virtuelle sur le bout de territoire... Il s'écarta alors du bord, emmenant avec lui celle qui savait si bien faire battre son cœur. Le jeune samouraï se sentait exténuée et essoufflé, ce qu'il trouva étrange ; car normalement, sur Lyoko, on ne peut pas ressentir de douleur ou avoir une quelconque sensation ayant un lien avec le corps.

Pendant ce temps-là, la nippone n'avait toujours pas ouvert les yeux. Depuis qu'elle avait tenté de sauter et même lorsqu'Ulrich lui avait saisit le poignet et l'avait remontée, elle était resté crispée et avait préféré garder les yeux clos, à cause de sa peur de disparaître à jamais et de mourir. Mais lorsqu'elle se rendit compte qu'elle ne tombait pas et qu'elle sentait un sol en dessous d'elle, elle ouvrit peu à peu ses yeux bridés pixelisés pour voir où elle se trouvait. Elle s'étonna d'être encore sur le bord du cinquième territoire.
Ne comprenant pas vraiment ce qui s'était passé, Yumi regarda alors aux alentours.... et fut surprise de trouver non loin d'elle Ulrich, qui semblait reprendre des forces et surtout son souffle. Il était accroupi au sol et avait mis ses mains à terre pour mieux pouvoir respirer. La japonaise comprit alors tout : c'était Ulrich qui l'avait sauvée en le rattrapant et la remontant sur le bord du territoire!

Celui-ci, après avoir récupéré, se rendit compte que la geisha virtuelle le regardait. Et il lui offrit un doux sourire pour confirmer sa supposition. Oui, c'était bien lui, ce n'était pas une illusion. Toutes ses angoisses, ses frayeurs, son pessimisme, les cauchemars qu'elle avaient eu depuis qu'elle s'était réveillée sur Lyoko, s'évaporèrent alors d'un seul coup. Tout allait bien si Ulrich était là, auprès d'elle...

Sous le coup de l'émotion, Yumi fit quelque chose d'incroyable, ou plutôt de peu courant chez elle : elle se jeta dans les bras de l'élu de son cœur! Le fait d'être restée seule sur Lyoko pendant un certain temps (elle n'était pas arrivée à estimer le temps qu'elle avait passé toute seule dans le monde virtuel) l'avait rendu encore plus fragile, et le simple fait de savoir qu'elle était contre Ulrich lui donnait une sorte de ''protection'', car la sienne était brisée depuis qu'elle s'était rendu compte qu'elle était seule dans le monde virtuel.

Lorsque Yumi fit ça, Ulrich resta quelque peu... paralysé^^ sur l'instant. Il ne s'était pas attendu à ça, c'était la première fois que son amie se montrait aussi vulnérable et aussi proche de lui.(Note de l'auteur : Je dirais même qu'il n'y a pas plus proche de cela...^^) Mais il comprit aussi bien vite que Yumi avait fait ça parce qu'elle avait besoin de réconfort. Bien que l'on ne puisse pas pleurer sur Lyoko, il sentit que la japonaise était en train de trembler, comme si elle sanglotait. Au début, il n'osa rien faire, redoutant une quelconque réaction de la part de son amie, mais prenant sur lui-même, il finit par mettre sa main sur le dos de celle-ci et la resserrer encore plus contre lui. (Note de l'auteur : Odd serait là, des petites remarques par rapport à ce qui se passait fuseraient.^^)

Yumi ne dit rien, mais sentit bien qu'Ulrich l'étreignait encore, ce qui ne la gênait pas pour le moins du monde... La jeune gymnaste virtuelle affectionnait particulièrement ses courts mais rares instants aux côtés de celui qui lui savait si bien faire battre la chamade à son cœur. Elle n'opposa alors pas de résistance au jeune homme... et en profita pour se caler encore mieux contre le torse d'Ulrich : le plus belle endroit qui soit pour elle...^^

Ulrich regarda son ''amie'' et la laissa faire. Premièrement, car il risquait de la mettre en colère, et deuxièmement... car lui aussi profitait pleinement de la situation. Alors il se contenta de continuer son étreinte et regarder d'un air amoureux la jeune fille qui se trouvait dans le creux de ses bras.
Quand Yumi avait l'air de s'être calmée et ne tremblait plus, elle se détacha, à contre-cœur (^^) d'Ulrich et lui adressa ces quelques mots qui emplirent le cœur du jeune homme d'un bonheur simple mais de la plus grande pureté.
Y : Je suis contente que tu sois là Ulrich... J'aurais pu faire le plus grosse erreur de ma vie...
U (lui adressant un doux sourire) : Moi aussi je suis heureux de te voir, j'ai cru que je n'arriverais jamais à temps...


La geisha virtuelle perdit peu à peu son sourire et pâlit aussi au fur et à mesure qu'Ulrich continuait de parler. Quelque chose venait de la replonger instantanément dans sa triste réalité.
U : …On s'est tous inquiétez lorsque l'on a vu que tu étais sorti de l'aréna...
Y : Ulrich, je...
U (ne s'étant pas aperçu que Yumi lui avait parlé) : Et quand j'ai compris ce que tu voulais faire, on a complétement paniqué, puis...
Y (utilisant la manière radicale car la méthode douce ne marchant pas) : Mais tais-toi à la fin... (lui mettant sa main sur la bouche du brun pour le faire taire)


Le samouraï resta figé par le geste de son amie. Elle n'était pas du genre à être si directe. Yumi dut voir que cela le gênait, puis quand elle se rendit vraiment compte de ce qu'elle faisait, elle enleva précipitamment sa main de devant les lèvres d'Ulrich, complétement gênée... Si elle n'avait pas été sur Lyoko, elle était sure qu'elle serait devenue rouge pivoine.
Y (confuse) : Désolé, mais tu continuais de parler alors j'ai fait la première chose qui m'est venue à l'esprit... Et si j'ai fait cela, c'est aussi parce que cela ne te sert à rien de me parler... Je suis toujours sourde, et ici je n'arrive pas à lire sur tes lèvres.

Ulrich fut quelque peu déçu d'apprendre cela, cela les gênait vraiment pour communiquer entre eux. Néanmoins, pour ne pas inquiéter Yumi, il cacha son ressenti et hocha la tête pour lui faire comprendre qu'il avait compris.
Y (continuant de lui expliquer) : Toi tu m'entends, mais moi, je ne vois pas comment on pourrait faire pour que je comprenne ce que tu veux me dire?

Ulrich, après quelques secondes de réflexion, trouva l'idée qui allait les sortir de cette situation... Il lui fit signe de se rapprocher puis commença a écrire des mots. Yumi comprit tout de suite où il voulait en venir et lui dit que ce sera parfait, puis lui demanda de lui raconter tout ce qui s'était passé et surtout pourquoi elle s'était retrouvée plus tôt que prévue sur Lyoko...

Elle écouta toute l'histoire et ne l'interrompit pas, par politesse. Elle fut tétanisée de savoir qu'elle était finalement tombée dans un coma profond et que c'est pour cela qu'ils avaient dû anticipé sa virtualisation. Cependant, elle remercia le jeune samouraï pour s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas. Il fut plus mal à l'aise que content suite à ce remerciement...^^ Après cela, pour évaluer le temps qui s'était écoulé depuis leur ''fuite'' de Kadic, elle lui demanda l'heure.
U (écrit par terre ce qu'il disait) : Il doit être Mardi, dans les environs de une heure et quart du matin. Jérémie t'a virtualisée et bloquée entre les deux mondes à peut-prêt deux heures avant moi...
Y : On est déjà parti depuis tout ce temps?! Je sais que sur Lyoko le temps paraît long, mais là, je croyais, au minimum, que l'on était toujours Lundi...
U (écrivant) : Tu as ''dormi'' la majorité du temps, alors c'est normal...
Y : Oui, c'est vrai que je n'ai pas eu la même notion du temps avec ce qui s'est passé... Au fait, tu sais ce que je dois faire maintenant que je suis sur Lyoko?
U (nota à terre) : Tu n'avais pas eu le temps d'être mise au courant. Mais les Einsteins nous ont expliqué que dès que tu serais réveillé, tu devrais alors aller dans la tour du cinquième territoire où il mettrais le programme ''Guérison'' en marche...
Y (se mettant debout rapidement) : Alors on peut y...


La geisha n'eut pas le temps ne finit sa phrase qu'elle fut pris d'un vertige. Ulrich, en chevalier servant^^, la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol.
U (inquiet) : Ça va Yumi?!
Y (reprenant un peu ses esprits, n'arriva pas à lire sur les lèvres d'Ulrich, mais comprit néanmoins à son attitude qu'est-ce qu'il lui demandait) : Oui, ça peut aller... Qu'est-ce qui s'est passé?
U (écrivant des mots devant lui) : T'as dû faire un petit malaise...
Y (lui répondant) : C'est pas normal, cela ne devrait pas arriver sur Lyoko...
U (traçant en l'air sa réponse) : Jérémie nous a dit que ta virtualisation avait modifié un équilibre qui s'était construit dans Lyoko, c'est peut-être lié...
Y : Et c'est grave ?
U : Je ne pense pas, sinon Jérémie aurait été plus paniqué...
Y (se remettant debout à l'aide du samouraï) : Alors cela n'est pas très important... On y va à cette tour...
U (faisant un geste qui indiquait qu'elle passait devant) : Après vous mademoiselle...
Y (commençant à se mettre en route) : Arrête de faire l'idiot, tu vas devenir comme Odd!
U : Alors j'arrête tout de suite, j'ai aucune envie de lui ressembler!


Yumi ria sur l'instant : vraiment Ulrich la faisait bien rire. Elle s'aperçut qu'à cause de tout ce qui s'était passé les derniers jours, c'était la première fois depuis longtemps qu'elle rigolait, et cela lui faisait du bien.

Quand les deux amoureux prirent l'ascenseur et se retrouvèrent dans la salle juste après, les premières questions vinrent à se poser. Par où devaient-ils aller? Tout les deux n'en avaient aucune idée et ils s'en retrouvaient bien embêté. Ils décidèrent alors de prendre le chemin par lequel ni lui ni elle n'était arrivé plus tôt et ainsi aller à l'aveuglette dans le labyrinthe. Ils savaient très bien qu'ils avaient de grands risques de se perdre sans l'aide de Jérémie, mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Ils prirent donc la sortie qu'ils avaient décidé et continuèrent leur route.

Ils passèrent pas plusieurs salles, Ulrich faisant des marques au passage pour qu'ils sachent s'ils ne tournaient pas en rond et ne revenaient pas sur leur pas. A un moment cependant la tâche devint un peu plus compliquée...
U : Oulala! Là, ça se corse vraiment!
Y : Oh non, pas encore...


Dans la salle qui s'étendait devant eux, de nombreux rayons lasers étaient présents et la parcouraient en long, en large et en travers. De quoi rendre difficile le chemin vers la salle suivante. Ulrich attira l'attention de son ''amie'' pour qu'elle lise les mots qu'ils étaient en train décrire pour elle.
U : Tu as déjà eu affaire à cette pièce auparavant?!
Y : Oui, c'était il y a très longtemps... C'était peu après la découverte du cinquième territoire. (cf : Exploration) Mais ce qui m'intrigue, c'est comment peut-il peut y encore avoir des rayons? A l'époque, c'était Xana qui les avait mis pour me mettre des bâtons dans les roues...
U (continuant d'écrire) : Je ne sais pas moi non plus... Et tu as fais comment pour passer cette fois-là?
Y : Avec un petit enchaînement de gymnastique, c'était passé tout seul...
U : On ferait mieux de faire demi-tour...
Y (étonnée) : Pourquoi?!
U : Tu arriverais à le refaire, j'en suis sûr, mais pour moi, je n'ai pas ton agilité et ça risque d'être difficile!
Y : Tu te rends compte de ce que tu viens de dire?! C'est la première fois que tu renonce contre un obstacle!
U (ne voulant pas trop paraître lâche aux yeux de sa belle) : Bon, on va essayer alors...
Y : Je vais y aller la première, regarde où je passe comme ça tu sauras où tu pourrais passer plus facilement...


Le samouraï leva son pouce, signe qu'il avait compris ce qu'elle voulait dire. Yumi se mit face aux rayons, prit une grande inspiration pour se donner du courage et se mit en position de début d'enchaînement de gymnastique.

Cependant, au beau milieu des innombrables rayons lasers, Yumi défaillit un instant en voulant se mettre en équilibre sur les mains et tomba, se brûlant à plusieurs reprises dans sa chute.
Y : Aïe!!!
U (voyant le chute mais ne pouvant rien faire) : Yumi!!!
Y (s’apercevant qu'Ulrich voulait venir jusqu'à elle) : Non, reste où tu es! Je n'ai pas envie que tu ais aussi affaire à ses rayons...
U (écrit en l'air pour faire passer un message à Yumi) : Ça va au moins?
Y : Ça pourrait aller mieux, mais je n'ai pas vraiment le choix... (se massant une épaule qui avait frôlé un rayon) Les rayons m'ont complétement brûlé, ça fait mal...
U (ayant attirer l'attention de la japonaise, écrivit) : Comment ça tu ressens la douleur? Normalement, tu reçois sur le coup et tu as mal sur le coup quand tu es sur Lyoko, non?!
Y : On le sais tout les deux bien. Mais je ne mens pas, au lieu d'avoir un picotement comme d'habitude, c'est comme si je m'étais réellement brûlé avec quelque chose, c'est très étrange...
U : On en reparlera plus tard, dès que l'on arrive à communiquer avec les Einsteins.
Y : D'accord... Euh Ulrich?
U : Oui?
Y : Est-ce que tu pourrais me trouver un chemin vers l'autre côté? Après ce qui s'est passé, je ne voudrais pas encore me faire charcuter par les lasers, (aplatit à terre) et d'où je suis, je n'ai pas vraiment une vue d'ensemble... Je ne veux pas tenter de reprendre un enchaînement de gymnastique en partant à l'aveuglette!
U : Pas de soucis! (évaluant où pouvait aller Yumi) Je crois que je t'ai peut-être frayer un chemin entre les lasers.


Le brun lui expliqua son idée et sa bien-aimée la mit en œuvre. Pour ne pas trop faire courir de risque à Yumi, Ulrich avait misé sur le terre à terre et n'avait pas fait faire à son amie des figures gymniques au dessus du sol, la plupart du temps, la japonaise devait ramper sur le sol bleuté du cinquième territoire. Bien sûr, ce n'était pas très élégant et Ulrich était confus que faire ''subir'' cela à la geisha virtuelle, mais le but passe avant les moyens et les techniques utilisés.

Au bout de quelques efforts, la jeune fille parvint à la fin de la barrière de rayons lasers. Elle se releva avec quelques difficultés... Vraiment, cette petite ''balade de santé'' n'était pas de tout repos et était plutôt sportive. Elle se retourna vers les rayons rouges flamboyants et fit signe au samouraï que tout allait bien et qu'il pouvait y aller à son tour. Ulrich examina une fois de plus en détail où se trouvaient exactement les rayons, puis quand il fut assez sûr de lui, il entra lui aussi dans l'espace des rayons lasers.

Il prit tout son temps, faisant attention au moindre de ses gestes, pour regarder s'il ne risquait pas de se faire brûler à son tour. Néanmoins, un court instant, son regard se porta sur la japonaise qui l’encourageait avec un tel espoir dans ses prunelles que cela le déconcentra^^... et il finit cependant par se faire brûler par un laser, lui aussi, au niveau de la jambe. Ulrich ne voulant pas hurler pour ne pas faire peur à Yumi, lâcha cependant un petit cri de douleur.
U (se tenant la jambe) : Et mince...
Y (ayant vu toute la scène) : Ça va, pas trop mal?


Ulrich, ne pouvant pas répondre en traçant des lettres en l'air, à cause de l'étroitesse de l'espace entre les rayons couleur sang, lui adressa juste un petit sourire forcée pour ne pas l'inquiéter.. Et puis, il se remit à progresser. Il réussit à terminer sans autre problème le ''parcours'' et arriva donc aux côtés de Yumi, complétement épuisé. Il se remit debout après qu'il eut quelque peu récupérer son souffle, et Ulrich lui fit signe que tout allait bien et qu'ils pouvaient continuer.

Ils traversèrent encore de nombreuses salles, sans savoir combien de temps il s'écoulait dans le monde réel, jusqu'à ce qu'Ulrich entende des grésillements, comme un micro qui aurait un problème.
? (d'un ton lassé) : Mais, puisque je te dis que ça ne marche pas, encore une fois!
La jeune homme crut rêver en entendant ces quelques mots, mais non, cela continuait...
? : On aurait dû choisir ma solution!
? : On en a déjà essayé beaucoup des tiennes, si tu ne te souviens pas!
? : Mais vous allez vous arrêtez un jour de vous disputer tout les deux?!

Ulrich n'hallucinait pas, ils entendaient bien ses amis discuter, ou plutôt se disputer. Il fit arrêter Yumi et lui fit signe de se taire.
U (levant la tête en l'air) : Odd? Aelita? Jérémie? Est-ce que vous m'entendez?!

Du côté du laboratoire, Aelita fit taire les deux garçons car il lui avait semblé entendre une sorte de murmure. Elle se rendit alors compte que celui-ci venait en fait du pupitre du Supercalculateur.
A : Aelita, tu nous entends?
U : Oui, on t'entend. Mais ne crie pas comme ça, tu vas d’exploser les tympans et vous n'aurez pas une, mais deux personnes à qui il faudra rendre l'ouï!^^
A (contente de la petite blague d'Ulrich qui signifiait qui aille bien, et pleurant) : Je suis super contente de t'entendre!
J : Désolé Ulrich, on a eu un problème avec le micro, c'est pour ça que tu as cru que l'on criait...
O : Et Yumi, ça va?! A ce que je vois, elle est juste à côté de toi, tu as donc eu le temps de la retenir avant qu'elle n'arrive à la Voute Céleste?
U (se souvenant de ce qui s'était passé, gêné) : On peut dire ça... Sinon, oui, Yumi ça peut aller (sentant que celle-ci lui tapotait l'épaule pour savoir ce qui se passait) Attendez deux minutes, je dois parler avec elle!


Il lui expliqua la situation rapidement en écrivant des mots au mur qu'il y avait juste à côté d'eux. La japonaise fut contente de savoir d'Ulrich avait repris contact avec les autres, ne plus se savoir coupé du monde la soulageait un peu. Puis Ulrich reprit la conversation avec les trois autres.
O : Dis donc, vous en avez pris du temps?! Vous vous êtes fait un très long dialogue ou quoi?
U : Tu sais, si tu avais quelqu'un de sourd en face de toi, pour lui faire comprendre la situation, alors tu ne saurais que ce n'est pas si simple!
J : Comment est-ce que tu arrives à discuter avec elle?
U : Je fais des mines, ou j'écris des mots en l'air ou part terre, je fais comme je peux suivant l'instant...
O : T'as modifié un peu la technique de Yumi... Pas mal!


Aelita prit alors quelques instants la place de Einstein devant les écrans du Supercalculateur, sans demander la permission au principal concerné.
J : Eh?! Ne te gênes pas Aelita!
A (lui lançant un regard en colère) : A ce que je sache, j'ai tout autant le droit d'utiliser cet ordinateur que toi! Et puisque c'est moi qui ai trouvé le moyen de contacter Ulrich et Yumi et que tu ne croyais pas en moi, alors continue de me faire la tête, mais moi, j'avance dans le travail!


La jeune fille aux cheveux roses laissa alors en plan le petit génie (qui était complétement abasourdi par les dernières paroles d'Aelita), puis commença à pianoter rapidement sur le clavier après avoir brancher l'ordinateur portable au pupitre.
A : J'avais préparé à l'avance quelque chose qui va te paraître bien utile Ulrich... Je vous l'envoie tout de suite! (et elle appuya sur enter)

Sur Lyoko, Ulrich et Yumi avaient vu, sous leurs yeux, apparaître soudainement une interface. La jeune japonaise, qui n'avait pas été prévenu de l'arrivée de quelque chose, avait eu la peur de sa vie et avait lâché un cri de surprise en se cachant derrière Ulrich. Alertés par le cri de leur aînée, les trois au laboratoire se jetèrent sur le micro pour savoir qu'est-ce qui se passait.
U (riant encore de la réaction de Yumi) : Ne vous en faites pas... Aelita, tu viens juste de faire une frousse mémorable à Yumi! (faisant signe à celle-ci pour qui dire que tout allait bien et qu'elle ne devait pas avoir peur) Allez, viens!

Les deux amoureux se rapprochèrent alors de l'interface pour l'examiner de plus prêt.
U : Et à quoi il va pouvoir nous aider?!
A (malicieuse) : Regardes l'écran!

Le samouraï examina l'écran pour découvrir au finalement que les dernières paroles qu'ils avaient échangeaient étaient affichés à l'écran.
A (expliquant) : J'ai repris le programme qu'avait créé Jérémie et je l'ai implanté dans une interface. Il suffit que l'un de nous, sur Lyoko ou au laboratoire, dise quelque chose et cela s'affichera sur l'écran. Je me suis aussi arrangé pour qu'il y ait la reconnaissance vocal, comme ça Yumi pourra voir qui est-ce qui parle lorsque l'un de nous trois qui sommes dans le monde réel dira quelque chose. On pourra aussi s'en servir pour se voir, mais je n'ai pas encore peaufiné cette partie du programme!
Y : Ça ne fait rien Aelita, c'est du bon travail! Et ça épuisera moins Ulrich de m'écrire tout ce qu'il voulait me dire...
U (troublé de savoir que la geisha s'inquiétait de son état de santé) : Mais cela ne faisait rien, si j'avais trouvé une autre manière, je l'aurais prise...
Y : Tais-toi, je sais reconnaître quand quelqu'un est à bout de force... (lui offrant un doux sourire)


Einstein revient à ce moment-là dans la discussion, après avoir digérer le petite pique que lui avait lancée Aelita.
J : En parlant d'épuisement, qu'est-ce que vous avez fait tout les deux? Vous avez perdu une bonne partie de vos points de vie!
Y : Je crois qu'on s'en bien rendu compte Einstein. On a croisé la route de rayons lasers dans une salle et on a ''dégusté'' tout les deux, si on peux dire... Jérémie, par contre, ce qui était étrange, c'est que l'on a ressenti la chaleur de la brûlure des lasers, mais ça nous paraissait anormal, qu'est-ce que tu en penses toi?
J : C'est vrai qu'auparavant, vous aviez juste mal sur le coup et cela vous faisait comme des picotements d'électricité... (se tenant le menton) Étrange...
A (désignant une fenêtre sur un écran secondaire) : Mais qu'est-ce qu'il vous arrive? Vous êtes attaqués par quelque chose ou quoi?
U (regardant tout autour de lui et de Yumi) : Bah non pourquoi ?
O : Vous venez tout les deux de perdre deux points de vie. Qu'est-ce qu'il a bien pu se passer?
Y : Aucune idée...
J : On verra ça plus tard (se replaçant devant le pupitre). Heureusement que vous avez avancé vers la tour du cinquième territoire, cela va me faciliter la tâche. Je vais maintenant finir de vous guider jusqu'à elle.
U : On te fait confiance, donne les directions que l'on doit suivre.


Le petit surdoué continua de leur expliquer par où ils devaient aller, pendant que Madame Einstein débrancha l'ordinateur portable du pupitre et repartit dans son coin, visiblement encore fâchée contre Jérémie. Le goinfre regarda la scène impuissant, vraiment ils ne comprenaient plus ses amis. Une querelle partie de rien, encore une...

Les deux amoureux sur Lyoko, quand à eux, furent orienter pendant les cinq-dix minutes suivantes dans le dédale du cinquième territoire. Mais ils parvinrent à se rendre à la salle où trônait magistralement la seule et unique tour du territoire de Carthage. Arrivés à destination, Ulrich demanda une petite faveur à Jérémie.
U : Einstein, est-ce tu pourrais faire réapparaitre l'interface, s'il-te-plait?
J : Pas de soucis! Mais ne me le demandes pas à chaque fois, il suffit que tu dises clairement à haute fois ''Interface'' et elle apparaîtra. Pareil si tu veux pas faire disparaître, avec ''Arrêt Interface''!
U : OK! (vérifiant bien que Yumi regardait l'écran qui se trouvait devant eux) Yumi, je te laisse y aller... Et bonne chance!
Y : Merci, j'en aurais sans doute besoin!


La japonaise s'approcha alors du vide qui séparait le plateau de la tour et s'aperçut alors qu'il était plus grand et plus profond qu'il n'y paraissait. Elle recula de quelques pas, elle ne pouvait pas y arriver, pas avec une telle distance. Ulrich se rendit bien vite compte qu'une chose n'allait pas. Il rejoignit alors Yumi, avec l'interface qui le suivait à la trace.
(Note de l'auteur : On connaissait l'animal de compagnie qui vous suivait partout (Kiwi peut être un bon exemple), et bien je vous présente l'interface de compagnie, qui vous garantit aucune trace de bave, ni aucun poil sur vos vêtements!^^ Désolé pour le petit délire, mais je n'ai pas pu résister... J'ai dû vous le mettre!^^)

U : Ça va aller?!
Y : Avec une telle distance, cela me paraît impossible. Et hors de question que j'utilise la télékinésie, dans mon état, je ne sais pas les conséquences que cela pourrait avoir...

Les deux jeunes gens réfléchirent simultanément et trouvèrent une idée... en même temps!^^ Ils se retournèrent l'un vers l'autre, et chacun comprit que l'autre avait un plan... le même plan?!
U & Y (en même temps) : Tu penses à ce que je pense?!
Yumi n'eut même pas à regarder ce qui était écrit sur l'interface. Ulrich et elle s'étaient compris d'un regard... Yumi partit à l'autre bout de la salle et courut en direction de la tour de passage... (ainsi elle aurait de l'élan) et vers Ulrich qui allait lui servir de tremplin vers ses jambes!
(Note de l'auteur : Pour ceux qui n'ont pas compris, je reprends une scène du Réveil de Xana partie 2, où les deux amoureux utilisent aussi cette technique, mais les rôles y sont inversés)

Tout ce passa sans encombres, et Ulrich, en se retournant, eut juste le temps d'apercevoir sa chère et tendre entrer de justesse dans la tour, avec avoir fait un vol majestueux...


Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. Le prochain chapitre portera sur Héléna, mais qui cette fois-ci en découvra plus, si on peut dire, sur tout ce que cache le reste de la bande, ensuite je reviendrais sûrement vers le laboratoire et Lyoko...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 11 Nov 2012, 19:33

Re: Comédie Musicale

Une belle petite scène de romance, avec quelques petit dangers en bonus.

Pour le prochain chapitre, je me demande comment helena pourrait en apprendre plus sur le secret des LG (il n'y a aucune trace)
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Message 18 Nov 2012, 20:19

Coucou, comme d'habitude, je vous poste une suite (un chapitre seulement, je sais...)
Et merci à Thor94, pour ton message, ça m'a fait plaisir. Pour répondre à ta question, je n'ai pas vraiment dit qu'elle en apprendra plus sur le secret des Lyokoguerriers, d'où mon expression ''si on peut dire'' dans mon précédent poste. Mais je te laisse découvrir que je sous-entendais dans mon chapitre d'aujourd'hui...
Voici donc le chapitre 46.


Chapitre 46: Illumination! Et petits secrets des autres qu'il faut cacher...
Retour arrière, aux environs de minuit trente, à l'internat de Kadic, à l'étage des filles. Tout était calme, toutes les jeunes filles avaient l'air d'être endormies. En effet, elles étaient presque toutes parties pour le pays des rêves, toute sauf une...

Chambre d'Aelita et d'Héléna. Les deux lits étaient faits, l'un vide, normal puisque son occupante avait ''déserté'' le collège ; mais l'autre aussi était tout autant inoccupé et cependant les draps étaient parfaitement mis! Héléna n'était pas allée se coucher, elle n'en avait même pas eu envie. Après avoir bouquiné pendant longtemps à son bureau dans l'espoir que la fatigue vienne, jusqu'à franchir largement le couvre-feu (je sais impossible pour elle!^^), Héléna avait abandonné car elle savait que cela ne marchait pas. Elle savait très bien qu'elle allait passer une nuit blanche car elle avait bien conscience que si elle s'endormait, elle allait cauchemarder ; et sa conscience l'empêchait ainsi de vouloir dormir.

Plusieurs fois, elle avait dû éteindre sa lampe de bureau en entendant les pas de Jim qui faisait ses rondes. Déjà qu'elle avait des ''ennuis'' avec la police, elle ne voulait pas en avoir d'autres avec l'administration de Kadic. Les policiers l'avaient déjà retenu jusqu'au milieu de soirée pour en apprendre le plus possible sur ses cinq amis...

Après en avoir eu marre de lire (pourtant chose délirante en temps normal pour Héléna!^^), elle s'était installée sur son bureau, ses lunettes de lecture avec lumière intégrée sur le nez, et s'était mise à admirer ce qu'elle pouvait du ciel étoilé par la fenêtre. Et quand des idées intéressantes lui passait à l'esprit, elle prenait un cahier de brouillon où elle notait tout ce qui venait. Et cela se passa ainsi pendant une bonne partie de la nuit jusqu'à ce que les pensées d'Héléna se mettent à ressasser tout ce qui s'était passé depuis le début de l'après-midi.

Elle était en pleine réflexion, lorsque tout d'un coup, vers minuit trente, un éclair de génie jaillit dans l'esprit de la jeune rousse.
H : *Mais pourquoi avoir dit ''Et qu'elle ne soit pas tout le temps la tête en l'air ou dans les nuages, pendant qu'on ne sera pas là.'' dans le post-scriptum?! C'est insensé! Je sais que des fois mon esprit divague, mais cela n'est pas important!* Odd, pourquoi as-tu tant voulu noter cette phrase dans la lettre?! (recommençant à avoir des larmes qui coulaient) Je t'en pris, je ne te comprends plus, si c'est un indice ou un message, aides-moi... (elle serra son cahier de brouillon contre son cœur pour éviter que celui-ci ne soit tâché par ses sanglots, quand soudain, l'illumination naquit dans ses pensées) Mais bien sûr, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt?!

Elle se redressa et descendit avec précipitation de son perchoir, abandonnant au passage son cahier de bouillon à terre. Elle enfila rapidement son manteau par dessus ses vêtements (ayant décidé de ne pas se mettre en pyjama, savant qu'elle se dormirait pas), mit des baskets et ouvrit la porte de la chambre... qu'elle referma quelques secondes plus tard!

Jim était dans le couloir et était en train de faire son tour de garde. Heureusement pour elle, Héléna était rapide et ne se fit pas voir par le surveillant. Elle se colla à la porte, complétement essoufflée et ayant un rythme infernal au niveau des battements du cœur. Elle n'était pas passée loin de la catastrophe!
H : Décidément, c'était moins une! (regardant sa montre) *Bon, souvenons-nous, combien de minutes Odd a dit que Jim restait au même endroit avant d'aller ailleurs? Cinq-sept minutes, si je me souviens bien... J'espère que c'est ça, parce que je ne vais pas apprécier, ni mes parents si je me fais attraper !* (jetant encore un petit coup d’œil à l'heure) Bon, puisque je dois encore attendre plusieurs minutes pour plus de sécurité, je vais alors chercher ce qui pourrait mettre utile...

Elle fit tous ses tiroirs et finit par trouver une petite lampe de poche, mais qui éclairait très bien et glissa son portable dans sa poche au cas où. Elle allait finalement ouvrit sa porte, lorsqu'une idée lui passa à l'esprit et elle fit demi-tour. Elle alla trouver un objet dans une boîte fermée à clé, cachée dans le tiroir sous son lit. Elle fut enfin satisfaite et se décida alors à quitter pour de bon sa chambre qui lui donnait tant le bourbon en l'absence de sa colocataire.

Elle sortit prudemment la tête de la chambre, regarda à droite et à gauche pour voir s'il n'y avait personne et referma la porte derrière elle. Puis elle partit sans tarder pour ne pas se faire voir ni remarquer. En moins de deux minutes, elle était déjà dans la cour, sous les arcades, après avoir descendu les deux étages de l'internat. Encore personne à l'horizon, elle pouvait y aller. Elle parcourut en diagonale la cour de Kadic le plus rapidement possible et entra dans l'orée du bois.

Quand elle fut satisfaite d'être assez loin des bâtiments pour ne pas se faire voir, elle alluma sa petite lampe pour pouvoir se repérer. Retrouver un endroit dans la forêt la journée lui est une chose facile la journée, mais la nuit, c'est une toute autre affaire! Et pourtant, elle devait revenir au même endroit, car c'est là, d'après ses suppositions, qu'elle allait en partie trouver des réponses à ses questions.

Malgré l'obscurité régnant dans le parc, sa mémoire ne lui fit pas faux bout et elle trouva en très peu de temps l'endroit où elle désirait tant se rendre : là où elle avait vu pour la dernière fois le reste de la bande. Elle se repassa alors la scène où M. Delmas avait trouvé la lettre d'Odd à terre et se remémora le post-scriptum de celle-ci, une fois de plus : ''Si Héléna pouvait nous prendre les cours, ce serait cool! Et qu'elle ne soit pas tout le temps la tête en l'air ou dans les nuages, pendant qu'on ne sera pas là.''

Elle tourna en rond pendant plusieurs minutes, étant certaine qu’Odd avait dissimulé un message à son intention dans ces phrases, mais elle n'arrivait pas à comprendre quel était le message... Cependant, ces quelques minutes de réflexion ne lui furent pas d'aucune utilité, puisqu'elles furent récompensées.
H : *Et mais attend... et si je ne prenais le sens de travers! Si Odd ne suppose pas que je suis des fois dans la lune, c'est que je regarde des fois vers le ciel...* Il veut que je regarde en haut, mais où?!
Le regard de la jeune rousse alla à cet instant-là vers le ciel, caché un peu par le feuillage verdoyant des arbres de la forêt. Et se porta vers un endroit bien précis, où apparut quelque chose qui rendit le sourire à l'adolescente. Elle fixa sa lampe de poche vers la direction où c'était, pour vérifier que ce n'était pas un mirage... et cela n'était pas une illusion!

La chose en question se trouvait en hauteur, coincé à la base d'une assez grosse branche d'un arbre qui se situait non loin d'Héléna. (Note de l'auteur : Pour ceux qui ont bonne mémoire, je suis sure que ça vous dit quelque chose...)
H (un sourire aux lèvres et du baume au cœur car elle était heureuse) : Je t'adore Odd avec tes machinations et tes petites ruses.... Et comme personne à part les autres de la bande et moi savent que tu m'a appris à grimper dans les arbres, cela t'a bien arrangé... Et en même temps moi aussi...
Héléna se regarda à cet instant de la tête aux pieds, heureusement qu'elle ne s'était pas vêtue en pyjama, sinon la petite séance d'escalade qu'elle allait faire se serait retrouvé plus dure que prévu.
H : Bon, je crois que je vais avoir droit à un petit effort physique...

Elle glissa et bloqua sa lampe dans sa poche pour éclairer vers le haut et elle retroussa les manches de son manteau. Puis Héléna s'attela à monter dans l'arbre pour atteindre la bande où était l'objet qui répondrait à certaines des questions de ses questions. Les dernières fois qu'elle avait fait ça, elle avait presque été toujours en compagnie d'Odd qui la sécurisait ; mais cette fois-ci, elle était seule, alors elle n'avait pas le droit à l'erreur, sinon c'était la chute! Elle prit donc toute les sécurités possibles pour ne pas faire de bêtises dans sa montée.

Elle parvint finalement à grimper jusqu'à la branche désirée, et arrivée à sa hauteur, elle se positionna sur elle, de manière à être confortablement installé, mais surtout à être bien en équilibre pour ne pas tomber. Elle put alors découvrir ce qui l'avait fait monter : l'objet qu'elle avait aperçu.
D'en bas, elle n'avait pas pu distinguer ce que c'était, mais maintenant qu'elle était juste à côté, elle découvrit que c'était une simple feuille de papier, feuille de classeur que tout Kadicien aurait pu posséder.

Cependant le bout de papier plié en trois se révéla plus important lorsque la jeune fille vit sur le recto trois petits mots. Mais trois petits mots qui emplirent son cœur de bonheur, mais aussi de soulagement: ''Adressée à Cosette''...

Héléna ne pouvait plus douter, cette feuille lui était bien adressée à elle, et pas à quelqu'un d'autre. Cosette était le surnom qu'Odd lui donnait après qu'elle l'ait elle-même choisi et elle était certaine que personne dans Kadic ou de les environs ne viendrait prendre l'un des prénoms se trouvant dans les Misérables de Victor Hugo pour surnommer quelqu'un qu'il connaissait... à part Odd bien sûr! Donc cela ne pouvait être que lui qui lui avait adressé cette feuille à elle... Quand Héléna arriva à la même conclusion, elle pleura... Elle laissa couler des larmes, qui cette fois-ci n'étaient pas de chagrin, mais de bonheur. Car elle savait maintenant que ses amis et surtout Odd, avaient pensé à elle lorsqu'ils s'étaient enfuis.

Héléna serra pendant longtemps la feuille sur son cœur. Puis elle termina quand même par la déplier, et ainsi lire ce qui était écrit au verso de la feuille. L'écriture était bien celle d'Odd, il n'y avait aucun doute, mais moins soignée et lisible que normalement. La jeune rousse en déduisit que son ami avait dû écrire la lettre (en effet, c'était bien une lettre du goinfre qui lui était adressée) à la va-vite. Celle-ci disait.

Si tu as trouvé cette lettre Cosette, c'est que tu as compris le message secret dissimulé dans le post-scriptum de l'autre lettre. Mais te connaissant, je savais que tu le verrais.
Comme tu as dû le comprendre avec ce que j'ai écrit aux parents et au proviseur, je vais avec les autres quelque part où notre japonaise pourra retrouver le sens de l'ouïe. Cependant, comme je l'ai aussi expliqué, tu ne connais pas l'endroit. Je suis désolé que tu ne puisses pas venir avec nous, cela t'aurais empêché de subir des interrogatoires de la part de beaucoup de personnes. Mais je n'ai pas encore le droit de te le dire maintenant dans cette lettre...
Néanmoins, je veux te faire comprendre que, bien que tu sois devenue un membre à part entière de la bande, tu ne connais pas tout de ce que nous avons fait avant que tu n'arrives à Kadic. Les quatre autres et moi avons préféré ne rien te dire pour que tu ne sois pas entrainée dans la galère un jour ou l'autre. Mais surtout, ne nous en veux pas pour ça, car je suis sûr que tu vas te sentir exclue. Et je t'interdit de penser cela! Un jour, je suis sûr que je pourrais tout te raconter, mais pas maintenant, par le biais de l'écriture. Mieux vaut que je le fasse face à toi, à l'oral.
Pour finir, évite que quelqu'un ne tombe malheureusement sur cette lettre!^^ Et fais tout pour ne pas te faire remarquer. Que personne ne soit au courant que je t'ai écrit cela, et suis les cours comme d'habitude (n'oublies pas nos cours!^^) tout en faisant croire que nous te manquons et que tu ne sais pas où nous sommes. Nous reviendrons avec notre japonaise en bonne santé, je t'en fais le serment.

Ne t'inquiète pas pour nous
Ton cher Marius


Notre jeune metteuse en scène fut à la fois réjouit et déçue par ces quelques phrases de la part du blond. La lettre répondait en partie à ses questions, mais elle ne lui disait toujours pas où se trouvaient ses amis. Cependant, cela lui confirmait le fait que ses amis lui aient toujours caché des petits secrets. Odd néanmoins, lui promettait de lui raconter toute l'histoire, et elle espérait que ce soit dès qu'ils seraient revenus. Héléna pensa alors qu'il avait l'obligation de tenir sa promesse, ou sinon, elle le torturerait jusqu'à ce qu'il lui dise tout, vraiment tout! Et s'il résistait encore, alors il allait avoir mal, très mal...
Sur le coup, elle se mit à rire, elle voulait à tout prix savoir où étaient les cinq anciens lyokoguerriers et comment ils allaient ; et en même temps, s'ils revenaient, elle leur ferait subir sa colère, à Odd en particulier. Cela avait quelque chose de paradoxal...

Héléna leva alors les yeux vers ciel. C'était le dernier croissant de lune et celle-ci éclairait donc peu la Terre. Et cela permettait à l'adolescente de mieux pouvoir admirer et contempler l'infinité d'étoiles qui scintillaient. Elle jeta néanmoins un coup d’œil à son téléphone portable pour avoir l'heure : une heure trois du matin. Mais cette information ne lui fit rien. Bien qu'elle ait largement brisé le couvre-feu, elle ne s'en inquiéta pas. Elle se sentait bien où elle était et c'était ça le plus important sur l'instant.

Elle jeta de nouveau un coup d’œil à son portable. Elle avait une terrible envie d'essayer de contacter une nouvelle fois ses amis. Peut-être qu'ils allaient répondre cette fois-ci?! Mais elle revint bien vite sur terre, car elle savait pertinemment que si ses amis étaient partis sans dire où ils allaient, c'est qu'ils ne voulaient en aucun cas qu'on les trouve dans leur ''cavale''. Et le fait de communiquer avec quelqu'un est la meilleure manière de savoir où est une personne, grâce à la géolocalisation.

Héléna renonça donc à les appeler ou à leur envoyer un message. Par son (in)action, elle se rendit compte qu'elle ne voulait pas vraiment que les autorités retrouvent le reste de la bande. Odd ne l'avait pas dit clairement, mais elle savait qu'ils étaient sérieux en disant qu'ils avaient la solution pour guérir Yumi de sa surdité et qu'ils ne reviendraient que lorsqu'ils auraient réussi à la faire soigner. Et cela n'était pas simple et durerait sûrement plusieurs jours...

L'adolescente désespéra en se rappelant ce fait, elle allait être encore bien seule pour assez longtemps. Mais en attendant, comme lui avait demandé Odd, il ne fallait pas que quelqu'un sache l'existence de cette lettre, sinon elle aurait encore droit à un interrogatoire de la part des inspecteurs et elle voulait à tout prix ne pas encore avoir affaire à eux. Elle voulait que ses amis n'est aucun problème jusqu'à leur retour, comme ça, elle serait elle aussi débarrassée des problèmes causés par ''l'escapade'' du reste de la bande.
H : Et déjà que les policiers ont l'ordinateur d'Odd sous la main, cela n'arrange pas leurs affaires (à la bande), ni les miennes en passant... Ils vont faire des recherches dans leur vie à Kadic et personnelle, je n'aime pas ça! Je sais que c'est pour leur bien, mais savoir que l'on va fouiller dans leur intimité, je ne supporterai pas si c'était moi...
Soudain, une idée complétement dingue et risquée lui passa à l'esprit. Réalisant tous les risques qu'elle prendrait, elle secoua la tête de gauche à droite et inversement pour chasser cette pensée. Mais il était déjà trop tard, elle était déjà ancrée dans l'esprit d'Héléna...
H (se rongeant les ongles) : Non, je peux pas faire ça... Déjà, car si je me fais attraper, j'aurais encore plus d'explications à donner... Et ensuite, car cela ne se fait pas! S'il arrivait quelque chose aux autres et que j'aurais tout fait pour que les policiers ne les retrouvent pas, je m'en voudrais toute ma vie!

La jeune rousse sortit alors un objet de la poche de son manteau : l'objet qu'elle avait pris à la dernière minute en sortant plus tôt de sa chambre. L'objet scintilla à cause des rayons sélénites ni vinrent se poser sur l'objet.
H : Pourquoi est-ce que tu me les as donné Odd, est-ce que tu savais déjà qu'un jour j'en aurais besoin, et que je me retrouverais seule sans vous cinq?...

Le regard d'Héléna était alors tourné vers l'objet contenu dans la main : c'était en fait un simple trousseau de clés. Mais par n'importe quelles clés... c'étaient des doubles de celles de la chambre de ses amis à l'internat : celle de Jérémie, celle d'Ulrich et Odd et aussi une en plus de leur chambre à Aelita et elle.

Un mois auparavant, Odd lui avait un jour tendu le trousseau alors qu'elle était en train de faire des exercices de science. Sur le coup, elle avait regardé les clés et Odd d'un air interrogateur, ne comprenant pas pourquoi son ami lui montrait ainsi ces clés. Le goinfre lui avait seulement dit, en posant le trousseau dans les mains d'Héléna, que c'étaient les doubles de leurs chambres à l'internat et qu'il les avait faire faire pour elle. Elle avait été surprise et avait voulu savoir pourquoi il avait fait ça. Mais il était resté vague et lui avait seulement répéter la phrase qu'il lui disait lorsqu'elle lui demandait pourquoi il faisait ou lui donnait toujours des choses étranges (apprendre à monter dans les arbres, le trousseau de clés, l'entrainer à courir plus vite, faire qu'elle sache par cœur le plan de Kadic, lui donner les horaires de ronde de nuit de Jim...) : ''Cela pourrait peut-être te servir un jour Héléna...''

Mais elle n'avait rien dit, comme toujours, habituée à l’excentricité du clown de la bande. Et depuis, elle avait soigneusement gardé les clés dans un endroit secret pour que Jim ne tombe pas dessus lors d'une inspection des chambres. Son regard se reporta sur le trousseau, elle s'était enfin décidé : oui, elle allait se rendre dans la chambre de ses amis et prendre tout ce qui concernait d'un peu trop prêt leur intimité! Elle savait les risques qu'elle allait courir, mais elle devait bien cela à ses amis : si elle ne pouvait pas les aider en étant avec eux, alors elle les aiderait d'où elle se trouvait, c'est-à-dire le collège Kadic...

Elle redescendit en souplesse de l'arbre où elle était restée perché un bon bout de temps et repartit en direction de l'internat. Sa première destination : la chambre de Einstein. Héléna remarqua que Jim était dans les environs de gymnase, ce qui lui laissa tout le temps pour se rendre où elle souhaitait aller. Elle arriva en peu de temps jusqu'à la chambre de Jérémie, à l'étage des garçons de l'internat. Alors qu'elle ouvrit la porte avec le double de la clé, elle espéra que ni Einstein, ni les autres ne lui en voudraient car elle allait se plonger elle-même dans leur intimité.

Quand elle fut dans la chambre du petit génie, son esprit pensa tout de suite à l'ordinateur posé sur le bureau. Comme tout le monde à Kadic, elle savait très bien qu'il était excellent en informatique et l'avait souvent vu travailler dessus, que ce soit sur celui de sa chambre ou celui portable. Mais elle se dit que, s'ils avaient aussi bien préparé leur ''fuite'', alors Jérémie n'avait pas laissé son ordinateur sans protection et avait sûrement dû mettre en place un système pour que personne n'entre dans son ordinateur. Ses pensées balayèrent alors la pièce pour voir s'il y avait pas autre chose. Mais la pièce était parfaitement rangé, comme si le surdoué avait fait rapidement le ménage pour que l'on ne pense pas que, sous cette propreté, il puisse se cacher de petits secrets...
Le regard d'Héléna finit pas se poser sur le tiroir qui se trouve en-dessous du lit de Jérémie. Elle se dirigea alors vers celui-ci et elle était prête à l'ouvrir lorsqu'elle s'aperçut qu'elle allait peut-être commettre une erreur. Elle trouva dans l'une de ses poches un mouchoir en tissu et s'en servit pour tirer le poignée du tiroir... Toute cette histoire commençait à ressembler à une série policière pour elle, mais cela ne la faisait pas sourire, si elle faisait la moindre des erreurs, elle aurait encore de plus gros ennuis!

A l'intérieur, elle trouva diverses composants et matériaux qui permettait à Jérémie de construire ses robots électroniques. Cependant, quelque chose attira rapidement son attention. Héléna pointa sa lampe torche vers l'objet en question (pour ne pas attirer l'attention, elle n'avait allumé aucune lumière dans la pièce, il aurait été étrange que la lumière soit allumée dans une chambre où l'occupant est absent) et c'était bien ce qu'elle avait cru voir : un carnet.
Elle le saisit délicatement avec le tissu et regarda ce qu'il était écrit sur la couverture : ''Carnet de Jérémie Belpois''. En feuilletant rapidement les pages, elle aperçut de nombreuses équations et codes pour des langages informatiques. Néanmoins, elle vit aussi des petites remarques écrites au crayon de papier : un décompte de jours et d'autre choses dont elle savait pas ce que c'était, ainsi que des remarques comme : ''Aujourd’hui, on est pas passé loin de la catastrophe!'', ''Elle sera enfin libre''...

La jeune metteuse en scène ne savait pas ce à quoi cela signifiait, mais cela était exactement ce qu'elle cherchait, des objets qui en diraient un peu trop sur intimité de ses amis. Aelita lui avait dit que Jérémie possédait aussi un journal vidéo et en déduisit que le carnet qu'elle tenait entre ses mains devait être son prédécesseur. Elle prit le petit cahier, remit en place ce qu'elle avait déplacé et sortit en refermant à clé la chambre derrière elle.

Destination suivante : la chambre d'Odd et d'Ulrich. Elle parcourut le peu de chemin la menant à la chambre des deux garçons sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller les autres internes qui dormaient alors à poings fermés. Elle ouvrit de nouveau la porte avec le double de la clé et s'introduisit dans la pièce en silence. Elle ralluma sa lampe torche et se mit à rechercher tout objet compromettant pour Ulrich dans sa partie de la pièce.

Mais rien ne lui apparut... enfin sur l'instant! Car une discussion par correspondance avec Odd lui revint alors : il avait un jour évoqué qu'Ulrich possédait un ''carnet de bord'' qui était une sorte de journal intime pour le brun. Les autres n'avaient jamais su qu'Odd lui avait parlé de divers accidents (cf : Carnet de bord, Torpilles virtuelles) qu'ils avaient eu, mais cela lui servait bien sur l'instant. Elle balaya une fois de plus la partie de la chambre du samouraï et se demanda bien où son ami avait pu cacher son ''journal''. Elle regarda sous le matelas du lit mais il n'y était pas. Cependant, elle finit pas le trouver coincé entre le mur et le lit.
H : *Ingénieux, mais je trouve toujours les cachettes Ulrich! Si Yumi savait que je tiens le carnet de bord d'Ulrich, je suis sure qu'elle ne resterait pas indifférente et voudrait en lire quelques extraits!^^* (riant intérieurement, puis observant le petit livre)* En tout cas, je ne vais pas l'ouvrir et lire ce journal pour en avoir des informations sur ce qu'ils pourraient avoir comme secret, je crois savoir que je perdrais mon temps et que je tomberai toujours sur la même chose et pas sur ce qui m'intéresse...* (elle ria encore une fois, elle savait très bien qu'Ulrich était amoureux de Yumi et que ce journal parlait en majorité de ça : Odd l'avait quelque peu mise au courant...^^)

Elle refit le lit comme il était auparavant, puis posa le journal à terre et se retourna vers la partie de la chambre du chat virtuel. Elle retroussa ses manches et ''plongea'' dans le bazar du blond. (Note de l'auteur :Je sais, j'exagère quelque peu!^^) Elle était un peu intimidée au départ d'enter ainsi illégalement dans l'intimité du jeune homme qui avait fait fondre son cœur de glace, mais elle s'y fit vite et se dit que c'était pour la bonne cause...

Elle fit rapidement de tour de tous les rangements (armoire, tiroir, bureau...) de la pièce, et finit par le tiroir qui sous le situe sous le lit, et qui se trouva être le plus intéressant. A part des feuilles de cours froissés, des emballages de biscuits vide et le reste du bazar qui y régnait (Héléna se jura alors d'obliger Odd à faire du ménage dès qu'il serait de retour!^^), elle tomba sur quelque chose qui pouvait bien être ce qu'elle cherchait. Un grand cahier ou était écrit dessus : ''Projet et esquisses des futurs chef-d'œuvres du grand Odd Della Robbia''. C'était tout à fait l'objet où Odd pouvait mettre le plus de lui-même et révéler des choses que personne d'autre ne savaient.
H (amusé) : *Tu es toujours fidèle à toi-même mon cher Odd! Et toujours aussi prétentieux...^^*
La jeune rousse ria, le Odd qu'elle connaissait serait toujours comme il est, et elle ne parviendrait pas à le changer. C'était à peine si elle arrivait à le faire travailler, et encore c'était avec beaucoup d'efforts... Soudain, il lui vint une idée complétement dépourvue de sens et pourtant, Héléna ne pouvait que reconnaitre qu'elle n'attendait que cela : pouvoir lire ce fameux cahier pour savoir tout ce qu'Odd pouvait imaginer et ainsi mieux le comprendre...

Elle ne résista pas longtemps, ouvrit le livre à la première page... et tomba directement sur un avertissement écrit du blond : ''A celui ou celle qui lit ses lignes (si ce n'est le propriétaire du cahier), arrêtez votre lecture ici, car vous pourriez bien le regrettez! Ce cahier est une propriété privée, personnelle et ne doit pas être lu avant le fin des projets qu'il contient! Alors, qui que vous soyez, refermez-le immédiatement et rangez-le ou vous avez trouver! Sinon, les ennuis pleuvront sur vous, parole de Odd Della Robbia!''

Héléna resta interdite en voyant cela, Odd paraissait sérieux. Il ne l'était pas souvent et elle savait que s'il l'était, alors il ne rigolait pas du tout. Que devait-elle faire? Suivre son envie ou aller contre celle-ci et faire qu'Odd disait? Finalement, la raison reprit le dessus, elle n'aurait déjà jamais dû ouvrir le carnet alors elle le referma et se promit de ne plus regarder dedans : telle fut sa décision. Elle posa à terre la cahier avant ceux qu'elle avait déjà ''récolté'' et son regard se replongea dans le tiroir. Mais cette fois-ci, elle n'y allait pas à l'aveuglette, le goinfre lui avait un jour parlé d'un petit carnet où il avait écrit les horaires des rondes de Jim et elle se dit que si quelqu'un le trouvait, Odd aurait des ennuis. Alors elle se mit à sa recherche.

Elle le trouva coincé dans un coin du tiroir, entre un paquet de biscuit entamé et un jouet de Kiwi et sous des CD de maquettes de musique. Sur la trace était noté : ''Petits secrets pour survivre à l'internat''. Héléna ne pouvait pas se tromper, ces quelques mots confirmait bien que les horaires se trouvaient dans le petit calepin. Elle l'ouvrit délicatement et chercha tout de suite les horaires des rondes. Elle ne savait pas où était Jim à cet instant-là et n'avait pas envie de tombé en face de lui en retournant dans sa chambre. Elle eut une bonne intuition puisqu'il était noté : ''Une heure trente : ronde de Jim à l'étage des garçons pendant environ dix minutes''. Et son portable indiquait qu'il était 01h33. Cela fut confirmé par des bruits sourds venant du couloir : les lourds pas de Jim montraient bien sa présence non loin d'Héléna.

Pour plus de sécurité pour ne pas se faire découvrir par son professeur de sport, elle rangea comme le ferait Odd le tiroir (c'est à dire avec aucun ordre^^) en silence, puis prit dans ses bras les quatre ''carnets'' ou ''journaux'' qu'elle avait déjà en sa position et se plaqua contre l'armoire, du côté de la fenêtre, de façon à ne pas être vu si quelqu'un venait à entrer dans la chambres des deux adolescents. De plus qu'elle atteignit sa petite lampe torche.
Heureusement pour elle, le surveillant général n'en eut pas l'idée et finit par continuer sa ronde en partant vers la cour de Kadic. Néanmoins, Héléna attendit quelques minutes de plus pour être sûr et sortit ensuite de la pièce en regardant auparavant si personne d'autre ne se trouvait dans le couloir. Elle put alors retourner tranquillement vers sa troisième et dernière destination : son point de départ en fait, sa propre chambre, et aussi celle d'Aelita.

En moins de deux minutes, elle était de retour devant le porte de sa chambre. Elle ouvrit le plus vite possible sa porte avec sa clé, au cas où elle aurait réveillé l'une de ses camarades internes. Quand elle fut entrée, elle referma tout de suite le porte à clef pour être enfin sur d'être en sécurité et au calme. Elle lança les carnets sur le lit d'Aelita et s'affala sur le sien. Décidément, elle n'était pas passée loin de la catastrophe, et plusieurs fois en plus!

Quand elle réussit à calmer son cœur qui battait un peu trop vite à son goût, elle releva et se dirigea en face d'elle, dans la partie de la chambre d'Aelita. Il ne restait plus que sa colocataire à qui elle n'avait pris les objets un peu trop personnels... Héléna savait aussi ce qu'elle devait chercher. Elle avait souvent vu la jeune fille aux cheveux roses écrire sur une petit cahier (Note de l'auteur : Elle aussi, je sais, ça paraît gros dans l'histoire...)

Elle en avait déduit qu'Aelita y mettait toute ses pensées, toutes ses idées... Héléna ne prit pas longtemps dans sa recherche : elle savait parfaitement que sa colocataire le cachait dans son étagère près de son bureau, avec sa platine de DJ. Mais par rapport aux autres, c'était la seule qui avait mis un cadenas pour que personne ne puisse voir ce qui était écrit.
H : *Elle a été la seule à avoir la bonne idée de mettre un verrou pour empêcher les fouineurs, tu m'étonnes que les autres aient eu quelques problèmes avec leurs ''journaux''!*

Son regard se porta alors sur le bureau de son amie. Elle aussi avait un ordinateur comme Jérémie et devait aussi avoir des dossiers personnels dans celui-ci. Mais elle avait confiance en Aelita, elle avait dû protéger aussi son ordinateur si elle savait qu'elle devait partir avec le reste de la bande... Et même si ce n'était pas le cas, Héléna ne pouvait rien faire, elle n'était vraiment pas doué en informatique, elle avait déjà dû demander de l'aide à Odd pour pouvoir transférer et envoyer des dossiers et les vidéos des répétitions à l'auteur de la comédie musicale...

La jeune metteuse en scène rassembla alors tout les carnets qu'elle avait récupéré, et les mit dans son cartable. Bien sûr, cela augmenta le poids de son sac de cours, mais elle n'avait pas le choix. Elle était certaine que les policiers viendraient fouiller dès qu'ils pourraient les chambres de ses amis et ne pouvait pas courir le risque de les laisser dans sa chambre. Elle devait donc toujours les avoir sur elle, pour plus de sécurité...

Elle se remit après cela à son bureau et se remit à noter toutes les idées qui lui passaient à l'esprit, comme si rien ne s'était passé durant l'heure précédente. Finalement, la fatigue finit par le vaincre, car elle tomba de sommeil sur son bureau, dans les environs de cinq heures et quart du matin...


Ce serait tout pour ce week-end! Je sais que le style est un peu différent de d'habitude, mais le fait d'ici Héléna soit personnage principal et que sa situation n'est pas pareil que celle qu'il y a depuis le début de ma fanfiction, m'a forcé à utlisé une écriture qui colle avec ça.
Donc, je vous donne rendez-vous le week-end prochain, pour la suite (et avec les cinq lyokoguerriers!)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

Message 18 Nov 2012, 21:28

Re: Comédie Musicale

Chapitre très agréable. On découvre une autre facette d'Héléna et l'influence de Odd sur son comportement. Finalement chacun aura déteint sur l'autre :) Je suis bien heureuse d'apprendre qu'il lui a laissé un petit quelque chose quand même.
Vivement le week end prochain

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Message 05 Déc 2012, 12:18

Re: Comédie Musicale

Helena etait vachement sous pression, heureusement qu'elle a découvert la lettre, ce qui semble l'avoir calmé un chouïa.

Pour quand la suite?
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Message 16 Déc 2012, 22:37

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde... Euh, je crois vraiment que je ne devrais pas être aussi enthousiaste de venir ici... Je dois m'être fait détesté de m'être fait attendre si longtemps par vous. Et je m'en excuse sincèrement. Je vous avais dit que je ne laisserais jamais trois semains entre deux publicaions et bien j'ai fait bien pire : j'ai laissé un mois entier! Mais entre les cours, les devoirs à rendre et ma difficulté à écrire le chapitre d'aujourd'hui, cela m'a prit beaucoup plus de temps que d'habitude. En effet, vous vous rendrez compte que les futures chapitres sont d'un registre et ont une atmosphère bien différents de ceux d'avant et j'ai toujours du mal à changer cela d'un chapitre à l'autre, surtout que celui-ci est très hétérogène (Je n'en dit pas plus...) J'ajouterai seulement que je ne crois pas que je puisse tenir une autre promesse que je vous avais faite : il va m'être quelque peu impossible de finir mon histoire avant le début de Code Lyoko Evolution, vu que c'est mercredi que cela commence^^
Bah oui, j'ai beau être un peu occupé pour ne pas pouvoir posté, je prends quand même régulièrement des nouvelles de la suite de notre série préférée! (Petite dédicasse à mes amies qui me supportent lorsque je deviens folle à parler de ma fanfiction ou de Code Lyoko Evolution!^^)

Pour ce qui est d'un autre fait qui avait été abordé lors d'un de mes précédents posts, j'ai quelque peu changé d'avis sur une chose : j'ai décidé que je pourrais rendre accessible à qui voudra une autre fanfiction que j'avais écrite de Code Lyoko il y a plusieurs années. Mais je ne la metterai pas comme un nouveau sujet sur le forum pour ne pas encombrer celui-ci (il faut prendre en compte qu'elle n'a jamais été finie) mais je l'enverrais si on me le demande. je fais juste cela pour que l'on me donne des retours sur des travaux que j'ai fait il y a longtemps et savoir si j'ai amélioré les horreurs que je faisais et si on peut encore me donner des conseils pour mon style d'écriture.

Pour finir, je répondrais juste par répondre aux messages que l'on m'a gentiment laissé.
- Invité : Comme d'habitude, un message qui fait chaud au coeur et qui m'encourage : ce qui fait toujours plaisir! Par rapport à ce que tu as dit, il est vrai que tes observations sont très justes. Malgré que le chapitre ''Souvenir'' ne faisait pas vraiment au départ parti de l'histoire, je m'en suis bien servi pour expliquer en approfondissant la relation et les liens qui unissaient Héléna et Odd. Et j'avais bien promis qu'Odd aurait donné des explications à Héléna, je n'allais tout de même pas trahi (au moins) cette promesse. Par contre pour ce qui est de ton ''Vivement le week-end prochain'', je te réitère mes excuses faites un peu plus hautes. De plus que tu m'avais dit dans un précédent post : ''tant que tu ne nous fait pas attendre un mois''... je suis vraiment une auteure qui n'a pas de coeur pour ne pas tenir mes engagements auprès de mes lecteurs
- Thor94 : Sous perssion n'est pas vraiment l'expression que j'aurais employé mais je vois que tu as compris l'idée et c'est le plus important! Et à croire que tout le monde a reconnu la lettre comme un soulagment pour Héléna!^^ Je ne redis rien à cela, mais je rappelle juste qu'Héléna n'en a que très peu apprit grâce à elle... C'est pour cela que l'expresssion un chouïa ne parait à sa place. Une infime partie face à à l'immensité de la vérité. J'ai bien l'idée... parce que c'est celle que j'ai utilisé dans la suite... (je crois que j'en ai trop dit!^^) Et pour quand la suite... Bah, pour tout de suite!


Voici donc le chapitre 47 tant attendu qui, je l'espère, vous contentera car vous avez beaucoup attendu! (je pense néanmoins que 13 pages Open Office feront l'affaire, non?!^^)

Chapitre 47: Mission plus compliquée qu'au départ...
Retour cette fois-ci à l'usine, en compagnie de nos cinq anciens lyokoguerriers, au moment où Yumi a finalement réussi à entrer dans la tour du cinquième territoire. Jérémie demanda à Ulrich de fermer l'interface se trouvant près de lui, pour qu'il puisse la rouvrir aux côtés de la japonaise. En effet, Jérémie s'était aperçu qu'il ne pouvait pas créer deux interfaces en même temps sans dépenser une quantité assez importante d'énergie. Le samouraï accepta tout de suite, content que cette histoire se finisse enfin.

Le génie, toujours fâché contre Aelita, effectua quelques manipulations pour faire réapparaitre l'écran transparent et flottant devant Yumi. Celle-ci était au bas de la tour, il lui expliqua comment ça allait se passer et ce qu'elle devait faire. Quand cela fut fait, Yumi alla se placer au centre de la plate-forme et Einstein mit en route le programme ''Guérison''.

Ayant été averti à l'avance par le surdoué, Ulrich ne fut pas étonné de voir arriver par le ''vide'' (qui entourait la tour) de l'énergie venant tout droit du cœur même de Lyoko. Une infinité de particules numériques blanches se mirent à ''danser'' autour la tour, et finirent par se poser dessus, pour alors la recouvrir entièrement, brillant d'un léger éclat prouvant qu'elles étaient en activité.
Du côté de Yumi, celle-ci flottait en apesanteur à mi-hauteur dans la tour, des particules numériques tournant de plus en plus vite autour d'elle (cf : le ''Code Terre'' d'Aelita). Tout se passait pour le mieux... Enfin, c'est ce qu'ils pensaient tous...

Quand tout d'un coup, les particules virtuelles, qui étaient posées sur la structure cylindrique de la tour, se mirent en mouvement et à étinceler plus fortement qu'auparavant. Cela dura à peine quelque dizaines de secondes... avant que tout n'explose!

En effet, l'éclat des particules devint si fort que cela aveugla Ulrich. Lorsqu'il rouvrit les yeux, la tour était toujours là, mais la tour avait repoussé avec puissance (comme l'effet inverse d'un aimant) les particules et celles-ci s'étaient dispersées dans l'air de la salle du cinquième territoire. Même si tout avait l'air bien, le samouraï savait qu'il y avait un problème. Avant qu'il n'y ait ''l'explosion'' d'énergie virtuelle, Ulrich avait pu apercevoir que la tour où se trouvait sa chère et tendre s'était mise à violemment trembler. Même lui avait pu sentir la secousse d'où il était! Et Yumi se trouvait à l'intérieur de cette tour.... Le jeune brun eut une première réaction, bien typique de sa part.

U : Jérémie, qu'est-ce qui s'est passé Einstein? Ici, on a sacrément été bousculé... Et surtout, comment ça se passe du côté de Yumi, ça a été de son côté?!
J (un peu sur les nerfs) : C'est pas le moment Ulrich, je suis très occupé, alors je te réponds plus tard!!!
U (sentant qu'il y avait quelque chose qui clochait et qu'il y avait un imprévu) : Dis-moi au moins ce qui se passe! J'aimerai bien au moins comprendre et savoir aussi si je peux vous aider depuis Lyoko...
A (s'étant rapprochée du pupitre du Supercalculateur et de Jérémie pour pouvoir parler dans le micro du petit génie) : Il y a eu un problème avec l'énergie utilisée et la tour Ulrich... (examinant un peu ce que faisait Jérémie) Et à ce que je vois, c'est soit un problème de surcharge énergétique ou un problème de compatibilité...
J : Et le pire, c'est que maintenant toute l'énergie que j'avais réussi à détourner du cœur de Lyoko flotte dans les airs près de Ulrich, et je n'ai pas d'autre source d'énergie possible pour alimenter le programme ''Guérison''. Il va falloir que je récupère toute les particules virtuelles qui se trouvent dans l'atmosphère du cinquième territoire... (ironique) Super!...
U : Et comment va Yumi, dites-le moi bon sang de bon soir!
A : Désolé Ulrich, mais la situation fait que l'on s'est surtout concentré sur l'énergie virtuelle du cœur de Lyoko... Pour ce qui est de Yumi, à ce que je vois, ça devait aller...
U (perplexe face à la réponse de son amie) : Qu'est-ce que tu veux dire par ''ça devrait''?!
A : Je te préviens tout de suite, ne te fait pas un sang d'encre... Mais Yumi a dû être vraiment chahuté lorsque la tour s'est mise à trembler. Elle a perdu la majorité de ses points de vie...
U (coupant au passage Aelita) : Quoi?! (étant prêt à l'élancer vers la tour) Je vais la rejoindre!
A : Non Ulrich, pas la peine que tu essayes d'aller jusqu'à elle! Elle va bien, ne t'en fais pas. Elle est sûrement bien sonnée... Mais pour ce qui est de sa perte massive de points de vie, le fait qu'elle est dans la tour la protège. Ses points de vie sont en train de remonter peu à peu...
U : Tu es sure que je ne dois pas y aller?!
O (s'étant approché suite à l'agitation qui s'était créée près du pupitre du Supercalculateur) : Oui, tu n'es pas obligé de risquer ta vie en sautant au dessus du vide, pour aller rejoindre ta chère Yumi!^^
U : Est-ce que tu pourrais un jour arrêter de m'embêter?!
O : Bah non, sinon je ne saurais plus quoi faire!^^


Le jeune samouraï lâcha un soupir de désespoir et ne préféra pas répliquer à la dernière bêtise dite par son meilleur ami... Il savait très bien que cela n'aurait aucun effet et que ça ne changeait rien. Personne ne métamorphoserait le caractère du grand et unique Odd le Magnifique, à moi qu'il n'y ait un miracle!
U (changeant complétement de sujet) : Bon, je peux faire quoi alors d'où je suis?
J (toujours pianotant sur le clavier du Supercalculateur) : Pas grand chose... Juste attendre que Yumi reprenne ses esprits!
A (ayant observé de l'action sur l'un des écrans secondaires du pupitre) : Et cela ne devrait pas tarder, puisqu'elle commence à avoir des signes de réveil... Ulrich, on va devoir te laisser un petit moment le temps que l'on communique avec Yumi.
U : OK, pas de soucis! Et prévenez-moi si je peux faire quelque chose...
J (toujours pianotant) : D'accord, je vais couper la liaison, à tout à l'heure.


Le samouraï ne répondit pas, sachant que la communication était déjà interrompue.
Du côté de la japonaise, celle-ci commençait alors à ouvrir les yeux. Elle se rendit compte alors qu'elle était sur la première plate-forme de la tour. Cependant, tout lui était flou... La dernière chose dont elle se rappelait, était qu'elle se trouvait en apesanteur au milieu de la tour, qu'il y avait eu soudain une vive lumière aveuglante et puis qu'elle avait alors ressentit comme des coups, sur tout son corps. Après, c'était le brouillard complet...

Elle se releva avec quelques difficultés, son corps étant encore un peu douloureux. Quand elle fut enfin sur pieds, l'interface recréée par Jérémie apparut soudain devant elle. Et apparut alors une phrase sur l'écran, avec l'icône d'Einstein à côté : ''Yumi, est-ce que tu vas bien?''. Pas de doute pour la jeune japonaise, c'était bien son ami qui lui demandait son état. Elle énonça alors à l'oral sa réponse qui s'inscrit presque immédiatement sur l'interface.

(Note de l'auteur : Considérer que l'échange suivant se fait à l'aide de l'interface, comme Yumi ne peut pas entendre ce que dit ses amis sur terre)
Y : Ça pourrait aller un peu mieux... Qu'est-ce qui s'est passé? Je viens de me réveiller avec des douleurs partout sur la première plate-forme de la tour...
A : Il y a eu une sorte de surcharge d'énergie. La tour ne pouvait pas contenir toute l'énergie nécessaire au programme ''Guérison'' que l'on avait transféré et il y a eu comme une explosion...
Y : C'était donc ça cette lumière éblouissante...
J (tout en train de pianoter sur le clavier) : Oui, la tour a comme rejeté toute l'énergie qu'elle avait emmagasinée et c'est ça qui a fait trembler la tour toute entière...
Y : Merci Jérémie, comme si je ne l'avais pas remarqué... Je crois bien que j'ai bien heurté plusieurs fois les parois de la tour avant de retomber sur la première plate-forme...
O (faisant une grimace) : Outch! Désolé pour toi Yumi...
Y (faisant un mince sourire pour réconforter un peu ses amis) : Merci Odd...
A : Heureusement que tu étais dans la tour, parce que tes points de vie ont eu vite fait de descendre et c'est le fait de te trouver dedans qui t'a permis de ne pas atteindre le zéro à ton compteur de points de vie. On est vraiment pas passé loin de la catastrophe!
J (n'ayant rien écouté de ce qui s'était dit) : Et mince!!!
Y : Quoi, qu'est-ce qu'il y a Einstein?!
J : Ne t'en fais pas Yumi, cela ne te concerne pas, enfin pas directement... Tout à l'heure, le programme n'était pas encore mis en route quand il y a eu le rejet de l'énergie, alors il n'y a aucun impact sur toi... Cependant, les particules d'énergie que j'avais transféré du cœur de Lyoko se sont éparpillées suite à l'explosion et je ne suis arrivé qu'à en récupérer une mince partie. Et...
O : Et quoi Einstein?
J : Et il a eu aussi un impact sur la tour où tu te trouves Yumi. L'explosion l'a fragilisée et je suis sûr qu'elle ne tiendrait pas une seconde fois avec le programme ''Guérison''.
A : Tu veux dire que la tour est maintenant hors d'usage?!
J (un peu penaud, car tout c'était passé de travers) : Oui, c'est ça...
A (se mettant en colère, car Jérémie avait réussi à détruire la seule tour du cinquième territoire) : Et tu n'aurais pas pu avant calculer la capacité maximal de la tour, cela aurait au moins éviter de mettre hors d'usage une tour de Lyoko!?!
J (se mettant lui aussi à hausser le ton) : Mais ce n'est pas ma faute, je ne savais même pas qu'une tour avait une limite à ne pas dépasser pour l'énergie qu'elle pouvait contenir! Et puis, pourquoi toi est-ce que tu ne me l'as pas dit?! Tu dois bien être au courant de ça, comme tu as vécu longtemps sur Lyoko!
A : Mais je l'ignorais moi aussi, je n'avais jamais eu affaire à ce genre de cas, lorsque j'étais encore prisonnière de Lyoko! Et ne me renvois pas la faute, c'est toi qui a mis en marche tout à l'heure le programme ''Guérison'', ce n'est pas moi!!!
J (de plus en plus en colère): Tu dis que tu n'as jamais été au courant de cela, mais tu es quand même resté pendant plus d'un an sur Lyoko avant ta matérialisation définitive. Tu n'avais rien d'autre à faire pendant tes journées, sauf quand je te demandais de l'aide pour ton programme pour venir sur Terre, alors tu avais tout le temps pour savoir tout sur Lyoko et son fonctionnement. Moi, je ne faisais que travailler sur ta matérialisation, mais j'avais aussi les cours en même temps, ne l'oublie pas...


Jérémie aurait bien continué de déblatérer un long discours s'il ne l'avait pas été interrompu. En effet, pour l'ancienne gardienne de Lyoko, les dernières phrases du petit génie avaient été la goutte d'eau qui avait fait déborder la vase. Il avait été tout simplement aller trop loin. Et Aelita le fit bien comprendre à Einstein... puisqu'elle le gifla!
O (complétement abasourdi par ce qu'il venait de voir) : Aelita!!!
Jérémie quand à lui était complétement soufflé par le geste de la jeune fille. C'était bien la première fois qu'elle se mettait autant en colère et lui mettait une baffe.
A (s'adressant au jeune surdoué) : Ne t'en veux qu'à toi même Jérémie, mais cette gifle tu l'as bien méritée!!! Tu crois que j'ai voulu rester pendant longtemps prisonnière de Lyoko?! Tu crois que j'ai eu le choix?! Tu crois que je préférais risquer ma vie presque tous les jours, au lieu d'avoir une vie normale comme toute adolescente?! RÉFLÉCHIS DONC UN PEU, POUR UNE FOIS! (quelques larmes coulant sur ses joues) Et surtout avant de parler, car tu ne t'en rends même pas compte lorsque tu blesses une personne! (avant de partir vers le coin de la pièce où se trouvait l'ordinateur portable) Et ne m'adresses plus jamais la parole!

Elle tourna les talons une bonne fois pour toutes et alla s'installer dans son coin. Pendant ce temps, le goinfre de service regardait Einstein, sans trop savoir quoi dire, pendant que le petit génie se massait la joue dans l'espoir vain de faire partie la douleur. Ce fut Yumi qui ramena en quelque sorte les deux garçons dans le monde réel.
Y : Il y a quelqu'un, vous m'entendez?!
O (se remettant devant l'ordinateur pour être sûr que ce qu'il allait dire allait être transcrit à l'écran) : Oui, on est toujours là Yumi, ne t'en fais pas, on ne t'a pas oublié. (regardant Jérémie qui qui encore un peu hors de la réalité) On a juste eu un petit soucis ici au labo...
Y : J'ai vu, ou plutôt, j'ai lu ça... C'est bien Jérémie et Aelita qui injuriaient, ou j'ai rêvé?!
O (voyant qu'Einstein n'était toujours pas en état de répondre) : Oui, c'est bien eux, malheureusement... Mais au fait, comment ça se fait que tu ais pu suivre ce petit ''accrochage''?
Y : Vous aviez laissé la liaison ouverte, alors tout ce qui s'est dit au laboratoire s'est affiché sur l'interface...
J (déglutissant en se rendant compte que même Yumi ait pu suivre la dispute entre Aelita et lui) : Désolé que tu ais ''assisté'' à cela...
Y : C'est plutôt moi qui suis désolée pour toi... Qu'est-ce qui s'est passé pour que cela ce finisse en dispute? (l'air incertaine) Et en… gifle? Si je ne me trouve pas dans la traduction de la translation écrite du bruit qui s'est affiché sur l'interface?
O (répondant à la place de Jérémie, celui-ci n'ayant pas vraiment l'envie de répondre) : Euh... comment te dire?... Je ne peux pas vraiment te l'expliquer pour ne pas remuer le couteau dans la plaie pour Jérémie... Mais tu pourras en discuter avec Ulrich, il t'expliquera le début de l'histoire...
Y (comprenant que la situation était vraiment critique pour que Jérémie se sente mal) : D'accord. (s'adressant au petit génie) Euh Jérémie, maintenant qu'est-ce que je fais moi?


Jérémie, qui s'était mis debout lors que sa querelle avec la jeune DJ, se rassit alors sur le fauteuil devant le pupitre du Supercalculateur.
J : Je n'en sais rien du tout. Je m'étais attendu à ce que tout marche comme prévu, alors je n'ai rien prévu pour ce genre de situation...
Y : Il n'y a donc pas d'autre solution?!
J : Pour l'instant, rien ne me vient à l'esprit, mais il y en a bien minimum une autre, j'en suis certain...
O : Maintenant que la tour est hors service, c'est vrai que cela nous met bien des bâtons dans les roues...
Y (réfléchissant) : Et moi qui a été mise un ''peu'' à l'écart depuis que l'on est à l'usine à cause de mon sommeil, je ne sais plus vraiment où on en est et je ne vais pas être d'une très grande aide... A moins...
O : A moins que quoi?!
Y : Einstein, est-ce qu'il te serait possible de nous mettre en contact avec Ulrich, sans créer une autre interface...
J : Cela devrait pouvoir se faire... Je devrais juste synchroniser sur une même fréquence celle de la liaison entre le laboratoire et Ulrich, et celle entre le laboratoire et l'interface...
O : Et comme ça Ulrich pourra aussi nous donner son avis, c'est bien ce à quoi tu penses Yumi?...
Y (un sourire aux lèvres) : Pourquoi tu me poses la question si tu connais déjà la réponse Odd?!^^


Odd n'eut pas la temps de répondre à la japonaise que Einstein avait déjà réussi l'union des deux fréquences, ce qui permit au samouraï de pouvoir communiquer en même temps avec le laboratoire et Yumi.
U : C'est bon, est-ce que ça marche? Tout le monde me reçois?!
O : Pour nous, c'est bon!
Y : Pour moi aussi, c'est parfait.


Pour le samouraï, le simple fait d'entendre ces cinq mots avec la voix de la jeune japonaise, lui permit de soupirer de soulagement. Si l'élue de son cœur allait bien, alors tout allait bien.
U (timidement) : Au fait Yumi... Ça va toi? Après le rejet des particules d'énergie virtuelle par la tour et l'explosion qui a suivi la secousse, j'ai quelque peu pris peur... De l'extérieur, ça paraissait vraiment brutal, j'ai cru que la tour allait s'effondrer!...
Y (quelque peu attendrie) : Ne t'inquiètes pas pour moi... J'ai été bien ballottée et malmenée par la tour, j'ai un peu mal partout, mais je suis encore debout alors c'est que ça va!... Mais je te remercie de t'être inquiété pour moi, ça fait plaisir.... (elle aurait rougi si elle avait été sur Terre)
O : Oh! Vous êtes trop mignon quand vous êtes comme ça...^^
U & Y (très gênés) : Tais-toi Odd!!!
O (soupirant de déception) : Je vois que même dans les pires situations, vous ne changeriez pas... Je commence à perdre espoir moi...


Comme les deux amoureux transis furent bien silencieux, car surtout très embarrassés par ce que leur ami venait de dire, Jérémie en profita pour couper court à cette discussion. Pour à la fois : sauver ses amis des questionnements du goinfre ; et pour revenir à leur problèmes d'origine. Ulrich se fit alors résumer rapidement la situation, et on finit par lui demander s'il avait des idées en tête. Sur le moment, il ne trouva rien, mais après quelques secondes, une illumination jaillit dans son esprit, lorsqu'il se souvint de quelque chose que les Einsteins lui avait dit avant qu'il ne vienne sur Lyoko.

U : Tu nous avais bien dit Jérémie, que les quatre autres territoires étaient encore présents?
J : Oui, pourquoi est-ce que cela t'intéresse?
U : Le programme ''Guérison'' ne peut être utilisé qu'avec le Supercalculateur, à l'aide d'une tour, c'est bien toi qui nous a expliqué cela Einstein... Mais tu n'as jamais dit que c'était obligatoirement la tour du cinquième territoire... Est-ce que tu crois que l'on pourrait se servir d'une autre tour, se trouvant dans l'un des quatre territoires d'origine?
J (réfléchissant) : Hum, cela pourrait bien se faire... Il faudrait juste l'adapter au programme et augmenter ca capacité de stockage d'énergie, mais cela pourrait bien réussir...
Y (une lueur d'espoir) : C'est vrai?!
J : Oui... (mais calmant cependant les espoirs de son amie) Néanmoins, il y a toujours un problème : où est-ce que je vais trouver toute l'énergie nécessaire pour le programme, maintenant que celle qui venait du cœur de Lyoko s'est dispersée dans une bonne partie de Carthage?
O : Ah oui, mince...
U : Désolé, mais là, je n'ai pas d'idée pour te sauver de cette situation... Désolé Yumi...
Y : Tu ne peux pas toujours tout savoir Ulrich, c'est la vie... Je ne t'en veux pas!
U : Et Aelita, est-ce qu'elle a une idée?


Le petit génie, à cet instant-là, baissa la tête, sa douleur refaisant surface. Même si Ulrich n'était pas au courant, il venait d'augmenter encore la peine de son ami. Quand à Odd, il regarda du coin de l’œil sa fausse cousine. Mais si elle avait l'air focalisé sur l'écran de l'ordinateur portable de Jérémie, le blagueur avait bien vu qu'elle avait toujours un mouchoir serré dans dans sa main, signe qu'elle l'avait toujours à portée de main si elle craquait encore une fois et se remettait à pleurer.

O : Euh Ulrich, ce n'est pas vraiment le moment de parler d'Aelita, alors on va essayer de faire sans elle pour cette fois...
U (ne comprenant pas vraiment la situation) : Qu'est-ce qui s'est passé?
Y : Je t'expliquerais plus tard Ulrich... Mais pour l'instant, s'il-te-plait, évites de parler d'elle...
U (toujours ignorant de la situation) : D'accord, mais n'oublie pas mes explications plus tard s'il-te-plait!
Y : Tu m'as déjà vu oublié une promesse?!... (ayant elle aussi, à son tour, un éclair de génie) Et mais attend...
U (inquiet, imaginant qu'il s'était passé quelque chose dans la cour) : Quoi?!
Y (sentant que ses amis étaient sur les crans) : Pas de panique, tout va bien! C'est juste que j'ai peut-être une idée pour récupérer de l'énergie!
J (soudain plus intéressé par ce que son amie japonaise venait de dire, se remettant correctement dans le fauteuil du pupitre) : Tu penses à quoi?!
Y : Je me suis souvenue de la fois où tu t'es retrouvé coincé entre les deux mondes Einstein... (savant que ses souvenirs seraient douloureux pour le surdoué dans sa situation) Pour te rematérialiser, on avait du récupérer de l'énergie dans les tours de passage de chaque territoire ; est-ce que l'on ne pourrait pas faire la même chose pour le programme ''Guérison''? Puisque les quatre territoires existent toujours, ils peuvent bien nous servir... Au pire, si tu n'arrives pas à débloquer l'énergie du laboratoire, on parcourt tout Lyoko pour faire cela manuellement.
J (après quelque secondes d'attente pour formuler dans sa tête sa réponse) : Ce serait bien une solution, la seule et unique, je crois même, cependant, un autre obstacle viendrait quand même nous barrer la route!
U : Lequel?
J : Celui de l'énergie, même en important toute l'énergie à disposition des tours de passage, en ajoutant le peu que j'ai récupéré dans le cinquième territoire, je suis quasi certain de ne pas avoir assez de puissance pour le programme!
O : Attend Einstein, il n'y aurait pas encore assez d'énergie avec tout ça?! Mais il lui faut combien de mémoire à ton programme pour fonctionner?!
J (savant depuis longtemps que la tâche n'était pas des plus simple) : Beaucoup, énormément même Odd... Dis-toi que la quantité d'énergie réunie lorsque je me suis retrouvé coincé n'était rien à côté de celle que l'on doit rassembler!


Les deux lyokoguerriers présents sur Lyoko et Odd affichèrent alors une mine dubitative : la tâche n'allait pas être simple pour rassembler une telle quantité d'énergie, mais la question qui se posait surtout, c'est où est-ce qu'ils allaient trouver toute cette mémoire numérique?!
Y : Et il n'y a pas un autre moyen pour récupérer de l'énergie?
O : Pourquoi est-ce que l'on n'importerait pas de la mémoire extérieure?! La fois où tu es retrouvé coincé, on en avait pas eu assez, et on avait sacrifié la mémoire de ton ordinateur et de ma Gameboy (cf : Frontière).
J : Sauf que là, avec le programme ''Guérison'', je ne peux utiliser exclusivement que de l'énergie numérique, comme les cellules de Yumi crées par le programme ne seront au départ que virtuelles. S'il y a un mélange entre énergie numérique et extérieure, je ne garantis en aucun cas un résultat concluant... (une idée lui venant soudainement à l'esprit) A moins que...
U : Tu penses à quoi Einstein?!
J (n'ayant pas vraiment écouté ses amis qui venaient de lui parler, mais parlant à haute voix) : Sauf qu'il faudrait que je m'introduise dans le circuit interne qu'utilisait Xana avant... J'ai beau être doué en informatique, je ne suis pas sûr de réussir à faire ça... Ou alors cela va me prendre beaucoup de temps! (une ombre de tristesse dans son regard) Et vu qu'Aelita ne voudra sûrement pas m'aider, je ne pourrais pas aller plus vite et cela ne nous arrange pas vraiment ....
O (passant sa main devant les yeux de Jérémie) : Eh oh Einstein, ici la Terre, est-ce que tu m'entends?!
J (sortant de ses pensées, se demandant pourquoi est-ce qu'Odd agitait ses mains devant lui) : Odd, pourquoi est-ce que tu fais ça?!
O (s'adressant aux deux amoureux se trouvant sur Lyoko) : C'est bon, je crois qu'il nous a enfin rejoint!^^
Y & U : Arrêtes des bêtises Odd!
J : Mais qu'est-ce qui se passe ici?!
Y : Ne t'en fais pas Jérémie... Tu étais juste par sur une autre planète et on essayait de te faire revenir.
J (gêné) : Désolé d'être parti ainsi dans mes pensées, mais je ne m'en rend même pas compte lorsque cela arrive...
U : Et alors, c'est quoi ton idée? Tu as parlé d'un circuit interne, on n'a pas tout compris...
J : Je ne sais même pas si mon idée va pouvoir être mis en œuvre Ulrich, alors ne t'emballes pas! Sur Lyoko, comme vous le savez, il y a plusieurs sources d'énergie : le cœur même du monde virtuel, les tours de passage...


Odd interrompit à ce moment-là le petit génie.
O : Va droit au but Jérémie, s'il-te-plait!
J (un peu froissée par la remarque de son ami) : J'y viens Odd, j'y viens... Mais ce à quoi on ne pense pas vraiment, ce sont les tours de Lyoko elles-mêmes qui possèdent leur propre énergie!
Y : Et tu penses qu'il y aurait assez d'énergie en regroupant toute la mémoire des tours?
J : Je pense que oui, les tours de passage en possèdent beaucoup plus évidement, mais il ne faut pas oublier qu'au total, il y a quarante tours, en omettant celle du cinquième territoire.
O : Tant que cela?! Même en étant allé de nombreuses fois sur Lyoko, je ne m'étais jamais rendu compte qu'il y en avait autant.
J : Cela n'en fait que dix par territoire, n'exagérons rien. Cependant, c'est Xana qui maîtrisait le mieux le circuit des câbles qui relit les tours, je ne suis pas certain, même avec tout mon savoir informatique, de pouvoir débloquer et transférer automatiquement la mémoire de toutes les tours vers l'une d'entre elle...
U : Et si tu y arrivais, cela te prendrait énormément de temps : on t'a entendu, tu parlais à voix haute tout à l'heure.
J : Donc je ne sais pas quoi faire... Et je ne peux même pas évaluer le temps que cela me prendrait pour tout débloquer... De plus qu'il faut prendre en compte le temps, même si Odd a prévenu par sa lettre que l'on ne serait pas là pendant plusieurs jours, cela risque à la fin de vraiment être difficile si le temps que l'on passe ici s'éternise, surtout si on nous recherche...
Y : De plus que vous, au laboratoire, on n'avez qu'une petite réserve de survie, vous n'aviez pas prévu en conséquent si cela prenait beaucoup de temps...
J : Et moi, je ne sais pas si vous pouvez rester longtemps sur Lyoko, avec le bouleversement de l'équilibre de Lyoko lors de vos virtualisations, vous n'êtes pas vraiment à l'abri de tout...
U : Et si c'était nous qui nous changions manuellement de recueillir l'énergie des tours Jérémie?


La question posée par Ulrich laissa planer un silence d'étonnement, puis de réflexion chez ses trois amis. Aucun n'avait pensé à cette idée, qui pourtant n'était pas si difficile que cela. Ce fut Einstein qui reprit en premier la conversation.
J : Oui, je crois que cela pourrait se faire... Mais tu te rends quand même compte de la tâche que ça représente?! Vous devriez parcourir les quatre territoires en long, en large et en travers, pour aller dans chacune des quarante tours! Bien sûr, si l'on a récupéré assez de mémoire avant de les avoir fait toutes, vous vous arrêteriez en cours car ce serait inutile de continuer, mais c'est quand même une sacrée labeur que tu voudrais faire Ulrich...
U : Peu importe les efforts qu'il y aurait à faire, je le ferais! (s'adressant à la japonaise) Yumi, est-ce que tu te sens capable de parcourir tous les territoires pour récupérer de l'énergie dans les tours? Parce que si tu sens que tu n'y arriveras pas, je peux me débrouiller tout seul et tu resterais dans la tour ici...
Y : Et pouvoir t'amuser pendant que je poirote ici en me tournant les pouces tellement je m'ennuie... Hors de question!
O : Ce n'est plus vraiment un jeu comme on le pensait au tout début de notre combat contre Xana Yumi, aujourd'hui, c'est la guérison de ta surdité qui est en jeu!
Y : Je ne prends pas le verbe s'amuser dans le sens de jeu Odd! Si tu étais à ma place, tu verrais que tu préférerais faire n'importe quoi au lieu de rester assis à attendre le déluge. Donc c'est décidé Ulrich, je t'accompagne.
J : Tu es sure que tu fais le bon choix? On ne sait même pas si ta surdité pourrait se manifester d'une quelconque manière sur Lyoko! Je ne serais même pas prêt à ça si cela arrive en dehors d'une tour!
Y : Écoutes Einstein, tu sais très bien que je suis très calme mais que je dois me défouler un minimum de temps en temps, quand je reste longtemps tranquille! Et là, mon quota va bientôt être atteint comme je suis demeurée passive depuis que je suis sur Lyoko.
J : Bon, c'est comme tu veux Yumi, mais fais néanmoins plus attention à toi que d'habitude et tu me préviens s'il y a quoi que ce soit!
Y : C'est promis Jérémie! Et je tiens toujours mes promesses!
U : Bon, alors si le problème est résolu, est-ce que l'on peut se mettre au boulot Yumi? Tu me rejoins à l'extérieur de la tour?
Y : Oui, j'arrive...


La japonaise allait continuer sa phrase lorsqu'elle s'interrompit d'elle même, s'étant rendu compte de quelque chose qui allait faussé tout ce qu'elle avait déjà imaginé.
Y : Sauf qu'il va y avoir un problème...
O (plus vite que son colocataire) : Lequel?!
Y : J'ai dû prendre beaucoup d'élan et avoir l'aide d'Ulrich pour pouvoir entrer dans la tour, alors pour sortir, ça ne va pas être du gâteau...
O : Oui, c'est vrai, on n'y avait pas pensé à cela...
U : On va quand même essayer Yumi! Tu vas prendre le maximum d'élan que tu peux et je serais là s'il y a un problème...
Y : D'accord. (se souvenant des éventails qu'elle possédait) Mais ne t'inquiètes pas, j'ai peut-être la solution pour gagner encore de la longueur lorsque je sauterais... (s'adressant cette fois-ci au petit génie) Einstein, est-ce qu'il te serait possible que tu transferts l'interface auprès d'Ulrich lorsque je l'aurais rejoint à l'extérieur de la tour?
J : Pas de soucis, ce sera un jeu d'enfant...
Y : Bien reçu Einstein. Ulrich, par contre, je dois me synchroniser avec toi pour lorsque je sortirais. Je compte jusqu'à trois et à trois je m'élancerai hors de la tour, cela te va?
U : Un compte jusqu'à trois, c'est parfait. Je t'attend Yumi!
Y (se murmurant pour elle-même) : Alors c'est parti... (reculant au maximum sur la plate-forme en faisait attention de ne pas tomber et ouvrant ses deux éventails) Un... Deux... Et Trois!


Yumi prit la plus de vitesse possible avant d'atteinte le ''mur'' de la tour, puis s'envola ensuite majestueusement au dessus du vide qui séparait la tour et le sol du cinquième territoire. Pour gagner en vitesse et en longueur dans son saut, elle avait utilisé ses deux éventails et s'était mise à tourner sur elle-même. (Note de l'auteur : Pour ceux qui ne voient pas comment Yumi s'y est pris, allez voir sur internet la petit vidéo des entraînements des lyokoguerriers sur Lyoko, Yumi utilise cette technique dans son ''parcours'')

Elle arriva ainsi sur le plateau bleuté de Carthage... juste sur le bord! Elle avait réussi à parcourir la distance du vide... et sans l'aide de personne en plus! Seulement, le simple fait d'avoir vriller dans les airs fit que Yumi fut prise d'un vertige. Ses jambes ne la soutenaient plus. Et ce qui devait arriva : trop proche du vide, Yumi se se rendit même pas compte qu'elle n'allait pas tomber au sol, mais dans le vide. Heureusement pour elle, Ulrich anticipa sa chute et la rattrapa juste avant qu'elle ne glisse sur le bord du territoire. Durant ce petit accident, Jérémie eut le temps de ''rapatrier'' l'interface auprès des deux tourtereaux.
U : Et bien, si je n'avais pas été là, tu aurais tout droit plongé dans le vide!^^
Y : Deux fois dans une même journée, je trouve que ça fait beaucoup! Mais merci quand même Ulrich!
U : J'allais quand même pas te laisser tomber Yumi. Maintenant que l'on est à la quête de l'énergie numérique de toutes les tours de Lyoko, je te lâche plus du tout, car s'il t'arrive quelque chose, toute la mémoire que l'on aura collecté n'aura servi à rien.
Y (heureuse que le jeune brun tienne autant à elle, tant il fera tout pour qu'il ne lui arrive rien) : Merci. (par contre gênée) Cependant, je veux bien que tu ne me lâche pas au sens figuré du terme, mais est-ce que, tout de suite, tu pourrais le faire littéralement?...


En effet, sans s'en être rendu compte, après avoir ramener Yumi plus loin que le bord du plateau pour qu'elle ne tombe pas encore une fois, Ulrich ne l'avait pas lâché et l'avait gardée aux creux de ses bras. Quand le samouraï comprit ce que voulait dire sa geisha virtuelle, il eut l'air complètement embarrassé et desserra sur l'instant délicatement son étreinte sur Yumi.

Décidément, même lorsqu'il ne le voulait pas, il se retrouvait toujours dans des situations cocasses. Mais le simple fait d'avoir tenu la jeune japonaise dans ses bras compensait un peu la gêne occasionnée.^^ Et il ne préféra rien dire, pour ne pas gâcher ce petit mais court instant où il avait pu être serein et calme. Les récents événements lui avaient bien montrés que la santé ou la vie d'une personne est si fragile et ne peut tenir qu'à un fil.

Yumi, pendant ce temps, sentant que le samouraï était quelque peu parti ailleurs, dans un autre monde (Note de l'auteur : Ce qui est un peu paradoxale, vu qu'ils sont déjà dans un autre monde que celui réel^^), brisa en premier le silence qui s'est installé. Elle était néanmoins encore quelque peu confuse par ce qui venait alors de se passer.

Y : C'est bon Einstein, tout va bien, j'ai rejoint Ulrich à l'extérieur de la tour. Mais on n'est pas passé loin de la catastrophe...
O (un air rieur dans sa phrase) : On vous a entendu donc on sait tout Yumi...^^
U (ne voulant pas que, comme d'habitude, la discussion tourne à leur désavantage à Yumi et à lui) : Oui, bah n'en rajoute pas une couche s'il-te-plaît! Jérémie, maintenant que Yumi et avec moi, on fait quoi? Ou plutôt par quoi et où on commence?
J : Très bonne question! Je crois que la meilleur solution soit que vous restiez déjà quelques instants à côté de la tour le temps que je récupère déjà la mémoire qu'elle possède. Comme tu as déjà été à l'intérieur Yumi, je peux faire moi-même la manipulation du laboratoire. Par contre pour les prochaines tours Yumi, c'est toi qui devra récupérer l'énergie en accédant à chaque fois aux interfaces des tours. Pour que l'énergie que l'on aura recueilli fonctionne dans le programme ''Guérison'', c'est toi que la tour devra identifier à chaque fois. Je t'expliquerai tout en temps et en heure.
Y : Compris Jérémie! Et c'est bon pour que l'on attende que tu ais fini.
J : D'accord. (étirant ses bras devant lui) Bon, à mon tour de me mettre au boulot! Je l'ai déjà fait une fois pour le cœur de Lyoko, alors pour une tour ce ne doit pas être si différent et difficile que cela...


En effet, ce fut un jeu d'enfant pour le jeune surdoué. En moins de deux minutes (chrono en main^^), le tour était joué. La tour unique du cinquième territoire fut vidée de toute son énergie disponible. Jérémie transféra ainsi toute cette mémoire virtuelle vers une partie sécurisée du Supercalculateur où il emmagasinerait au fur et à mesure l'énergie qui serait récupérée par ses deux amis se trouvant sur Lyoko.

Cependant, du côté de Lyoko, suite à la manipulation de Jérémie, on vit une évolution dans le décor de Carthage. Mais Yumi et Ulrich n'eurent même pas le temps de dire quelque chose que quelqu'un au laboratoire réagit avant eux.
A (en colère) : MAIS QU'EST-CE QUE TU AS ENCORE FAIT JÉRÉMIE!?! J'ÉTAIS EN TRAIN DE REGARDER QU'EST-CE QUI N'ÉTAIT PAS ALLÉ ET VOILÀ QUE TOUT DISPARAÎT!!! (se mettant debout et se dirigeant vers le pupitre du Supercalculateur à grand pas, visiblement très fâchant) QU'EST-CE QUE TU AS FAIT À LA TOUR DU CINQUIÈME TERRITOIRE?!
J (se savant pas trop quoi dire, ne voulant pas irrité la fille de Frank Hopper encore plus) : J'ai juste extrait l'énergie qu'elle contenait comme ça on pourra l'utiliser plus tard...
A (encore plus de mauvaise humeur) : TU AS FAIT QUOI?!
O : Il vient de te le dire Aelita... Il a récupéré...
A : Tais-toi, j'ai très bien entendu ce qu'il vient de dire Odd! (se tournant tout à coup vers Jérémie) Pourquoi est-ce que tu as fait ça sans me demander mon avis?Je ne suis pas aussi doué que toi en informatique parait-il, mais au moins moi, je n'aurais pas détruit l'unique tour de Carthage! Tu sais que si une tour était atteinte par trop de lasers des monstres de Xana, elle devenait inutilisable (cf : Code Terre) Et tu sais aussi parfaitement que si l'on vide une tour de toute la mémoire qu'elle possède, elle devient aussi hors d'usage... ALORS POURQUOI EST-CE QUE L'A FAIT ALORS QUE TU SAVAIS LES CONSÉQUENCES?!


Jérémie eut à cet instant-là au moins la force de regarder Aelita dans les yeux pour lui expliquer ces raison.
J : Je ne l'ai pas fait par plaisir, crois-moi Aelita. J'aurais aimé trouvé une autre solution, mais dans l'absolue, on a trouvé que cette solution pour parer au plus pressé... Je sais très bien que notre solution va consister à mettre hors d'usage le circuit entier des tours de Lyoko, et que c'est surtout cela qui t'affecte... (la regardant avec un peu plus de tendresse vu la situation) Ces tours sont très chères à tes yeux puisque tu y as vécu un certain temps et que tu les considère comme ''tes maisons'', c'est pour cela que c'est aussi dure...
O : Je comprends mieux pourquoi tu ne veux pas que ces parties à part entières de Lyoko disparaissent : elles sont trop chères à ton cœur... Mais dis-toi que, ou soit tu préserves une partie de ton passé, ou soit tu rends une vie normale à ta meilleure amie. A toi de choisir....
J : Je ne veux pas t'énerver par ce que je vais te dire Aelita. Ton père est mort il y plusieurs mois, tu as réussi à remonter la pente après et à faire ton deuil... Maintenant, c'est au tour de Lyoko et de ta vie enfermée dans ce monde virtuel...
U (ayant suivi la conversation avec l'interface en compagnie de Yumi) : Princesse, je sais que c'est un choix difficile, on ne t'en voudra pas si ta décision n'est pas celle qu'on préfère. C'est à toi de décider, c'est toi la fille du créateur de Lyoko et de ses tours, tu nous dit si l'on a le droit de pouvoir, en quelque sorte ''détruire'' une partie de l’œuvre de ton père...
Y : J'aimerais juste ajouter Aelita que quoi que tu décides, n'oublies jamais que les gens chers à ton cœur seront toujours présents auprès de toi. Depuis que tu nous connais, on a toujours été à tes côtés ; mais ceux qui ne sont pas là, ou plus là, comme ton père par exemple, n'oublies pas qu'eux aussi seront présents, tout comme nous, à tout jamais dans ton cœur...
J : Et c'est pareil pour toute ta vie sur Lyoko. Tous les événements que tu y as vécue resteront à jamais gravé dans ta mémoire et dans ton cœur (s'étant un peu rapproché de la jeune DJ)


La jeune fille aux cheveux roses releva, après un long moment sans rien dire, son visage. Celui-ci était baigné de larmes. Elle savait très bien que tout ce qui ses amis venaient de lui dire étaient justes, mais ce n'est pas sa raison mais ses sentiments qui lui dictaient de s'accrocher aux tours de Lyoko. Elle finit par s'essuyer les gouttes d'eau salées qui rosissaient son visage.
A : Allez-y, je suis d'accord pour l’exécution de votre plan. Mais dorénavant Jérémie, demandes-moi quand même avant mon avis, c'est mieux que de découvrir les faits sur le coup, sans avertissement...
J : Je le ferais... (s'avançant encore un peu) Je suis désolé que la guérison de Yumi mène à la destruction des tours de Lyoko, c'est la seule chose qui te reste vraiment de ton père...
A (la tristesse se lisant sur son visage) : Non Jérémie, ne t'approches pas. J'ai beau être d'accord pour sacrifier une partie de ce qui me reste de mon passé pour que Yumi puisse retrouver une vie normale, mais il me faut du temps pour accepter ça et j'ai besoin d'être seule... (sentant bien que Einstein avait voulu la prendre dans ses bras pour la consoler) Mais je n'ai pas besoin de la pitié de quelqu'un pour me consoler, juste un peu de temps, alors s'il te plait, laissez-moi tranquille Odd et toi...


Aelita, après ses derniers mots, tourna le dos à ses deux amis présents au laboratoire et retourna auprès de l'ordinateur portable d'Einstein. En parlant de celui-ci, il regarda tristement la jeune fille qui lui avait volé son cœur partir, sans rien dire. Il détestait la voir ainsi, mais il respectait son choix et n'irait pas l'embêter. Il ne saurait pas quoi lui dire, lui n'avait pas perdu son père et n'aurait pas à perdre une partie, un endroit cher à son cœur, de son passé. Ce fut le goinfre qui sortit le petit génie de ses pensées.

O (s'apercevant très bien que les pensées d'Einstein étaient dirigées vers la fille de Franz Hopper) : Tu ne ne peux rien faire pour la consoler, elle l'a dit elle-même... Alors ne te torture pas pour ça et laissons-lui le temps d'avaler la chose. Allons plutôt aider Ulrich et Yumi qui se trouve sur Lyoko, pour eux, on peut faire quelque chose!
J : Je le sais et oui, tu as raison, il faut vraiment que Ulrich et Yumi commencent à rechercher la mémoire de toutes les tours... (se rasseyant sur le fauteuil du pupitre) Ulrich et Yumi, vous êtes toujours là?
U : Oui, ne n'a jamais été coupé, ne t'inquiète pas!
Y (d'une petite voix, mais sérieuse) : Jérémie, je veux tout arrêter.
U (se tournant vers elle) : Quoi?!
O (tout aussi étonné qu'Ulrich, comme Jérémie) : Mais pourquoi!?!
Y : Je refuse de faire ça... Je considère Aelita comme ma petite sœur et je ne veux pas qu'elle ait encore des sacrifices à faire pour l'un des nous, et donc moi! Elle a déjà perdu son père pour sauver définitivement l'Humanité de Xana, alors je pense qu'elle a assez fait de concessions pour le restant de sa vie.
O : Mais Yumi, c'est de ta vie future que l'on parle. Tu resterais alors sourde jusqu'à ta mort!
Y : Peu importe... Je ne veux pas faire subir cela à Aelita. Je préfère qu'elle garde des souvenirs ''matériels'' de son passé, et moi être malheureuse...
O : Décidément, vous êtes aussi têtue l'une que l'autre! Vous voulez chacune le bonheur de l'autre et donc l'inverse de l'autre : ce qui fait que l'on se retrouve dans un cercle sans fin.
U : Aelita a choisi elle-même de sacrifier les tours de Lyoko, pour ton bien. Accepte au moins ce qu'elle a décidé, elle a déjà eu du mal à faire ce choix alors n'aggrave pas les choses en refusant son sacrifice. Cela pourrait encore plus la blesser...
Y (reconnaissant que l'argument d'Ulrich était convaincant) : Tu es sûr? Tout ce que je voudrais, c'est que tout cela ne soit jamais arrivé : que je ne sois jamais devenue sourde et que l'on ne soit pas dans cette situation.


Einstein intervint à cet instant-là, savant que d'une manière, cela pouvait se faire.
J : Tu en as quelque peu la capacité. Si tu continue le programme ''Guérison'', tu retrouveras une vie tout à fait ordinaire et tu resteras avec nous. Si tu refuses, on retournera à Kadic, mais tes parents risqueraient fortement de t'envoyer dans une école spécialisée et alors oui, tout sera différent...
Y (comprenant que dans un sens, le programme ''Guérison'' était la seule solution à suivre pour avoir le moins de conséquences néfastes) : D'accord, on continue... Mais je te demanderais juste une chose Jérémie.
J (heureux d'un côté, mais perplexe parce que Yumi n'était pas trop du genre à demander une requête) : Laquelle?
Y : Comment est-ce que je peux faire pour que tu reçoives un visuel de Lyoko?
J (un peu dérouté par la demande de son amie) : Pourquoi tu me demandes cela?
Y : Ne poses pas de questions, réponds-moi juste s'il-te-plait...
J : D'accord Yumi... Normalement seule Aelita pouvait le faire auparavant, mais avec un peu d'effort, je pense qu'il te serait possible d'y arriver. Il faut juste que tu fermes les yeux, puis que tu les rouvres en te concentrant un maximum possible. Tes pensées se transformeront en signaux électriques que le pupitre devrait pouvoir recevoir.
Y : D'accord. Je vais essayer.


La jeune geisha virtuelle clôt ses paupières, vida son esprit de toute autre pensée et rouvrit doucement ses yeux. En quelques instants, après une pleine concentration de sa part, elle réussit à envoyer des images au pupitre du Supercalculateur. Sur l'écran principal au laboratoire naquit une nouvelle fenêtre où apparaissait la salle de Carthage où se trouvaient les deux tourtereaux, ainsi que la tour du cinquième territoire.
J : C'est bon Yumi, on reçoit ton visuel. Et en très bonne qualité en plus. C'est du bon travail!
O (remarquant quelque chose à l'écran) : Par contre Einstein, est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi est-ce que la tour n'a plus d'halo, normalement les tours en ont toujours eu un quelque peu bleuâtre?
U (ne laissant pas le temps au petit surdoué de répondre) : On voulait vous le dire depuis tout à l'heure, mais avec l'intervention d'Aelita, on avait pas encore eu le temps de vous le dire. Le halo de la tour s'est éteint après que tu es vidé toute l'énergie de celle-ci.
J : Oui, je me doutais que cela allait arrivé. C'était déjà arrivé lorsque de la première virtualisation d'Aelita (cf : Code Terre), la tour dans la forêt avait perdu son halo suite à l'attaque du monstre de Xana.
Y (se concentrant toujours autant) : Bon, maintenant que tu reçois mes images, essaye de faire une captation image de ce que je t’envoie... Si c'est à cause de moi qu'Aelita perd ses tours, j'aimerai au moins qu'elle puisse avoir des ''photos'' pour avoir des ''souvenirs matériels''...
J (un timide sourire au lèvres, après un bref regard vers Aelita qui s'était mise à dormir à côté de l'ordinateur portable) : Je crois que tu lui fait le plus cadeau qui soit pour elle Yumi. Elle t'en sera reconnaissante, soit en certaine... C'est bon, tu peux arrêter de te concentrer, je viens d'enregistrer dans un nouveau dossier un image de ton visuel.
Y (les mains sur les genoux, au génie) : Merci Jérémie.


Ulrich s'aperçut bien que quelque chose n'allait pas vraiment puisque Yumi restait courbée, les yeux tournées vers le sol.
U : Est-ce que ça va?
Y (sentant Ulrich qui l'avait délicatement tenu par les bras) : Ne t'inquiètes pas pour moi Ulrich, c'est seulement qu'après une concentration mentale si intense, c'est comme si j'avais mal au crâne et que je voyais tout d'une lumière étincelante. C'est comme si j'avais utilisé la télékinésie, mais en très petite dose. Sauf que je ne peux pas percevoir pour l'instant l'interface, alors ne me parle pas, je ne verrais pas ce que tu me dis.

(Note de l'auteur : Pour ceux qui ne voient pas ce qui se passe avec la vue de Yumi, fermez les yeux et frottez-vous ceux-ci pendant plusieurs minutes, effet 100% garantie pour une vision floue (avec des étoiles et des lumières partout^^) et une bonne migraine!^^)

Ulrich saisit la jeune japonaise pour qu'elle ne chancelle pas au cas où et l'aida à s'asseoir au sol. Yumi, ayant comprit les intentions du brun le remercia puis s'installa ensuite entre eux quelques minutes de silence. En effet, seulement quelque minutes, car la geisha retrouva peu à peu une vue nette et son mal de crâne avait disparu. Elle regarda tout autour d'elle, se réhabituant peu à peu à une vision ''normale'' de l'environnement de Lyoko. Quand son regard croisa celui du samouraï, elle lui sourit pour lui signifier que ça allait alors beaucoup mieux, et il lui rendit son sourire.
U : J'espère que cela ne sera pas comme ça à chaque fois, parce si tu dois faire encore ça quarante fois, je ne veux pas imaginer l'état dans lequel tu seras à la fin!^^
J : Ne t'inquiètes pas, cela ne se reproduira pas, ou alors avec des moindres effets. Yumi, c'était juste comme ça car c'était la première fois que tu le faisais, tu t'y habitueras vite au fil du temps.
Y : Je l'espère bien car je n'aimerais pas encore subir ça avec de telles conséquences.
O (ironique) : Je ne veux pas dire Yumi... Mais après la surdité, la cécité : tu nous fait une collection des cinq sens qui disparaissent ou quoi?!^^
Y (ayant lu sur l'interface ce que venait de dire le colocataire du bru, comprenant où il voulait en venir) : Revois ton sens de l'humour s'il-te-plait Odd, parce que si tu étais à ma place tu verrais que ce n'est pas si drôle que cela!


Ce retour à la réalité fit bien vite retombé Odd sur Terre, il se rendit bien compte que sa blague n'avait pas été du tout adaptée à la situation. Il s'excusa auprès de son amie qui lui pardonna bien volontiers, connaissant parfaitement le caractère blagueur et enfantin du blond. Après cela, le samouraï changea le sujet et ouvrit une nouvelle conversation.
U : Par contre Jérémie, il faut vraiment que tu commences à faire des recherches sur ces effets que nous avons sur Lyoko... Il est vraiment pas normal que l'on ressente la douleur, les malaises, et il y a aussi les vertiges de Yumi...
J : Je vais le faire, mais avant, je vais vous sortir du cinquième territoire. Le programme ''Scipio'' prendrait trop d'énergie, alors cela ne vaut pas la peine que vous retourneriez à l’Aréna. Je vais donc vous guider jusqu'à la Voute Céleste et je programmerais un de vos véhicules.
Y : Compris Einstein, on n'attend plus que tes instructions.


Le jeune surdoué prit la demande de son amie au pied de la lettre et leur indiqua tout de suite quel chemin ils devaient prendre pour retourner à l'extérieur de Carthage. Bien sûr, il s'arrangea pour que les deux amoureux transis ne repassent pas par la salle des lasers et la contournent. En moins d'un quart d'heure, il réussit son objectif en menant ses amis jusqu'à l'accès à l'ascenseur menant à la Voute Céleste. Lorsqu'ils furent au bord du territoire où ils se trouvaient à peine deux à trois heures plus tôt, Jérémie put enfin faire apparaître l'overbike, véhicule plus sûr pour être utilisé par Yumi et Ulrich dans leur situation.

Seulement, devant la lenteur dont fit part le programme du véhicule, le jeune intello en profita de ce temps d'attente à bon escient. Il guida Yumi qui, avec son aide, récupéra grâce à l'interface du cinquième territoire des données qui allaient être utiles au génie pour recueillir l'énergie éparpillée dans Carthage. Cela dura quelques minutes puis le véhicule utilisé habituellement par Ulrich apparut enfin auprès d'eux.
J : C'est bon, l'overbike est enfin prêt, vous pouvez enfin y aller. Je vais vous ouvrir le tunnel nord, vous arriverez directement dans le territoire des Montagnes.
Y : OK, compris cinq sur cinq!


Le jeune brun fit alors un geste de politesse à Yumi, lui signifiant qu'il la laissait passer devant par galanterie.
U : A toi l'honneur Princesse!
Y (voulant le taquiner) : Je te rappelle que ce surnom est déjà utilisé! Aelita ne serait pas très contente en sachant que tu me surnommes comme elle!^^
U (comprenant qu'il était tombé dans un piège, faisait un peu la tête) : Oh, c'est bon, je voulais juste être plus poli que d'habitude!^^
Y (amusée) : Mais je le sais bien Ulrich, je voulais juste t'embêter un peu... Et puis arrêtes ton air bougon, il te va pas, je ne t'aime pas quand tu es comme ça... (elle monta alors sur la moto virtuelle)


Suite à l'ambiguïté des dernières paroles de la japonaise, Ulrich resta planté, immobile sur le bord du territoire. De quelle manière devait-il comprendre les mots de la jeune fille? Amicale, ou bien plus qu'amicale, d'une manière... amoureuse? Depuis qu'il la connaissait, Yumi avait toujours été très mystérieuse sur les sentiments qu'elle éprouvait pour lui et il lui avait parfois paru que la japonaise ait pu être amoureuse de lui. Alors comment devait-il interpréter les paroles de son ''amie''?! Sur le coup, Ulrich sentit alors quelque chose qui lui arrivait pour la première fois sur Lyoko : son cœur battre la chamade, cognant avec force dans sa poitrine. Ulrich n'osa pas prévenir tout de suite Jérémie de ce fait, surtout que Yumi n'était pas loin, déjà que son cœur battait à tout rompre, il n'avait pas envie d'être gêné en plus...

Yumi, sentant qu'Ulrich n'avait pas l'air d'être ''en pensées'' avec lui, l'appela pour le sortir de ses rêveries. Il lui répondit, gêné en se souvenant de ses récentes pensées, qu'il était désolé et qu'il arrivait. Il vint et se plaça devant Yumi pour être à la place du ''conducteur''. Par un système d' ''aimantation'', Jérémie avait réussi à relier l'interface à l'overbike, ce qui permettait à Ulrich de pouvoir communiquer avec Yumi, même lorsqu'il se déplaceraient avec la moto virtuelle.

Ulrich démarra alors le véhicule et partit au quart de tour, ayant perdu un peu la main depuis la dernière fois qu'il avait utilisé l'overbike. Sous le coup de la surprise, Yumi avait serré ses bras autour de la taille du brun. Celui-ci, tout en ralentissant avec la brève accélération surprise, fut un peu surpris par le geste de son ''amie''. Celle-ci, néanmoins, était tout aussi gêné. Elle desserra un peu son étreinte en s'excusant et en expliquant qu'elle s'était retenue à lui pour ne pas être harpé par le vite. Ulrich lui dit qu'il ne lui en voulait pas car c'était à l'origine sa propre faute. Cependant, après ce ''petit accident'', quelque chose resta et fut conscient de la part des deux adolescents : Yumi ne lâcha pas son étreinte sur le jeune homme qui avait fait fondre son cœur.^^

Ils n'étaient pas encore sorti du vide numérique par l'ouverture du tunnel nord, que soudain Yumi se souvint de quelque chose.
Y (touchant une touche de l'interface pour que ses amis au laboratoire n'entendent pas la conversation qui allait suivre) : Au fait Ulrich, tout à l'heure on a parlé d'Aelita, mais tu ne m'a toujours pas expliqué le début de la dispute entre les deux Einsteins... Tu me raconte le temps que l'on arrive à la première tour du Territoire Montagne? Après je te raconterai ce que tu as raté lorsque je discutais avec les autres lorsque j'étais encore dans la tour...
U (un peu étonné que Yumi aborde le sujet à cet instant) : Tout de suite?! Bon, c'est comme tu veux... Tout a commencé pour une broutille...


Et Ulrich poursuivit son récit, tout en les menant vers la première tour des Montagnes, qui marquerait le début de leur quête pour récupérer toute la mémoire à disposition...


Voilà, ce sera tout pour tout ce soir. Je ne vous dit pas quand je postearsi la prochiane fois, m'en ayant aucune idée et car je ne veux pas, une nouvelle fois, ne pas tenir une promesse! Donc... à la porchaine fois.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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