Comédie Musicale

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Message 18 Déc 2012, 23:53

Re: Comédie Musicale

Coucou ne t'inquiète pas il n'y a aucun soucis. Tu as une vie à côté et cela est bien normal :)
Pour ta fic, je reste sans voie, cela ne me dérange absolument pas d'attendre pour pouvoir lire un texte aussi agréable après. Comme toujours des rebondissement et alors la claque de Aelita ma bluffé. Ce chapitre noue encore une fois un lien particulier entre Yumi et Ulrich et permet également de voir la complicité qui les lies tous malgré les épreuves.

Merci de ce récit et bon courage pour la suite
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Message 31 Déc 2012, 20:10

Re: Comédie Musicale

Coucou les Lyokofans, je suis de retour (si on peut dire!) Vous vous avouerais que je vous ai complétement zappé (et c'est le mot adapté!) le premier wwek-end des vacances alors j'ai travaillé comme une dingue pour vous donner une suite digne de ce nom. J'auras voulu vous l'offrir comme cadeau de Noël mais pas eu le temps de terminer (ce qui vous donne alors un indice sur la longueur de ce que je vous ai écrit). Cependant, je me suis rendu compte qu'énormément de choses s'étaient passé depuis mon dernier poste... D'abord : le premier épisode de Code Lyoko Evolution sur Internet! Le Saint-Graal et un cadeau avant Noël! Je vais vous dire, j'ai fait plus fort que regarder l'épisode... je l'ai regardé deux fois à la suite!^^ Je suis folle, je sais, on me le répète souvent!^^ Après, est venu Noël, alors (je sais je suis très en retard) je vous souhaite à tous un joyeux Noël et de bonnes fêtes. Surtout que ce soir c'est le dernier soir de l'année... Donc je vous souhaite aussi une Bonne année (cette fois-ci jr suis en avance de quelques heures!^^)
Un petit merci tout spécialment pout Invité qui m'a fait plaisir avec son message : Pour ce qui est de la complicité entre Yumi et Ulrich, je vous dit seulement que vous aller être servi prochainement...

Bon, assez bavardé, place à ce que vous attendez, la suite! Cette fois-ci, retour à Héléna mais qui vous verrez peu quand même compter sur quelqu'un. Je n'ajoute rien d'autre, lisez donc...


Chapitre 48: ''Toi aussi tu n'as pas beaucoup dormi...''
? : *Je suis dans le noir complet... Soudain, un bruit strident vient de me sortir de mon état de repos et me ramène bien vite à la réalité. J'ouvre un œil, puis l'autre, mais je les referme tout de suite, à cause des rayons de lumière qui viennent m'éblouir... Je sens le poids de ma tête sur une surface plate, dont la texture est lisse et ne m'irrite pas la peau. J'aimerais bien resté ici, avec cette sensation de sérénité qui s'est propagée dans tout mon corps... Mais il faut vraiment que je sors de mon sommeil, mon réveil me le rappelle que trop bien. Alors, les événements me reviennent, arrivant au compte-goutte : l'accident de Yumi, la découverte de cette vérité par l'un des ses professeurs, puis la fuite du reste de la bande. Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres... Aujourd'hui est la première fois depuis longtemps que je vais me retrouvé toute seule, sans la compagnie de mes cinq amis...*

Tout à coup, Héléna ouvre les yeux en grand, bien éveillée, malgré la forte luminosité régnant dans la chambre, due aux rayons de soleil qui s'étaient incrustés dans la pièce par la fenêtre. Oui, il fallait qu'elle soit réveillée, ce n'était pas le moment de trainer, surtout ce jour-là. Le reste de la bande avait déjà disparu depuis un peu moins de quinze heures et la rousse voulait aller demander le plus vite possible au père de Sissi si la police avait du nouveau dans l'enquête.

Elle se rendit alors compte qu'elle était assise à son bureau, mais qu'elle s'était complétement étalée dessus en s'endormant. Elle se redressa alors doucement, pour laisser le temps à son corps de se mettre en marche et de se désengourdir. Elle s'étira de tout son long et se leva ensuite. Puis elle regarda son réveil. Heureusement qu'elle avait la veille enclenché l'alarme, sinon personne ne serait aller la réveiller, surtout pas les amis alors en ''fuite''. Après un dernier regard vers la petite machine, elle saisit ses affaires de toilette et partit pour la salle d'eau...

Sur le chemin, elle croisa nombreuses de ses camarades internes qui la saluèrent, comme tous les jours. Héléna dut jouer la comédie : paraître souriante et de bonne humeur, bien qu'elle était tout l'inverse à l'intérieur. Tout n'était pas comme d'habitude, rien ne pourrait l'être si elle se retrouvait seule à Kadic, sans les cinq autres...

Elle arriva peu après à la salle de bain des filles, et fut étonnée de voir que la circulation était fluide et qu'il n'y avait pas une file d'attente comme tout les jours. Soudain, tout lui revint : normalement, c'était Sissi qui créait tout un désordre en prenant une longue douche le matin, mais comme elle avait été provisoirement, avec William, ''exemptée'' de cours, elle ne viendrait pas embêter tout le monde. Héléna se demanda alors ce qu'allait devenir les deux responsables de l'accident de Yumi. La veille, le père n'avait pas encore eu le temps d'en discuter avec le recteur quand elle était repartie à l'internat le soir. La jeune rousse se secoua alors fortement la forte, elle commençait à s'inquiéter plus de ce qui pouvait arriver à Sissi et William, plutôt qu'au reste de la bande!

Elle était tellement dans ses pensées qu'elle ne s'aperçut même pas s'être mise sous une paume de douche alors que la poignée pour la température était tournée vers le côté froid... Et ce qui devait arriva : elle ouvrit l'eau et reçut un jet d'eau glacé! La jeune metteuse en scène s'empressa de fermer l'arrivée d'eau en se maudissant. Décidément, elle faisait tout de travers, et ce n'était que le début de la journée... Elle s'essuya doucement avec ses dos de mains ses yeux car elle n'avait pas pu empêcher quelques larmes de tomber.

Elle se rendit alors compte qu'elle devenait de plus en plus pathétique. Elle se mettait à verser quelques larmes pour être juste étourdie : elle ne se sentait pas assez forte et pensait bien que ses amis se seraient fait une joie de lui rappeler s'ils avaient été présent. Elle se mit à regarder la clé de sa chambre qui était au creux de sa main. En effet, Héléna avait trouvé judicieux de fermer à clef sa chambre, ayant laissé à l'intérieur tout ce qu'elle avait ''récupéré'' durant la nuit. Mais elle commençait à remettre en question toutes ses actions : est-ce qu'elles en valaient bien la peine? Devait-elle prendre tous ces risques pour le reste de la bande qui l'avait lâchement quitté sans donner de véritables explications?

Elle se secoua alors vigoureusement la tête de gauche à droite, elle devait enlever ses fichues idées de son esprit. Elle ne devait pas douter de ses amis. Et de toute façon, il était déjà trop tard. Sa petite expédition nocturne et les petites secrets qu'elle cachait dans sa chambre l'avaient désormais impliquée dans l'histoire. Elle était maintenant, d'une certaine manière, liée à la bande des lyokoguerriers dans leur secret...

Finalement, elle se ressaisit, posa à ses pieds la clé (ce n'était pas trop de le moment de se les faire piquer) de leur chambre à Aelita et elle, puis finit sa toilette, puis elle sortit des douches. C'est là qu'elle croisa Milly et Tamia qui l'accostèrent.
M & T : Bonjour Héléna!
H (essayant de paraître souriante) : Coucou les filles...
Tamia (son regard se fixant sur le visage quelque peu rougit de sa camarade de troisième) : Dis, ça va? On dirait que tu as pleuré, tes joues sont toutes roses!
H (se rendant compte qu'elle aurait dû faire plus attention) : Oh non, tu n'y es pas du tout Tamia. C'est juste que je me suis pris une douche bouillante pour me déstresser avant la journée qui s'annonce...
M : A bon, on n'aurait pas cru... Au fait, tu me saurais pas où tes amis?
H (s'étranglant presque en entendant ses paroles, mais se forçant à ne montrer rien) : Non... Pourquoi?! Aelita était déjà levé lorsque je me suis réveillée tout à l'heure et je ne l'ai pas encore croisée. Et les garçons, je comptais les voir quand je serai descendu au self.
M : Ah bah désolé de t'avoir dérangée, on voulait voir certain d'eux, mais comme tu ne sais pas où ils sont...
H (un peu curieuse) : Vous vouliez les voir pourquoi?
T : On souhaitait surtout voir Odd pour l'histoire de la captation du spectacle. On aimerait aussi voir Ulrich et Yumi quand celle-ci sera arrivée de chez elle.
H : C'est vrai qu'Odd vous a demandé de s'occuper de filmer la comédie musicale comme il n'aura pas le temps lors du spectacle... Mais pour Ulrich et Yumi, si c'est pour encore leur demander une interview par rapport au spectacle, je vous rappelle qu'ils n'ont toujours pas le droit de dire quelque chose sur leurs personnages ou sur l'histoire!
T : Et toi, tu ne pourrais nous donner des informations en avant-première sur votre pièce?
H : Désolé de vous décevoir, mais moi aussi je suis tenue au secret par l'auteur.
M : Bon, mais on ne lâchera pas l'affaire Héléna!
H (connaissant bien le côté entêté de la jeune cinquième depuis qu'elle l'avait rencontré) : Je n'en doute pas Milly, mais ne va pas trop loin, sinon vous risquez d'avoir des ennuis! Je te rappelles juste que ceux qui font parti du spectacle ont signé un contrat qui les engagent à ne rien divulguer avant le première représentation.
M : On le sait bien... Bon, par contre, j'aurais bien aimer voir Aelita ce matin. Ne t'inquiètes pas, ce n'est pas en rapport avec votre spectacle,(ayant l'air un peu gêné) je dois juste lui demander quelque chose... Tu ne saurais pas où je peux la trouver avant le début des cours?
H (savant parfaitement que cela ne pourrait pas se réaliser) : Non, je ne sais pas. Peut-être la cantine, ou la cour... Je ne peux pas te dire...
M : Bon, bah on va te laisser te finir de te préparer.
T : Et on va essayer de les trouver toutes seules. (partant en compagnie de sa camarade) Salut!
H : Au revoir!


Héléna finit de qu'elle avait à faire dans la salle de bain des filles puis elle repartit vers sa chambre. Arrivée devant la porte de celle-ci, elle regarda à gauche et à droite avant d'insérer la clé dans la serrure. Si quelqu'un l'avait vu, il aurait trouvé louche qu'elle est fermée à clef sa chambre pendant qu'elle était allée faire sa toilette. Mais personne ne fut en vue et Héléna rentra rapidement dans la pièce. Décidément, se dit-elle, la paranoïa la gagnait. Cependant, elle savait parfaitement que celle-ci était justifiée. Si elle ne faisait pas attention au moindre de ses gestes, elle pourrait alors semer des indices qui feraient qu'on lui poserait de nouveau des questions. Et elle ne serait pas vu alors comme une adolescente tout à fait normal, qui se fondait dans la masse sans avoir d'ennui : c'est tout ce qu'elle désirait.

Elle saisit alors ses affaires et fit une dernière fois le tour de la chambre avec son regard pour vérifier qu'elle n'avait rien oublié. Heureusement qu'elle l'avait fait, car elle s'aperçut qu'elle allait laissé le carnet où elle notait ses idées et où elle avait glissé la lettre qu'Odd lui avait adressé. Elle vérifia une seconde fois, pour plus de sécurité, que tout était en ordre, puis elle se dit qu'il était grandement temps qu'elle descende dans la cour de Kadic.

Elle souleva son sac de cours qui se trouvait à ses pieds et le mit en bandoulière. Toutefois, elle lâcha quand même un souffle sur le coup. En effet, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il soit aussi lourd. Elle ne s'était pas douté que toutes les affaires ''sensibles'' qu'elle devait automatiquement avoir sur elle pèseraient autant. Héléna se dit néanmoins qu'elle devait faire avec, car elle n'avait pas vraiment le choix. Elle souffla donc une nouvelle fois en repositionnant son sac sur son épaule et partit ensuite de la chambre en la fermant derrière elle à clé (ce qui est alors tout à fait normal dans ce cas).

Elle se dirigea directement vers le self, passant le plus vite possible sous les arcades, pour ne pas trop s'exposer aux autres en l'absence du reste de la bande. Elle fit tout pour ne pas attirer l'attention de ses camarades en entrant dans la cantine. Mais cela ne loupa pas, au bout de plusieurs minutes, des regards curieux et inquisiteurs finirent par se tourner vers la table où s'était reclu la jeune metteuse en scène. Et celle-ci s'en était tout de suit rendue compte. Au début, Héléna prit sur elle pour ne rien laisser paraître de son agacement, mais elle finit par en avoir assez : elle se retourna d'un coup et lança des regards noirs à tout ceux qui l'observaient, pour leur signifier qu'elle détestait ce qu'ils faisaient.

Ses camarades comprirent le message et retournèrent à leurs petit-déjeuners et à leurs discussions. Notre jeune rousse était certaine que plusieurs de celles-ci allaient être alimenté par des rumeurs à son sujet et à propos de l'absence de ses cinq amis. Mais elle préféra ne pas s'en soucier et oublier ce fait. Néanmoins cela la tourmenta tellement, qu'avec tout le stress accumulé depuis la veille, elle ne réussit qu'à avaler une tartine avec de la confiture. Elle sortit donc au bout d'à peine cinq minutes, après n'avoir presque rien mangé. Cependant, comme la veille, elle avait récupéré sa brique de jus de fruit et son orange et les avaient glissé discrètement dans son sac, alourdissant encore plus celui-ci.

Elle s'était alors retrouvée dans la cour, sous les doux rayons que le soleil de Mai offrait. Héléna aurait dû être heureuse, il fait beau temps, les oiseaux étaient de sortie et l'été pointerait normalement le bon de son nez à peine un mois et demi plus tard. Toutefois, cela pouvait l'être pour tout adolescent alors, mais pas pour Héléna. Sans la chaleureuse amitié que lui donnait la bande des lyokoguerriers, elle ne se sentait ni heureuse ni épanouie. A l'intérieur d'elle-même, c'était plutôt le retour de l'hiver et du froid. Pour éviter les pensées trop noires, elle décida d'aller se balader un peu avant les cours pour se changer les idées et prendre un peu l'air. Depuis la veille, elle se sentait enfermée et à court d'air, il fallait vraiment que cette sensation d'étouffement parte si elle voulait ne pas devenir folle.

Elle partit alors sur le chemin à travers les bois qui menait à l'entrée de Kadic, là d'où normalement Yumi aurait dû venir. Elle croisa au passage plusieurs externes qui venaient cours. Mais, complétement dans sa bulle, Héléna leur rendait leur bonjour sans vraiment s'en rendre compte. Cependant, alors qu'elle allait bientôt arriver à la grille, elle aperçut non loin d'elle quelqu'un qui trainait les pieds, ne regardant pas vraiment où il allait. La jeune troisième se dirigea alors vers lui, contente de savoir qu'elle n'était plus vraiment seule.

H : Bonjour Hiroki...
Hiroki (relevant sa tête pour regarder son interlocutrice) : Oh, salut Héléna... Est-ce que ça va depuis hier?
H (soufflant de tristesse) : Pas du tout, malheureusement... Je n'ai presque rien réussi à avaler depuis hier, et ne parlons même pas de mon temps de sommeil de cette nuit : j'ai dû au mieux dormir deux heures. Par contre, je vois que toi aussi tu n'as pas beaucoup dormi...
Hiroki (un peu étonné qu'Héléna soit au courant) : Comment est-ce que tu es au courant?! Je veux dire comment est-ce que tu l'as su?...
H : Tu es plus pâle que d'habitude et s'ajoute en plus à cela des valises sous tes yeux... Tu réussis à te reposer combien de temps depuis hier?
Hiroki : Pas beaucoup plus que toi je pense... Mais toi, comment est-ce que tu arrives à avoir bonne mine? Je dois ressembler à un mort-vivant comparé à toi!
H : Ne me compare pas toi comme cela. Je suis sure que je ferais plus peur à voir que toi si je n'avais pas un peu triché... J'ai dû cacher mes yeux rougis et mon teint blafard ce matin avec un peu de maquillage. (regardant alors le frère de son amie) Je suis désolé si je t'embêtes avec mes histoires...


A ce moment-là, le jeune japonais secoua la tête pour lui signifier de ne pas s'inquiéter.
Hiroki : Ne t'en fais pas pour moi, cela ne me dérange aucunement! Cela me permet surtout de penser à autre chose qu'à la situation présente et de broyer du noir. Si ça ne fait du bien de discuter, alors parle ; moi, le fait de t'entendre me rappelle que je ne suis pas le seul à être complétement anéanti par la disparition de ma sœur...
H : Ça me fait à peu prêt le même effet. (regardant l'heure à sa montre) Bon, il faudrait peut-être que l'on y aille si on veut être dans la cour avant la sonnerie du début des cours!
Hiroki : Oui, c'est vrai! (restant sur place pendant qu'Héléna commençait à partir) Dis Héléna, est-ce si je ne me sens pas bien, je pourrais venir te parler dans la journée?
H (se retournant pour être face au jeune garçon) : Oui, pas de problème... Tu pourrais faire la même chose pour moi alors... Parce que même si cela ne se voit pas, je suis au bord du gouffre et je peux y tomber à tout moment.
Hiroki (rejoignant Héléna et commençant à avancer vers les bâtiments de Kadic avec elle) : Pas de soucis. Quand ma sœur va mal des fois, je le fais bien, alors pourquoi je refuserais de le faire pour toi?


Héléna afficha alors un air triste, suite à l'évocation de la sœur du jeune sixième, et donc implicitement du reste de la bande.
Hiroki (s'apercevant qu'il avait abordé le sujet qui les affligeait, continua sur la voie, maintenant que la douleur était ravivée) : Tu as eu des nouvelles de ma sœur et du reste de votre bande?
H : Non, aucune... J'ai encore essayé de les appeler hier soir, mais je tombe toujours sur leurs messageries, quand aux SMS que je leur envoie, ils n'y répondent pas... C'est complétement le silence radio de leur part. Toutefois, j'allais me rendre chez le principal pour demander s'il n'avait pas eu de ''bonnes'' nouvelles de la part des inspecteurs de police qui s'occupent de la disparition de Yumi et des autres.
Hiroki : Oui, mes parents m'ont expliqué qu'après que je sois parti de Kadic hier, la police leur avait poser des questions. Dis, tu voudrais bien essayer de contacter tout de suite ma sœur, Odd, ou n'importe qui d'autre, juste pour... (n'arrivant pas à finir sa phrase)
H : Avoir un peu d'espoir, de réconfort? (regardant son portable) Je veux bien bien encore une fois faire un essai, mais tu sais autant que moi les chances que nous avons qu'ils répondent...


Notre jeune élève de troisième composa le premier numéro qui se trouvait dans son répertoire : celui de sa colocataire. Mais comme ses précédents essais, elle tomba de nouveau sur le répondeur d'Aelita. Et elle fit de même pour les numéros de Jérémie, d'Odd, d'Ulrich et enfin de Yumi, mais c'était toujours le même résultat : elle se retrouva toujours à parler à la messagerie de ses amis. Quand elle mit fin au dernier appel, elle se retourna enfin pour être face au frère de Yumi. Celui-ci la regardait avec une lueur d'espoir dans ses yeux.
Hiroki : Alors?!
H (savant parfaitement qu'elle allait briser le cœur du jeune frère de la japonaise) : Je suis sincèrement désolé, mais aucun de décroche...
Hiroki (étant déçu et baissant la tête) : Oh, t'inquiète, ça ne fait rien, je pensais juste qu'Odd, Aelita, Jérémie, Ulrich, ou même ma sœur te répondrait, au moins à toi, vu que tu es plus proche d'eux que quiconque...
H (se montrant réconfortante) : Ne t'en fais pas pour Yumi et les autres. Moi, j'ai confiance en eux, ils vont revenir, j'en suis certaine. Et je suis sure que s'il ne donnent pas de nouvelles, c'est qu'ils ont une bonne excuse! Après tout, ne dit-on pas ''Pas de nouvelles, bonne nouvelle''?...
Hiroki (retrouvant un peu le sourire) : Si, c'est vrai... Bon, comme tu l'as dit tout à l'heure, il faut vraiment que l'on y aille si on ne veut pas arriver en retard.
H : Alors on y va!


Et ils s'en allèrent en direction des bâtiments de cours. Ils arrivèrent près de l'administration quelques minutes plus tard. Héléna regarda un nouvelle fois le petit frère de son ami et s'inquiéta encore du teint pâle de celui-ci.
H : Tu es sûr que tu vas tenir toute la journée comme ça? Tu vas tenir le coup?
Hiroki : Je dois bien car je n'ai pas vraiment le choix... Tu sais quoi, tu me fais un peu penser à ma sœur quand j'étais encore petit! Toujours à s'inquiéter pour moi et à faire qu'il ne m'arrive rien...
H (étant quelque peu gênée) : Je vais prendre cela pour un compliment... Mais j'ai toujours été protectrice avec les autres, je n'ai jamais réussi à m'enlever cette fichue manie!^^
Hiroki : Cela ne me dérange pas trop... Je suis sûr que Yumi serait contente si en ce moment, elle voyait ce que tu fais. Même si on se chamaille des fois, je reste toutefois proche et complice de ma sœur.
H : Je veux bien le croire, n'en doutes pas... (observant tout leurs camarades se trouvant dans leur environnement, puis ayant un déclic) Au fait, est-ce que toi aussi tu as été interrogé par les inspecteurs de la police?
Hiroki : Non, je n'ai eu encore la ''chance'', si on peut dire, de les rencontrer. (tournant sa tête pour regarder l'amie de sa sœur) Mais pourquoi est-ce que tu me demandes cela?
H (une peu surprise que la situation se retourne contre elle) : Euh, c'était juste pour savoir si tu avais eu la même impression que moi face aux enquêteurs. Mais vu que tu n'as toujours pas été interrogé, tu ne peux pas savoir...
Hiroki : Pourquoi, qu'est-ce qu'ils ont de spécial?!
H : C'est juste que tu vas bien vite te rendre compte que parmi les trois inspecteurs, c'est la jeune femme qui est la plus compatissante. Ses deux collègues, deux hommes, sont plus... directes et secs.
Hiroki : Oh, je crois voir le genre... Mais pourquoi est-ce que tu voulais avoir mon avis sur eux?
H (ne voulant pas montrer qu'elle était prise au piège) : C'était juste comme ça...


Hiroki, en croisant les bras, vint de planter devant Héléna, son regard dans celui de la jeune metteuse en scène.
Hiroki : Et tu crois vraiment que je vais avaler ce mensonge?! J'arrive très bien à déceler quand Yumi ne dit pas la vérité, alors je ne vais avoir aucun problème à faire pareil pour toi. Dis-moi franchement pourquoi est-ce que tu m'as demandé ça!
H (savant que c'était déjà perdu d'avance, lâcha prise) : Si je t'ai posé cette question, c'était surtout pour savoir si les policiers t'en avaient déjà posé. Car hier, (elle se retourna pour que le jeune japonais ne voit pas la gêne qui était montée en elle) je n'ai pas vraiment tout dit aux inspecteurs.
Hiroki : Comment ça?! Tu sais où sont ma sœur et vos amis?!
H : Non, ça, je n'en ai aucune idée. Et je ne leur ai pas menti, mais j'ai préféré leur caché une partie de la vérité. (se retournant une nouvelle fois pour face à Hiroki) Je sais très bien que tu es au courant pour la relation très ambiguë qu'il y a entre Ulrich et ta sœur. Odd m'avait mis au courant de certains événements, qui fait que je sache que tu connais les vrais sentiments de ta sœur. Moi aussi, j'ai été mise dans la confidence et je sais que Yumi aime plus que tout Ulrich. Mais hier, quand on m'a posé des questions sur la relation, j'ai préféré dire que je n'étais au courant de rien...


Hiroki se rendit alors compte qu'Héléna devait se sentir mal à cause de ce mensonge et que cela avait dû être dure de tout lui avait
Hiroki : Ne t'inquiètes pas, je peux deviner pourquoi tu as fait cela! Et je ne dirais rien lorsque je serais interrogé par les inspecteurs!
H : Tu comprends, je veux bien répondre à tout sorte de question pour les aider à les retrouver, mais j'ai trouvé à peu déplacé le fait qu'ils me demandent des choses sur les relations qu'ils entretiennent entre eux... Après tout, cela fait parti de la vie intime de ta sœur ou du reste de notre bande!
Hiroki : Mais je ne te juge pas Héléna! Et je t'avouerais même que j'aurais fait, et que je ferais la même chose. Je connais trop bien ma sœur pour savoir qu'elle ne serait pas très enchantée si on fouillait trop loin dans sa vie privée.
H : Alors tu vas aussi faire semblant de ne pas être au courant lorsque tu seras interrogé?
Hiroki : Oui, ça va être un peu dure comme je suis le frère de Yumi, mais j'inventerais bien une histoire qui tient la route pour éviter la vérité. Après tout, ma sœur me répète tout le temps que je suis le meilleur pour imaginer tout un tissu de mensonge.
H (riant un peu) : Je comprends maintenant mieux pourquoi, certaines fois, Yumi nous disait que tu l'énervais. (mais redevenant très sérieuse) Dis, est-ce qu'il te serait capable de garder un secret?
Hiroki (tout à coup plus intéressé) : Oui, pas de soucis!
H (lui faisant les gros yeux) : Non Hiroki, je suis très sérieuse. Ce n'est pas un secret digne des commérages de Kadic. C'est un vrai secret, qui a plus de conséquences que l'on pourrait croire... Promets-moi que tu ne diras rien à personne de ce que je vais te dire.
Hiroki : Je fais le serment de ne jamais répéter ce que tu as l'intention de me révéler!
H (étant un peu soucieuse de la sincérité de l'adolescent) : Si tu respecte tes promesses comme les secrets que tu as découvert sur ta sœur, je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée de te mettre dans la confidence...
Hiroki : Pour ce qui est des secrets de Yumi, oui des fois j'ai laissé passer des fuites. Mais à ce que je sache, si vraiment j'avais tout raconté, alors ma sœur m'aurait tué et je ne pourrais pas être ici avec toi aujourd'hui. De plus qu'il me semble que ses fuites ne sont jamais arrivées aux oreilles des personnes les plus concernées, sinon je crois que Yumi serait beaucoup plus heureux depuis longtemps!^^
H (le regardant le plus sérieusement pour qu'il arrête d'ironiser) : Ce n'est pas le moment de faire de l'humour! Si des personnes venaient à être au courant de ce que je veux te dire, je risquerais gros et peut-être d'eux aussi. Il faut vraiment que tu le gardes pour toi, du moins jusqu'à ce que ta sœur et le reste de la bande reviennent.


Le jeune japonais, après avoir entendu que cela pouvait attirer beaucoup d'ennuis à plusieurs personnes, comprit alors que la situation était alors plus complexe et qu'il n'était pas vraiment l'heure de rire ou de faire rire. Il reprit alors contenance et redevint alors sérieux.
Hiroki : Je te fais la promesse solennelle que j'emporterais tes futures paroles jusque dans ma tombe.
H (un petit sourire aux lèvres) : Je ne t'en demande quand même pas autant!^^ Mais bon, même si je ne sais pas vraiment à ce que cela m'engage avec toi, je vais quand même te mettre dans le secret (baissant le ton et se mettant à murmurer) Ne me demande pas par quels moyens j'ai fait cela, mais j'ai récupéré tout ce qui pourrait être gênant pour mes amis qui vivent avec moi à l'internat. Donc surtout leurs carnets secrets, ou leurs journaux intimes. Comme je te l'ai expliqué, je n'ai vraiment pas envie que les inspecteurs viennent à les avoir en leur possession...
Hiroki (s'étant rapproché de la jeune metteuse en scène et parlant aussi à voix basse pour ne pas être entendu) : Tu veux dire que tu as récupéré tous les secrets d'Odd, d'Ulrich, de Jérémie et d'Aelita? Et tu as essayé de voir s'il n'y avait pas des informations qui pourraient nous aider à trouver où ils sont?
H (se mettant un peu en colère) : Je sais que toi, tu es du genre à lire dans le journal de ta sœur, mais moi, je ne suis pas du genre à faire ça! Je respecte tout de même leur intimité tout de même!
Hiroki (un peu intrigué) : Attends! Comment es-tu au courant que je piques des fois le carnet à Yumi?!
H : Car je le vois quand ta sœur arrive furieuse à Kadic, mais surtout parce qu'Odd m'a souvent rapporté des petites histoires comme lorsque tu rendais folle Yumi en lui dérobant son journal intime.
Hiroki : Dis, c'est une idée où tu es plus proche d'Odd que des autres ou de ma grande sœur?


Héléna devint un peu rougissante à cet instant-là. Est-ce que cela se voyait tellement qu'elle préférait être en la compagnie du jeune blond plutôt que l'un des autres membres du groupe? Mais elle se reprit bien vite pour que d'autres personnes ne soient pas mises au courant de ses sentiments. Déjà qu'il fallait compter sur la relation compliqué entre les deux pratiquants de pentchak-silat, plus les sentiments timides qu'avaient les deux Einsteins, alors si en plus on ajoutait ce qu'elle ressentait pour le goinfre : où est-ce que l'on va? se dit-elle. De plus que si les inspecteurs venaient à être aussi au courant de ça, ils pourraient bien remettre en question tout ce qu'elle leur avait déjà raconté vu qu'elle était plus impliquée dans l'histoire. Le point de vue d'une simple amie est tout à fait différent qu'une jeune fille secrètement amoureuse, les sentiments rendant les gens beaucoup plus subjectifs et dissimulateurs par leurs sentiments.
H (comprenant bien qu'Hiroki aurait vu qu'elle mentait de toute façon si elle n'avait pas dit la vérité) : Oui, mais c'est toutefois un peu normal parce que j'ai correspondu avec lui avant d'arriver à Kadic. C'est à cette occasion-là (la correspondance) qu'Odd me racontait de petites anecdotes sur tout le monde à Kadic, dont toi et ta tendance à chiper la journal intime de Yumi...
Hiroki : Tu le connaissais donc avant d'arriver ici?
H : Oui, je n'ai fait vraiment connaissance qu'après avec ta sœur, Ulrich, et nos deux génies, lorsque je suis venue à Kadic. A part les petit récits qu'Odd m'avait raconté, je ne savais rien d'eux. Dans un sens, c'est un peu Odd qui m'a fait intégrer à la bande. Sinon, pour ce qu'il est de Odd, c'est normal que l'on sent que je suis plus proche des autres que de lui : je l'ai connu bien avant les autres et le spectacle fait que je dois souvent être avec lui pour tout ce qu'il entreprend.


Cette réponse eut l'air de satisfaire Hiroki puisqu'il décida de revenir au sujet initial de leur conversation : le fait qu'Héléna soit en possession des secrets de ses quatre amis internes.
Hiroki (rebaissant à nouveau le ton car les dernières paroles échangées s'étaient faites avec un ton normal) : Et au fait, maintenant ils sont où tout les carnets de tes amis? Je te demandes juste ça, c'est parce que si Yumi et les autres ne reviennent pas rapidement, les enquêteurs risquent de fouiller dans les chambres d'Ulrich, d'Odd, de Jérémie ou bien d'Aelita! Et pareil, pour chez moi avec la chambre de Yumi!
H : J'y avais aussi pensé figure-toi. C'est pour cela que... (elle ne finit pas sa phrase, mais tapota doucement sur son sac bien lourd, pour lui faire comprendre)
Hiroki (après quelques secondes de réflexion, comprit ce que voulait lui dire Héléna, et s'étonna) : Quoi?! Tu veux dire que tu les as en ce moment dans ton sac?!
H (complétement paniqué parce qu'Hiroki avait parlé plus fort sous l'effet de la surprise) : Mais baisse le ton, s'il-te-plait! Et oui, je les ai sur moi. Comme je te l'ai dit tout à l'heure, je n'ai vraiment pas envie que l'on fouille dans la vie privée et surtout de cœur de mes amis.
Hiroki (prenant alors un air amusé, eut un sourire au coin des lèvres) : Et bien, si je m'attendais à ce que la situation tourne comme ça!
H (un peu vexée) : Pourquoi est-ce que tu ris?! Ce n'est vraiment pas drôle! Tu sais ce que je fais?! De la dissimulation d'indices et cela ne serait pas bon pour moi si on venait à apprendre que je cache des éléments! Et qui plus est, qui peuvent peut-être aidé les policiers à retrouver mes amis et à ta sœur! Surtout elle, vu la situation dans laquelle elle était lorsqu'elle est partie...
Hiroki : Ne t'en fais pas, je ne rigole pas vraiment de la situation, si je te dis ce qui m'amuse, tu ne me croirais jamais.
H (lâchant un soupir) : Vas-y, de tout façon, j'en ai vu de toutes les couleurs depuis hier, alors plus rien ne peut m'étonner!
Hiroki (un sourire malicieux) : Tu es sûr?! Même si je te disais que j'avais fait exactement comme toi, mais pour Yumi?!
H (le regardant dans les yeux, complétement scotchée) : Quoi?! (s'apercevant qu'elle venait quelque peu de hausser la voix, recommença à murmurer) Je veux dire... Toi aussi tu as été récupérer des affaires dans celles de Yumi?!
Hiroki : L'idée m'est passé par la tête pendant la nuit, comme je ne dormais pas. Je me suis faufilé jusqu'à la chambre de ma sœur et j'ai fouillé pour trouver tout ce qui pourrait être ''compromettant'' dans les mains des enquêteurs. Et en premier, ce fut son journal intime. (commençant un peu à divaguer) Et en parlant de ça, heureusement que Yumi n'avait pas changé de cachette parce que sinon j'aurais peut-être eu du mal à trouver son nouvel emplacement... (se rendant compte alors qu'Héléna la regardant avec des gros yeux, il dit avec évidence) Bah quoi, je sais où ma sœur cache ses secrets et alors?! Qu'est-ce que cela fait?!
H : Je veux bien comprendre maintenant comment tu es toujours au courant des sentiments de Yumi...
Hiroki : Oui, mais en attendant, ça m'a permit de ne pas perdre du temps à le chercher. Et puis maintenant, il est bien à l'abri avec les autres affaires ''délicates'' de ma grande sœur! Dans la planque où je les ai mises, personne ne serait capable de les trouver. Elle sont en sécurité. Et puis je suis certain que Yumi ne m'en voudra pas d'avoir fait ça puisque c'est dans son intérêt.
H (hésitante un peu à ce qu'elle voulait faire) : Dis, est-ce qu'il te serait possible de mettre aussi celles des quatre autres avec?... Même si (désignant son sac) ces affaires ne sont plus à leur endroit d'origine et que je les sens plus en sécurité si je les ai sous la main ; si on vient à vouloir fouiller mon sac, pour moi c'est bonjour les ennuis!


Hiroki fit les yeux ronds : Héléna lui demandait s'il pouvait prendre et mettre en sécurité tout les objets susceptibles de divulguer l'ensemble des secrets de la bande la plus mystérieuse de Kadic? C'était rêvé!
Hiroki : Tu voudrais que je les prenne?!
H : Oui, je sais que cela peut aussi t'apporter des ennuis si tu fais ça. Mais comprends-moi que je ne sais plus vraiment quoi faire avec ''ça'' en ma possession et qu'ici à Kadic, je ne vois aucun endroit où je pourrais être sure que c'est en sécurité.
Hiroki : Ne t'inquiètes pas pour moi, les ennuis que je peux avoir ne me font pas peur! Je veux bien te les prendre, comme ça, cela t'évitera de toujours les transporter!
H (posant ses conditions) : Oui, mais avant, promets-moi deux choses!
Hiroki : Lesquelles?
H : Premièrement que tu ne regarderas, ni fouillera ou lira dans les carnets de mes amis! Si on fait cela pour que les inspecteurs ne lisent surtout pas ce qu'a écrit Aelita ou quelqu'un d'autre, ce n'est pas nous qui allons le faire!
Hiroki (voulant être drôle) : Je sais que cela va être dure de résister à la tentation, mais je vais faire un gros effort!^^ Je te le promets!
H : Reste sérieux Hiroki ou sinon, je ne te les donne pas! Et deuxièmement... que tu respectes la promesse que tu viens de faire! Je fais tout cela pour mes amis, mais si après ils en viennent à m'en vouloir car je t'aurais passé leurs affaires et que tu ais mis ton nez dedans, je peux te dire que tu risques de me voir en colère!
Hiroki (comprenant qu'elle était plus que sérieuse) : Oui, je crois que j'ai très bien compris le message! Et je m'engage à respecter tes conditions, sinon je faillirais aux valeurs japonaises que l'on m'a inculquées.
H (affichant un timide sourire) : Je préfère te voir comme ça : sérieux... Et je pense que Yumi que je serais fier de toi!^^ Bon, je vais te les passer! (commençant à ouvrir son sac)
? : Qu'est-ce qu'elle va te passer Hiroki?


Notre jeune jeune rousse, qui venait d'ouvrir son sac en bandoulière dans l'intention d'en sortir les affaires ''sensibles'' de ses amis, referma le plus vite possible son sac devant l'arrivée de cet intrus. Quand à Hiroki, il se sentit un peu gêné devant cette soudaine arrivée qui venait d'interrompre un échange qui se devait de rester secret. Mais il s'en voulait surtout parce qu'il connaissait très bien la personne qui venait de surgir : c'était son meilleur ami.
Hiroki : Oh, salut Johnny! Désolé de ne pas m'être aperçu de ta présence plus tôt, on ne t'avait pas vu arriver!
Johnny : Ça ne fait rien! Et je veux bien croire que t'es un peu dans les nuages, vu la tête que tu as! Tu as fait une nuit blanche pour jouer à la console ou quoi?!

Hiroki et Héléna se regardèrent alors, si seulement il savait la vérité, il ne prendrait pas cela à la rigolade.
Johnny (se tournant vers la troisième) : Et bonjour aussi à toi Héléna! Pourquoi est-ce que tu es avec le frère de Yumi, normalement tu es toujours avec elle et les autres de votre petite bande?
H : Euh, c'est que... (se rattrapant tout juste) C'est que je n'ai pas encore vu Yumi et il fallait absolument que je lui donne les livres qu'elle m'avait demandé. Et comme je ne suis pas sûr de voir Yumi aujourd'hui, j'ai préféré demander à son frère de lui faire passer...

La jeune metteuse en scène s'aperçut alors qu'Hiroki faisait les gros yeux et qu'il n'avait rien compris. Mais à l'aide d'un regard insistant vers son sac, elle lui fit comprendre que ce qu'elle venait de dire cachait une comparaison. Les livres qu'elle devait prêté à Yumi était en fait les journaux intimes et carnets des deux petits génies, d'Odd et d'Ulrich.
H : ...Comme je suis sûr que lui au moins la voit dans la journée!
Johnny : A d'accord... C'est donc ça que tu dois passer à Hiroki! Et au fait Héléna, comment est-ce que ça avance pour votre spectacle? Avec Hiroki, ça nous amuse des fois de voir Milly et Tamia qui essayent à tout prix d'avoir des informations sur cette comédie musicale sans jamais avoir de résultats ; mais comme on ne sait rien des avancés, on se demandait comment est-ce que vous en sortez?


Sur le coup de la question, Héléna resta tétanisée et la tristesse l'envahit. Si on lui avait demandé cela quelques jours plus tôt, elle y aurait répondu de bon cœur et avec le sourire. Mais comme la disparition de ses amis remettait l'ensemble du spectacle en cause, elle savait que si elle disait que tout allait très bien, elle mentirait. Et ses mauvais souvenirs refirent surface : elle, tout seule, dans sa chambre la veille, qui essayait désespérément de travailler sur le projet qui ne pourrait continuer qu'en la présence du reste de la bande. Ce fut Hiroki qui vint à la rescousse, s'apercevant bien qu'Héléna avait été affecté par la question.
Hiroki : Johnny, tu te rappelles quand même qu'elle n'a rien le droit de raconter comme les autres! Et puis, comme je te le répète à chaque fois, je suis sure que ça va puisque ma sœur est toujours de ravie quand elle revient de l'une des répétitions du spectacle!
H (ayant repris quelque peu contenance) : Oui, ne vous inquiétez pas tout les deux. Je n'ai pas le droit de divulguer des informations sur l'histoire ni sur les personnages, mais je peux quand même vous dire qu'on travaille dans la bonne humeur alors il n'y a jamais de gros problèmes.
Johnny : En tout cas, moi je suis impatient de voir le résultat final! A chaque fois que l'on vous croise et que vous travaillez sur le spectacle en dehors de la salle polyvalente, on voit que vous prenez cœur à sa création!
H : Merci, ça fait plaisir à entendre!

A cet instant, le brouhaha qui régnait dans la cour, du aux discussions des élèves, se tut tout d'un coup.
Hiroki (se retournant comme il était dos à la cour) : Bah, pourquoi est-ce que tout le monde se tait?!

Tous les élèves en effet s'étaient tus, suite à l'arrivée dans la cour de personnes qui sont un peu inhabituelles dans un établissement scolaire : trois adultes, en tenue bleue foncé et chapeau réglementaire sur la tête. C'était les trois inspecteurs de la police qui s'occupaient de l'enquête menée sur la disparition des lyokoguerriers!
H : *Mais qu'est-ce qu'ils font donc ici?! On m'a demandé hier d'être discrète par rapport à la disparation des autres, et voilà qu'ils se pointent au milieu de la cour!*
Hiroki (tout bas à Héléna) : Dis, c'est bien les personnes à qui je pense?!
H (ne pouvant pas lui mentir, même en voyant l'air inquiet du jeune japonais) : Oui Hiroki, c'est bien eux...
Hiroki (continuant à murmurer) : Mais qu'est-ce qu'ils font ici à cette heure-là?! Mes parents m'avaient dit qu'ils se feraient discrets lors de leur enquête!
H : Je le pensais aussi... Mais je peux pas répondre à ta question car moi-même je ne comprends pas! *Et moi, cette venue ne me dit rien qui vaille!*


L'inspecteur Jaliqun, Monsieur Rinon et Mademoiselle Beaugois (c'était effectivement eux!) se mirent alors, tout en avançant au milieu des curieux qui s'étaient mis à chuchoter, à observer chacun des élèves présents, comme s'ils cherchaient quelqu'un en particulier. Et leurs regards finirent par se poser... sur le groupe formé par Hiroki, Johnny et Héléna. Celle-ci, se rendant compte de cela, sut sur l'instant que ce n'était pas bon signe.
H : *Pourquoi est-ce que j'avais le pressentiment que ce n'était pas une bonne chose leur venue?!*

Les trois policiers se mirent alors à venir dans leur direction, sous les regards interrogateurs des élèves de Kadic. Les enquêteurs ne mirent pas longtemps à venir jusqu'à leur hauteur. Ils s'adressèrent d'abord à la jeune adolescente.
L'inspecteur Jaliqun : Bonjour Mademoiselle Lisoin.
Mademoiselle Beaugois : Bonjour, est-ce que cela va mieux depuis hier?
H : Bonjour aussi à vous. Et pour répondre à votre question, non je ne me sens pas encore très bien et ma nuit m'a pas vraiment été de tout repos... (posant à son tour une question car elle avait peur que la venue des inspecteurs soit liée à quelque chose qu'ils auraient appris et qui aurait contredit ce qu'elle leur avait dit la veille) Est-ce que vous avez des nouvelles? Est-ce que vous savez où ils peuvent être?
M. Rinon : On ne peut pas en dire trop à cette étape de l'enquête, mais non, on n'a eu aucun informations qui pourrait nous dire où ils sont...
Johnny (bas à son ami) : Mais de qui ils parlent donc?!
Hiroki (ne répondant pas à Johnny, savant bien que la réponse serait donnée dans les secondes suivantes) : Vous n'avez eu aucune nouvelles d'eux?! On ne les a pas aperçu quelque part?! Cela ne se peut pas, quelqu'un a du forcément les croiser à un endroit tout de même!
Inspecteur Jaliqun (se tournant vers le jeune garçon et faisant une comparaison avec ce qui semblait être une photo, qui se trouvait dans ses mains) : Vous êtes Hiroki Ishyama?
Hiroki (s'avançant quelque peu) : Oui, c'est bien moi.
M. Rinon : A enfin vous voilà. On est à votre recherche depuis tout à l'heure. On est passé chez vous mais vous étiez déjà parti pour venir ici.
Mlle Beaugois : C'est pour vous que nous sommes à Kadic. On a fait un détour pour passer chez le proviseur et il nous a donné la permission que vous ne suivez pas vos deux prochaines heures de cours pour que vous puissiez répondre à nos questions. Peut-être ce que vous direz pourra nous aider à retrouver votre sœur disparue ainsi que ses quatre amis à elle et à Héléna?!


Johnny, alors un peu mis à l'écart depuis le début de la conversation, commença à comprendre la situation et ce que cela voulait signifier. Il se mit tout d'un coup à pâlir et à se sentir mal.
Johnny : Quoi?!?
Hiroki (ayant soutenu son ami car celui-ci se serait peut-être effondré sous le choc) : Je sais Johnny, j'aurais du te prévenir plus tôt, dès que moi-même je l'ai su hier. Mais je ne voulais pas que tu sois dans l'état dans lequel tu te trouves maintenant et qu'il y est des risques de fuites par rapport à la disparation de Yumi et des autres de sa bande.
H : Désolé de t'avoir joué la comédie ces dix dernières minutes, mais moi aussi je ne devais rien dire de cela... (regardant alors la masse d'élèves qui observaient de loin ce qui se passait) Enfin, je crois que dorénavant cela ne servira plus à rien...
Johnny (reprenant peu à peu des couleurs) : Oui d'accord, je comprends. Mais j'aurais au moins voulu que ce soit de ta part que je l'apprenne, cela m'aurait peut-être moins choqué.
Hiroki : Je n'avais pas eu le temps de le faire depuis mon arrivée ce matin à Kadic...
Inspecteur Jaliqun : En tout cas, une chose est bien certaine comme l'a dit Mademoiselle Lisoin tout à l'heure, il n'est plus vraiment utile de rester discret sur la disparition de ses cinq amis! Je suis désolé pour les dommages que cela pourrait peut-être causer, mais il va falloir que l'ensemble de vos camarades doit au courant de la situation...
Mlle Beaugois : Surtout que nous envisageons, avec mes deux collègues, de faire un appel à vos camarades, pour que quiconque ayant des informations qui pourraient nous servir vienne nous voir.
M. Rinon : On ne va pas vous cacher que l'on a peu d'éléments pour retrouver vos amis à cette heure-ci... Moi-même, je suis aussi navré que mon collègue pour les conséquences que la mise aux grands jours de la disparation de vos amis va occasionner. Je suis certain que comme dans toute école, les rumeurs vont aller à bon train. Mais comprennez que dans notre situation, on se doit d'obtenir le plus rapidement des éléments concrets qui pouraient nous aider...
Hiroki : Cela ne fait rien, je crois que cela va plutôt nous simplifier la tâche et on n'aura plus à cacher la vérité.
Mlle Beaugois : Oui, c'est vrai si on voit les choses de ce côté...
M. Rinon (quelque peu exaspéré que sa collègue ne soit pas plus ''sérieuse'') : Veuillez nous suivre Monsieur Ishyama, votre principal a mis à notre disposition une salle pour que nous puissions être au calme. Votre mère nous a dit qu'elle viendrait, comme vous êtes mineur, elle a dit que ce serait elle qui serait là pour représenter votre autorité parentale.

(Note de l'auteur : Par Monsieur Ishyama, je parle ici d'Hiroki. Les deux inspecteurs nomment les personnes par leur titre : Monsieur, Madame, Mademoiselle... ce qui les diffèrent de leur collègue qui a plus tendance à utiliser les prénoms, tout en gardant le vouvoiement)

Le jeune japonais s'avançant vers les trois policiers.
Hiroki (étant prêt à partir) : J'attends seulement que vous partiez pour vous suivre.
Inspecteur Jaliqun : Alors nous pouvons y allez!
Hiroki (se retournant une dernière fois vers Héléna et Johnny) : Au fait Héléna, est-ce que tu pourrais faire un petit résumé de ce qui est arrivé à ta bande à Johnny? Je n'ai pas trop envie qu'il apprenne ça par d'autres, ou une version déformée par les rumeurs...
H (acquiesçant) : Pas de soucis, je vais même le faire tout de suite.
Hiroki : Merci, je savais que je pouvais compter sur toi. Par contre, c'est d'accord pour que je te prennes les bouquins que tu devais passer à Yumi (lui faisant un clin d’œil pour lui signifier qu'il parlait bien des journaux et carnets des quatre internes qui étaient partis), tu me les passeras à midi.
H : Merci d'avance!
Hiroki (se retournant vers les policiers qui l'attendaient) : C'est bon, maintenant j'ai vraiment fini, on peut y aller!


Et le petit frère de la japonaise du groupe partit à la suite des enquêteurs, sous le regard mi étonné, mi interrogateur de la plupart des élèves Kadiciens. Ceux-ci s'empressèrent alors de retourner à leur conversation et le peu qu'Héléna ait réussi à comprendre était des rumeurs et des ouï-dites sur Hiroki et les policiers. La jeune metteuse en scène espéra que cela ne pose pas trop de problèmes à Hiroki...
Johnny (la tirant au passage de ses pensées) : Alors, tu m'expliques?! Parce que là je suis complétement perdu...
H : Oui, désolé Johnny, mais j'étais partie dans mes pensées... (regardant l'heure à sa montre) Bon, il ne reste pas beaucoup de temps avant le début des cours, alors je vais te synthétiser toute l'histoire en un court résumé. Mais suis bien, parce que je ne pourrais répéter.
Johnny (s'installant avec Héléna sur le banc habituelle de la bande des lyokoguerriers) : Vas-y. Je t'écoute...
H : Tout à commencé Samedi dernier, l'après-midi...


Et ainsi, pendant le court laps de temps disponible jusqu'à la sonnerie, la jeune rousse expliqua le plus précisément, tout en résumant, les faits au meilleur ami de Hiroki. Elle finit juste à temps et quitta Johnny lorsque la sonnerie annonça le début des cours. Après avoir accepté la proposition du sixième qui lui demandait si elle voulait manger avec lui et Hiroki le midi même.

La suite, tout de suite...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 31 Déc 2012, 20:14

Re: Comédie Musicale

Et la suite -tout ne tenait pas dans un post!^^


Chapitre 49: La mise au grand jour de la vérité
Elle s'était alors dépêchée et était rentrée de justesse avant que le professeur ne referme la porte. Elle suivit les autres et alla s'asseoir à sa place, au deuxième rang comme d'habitude. Puis elle essaya de ne pas faire attention à l'ensemble de ses camarades qui commençaient (encore et toujours) à faire des remarques sur l'absence des quatre autres de la bande. Malgré le fait qu'elle faisait tout pour ne pas y penser, elle ne pouvait que reconnaître le vérité : les deux tables double les plus proches d'elle étaient vide, désespérément vide, signe plus qu'évident de l'absence des deux petits génies, d'Ulrich et d'Odd.

Le moment le plus fatidique du cours fut l'appel par le professeur. Le professeur de Technologie (car la classe de nos héros a bien Technologie à cette heure-là) fit l'appel de toute la classe, en sautant à chaque fois l'un des quatre qui était ''parti''. Ce ne fut qu'à la fin, qu'il finit pas dire.
Professeur : Par contre, pour Messieurs Belpois, Stern, Della Robbia et Mademoiselle Stones, je ne crois que je ne peux les mettre que non-présent (regardant alors Héléna avec un air compatissant), je crois que c'est la seule chose à faire Héléna...
H (d'une toute petite voix, mais assez audible pour l'ensemble de la classe) : Il me semble que oui Monsieur... (un voile de tristesse passa dans ses yeux)


Devant l'étrange échange qui venait d'avoir sous leurs yeux, les camarades de la jeune rousse se mirent encore plus à discuter.
Professeur (continuant à écrit sur sa feuille d'appel) : Pour ce qui est de l'absence d’Élisabeth Delmas, son père m'a donné une justification. (murmurant pour lui-même) Tout comme pour les quatre autres... (s'apercevant en relevant la tête que toute sa classe, excepté Héléna, s'était mise à papoter bruyamment) Eh oh, stop! Taisez-vous sur le champ. Vous faites autant de bruit qu'un poulailler où on aurait lâché un renard!
(Note de l'auteur : Je sais la comparaison est pourrie, mais je n'ai rien trouvé d'autre!)
Professeur : Et pourtant vous êtes moins nombreux vu que cinq d'entre vous sont absents!

Héléna, qui n'ayant rien à faire, avait suivi attentivement toutes les paroles qui professeur de Technologie, comprit alors qu'il était au courant de la situation : de la disparition de ses amis à l'exemption de cours pour la fille du proviseur. Sinon, comment aurait-il été au courant et pourquoi lui aurait-il adressé ce regard compréhensif un peu plus tôt? Héléna finit par en déduire que le père de Sissi avait dû mettre au courant toute l'équipe pédagogique de Kadic, au lieu d'avoir à chaque fois à ré-expliquer tout. Ses pensées furent coupées par le début du cours sur des matériaux électroniques. Héléna fut quelque peu encore triste avant d'entrer vraiment dans le cours : elle savait parfaitement que cette leçon aurait énormément plus à l'Einstein de la bande.
Mais elle termina par entrer complétement dans le cours et elle ne pouvait faire que cela : s'abandonner au travail et à l'apprentissage pour mettre de côté, durant un laps de temps précis, tout ce qu'elle avait sur le cœur. Puis le cours se termina et un autre recommença, avec le même scénario, cette fois-ci en Histoire-Géographie. Ce qui qui confirma au passage à notre jeune metteuse en scène que les professeurs avaient dü être mis au courant de la situation. Cette heure-là de cours passa elle aussi, tout comme la première le plus lentement possible, du moins, c'est ce l'impression qu'avait eu la dernière arrivée dans la bande. Puis vint la récréation.

Héléna n'eut pas la force de se confronter aux regards de tout les autres Kadiciens et à peine la cloche annonçait-elle le début de la pause, qu'après avoir rangé le plus vite ses affaires, elle se dirigea directement vers le bâtiment scientifique où elle avait cours de dix heures à midi. Elle fendit la foule à contre-sens des gens qui sortait de la bâtisse et alla tout de suite devant la salle de sciences. Elle enleva son sac (toujours aussi lourd) de son épaule, le posa à terre et s'assit à côté de celui-ci, en se recroquevillant le plus sur elle même. Elle n'avait pas froid... Non, ce n'était pas cela : elle sentait cependant qu'à l'intérieur d'elle-même, le froid avait repris sa place d'autrefois, comme avant qu'elle arrive à Kadic, elle commençait à redevenir la Reine des Glaces... Et c'était tout ce qu'elle ne désirait pas plus que tout. Elle ne voulait pas revenir à ces temps anciens où la solitude était sa seule amie...

Ce fut Madame Hertz qui, après être resté un peu dans sa salle après la sortie de ses précédents élèves, trouva Héléna alors qu'elle se rendait à la salle des professeurs. En voyant sa jeune élève ainsi dans le couloir, l'enseignante n'eut pas de mal à faire le lien entre la situation (que le principal avait expliquée à elle et ses collègues le matin même) et l'état de la jeune fille. Elle s'accroupit auprès de l'ancienne correspondante d'Odd et sortit celle-ci de la petite léthargie qui s'était emparée d'elle.

Mme Hertz (secouant doucement l'épaule de son élève) : Héléna... Héléna...
H (revenant peu à peu dans la réalité) : Oui... (se rendant compte de la présence de sa professeur) Oh, désolé Madame, j'étais un peu partie dans mes pensées...
Mme Hertz : Je m'en suis bien aperçu... Je vois bien que tu n'as pas l'air très en forme et je me doute bien que cela a un rapport avec le fait que tes amis soient ''partis'' de Kadic... Alors je vais te proposer quelque chose, est-ce que tu veux rentrer dans la salle de cours tout de suite avant tout les autres pour être au calme? (se relevant) Je sais que tu es sérieuse et qu'il ne pourra rien arrivé alors je te le propose.
H (timidement et d'une toute petite voix) : C'est vrai? Est-ce que je peux?
Mme Hertz : Oui bien sûr. Et je pense que vu ta situation, cela est plutôt préférable...
H (se relevant alors tout doucement) : Alors je vais accepter votre proposition.
Mme Hertz (après qu'Héléna soit rentrée dans la classe) : Je refermes à clef derrière vous, comme cela vous ne pourrez pas être dérangée. Je reviens dans un peu plus de cinq minutes en compagnie de vos camarades... (et ajoutant, un peu incertaine) Et tenez le coup Mademoiselle, ''ils'' ne sont peut-être pas ici, mais vous n'êtes pas totalement seule, l'équipe pédagogique de Kadic et les élèves sont toujours là...
H : D'accord (et esquissant un faible sourire) et merci Madame!


La professeur de Sciences partit alors, après avoir fermé à clé la salle. Héléna alla s'installer sans tarder à sa place et sortit ses affaires. Quand elle eut finit cela, elle s'assit sur son tabouret et ''s'étala'' sur la table ; ses bras, croisés, se transformant en support pour sa tête. Bien qu'elle savait qu'elle n'arriverait pas à dormir, elle sentit qu'en ayant juste les yeux clos, cela la reposait un peu. Elle ne pouvait pas retrouver la ''presque'' sensation de ''sérénité'' qu'elle avait eu lors du court laps de temps où elle avait dormi le matin même, mais ça la contenta quelque peu et cela lui permit de se sentir un peu mieux.

Elle décida de terminer cette courte pause de ''régénérescence'' lorsque son regard se porta sur les dos des carnets qu'elle pouvait apercevoir après l'avoir laissé son sac ouvert. Ces carnets étaient quelque peu tout ce qui lui restait de cher de ses amis. Après les avoir longuement regardé, elle s'aperçut que chacun eux était représentatif de son propriétaire. Celui qui se trouvait au dessus des autres était celui qu'elle avait récupéré en premier, un carnet très bien entretenu, aux coins toujours aussi droit qu'à l'origine et à la couverture d'un gris neutre : tout à fait le genre d'Einstein, de sa précision et de son sérieux. Le second journal était simple, sans ornement, mais c'est sa couleur qui est disait beaucoup plus : du kaki clair. Bien caractéristique de son ami brun et de son côté mystérieux et timide. Le suivant était le plus extravagant de tous les carnets : sa couverture était composé de dessins abstraits multicolores, faits de la main du propriétaire. S'ajoutait à cela des bouts de feuilles volantes glissées à l'intérieur qui dépassaient. Décoration et organisation tout à fait typique d'Odd, de son esprit créatif et déjanté. Le quatrième journal était celui le plus féminin, et pour cause c'était le seul qui appartenait à une fille : Aelita. Héléna reconnut la jeune DJ dans son travail de couturière. En effet, Aelita avait confectionné elle-même sa couverture avec du tissu en velours pourpre et où elle avait brodé des notes de musique en fil argenté. Cette couleur se retrouvant dans celle du cadenas qui fermait le carnet. Le dernier était couleur imitation vieux parchemin et était le plus en piteux état : coins et feuilles cornés... Sûrement le plus utilisé de tout des carnets qu'Héléna avait récupéré : celui qui servait à Odd et probablement aux autres aussi lorsqu'ils avaient besoin d'un renseignement pour l'école et l'internat. A ces cinq carnets s'ajoutaient dans le sac de la jeune rousse les photos ''compromettantes'' (sur les relations dans la bande pas sur autre chose!^^), des objets tels que la laisse ou les autres colliers qui appartenaient à Kiwi. Pour finir, tout au fond de son sac se trouvait son propre calepin à elle, où elle notait tout ses idées.

La jeune rousse avait, par rapport aux autres journaux intimes, décidé de ne pas confier le petit carnet (celui nommé ''Petits secrets pour survivre à l'internat'') à Hiroki ce midi-là. Il n'était pas aussi ''révélateur'' que les quatre autres et notre jeune passionné de Littérature s'était dit qu'il était bien pratique et qu'elle pourrait toujours en avoir besoin. Au pire, s'il venait à y avoir une inspection de son sac, elle pourrait très bien le glisser dans sa poche en raison de sa petite taille. Elle passa sa main sur les couvertures des carnets et plus particulièrement sur celle d'Aelita car elle adorait le touché du doux velours.
H : Bientôt, vous irez rejoindre le dernier d'entre vous, je vous le dis. Et là, le cercle pourra se fermer, vous serez en sécurité, je vous le promets, à vous et à vos propriétaires.

Héléna eut pour le première fois depuis longtemps un véritable sourire. Elle fut amusée par le fait qu'elle venait de parler à des livres. C'était la première fois que cela lui arrivait mais cela ne lui fit pas peur. Elle savait que ces ''livres'' ne lui répondraient pas, mais cela lui redonna du baume au cœur et de la confiance en soi. Car elle savait qu'elle venait, d'une certaine manière et par l'intermédiaire des carnets, de parler à ses amis qui lui manquaient tant et cela lui faisait du bien.

Héléna referma l'ouverture de son sac lorsqu'elle entendit la sonnerie et ensuite sa professeur ouvrir la porte avec sa clef. Ses camarades, en voyant Héléna déjà dans la classe restèrent quelque peu perplexe, mais suite à l'attitude bizarre de la rousse et celle des enseignants par rapport à celle-ci depuis le début de la journée, ils ne s'en étonnèrent pas plus. Et le cours commença lorsque tous furent installés, pour le commencement de deux heures non-stop de sciences...

Deux heures de cours, enfin, c'est ce que les élèves de la classe pensaient. En effet, à peu prêt dix minutes avant la sonnerie de midi, Madame Hertz finit par demander à la classe de ranger leurs affaires. Tous furent étonnés, cette professeur-là étant du genre à utiliser complètement ses heures et à mettre à profit chacune des minutes qui lui étaient données. Mais Madame Hertz voyant que ses élèves prenaient trop à cœur ces minutes de libertés en plus, les ramena vite sur terre. Elle leur expliquant qu'elle ne les libérait pas plus tôt, mais que Monsieur Delmas avait demandé à voir les élèves. Cela déçut bien évidement certains des camarades d'Héléna. La professeur utilisa son autorité et la classe sortit alors dans le ''calme'' de la salle, puis du bâtiment. Héléna avait été la dernière à sortir de la pièce et Madame Hertz s''était arrangée pour rester avec elle. C'est elle qui entreprit en premier la discussion, tout en gardant un œil sur ses autres élèves.
Madame Hertz : J'ai vu Héléna que vous aviez un peu meilleur mine durant le cours que lorsque je vous ai vu pendant la pause, le fait d'être au calme dans la salle de cours vous a été bénéfique...
H : Oui, cela m'a fait un peu du bien... Mes camarades et leurs regards sont devenus de plus en plus inquisiteurs depuis ce matin par rapport à ''l'absence'' des autres et je ne supporte pas vraiment ça.
Madame Hertz : Vous savez Héléna, en tant que votre professeur principal, je me dois d'intervenir lorsque chacun de mes élèves se retrouve face à une difficulté ; toutefois, je sais que je ne pourrais pas être d'une grande aide dans votre cas. Cependant, si vous avez besoin de soutien, n'oubliez pas que vos enseignants et moi-même seront toujours à disposition si cela ne va plus du tout et que vous n'arrivez plus continuer dans une telle situation...
H : Merci Madame, j'en prends note. Mais ne vous en faites pas pour moi, je sens je pourrais tenir pendant longtemps le coup s'il le fallait...


Et leur discussion se clôt sur ces derniers mots. Du côté du reste de ses camarades, ceux-ci furent quelque peu déconcertés de voir qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir été ''lâché en avance''. En réalité, il n'y avait pas une ou deux classes qui avaient quitté les cours plus tôt, mais l'ensemble des classes et donc des Kadiciens. Quel ne fut pas alors l'étonnement de tout le monde lorsqu'ils furent tous rassemblés sur le terrain de football de Kadic. De la sixième à la Terminale, à la fin, on se retrouvait tout de même avec un sacré nombre de personnes réunis. De plus que les élèves n'ayant pas cours s'étaient aussi vus obliger de venir, ainsi que la totalité du personnel travaillant dans l'établissement scolaire.

Madame Hertz avait rejoint ses collègues près de l'estrade, provisoirement installée pour l'occasion. Pour ne pas que certains élèves perturbateurs ou ''ennuyés'' prennent la poudre d’escampette , Jim avait été nommé pour vérifier que personne ne parte avant la fin. Mais avant la fin de quoi? Tout les élèves Kadiciens se posaient un peu la question. Héléna finit par apercevoir à travers toute cette foule Hiroki et Johnny. Et c'est le frère de Yumi qui finit quelque peu par donner réponse à cette question, mais rien qu'à Héléna. Il lui désigna tout simplement d'un petit signe de la tête les trois inspecteurs qui se trouvaient près du proviseur.

Celui-ci termina par monter sur l'estrade, ce qui finit par faire taire les bavardages des élèves qui s'impatientaient devant l'attente. Il avait un micro (relié à une sono, elle aussi provisoirement installée pour l'occasion) et s'adressa aux Kadiciens.
M. Delmas : Bonjour à vous tous. Je sais que vous vous demander qu'est-ce que nous faisons tous ici et pourquoi est-ce que j'ai décidé de rassembler l'ensemble des personnes de Kadic alors que cela n'a pas été fait depuis bien longtemps. (se laissant un peu submerger par les sentiments) Mais croyez-moi, j'aurais aimé de pas le faire aujourd'hui... (se reprenant) Si je vous tous réuni aujourd'hui, c'est pour vous annoncer qu'une enquête de police a été ouverte dans notre établissement...

A peine ces quelques mots là furent-ils prononcés que de nombreux murmures s'élevèrent alors dans le stade, signe officiel du début des rumeurs ''officielles''... Mais le père de Sissi ne se laissa pas déconcerter pour autant.
M. Delmas (haussant un peu la voix) : Laissez-nous finir ce que nous avons à dire, après vous aurez tout le temps de discuter de vos ''observations''... (cela ramena le calme dans la foule des élèves) Comme doivent le savoir certains d'entre vous, plusieurs de vos camarades sont aujourd'hui portés absents. Je ne parle pas ici de ceux qui sèchent les cours, sont malades, ou ont une autre excuse... Mais plus particulièrement cinq d'entre eux, en troisième et en seconde : Jérémie Belpois, Odd Della Robbia, Ulrich Stern, Aelita Stones et enfin Yumi Ishyama. Leurs camarades peuvent vous confirmer la version officielle que nous leur avons jusqu'alors donné : ils étaient juste absent des cours, point final. Mais la vérité est tout autre et je vous la dois : ces cinq adolescents, vos camarades, que tous connaissent sûrement pour être des amis très soudés, sont depuis hier après-midi ''partis'' de Kadic, sans laisser de nouvelles d'où ils pouvaient se rendre. La raison de leur fuite est, comme ses camarades de sa classe doivent le comprendre véritablement maintenant, la soudaine surdité de Yumi, suite à un accident arrivé il y a quelques jours ici, à Kadic. C'est pour cela qu'une enquête a été ouverte pour retrouver la trace de vos cinq camarades. Je vais maintenant laisser la parole à l'inspecteur qui dirige cette enquête et qui souhaite vous dire quelques mots.

Le proviseur de Kadic descendit alors de la petite estrade, tandis que le plus âgée des trois enquêteurs montait sur celle-ci, prenant au passage le micro que lui tendait le père de Sissi.
Inspecteur Jaliqun : Bonjour à tous, je vais être très bref. Ils nous seraient trop long de passer dans chacune de vos classes pour recueillir des informations, alors nous vous demandons, qui que vous soyez, élèves, professeurs ou personnel de l'école, si vous avez des informations qui pourraient se trouver capitales dans la recherche de vos cinq camarades, alors venez vous voir. Elle peut vous paraître insignifiante cette ''fuite'' de ces cinq amis, que nous considérons nous policiers comme fugue, mais ce genre ''d'escapade'' peut vite finir dans un drame si nous ne les retrouvons pas le plus possible. Plus vite vos camarades seront retrouvés, et moins de chance il y aura eu qu'il y ait eu un malheur. Je terminerai juste par prévenir les petits malins qui tenteraient de venir nous voir pour nous raconter des balivernes et autres mensonges. Notre enquête est très sérieuse et la vie de ceux que vous pouviez croiser tout les jours pourrait bien être en ce moment même en péril. En quittant la sécurité de Kadic, ils se sont retrouvés en pleine nature et ne sont plus à l'abri des ennuis. Pour ceux qui voudraient s'amuser en nous mettant sur de fausses pistes, veuillez réfléchir à cela avant de venir nous voir : est-ce que vous voudriez mettre encore plus en danger la vie de ceux que vous pouviez côtoyer quotidiennement? Ce sera tout ce que j'ai à vous dire et je vous remercie de nous avoir écouter, votre principal et moi.

Il descendit à son tour à son tour de l'estrade et Monsieur Delmas fit signe aux élèves qu'ils étaient désormais libres. Chacun repartit alors à ses occupations : les adultes à leur travail, les externes prirent la direction de la sortie de Kadic pour rentrer chez eux et les internes et demi-pensionnaires et internes partirent en direction de la cour et des réfectoires.

Cependant, alors que tous se dispersaient, Héléna vit bien que de nombreux regards avaient été tourné vers elle. Sous cette oppression visuelle, elle finit par se sentir mal, avoir la tête qui tourne et faire un malaise. Heureusement pour elle, Hiroki et Johnny, qui s'étaient mis à se rapprocher d'elle pour la rejoindre, arrivèrent à temps pour la rattraper avant qu'elle ne touche terre...

Notre jeune adolescente fragile se réveilla quelques minutes plus tard, sur le gazon du stade. Elle ouvrit petit à petit ses paupières, à cause du retour de la luminosité dans son champ visuel. Et ce fut pour voir que les deux garçons de sixième l'observaient avec inquiétude. Héléna, alors allongée, se remit doucement assise.
Hiroki : Ça va? Tu nous a fait franchement peur en t'effondrant d'un coup!
Johnny : J'espère que cela ne doit pas d'arriver souvent parce que je n'aimerai pas être les nerfs de Yumi ou du reste de votre bande...^^
H (se massant encore un peu les tempes, ayant encore un peu mal au crâne) : Désolé de vous en informez, mais c'est bien la première fois que cela m'arrive...
Hiroki : Qu'est-ce qui s'est passé?
H : Ce qui se passe depuis ce matin... Toute ma classe me regardait car ils savaient qu'il y avait quelque chose d'inhabituel avec l'absence des autres et ils trouvaient étrange que j'étais toujours là... Transpose ça au dimension de l'école toute entière, et considère que je déteste plus que être au centre de toute les attentions et des regards : tu as vu le résultat...
Johnny : Tu ne supportes pas te savoir ainsi?
Héléna : Petite rectification : je déteste cela car j'imagine très²& ce que peuvent penser nos camarades. Et je suis sure que je vais être au centre de bien des discussions et des rumeurs. Et je hais ça... Je me sens comme opprimée au plus haut point, je commence à suffoquer... Et je peux finir à tomber dans les pommes, comme cela vient d'arriver...
Johnny : Et bien, elle n'est pas très courante ta phobie!
H : J'ai toujours vu me fondre dans la masse, alors avec ce qui m'arrive en ce moment, ce n'est pas une très bonne chose pour moi.
Hiroki : Tu veux aller voir l'infirmière pour vérifier que tout va bien?
H (se remettant progressivement sur ses pieds) : Non, je crois que ça va aller... Par contre, est-ce que je peux vous poser une question?
Johnny : Vas-y. On t'écoute..
H : A quelle heure est-ce que vous reprenez les cours cet après-midi?
Hiroki (répondant, mais cependant un peu perplexe) : A quatorze heures.
H (s'apercevant bien de l'interrogation qui naissait dans les yeux des deux jeunes adolescents) : Si je vous ai demandé cela, c'est parce qu'avec l'annonce que vient de faire le proviseur, je n'ai pas très envie d'aller au self tout de suite pour me retrouver à être encore une fois observée comme une bête de foire... Est-ce que cela ne vous dérange pas de manger un peu plus tard?
Johnny : Non, pas de soucis.
Hiroki : Pour moi, aussi ça ira. Je ne suis pas aussi très impatient d'aller au réfectoire...
H : Je suis désolé, mais je crois que toi aussi tu vas avoir droit à des regards de la part des autres élèves. Pas pour les mêmes raison que moi, mais comme tu es le petit frère de Yumi...
Hiroki : Je m'en doute bien Héléna...


Soudain, Johnny lâcha un petit juron, signe qu'il venait de se rendre compte de quelque chose.
Johnny : Je suis désolé, mais je dois vous laisser tout les deux. J'avais promis à mes parents d'aller porter ce matin un papier à l'administration, mais avec ce qui s'est passé, je n'ai pas eu vraiment le temps. Je vais voir si la secrétaire de M. Delmas est encore là... (commençant à s'éloigner)
Hiroki : On ne te retiens pas, vas-y on comprend...
Johnny : Je fais le plus vite possible et je reviens auprès de vous.


Et il partit, laissant Héléna et Hiroki dans un long silence à la fois reposant et pesant. C'est la dernière arrivée à la bande des lyokoguerriers qui le brisa.
H : Dis, je sais que cela va te paraître un peu contradictoire avec ma phobie vu qu'il se trouve en plein milieu de la cour, mais est-ce que l'on peut aller au banc où je me trouvais souvent avec les autres?
Hiroki : Votre banc habituel? Pourquoi pas, après tout, si tu m'as demandé d'être là si besoin ce matin, je ne vais pas te dire non, alors que c'est la seule chose que tu m'as demandé jusqu'alors? On y va.


Et ils partirent à leur tour du stade, ce furent les derniers comme ils ne restait plus qu'eux. Puis ils se rendirent dans la cour du nord, en passant le plus possible loin de la première cour où se trouve les bâtiments du self et puis en passant sous l'arcade qui relie le bâtiment administratif à celui des salles de cours. Ils finirent par arriver à leur destination, bien que certains regards exaspérants aient aussi été de la partie. Mais Héléna se dit qu'elle devait vraiment prendre sur elle et affronter sa plus grande peur. Pendant que la jeune troisième s'asseyait sur le banc qui était devenu si cher à son cœur en l'absence du reste de la bande ; Hiroki s'était un peu éloigné pour prévenir par message son meilleur ami d'où ils étaient à présent. Puis il revint vers le banc où Héléna s'était assis et avait ramené ses jambes vers elle, ses pieds sur le bord du banc.
Hiroki : Tu crois vraiment que tu arriveras à tenir le coup, surtout avec une telle phobie?
Héléna : Je pense que oui. Après tout, on se trouve au centre de la cour et je ne me suis pas encore dans les vapes, alors c'est bon signe non?^^ (caressant du bout des doigts le bois du banc) C'est ici que j'ai rencontré pour le première fois ta sœur et le reste du groupe...
Hiroki (étonné) : C'est vrai?!
H : Oui... Odd m'avait dit que l'on serait dans la même classe et comme je n'avais pas pu savoir qui il était en classe, à la récréation qui suivit, je crois que j'ai dû m'asseoir sur ce banc là-bas (tendant sa main vers un autre banc non loin) et je m'étais mise à attendre. Odd est finalement venu me chercher et il m'a amenée juste qu'ici, où les autres se trouvaient. Tu aurais vu leurs têtes! Odd ne les avait même pas prévu de mon arrivée à Kadic!
Hiroki : Pour ma sœur, mes souvenirs ne doivent pas être très différent de ta situation!^^ Par contre, pour les quatre autres, j'imagine bien malgré que je n'ai jamais eu l'occasion de les voir vraiment abasourdis...
H : Ça ne fait rien! (entrant un peu dans les confidences) Tu vois, ta sœur, Ulrich, Aelita, Jérémie et Odd sont devenus après au fur et à mesure mes meilleurs amis. Pas du jour au lendemain, mais au fil des jours, j'ai appris à les connaître et à vivre avec eux. Chacun a quelque chose que je retrouve en moi. Et j'ai fini par les considérer comme les frères et sœurs que je n'ai pas : comme ma seconde famille...
Hiroki : Tu ne vas pas être pas me croire sur parole, mais il me semble que j'ai déjà entendu plusieurs fois ce discours... Et de la bouche de Yumi, Aelita, Odd, Ulrich et Jérémie!^^ Eux aussi avait cette même philosophie dans le groupe!
H : C'est pour cela que j'ai autant de mal à me faire à la vie à Kadic en leur absence, je n'ai jamais été ici sans eux cinq. Et pour ce que tu viens de dire, je n'en doute pas. Mais cela devant être avant que j'arrive, (baissant les yeux) sinon pourquoi m'avoir ainsi abandonnée sans me dire leur intentions?!
Hiroki : Je te le répète, ils ont dû avoir une très bonne raison sinon je ne pense pas que tu serais ici à parler avec moi. Tu sais, avant ton arrivée, moi j'avais l'impression que leur petite bande était complète et qu'elle était définitivement fermée à la venue d'un nouveau membre. Mais tu es arrivée et tu as su tout simplement t'intégrer au groupe si fermé d'auparavant, sans que tu ne remplaces personne. Tu es devenue un pilier à part entière de la bande, et ça s'est un exploit! Car je peux te jurer que certains avant toi se sont casser les dents sur leur ''protection'' avant toi! Tu n'as pas à douter de ton importance et ta place au sein du groupe... Je pense que les autres seraient estomaqués que tu penses cela!


Hiroki décida pour qu'Héléna ne recommence pas de parler de ça, de changer de sujet.
Hiroki : Au fait, (baissant le ton) Tu comptes me les passer quand les ''bouquins'' que je dois passer à Yumi... Tout de suite, cela risque d'être dangereux avec tout le monde qui nous entoure... Il faudrait peut-être attendre que l'on soit dans un endroit plus calme?
H : Non Hiroki. C'est plutôt l'inverse. Plus on cherchera à se faire discret plus on risque de penser de nous cachons des secrets... (ouvrant son sac) Je vais te les passer tout de suite. Plus il y de monde, plus il y a de témoins pour confirmer que je vais simplement te donner les livres que tu feras passer à ta sœur...
Hiroki : D'accord! (saisissant le sac gris fermé par un nœud que Héléna lui tendait) Ah oui, quand même, c'est assez conséquent!
Héléna : J'ai pensé que ce serait plus pratique pour nous si je te passais tout d'un coup. Avec ce sac opaque, j'ai pensé que ce serait parfait. Et ne t'inquiètes pas pour ce sac, je m'en sers d'habitude quand je n'ai plus de place dans le mien, mais je ne pense pas m'en servir alors tu peux le garder... (baissant encore le ton) jusqu'à ce que tout redevienne normal.
Hiroki : D'accord et merci! (regardant toujours la taille du sac)
H (apercevant de cela) : Tu crois que cela va aller pour ''les transporter''?
Hiroki (faisant un peu de rangement dans son sac pour y mettre ensuite celui d'Héléna) : Oui, ne t'inquiètes pas, il suffisait juste que je fasse un peu de place et s'était gagné. Ça me fait du poids en plus, mais vu que je n'ai pas cours après quatre heures et que je rentre directement après, je ne vais pas avoir trop de soucis avec cela.
H : Merci encore pour ce ''service''. Je te demanderais juste d'en prendre grand soin... S'il arrivait quoi que ce soit aux autres et qu'ils passait aussi quelque chose à ces ''livres'', je crois que je m'en voudrais toute ma vie... C'est qu'il me reste de plus concret d'eux!
Hiroki : Ne t'en fais pas. A peine aurais-je quitter Kadic qu'ils iront rejoindre leurs ''acolytes'' dans un endroit sûr...


Johnny revint à cet instant-là de son tour au bureau de Madame Weber, il avait réussi à faire ce qu'il avait voulu. Héléna le leva alors du banc cher à son cœur et ils allèrent manger, les réfectoires s'étant un peu vidé depuis le début de la pause de midi. Les deux plus jeunes arrivèrent à manger normalement ; mais Héléna ne réussit, comme ses précédents repas, qu'à manger que très peu, malgré les encouragements d'Hiroki et de Johnny. Ils parvinrent néanmoins à lui faire prendre pour après son dessert dans son sac. Mais Héléna savait très bien que cela ne servirait à rien et que ce serait du gâchis. Elle sortit avec les deux sixièmes du self et elle pensait rester avec eux jusqu'à la reprise des cours, mais ses plans furent contrecarrés par la venue de surveillant général de Kadic...


Voilà, ce sera tout pour ce soir, et aussi pour l'année 2012. Je vous revois l'année prochaine avec d'autres suites bien sûr! Je vous souhaite de nouveau de Bonnes fêtes en famille (pour la plupart), une bonne année et une bonne santé!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

Message 02 Jan 2013, 22:04

Re: Comédie Musicale

Alors là tu m'a bluffé, ce chapitre est vraiment super. J'aime bien cette fragilité que tu donne au personnage d'Helena et le renfort qu'ils peuvent se donner mutuellement avec Hiroki. Chapitre très intéressant qui me fait attendre la suite avec impatience. Bonne continuité :)
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Message 17 Jan 2013, 00:49

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde, premier message que je poste cette année, et je vous promets que ce ne sera pas le dernier, loin de là...^^ Et donc de nouveaux chapitres en perspectives!
J'ajouterais seulement pour répondre à Invité : Ton message m'a fait le plus grand bien, alors que je commençais à me perdre dans toutes mes idées. Un peu d'encouragement et c'était reparti! plus de problèmes de cohérence et plus de blocage. Miracle! Pour ce qui est de ta remarque sur Héléna et sur Hiroko, je vois que tu comprends très bien les problèmes intérieurs que je donne au personnage. En regardant dans les derniers posts, je me suis rendu compte qu'à chaque fois, c'est surtout ça qui te plaisait, alors c'est que j'ai réussi à atteindre mon but : faire passer les émotions par les sentiments qu'éprouvent les personnages. J'ai toujours douté de ma capacité à le faire, mais plus maintemant!
Pour ce qui est d'Héléna, je n'en ai pas fini avec elle... Tout comme dans la série avec les lyokoguerriers, je vais aussi poursuivre sa vision des choses et approfondir dans sa vie personnelle. Mais comme je l'ai déjà aussifait avec Hiroki ou Mme Hertz, je vais aussi insérer le point de vue d'autres personnages secondaires, surtout dans plusieurs des chapitres suivants.

Maintenant, place au chapitre 50!


Chapitre 50: Un appel que l'on aurait pu oublier...
En effet, Monsieur Morales était venu voir le groupe des trois adolescents à peine cinq minutes après qu'ils aient quitté les réfectoires. Et c'était surtout pour voir Héléna. Au début, quand Jim lui annonça cela, elle prit peur que quelqu'un ait découvert le pot aux roses, par rapport au fait qu'elle ait récupéré ''des affaires'' dans les chambres de ses amis la nuit précédente. Mais le professeur de sport la réconforta sans le savoir.
Jim : Bonjour Messieurs Ishyama, Cleary… et aussi à vous Mademoiselle Lisoin. Je suis encore désolé pour tout ce qui vous arrive par rapport à la fuite des autres. A l'heure où ils se sont enfouis, j'aurais dû les voir pourtant, j'avais cours sur le terrain de sport. J'aurais dû au moins les apercevoir s'ils sont passés près du stade...
Hiroki : Vous n'y êtes pour rien! Ce n'est pas votre faute si vous ne les avez pas vus! Mais vous êtes venus nous voir pour quoi au fait?...
Jim : Ce n'est pas pour vous donner des bonnes nouvelles malheureusement. En fait, cela n'a rien à voir. Il y a quelqu'un qui a appelé au secrétariat pour vous Héléna, et elle aimerait vous parler puisqu'elle est toujours en ligne avec Madame Weber...
H (un peu étonné) : Pour moi?!
Jim : Oui, il paraît qu'elle vous connait et à ce que j'ai compris, cela à un lien avec votre spectacle...
H (toujours perplexe) : Bon, je vais aller voir la secrétaire de Monsieur Delmas alors...


Jim resta donc en compagnie d'Hiroki et de Johnny, tandis qu'Héléna partit vers le bâtiment administratif. Quand elle se retrouva devant la porte du bureau de Madame Weber, elle ne savait pas si elle devait s'inquiéter ou ne pas se soucier de cet appel. De plus qu'elle n'arrivait pas à savoir qui est-ce qui pouvait bien l'appeler, et en plus en passant par l'école. Cependant, elle décida de ne pas penser à cela et elle se dit qu'elle improviserait lorsqu'elle découvrirait l'émetteur de l'appel. Elle souffla une dernière puis rentra dans le secrétariat de Kadic. Madame Weber eut l'air contente quand elle vit la jeune élève entrer dans son bureau et annonça cette arrivée à la personne avec qui elle était en communication.
Mme Weber : Oui, elle est là. Je vais vous la passer...

Elle fit signe à l'adolescente d'approcher pour venir jusqu'au combiné pour prendre l'appel. Héléna fit cela mais resta quand même soucieuse.
H (murmurant car elle se trouvait quand même assez proche du téléphone) : Qui est-ce?
Mme Weber (mettant sa main sur le combiné) : C'est quelqu'un que tu connais... Et elle te téléphone à propos d'une représentation de votre spectacle...


La jeune metteuse en scène n'en apprit pas plus par cette explication, mais décida de prendre quand même la communication.
H : Oui... Allo?
? : Allo? Héléna, c'est bien toi?!
H : Oui, c'est bien moi. A qui ai-je le plaisir de parler?
? : Tu ne me reconnais pas à ce que je vois... Pourquoi, on s'est rencontré il y a à peine une semaine! C'est Lucy, l'une des malades présente au concert de charité organisé mercredi dernier. J'ai discuté avec toi, Aelita et vos amis après le concert...
H (les morceaux du puzzle se remettant à leur place dans sa tête, elle comprit alors qui était au bout du fil) : Ah Lucy, c'est toi?! Désolé de ne pas t'avoir reconnue...
Lucy : Cela ne fais rien... Mais si je t'appelles, c'est pour t'annoncer une bonne nouvelle! Suite à notre discussion, j'ai été parlé en compagnie de certains camarades au directeur de mon hôpital. Puis il en a parlé avec ses collègues qui dirigent les autres hôpitaux. Et à ce que j'ai compris, toi aussi tu en as discuté avec ton principal, parce que l'on m'a dit qu'il avait appelé ici pour venir aux nouvelles. Enfin, tout cela pour te dire que... C'EST BON! Les directeurs nous ont annoncé, à nous les malades, qu'ils avaient obtenu les autorisations pour que vous puissiez venir jouer!
H (complétement étonnée et en même temps heureuse): C'EST VRAI?! On pourra vous faire une représentation?!
Lucy : Oui! Il paraît qu'au début ce n'était pas sûr du tout parce qu'ils fallait que vous ameniez votre matériel et qu'il fallait aussi un endroit pour que vous puissiez l'installer, mais finalement ils ont arrivé à se mettre d'accord. Et au fait, comment ça se passe vous les répétitions depuis la semaine dernière? Les autres prennent toujours autant à cœur leur travail pour le projet?


Cette dernière phrase eut l'effet d'une tornade pour Héléna, et un bien dure retour à la réalité. En effet, le simple fait de parler avec la jeune malade lui avait fait oublier un court instant la situation dans laquelle elle était. Cela lui avait permit un court laps de temps de mettre de côté de problèmes et d'être heureuse. Mais ses amis l'avaient abandonnée et elle ne pouvait pas nier cela. Mais comment expliquer à Lucy que le spectacle ne tenait plus qu'à un fil, puisque ses cinq amis, dont les deux rôles principaux, étaient introuvables? Même si la première représentation était prévue deux semaines plus tard, le projet risquerait d'être mis en stand-by à cause de l'absence des autres ; voir pire si ses cinq amis mettaient beaucoup trop de temps à réapparaître et à revenir. Mais elle ne voulait pas penser à cette possibilité. Car elle savait, ou plutôt elle espérait du plus fond du cœur, qu'ils reviendraient. Elle ne pouvait pas dire quand, mais elle avait entièrement confiance en eux.

Elle jeta à cet instant-là un regard vers Madame Weber, si elle se mettait à raconter toute l'histoire, elle savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps et qu'elle se mettrait à pleurer. Bien qu'elle dise à tout le monde qu'elle tenait le coup, elle était certaine que dans certains cas, elle fondrait en larmes malgré tout ses efforts. Et elle n'avait aucune envie que la secrétaire de Kadic la voit ainsi, ni qui que ce soit. De plus, elle savait aussi très bien que si elle expliquait la situation à Lucy, elle mettrait assez de temps. Et elle n'avait pas envie de monopoliser la ligne téléphonique de Kadic et elle jugea qu'elle avait déjà assez dérangé Madame Weber comme ça.

H : Tu sais quoi Lucy... Si je te raconte tout, je risque de bloquer quelque peu la ligne du secrétariat de Kadic!^^ Alors voilà ce que je te propose : tu pourrais me donner un numéro auquel je peux te joindre et je te rappelle juste après pour tout t'expliquer en prenant mon temps et sans gêner personne?^^
Lucy : OK... Moi, cela ne me pose aucun aucun soucis. Je vais te passer mon numéro de portable! Comme ça, moi aussi je ne bloquerai pas la ligne ici, vu que l'on n'a pas de ligne individuelle!^^
H : C'est comme tu veux...
Lucy : Tu as un papier et un stylo sous la main?
H (après quelques instants de recherches dans une poche de son sac) : Oui, maintenant c'est bon!
Lucy : Alors, c'est 06...


La jeune malade finit de lui donner son numéro, puis elle raccrochèrent chacune de leur côté leur combiné, mettant fin à la communication. Puis Héléna remercia Madame Weber pour la gentillesse qu'elle ait eu d'accepter cet appel alors qu'elle n'aurait normalement pas dû, ainsi que pour avoir pu utiliser le téléphone. Mais la secrétaire de Monsieur Delmas lui répondit que cela ne faisait rien et qu'elle avait été enchanté de discuter avec Lucy pendant qu'Héléna n'était pas encore là. La jeune rousse prit son sac et partit ensuite en lui disant au revoir.

Quand elle fut sortit du bâtiment administratif, elle s'arrêta. Quelques instants plus tôt, elle s'était dit qu'elle allait vite trouvé un endroit calme. Mais après réflexion, la tâche se retrouvait plus dure qu'elle n'avait imaginé. Aucun endroit n'était assez calme pour ce qu'elle voulait faire. Et elle n'avait pas envie que des oreilles qui trainent, écoutent ce qu'elle allait dire. Son regard se porta d'abord vers la forêt : en effet, les bois auraient été parfaits, seulement ses derniers souvenirs de la veille dans l'après-midi firent que ce n'était pas vraiment une bonne idée. Puis elle réalisa que, où elle se trouvait (sur les marches du perron du bâtiment administratif), les environs étaient calmes et et il n'y avait personne dans les parages. Elle décida donc de rester où elle était.

Elle s'assit sur les marches et sortit son portable de son cartable. Elle souffla une fois en pensant au fait qu'elle allait peut-être rendre malheureuse Lucy en lui disant que le projet était peut-être annulé. Mais elle lui devait le vérité, Lucy avait dû tant insisté auprès du directeur de son hôpital pour que le spectacle puisse se faire qu'il aurait été incorrect de ne pas la mettre au courant de la situation. Elle composa alors le numéro que Lucy lui avait donné et attendit en attendant les tonalités. La jeune adolescentes malade répondit au bon de la quatrième.

Lucy : Allo?
H : Allo Lucy. C'est de nouveau moi Héléna.
Lucy : Je me doutais bien que c'était toi... Désolé d'avoir pris autant de temps pour répondre, mais le temps que je le retrouve dans mes affaires...^^
H (se rendant compte que cela la ramenait encore et toujours au reste de la bande): Je croirais entendre mes amis...
Lucy (s'inquiétant du long silence de la rousse et du ton qu'elle avait employé) : Hey, ça va?! Tu as une drôle de voix...
H : Je sais, mais ne t'en fais pas pour moi... Lucy, je comprends que tu vas être certainement déçue par ce que je vais te dire, mais il faut quand même que je te mette au courant... (respirant une grande bouffée d'air avant de se lancer) Au jour d'aujourd'hui, je ne suis pas sure que le spectacle puisse se faire...
Lucy (criant à l'autre bout du fil) : Quoi?!? Mais pourquoi?!
H : Ne cries pas s'il-te-plait, je t'entends très bien! Et je peux comprendre ta réaction... Pour ce qui est des causes à cela, ce n'est ni ta faute, ni la mienne, ni celle de ton directeur ni de mon proviseur...
Lucy : Mais alors, pourquoi est-ce que vous ne pourrez pas venir?!
H : C'est un peu compliqué... Quand je t'ai dit que le spectacle puisse se faire, je parle en fait de la totalité du projet. Je ne sais pas si je pourrais continuer la comédie vu les derniers événements...
Lucy : Qu'est-ce qui s'est passé?
H (s'apercevant qu'elle en avait trop dit) : Euh... Je ne sais pas si je devrais tout te dire... Déjà que l'on a demandé de ne pas trop en dire ici depuis hier.. Mais si en plus l'information circule en dehors de mon établissement scolaire, je crois que cela risque de poser encore plus de problèmes...
Lucy : Allez, raconte-moi, je resterais muette comme une tombe! Et puis tu n'es pas obligée de me dire les éléments que tu dois garder secret...
H : Bon d'accord... Je vais partir du début, comme ça tu ne risque pas de t'embrouiller. Samedi après-midi, on a eu une répétition avec les autres pour les réglages des micros.. Sauf qu'on a eu un grave accident et c'est Yumi, qui est le premier rôle féminin du spectacle, qui a eu les plus grosses répercussions à cela... Elle est devenue sourde...
Lucy (hurlant cette fois-ci dans le combiné) : QUOI?!?!?


Heureusement pour elle, Héléna avait prévu cette réaction de la part de la malade et avait écarté son téléphone de son oreille.
H (ramenant celui-ci vers son oreille) : Pas de panique! Elle est encore en assez bonne forme! Mais le reste de notre bande et moi ne l'avons appris qu'hier midi, alors tu peux imaginer ce que nous, nous avons ressenti...
Lucy : Oui, je veux bien imaginer... C'est donc pour cela que votre projet est en attente?
H : Oui... Et non... Yumi ne voulait pas prévenir qui que ce soit pour n'inquiéter personne, donc mes amis et moi, on a gardé le secret... Sauf qu'il a été découvert dans l'après-midi d'hier. Cependant, après toute une série de rebondissements, mes amis ont fini par se retrouver tout les seuls sans personne pour les surveiller... Et ils se sont volatilisés!
Lucy (étonnée) : Volatilisés tu dis?! Mais cela ne se peut pas?!
H : Et bien, je peux te dire que si parce qu'ils nous ont fait le coup! Et d'après un mot qui nous ont laissé et d'autres indices, ils avaient prévu tout leur coup, ils avaient planifié de partir...
Lucy : En te laissant à votre école, mais tu es leur amie non?! Et pour faire quoi, et où est-ce qu'ils voulaient se rendre? De plus qu'avec la surdité de votre amie, faire une telle chose est trop risquée... Et je sais de quoi je parle! Je côtoie assez l'univers médical pour savoir cela!
H : Pour te répondre dans l'ordre, alors moi aussi je croyais qu'ils ne me laisseraient jamais tomber et deuxièmement, je ne sais pas où ils voulaient aller mais tout ce que je sais c'est qu'ils ont l'intention de guérir Yumi.
Lucy : Tu en es certaine?! Il existe aujourd'hui aucun type de traitement pour guérir une surdité! Tu sous-entend complète n'est-ce pas?...
H : Oui, complète... Mais c'est bien que qu'ils ont dit dans leur message. Et notre ami Jérémie nous avait dit la même chose hier... Cependant, c'est bien leur intention...
Lucy : Alors je ne vois pas ce qu'ils peuvent faire et où aller...
H : Je me pose aussi la même question depuis hier. Et les policiers qui sont venus, n'arrêtent pas aussi de vouloir la même réponse. Mais personne ne sait rien, même pas moi qui était pourtant la plus proche d'eux...
Lucy : Tu as parlé de policiers?
Héléna : Oui, c'est pour ça que j'hésitais à te raconter toute l'histoire... Et puis, ne t'étonnes pas de leur venue dans mon établissement scolaire... Tu sais, quand cinq adolescents, dont quatre internes sous la responsabilité du chef d'établissement, disparaissent, ce n'est pas très habituel et c'est un peu le branle-bas de combat!
Lucy : Oui, je veux bien reconnaître cela... Mais ils t'ont vraiment laissée toute seule?!
H : Oui, on peut dire ça! Mais j'ai le soutien du frère de Yumi et des professeurs, alors ça va encore...
Lucy : Néanmoins, tu te retrouves quand même toute seule, car si je me souviens bien tu es dans la même classe de plusieurs de tes amis et tu es la colocataire d'Aelita?
H : En effet, tu as bonne mémoire dis donc!
Lucy : Merci! Mais cela ne te fais pas drôle d'être toute seule? Je veux dire que ce doit être embêtant, nan?!
H (lâchant un soupire) : Plus qu'embêtant! Mes amis me manquent! Et même si je me mets à fond pour continuer sur le spectacle, je n'y arrive pas!
Lucy : Ne t'inquiètes pas, ils vont revenir. Ils ne peuvent rien faire pour Yumi alors ils seront obligés de revenir un jour ou l'autre!
H : Oui, mais quand?! Dans quelques heures, cela fera déjà une journée que je ne les aurais pas vu!
Lucy : Moi, je ne te donne qu'un conseil... Il faut que tu sois patiente, mais ils reviendront automatiquement, alors laisse le temps s'écouler... (une voix vient de derrière elle) Bon, je suis désolée, mais je vais devoir te laisser, une infirmière vient me chercher : c'est l'heure de l'un de mes traitements!
H : D'accord! Et ne sois pas désolé, je ne t'en veux pas, c'est normal que tu doives y aller! Bon, bah je vais te laisser... Ça m'a fait plaisir de discuter avec toi!
Lucy : Moi aussi! Mais je te le répète, sois patiente! Et appelles-moi dès qu'ils seront revenus pour que je sache si le spectacle tient toujours!
H : Pas de problèmes! Au revoir.


Et la jeune metteuse en scène mit fin à la conversation. Puis elle se rendit compte-goutte qu'elle avait oublier de faire promettre à Lucy de ne rien dire à ses amis malades à propos de de la disparition des autres. Mais elle se dit que Lucy serait tenir sa langue. Cependant, elle espérait que cela se passe comme elle l'espérait parce qu'elle n'avait pas trop envie que des journaux se mettent à parler de la disparition de la célèbre Aelita Stones ou de la tragédie qui était arrivée à Kadic (la perte de l'audition de Yumi)... C'était bien la pire chose qui pouvait arriver!
Soudain, Héléna entendit un bruit venant de derrière elle...


Je sais que le post d'aujourd'hui vous a paru bien court par rapport à mes précédents, et que vous vous demanderez pourquoi est-ce que j'ai mis autant de temps (ça va fait deux semaines et demi que je n'ai pas posté) à écrire ce chapitre qui pourtant n'est pas (du tout) central dans l'histoire. Mais je vous réserve juste bientôt une surprise alors je pense que vous comprendrez après coup (je ne dirais rien de plus...) A très très bientôt pour le prochain chapitre et pour plusieurs surprises qui vous attendent (si j'arrive à toutes vous les finir...)!

J -4 ...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 17 Jan 2013, 19:25

Re: Comédie Musicale

On dirait que sa traine un peu :D
Kadik est calme et sa fait 2/3 chapitres qu'on entend plus parler des LG

Vivement que le cas yumi soit résolu.
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Message 21 Jan 2013, 01:13

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde! Chose promise, chose due. Pour ceux qui n'avait pas compris, le ''J -4'' dans mon dernier post signifiait que je posterais quatre jours plus tard, donc aujourd'hui! Et pour cause, j'ai fait exprès de choisir ce jour, puisque c'est mon anniversaire (et aussi mon entrée dans la majorité, mais ça c'est plus barbant!^^)! Cependant, puisque je suis très gentille et aussi de très bonne humeur, je vous est réservé un petit lot de cadeaux... (ce qui est paradoxale puisque c'est moi qui est cencé en recevoir!)

Donc premièrement, les deux chapitres chapitres (c'est donc pour cela que je voulais pas vous en postez trop avant, je voulais marquer le coup aujourd'hui!) Un avec Hélana (je sais encore un...) et un cette fois-ci sur Lyoko (et là vous pouvez me dire enfin...) Et c'est pas fini, ensuite, je vous ai préparé une petite présentation d'Héléna (avec quelques infos exclusives à l'intérieur, enfin moi je sais c'est lesquels, mais peut-être vous ne les trouverez pas) Et enfin, je vous ai fait une petite liste de la dizaines de chapitres qui va venir (je suis encore très loin d'en avoir fini, désolé :oops: )

Enfin, je réponds au message que Thor94 à laisser : Je me suis vraiement rendu compte à ton post que l'intrigue commençait à trainer, malgré que je commençais à avoir des soupçons avant. Mais certains événements ont pour moi de l'importance dans la suite, alors je les mets quand même, tout en sacaht que cela risque d'ennuyer certains.
Pour ce qui est de ce soir, je pense que je relance un peu l'action, mais ça, c'est à vous de me donner votre avis chers lecteurs...


Chapitre 51: Bien des changements à l'horizon...
Elle se retourna pour voir qui était là. C'était Monsieur Delmas, dos à elle, un carton à la main et qui fermait la porte du bâtiment. Quand ce fut lui qui se retourna, il s'aperçut alors de la présence de son élève.
M. Delmas : Oh, Héléna, vous êtes là?
H : Oui Monsieur... Madame Weber m'avait fait venir à son bureau parce qu'une malade des hôpitaux pour qui l'on pourrait faire une représentation m'avait appelé par le biais du secrétariat. Elle voulait me mettre au courant que l'on a toutes les autorisations pour leur faire le spectacle... Mais pour ne pas déranger trop longtemps votre secrétaire, on a continué notre discussion avec nos portables respectifs...
M. Delmas : Je m'excuse de me pas vous avoir mis au courant plus tôt que vous pouviez faire la représentation pour les enfants hospitalisés... Avec tout les événements qu'il y a eu, j'ai oublié de vous le dire...
H : Cela ne me fait rien... Cependant, j'ai trouvé judicieux de la mettre au courant que le projet était quelque peu en stand-by. Je lui ai dit pour la disparition des autres mais j'ai gardé pour moi les éléments superflus, comme il y a l'enquête de la police...
M. Delmas : Je pense que c'était une bonne idée que vous l'ayez mise au courant. Compte tenu de la disparition de vos amis, je pense que c'était mieux ainsi. Par contre, en parlant des inspecteurs et puisque je vous vois.... Ils m'ont appelé ce matin pour me dire qu'ils avaient prévu en fin d'après-midi d'aller faire une sorte de perquisition dans la chambre des vos amis à l'internat, mais aussi chez Yumi, pour voir s'ils ne pouvaient pas trouver encore des éléments pour suivre la trace de Jérémie et des autres... Cependant, ils ont aussi décidé de mettre d'interdire l'accès à leurs chambres et comme vous êtes la colocataire d'Aelita, ils m'ont demandé s'il était possible que vous soyez logé autre part, provisoirement...
H : Je vais donc devoir quitter ma chambre alors... Ne vous en faites pas, cela ne me dérange pas : je vais faire avec! Et puis ma chambre m'est devenue un peu insupportable depuis hier en l'absence d'Aelita...
M. Delmas : J'allais demander à Jim d'aller vous chercher pour vous faire prendre vos affaires, mais puisque je vous vois avant lui, je crois que je vais moi-même vous accompagner...
H (regardant l'heure à son montre) : Oui, je pense que j'aurais assez de temps avant la reprise des cours je pense...
M. Delmas : Alors, allons-y.


Et ils partirent vers le bâtiment où se trouvaient l'internat et la chambre qu'Héléna partageait avec Aelita. Il arrivèrent devant la porte de celle-ci à peine cinq minutes. La jeune rousse ouvrit celle-ci avec ses clés et elle entra en compagnie du principal. L'adolescente alla chercher sa valise dans un coin reclus de la pièce où elle l'avait reléguée. Puis elle se mit à chercher les affaires dont elle avait absolument besoin. Rien que le nécessaire : elle ne pouvait pas tout prendre et devait faire un choix dans ce qu'elle devait prendre. Elle se saisit de toutes ses affaires de cours, ainsi que de ses affaires de toilettes. Quand elle se retrouva face à son armoire pour ses vêtements, elle fut comme prise d'un doute : combien de tenue devait-elle prendre? Odd avait dit qu'ils reviendraient au bout de plusieurs jours, mais n'avait pas dit combien. Et si elle ne prenait pas assez de vêtements, elle risquait d'avoir un problème parce qu'elle ne pourrait pas accéder à sa chambre. Elle décida finalement de prendre en tout quatre ensemble, se disant que cela suffirait jusqu'au retour de ses amis... Enfin, c'est ce qu'elle espérait! Elle ajouta aux tenues une paire de pyjama, malgré qu'elle savait qu'elle n'en aurait sûrement pas l'usage, se doutant bien que ses prochaines nuits serait comme la dernière : Bien courte car elle n'arriverait pas s'endormir! Elle mit aussi dans sa valise deux paires de chaussures.

Après le nécessaire, vint le tour du superficiel. Même s'ils ne lui étaient pas indispensable, elle prit le temps de de mettre dans sa valise toutes les dossiers concernant la comédie musicale qui se trouvaient sur son bureau, ainsi qu'une photo de la bande d'origine (les cinq lyokoguerriers) qu'elle avaient prise dans les affaires d'Aelita durant la nuit précédente. Sentant que tout était en ordre et qu'elle avait fini, Héléna se retourna pour prévenir Monsieur Delmas que tout était prêt pour elle. Mais elle fut étonnée de voir qu'il n'y avait personne, là où se trouvait quelques minutes plus tôt le père de Sissi. Elle se leva alors, prenant sa valise dans une main et son sac de cours dans l'autre. Elle fit le tour de la pièce avec son regard, mais non, toujours aucune présence du proviseur.

Héléna finit alors par sortir la tête par la porte pour vérifier s'il n'était pas dans le couloir, mais toujours personne. Cependant, elle se rendit compte que la porte de la chambre en face de la sienne était ouverte. C'était la chambre de la chère fille de Monsieur Delmas. La jeune adolescente fut alors prise d'une intuition. Elle traversa alors le couloir de l'internat des filles (après avoir fermé à clé sa chambre) et entra dans la chambre de la peste la plus célèbre de Kadic.

La jeune passionnée de littérature fut quelque peu étonnée de trouver le principal dans cette chambre, bien que ce soit celle de sa fille. Quand Monsieur Delmas s'aperçut de la présence de la rouquine, il lui adressa un faible sourire, mais qui s'accompagnait avec un regard peiné et perdu.
H (soulevant un peu sa valise) : J'ai fini de prendre mes affaires monsieur.
M. Delmas : Je vois ça Héléna...
H (lui tendant la clé de sa chambre) : Par contre, je crois que je dois vous les rendre! Comme je ne dois plus avoir accès à la chambre...
M. Delmas (prenant les clés) : Oui, merci...
H : Dites Monsieur, pourquoi vous êtes dans la chambre de votre fille? Et puis elle est où? (voyant l'air un peu décontenancé du proviseur de Kadic) Oh, désolé de vous poser toutes ces questions indiscrètes (gênée), mais depuis hier j'ai cette fâcheuse manie qui a tendance à revenir! Et puis, c'est surtout parce que je pensais que comme Sissi était exemptée de cours, elle se trouverait ici... Mais à ce que je vois, ce n'est pas le cas...
M. Delmas (poussant un soupire) : A quoi bon te cacher la vérité?! Après tout je pense que tu seras bien vite mise au courant... (relevant sa tête qu'il avait baissé) Avec l'avis du recteur académique venu hier soir, il a été décidé que William et Sissi allaient être au départ renvoyés pendant une semaine de Kadic, et qu'ils passeraient ensuite au conseil de discipline... Cependant, compte tenu du fait qu’Élisabeth est ma fille, j'ai préféré qu'elle soit transférée dans un autre collège. Je l'ai envoyé à la campagne et ira dans le même établissement que sa cousine... (cf : La belle de Kadic)
H (complétement abasourdie) : Elle ne reviendra plus suivre de cours ici?!
M. Delmas : Non... J'ai bien peur que la cohabitation soit inimaginable, après un retour possible de vos cinq amis.
H : Oui, il est vrai que l'ambiance aurait été sûrement très tendue... Et que les choses n'auraient peut-être fait qu'empirer...
M. Delmas : Quand à William, lui aussi va partir de Kadic. Cette décision ne vient pas de moi, mais de ses parents. Quand ceux-ci ont été au courant de ce qu'avait fait leur fils et des répercussions que cela à eu, ainsi que les sanctions qui lui étaient données, ils ont été un peu en colère. Ils ont alors décidé de désinscrire leur fils de Kadic, pour lui éviter la rancœur des autres élèves. Mais aussi, car je crois qu'ils ont trouvé que cette solution pour fuir les problèmes que leur fils posait et car ils ne voient que cette solution pour punir leur fils...
H : Donc ils ne vont plus être tout les deux ici?! (malgré qu'elle détestait ses deux camarades, elle ne put qu'être étonnée d'être prise de peine de cette décision) Tout d'un coup, sans de réflexion ni de prise de recul?! Je ne les aime pas vraiment vu la situation, mais ce n'est pas une solution précipitée!?
M. Delmas : Sur le moment peut-être, mais aussi à long terme, c'est la meilleur solution pour tout le monde... Plus personne ne pourra se voir, alors il n'y aura plus de conflits... Et mon opinion rejoint celle de Monsieur le Recteur... Je sais que cela peut paraître radicale, mais vu la situation dans laquelle nous sommes déjà...
H : Je comprends...


Le proviseur se redressa alors, reprenant alors l'attitude que lui trouvait tout les élèves de Kadic : un homme droit, fier et faisant tout pour le bien de son établissement scolaire. Seulement, les derniers instants qu'il venait avec Héléna avait bien prouvé à celle-ci qu'il avait une face cachée et sensible en leur principal. Il reprit alors à deux mains le carton qu'il avait baladé depuis le bâtiment administratif. Il fit à cet instant-là le tour de pièce avec son regard, puis poussa un soupire.

M. Delmas : Héléna? Si vous avez encore du temps, est-ce que vous serais possible de m'aider à choisir parmi les affaires de ma filles celles que je lui enverrai?
H (un peu étonné par la demande, mais restant serviable dans tous les cas) : Oui, pas de soucis Monsieur, (jetant un coup d’œil à sa montre) il me reste encore un petit quart d'heure avant la reprise des cours... Mais Monsieur, Élisabeth n'a pas pris un maximum d'affaires avant de partir?
M. Delmas : J'ai préféré lui faire croire que ce n'était que temporaire et qu'elle reviendrait pour passer ses épreuves de brevet à Kadic... (poussant un soupir) Pour éviter encore une crise de colère... Alors elle n'a préparé ses bagages qu'en conséquent. Seulement, je vais devoir néanmoins lui envoyer le reste de ses affaires quand elle découvrira la vérité... Alors je pense que plus tôt sera le mieux pour les lui envoyer, de plus que cela fera une chambre de libre en plus pour l'internat.
H : Vous n'avez pas dit à votre fille qu'elle ne sera plus scolarisée ici? Je sais que votre fille est du genre à s'énerver facilement, mais je pense qu'elle risque de mal prendre la vérité quand elle l'apprendra...
M. Delmas : Je le pense moi aussi, mais je préfère qu'elle réalise loin de Kadic, déjà qu'elle des problèmes ici, alors si elle avait aussi appris en plus ma décision, je crois qu'elle se serait vraiment attirer la foudre de tout les autres élèves... (exprimant un peu à voix haute ses pensées) Et je me demande bien ce que j'ai raté dans son éducation...
H (se montrant compatissante) : Ce n'est pas votre faute Monsieur! Après tout, ce sont les actes de Sissi, personne ne pouvait savoir ses intentions... Même pour une personne comme vous, proche d'elle... Et même et les autres qui la connaissent bien depuis plusieurs années n'ont rien vu arriver...
M. Delmas : Je veux bien le croire, mais savoir que j'ignore tout de ce que veux ma fille me fait penser que je suis un mauvais père...
H (peinée à son tour) : Ne vous faites pas, je pense que le fait d'être en compagnie de sa cousine arrangea sûrement ses pensées...
M. Delmas : Je l'espère aussi...


Héléna ouvrit alors l'armoire de la fille au proviseur, et ne fut pas étonnée de trouver en majorité des robes.
H : Je crois qu'il serait judicieux de faire un mélange entre habits légers et habits chauds : l'été arrive, mais on n'est jamais à l'abri d'un petit retour de la fraicheur...
M. Delmas : Je ne peux suivre que vos conseils car comme ma fille n'a jamais été en internat, je n'ai jamais eu l'occasion de lui faire de parquetage... Je pense que vous en avez plus l'habitude que moi!
H (se rappelant que c'était la première fois qu'elle était en internat) : Pas vraiment, mais avec mon caractère d'organisatrice, cela ne devrait pas poser problème...


Et ils se mirent à ranger les affaires les plus nécessaires, que Sissi n'avait pas encore prises, dans le carton. A un moment, Monsieur Delmas finit par poser une question à l'adolescente.
M. Delmas : Il me semble que même si cette chambre sera libre d'ici ce soir, vous ne voudrez pas dormir ici Héléna?
H (faisant un petit grimace montrant son ''enthousiasme'') : Oui, je ne pense pas que ce soit une très bonne idée...
M. Delmas : Si vous ne la prenez pas, vous serez obligée de dormir sur un lit provisoire, toutes les autres chambres de l'internat des filles sont occupées par deux de vos camarades.
H : Cela ne me gêne pas vraiment... Je préfère cela que de savoir que j'occupe la chambre de celle-ci qui est en partie responsable de la surdité de Yumi... (se rendant compte que ces dernières paroles avaient ''touché'' le proviseur) Oh, excusez-moi Monsieur Delmas...
M. Delmas : Ça ne fait rien, je peux comprendre que tu en veuilles un peu à ma fille... Cependant, pour trouver où est-ce que vous allez dormir cette nuit, vous connaissez d'autres camarades qui ne seraient pas dérangées que vous cohabitiez avec elle jusqu'au retour du reste de votre bande?
H : Non, je ne m'entendais et parlais vraiment qu'avec ma colocataire et les quatre autres. Les autres élèves de Kadic, je ne les côtoie que pour les cours et pour le projet du spectacle... (une idée lui traversant la tête) Ah moins que Milly et Tamia acceptent que je puisse venir dans leur chambre...
M. Delmas : Mademoiselle Solovieff et Mademoiselle Diop, les deux petites ''journalistes'' en classe de cinquième?
H : Oui, comme des fois je leur parlais en présence des autres, je ne crois pas qu'elles refuseraient de faire ça vu qu'elles me connaissent un peu...
M. Delmas : Il faudrait aller leur poser la question, mais si cela ne les gêne pas alors j'irais demander à Jim d'emmener un troisième lit dans leur chambre...
H (sortant son portable et cherchant dans son répertoire) : Je crois que je peux le faire tout de suite, si je ne me trompe pas, je dois avoir le numéro de portable de l'une d'elle... (trouvant ce qu'elle cherchait) Et c'est bien ce que je pensais...


Elle appuya sur le bouton d'appel et sortit de la chambre de Sissi pour pouvoir téléphoner sans déranger M. Delmas.
? : Allo?
H : Oui Milly, c'est Héléna... Est-ce qu'il serait possible que Tamia et toi me rende un petit service s'il-te-plait?...


Notre jeune rousse revint dans la chambre à peine deux minutes après l'avoir quitté, un sourire aux lèvres.
H (terminant l'appel en raccrochant) : C'est bon Monsieur, elles sont toutes les deux d'accord.
M. Delmas : Alors voici ce qui résout l'un des problèmes... C'est parfait! Je ferais parvenir à Jim un message pour lui expliquer d'aller installer dans la chambre de vos camarades un troisième lit...(son regard s'étant porté un instant sur la valise d'Héléna) Quand à vos affaires, je suis sûr que cela ne dérangera pas ma secrétaire si vous les mettez dans un coin de son bureau pendant vos cours de cet après-midi.
H : Oui, c'est vrai que ce serait été embêtant que je transporte avec moi ma valise durant mes cours!^^


Après ce petit essai d'humour de la part de la jeune fille, le proviseur et elle se remirent à sortir de leurs rangements les affaires de Sissi pour les mettre en tas sur le lit, le carton que Monsieur Delmas avait emmené étant déjà remplie à ras-bord.

Lorsque les derniers maquillages de la fille du proviseur furent empilés sur le bureau de la chambre, Héléna souffla un grand coup, tout en s'asseyant alors au sol.
H : Je crois qu'il ne reste plus rien à votre fille ni dans l'armoire, ni sur les étagères... Il semblerait que l'on est fini...
M. Delmas (faisant encore une fois le tour de la pièce avec son regard) : Je pense bien que oui...
H (prenant son courage à deux mains, un idée lui trottant dans la tête depuis plusieurs minutes, reprenant un peu courage) : Monsieur, est-ce qu'il serait possible que je vous demande quelque chose... Ou plutôt que je vous fasses une requête...
M. Delmas (étonnée que la jeune troisième soit devenue d'un instant à l'autre aussi sérieuse) : Demandez toujours, je pourrais voir si cela est possible... (croyant alors que cela avait un rapport avec la disparition des lyokoguerriers)
H (un peu contente que le principal au moins veuille entendre sa proposition) : Je sais que cela peut-être vous semblez complétement étrange, mais j'aimerai que vous n'arrêtiez pas ou mettiez en pause le projet à cause de la ''fuite'' de mes cinq amis! Bien que ce soit sûrement les personnes qui travaillent le plus sur le spectacle à part moi, je ne veux pas que l'on stoppe tout alors que la représentation approche à grands pas. Ce serait gâcher tous les efforts qui ont été déjà fournis...
M. Delmas (quelque peu surpris par ce que pensait Héléna) : Pourquoi, est-ce que vous croyiez que je mettrais fin à la comédie musicale?! Sur le coup, il est vrai que c'est ce que je devrais faire vu les circonstances ; mais non, je ne mettrais pas un terme au projet malgré les ennuis présents...
H : Vous n'allez pas le faire alors?!
M. Delmas : Je le vais pas stopper les préparatifs du projet, et je n'en avais pas l'intention. Néanmoins, des problèmes vont quand même se poser sur la répartition des rôles. Je pense que, comme tout le monde, vous êtes presque certaine que vos cinq amis vont revenir.... Mais Yumi Ishyama restera sourde quoi qu'il arrive... Il me semble donc impossible qu'elle arrive à montrer sur scène et faire le spectacle avec sa surdité!
H : A moi aussi, mais je ne m'en préoccupe pas trop pour l'instant... Tant qu'ils ne sont pas encore de retour, je les mets dans un coin, cela m'évite d'avoir trop de soucis à résoudre à la fois...
M. Delmas (un peu soucieux de la méthode utilisée par la rousse) : Oui, on peut voir les choses de cette manière...


Héléna se contenta de cette réponse, comprenant bien que ses idées pouvaient être parfois quelque peu tordues ou surprenantes... Cependant, elle se reprit bien vite, parce le plus dure dans sa demande n'était pas encore passé.
H : C'est surtout pour le reste de la troupe que j'aimerai que l'on n'arrête pas. Je voudrais quand même faire une répétition, comme habitude, demain après-midi. Seulement, je dois aussi prendre en compte que maintenant, la troupe n'est plus vraiment au complet... Comme vous m'avez dit que William et votre fille ne suivent désormais plus les cours à Kadic, il n'y a plus personne pour jouer le rôle de Maxence et de Jessica dans la pièce...
M. Delmas : Il est vrai cela va poser un gros problème, vu que ce sont les personnes secondaires les plus importants...
H (hésitant un peu) : Je me demandai s'il ne serait pas possible de choisir deux autres élèves de Kadic pour les remplacer.... Je sais que cela peut paraît aberrant que je veuille les remplacer à deux semaines et demi avant la première représentation, mais je ne veux en aucun cas que le projet tombe à l'eau...
M. Delmas : Désolé de vous rappeler que cela relèverait presque de l'impossible... Ayant moi aussi lui la comédie musicale avant d'accepter sa ''production'', je crois que cela représenterait un travail énorme pour les deux remplaçants, surtout pour le rôle que devais jouer Élisabeth!
H : Je le sais bien, mais si on trouve deux personnes vraiment motivées pour prendre la relève, je suis certaine qu'ils travailleront à fond pour apprendre tout ce que les autres ont appris en plusieurs mois... Seulement, il me faut votre autorisation...
M. Delmas (cédant sous la détermination, comprenant bien que la jeune fille ne lâcherait pas) : Je veux bien que l'on fasse un essai... De toute façon, je me suis engagé dans le spectacle et il serait mal vu que l'on rappelle tout ceux qui ont déjà réservé leur place pour la représentation, pour leur dire que celle-ci est annulée! Néanmoins, êtes-vous sure de votre décision?! Croyez-vous que l'auteur accepte ce brutal changement?
H : Je n'en sais vraiment rien... Mais comme il nous l'a dit il y a quelque temps, on ne peut pas le joindre en ce moment... Cependant, en temps que son assistante, il me revient le rôle de m'occuper de tout ce qui concerne le spectacle en son absence, donc je vais quand même suivre ma première idée! Et puis je suis certaine qu'il comprendra, je ferais cela pour le bien de son œuvre...
M. Delmas : C'est comme vous voulez.. En tant que représentante de l'auteur tout au long des préparatifs à Kadic, je n'ai aucun droit sur les décision que vous devez prendre pour votre pièce.
H : J'aurais quand même souhaité un avis un peu plus poussé que le mien, de sa part, avant de me lancer vers l'inconnu... Toutefois, il faut que ce soit vous qui preniez la décision de qui est-ce qui prendra la place de William et de votre fille. Comme lors des auditions en Mars, je n'ai pas mon mot à dire qui jouera dans le spectacle. C'est vous et les autres professeurs juges qui doivent encore faire un choix...


Le père de Sissi afficha alors une mine soucieuse.
M. Delmas : Reprendre une autre série d'auditions? Cela risquerait de faire perdre du temps à tout organiser...
H (une idée lui naissant sur l'instant dans son esprit) : Et si vous n'étiez pas obliger de refaire des auditions?!
M. Delmas (intéressé) : A quoi est-ce que vous pensez?...
H : Le Samedi où a eu lieu les premières auditions pour la comédie musicale, je suis restée tout la journée au gymnase pour évaluer le travail qu'aurait chacun des élèves choisis à faire lors les préparatifs du spectacle. Odd était aussi avec moi ce jour-là... Et pour rire, il a voulu filmer toutes les prestations de nos camarades pour si j'avais ''un trou de mémoire'' quelques jours plus tard... (riant un peu, malgré que son cœur se soit serré à l'évocation du blond) Je suis presque sure qu'Odd a gardé ses vidéos dans son ordinateur!
M. Delmas (faisant la conclusion, ayant compris l'idée de la jeune fille) : Et les professeurs et moi pourrions très bien les utiliser... Je pense que cela pourrait aller! Seulement, je vous rappelle que l'ordinateur de monsieur Della Robbia a été emporté par les inspecteurs...
H : Cela ne pose pas forcément problème... Avec Odd, pour plus de sécurité, on a préféré enregistrer notre dossier commun du spectacle sur une plate-forme de sauvegarde sur Internet... Au cas où son ordinateur planterait un jour... Et j'ai passé le mot de passe à l'auteur, pour que lui aussi ait accès au dossier, c'est donc comme ça qu'il peut voir les vidéos des répétitions...
M. Delmas (se rappelant alors d'un fait de la veille) : Et vous ne pouviez pas utiliser ce moyen hier pour donner accès à la vidéo aux inspecteurs, au lieu de passer par votre session?
H (faisant non de la tête) : Hier, cela n'aura pas marché. Vu les événements qu'il se passent sur la vidéo, nous avons préféré ne pas la sauvegarder...
M. Delmas : Je peux comprendre cela... Et vous avez la possibilité de rechercher les vidéos pour que nous puissions les voir?
H : Cela devrait me prendre un peu de temps le temps de les extraire de la plate-forme, mais si je m'y met tout de suite après la fin de mes cours, je peux avoir fini pour cinq heures, vu que je n'ai pas cours à seize heures... Il suffit juste que j'ai accès à un ordinateur avec Internet.
M. Delmas : Je pense que cela pourrait se faire, vous irez demander la permission d'en emprunter un à Jim (cf : petit souvenir de ''36ème dessous''...)
H : Alors, ça aussi c'est un problème de régler! J'apporterais en salle des professeurs les vidéos dès que j'aurai fini... (jetant un petit coup d’œil à sa montre) Oulala, je crois que je vais partir, sinon je crois que je risque d'être en retard!


Héléna se releva et commença à partir vers la porte de l'ancienne chambre de Sissi.
M. Delmas : Attendez, juste deux petites minutes... (voyant que son élève s'était arrêtée et s'était retournée pour être face à lui) J'aimerai savoir si tout va bien... J'ai entendu ce matin à dix heures, des remarques sur vous de la part de vos professeurs qui vous avait eu en cours ou qui vous avait croisé... Ils ont tous l'impression que la disparition de vos amis vous a vraiment touché et que vous n'allez pas bien du tout...
H : Je ne peux reconnaître que c'est la vérité, mais ne vous en faîtes pas pour moi... Je suis assez forte pour tenir face à ce coup dur! (ne voulant pas dire la suite à haute voix) *Enfin, je l'espère...*
M. Delmas : Je pense que quelqu'un vous l'a sûrement déjà dit, mais vous n'êtes pas seule, malgré le fait que vos amis soient absents... L'équipe pédagogique est là en cas de besoin... Si jamais vous voulez parler à quelqu'un, mais que vous pensez que c'est trop personnel, vous pouvez toujours aller voir le psychologue de Kadic! Monsieur Klotz (encore un petit souvenir, mais cette fois-ci de ''Enragés'') sera ravi de vous écouter, si vous avez le désir de discuter avec une personne.


La jeune rousse n'avait aucune envie de discuter avec une personne inconnue, que ce soit sur l'instant ou plus tard... Elle avait surtout peur que celle-ci arrive à lui faire dire des choses qu'elle voulait garder secrètes, telle que sa ''petite escapade'' pour récupérer les journaux intimes de ses amis!
H : Non, je ne pense vraiment pas que j'aurais besoin de ça, désolé... La seule chose qui me rendrait le sourire tout de suite, c'est que mes amis reviennent à Kadic, et ça, je sais que personne au monde ne peut le faire...
La sonnerie de début de cours parvint alors à ce moment-là à leurs oreilles.
M. Delmas : Allez-y Mademoiselle Lisoin... Je ne vous retiens pas. Allez mettre votre valise dans le bureau de Madame Weber... Et demandez lui au passage de faire un mot d'excuses pour le professeur que vous avez au cours juste après, pour expliquer pourquoi vous serez en retard....
H (prenant d'une main sa valise et mettant sur l'épaule inverse son sac de cours) : Merci Monsieur...


Et elle partit, laissant le proviseur dans ses pensées. Quand il revient quelque instants plus tard dans la réalité, il regarda alors toutes les affaires de sa fille qui se trouvaient sur le lit et le bureau.
M. Delmas : *Bon, je vais aller chercher d'autres cartons pour emballer tout cela. Cela me laissera tout juste le temps de les transporter ensuite dans un autre endroit, avant d'aller accueillir Monsieur et Madame Dunbar qui viendront chercher leur fils. Ensuite, il ne me resteras plus qu'à être en présence des enquêteurs, lors que la ''perquisition'' des chambres. Une après-midi bien trop chargée et inhabituelle à mon goût...*

Chapitre 52: Choc brutal
Retour à peine une heure en arrière, mais dans un tout autre lieu, bien plus mystérieux et mieux connu des lyokoguerriers : l'usine..

Cela faisait bien plusieurs heures que la récupération de l'énergie des tours avait commencée, et déjà quelques tours avaient été visitées et vidées de leur mémoire. Tout se passait bien, Yumi et Ulrich faisait le trajet entre les tours avec l'overbike, puis la jeune japonaise montait jusqu'à l'interface pour enclencher le transfert d'énergie. Celui-ci durait entre une petite demi-heure et trois-quarts d'heure. Ensuite, quand il était terminé, Yumi redescendait dans la tour et sortait rejoindre à l'extérieur Ulrich. Après que Yumi ait envoyé un visuel de la tour comme souvenir à Einstein, ils repartaient vers la tour suivante. Une sorte de mécanisme automatique s'était comme mis en marche, pour leur faire répéter, toujours et encore, les mêmes gestes... Toutefois, la lassitude et la monotonie qui découlent de ce genre de répétition, peut souvent produire une baisse de vigilance, ce qui peut alors entrainer parfois, des événements, aux lourdes conséquences....

Mardi 7 Mai, treize heures zéro six. Monde virtuel de Lyoko, territoire des Montagnes.
J : C'est bon Yumi! Je viens d'enregistrer des images de ton visuel. Vous pouvez partir vers la prochaine tour.
Y : Compris Jérémie!
U : C'était la cinquième tour du territoire. On en a déjà fait la moitié Yumi, plus que les cinq restantes et on part sur un autre territoire!
Y (affichant un sourire amusé) : Tu sais que je peux compter comme toi Ulrich, pas besoin de me dire le nombre de tours dont il nous reste à récupérer la mémoire!^^
U : Je le sais bien, mais c'est surtout pour ce territoire que je décompte le nombre restant de tours. Plus vite on ne sera plus ici, mieux ce sera... Je n'ai jamais aimé les missions ici à cause des pièges que pouvaient nous tendre plus facilement les monstres de Xana...
Y : Toi?! Tu n'as jamais aimé te battre contre les sbires de Xana?! Tu t'es pris un coup sur la tête en mon absence ou quoi?! (^^)
U (ironique) : Ah ah... C'était très drôle Yumi... Je n'ai jamais dit que je détestais les combats avec les monstres sous les ordres de Xana. Mais souviens-toi de toutes les fois où l'on a eu ici, des situations bien périlleuses, à cause de tous les reliefs et du brouillard épais?
Y (reconnaissant qu'il avait en partie raison) : T'as pas tord, c'est vrai que l'on s'est retrouvé bon nombre de fois dans des situations cocasses... Mais savoir qu'au bout de tout ce temps, tu redoutais lorsqu'on venait sur ce territoire, ça me fait rigoler!
U (déjà sur l'a moto virtuelle) : Au lieu de te moquer de moi, tu ferais mieux de venir sur l'overbike derrière moi : ça va faire cinq minutes que je t'attends pour partir!
Y : Mais dis donc, qu'est-ce que tu es pressé?! (en s'installant derrière le samouraï) Pourquoi est-ce que tu es comme ça?
U (tournant sur lui-même, pour être presque face à face avec la geisha virtuelle) : Je me sentirai beaucoup mieux lorsque l'on sera retourné sur Terre, après que que tu te sois fais guérir. Et ça, c'est le plus important pour le moment... (lui offrant un doux sourire, malgré le fait qu'il se sente gêné de la tête aux pieds)
Y (voyant bien que les mots d'Ulrich venaient de son cœur) : Merci, ça fait plaisir de savoir que mon état de santé t'inquiète vraiment...


La jeune japonaise préféra écourter ma discussion sur ce sujet, ayant le pressentiment que cela risquerait aussi de la mettre dans l'embarras à un moment ou un autre.
Y : ...Mais bon, focalisons-nous plutôt sur ce que nous avons à faire tout de suite : la récupération de la mémoire! Plus vite ce sera fait, plus vite j'irai mieux! Allons vers la prochaine tour...
U (se retournant, pour être cette fois-ci face au ''guidon'' de l'overbike) : Entièrement d'accord! (levant les yeux au ciel, comme pour regarder Einstein à qui il s'adressait) Jérémie, c'est quoi les coordonnées de la prochaine tour?
J : 32° Longitude Sud, 54° Latitude Ouest. C'est de l'autre côté du territoire dans le sens de la largueur, à l'opposée de votre position. Je vais vous guider, vu que vous allez devoir traverser un labyrinthe qui serpente à l'intérieur de hauts reliefs. Avec mon aide, vous devriez atteindre la tour dans une petite quarantaine de minutes...
U (fonçant déjà à toute allure vers la direction donnée par Jérémie) : On s'y rend Einstein!

Et ils partirent vers la prochaine tour, sous les indications du jeune génie.

La première partie du trajet était la plus simple, ensuite allait venir la partie se composant d'un labyrinthe, alors beaucoup plus difficile. Comme il n'y avait pas de complexité (il fallait juste que Yumi et Ulrich aillent tout droit vers l'Est), Jérémie leur donna juste l'information, puis coupa la communication avec Lyoko. En effet, il devait retourner sur un autre travail : la récupération de l'énergie éparpillée dans le cinquième territoire.

Les deux tourtereaux étaient donc coupés du monde extérieur, mais cela ne les gênait pas plus que cela, car ils pouvaient alors discuter tranquillement, sans gêner et sans être déranger. Depuis le début de leur ''mission'' le matin même, ils avaient pris l'habitude de parler pendant le trajet entre deux tours, passant ainsi le temps et évitant de gros blancs, qui avaient le fâcheuse manie de les mettre mal à l'aise.

Au bout d'une petite quinzaine de minutes, le thème de leurs aventures passées sur Lyoko revient finalement dans leurs conversations.
U : Mais on a quand même vécu des belles aventures ici, que ce soit sur Lyoko ou dans la réalité...
Y : Il est vrai qu'on n'a pas eu que les problèmes... Jérémie a réussi à matérialiser Aelita sur Terre, on est parvenu à vaincre Xana... et puis Odd nous a bien fait rigoler avec ses blagues avec les monstres de Xana!^^
U : Tu parles! Il faisait plus l'idiot et ne nous aidait pas pour tuer les monstres de Xana!
Y : Je ne suis pas sûr qu'il serait très content de savoir que c'est ce que tu penses de lui...^^ Reconnais quand même qu'il savait être sérieux dans les cas graves... mais à sa manière!^^
U : Bon d'accord.... Il est vrai qu'il nous a souvent été indispensable dans nos missions ici.
Y : Et bien voilà, c'était pas difficile à dire! Odd a beau être très embêtant des fois, il est un des piliers de notre bande et est notre meilleur ami, tout comme Jérémie, Aelita et Héléna.
U : Embêtant?! Tu le trouve juste embêtant, tu ne vis pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec lui toi! Moi, il finit toujours par m'agacer à la fin quand il s'y met!
Y (ne comprenant pas) : Quand il se met à faire quoi?


Ulrich resta un peu gêné quand il pensa à la vraie réponse à cette question. Odd devenait insupportable quand il se mettait à taquiner Ulrich à propos de sa relation avec la japonaise. Mais Ulrich ne pouvait pas lui avouer à la jeune fille. Pas à ce moment-là, pas où ils se trouvaient. Et puis, il redoutait sa réaction. Qu'est-ce qu'elle ferait si elle découvrait les véritables sentiments du samouraï, qu'il s'efforçait jour après jour de cacher? Il ne préféra donc rien lui dire et détourna quelque peu sa réponse pour que celle-ci ne l'embarrasse pas.
U : Quand il se met à faire le dingue, à mettre la musique à fond dans notre chambre par exemple...
Y (ne s'était pas rendu compte de l'impact qu'avait eu sa précédente question sur le jeune homme) : Seulement de quoi te mettre en colère et des fois jusqu'à le laisser dormir tout seul dans votre chambre... (cf: Musique mortelle)
U (se retournant un court instant pour lui adresser un doux sourire) : Exactement...


Après cet échange, un court silence s'installa entre les deux amoureux... Chacun essayant de trouver un sujet pour redémarrer leur conversation et briser la gêne qui commençait à naître du silence. C'est Ulrich qui trouva le premier.
U : Et au fait... Moi, je t'ai dit quel était le territoire que j'aimais le moins ; mais toi, lequel c'est?
Y (répondant après une très courte réflexion, sous l'étonnement d'Ulrich) : Je ne pense pas vraiment que je dois peser le pour et le contre pour chacun des territoires, mon choix est vite fait! C'est la Forêt, sans hésitation!
U (ne comprenant pas les raisons de ce choix) Ah bon, pourquoi?!
Y : Bien qu'une fois je me suis fait capturer par un gardien sur la Banquise (cf: Problème d'image), j'ai plutôt de mauvais souvenirs sur des missions sur la Forêt. Je me suis retrouvée une fois dans la mer numérique (cf: Cruel Dilemme) et une autre fois fait attaquer par la Méduse, j'étais alors coincée sur Lyoko! (cf: Chaînon manquant)
U : C'est vrai que tu n'as jamais eu de chance quand on était sur ce territoire...
Y : Mais je ne serais pas du genre à décompter les tours quand on sera sur ce territoire!^^
U (comprenant bien la petite pique que venait de lui lancer la japonaise) : Arrête donc de me charrier avec ça, c'est pas de ma faute si j'ai toujours une peur bleue qu'il arrive quelque chose dans les Montagnes!
Y (amusée) : Oh, allez, tu ne vas quand même pas bouder comme un enfant de cinq ans?!
U (reconnaissant que la geisha marquait un point) : Bon d'accord, mais à une condition...Puisque le territoire de la Forêt est celui que tu aimes le moins, lequel des trois autres tu préfères?


Yumi resta quelque peu interdite devant cette question. Encore une fois, elle n'avait pas besoin de réfléchir pour donner sa réponse. Elle ne le savait que trop bien. Sauf que cette fois-ci, elle était beaucoup plus difficile à donner. Et pour cause, la raison de son choix était plutôt personnelle et sentimentale... Et Yumi savait que si elle disait son choix, Ulrich n'aurait pas à demander pourquoi, lui aurait saurait tout de suite la raison... Et cela risquerait de les mettre dans l'embarras!
Y : *Je suis sure que tu connais la réponse à ma question Ulrich...* (se sentant complétement rougissante à l'intérieur d'elle-même, et contente que les rougeurs ne soient pas visibles sur Lyoko) Et puis pourquoi est-ce que c'est moi qui devrait le dire la première, je viens déjà de te dire quel territoire je m'aime pas, alors pas deux de suite... Dis-moi plutôt le tien et après je te donnerais ma réponse, comme ça on sera à égalité...
U (comprenant que la situation tournait alors en sa défaveur) : Euh, et bien...
Y (amusée) : T'as perdu ta langue ou quoi?!


Ulrich, quand à lui, n'était pas du tout amusé, il était plutôt totalement embarrassé! Lui aussi avait pas l'intention de dire aussi facilement sa réponse. Et pour cause, c'était la même, avec la même explication!^^ (Note de l'auteur : Pour ceux qui n'aurait pas compris les réponses des deux pratiquants de pentchak-silat, c'est le Désert. Et pour ceux vraiment qui ont rien suivit à la raison de ce choix, revoyez donc Routine...^^)
U (quelque peu pris au piège) : C'est le...

Ulrich ne put pas finir sa phrase, puisqu'un long cri vient emplir l'espace tout entier qui entourait les deux amoureux... Jérémie, en effet, venait de remettre en vitesse la connexion entre le laboratoire et Lyoko.
J : ATTENTION!!!

Ulrich fut le premier à entendre le message de Jérémie ; Yumi, elle, ne comprit qu'après avoir lu les paroles du blond sur l'interface, et cela après avoir vu l'étonnement sur le visage du brun. Cependant, les deux adolescents ne comprirent le message que trop tard... Complétement absorbés par leur discussion, ils ne faisaient plus vraiment attention à où ils allaient. Sans s'en rendre compte, ils étaient déjà arrivés près des reliefs dans lesquels se trouvaient le labyrinthe.

Cependant, il n'avaient pas vu que se trouvait juste avant une déformation du sol violacé du territoire : au bord du chemin de trouvait des creux dans le sol, accompagné ensuite d'un amas de grosses pierres qui marquait la limite avec le plateau suivant, un peu plus surélevé.
L'overbike ne pouvait donc pas passé, ou alors il fallait le faire léviter dans les airs. Mais il était déjà trop tard. La moto virtuelle était déjà trop proche de la fin du sentier et il n'y avait plus assez de temps pour freiner ou faire une quelconque manœuvre. L'impact était alors imminent...

Ulrich, savant très bien ce qui faisait, eut le réflexe de ''pousser'' Yumi pour qu'elle tombe de l'overbike, savant très bien qu'il n'aurait pas le temps de faire de même. La jeune japonaise eut juste le temps d'être horrifiée en imaginant l'impact, avant d'être ''étonnée'' par le geste du samouraï. Tout cela se passa qu'en quelques secondes. Yumi eut juste le temps d'apercevoir les étincelles de l'explosion de l'overbike avant de sombrer dans le néant...

Pendant ce temps, Ulrich avait réussi à quelque peu rattrapé le coup... D'un rapide coup de ''guidon'', il avait pu conduit la moto virtuelle lancée à vive allure vers une pierre qui, pensait-il, le conduirait sans trop de problèmes vers le plateau suivant... Seulement, l'inclinaison fit que la course d'Ulrich et de l'overbike se finit en vol plané. L'autre chose que le jeune adolescent n'avait pas prévu, c'était que l'entrée du labyrinthe se trouvait à peine un mètre du bord du plateau (il y avait juste un chemin sinueux autour du plateau sur le bord). Ulrich termina donc son ''vol'' en se percutant contre ''un mur'' du relief, non loin de l'entrée du dédale. Le choc fut d'une si grande brutalité qu'Ulrich eut envie de crier sous le choc. Il retomba lourdement sur le bord du plateau, des douleurs partout dans le corps. Mais cela n'était pas terminé. L'overbike, plus lourd qu'Ulrich, n'avait pas pu être projeté contre le ''mur'' et était parti s’écraser non loin d'où atterrit Ulrich. Le véhicule ne se détruisit pas sur l'instant. Non, il n'explosa qu'une dizaine de secondes plus tard, tout, trop près d'Ulrich. Malheureusement, Ulrich ne le comprit que lorsqu'il sentit l'onde de choc de l'explosion traverser son corps virtuel....




Présentation d'Héléna (J'essayerais de poster plus tard un dessin d'elle)
Nom: Lisoin
Prénoms: Héléna Clarisse Mathilde
Surnom : Reine des Glaces, Cosette
Date de naissance : le 25 Septembre 1991
Lieu de naissance: Lyon
Habite (normalement) : A l'opposé (par rapport à Kadic) de la région parisienne.

Passions dans la vie : - La littérature plus que tout! Dévore des chapitres entiers de romans dès qu'elle le peut.
- Le théâtre et surtout la mise en scène. C'est donc pourquoi elle prend beaucoup de plaisir à monter le spectacle que l'auteur lui a confié.

Physique : De taille moyenne, elle a le corps élancé. Elle a les yeux verts, tout comme sa colocataire. Sa chevelure chevelure flamboyante est mi-longue et rousse. Elle a l'habitude de l'attacher en queue de cheval.

Passions dans la vie : - La littérature plus que tout! Dévore des chapitres entiers de romans dès qu'elle le peut.
- Le théâtre et surtout la mise en scène. C'est donc pourquoi elle prend beaucoup de plaisir à monter le spectacle que l'auteur lui a confié.

Caractère : Très timide, réservé, mais ne se laissant pas marché sur les pieds. Son intelligence se réserve pas sa capacité à faire des choix très judicieux et par sa manie de l'organisation. Elle reste très studieuse pour ce qui concerne ses études, malgré certains problèmes dans des matières, ce qui la rend très stressée tout le temps. Question amitié : Héléna est loyal et sans faille. Elle sait l'importance d'avoir des amis et peut aller très loin pour ''protéger'' ses amis. Et enfin, le dernier point, peut-être le plus important et qui pose des problèmes (comme à tout le monde me direz -vous) : sa vie sentimentale. Qui peut se résumer en un mot... Ou plus un prénom : Odd. En effet, le jeune blond a réussi à faire craquer la jeune rousse. Se connaissant bien avant leur ''véritable'' rencontre par une correspondance, c'est par celle-ci que le goinfre de la bande a séduit sans s'en rendre compte le cœur d'Héléna. Et personne ne redira rien à cela, cela lui permit de pouvoir mieux s'ouvrir au monde... Cependant, les soucis arrivent à son arrivée à Kadic, tout est différent du Odd sensible de leur correspondance, et la jeune fille doit cacher ses sentiments amoureux. Elle décide même de les refouler, se rendant bien compte au fil du temps que c'est peine perdue. Elle enfouit donc au plus profond d'elle même son amour, malgré le fait que les événements mettront à rude épreuve ses sentiments qui ne cesseront de vouloir revenir.
Autre faculté : Elle arrive à lire avec du mal sur les lèvres. Et a une très bonne mémoire de tout ce qu'on lui dit.

Difficultés: Tout comme les deux génies, elle peine en sport. C'est Odd qui dut lui donner des conseils pour qu'elle développe ses capacités sportives : surtout en course et en escalade. Son autre faiblesse est sa peur de la solitude, elle a du mal à être séparé des lyokoguerriers, alors qu'elle a toujours été en leur compagnie à Kadic (chapitres où ils retournent à l'usine). Elle a aussi horreur d'être le sujet de rumeur et rassemblé l'attention sur elle-même. Très cultivée sur tout ce qui touche aux arts et surtout à la littérature, elle est restée un peu en retrait de tout sa culture contemporain. C'est Odd qui va se charger de la ''remettre à niveau'', surtout au niveau de la musique (ignorance de qui était les Subdigitals)

Situation familiale : Fille unique. Parents mariés.
Informations sur les parents : - mère (36 ans) : doctoresse en littérature ancienne
père (37 ans) : spécialiste dans un musée

Histoire : Les lyokoguerriers ne savent presque rien de la vie passée d'Héléna, à part ce que celle-ci a bien voulu dire. Même Odd n'est sait pas énormément à son sujet, du moins, tout ce qui s'est passé avant leur correspondance. (Pour ce qui est de ça, attendez un peu chers lecteurs, son histoire viendra en temps et en heure pour donner bon nombre d'explications...) Elle arrive donc au milieu de son année de troisième au collège Kadic, après un déménagement en provenance de Lyon. Elle se lie d'amitié avec les lyokoguerriers et devient leur amie. De plus, elle organise une comédie musicale où toute la bande est de la partie. Et tout ça, sans qu'elle n'ait eu vent du passé mystérieux de ses cinq meilleurs amis...




Ainsi que la liste (on définitive) des titres des prochains chapitres : en rouge Héléna et en bleur les Lyokoguerriers. (de quoi vous faire languir!^^)
Chapitre 53: Avatar sacrifié
Chapitre 54: Réveil et prémonitions...

Chapitre 55: ''Perquisition'' des enquêteurs et choix des remplaçants
Chapitre 56: Un ventre qui ne cesse de crier famine...
Chapitre 57: Vision dans la nuit?
Chapitre 58: Revenir bien mieux informé...
Chapitre 59: Défense d'un honneur...
Chapitre 60: Le comment du pourquoi... (explication d'Einstein à la dernière tour)
Chapitre 61: La mission continue, toujours aussi fatigante (ou Enfin dans la forêt...)
Chapitre 62: Du virtuel bien trop réel... (ou Bien plus que virtuel...)

Chapitre 63: Étais-ce qu'une illusion?
Chapitre 64: Encore et toujours des tours à visiter... (éviter de prendre l'énergie pour U et Y)
Chapitre 65: Reprendre tout à zéro pour les nouveaux arrivants...
Chapitre 66: Un peu trop près du bord...
Chapitre 67: Au tour d'Einstein!

Chapitre 68: Le fantôme du retour
Chapitre 69: Retour (tant espéré) à la réalité

Chapitre 70: Problème en vue... Mais déblocage bien plus facile que prévu! J
Chapitre 71: Banquise, nous voici!



Fini pour ce soir, à la prochain fois tout le monde
Dernière édition par Lymnia le 27 Fév 2013, 01:40, édité 1 fois.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)

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Message 21 Jan 2013, 03:48

Re: Comédie Musicale

on dirait qu'odd et aelita vont jouer les décorations pendant encore longtemps, tout tourne autour d'helena, ulrich ou yumi (et un peu jeremy).
Mais je m'y attendais, au moment ou la fic a basculé dans le romantique et l'usine, je savais qu'odd serait mis au placard (comme dans la plupart des fics de ce genre vu qu'il est célibataire et pas très futé)

sinon, l'exclusion définitive de sissi et william est surprenante :D, je m'y attendais pas trop (bien qu'ils le meritent)
et les scènes entre le petit couple est assez comique (ulrich pensait donc qu'odd est quelque peu inutile sur lyoko, c'est mechant)
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Message 22 Jan 2013, 00:44

Re: Comédie Musicale

tout d'abord !

JOYEUX ANNIVERSAIRE !!! :hello1:

Tu veras la majorité, c'est comme quand tu est ados, avec des emmerdes en plus.

Désolé de mon absences longues durée du site, j'ai été quelque peu occupé ces derniers mois (et sa ne va pas s'arranger).
Concernant ta fanfic, je rejoins Thor94 dans son analyse (sauf concernant la remarque sur Odd de Ulrich, je suis assez d'accord avec lui ^^)

Tout sa pour te dire continue, tu écrit très bien et j'adore ta fanfic !
"Nous sommes le Conclave des Ombres"

La guerre des serpents, Les Fragments d'une Couronne Brisé, R.E. Feist

"Je marche entre l'Ombre et la Lumière"
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Message 14 Fév 2013, 00:49

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde, vous allez dire que ça fait longtemps, mais je suis enfin de retour avec un nouveau chapitre.
Je sais j'ai pris mon temps, mais on m'a un peu rapeplé que les lecteurs impatients ça existait!^^ C'est seulement parce que je me suis attelée à une partie du chapitre avec un certain registre que je devais obligatoirement utilisé, mais avec qui je ne suis pas très à l'aise. Sinon, j'espère qu'il vous plaira quand même. Je ne sais pas ce que vous allez en penser, mais personnellement ce sera l'un des chapitres les plus dures et qui me plait le moins. Mais je vous laisse juger!

Pour répondre au message que l'on m'a laissé :
- Thor94 : (j'ajoute en plus de la réponse à ton mp que) Non, personne ne va être mis de côté dans l'histoire, chaqun jouera un rôle à sa manière. Pour Odd et l'hsitoire d'être mis au placard, par contre là c'est à voir...( je ne révèlerais rien, je serai une tombe, rien que pour vous embêter!^^) Pour William et Sissi, à l'origine, s'aurait du être autrement, mais j'ai changé d'avais au cours du temps. J'espère que cela n'en a pas trop choqué certain. Mais vous ne vous en faites pas, on entendra encore parler d'eux.
Pour ce qui est des scènes comiques, je fais de mon mieux! D'après mes amies, je ne suis pas du tout drôle alors si un jour vous ne comprenez pas la vanne que j'ai voulu faire dire à l'un des nos héros, chercher pas à comprendre, je fais de mon mieux, mais je suis nulle...
-lazer009 : Merci de m'avoir souhaiter mon anniversaaire, ça fait plaisir. Pour ce qui est de ma majorité, je ne m'en sors pas trop mal pour l'instant. Et je t'excuse bien volontiers ta abscence du forum,(moi-même je suis de moins en moins réguler dans la publication faute de temps...) Pour l'histoire entre Odde t Ulrich, voir ma remarque d'au-dessus, faut ma chercher à me comprendre lorsque je veux être drôle... Mais j'accepte volontiers le fait que tu adore ma fanfic!^^

Voici le Chapitre 53 (Bah oui, déjà... et ne faites pas trop attention aux fautes, j'ai eu très peu de temps pour relire)


Chapitre 53: Avatar sacrifié
Yumi ouvrit les yeux et se rendit compte qu'elle était allongée de tout son long sur le sol violacé du territoire des Montagnes. Les derniers événements lui revinrent peu à peu. L'accident, puis le fait qu'Ulrich l'ait poussé pour qu'elle chute de la moto, avant l'impact imminent. En se rappelant de celui qui lui avait volé son cœur, son sang ne fit qu'un tour : qu'était-il arrivé au samouraï? A peine Yumi avait-elle vu la moto exploser, qu'ensuite venait un trou noir. Tout le reste n'était que brouillard...

Elle se remit assise avec difficulté. A cause de la chute, son corps tout entier avait subit un choc et elle avait mal dans le moindre pixel de son corps virtuel. Quand elle reprit enfin tous ses esprits, elle regarda tout autour d'elle pour voir où se trouvait Ulrich. Comme elle ne l'aperçut pas sur le plateau où elle était, elle en déduisit qu'il avait réussi à passer sur le suivant.

Avec quelques efforts et des grimaces de douleur, elle finit par se mettre debout et à aller jusqu'au sentier qui se situait devant l'entrée du labyrinthe. Dès qu'elle fut passée par le chemin auparavant emprunté par la moto virtuelle, elle vit tout de suite où était le brun.
Y (se précipitant le plus vite qu'elle pouvait auprès de lui, malgré son corps douloureux) : Ulrich!!!
Ulrich était allongé à terre, le corps quelque peu crispé, probablement par la douleur. Une grimace était figée sur son visage. Il ne bougeait pas du tout. Yumi, glissant presque sur le sol sur la fin du trajet, arriva rapidement aux côtés du samouraï.
Y : Ulrich, ça va?! (le corps du jeune homme est toujours immobile) Ulrich, s'il-te-plait, réveilles-toi! (étant prête à verser quelques larmes, malgré que celles-ci n'apparaitraient jamais, vu qu'elle se trouvait sur Lyoko)
Yumi prit à cet instant-là les mains du brun dans les siennes.
Y : S'il-te-plait, réponds-moi. Dis au moins quelque chose pour me montrer que tu es conscient! (s'adressant alors au petit génie de la bande au laboratoire) JÉRÉMIE!!!

La geisha virtuelle eut beau regarder tout autour d'elle, pour voir où se trouvait l'interface où elle pouvait lire la transcription des paroles de ses amis, elle ne le vit pas. Mais elle se souvient au bout de quelques secondes que le gadget numérique était encore ''accroché'' à l'overbike lorsque celui-ci avait explosé. Yumi était donc seule, avec Ulrich inanimé, sans moyen de communication avec les deux Einsteins. La situation était devenue plus que délicate ; et une fois de plus, un mauvais pressentiment de la part d'Ulrich s'était révélé juste. Il fallait toujours se méfier des missions sur le territoire des Montagnes...

Yumi était complétement désemparée et ne savait plus du tout quoi faire. Cela ne servait rien de s'acharner pour appeler les autres, ceux-ci l'entendaient, mais elle ne pourrait alors pas ''voir'' ce qu'ils lui répondraient. Cependant, elle continua quand même à implorer les Einsteins de faire quelque chose, au moins pour Ulrich. Elle garda tout le temps les yeux sur lui, mais aucune amélioration visible de son état ne venait. Et cette immobilité inquiétait de plus en plus la jeune japonaise.
Y (serrant encore plus fort les mains du brun dans les siennes) : Ulrich! Me laisse pas toute seule, je t'en supplie, me laisse pas! J'ai... j'ai besoin de te savoir à mes côtés...

Ça y était, elle l'avait dit (d'une certaine manière) haut et fort : elle aimait Ulrich. Même si elle affirmait à chaque fois tout l'inverse, elle s'efforçait jour après jour d'enfouir ses sentiments les plus sincères au plus profond d'elle-même. Elle ne savait pas d'où venait cette ''timidité'', mais quelque chose en elle faisait qu'elle ne voulait pas que cet amour éclate au grand jour. Cependant, le fait de le voir comme ça lui était insupportable et avait fait tomber toutes les barrières qu'elle avait érigé jusque dans son cœur. Plus rien n'avait retenu ses sentiments amoureux au fond d'elle-même. Et s'ajoutait en plus au fait que Yumi soit à fleur de peau, depuis qu'elle avait eu l'accident.

Yumi contempla encore Ulrich. Ce n'était vraiment pas normal qu'il ne se réveille pas. Il était déjà étrange qu'il soit inconscient sur Lyoko. Avant, lorsque Xana était encore de la partie, quand l'un d'eux recevait un bon coup, il était juste sonné, mais restait éveillé. Et Aelita avait toujours certifié qu'elle n'avait pas jamais dormi pas dans le monde virtuel puisqu'elle ne pouvait pas. Et c'est bien cela qui inquiétait la jeune geisha : jamais Ulrich ne devait être dans cet état...

Quand soudain, apparut devant Yumi quelque chose qu'elle avait espéré revoir au plus vite : une interface numérique...

Du côté du laboratoire, les cinq dernières minutes avaient été un peu... angoissantes. Lorsque Jérémie avait crié pour avertir les deux virtualisés du choc imminent, Odd et Aelita étaient venus tout de suite auprès de lui, très inquiets. Et la baisse brutale des points de vie de leurs amis ne les avait pas rassuré. Yumi n'en avait pas perdu tant que ça ; mais pour Ulrich, il ne lui restait que le quart des points qu'il avait encore avant l'accident. C'est à dire très peu...

Dès que l'icône de Yumi, sur l'un des écrans, avait montré des signes de réveils de la geisha, ils avaient été soulagé, au moins pour elle. Le cas d'Ulrich était encore plus que préoccupant. Ils avaient alors tenté de la joindre, mais étrangement, elle ne leur répondait pas. C'est Aelita qui compris pourquoi, lorsqu'elle se rendit compte de la destruction de l'interface qu'ils avaient crée pour communiquer avec Yumi.

Jérémie avait été un peu retissant à l'idée d'utiliser encore de l'énergie pour en recréer une, malgré la gravité de la situation, mais Aelita et Odd l'avait poussé pour qu'il en refassent une autre. Même si l'énergie virtuelle était devenue très importante dans leur mission, le fait de ne pas recréer une autre interface aurait voulu tout simplement signifier l'abandon de leur projet. Car s'il ne gâchait pas un peu d'énergie pour cela, ils n'arriveraient plus à joindre Yumi et elle ne pourrait finalement plus utiliser le reste de l'énergie pour sa guérison.

Le petit génie comprit bien qu'il devait faire une petite concession s'il voulait vraiment revoir ses amis en bonne santé. Et il réussit en moins d'une minute à recréer sous les yeux de l'aînée de la bande une nouvelle interface.
A (coupant au passage la parole aux deux garçons présents avec elle au laboratoire) : Yumi?! Tu peux voir ce que l'on te dis?!
Y (soulageant un peu ses trois amis) : Oui, ça peut aller, si on peut dire. J'ai affreusement mal dans tout le corps, mais ça peut aller. Je tiendrais le coup!
O (inquiet pour son colocataire) : Et Ulrich, comment y va? Il lui reste à peine quinze point de vie! Mais qu'est-ce que vous avez foutu tous les deux?!*
Y : Ulrich m'a en quelque sorte éjecté de l'overbike avant l'impact sur un relief, mais lui n'a pas eu le temps de pouvoir sauter! (montrant alors clairement son angoisse à ses trois amis au laboratoire) Et depuis, il est complétement dans les vapes et je n'arrive pas à le sortir de cet état! Einstein, tente quelque chose s'il-te-plait, moi j'ai tout essayé!!!
A (un peu étonné) : Il est inconscient?! C'est bizarre ça... Normalement, on n'est juste dans cet état là quand on est prisonnier d'un gardien. Et je parle en connaissance de cause! (cf: Créature de rêve et Problème d'image)
J : Et le pire, c'est que les points de vie d'Ulrich continue à descendre vite. Toi aussi Yumi, mais moins vite. Et il risque vite d'arriver à zéro dans les minutes qui vont suivre...
O (ne comprenant pas) : Et alors, il est où le problème.
J : Normalement il devrait et aurait déjà dû être dévirtualisé suite à la collision, mais il est toujours sur Lyoko. Et depuis j'essaye de le ramener, mais ça aussi est impossible!
A (hurlant d'horreur tout en regardant les écrans pour vérifier ce que venait de dire Einstein) : Quoi?!? Non, dis-moi que tu rigoles?!
J (continuant à pianoter sur le clavier du pupitre) : Non, malheureusement... Je ne sais pas ce qui s'est passé... Mais c'est comme si les règles de perdre des points de vie et de dévirtualisation avaient été bouleversées! Tout n'est plus comme avant et je ne sais pas où donner de la tête pour trouver la solution au problème!
Y (la voix chevrotante et les yeux rivés sur le jeune brun) : Einstein, qu'est-ce qui va... qu'est-ce qui va se passer si les points d'Ulrich arrivent à zéro avant que tu ais pu le rematérialiser sur Terre?
J (ayant du mal à parler, tant ce qu'il allait dire était difficile) : Si ça arrive... Ulrich va comme perdre sa conscience. Son corps virtuel existera toujours, mais son esprit disparaitra à tout jamais. C'est un peu comme la fois où il avait perdu son enveloppe corporelle (cf: Désincarnation), sauf que cette fois-ci, si Ulrich perd son esprit, je ne pourrais rien faire...
O (n'étant pas loin de verser des larmes) : Tu veux dire qu'il va mourir?!
J (baissant les yeux) : Je ne voulais pas le dire aussi direct, mais c'est ça. Son corps virtuel va rester intact mais il sera comme une coquille vide...


Yumi, en colère alors devant une telle situation et contre le monde entier, frappa alors d'un coup le sol des Montagnes.
Y : Non, je ne veux pas croire cela! NON!!! Ulrich n'aurait jamais dû être sur Lyoko avec moi en ce moment, il n'aurait jamais dû être virtualisé pour le rejoindre. J'ai été idiote de croire qu'il s'était passé quelque chose sur Terre, et c'est pour ça qu'Ulrich est venu! (la voix un peu larmoyante) J'ai juste été une imbécile, et s'il risque de mourir aujourd'hui c'est ma faute!!!
A (n'ayant pas pu retenir ses larmes) : Non Yumi! Je t'interdis de penser ça! Ulrich était conscient de ce qui pouvait arriver en se virtualisant sur Lyoko! Tu n'aurais pas pu tenir le coup jusque là sans lui! Et puis, il s'est comme sacrifié pour toi...
O : Oui, c'est vrai! Après tout, ce n'est pas lui qui t'a poussé pour que tu tombes de l'overbike avec l'impact?!
Y : Oui, mais à quoi ça sert?! Il va perdre tous ses points de vie, puis va mourir parce qu'il ne peut pas être rematérialisé?! A quoi beau me sauver la vie, si c'est perdre la sienne?!


Aelita, prenant alors une voix posée dans le but d'apaiser les esprits, s’adressa alors à Yumi.
A : Yumi, c'était son propre choix. C'est lui qui a pris sa décision, sans l'intervention de personne. Tu n'as pas à t'en vouloir...
Y : Je voudrais bien le croire... Seulement, je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est en partie ma faute! Einstein, tu es sûr qu'il n'y a pas un moyen de le sauver?! Dis-moi qu'il y a au moins un moyen de le garder en vie!
J (tout en continuant à taper avec frénésie sur son clavier, des perles de sueurs commençant à se former sur son front) : Je ne vois aucune solution à part le dévirtualiser, mais pour déjà pour ça, il faudrait que l'on gagne du temps et que son nombre de points de vie se stabilise et arrête de chuter!
A : Yumi, tu dois cependant savoir que nous ne pouvons pas injecter de l'énergie dans Ulrich. L'énergie que nous possédons est quelque peu différente : la mémoire virtuelle utilisée pour ton programme n'est pas pas la même que celles de vos points de vie, c'est pour ça que l'on ne peut pas en transférer dans son enveloppe virtuelle...
Y (une idée lumineuse jaillissant dans son esprit) : Mais lorsque l'on est dans une tour, c'est bien la mémoire de celle-ci qui nous redonne nos points de vie, non?! Je pourrais stabiliser son état si je l'emmène jusqu'à la prochaine tour?
A : Ce serait été une bonne idée... sauf que c'est hors de question vu ton état! Ulrich est dans l'incapacité de se déplacer tout seul et toi le transporter, tu risquerais de mettre aussi la vie en jeu!!! Toi aussi tu vas bientôt atteindre un certain seuil critique!
Y (se mettant difficilement debout et portant Ulrich en passant un bras de celui-ci derrière son cou à elle) : Je m'en contre-fiche de ça!!! Si c'est la seule solution pour qu'il ne meurt pas, alors je le ferais! Et tant pis si j'en subis des conséquences! Ulrich savait que cela pouvait être dangereux de venir sur Lyoko, mais il l'a quand même fait! Alors, maintenant c'est à moi de faire la même chose!
J : Je t'en pris Yumi...


Le jeune génie de la bande ne finit pas sa phrase, ou plutôt ne l'a termina que sur Terre. En effet, Yumi, ayant pris sa décision et étant têtue, avait préféré interrompre la conversation avec le laboratoire, plutôt que lire les avis contraires de ses amis restés dans la réalité. C'est donc pour cela qu'elle appuya sur une touche de l'interface pour fermer celle-ci.

Mais elle savait qu'elle ne devait pas les écouter. Sinon le jeune brun allait mourir, et cela, elle ne voulait surtout pas que cela arrive. Elle ne savait pas ce qu'elle serait capable de faire si cela venait à se produire. Elle jeta un dernier coup d’œil sur le samouraï inanimé et lui adressa ces quelques mots avec de se mettre en route et d'entrer dans le labyrinthe.
Y : Je t'en supplie, tiens le coup! Même si je dois me guider sans l'aide des autres dans ce dédale, je t'en pris, ne pars pas! Tu me dois bien ça, car sinon, je ne me pardonnerais pas!

Du côté du laboratoire, la réaction de l'aînée de la bande avait fait naître un peu d'exaspération.
A : Jérémie, arrête de lui parler, ça ne sert plus à rien, elle a coupé la liaison avec nous.
J (s'énervant un peu) : Je n'y crois pas?! Mais qu'est-ce qu'elle est entêtée! En coupant la communication avec nous, elle augmente encore plus les risques d'Ulrich de mourir! Elle est aussi têtue que lui quand elle s'y met!
O : Bah, c'est bien le signe qu'ils sont fait l'un pour l'autre, non?!
J (n'appréciant pas beaucoup l'humour de son ami dans ces instants critiques) : Odd! C'est vraiment pas le moment! Si Aelita (celle-ci étant sur le portable du génie) et moi on loupe notre coup, ce sera définitivement game over pour Ulrich! Et on n'aura pas la possibilité de retourner en arrière pour changer le cours des choses!
O (savant devenir sérieux en vue de la situation) : Je le sais que trop bien Einstein... Où en êtes-vous?
J : Encore et toujours bloqué à cause de ce fichu programme! Je commence à croire que l'on y arrivera jamais... (déglutissant un peu en baissant les yeux)
A (haussant un peu le ton) : Je t'interdis de penser ça Jérémie! Je ne veux pas qu'Ulrich meurt, comme nous tous! Yumi ne se le pardonnerait pas et moi non plus! Car cela signifierait que l'on aurait échoué! Alors tu reprends confiance rapidement, car Ulrich vient de passer la barre des cinq points de vie!
O (posant une main se voulant encourageante sur l'épaule du petit génie) : Allez, courage Einstein, je suis sûr que vous allez réussir! Je crois en vous!
J (voyant bien dans le regard de son ami l'espoir qu'il avait en lui) : D'accord, je vais m'y remettre! Et puis, on a pas le choix, alors mieux vaut tout faire pour!
O (affichant un sourire de contentement) : Bien dit! (se retournant vers sa fausse cousine) Aelita, qu'est-ce qu'elle fait en ce moment Yumi?


En effet, grâce à un câble de connexion, la jeune DJ pouvait voir les fenêtres présentes sur les écrans du Supercalculateur sur l'ordinateur portable.
A : Elle est entrée dans le labyrinthe. Par contre, ce qui est étrange, c'est que le corps d'Ulrich se déplace aussi, juste à côté d'elle. (désignant une fenêtre de l'écran à un Odd perplexe, pour affirmer ses dires)
O : Pas tant que ça... Quand Yumi a vraiment quelque chose dans la tête, elle fait tout pour que cela se concrétise! Elle doit sûrement le soutenir en marchant (remarquant quelque chose sur la fenêtre regroupant les informations vitales de la japonaise virtuelle) Sauf que l'effort semble lui faire baisser ses points de vie, regardez sa jauge. Mais bon, je veux bien comprendre, vu qu'elle porte le poids mort d'Ulrich...
A : Je ne vois toujours pas comment cela pourrait avoir une incidence sur les points de vie de Yumi) prenant tout d'un coup un air penseur) Un poids mort... Un poids mort.. Tu as bien dit un poids mort Odd?!
O (haussant les épaules, ne voyant pas à quoi pensait la jeune fille aux cheveux roses) : Bah oui... Pourquoi est-ce que tu me demandes ça?
A (une étincelle brilla alors comme jamais dans ses yeux) : Odd, t'es un génie!
O (un sourire sur les lèvres et prenant la pose des héros antiques) : Ah bon, tu ne le savais pas encore?!^^


Aelita lâcha alors un soupir de désespoir devant tant de gaminerie de la part de son ami goinfre.
A : Odd, arrête un peu de te vanter. (se précipitant le plus vite possible vers un endroit de la pièce où étaient entassées les affaires autrefois utilisées par Jérémie pour Lyoko) Est-ce que tu sais au moins pourquoi est-ce que je t'ai dit cela?!
O (s'apercevant alors qu'il ignorait les raisons d'Aelita quand elle l'avait qualifié de ''génie'') : Euh... Bah non en fait...
A : Alors, cesse de faire le fanfaron, si je t'ai nommé ainsi, c'est parce que tu m'as fait trouvé la solution à notre problème. Tu viens en quelque sorte de sauver la vie à ton cher colocataire! (sortant un boitier CD du cageot où se trouvaient tous les programmes informatiques de Jérémie, disant avec une voix triomphante) Gagné! J'étais sur qu'il serait là!
O (totalement ébahi) : Quoi, c'est vrai?! Tu as trouvé la solution?!
A (courant presque rejoindre Jérémie au pupitre du Supercalculateur) : Si on peut dire... On l'avait encore une fois depuis le début... (mettant le boitier du CD sous le nez du jeune génie) Tiens Einstein!
J (n'ayant pas suivit le reste de la conversation, jeta un rapide coup d’œil au boitier tout en continuant à pianoter sur le clavier) : Qu'est-ce que c'est Aelita? Tu vois bien que je dois pas abandonner, c'est toi même qui me l'a dit!
A (insistant) : Prends au moins le temps de regarder plus en détail ce boitier...
J (se tournant alors vers elle) : Qu'est-ce que tu voudrais me montrer?
A (lui mettant de nouveau la boite à CD sous les yeux du blond) : Ça!
J (reprenant place face aux écrans) : ''Transfert de mémoire : réel/virtuel''? Mais à quoi cela servirait d'utiliser ce programme? Ce serait été le programme parfait dans notre situation, mais tu sais très bien que, comme bon nombre de mes programmes, je ne l'ai jamais terminé...
A (ne se laissant pas intimidée par le ton exaspéré de Jérémie et continua, avec un petit sourire aux lèvres) : Et si je te dis que des fois je te piquais en cachette des programmes que tu laissais inachevé, et que je les terminais car je ne savais pas quoi faire d'autres? Et que parmi ceux-là se trouvait le programme que j'ai dans la main...
J (se retournant une fois de plus, mais cette fois-ci plus brusquement) : Quoi?!


La jeune adolescente ne s'était pas vraiment attendu à une telle réaction de la part de celui qui emplissait son cœur d'amour. Et elle commença à paniquer, peut-être n'aurait-elle pas dû lui avouer qu'elle se faufilait très souvent dans sa chambre pour lui subtiliser des CD et disquettes de programmes incomplets. Elle n'avait pas imaginé qu'Einstein puisse se mettre en colère.
A (baissant un peu les yeux) : Je suis désolée, je ne voulais pas t'énerver! Je ne pensai pas faire de mal quand je ''t'empruntais'' tes programmes inachevés...
J (comprenant que son amie avait pris sa réaction de travers) : Non Aelita, je ne t'en veux pas du tout! Quand je t'ai demandé ''Quoi'' tout à l'heure, c'est parce que j'étais complétement abasourdi... (affichant alors un grand sourire) En faisant le reste de la programmation de ce logiciel il y a sûrement longtemps, sans le savoir alors, tu nous fait faire un très grand bon en avant aujourd'hui! Tu as la solution pour garder Ulrich en vie!
A (relevant alors doucement les yeux) : Alors tu ne m'en veux pas?...
J : Pas du tout, je suis bien sûr un peu surpris, mais cette surprise est minime parce que tu as trouvé la solution et pour ça je te dois une fière chandelle...
A (rougissant un peu au compliment) : De rien Einstein...
J (se reprenant, la vie d'Ulrich n'étant pas encore hors de danger) : Passe moi le CD que j'installe le programme dans le Supercalculateur...
A (se penchant au dessus du petit génie et insérant le CD dans le lecteur) : J'ai fais bien mieux! (lui faisant un clin d’œil)
J : Merci Aelita! (se faisant craquer les doigts avant de se remettre à taper sur les touches du clavier) Bon, maintenant le vrai boulot peut commencer!


Odd, qui jusque là était resté un peu en retrait, rejoignit alors les deux petits surdoués près du pupitre.
O : Alors, c'est bon, Ulrich va être hors de danger?!
A : Patience Odd, ce n'est toujours pas gagné... Ne cries pas encore victoire!
J : Voilà encore quelques secondes de téléchargement et ce sera prêt... (attendant un instant avant de s'exclamer) C'est bon! Maintenant il ne reste plus qu'à choisir qui se dévoue?
O (complétement paumé) : Euh... Aelita, est-ce que tu peux me donner des explications car je ne vous suis vraiment plus là!


Aelita et Jérémie, alors tout les deux faces aux quatre écrans du pupitre se retournèrent pour lui discuter avec lui. C'est Aelita qui prit la première la parole.
A : Le programme que l'on veut utilisé, que Jérémie a appelé ''Transfert de mémoire : réel/virtuel'' va nous servir à injecter de l'énergie typique aux points de vie de Lyoko pour redonner tout ses points de vie à Ulrich...
J : Mais il faut savoir que nous n'avons que peu de réserve de ce genre d'énergie sur Terre.
O : Et elle est où cette réserve?
A : Et toi...
O (complétement abasourdi) : En moi?!
A : En toi, en Jérémie, en moi... Tout ceux qui ont été un jour sur Lyoko et qui ont une fiche d'identification dans le Supercalculateur en ont ''en eux''...
J : J'avais découvert ça lorsque je faisais des recherches au commencement de la programmation de ce logiciel. En fait, c'est comme si tu transférais les points de vie que tu as toujours en toi.
A : Le but du programme est de transmettre les points de vie d'une personne sur terre vers quelqu'un de virtualisé. Comme ça, lorsque quelqu'un ne pouvait pas aller sur Lyoko par exemple s'il s'était fait mal ''provisoirement'', il pouvait tout de même transmettre ses points de vie vers une autre personne sur Lyoko qui pouvait alors rester plus longtemps virtualisé.
O : Ce programme a un peu près la même utilisation que celui ''Guérison'', non?
J : Oui, si on peut dire. Je les ai pensé au début pour qu'ils soient utilisés si l'un d'entre-nous était vraiment blessé alors qu'il y avait une attaque de Xana. Le logiciel qu'Aelita vient de me donner était plutôt si quelqu'un se retrouvait avec des difficultés pour se déplacer et donc dans l’impossibilité de se battre sur Lyoko : inconscience par exemple... Alors que le programme ''Guérison'', Aelita et moi l'avions crée pour les cas beaucoup plus graves, si l'un de nous avait des blessures aux séquelles irrévocables. Comme Yumi aujourd'hui avec son ouïe...


Aelita intervint alors, très sérieuse.
A : C'est moi qui va transférer mes points de vie!
J : Hein quoi?! Mais pourquoi?
O : Oui, pourquoi est-ce que ce serait obligatoirement toi?
A : Car je vous considère tout les cinq comme ma famille. Et Ulrich est tout comme un frère pour moi, je lui dois bien ça... Et puis, comme c'est moi qui est en grande partie fait et finit le programme, il me semble logique que je l’inaugure...
J (la retenant doucement par le poignet) : Non Aelita, n'y va pas!
A (à la fois un peu gênée et un peu surprise) : Et pourquoi donc? Tu vas rester ici pour surveiller l'avancement avec Odd et moi j'y vais, je ne vois pas où est le problème...
J : Parce que tu sais très bien que ton énergie est différente de nous autres, à cause de l'héritage que t'a donné ton père. Elle est beaucoup trop importante et il serait inutile de la gâcher pour ce genre de situation, alors que quelqu'un d'autre peut y aller à ta place. Je vais prendre ta place et c'est moi qui vais transférer ma mémoire.
A : Et je resterais moi au laboratoire pour surveiller si tout se passe bien, non merci...
J : Mais Aelita, réfléchis un peu s'il-te-plait... (se tournant vers le goinfre de la bande) Odd, dis quelque chose pour m'aider à la convaincre!


Cependant les deux jeunes génies regardèrent vers un espace vide. En effet, Odd avait disparu et la place qu'il se trouvait auparavant était désormais inoccupée. Le jeune ''couple'' d'intellos échangèrent alors un regard stupéfait, tellement ils étaient incrédules : mais où était donc le clown de leur bande?
J : Odd? Où est-ce que tu es?
A : Odd, dis-nous où tu es? Et reviens bon sang, ta blague est de mauvais goût!


Le silence régna encore quelques instants, jusqu'à ce que la voix d'Odd parvienne jusqu'à leurs oreilles, un peu grésillante.
O : Un, deux. Un deux. Les Einsteins, est-ce que vous m'entendez?
A (regardant tout autour d'elle, comme Jérémie) : Oui, on t'entend. Mais où est-ce que tu te trouves à la fin?!
O (ne répondant pas à la question, mais en posant une autre) : C'est déjà bien que vous m'entendiez, j'ai eu peur que l'on ne puisse pas se parler... (changeant de sujet) C'est bon, vous avez fini de vous disputer?!
J (ne voyant pas pourquoi leur ami leur posait la question, mais répondant néanmoins) : Euh oui... Mais est-ce que tu peux nous dire où tu es?
O : Je suis dans la salle des scanners. Puisque vous n'êtes pas d'accord sur qui va être utilisé le programme sur lui-même entre vous deux, je tranche pour vous et ce sera moi. Et la décision et sans appel! On a pas de temps à perdre, Ulrich va bientôt atteinte le point de non-retour!
J (se réinstallant avec Aelita au pupitre): Tu es sûr de ton choix?!
O : Oui, maintenant met ce fichu programme en route. Je n'ai pas envie qu'Ulrich meurt parce que j'aurais trois secondes de retard!
J : Attend, on doit encore vérifié s'il n'y a pas de bug dans le logiciel. On a fait des choses inimaginables tête baissé ces deux dernières années, mais je vais pas mettre en route le programme sans avoir fait quelques vérifications avant!
O (criant presque) : Pas le temps Einstein. On en a déjà perdu trop à bavasser!
J (s'adressant alors à la jeune fille qui hantait ses rêves) : Tu penses que tu n'as fait d'erreurs? Je ne veux pas que tu te sentes coupable s'il y a quelque chose qui dérape...
A : Non, vas-y. Odd a raison. On manque de temps et cela pourrait coûter la vie à Ulrich si on vérifie le programme. Et puis, je manie depuis bien assez longtemps la programmation donc je ne pense pas qu'il y ait de problèmes.
J (acquiesçant, puis parlant à l'adresse de l'autre blond) : D'accord. Odd, mets-toi dans un scanner, je vais mettre en marche le programme!
O : OK!


Dans la salle des scanners, le jeune artiste de la bande se trouvait devant l'un des trois sarcophages dorés. Il respira un bon coup, un soudain stress s'emparant de lui. Il était bon nombre de fois entré dans les scanners, mais le simple fait de savoir que cette fois-ci, ce n'était pas pour être virtualisé l'effrayait un peu. De plus qu'Aelita avait juste fini le programme, et ni Jérémie ni elle ne savaient si l'utilisation du logiciel pouvait avoir des conséquences ou des effets secondaires. Mais il se souvient que c'était pour la bonne cause, que son colocataire était presque alors dans les bras de la mort. Il souffla une dernière fois, puis entra finalement dans le grand cylindre vertical.

Du côté du laboratoire, Jérémie frappait les dernières lignes de codes de mises en route. Quand il eut finit, Aelita s'adressa alors à lui, toute intimidée.
A : Dis Jérémie?
J (tournant la tête pour la regarder) : Oui Aelita?
A (toute rouge) : Tu disais vrai quand tout à l'heure tu voulais te faire transférer ton énergie?
J (avec évidence) : Oui... Pourquoi est-ce que tu me poses la question?
A : Même avec ta peur des scanners et d'être virtualisé, tu y serais quand même allé?
J : Oui Aelita. Quand il est question du reste de la bande ou de toi, (rougissant un peu au passage^^) je suis capable de faire n'importe quoi, ou même d'affronter mes peurs, tu devrais tout de moins te souvenir de certaines fois (cf: Frontière, Canal Fantôme, Tentation...)
A : Oui, c'est vrai... Jérémie, je tiens à m'excuser pour comment j'ai agi un peu plus tôt dans la journée. Je me suis mise en colère parce que tu as mis hors d'usage la tour du cinquième territoire, mais je n'aurais jamais dû réagir comme ça...
J : Non, je peux comprendre pourquoi tu as eu une telle réaction, et je ne t'en veux pas...
A : C'est vrai?...
J : Oui. Je te pardonne tout Aelita...


A ce moment-là, le petit instant de confidence et secret entre les deux amoureux.
O : Je vous rappelle que, comme vous n'aviez pas coupé la communication, j'ai tout entendu de ce que vous venez de dire les deux amoureux. Alors soit vous vous embrassez tout de suite, soit vous le mettez en route le programme! Personnellement, j'aurais préféré la première solution, mais la vie d'Ulrich est en jeu alors je n'ai pas le choix. Donc c'est pour maintenant, ou pour dans cent ans?!
J (complétement écarlate de leur gourde d'oublier de couper la communication) : Oh, tais-toi donc pour une fois! (et il appuya sur la touche entrée qui mit définitivement le programme en route)


Dans la salle du second sous-sol, le scanner se referma sur un Odd sérieux, mais tout de même content d'avoir encore embêter les deux petits génies.

Retour dans la salle juste au-dessous, les quelques paroles de l'enquiquineur de service avait, comment dire, laissé place à un long silence de gêne entre les deux amoureux^^. Ils ne savaient pas trop quoi dire qui n'aggrave pas encore plus la situation dans laquelle ils étaient. Ce fut le pupitre qui leur trouva un prétexte pour de nouveau se parler. En effet, le programme marchant à la perfection. Sur l'écran principal étaient apparues deux fenêtres : l'une montrant la structure virtuelle du félin ; et l'autre, celle du samouraï. Et on voyait la jauge de points de vie d'Odd diminuer progressivement, pendant que celle d'Ulrich augmentait.

Il avait été moins une, il restait un seul point de vie au jeune brun.
J (criant presque de joie) : On a réussi... Non attend, je devrais plutôt dire : Tu as réussi! Sans toi et ta passion de ''finir mes programmes inachevés'' : Ulrich y serait passé, c'est sûr! Il te doit une fière chandelle!
A (un peu gênée par le compliment) : Me remercie pas, je n'ai rien fait de si extraordinaire!
J : Si, j'insiste!
A : C'est comme tu veux alors... (se rendant compte de quelque chose) Oh, regarde Jérémie, la fiche d'Odd du supercalculateur, elle disparaît au fur et à mesure du transfert.
J (replaçant ses lunettes sur son nez) : Oui, c'est bizarre en effet... En tout cas, cela n'a pas l'air d'affecter Odd donc tout va bien. Je crois juste que c'est le programme qui a fait ça. Par le fait de transférer ses points de vie, Odd est en train de sacrifier son avatar virtuel.
A : Tu veux dire qu'il ne pourrait plus jamais retourner sur Lyoko?
J (regardant la fiche contenant toutes les informations sur le chat virtuel disparaître peu à peu) : Je ne sais pas. Mais s'il y retournait, je pense que cela reprendrait son avatar tout à zéro et qu'il n'aurait plus du tout la même tenue, ni la même arme : il aurait sûrement un tout autre avatar...



Ce sera tout pour ce soir. Je vous dit à la prochaine fois! (sûrement vers la fin de la semaine prochaine)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 26 Fév 2013, 20:38

Re: Comédie Musicale

Enfin la suite !
Bon ok, j'ai lu la suite le lendemain que tu l'ai posté, et fait ma review que maintenant, ok je suis moi aussi en retard, mais j'ai des excuses, certaines bidon et d'autres non.
Bref, je parle, je parle, mais pas sur le bon sujet, alors
Ta fanfiction est superbe, tu a des idée originale (du moins a ma connaissance) et ton style d'écriture est bon (sa vaut pas mon auteur préféré, mais c'est pas loin).
Je t'encourage donc vivement a continué, avec plus de régularité ( pas une obligation, mais sa fait toujours plaisir de savoir que dans X jours on aura la suite ^^ ), avec autant de bonne idée et de talent.

Pour finir, la question que tout le monde se pose !

A quand la suite ? :D
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Message 26 Fév 2013, 22:26

Re: Comédie Musicale

Pour le sacrifice, sa aurait été plus logique que se soit jeremy, vu que parmi le groupe, c'est le seul qui n'est pas intéresse par la virtualisation. Donc si son avatar était sacrifié il n'avait vraiment rien à perdre, vu qu'aller sur lyoko ne l'interesse pas
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Message 27 Fév 2013, 01:28

Re: Comédie Musicale

Salut tout le monde, et oui, encore un peu en retard par rapport à ce que j'avais prévu!^^ Mais bon, je deviens de plus en plius exigente avec mes textes alors je prends plus de temps pour écrire avec précision ce que je souhaite dans l'histoire. Sinon, j'espère ne pas vous avoir fait trop attendre.

Par contre, je ne veux pas dire lazer009 et Thor94, mais quel timing! Vous avez posté le soir même où je poste le chapitre suivant. Vous n'aurez pas à beaucoup attendre pour la suite!^^
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- lazer009. Pas besoin d'excuses. On a tout un vie en dehors du forum et on n'a pas toujours le temps d'y venir. Et j'accepte volntiers tes compliments. Je suis ravie de savoir que je ne suis pas loin de ton auetrur préféré. Pour ce qui est de la régularité, c'est à voir. la fin d'année scolaire arrive à grands pas et j'ai mes examens. Alors je risque d'être encore plus irrégulière et absente que je le suis d'habitude... Pour la suite, bah.. maintement!^^
- Thor94. Pour ce qui est du sacrifice, j'ai choisi volontairement Odd et pas par hasard, les explications sont dans le chapitres de ce soir. Quand à utiliser Jérémie pour le programme, il n'aurait pas pu savoir les conséquences du transfert de points de vie. Mais ne t'en fais pas. Les deux génies ne vont pas restés en reste dans l'histoire...


Chapitre 54: Réveil et prémonitions...
Aelita et Jérémie observèrent encore attentivement les quatre écrans du pupitre, au cas où un problème venait, par malheur, arrêter le transfert d'énergie.
A : En tout cas, pour Odd, je ne peux pas dire que cela va le gêner. On sait très bien qu'il n'a jamais apprécié son avatar de félin virtuel!^^
J (affichant un sourire) : Oui, c'est vrai.^^ Mais bon, quand il va apprendre la nouvelle, ça va sûrement lui faire un choc, je crois qu'il commençait finalement à s'attacher à son ''costume''. Je ne vois pas pourquoi il devrait retourner sur Lyoko, mais imagine qu'il ne puisse plus jamais y retourner?!
A : Ce serait sûrement une véritable catastrophe pour lui!^^ Mais bon, je crois s'y ferait avec le temps...
J : Il n'aurait pas vraiment le choix de toute façon. Pour ce qui est de lui dire, je pense que plus tôt on lui expliquera la situation, mieux se sera. On le fera dès qu'il reviendra dans la salle des scanners? La procédure va bientôt se terminer...
A : D'accord... Et au fait Einstein?
J (regardant la jeune fille un court instant) : Oui Aelita?
A : Merci pour tout Jérémie... A chaque fois, tu te plies en quatre pour nous et tu fais tout pour nous aider lorsque l'on en a besoin. Regarde où on en est aujourd'hui : tu nous as organisé une expédition de A à Z, sans que personne d'autre que nous n'ait été au courant! Et grâce à tes talents, tu es en train de guérir Yumi de sa surdité! Tu te rends compte que tu es allé plus loin que personne ne l'a jamais été?! Pour Yumi, mais aussi pour moi, et le reste de l'Humanité en nous débarrassant de Xana...
J (rougissant face à cette avalanche de compliments) : Merci Aelita, mais ce n'est rien... Puisque qu'il semble que je suis doué, pourquoi est-ce que je mettrais pas à profit ce que je sais faire pour aider autrui?
A : Non Jérémie, ne doute et ne minimise plus jamais de tes talents... Et ça, c'est pour toutes les fois où j'ai oublié de te remercier...


Se trouvant debout à côté du jeune intello blond, elle s'appuya sur l'accoudoir, puis se pencha pour donner un doux baiser sur la joue du petit surdoué. La réaction de celui-ci ne se fit sans attendre. Il se pétrifia sur place et ses doigts arrêtèrent de pianoter sur le clavier du Supercalculateur. Ses joues s'empourprèrent instantanément et le jeune blond ne savait plus trop quoi penser. Dans sa tête, tout se bousculait et se retrouvait mélangé... Il était complétement sous le choc!^^ Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'Aelita agissait de la sorte, cela était même allé plus loin des fois, (cf: Mon meilleur ennemi) mais le fait qu'elle fasse ça si rarement, le décontenançait au plus au point à chacune de ces occasions.

Du côté de la jeune jeune adolescente aux cheveux roses, celle-ci s'était bien vite rendue compte de la soudaine pétrification du jeune homme qu'elle chérissait le plus au monde. Elle s'était attendue à ce qu'il réagisse, mais pas avec autant d'importance. Quand elle vit les joues rosies du petit génie, un petit sourire naquit au coin de ses lèvres, elle avait atteint son but : faire ressortir les sentiments d'Einstein en le faisant rougir. Même si elle n'était pas tout à fait sûr des sentiments de Jérémie puisqu'il ne lui en avait jamais parlé explicitement, Aelita savait bien que le blond à lunettes et elle étaient beaucoup plus proche qu'avec les autres de la bande.

Cependant, en observant une fois de plus le teint écarlate de Jérémie, Aelita comprit pourquoi elle aussi se sentait toute étrange et pourquoi elle avait soudaine eu des bouffées de chaleur : elle également avait ses joues qui s'étaient empourprées. Et pas qu'un peu... Car même sans se voir, la jeune collégienne devina qu'elle devait être proche de la teinte d'une cerise bien mure. Et que ce serait donc une mauvaise idée de se montrer ainsi à Einstein, déjà qu'ils étaient bien embarrassés, mieux valait ne pas en rajouter une couche.
A (se tournant un peu de profil, pour que Jérémie ne voit pas ses joues, si jamais il venait à se tourner vers elle) : *Mais qu'est-ce qui m'est passé par la tête?! Je sais très bein que je suis incapable de contrôler la couleur de mes joues dans une telle situation! Je ne veux pas dire que je pensais pas du tout que je viens de dire à Jérémie, je le crois vraiment... Mais de là à lui donner un baiser sur la joue, qu'est-ce qui m'est passé à l'esprit, je me le demande bien! Et après je m'étonne que je me mette dans une situation embarrassante!*
Aelita quitta alors un peu ses pensées à cet instant-là. Il fallait qu'elle se ressaisisse rapidement ; sinon oui, elle allait très vite se retrouver dans ses circonstances plus que gênantes.
A : Pardon Jérémie.... (essayant le plus possible de maitriser sa voix pour que celle-ci ne tremble pas) Je vais retourner travailler sur ton ordinateur portable si tu le veux bien...

Pendant ce temps, le jeune surdoué était encore resté paralysé, il était finalement sorti de son choc pour poser sa main sur sa joue, à l'endroit exact où Aelita l'avait embrassé, pour vérifier et enfin réaliser ce qui s'était passé. Ce sont les quelques paroles de la fille de Franz Hopper qui le ramenèrent totalement dans la réalité. Mais quelques instants s'écoulèrent encore pour qu'il réponde, il était encore un peu perturbé par ce que venait de faire Aelita.^^
J (sa voix un peu chevrotante) : D'accord...
A (contente que Jérémie soit sorti de son état de pétrification) : OK. Tu me préviens dès qu'il se passe quelque chose d'important s'il-te-plait?
J (se reprenant un peu) : Pas de soucis, je te mettrais au courant s'il y a un problème! (hésitant ua départ, mais se décidant finalement) Et Aelita...
A : Qu'est-ce qu'il y a Jérémie?
J (rougissant un peu et évitant de la regarder droit dans les yeux) : Tu sais... Pour le baiser sur la joue de tout à l'heure, tu n'étais pas obligée... Le simple fait de te savoir, toi et les autres heureux me suffit...
A (s'apercevant bien de la gêne du blond) : Et bien moi, j'ai jugé que ce n'était pas assez. Et puis, j'ai bien le droit de te donner un baiser, non?! (se révélant quelque peu malicieuse) Tu aurais préférer que j'attende le retour d'Odd peut-être?!
J (se rappelant les quelques dernières phrases du ventre sur pattes) : Euh non, sans façon...


Aelita s'était à nouveau approcher du siège du pupitre, pour vérifier si sa malice avait fait ses effets. Et oui, elle avait réussi son coup puisque Jérémie était encore rouge qu'auparavant. Néanmoins, ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est que Jérémie se tourne vers elle. Celui-ci avait cru qu'elle était partie et de dos et il aurait pu l'observer sans qu'elle le sache. Seulement voilà, ils se retrouvèrent face à face, les yeux dans ceux de l'autre. Quand ils se rendirent vraiment compte de comment ils étaient, chacun détourna le regard, fuyant celui de l'autre, leurs joues prenant une belle teinte carmin. Décidément, ils n'étaient vraiment pas doués lorsqu'ils se retrouvaient dans des situations embarrassantes.^^

Soudain, l'expression gênée d'Aelita se dissipa tout d'un coup, laissant place à la perplexité.
A (faisant signe au surdoué de ne pas parler) : Chut, tais-toi... T'as pas l'impression t'entendre des murmures)
J (tendant à son tour l'oreille) : Oui, c'est vrai. C'est faible, mais j'entends aussi quelque chose...
A : Mais d'où est-ce que cela vient?

Ils regardèrent tout autour, mais ils étaient seuls. Il n'y avait rien qui pouvait produire ces chuchotements. Cependant, leurs regards se posèrent le même instant sur le pupitre. Ils s'échangèrent alors un regard, ayant la même idée.
A & J : Yumi!

Et effet, c'était Yumi qui essayait de les contacter. Peut avant, lorsque Yumi avait décidé de couper la communication avec le laboratoire, Jérémie n'avait pas coupé la sienne au cas où la japonaise veuille lui parler, mais il avait réduit au maximum le son des paroles qui pouvaient venir du monde virtuel. Du coup, Yumi les appelait mais les deux Einsteins ne l'entendaient de très peu.
J (remettant à un niveau correct le volume) : Yumi, c'est toi qui nous parle?
Y (la voix un peu larmoyante) : Enfin, vous répondez! Mais qu'est-ce que vous faisiez à la fin, ça va bien cinq minutes que j'essaye de vous joindre?!
A (repensant à ce qu'il s'était passé, toute rouge) : On avait des trucs à régler ne t'en fait pas... Dis-moi qu'est-ce qui ne pas pas, tu as une drôle de voix...
Y : C'est Ulrich. Je suis encore dans le labyrinthe avec lui. Il y a un peu plus de cinq minutes, j'étais encore en train de porter Ulrich vers la prochaine tour et puis je me suis aperçue qu'il était entouré d'un halo vert. J'ai paniqué, j'ai ensuite essayé de vous appeler, mais comme vous ne répondiez pas, j'ai préféré ne pas le déplacer. Puisque c'est fini, c'est ça?! Le halo vert, cela veut dire que c'est terminé pour Ulrich? Que je n'ai pas été assez rapide... Et qu'il est... mort?! (sa voix était enrouée, montrant bien la douleur de la jeune asiatique)
J (ne voulant pas brusquer Yumi en lui apprenant la nouvelle) : Non Yumi, le halo vert signifie tout l'inverse, Ulrich n'est pas en train de mourir, je dirais plus que qu'il est en train de revivre et de récupérer toute son énergie...
Y (méfiante) : Mais qu'est-ce que tu racontes? (criant presque) Si c'est pour me cacher la vérité Jérémie, arrêtes, cela ne vaut pas la peine de me donner des faux espoirs, pour qu'après je souffre encore plus!
A (prenant à son tour la parole) : Non Yumi, il te dis la vérité, je peux le certifier! Crois-moi si tu ne veux pas croire Einstein...
Y (ayant une lueur d'espoir dans ses prunelles virtuelles) : C'est vrai? Mais qu'est-ce qui me prouve que toi aussi tu ne me mens pas?
A : Car je ne serais jamais capable de te cacher une telle chose dans une situation comme celle-ci! Et Yumi, souviens-toi... Quand Jérémie prenait le contrôle d'une tour par le passé, celle-ci avait un halo vert, et bien là c'est exactement pareil! Einstein est en train d'utiliser sur Ulrich un programme qui lui redonne des points de vie!
Y (jetant un regard de soulagement vers le samouraï virtuel, qu'elle avait assis contre une paroi du dédale) : Alors Ulrich est encore vivant?!
A : Oui Yumi, il l'est et le sera encore encore pendant très longtemps, on en est sûr...
Y : Merci tous les deux, vous êtes vraiment des faiseurs de miracles...
J : Mais de rien, on allait tout de même pas laisser mourir Ulrich quand même!
A : Mais pour ce qui est de nous remercier, tu devrais surtout dire ça à Odd, car nous lui devons tous un grand merci.
Y (un peu étonné) : Pourquoi?
J : Car sans lui Ulrich ne serait plus parmi nous en se moment...


Et les deux Einsteins lui racontèrent tout ce qui s'était passé depuis qu'elle avait coupé la communication : le programme de transfert des points de vie, leur bêtise de se demander qui allait faire office de cobaye, Odd qui se dévouait, le fait qu'il sacrifiait en faisant cela son avatar...
Y (étonnée) : Et vous ne vous imaginiez pas que l'utilisation de ce programme de transfert allait réinitialiser l'avatar de Odd?!
A : Non, on avait aucune idée des conséquences que cela pouvait avoir...
Y : En tout cas, Odd risque d'avoir un choc en l'apprenant!^^
J : J'en ai déjà parlé avec Aelita et on a pensé la même chose!^^
A : Mais bon, s'il vient à s’indigner que l'on ne l'avait pas prévu, on aura qu'à lui répondre que c'est lui qui s'est imposé pour faire le cobaye. Il nous a bien dit qu'il accepterait toues les conséquences que cela pourrait avoir non?
J : Oui, c'est ce qu'il a dit... Mais je ne pense pas qu'il soit indigné, je crois surtout qu'il sera surpris!
Y : Je pense aussi... En tout cas, vous pourrez le remercier pour son geste de ma part...
J : Tu vas bientôt pouvoir le faire par toi-même, le programme de transfert vient de se terminer. Il va monter nous rejoindre...


Quelques instants s'écoulèrent jusqu'à ce que qu'ils entendent un bruyant bruit sourd, très court mais assez fort. Aelita lança à Jérémie un regard étonnée, lui demandant ainsi silencieusement qu'est-ce qui s'était passé et d'où venait le bruit. Mais le jeune génie de l'informatique n'en avait aucune idée et haussa les épaules.
Y : Euh, les Einsteins, vous pouvez me dire s'il s'est passé quelque chose de votre côté, parce que sur mon interface, il est apparu une drôle de transcription. Et comme cela ne vient pas de Lyoko, j'en est déduit que ça venait de chez vous. Je ne pourrais pas vous prononcer le mot tellement il est imprononçable, mais ce serait plutôt pour représenter un...
A (finissant la phrase de son amie, sentant que celle-ci n'arriverait pas à mettre de mot sur ce qu'elle voulait dire) : Un bruit, c'est que tu pensais? Et ne t'inquiètes pas, ce n'est pas une illusion, nous aussi on l'a entendu. Pour nous, cela ressemblait plus à un bruit sourd...
Y : Un bruit sourd tu dis?! Étrange, puisque vous êtes tout seuls au laboratoire...


Jérémie parla alors un peu plus fort, pour que ça voix porte dans le laboratoire, mais aussi dans la salle des scanners par le biais du haut-parleur relié au micro du blond.
J : Odd, c'est toi?! Odd?
A (commençant à vraiment être inquiète) : Einstein, c'est vraiment pas normal qu'Odd ne soit pas encore remonté! (vérifiant sur un écran que la porte du scanner du goinfre s'était bien ouverte) Il n'y a aucun problème alors pourquoi il n'est pas encore là? Jérémie, j'ai un mauvais pressentiment, montres-moi avec la caméra ce qui se passe dans la salle des scanners en ce moment!

Le jeune génie effectua quelques manipulations sur le clavier et apparut peut après sur l'écran principal du supercalculateur une fenêtre retransmettant en direct ce qui se passait au deuxième sous-sol.
J & A (criant d'épouvante) : Odd!!!
Y : Quoi? Qu'est-ce qu'il y a avec lui?!
A : Le bruit sourd que l'on a entendu tout à l'heure : c'était lui Yumi! Il s'est effondré à sa sortie du scanner!
Y : Tu veux dire qu'il a trébuché en sortant du scanner et qu'il s'est ramassé par terre?^^
A (sérieuse) : Non Yumi, il n'a pas bougé depuis qu'il est à terre!
J (ayant essayer d'appeler Odd avec son micro) : Et il ne me réponds pas lorsque je tente de le joindre avec le haut-parleur!
A (mettant un doigt sur sa bouche à l'adresse au blond) : Chut... (parlant cette fois là à Yumi aussi) taisez-vous, j'ai cru entendre quelque chose et je voudrais en avoir la confirmation...

Le silence se fit alors, sur Terre, comme dans le monde virtuel. Aelita tendit alors l'oreille et se pencha un tout petit peu vers les haut-parleurs du pupitre à la fin.
A (complétement hébétée) : J'y crois pas!
Y : Qu'est-ce qu'il y Princesse?
A : Il dort... Odd dort!!!
J : Quoi, mais qu'est-ce que tu racontes?
A : Crois-moi Jérémie, écoutes attentivement et tu verras : Odd dort puisqu'on l'entend légèrement ronfler!
J (après avoir suivi les conseils de son âme sœur) : Mais c'est vrai en plus!
Y : Et bien, il doit être bien fatigué pour être tombé comme une souche à la sortie du scanner!^^
A : Je pense plutôt que ça a à voir avec le programme de transfert. Le fait de donner toutes les points de vie virtuels qu'il avait en lui, a dû aussi le priver d'une grande partie de son énergie terrestre, c'est pour ça qu'il a sombré dans le sommeil...
J : Oui, c'est très possible vu la situation. Sinon, il se serait réveillé dès que je l'avais appelé. On va le laisser dormir pour récupérer...
A : Einstein, tu vas chercher Odd? Je ne pense pas que le sol de la salle des scanners soit très confortable pour dormir...
J (pas très sûr de lui) : Tout seul? Mais je ne vais jamais y arriver, même en le trainant par terre!
A : Je suis sure que tu vas y arriver... Malgré le fait que tu ne crois pas être doué en sport, moi je suis certaine que tu es assez fort pour le remonter dans le laboratoire. Même si Odd est un ventre à pattes, il ne doit être lourd que ça tout de même!^^
J (rougissant un peu aux compliments de la jeune fille, mais restant tout de même sceptique) : Ça, cela reste à voir...
Y : Je confirme! Odd est complétement assoupi car sinon, il vous aurait déjà jeté des remarques à la figure!^^
A : De toute façon, tu n'as pas vraiment le choix, moi, je reste ici parce que je dois faire sortir Yumi du labyrinthe.
J (soupirant vu la tâche que l'on incombait de faire) : Bon d'accord, j'y vais...


Le petit surdoué resta encore plusieurs secondes devant le pupitre, le temps pour lui de débloquer l'ascenseur, pour qu'il puisse remonter le jeune décorateur avec le monte-charge. Puis il partit dans la salle des scanners par l'échelle qui reliait le laboratoire à la salle des scanners. Cela laissa ainsi la place libre à Aelita de s'asseoir sur le siège normalement réservé à Einstein. Prenant le casque de Jérémie, elle le mit à son oreille et parla à l'adresse de son amie asiatique.
A : Yumi, c'est Aelita, je prends la place de Jérémie pour l'instant. Il faut que je te mène à la prochaine tour...
Y : Sauf qu'en portant Ulrich, ça me prend beaucoup de temps, j'ai l'impression qu'en plus cela m'épuise encore plus vite...
A : Ce n'est pas une illusion, ta jauge de vie a beaucoup baissé depuis tout à l'heure. Mais Jérémie et moi, on ne sait toujours pas pourquoi le fait que tu portes Ulrich ait des conséquences sur tes points de vie. C'est pourquoi tu dois te rendre le plus rapidement possible à la tour suivante, sinon, ça va être à ton tour de te retrouver près de la mort.
Y : Mais qu'est-ce que tu veux que je fasses alors...
A (étant consciente de ce qu'elle allait dire) : Il va falloir que tu laisses Ulrich où il est et que tu le laisses tout seul pendant que tu seras à la tour....
Y (catégorique) : Non, hors de question! Je ne vais pas l'abandonner là, sans personne pour vérifier si tout va bien!
A : On n'a pas vraiment le choix et tu le sais bien. Je n'ai pas envie que sur toi aussi, on utilise le programme de transfert d'énergie! Et puis, il ne risque rien dans le labyrinthe, les sbires de Xana n'existent plus, il ne court aucun danger.
Y : Tu es sure qu'il n'y aura aucun problème en tout absence?
A : Non, je veillerai au grain...
Y : Et s'il se réveille, il va paniquer en ne me voyant pas là!
A (commençant à perdre patience) : Arrête Yumi! Je te dis que tout ira bien, alors tu vas te diriger tout de suite vers la prochaine tour pour récupérer l'énergie de la tour et aussi pour que ta jauge de vie remonte!
Y : Pas la peine de te mettre en colère, je vais y aller à ta tour! (prête à se mettre en route, dès que l'ancienne gardienne de Lyoko lui aurait donné les instructions pour sortir du dédale)
A : Merci, je préfère ça! Et t'inquiète pas pour ton prince charmant, je le préviendrai d'où tu seras si jamais il se réveille en ton absence.
Y : Aelita!!!
A : Quoi? Je ne dis que la vérité Yumi, et puis je en profiter pour t'embêter, puisque Ulrich ne peut pas nous entendre...
Y (gênée) : Oui, mais c'est pas une raison valable! Et au lieu de me taquiner, tu ferais mieux de me donner la direction que je dois prendre.
A (riant car elle avait réussi à mettre dans l'embarras Yumi) : Oui d'accord!^^ (pianotant sur le clavier pour avoir un plan d'ensemble du dédale) Alors...


Après quelques instants d'observation, Aelita put enfin guider la japonaise vers la sortie du labyrinthe. Cependant, avant de laisser Ulrich tout seul, l'aînée de la bande regarda un dernier instant le brun qui était toujours adossé contre une paroi.
Y : *Je vais faire le plus vite possible Ulrich, je te promets de revenir...*
Et elle partit en suivant les instructions de son amie.

Elle se trouvait encore dans le labyrinthe, lorsqu'elle eut alors une idée, bien malicieuse, pour embêter à son tour la benjamine de la bande.
Y (un petit sourire aux lèvres) : Et au fait, qu'est-ce que tu voulais dire tout à l'heure en me donnant comme explication ''On avait des trucs à régler''?
A (bégayant) : Euh... rien... Rien du tout!
Y : Tu sais très mal mentir Princesse! Mais par pure logique, vu que tu as dit ''on'', tu parlais donc de notre petit génie et de toi, et vu que que tu t'embrouilles, j'en viens à déduire qu'il a dû se passer quelque chose entre lui et toi? J'ai trouvé n'est-ce pas?!^^
A (toute rouge) : Bien oui... (se remerciant intérieurement d'avoir eu la bonne idée de couper les haut-parleurs dans la salle des scanner et le monte-charge) Mais si tu veux, je préfèrerais ne pas t'en parler, ou alors plus tard..
Y : Cela signifie au moins que vous vous êtes réconciliez tout les deux?
A (contente de n'être plus en froid avec le jeune homme qui avait réussi à lui voler son cœur) : Oui, on n'est plus fâchés. On s'est aperçu qu'on se faisait la tête juste à cause d'une broutille, alors on a tous les deux reconnu nos tords.
Y : Contente pour toi! (se trouvant à un embranchement où elle devait choisir entre deux chemins) je vais où maintenant?
A : A droite, puis encore à droite juste après.
Y : Merci... (voulant embarrasser Aelita) Madame Einstein!^^


La jeune fille à la chevelure rose, devenue aussi rouge qu'une fraise suite au sous-entendu (^^), voulut rétorquer à Yumi quelque chose, mais qu'elle fut coupée. En effet, Jérémie venait d'entrer dans la pièce, en compagnie d'Odd qu'il tenait en ayant mis un bras de celui-ci autour de son cou à lui.
J (juste après que les portes du monte-charge se soient ouvertes, mais ayant néanmoins entendu le dernier mot dit par Yumi) : J'ai entendu mon surnom, tu as besoin d'aide Aelita?
A (ne se retournant pas, pour être sure que Jérémie ne voit pas ses récentes rougeurs et pour avoir un peu de temps pour faire disparaître celles-ci) : Non, ne t'en fais pas. Il n'y a pas de problèmes, va plutôt installer Odd sur son sac de couchage, je peux encore m'occuper de Yumi pour l'instant...
Y (tout bas) : Tu n'es pas passé lors de la catastrophe... Bravo Princesse!^^
A (murmurant dans son casque) : Je le sais, et c'est de ta faute en plus! Alors ne me surnommes plus jamais comme tu l'as fait, surtout en la présence de Jérémie s'il-te-plait!
Y : Je ne te connaissais pas aussi susceptible, dit donc!^^
A (sentant bien que le petit génie revenait vers elle et le pupitre) : Va maintenant toujours tout droit et au dernier embranchement, tu iras à gauche, tu seras enfin à la sortie du labyrinthe.
Y : Compris! *Néanmoins Aelita, je me demande bien ce qui a pu se passer pour que tu sois aussi gêner en la présence de ton cher petit génie informatique...*


Mais Yumi oublia vite toutes les questions qui lui trottaient dans la tête. Elle devait se concentrer sur son objectif : récupérer l'énergie de la tour vers laquelle elle se dirigeait, remonter au passage son nombre de points de vie... et puis revenir auprès de son tendre samouraï.^^ En moins de trente secondes, elle fut d'abord arrivée à l'issue du dédale. Quand elle fut là, elle se rendit compte que la tour n'était même pas à deux cents mètres de où elle se trouvait, par un chemin étroit mais en ligne droite. C'était vraiment le labyrinthe qui leur avait pris le plus de temps. Elle partit donc en courant vers la bâtisse virtuelle.

Arrivée au pied de celle-ci, elle lança une dernier regard derrière elle. Cela lui fit bizarre de ne voir personne, normalement Ulrich était toujours là et il attendait en dehors de la tour le temps qu'elle récupère la mémoire de la tour. Cependant, elle prit sur elle, ce n'était pas le moment de flancher et de perdre du temps en se perdant dans ses pensées, elle avait promis à Ulrich qu'elle reviendrait le plus vite possible. Elle se retourna donc vers la tour, puis entra dans celle-ci en posant les mains sur la paroi extérieure. Se retrouvant au centre de la plate-forme, elle ferma les yeux en se concentrant, et se laissa porter jusqu'au niveau supérieur. Arrivée là, elle se plaça au milieu et l'interface de la tour apparut devant elle. Elle manipula simplement quelques fenêtres suite aux instructions des Einsteins, comme toutes les fois précédentes, et le transfert commença.

A peu près une heure plus tard, elle ressortait de la tour, la mémoire de celle-ci ayant été transféré vers une partie sécurisée du Supercalculateur, où le jeune surdoué de la bande emmagasinait toute l'énergie qu'ils recueillaient. Elle eut juste le temps d'apercevoir le halo bleuâtre disparaître, signe que la tour était dorénavant inutile. Elle fit plusieurs visuels de la tour et les envoya à Aelita qui les reçu au pupitre du Supercalculateur. Puis la jeune geisha virtuelle repartit vers d'où elle était venue : le labyrinthe. A l'aide d'Aelita, Yumi put rejoindre son cher et tendre le plus rapidement possible. Cependant, quant elle fut à quelques embranchements de là où se trouvait Ulrich, la japonaise perçut grâce à l'interface des brides de voix, mais surtout un mot qui revenait très souvent dans celles-ci, ou plutôt un prénom : son prénom. Comme elle était seule avec Ulrich dans le monde de Lyoko, elle en déduisit que c'était Ulrich qui parlait, et qu'il venait de se réveiller. Heureuse de savoir cela, elle parcourut le reste du chemin qui le séparait du jeune brun en courant.

Quel ne fut pas sa déception quand elle revut Ulrich. Celui-ci était encore inconscient et donc toujours immobile. Néanmoins, il semblait rêver dans son sommeil, ou plutôt cauchemarder. Ses traits pourtant si calmes d'habitude étaient tendus et il paraissait plus qu'inquiet. Il marmonait, mais seulement des mots sans cohérence les uns à la suite des autres, sans qu'il n'y ait de logique. Le prénom de la jeune japonaise revenait très souvent, mais Yumi réussit, à l'aide de l'interface à comprendre des mots, comme ''efface'', ''attendre'', ''non'', ''cours''... Seulement, la jeune fille ne s'en occupait pas trop, mais reportait toute son attention vers la personne d'Ulrich. Yumi était devenue de plus en plus inquiète, Ulrich commençait finalement aussi à gesticuler un peu en dormant, comme s'il essayait de se débattre contre quelque chose. En clair, il délirait dans son sommeil...

Yumi finit pas prendre peur en voyant que la ''crise'' d'Ulrich ne s'arrêtait pas. Se disant qu'elle perdrait trop de temps à tout expliquer aux deux génies de la bande, elle décida donc d'agir toute suite, sans l'avis des autres. Elle saisit Ulrich par les épaules et se mit à le secouer assez fort, mais avec toute la douceur qu'elle pouvait avoir.
Y : Ulrich, s'il-te-plait, éveilles-toi! Ulrich! (s'inquiétant encore plus car cela n'avait pas l'air de fonctionner) ULRICH, JE T'EN PRIS!

Elle se secoua à cet instant-là un peu plus fort qu'auparavant, mais cela porta ses fruits. Ulrich cessa progressivement de bouger et il finit pas ouvrit difficilement les deux yeux... Ulrich resta quelques secondes hébétée, ne reconnaissant pas où il se trouvait, et ayant l'air d'avoir du mal à se souvenir quelle date il était et les causes de leurs présences dans le monde virtuel. Son regard finit par se poser sur la geisha et son expression changea du tout au tout. La jeune fille avait quant à elle lâché le jeune homme dès que celui-ci avait montré des signes de réveil, et s'était quelque peu écartée pour laisser le temps à Ulrich de reprendre ses repères autour de lui. L'air du samouraï s'adoucit et il demanda à la japonaise avec une mine incertaine.
U : Yumi?
Y (osant le regarder dans les yeux) : Oui Ulrich, c'est moi, qu'est-ce qu'il y a?
U (l'éclat du bonheur grandissait dans se prunelles) : Yumi!


Alors, sans prévenir, il se jeta dans ses bras et entoura la jeune fille avec les siens. En quelques secondes, Yumi se retrouva collée au brun, sans avoir rien demandé, et elle ne savait plus trop quoi faire.^^ Ulrich l'avait pris quelque peu par surprise...^^ Mais finalement, elle s'habitua à l'étreinte du brun et et termina par poser sa tête sur l'épaule d'Ulrich. Celui-ci savait l'étonner par moment par des gestes tendres, mais elle ne disait pas non quand les occasions se présentaient. Grâce à l'interface, la geisha virtuelle put lire que ce que le samouraï lui disait alors qu'il l'enlaçait.
U (enchaînant tout à le suite) : J'ai eu si peur Yumi!!! Je suis si content de voir que tu as bien! Quand j'ai vu l'obstacle, je me suis que tout était perdu! Je t'ai poussé en désespoir de cause car je voulais pas qu'il t'arrive quelque chose! Et puis il y a eu l'explosion, j'ai cru que j'allais y passer! Et que pour ça, tu ne m'aurais jamais pardonné d'avoir pris tous les risques à ta place...
Y (le repoussant un peu pour que leur visage soit face à face) : Mais maintenant ça va, tout va bien. Tous les deux, on ne risque plus rien du tout... (lui offrant un doux sourire que seule elle pouvait lui faire)
U : Oui, maintenant...


Ulrich était complétement sous le charme de la jeune fille. Et le fait de se retrouver aussi près d'elle lui permit encore mieux d'admirer chacun des détails du visage virtuel de la jeune japonaise. Quand il se rendit vraiment compte de la distance qui le séparait de Yumi (une très courte^^), et ce qu'il venait de faire (se jeter dans les bras de celles-ci), il se mit à bafouiller en s'écartant légèrement, bouillant de gêne intérieurement, tout en s'excusant auprès de la gymnaste virtuelle. Celle-ci fut un peu amusée par ce brusque retour en force de la timidité de l'expert en pentchak-silat et cela lui fit décrocher un petit sourire.
Y : Ne t'en fait pas, je ne t'en veux pas... Ça me fait plutôt plaisir de savoir que tu t’aie inquiété pour moi. Car moi aussi, j'ai beaucoup angoissé à ton sujet... (Yumi avait bien évidement éviter de croiser le regard du brun lorsqu'elle lui disait les deux dernières phrases)
U (content que Yumi lui dise cela, et quelque peu gêné) : Merci...


Le jeune génie de la bande intervient à cet instant-là, évitant qu'un long silence embarrassant ne naisse.
J : Yumi, alors ça va?! Tu es de nouveau aux côtés d'Ulrich ?
Y : Oui. Et bonne nouvelle, il vient de se réveiller!
J : C'est vrai?! Génial! Alors Ulrich, tu te sens bien, pas de soucis?
U : Oui, ça peut aller... Mais pourquoi tu me demandes si j'ai pas de problèmes?
J (ne répondant au passage pas vraiment à la question) : Alors c'est que tout a marché sur des roulettes! De notre côté, Odd a repris ses esprits il y a quelques instants.
Y : Lui aussi ça va? Il a récupéré?
J : De ce côté là, c'est bon... Mais on lui annoncé la nouvelle (regardant le goinfre du groupe au regard hagard qui venait de le rejoindre au pupitre) et il est encore un peu sous le choc!^^
U : Quelqu'un pourrait m'expliquer ce qui c'est passé?
Y : Disons que sans ton colocataire, il aurait certain que tu serais pas avec nous pour parler...


Ulrich lui lança un regard mi-interloqué, mi-interrogateur. Les autres lui expliquèrent alors tout ce qui s'était passé après l'accident : sa brusque perte de points de vie, le fait qu'il soit passé très près de la mort, le programme, les conséquences sur Odd... Cela permit au samouraï de répondre à plusieurs de ses questions, comme par exemple le fait qu'il ne reconnaisse pas le lieu où il se trouve, et cela parce que Yumi l'avait transporté. A la fin des explications, Ulrich termina par s'adresser à Odd.
U : Odd, tout simplement merci. Juste d'avoir pris le courage de servir de cobaye pour me sauver...
O : Mais c'est rien, je te dois bien ça pour toute les fois où tu m'as sauvé la mise mon pote!
U : Je suis encore désolé pour tout avatar Odd...
O : Même si j'avais su la répercussion que cela pouvait avoir, je t'aurais quand même transféré mes points de vie Ulrich. Mon apparence virtuelle vaut beaucoup moins que ta vie. Néanmoins, ça me fait quand même étrange de savoir que j'ai perdu ma tenue de Lyoko. Je m'étais finalement attaché à me voir avec une queue et des oreilles de chat.
A : Et nous qui croyons que tu ne t'étais jamais habitué à ton avatar! Mais ne t'inquiètes pas, tu arriveras par t'y faire à cette disparation, j'en suis sure...
O : Merci Aelita... En tout cas, dorénavant, je pourrais dire haut et fort que tu contiens une partie de moi Ulrich.
U : Crois-moi, j'aurais préféré me pas l'avoir...^^
O : Eh, je ne te permets pas!
U : C'était de l'ironie Odd, revois ton humour!


Cette dernière phrase provoqua des rires chez le reste de la bande, quant au pitre de la bande, il bouda, signe qu'il n'avait pas très apprécié plaisanterie de son meilleur ami.
U (changeant de sujet) : J'ai reviens toujours pas d'être resté plus d'une heure dans les vapes! C'est pourtant inimaginable sur Lyoko!
J : Oui, je sais Ulrich ; dès que je le peux, je me mets à examiner tout pour savoir d'où vient tous les changements qui se sont produits sur Lyoko.
U : D'accord Jérémie.
Y : Ulrich, tu disais être dans les vapes depuis l'accident, mais il ne s'est rien passé d'autre?
U (ne comprenant pas vraiment la question) : Euh, non je ne vois pas...
A : Pourquoi est-ce que tu lui pose cette question Yumi?
Y : Je n'ai pas eu le temps de t'en parler à Einstein ou à toi depuis tout à l'heure... Mais quand je suis revenue auprès d'Ulrich, il n'était pas immobile. Il bougeait dans son sommeil et il murmurait des mots les uns à la suite des autres, sans qu'il n'y ait de lien entre eux. Il délirait... Il ne s'est pas vraiment éveillé tout seul, disons que je l'ai un peu secoué parce que la situation commençait à m'angoisser... (osant un court regard vers le concerné) : Désolé pour ça...
U (lui, osant lui fait un timide sourire) : Cela ne fais rien, tu n'as pas à t'en faire...
J : C'est vraiment inhabituel... Déjà que tu es dormi Ulrich, mais aussi ça...
Y : A la fin, il me semblait même que tu essayais de repousser quelque chose, et puis tu as dû aussi avoir quelques convulsions. Ça m'a donné l'impression que tu cauchemardais...


L'air serein et calme qu'affichait alors Ulrich se brisa en un instant, laissant place à la peine et à une sorte d'incertitude. Yumi, qui pouvait être la seule à voir ce brutal changement, s'inquiéta.
Y : Ulrich, qu'est-ce qu'il y a?
U : Alors, c'était vrai... J'ai juste cru qu'il ne s'était rien passé, mais en fait je rêvais bien...
J : Qu'y a-t-il tous les deux?
Y : Je ne sais pas trop, Ulrich a l'air complétement abasourdi et j'ignore la cause...
A : Il s'est passé quelque chose Ulrich? Racontes-nous pour que l'on s'y retrouve dans ton histoire...
U : Tout à l'heure, quand je suis revenu à moi, je pensais que c'était rien. Mais en fait, j'ai eu des sortes de songes, ou plutôt de cauchemars pendant que je dormais. C'était un peu vague, flou et très rapide...
J : Et qu'est-ce qui se passait dans ceux-ci?
U (faisant un grand effort pour ne pas paraître embarrassé) : Yumi et moi, on était sur Lyoko, comme en ce moment. Mais ce que je voyais, c'était comme à travers mon regard, comme si j'étais moi-même présent dans le rêve. Mais on se retrouvait à chaque fois dans des situations critiques. Le peu que j'ai pu complétement comprendre était que l'on se retrouvait à chaque fois près du chiffre zéro pour nos points de vie : une chute, un choc.... Et je pourrais vous donner d'autres exemples tout aussi préoccupants. Et Yumi était tout aussi concerné que moi par ces ''accidents''...
Y : C'est pour cela que tu disais mon prénom dans ton sommeil?
U (faisant en sorte de ne pas croiser le regard de la geisha virtuelle) : Oui sûrement...
J : Néanmoins, ce sont que des rêves, ton imagination. Tu n'as pas à t'en faire pour ça. Ça n'arrivera pas!
U : Tout paraissant pourtant si réel! Pour vous dire, je ressentais même la douleur que j'aurais pu avoir si cela s'était vraiment passé. A un moment cependant, je me suis quand même posé des questions, puisque je me suis senti à l'extérieur de mon corps...
A : C'est quand même pas très commun , surtout pour Lyoko.


Odd, qui n'était pas intervenu dans la discussion depuis longtemps, prit alors la parole. Mais au laboratoire, les deux Einsteins virent bien que quelque chose n'allait pas, qu'il y avait quelque chose qui n'avait pas l'air d'aller. Il était devenu pâle et sa voix n'était pas très assuré.
O : Ulrich, quand tu dis ''je ressentais la même douleur'', tu veux comprendre quoi par cela?
U (un peu étonné de la question, mais y répondant tout de même) : Je veux dire que même si mon corps à moi était endormie, je percevais, je pouvais ''sentir'' tous les maux physiques que j'aurais pu avoir avec mon propre corps...
O : Et tu avais conscience des lieux qui t'entouraient?
U : Comme cela allait très vite, je n'ai pas pu tout distinguer, mais oui, j'ai cru voir le territoire de la Forêt et de la Banquise, et peut-être même celui du Désert...
O (ses questions devenant de plus en plus précises) : Est-ce que tu avais une sensation de déjà-vu, comme une sorte de souvenir?
U : Non, tout m'était inconnu, je n'ai reconnu aucun de toutes les situations, tous les événements me paraissaient étrangers...
O : Si tu te trouvais avec Yumi, vous deviez vous parler, non? Est-ce que tu pouvais ''entendre'' ce qu'elle te disait?
U : Non, tout était silencieux dans ces courts flashs mis les uns après les autres. En tout cas, je n'ai rien perçu comme sons... Mais dis-moi, pourquoi tout ses questions aussi détaillées?

Le jeune génie s'immisça alors dans la conversation, voulant lui aussi des réponses.
J : Mais qu'est-ce que tu veux à la fin Odd? Est-ce que tu sais quelque chose?
A (tirant la manche du surdoué, pour le faire taire) : Attends un peu Einstein, je crois qu'Odd tient quelque chose, alors ne l'interrompt pas! (elle avait confiance en son faux cousin)
O (ne répondant pas aux questions, et étant sérieux et soucieux) : Dernière question Ulrich. Dans tes flashs, comme tu dis, de quelles couleurs les voyais-tu?
U (commençant à comprendre que son colocataire tenant peut-être aussi une réponse) : Ce n'était pas les couleurs qu'il devrait y avoir normalement. Je voyais tout comme avec un aspect vieilli, tu sais comme les photos qu'il y avait dans le temps...
O (commençant à voir le bout de son idée) : En sépia tu veux dire?
U (ignorant le terme photographique) : En quoi?
O : Dans les teintes marron, beige, cuivre en gros...
U : Oui, c'est ça!


Odd finit pas afficher un grand sourire, signe qu'il venait de comprendre quelque chose. Cependant, il ne dura que quelques instants et fut vite remplacée par une mine très inquiète, montrant bien qu'il avait l'air préoccupé.
O : Tes ''cauchemars'' étaient si terribles que ça?
U : Si tu avais été à ma place, je suis presque certain que que tu les ne l'aurais pas appréciés comme moi...

Le jeune ventre à pattes de la bande déglutit alors difficilement à ce moment là. Si Ulrich lui disait que lui ne les aurait pas beaucoup aimé, c'était qu'ils étaient plutôt effrayant, rien que pour le brun, qui pourtant ne se laissant pas pas bouleverser par un rien. Aelita profita alors de cette fin de discussion pour se rapprocher du jeune pratiquant de skateboard, et poser sa main sur son épaule.
A : Odd? Qu'est-ce que tu as trouvé? (voyant la mine décontenancé de l'ancien félin virtuel) Est-ce si terrible que ça?
O (adressant alors un regard grave aux deux Einsteins) : Bien plus que l'on ne croit... (parlant assez fort, pour que tout le monde, y compris sur Lyoko puis entendre ses paroles) Ce ne sont pas des cauchemars qu'Ulrich fait, sinon, ils seraient basés sur des événements qui se sont déjà produits... Non, c'est des visions, des flashs d'anticipation...


Cette annonce laissa un blanc sur Terre, comme sur Lyoko. Ce seraient vraiment des prémonitions? Le jeune surdoué fut le premier à réagir à cette information.
J : Tu es vraiment sûr de ce que tu avances là?! Parce que si c'est vrai, cette nouvelle n'est pas du tout rassurante...
O : Je le sais très bien Einstein, mais je suis quasiment certain de ce que j'avance! J'ai eu quelques fois moi aussi des flashs d'anticipation sur Lyoko (cf : Tedygozilla, Cruel dilemme, Crise de rire) et je peux te dire que cela se déroule exactement comme moi lorsque j'en avais un. Même couleur, même ressenti de l'environnement, de moi même...
J (réfutant un peu son ami, comme pour se protéger de ce qui serait une terrible vérité) : Sauf que toi, tu étais incapable de bouger et de réagir à tout ce qui t'entourait. Ulrich, il remuait d'après de qu'à Yumi. Cela ne peut donc pas être une vision!
A (comprenant qu'Einstein ne voulait pas admettre que ce soit une prémonition) : Sauf que tout ne marche plus comme avant sur Lyoko Jérémie! De plus qu'Ulrich était en train de dormir, ce qui fait que ce ne sont plus les mêmes facteurs qu'il faut prendre ne compte... (se tournant vers l'autre blond) Odd, c'est quoi ta théorie?
O : Puisque les flashs d'anticipation ont été pendant un certain temps mon propre pouvoir sur Lyoko, je pense que le programme que vous avez utilisé n'a pas fait que lui transférer mes points de vie, mais aussi les facultés de mon avatar... Mais ce n'est qu'une supposition.
A : Jérémie, tu crois que c'est possible que ce soit ce qui s'est passé? Après tout, toutes les explications sont bonnes à prendre, non?
J (commençait, enfin, à s'intéresser de plus près aux idées de son ami) : Oui, après tout... Pourquoi pas? Mais je ne pense pas que ce soit des effets définitifs car Ulrich a dû épuiser toute la réserve de pouvoir d'Odd d'un coup pour avoir autant de flashs.
U : Tant mieux, car je n'ai pas encore envie de revivre ça!
Y : Moi, ce que je me demande, c'est pourquoi est-ce que le pouvoir d'anticipation est réapparu... Einstein, ce n'est pas toi même qui disait que tu l'avais effacé par mégarde?
J : Si, mais il faut comprendre que la mémoire du Supercalculateur n'est pas la même que la votre qui forgé vos avatars. Si j'ai supprimé le pouvoir d'anticipation, il en ait toujours resté des traces dans Odd. Ainsi, même lorsque je vous ai créé des nouvelles tenues avant que l'on se mettre à détruire les Réplikas, (cf: Mauvaise Réplique) vous avez toujours gardé en vous des traces de vos premiers avatars et de vos pouvoirs.
A (voyant un peu l'air décontenancé d'Odd face à cette explication) : Pour faire plus simple, vous gardez en mémoire à l'intérieur de vous tout ce qui a été créé par votre subconscient lors de votre première virtualisation : pouvoir, costume, capacité... Même si Jérémie effectuait des modifications, il restait des traces indélébiles de ce qui avait précédé.
Y : D'où le fait que l'ancien pouvoir d'Odd rejaillisse ainsi en Ulrich! Je crois que j'ai compris...
O (après avoir croisé les indications des deux génies pour comprendre le plus important) : Moi aussi, malgré que c'est un peu bizarre.
J : C'est la seule possibilité que je vois pour expliquer l'ensemble des faits.


La jeune japonaise se tourna alors vers le samouraï pour savoir ce que lui pensait de la situation. Néanmoins, elle ne lui posa pas la question quand elle vit qu'il affichait une mine soucieuse. Il avait l'air de réfléchir et voulait sans doute essayer de trouver une solution à une de ses interrogations.
Y : Ulrich? Y'a quelque chose qui ne va pas?
U (reprenant un peu ses esprits) : Non... Ou oui... Je ne sais plus vraiment quoi penser!
Y : Et à quoi tu penses?
U : Au problème que cela pose si ce que j'ai vu se révèle être des visions...
Y : Quel problème?
U : Avant d'aller plus loin Yumi, il faut que je te dise quelque chose... Parmi les flashs que j'ai eu, certains on été très choquant pour moi...
Y (n'aimant pas qu'il la fasse poiroter) : Va directement au plus important veux-tu, s'il-te-plait...
U : A plusieurs reprises, je nous ai vu, que ce soit l'un, l'autre, ou même tous les deux, chuter vers la mer numérique...
A : Aïe, aïe, aïe : problème! Aujourd'hui, ce n'est pas pareil d'avant! Si vous tomber dans la mer numérique, c'est game over pour vous! Et pas de possibilité de vous faire revenir après.
Y (s'apercevant qu'Ulrich avait toujours un air soucieux) : C'est pas le pire, c'est ça?!
U : Yumi, l'une de ces scènes, où l'on tombe tous les deux... (osant la regarder dans les yeux) C'est la dernière vision que j'ai eu avant que tu me réveilles.


Au laboratoire comme sur Lyoko, cette information fut comme l'explosion d'une bombe, tout le monde était sous le choc. Les Einsteins ne savaient plus trop quoi penser et Odd maudissait son ancien pouvoir qui, bien que pratique certaines fois, annonçait toujours des mauvaises nouvelles. Du côté du monde virtuel, Yumi était totalement effarée par cette annonce. Alors ils allaient tout faire pour qu'elle guérisse, mais à la fin, cela allait ne servir à rien parce qu'elle allait mourir avec Ulrich en tombant dans la mer numérique? Après tant d'efforts pour rester en vie et se soigner, elle allait quand même mourir? La mort était la seule solution, qu'elle que soit la décision qu'ils prenaient? Telles furent les pensées qui passèrent dans l'esprit du la jeune lycéenne.

Odd brisa le silence qui s'était alors installé et essaya de positiver.
O : Et attendez, tout n'est pas perdu! Puisque l'on est au courant de ce qui va se passer, on va pouvoir éviter que cela arrive!
A : Sauf que si les règles ont aussi changer pour ton pouvoir, ça ne nous avance pas vraiment. Avant, les événements que tu anticipais arrivaient juste après, ou dans les cinq minutes qui suivaient. Aujourd'hui, je doute que ce soit pareil, vu qu'Ulrich a eu énormément de flashs et qu'ils ne peuvent pas tout arriver dans les prochaines minutes ...
J : Oui, ce qu'Aelita a dit n'est pas faux. On ne peut pas dire si la dernière vision peut arriver dans dix minutes ou dans une heure ; dans le territoire des montagnes ou dans un autre...
O : Cependant, même si Ulrich a dit que c'était sa dernière prémonition, cela ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas après. Après tout, Yumi a réveillé de force Ulrich, alors il se peut bien qu'il y en avait d'autre! Peut-être qu'après cette chute, il y avait un rebondissement et qu'il se passait autre chose...
Y : C'est vrai... Un point pour toi. Qu'est-ce que tu en penses Ulrich?
U (lui adressant un regard un peu mélancolique, perdu) : Je n'en sais rien Yumi, je n'en sais strictement rien...



Ce sera tout pour cette nuit. j'espère que cela vous a plu.
Qu'adviendra-t-il des deux amoureux sur Lyoko et quelles décisions vont-ils prendre suite à ces prénminitions? je vous laisse réfléchir sur cela...
Je rappelerais tout de même que la prochain chapitre sera avec Héléna et non les lyokoguerriers (comme je l'avais ''annoncé'' dans mon post du 21 janvier)
Quand à la prochaine suite, vu que j'ai des examens blancs à la rentrée... comptée minimum deux semaines pour l'avoir (et encore, c'est très optimiste de ma part)
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 17 Mar 2013, 19:22

Tout d'abord : Désolé !!!!!!!!!!! Et je crois que les points d'exclamation ne sont pas superflus. Puis ensuite : Bonjour. Si j'ai tenu à vous adressé mes excuses avant toute chose, c'est parce que je m'en veux de vous avoir fait tant attendre. Et j'avais raison d'être optimiste en prévoyant un délai de deux semaines, car une fois de plus, j'ai réussi à le dépasser!

Mais si je m'en veux vraiment, c'est parce que je sais que je n'avance pas aussi vite que je le veux, malgré tous mes efforts, et ainsi de ne pas pouvoir poster plus souvent. Toutefois, je suis heureuse aujourd'hui d'enfin vous poster le chapitre 55. J'ai pris une demi semaine de plus que je pensais, mais je suis contente du résultat (après le votre reste à voir...) Je vous présente donc le plus long chapitre que j'ai écrit jusqu'alors (18 pages tout de même), malgré que ce n'était pas vraiment prévu au début!^^ Des faits pourront vous paraître anodins par rapports à l'intrigue des lyokoguerriers, mais certains auront tout de même des conséquences pour les chapitres futurs.

Bon, assez de bavardages! Bonne lecture.

Chapitre 55: ''Perquisition'' des enquêteurs et choix des remplaçants
Une bonne partie de l'après-midi s'était écoulée après les derniers événements sur Lyoko. Mais quittons donc un peu les lyokoguerriers et retournons à Kadic pour voir comment s'en était sortie Héléna.

Bien évidement, après avoir quittée le proviseur à la sonnerie, elle était arrivée en retard au cours de quatorze heures. Mais le professeur n'avait rien eu à dire quand elle lui avait présenté le mot d'excuse fait par Madame Weber. Elle était ensuite partie s'installer à sa table, comme si tout était normal. Elle essaya de ne pas penser aux regards qui étaient encore tournés vers elle et se plongea tout de suite dans le cours. Après tout, Odd ne lui avait pas demander de leur prendre les cours? Elle réalisait en même temps le souhait du jeune blond et oubliait aussi pendant un certain laps de temps tous les problèmes qu'elle avait.

Les cours de l'après-midi lui parurent long, même s'ils n'étaient qu'au nombre de deux. En effet, comme elle l'avait dit plus tôt lors de la pause déjeuner au principal, elle avait permanence la dernière heure de cours de la journée. Dès que la sonnerie de la récréation de seize heures sonna, elle remballa le plus rapidement ses affaires et sortit la première de la classe. Il ne fallait pas qu'elle rate le surveillant général à l'interclasse, sinon, elle ne pourrait pas emprunter d'ordinateur de Kadic et elle se retrouverait alors bien embêtée.

Par chance, elle tomba sur Jim du premier coup. Elle lui expliqua alors brièvement sa situation, sans entrer trop dans les détails, et lui demanda si elle pouvait emprunter un des ordinateurs portables de l'établissement. Il lui répondit que oui et ils se dirigèrent tout les deux vers le bâtiment des sciences. Arrivés à celui-ci, le professeurs de sport et la jeune rouquine descendirent au sol-sol, où se trouvait la salle où était stocké les ordinateurs. L'enseignant ouvrit la porte, prit un des ordinateurs et ressortit de la pièce, tendant enfin la machine à Héléna.
Jim : Tenez Héléna. Vous comptez ne plus en avoir besoin besoin quand?
H : Je ne sais pas, cela dépendra du temps que prendra ce que je dois faire... Et j'en ai aucune d'idée.
Jim (commençant à repartir vers la cour de Kadic, en compagnie de la jeune élève) : En tout cas, si vous ne me trouvez pas quand vous aurez terminé, allez le rendre à Mme Weber, elle me le redonnera plus tard.
H : D'accord, et merci encore pour l'ordinateur!
Jim (partant en direction du gymnase où il avait cours de sport avec une classe) : Mais de rien Mademoiselle Lisoin.


Et la jeune metteuse en scène et le professeur de sport se séparèrent alors, partant chacun de son côté, pour vaquer à leurs propres occupations. La jeune passionnée de littérature alla directement à la bibliothèque. La grande pièce, remplie en majorité par des étagères où se trouvaient des livres, des revues et d'autres documentations, était calme et peu d'élèves étaient présents. Normal, puisque seuls les élèves n'ayant pas cours pouvaient venir. Elle se trouva une table un peu à l'écart des autres, ce qui lui permit de ne pas être dérangée. Elle s'installa donc et déballa ses affaires et finit par allumer l'appareil informatique. Elle soupira néanmoins en se disant que la partie n'était pas gagnée. En effet, elle s'était habituée au système d’exploitation de l'ordinateur d'Odd, mais celui de l'établissement n'avait pas du tout le même et était plus ancien.
H : *Et bien, ça ne pas être de la tarte! Déjà que je suis pas très doué en informatique, si je dois aussi apprendre sur le tas à me servir d'une machine qui ne fonctionne pas du tout de la même manière que celle de d'habitude! Je n'ai pas fini...*

Mais elle ne se découragea pas. Elle se dit que si elle abandonnait dès le début, jamais elle ne pourrait donner les vidéos au principal et donc que les deux remplaçants ne pourraient pas être choisi. Ce qui signifierait l'arrêt définitif de la comédie musicale. Elle prit donc sur elle, et se dit que de toute manière, elle ne serait pas aidée par quelqu'un toute sa vie et que ce n'était pas une mauvaise idée de commencer dès maintenant. Ses amis lui manquaient toujours, mais comme ils n'étaient pas à ses côtés, elle n'avait pas vraiment le choix et devait se débrouiller sans eux.

Quand l'ordinateur fut complétement en marche, elle mit en route internet et pendant que le moteur de recherche chargeait (il rame un max, comme dirait Odd^^), elle fouilla dans les poches de son sac de cours pour retrouver sa clé USB où elle allait transférer les vidéos des auditions. Elle la retrouva juste au moment où la page de la plate-forme de sauvegarde se termina d'apparaitre. Elle brancha le périphérie sur l'ordinateur, puis elle put commencer l'enregistrement des captations vidéos sur le petit disque dur. En même temps, malgré que l'ordinateur soit lent, elle en profita pour enregistrer sur son autre carte mémoire (celle-ci étant réservé uniquement à ses documents personnelles, alors que l'autre était pour l'école et la comédie musicale) tous les documents qui se trouvaient sur le plate-forme de sauvegarde. Cela lui permettrait d'avoir sous la main tout ce qui concernait le spectacle, sans avoir besoin d'emprunter un ordinateur à Jim. Pendant que l'enregistrement s'effectuait, comme elle ne pouvait rien faire pour que ça aille plus vite, elle se mit à faire ses devoirs. Mais comme elle n'avait que deux exercices en sciences, ils furent bien vite terminés. Son regard se porta alors sur ses cahiers de cours du jour, pendant qu'elle rangeait son classeur de sciences. Elle sut alors ce qu'elle pouvait faire. Cela n'était pas vraiment une obligation, elle aurait pu le faire beaucoup plus rapidement avec d'autres moyens, mais elle se dit qu'au moins cela lui occuperait l'esprit et qu'elle apprendrait aussi au passage ses cours. Elle sortit d'abord ses affaires de la première leçon de la journée (la technologie), puis se mit ensuite à recopier en plusieurs exemplaires, quatre exactement, le cours. Oui, elle recopiait tous les cours que les autres avaient perdu, comme ça, elle aurait juste à leur donner quand ils reviendraient. Elle avait déjà fait ça la veille au soir avec les devoirs du jour même, alors qu'elle n'arrivait pas à dormir. Pourtant, dans la bibliothèque ce jour-là, elle se rendit compte qu'elle avait oublié une personne. Oui, elle reprenait un à un les cours qu'elle avait avec les quatre autres troisièmes de la bande, mais elle avait complétement oublié les leçons que suivait Yumi. Elle se dit qu'elle devrait demander plus tard à l'un des camarades de son amie ses cours pour qu'elle les recopie aussi. Plus tard, mais pas sur le moment, le transfert des vidéos dans la clé USB passait alors devant tout...

Celui-ci dura jusqu'à ce que la fin des cours sonne, soit dix-sept heures. Une majorité de ses camarades internes commencèrent à affluer pendant qu'elle éteignait l'ordinateur et rangeait ses affaires. Juste à temps, se dit-elle. Depuis que les autres s'étaient enfuis, dès qu'elle se retrouvait dans une salle avec une grande concentration de personnes, elle ne se sentait pas très bien car plus de gens il y avait, plus de gens pouvaient la regarder à la dérobée, signe qu'elle était encore au centre de bon nombre de discussion. Elle partit le plus vite possible de la bibliothèque, n'ayant plus rien à y faire, à son plus grand soulagement.

Elle se rendit tout de suite au bâtiment administratif, pour aller voir le proviseur. Seulement voilà, quand elle arriva, la secrétaire du proviseur lui annonça qu'il n'était pas dans son bureau et donc qu'elle ne pouvait pas le voir.
Mme Weber : Je suis sincèrement désolé Mademoiselle Lisoin, mais le principal est parti avec les inspecteurs pour leur perquisition il y a de ça un quart d'heure. Mais vous pouvez l'attendre ici si vous voulez, il ne devrait pas tarder à revenir.
H : Non, ce n'est pas que je n'ai pas le temps, néanmoins je ne vais pas l'attendre. Mais est-ce que je peux vous demander un petit service?
Mme Weber : Si cela entre dans mes cordes, avec plaisir!
H (lui adressant un sourire de remerciement) : Merci... (lui tendant le petit périphérique où elle avait juste transféré les captations vidéos des auditions) Ce serait juste que vous passiez ça à Monsieur Delmas, dites-lui juste que c'est pour le spectacle et je suis sure qu'il comprendra!
Mme Weber : Entendu, je la lui ferais parvenir.
H (étant prête à partir, mais se retournant pour une fois de plus être face à la secrétaire) : Désolé, j'allais aussi oublié. Jim m'a dit que je pourrais déposer l'ordinateur que j'ai emprunté à l'établissement au secrétariat, pour qu'il le reprenne ensuite ici pour le ranger. Alors je peux vous le passer...
Mme Weber (un peu surprise) : Mais bien entendu.
H : Encore merci.

Et cette fois-ci, la jeune rousse partit définitivement du secrétariat de Kadic, récupérant au passage ses bagages qu'elle avait laissé plus tôt dans l'après-midi. A peine eut-elle fermé la porte, qu'elle entendit à travers celle-ci.
Mme Weber : Il est bien Jim! Mais dire que je ferais quelque chose sans me demander la permission auparavant, il est culotté! Mon bureau n'est pas un lieu de gardiennage! Et pour ça, il va entendre parler du pays!

Héléna éclata un rire quand elle entendit cela. Décidément, leur professeur de sport n'était pas doué, et allait encore se faire sermonner. Elle plaqua sa main sur sa bouche pour étouffer ses rires pour qu'elle ne se fasse pas remarquer. Puis elle partit sur le pointe des pieds dans le but de ne pas se faire entendre. Sortie du bâtiment de l'administration, elle se dirigea vers l'internat, et plus précisément vers la chambre des deux journalistes en herbe. Elle toqua doucement à la porte, voulant savoir si les deux cinquièmes étaient déjà revenues des cours. Et elle eut une réponse ce qui lui confirma la présence de quelqu'un.
? : Entrez, c'est ouvert!

Héléna abaissa la poignée de la porte et entra ensuite dans la chambre. Quand les deux jeunes filles virent qui venaient de rentrer, elles se relevèrent de leur lits où elles s'étaient installées.
Tamia : Oh, c'est toi Héléna, on t'attendait!
Milly : On est tout de suite venu dans notre chambre, comme on ne savait pas vraiment quand tu arriverais. Mais sinon, on te souhaite la bienvenue!
H : Merci les filles, c'est quand même gentil qu'avoir accepté ma proposition!
Milly : Mais on n'allait pas te laisser sans chambre tout de même. Et puis, vu la situation, c'est tout à fait normal! (voyant qu'elle avait peut-être fait une gaffe, car elle avait vu passer un éclair de tristesse dans les yeux de la troisième) Oh, désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise...
Tamia : Il y a vraiment personne qui a de nouvelle sur où est le reste de ta bande?
H : Non, même pas moi, qui suis pourtant devenue au fil du temps plus proche d'eux que de n'importe qui...
Tamia (changeant de sujet, sentant que le précédent ne donnait pas vraiment le sourire à Héléna) : Mais ils vont revenir! En tout cas, Jim est passé dans notre chambre cet après-midi et il a installé un lit pour toi.


La jeune métisse dit ses dernières paroles en désignant le lit supplémentaire. Celui-ci mis au milieu de la pièce, parallèle à ceux des occupantes de la pièce. Il avait été poussé contre les coins des bureaux présents, mais ce qui laissait tout de même de la place à Milly et à Tamia pour accéder à leur armoire et à leurs tables de travail.
Tamia : Bien sûr, tu vas peut-être te sentir à l'étroit, mais on n'a que ça à te proposer...
H : Vous rigolez?! J'ai largement de place moi, c'est plutôt vous que je dérange en vous prenant de la place dans votre chambre! Pour aller à vos bureaux, c'est un peu chaud, vu l'espace qui reste!
Milly : Ne t'en fais pas, on travaille tout aussi bien sur nos lits que sur nos tables, on fera avec. Bon, assez papoté, on te laisse installer tes affaires pendant que l'on continue notre travail pour les Échos de Kadic.
H (reconnaissant bien dans les mots de la jeune collégienne l'attachement que Tamia et elle avaient pour leur journal) : Oui, faites comme si je n'étais pas là, je ne veux pas vous déranger...


Et elle se dirigea vers le lit installé plus tôt par Jim. Elle posa d'abord ses bagages dans un coin et fit son lit, puis elle reprit où elle l'avait laissé sa valise et prépara ses affaires pour le lendemain, que ce soit les cahiers et les manuels de cours, ou sa tenue pour s'habiller. Après cela, elle alla prendre une douche et aida les deux véritables occupantes de la chambre à faire leurs devoirs.

A sept heures moins cinq du soir, les trois adolescentes se décidèrent enfin à quitter l'internat pour se rendre au réfectoire pour dîner. Héléna n'avait pas très faim, mais ses deux petites camarades la forcèrent à venir manger au moins un petit quelque chose. Elle arrivèrent juste à l'ouverture du self et entrèrent parmi les premiers. Elles allèrent ensuite se servir chez Rosa puis s'installèrent ensemble à une table. Comprenant que l'amie des lyokoguerriers ne voulaient pas trop être au milieu de leurs camarades internes, Milly et Tamia s'arrangèrent pour se mettre à une table un peu à l'écart des autres. Héléna, voyant bien leur attention, les remercia d'un petit sourire, signe qu'elle avait compris leur attention. Mais, bien qu'avec tous les encouragements de la part des apprenties reporters, une fois de plus, la jeune troisième ne réussit pas à manger beaucoup. Elle avala quelques bouchées du plat de résistance, mangea son fromage, mais n'arriva pas à toucher au reste de la nourriture qu'elle avait pris sur son plateau. Rien n'y faisait, elle ne parvenait pas à vouloir manger autre chose. Et elle avait peur qu'en se forçant, elle ne tombe malade, en plus d'être stressée par la disparition du reste de la bande.

A peine dix minutes après être entré dans le réfectoire, Héléna décida de laisser les deux cinquièmes ensemble et de partir. Elle ne pouvait rien faire rien faire d'autre à part patienter en silence, mais préféra laisser Milly et Tamia discuter tranquillement entre elles. Elle se leva donc en leur disant qu'elle remontait dans la chambre. Les deux jeunes collégiennes acceptèrent, malgré le fait qu'elles voyaient bien qu'Héléna n'était pas vraiment dans son assiette. Mais celles-ci pensèrent que laisser la troisième toute seule pour qu'elle soit au calme ne lui ferait pas de mal. La jeune metteuse en scène alla alors débarrasser son plateau et se dirigea vers la sortie du réfectoire. Cependant, au moment où elle allait ouvrit la porte, celle-ci s'ouvrit toute seule à la volée. La porte, qui s'ouvrait vers l'intérieur, percuta alors la jeune fille qui se retrouva alors projetée en arrière.
Héléna, qui fut sous le choc complétement sonnée, resta quelques instants à terre sous les rires des autres élèves. Ce fut la personne qui venait ouvrir brusquement la porte, qui n'était autre que Jim, qui lui tapota les joues pour la faire revenir dans la réalité. Le première réflexe de la rousse, fut de mettre sa main sur sa tête, elle s'était tout de même pris un sacré coup sur l''instant.
Jim (confus et désolé de sa maladresse) : Désolé! Désolé! Désolé Mademoiselle Lisoin! Je ne vous ai pas vu à travers la vitre et comme à mon habitude je suis entré dans la cantine avec fracas! Est-ce que ça va?
H (se massant encore un peu le crâne, se relevant tout doucement, aidée par le professeur) : Oui, ça peut aller... Un peu encore surprise de m'être retrouvé projetée, mais sinon tout va bien. Sauf que je dois bien des beaux hématomes et une joli bosse à la tête.


Tous les élèves alors présents dans le self s'étaient alors agglutinés autour d'Héléna et de Monsieur Moralés. Jim, les trouvant bien trop curieux et rassemblés autour de lui et de Mademoiselle Lisoin, se leva pour s'imposer par la taille (pour la plupart des Kadiciens) et leur ordonna de retourner à leurs tables et qu'il n'y avait rien à voir. Ceux-ci obéir, vu l'air sérieux et sévère de leur surveillant général. Quand ils furent tous de nouveau assis, l'ancien pro du disco (^^) se retourna pour être encore une fois face à la dernière arrivée de notre célèbre bande.
Jim : Bon Héléna, vous voulez que je vous emmène à l'infirmerie?
H (se frottant les vêtements et vérifiant qu'elle n'avait pas d'autres problèmes) : Non, je suis sure que cela ira! Et puis je pense que Mademoiselle Perraudin n'est déjà plus là, alors cela ne vaut pas la peine que j'y aille. Je vais juste retourner dans la chambre de Milly et Tamia pour me reposer un peu...
Jim : De toute manière, vous devez me suivre. J'étais venu vous prévenir que Monsieur Delmas veut vous voir, à cause de quelque chose que vous lui avez donné un peu plus tôt, à ce que j'ai compris .
H : Je vois de quoi il s'agit! Bon, bah le repos se sera pour un peu plus tard! Je vais aller directement le voir dès son bureau, s'il y est encore...
Jim : Il y était il y a à peine cinq minutes, il devrait encore y être...
H (commençant à partir) : D'accord, merci pour le renseignement!
Jim : J'aurais bien aimer vous accompagner, mais j'ai quelques remontrances à faire à plusieurs de vos camarades turbulents.


La metteuse en scène quitta le bâtiment préféré d'Odd, pendant que dans le réfectoire Jim remettait dans les rangs des élèves un peu trop agités à son goût. Sortie dehors, elle resserra tout de suite son gilet autour d'elle. En effet, bien que l'heure du coucher de soleil n'était pas encore prêt d'arriver, la fraîcheur était déjà tombée sur la ville. De plus, le temps n'était pas au beau fixe et d'après ce que la jeune rousse avait compris de la météo des jours suivants, le temps allait être plus que maussade, surtout pluvieux, humide et avec des températures assez fraîches.
H (se frottant ses bras) : *J'espère de tout cœur que vous n'êtes pas dehors les amis... Ni aujourd'hui, ni les prochains jours... Ou je ne vous le souhaite pas, sinon il n'y aura pas que Yumi qui sera malade...* Bon arrêtes de penser à eux Héléna, tu te fais encore plus de mal! Mieux vaut que je me dépêches d'aller dans le bureau de Monsieur Delmas, si je ne veux pas le rater!

Et elle partit en courant vers le bâtiment administratif. Arrivée à celui-ci, elle entra tout doucement dans le hall. Cela lui faisait drôle de venir aussi tard dans cette partie de l'établissement. Même si la veille, elle avait déjà fait la même chose, elle ne s'y faisait vraiment pas. Mais elle prit sur elle pour ne pas montrer son mal-être et se dirigea vers la salle attitrée au principal de Kadic.

Arrivée devant la porte, elle toqua et entra après qu'on lui est répondu qu'elle pouvait pénétrer dans la pièce. Elle trouva le père de Sissi assis à son bureau, en train de lire et de signer des papiers administratifs. Sûrement pour le départ de sa fille et de William, se dit Héléna. Mais elle n'eut pas le temps d'approfondir cette réflexion, car le principal la ramena dans la réalité.
M. Delmas : Mademoiselle Lisoin! Déjà là? J'ai demandé il y a à peine cinq minutes que j'ai demander à Monsieur Moralés que vous prévenir. Il ne vous a tout de même pas forcer à finir rapidement votre repas pour que vous veniez me voir?!
H : Non, ne vous inquiétez pas Monsieur. Et puis, de toute manière, en ce moment, je n'ai pas très faim...
M. Delmas (un peu soucieux) : Ah bon, d'accord... Si je vous ai fait venir, c'est pour vous donner le nom des deux élèves qui viendront remplacer Monsieur Dunbar et Élisabeth.
H : Quoi?! Vous avez déjà fait votre choix?
M. Delmas : Les professeurs et moi avons gracieusement accepté de prendre un peu de notre temps après la fin des cours pour se pencher sur vos problèmes. Vu les circonstances, nous nous sommes dit que c'était le meilleur moyen pour vous faire oublier tous les ennuis d'en ce moment...
H (faisant comme un aveu) : Et vous n'avez pas eu tord...
M. Delmas : Ayant nous aussi gardé nos notes prises lors des auditions, nous avons dont pu faire nos choix, en nous aidant aussi des captations vidéos. Cependant, il faut aussi dire que vos remarques, à Monsieur Della Robbia et à vous, enregistrées sur les vidéos, nous ont aidé et soutenu dans nos choix!
H (rougissant à vue d’œil) : Euh, vous voulez dire les remarques que l'on faisait alors que nos camarades passaient?
M. Delmas : Oui, celles-là! (remarquant la réaction de la troisième) Mais je peux comprendre que vous soyez gêné par cela... Certaines nous ont bien fait rire!^^
H (encore plus rouge) : Désolé Monsieur, avec Odd, on ne pensait pas que quelqu'un d'autre verrait ces vidéos. Déjà que celles-ci étaient déjà une idée farfelue d'Odd à la base...
M. Delmas : Néanmoins, elles nous quand même été d'une grande utilité, alors nous n'avons pas fait très attention à vos petits ''débordements''... (lui tendant sa clé USB) Tenez, maintenant que nous n'en avons plus besoin...


La jeune metteuse en scène prit le petit périphérique que la proviseur lui tendait.
H : Merci! Par contre Monsieur, qui avez-vous alors choisi pour jouer les rôles de Maxence et de Jessica?
M. Delmas : Les professeurs et moi-même nous sommes mis d'accord sur deux internes : Mathilde Hafilend, une élève de quatrième qui est arrivée en décembre et qui s'est très bien intégrée ; et Antoine Etain, brillant élève en classe de première.
H : Je crois me souvenir un peu de leurs prestations aux auditions, et je les avais trouvé doué... Enfin, si je me trompe pas de personne!
M. Delmas : Ce sont eux à qui vous pensez?


Le proviseur ouvrit alors deux chemises en carton qui se trouvaient sur son bureau et montra alors deux photos, une dans chaque. C'était les dossiers scolaires des deux internes choisis. Et le principal montrait à Héléna le visage des futurs Jessica et Maxence, pour qu'elle soit sure que ce soit les camarades de Kadic qu'elle se souvenait.
H (acquiesçant) : Oui, c'est bien à eux que je pensais! Je contente que ce soit eux que vous ayez choisi, ils m'avaient déjà plu en Mars. J'espère qu'ils pourront rapidement comprendre la personnalité de leur rôle.
M. Delmas : Il faudrait déjà qu'ils soient au courant qu'on les ait choisi, on n'a pas encore eu l'occasion de leur annoncer que l'on devait remplacer des comédiens du spectacle et qu'ils les remplaceraient.
H : S'il-vous-plait monsieur, est-ce que je pourrais le faire moi-même? Comme cela, je pourrais les connaître en dehors du spectacle et voir ce qu'ils auraient à adapter pour la comédie musicale...
M. Delmas (caressant doucement sa barbe) : Oui, pourquoi pas... Ce n'est pas une si mauvaise idée.
H (s’inquiétant toujours un peu néanmoins) : Seulement Monsieur, qu'est-ce que je fais s'ils refusent le rôle? Malgré que le fait ce soit vous et les professeurs qui les aient choisi, ils ne sont tout de même pas obligés d'accepter. Je ne vais tout de même pas insister?!
M. Delmas : Ne vous en faites pas, je ne pense pas qu'ils vont rejeter la proposition, même si celle-ci est tardive. Ils sont très sérieux dans leur étude et se donne à fond dans tout ce qu'ils entreprennent... C'est en parti pour cela que nous les avons choisi : pour leurs talents, mais aussi parce qu'ils seront gérer la préparation accélérée du spectacle sans que cela n'est d'impact sur leurs études.
H : Bon, bah cela me rassure alors! Je vais essayer que les prendre à part tout les deux pour leur expliquer la situation avant qu'ils ne retournent dans leur dortoirs... Plus tôt ils seront prévenus, mieux se sera pour eux...
M. Delmas : C'est à vous de voir, c'est vous qui devez maintenant tout leur apprendre pour qu'ils soient près pour dans deux semaines.
H : Ce n'est pas gagné d'avance, mais je vais tout faire pour que ça réussisse... Au fait monsieur, malgré le fait que ce n'était pas prévu, est-ce que je pourrais convoquer exceptionnellement tous mes camarades travaillant sur le spectacle demain après-midi? Pour leur expliquer la situation et le fait que l'on remplace ceux qui jouent Jessica et Maxence...
M. Delmas : Aucun problème, conviez aussi à cette réunion Mathilde et Antoine s'ils acceptent la proposition.
H : Je pensais faire ça. Je vais essayer de prévenir le plus de personnes ce soir pour la répétition de demain, pour que mes camarades ne soient pas pris de court.
M. Delmas : J'enverrais aussi Jim pour prévenir tout le monde, comme cela, toute votre ''troupe'' sera au courant.


Héléna était contente devant tant de bonté de la part du père de Sissi. Même si l'affaire n'était pas gagné, le principal de Kadic acceptait tout de même de prendre de risques en lui faisait confiance pour mener à bien le projet du spectacle, malgré la disparition des principaux rôles. Elle dit au revoir et bonne soirée au principal, puis partit du bureau.
Quand elle fut sortie du bâtiment administratif, elle jeta un coup d’œil à sa montre : il était dix-neuf heures vingt. A cette heure-là, la plupart des internes n'avaient pas fini de diner et donc n'étaient pas de retour dans les dortoirs. Héléna se dit que c'était l'occasion, elle allait pourvoir ''choper'' ses deux camarades choisis lorsqu'ils retourneraient dans leur chambre.

Toutefois, elle se dit qu'il fallait tout de même qu'elle dépêche. Annoncer à Antoine et Mathilde qu'ils avaient été désigné pour remplacer William et Sissi était une chose, mais leur expliquer, s'ils acceptaient, leur rôle et ce qu'ils auraient à faire, en était une toute autre. Se présenter sans documents pour appuyer ses dires, ce n'était pas vraiment une bonne idée. La jeune metteuse en scène décida donc de retourner à l'internat pour chercher dans sa valise les dossiers de la comédie musicale (elle se remercia pour avoir penser à les prendre dans sa chambre avant de ne pas pouvoir retourner dans celle-ci), puis elle redescendrait pour pouvoir intercepter Antoine et Mathilde lors de leur retour dans leur chambre.

Elle se mit donc en route vers les bâtiments de l'internat. Alors qu'elle était au premier étage et qu'elle s’apprêtait à monter au second pour rejoindre la chambre de Milly et Tamia, elle entendit des brides de voix qui ne lui étaient pas inconnues venant de l'étage des garçons. Intriguée, elle recula de quelques pas pour de nouveau être au niveau du couloir qui donnait accès aux chambres réservées à la gent masculin. Mais pour ne pas se faire repérer, elle passa juste sa tête par l'embrasure de la double porte et se fit silencieuse.
Héléna avait eu raison de penser qu'elle connaissait les voix, car en effet elle les avait déjà entendu : c'était celle des trois inspecteurs de police chargé de l'enquête sur la disparition des lyokoguerriers. Suite au fait de vouloir remplacer les rôles vacants et de faire travailler Antoine et Mathilde au plus vite, la jeune rousse en avait complétement oublié la venue des policiers pour le perquisition de sa chambre et des deux autres chambres.

L'inspecteur Jaliqun était en train de sortir de la chambre de Jérémie en compagnie de ses deux adjoints, tout les trois ayant plusieurs cartons dans leurs bras. Héléna tendit l'oreille pour entendre ce qu'ils disaient.
Inspecteur Jaliqun (posant à terre ce qu'il portait, pour refermer à clef la porte la chambre) : C'était la dernière, nous avons enfin fini de faire le tour des trois chambres de ces adolescents.
Mlle Beaugois (soulevant un peu les cartons qu'elle avait dans ses mains pour appuyer ses dires) : Et nous avons sûrement de quoi bien avancer dans l'enquête! Avec tout ce que nous venons de récupérer... Je m'inquiète vraiment pour ces jeunes... On n'avance presque pas dans leur recherche, et on a aucune idée d'où ils peuvent être en ce moment même!
M. Rinon : Ne t'impliques pas trop dans cette enquête, tu sais très bien que ce n'est pas du tout professionnel...
Mlle Beaugois : Je ne l'oublie pas, je ne l'oublie pas... Néanmoins, malgré le fait que ce ne soit pas des kidnappings mais que des disparitions, les premières quarante-huit heures sont les plus cruciales! Et toi, depuis tout à l'heure, tu as l'air préoccupé par quelque chose.... Si ce n'est pas par ce qui peut arriver à ces cinq adolescents, c'est à cause de quoi alors?
M. Rinon : C'est totalement pour autre chose... (prenant un air soucieux) Tout à l'heure, quand j'ai allumé l'ordinateur de Mademoiselle Stones, j'ai essayé d'entrer dans sa session, mais à un moment, tout s'est éteint et cela ne voulait pas se redémarrer. Et il s'est passé la même chose il y a à peine dix minutes avec le matériel informatique du jeune Jérémie.
Mlle Beaugois (regardant son collègue bizarrement, lui signifiant qu'elle ne comprenait pas où il voulait en venir) : Et alors, quel est le problème?
M. Rinon : Cela me paraît étrange qu'il se soit passé le même phénomène à quelques minutes d'intervalle. De plus que je n'ai pas réussi à remettre en route les deux ordinateurs, comme si ils refusaient de faire ça, comme si quelque chose les avait bloqué...
Mlle Beaugois : Et alors, ce n'est pas si terrible que ça, non?! Il y a bien des ordinateurs qui t'ont résister un jour!
M. Rinon : Tu me connais maintenant bien pour savoir que je suis doué pour accéder ''facilement'' aux données dont nous avons besoin, toutefois là : il y a quelque chose qui me chagrine, j'ai l'impression que cela ne va pas être aussi facile simple que d'habitude. C'est pour cela que j'ai pris les deux unités centrales pour pouvoir travailler dessus au calme au bureau...
Mlle Beaugois (regardant alors avec étonnement les cartons de son collègue) : Mais t'es dingue, ça doit peser une tonne!
M. Rinon : Je ne te le fais pas dire...
M. Inspecteur (ayant enfin fini de verrouiller à clé la porte de la chambre) : Vous discuterez plus tard vous deux, maintenant que l'on a fini, on peut retourner au poste de police pour examiner de plus près ce que nous avons pris. Mademoiselle Beaugois, attachez donc maintenant sur la porte le ruban pour dissuader des petits curieux de vouloir entrer dans la chambre comme tout à l'heure pour les deux autres.

(Note de l'auteur : Vous savez le ruban (de couleur jaune le plus souvent) que l'on utilise lors qu'une enquête pour signifier qu'un espace est dorénavant réservé aux enquêteurs.)
Mlle Beaugois (ne pouvant pas aller contre un ordre de son supérieur hiérarchique) : Bien Monsieur!
Inspecteur Jaliqun ( repositionnant bien aux passage les affaires qu'il portait dans ses bras) : On va commencer à avancer pour retourner à notre véhicule, vous nous rejoindrez dès que vous fini...


La jeune metteuse en scène ne préféra pas écouter avec plus d'intérêt que cela le restant de la conversation, ayant compris que les deux hommes policiers allaient revenir vers l'escalier près duquel elle se trouvait, pour pouvoir descendre. Cependant, elle n'avait aucune envie qu'ils découvrent sa présence : ils lui poseraient encore des questions (principalement qu'est-ce qu'elle faisait là à les regarder) et de plus, elle ne voulait pas avoir encore affaire à eux, les souvenirs de la veille étaient encore désagréables dans son esprit.
Elle s'empressa alors de monter le plus vite possible à l'étage du dessus, tout en essayant de pas ne faire un seul bruit. Elle dut réussir son coup puisque les deux inspecteurs ne s'aperçurent pas qu'Héléna était monté précipitamment et était en train de les observer discrètement à travers la rampe de l'escalier au second étage. La jeune rousse attendit que la jeune policière soit à son tour partie du bâtiment de l'internat pour s'écouler au sol, en glissant le long du mur juste derrière elle. Décidément, même lorsqu'elle ne voulait pas être dans une situation à problème, elle se retrouvait toujours au mauvais endroit, au moment moment... Toutefois, cela lui permettait d'avoir des nouvelles de l'enquête de la police : et celle-ci n'avait pas l'air d'avoir beaucoup avancé depuis la veille...

Les petits brouhaha lointains ramenèrent l'adolescente dans la réalité. Voulant savoir l'origine des chuchotements, elle se releva et se pencha un peu pour voir ce qui se passait dans les escaliers, c'était trois filles qui remontaient dans leurs chambres, suivies par deux garçons : les premiers internes venaient de finir leurs dîners.
H : *Et mince! En écoutant la conversation des enquêteurs, j'en ai complétement oublié le but de ma venue ici : aller chercher les documents de la comédie musicale! Je me suis mise en retard sur les plages horaire que je m'étais fixé! Et je risque de rater Antoine et Mathilde lorsqu'ils reviendront!*

Elle se dépêcha d'aller chercher ses dossiers dans sa chambre provisoire, mettant tout précipitamment dans son sac de cours après l'avoir vidé pour ne pas perdre trop de temps, puis repartant vers d'où elle venait. Elle fit comprendre en vitesse à ses colocataires temporaires qu'elle croisa dans le couloir, qu'elle s'occupait très rapidement d'une affaire et qu'elle revenait ensuite dans la chambre. Elle ne vit même pas Milly et Tamia acquiescer, signe qu'elles avaient compris ; parce qu'elle était déjà partie sans demander son reste.

Héléna se positionna où elle avait ''espionné'' plus tôt les policiers (dans les escaliers menant à l'étage des filles et face au couloir où s'alignaient les portes des chambres des garçons. La jeune rouquine eut le temps de croiser deux internes participant à la comédie musicale et de les prévenir de la réunion du lendemain avant de croiser l'une des deux personnes qu'elle cherchait à voir.

La première sur laquelle elle tomba fut Mathilde. Celle-ci était en train de discuter avec une autre collégienne qui semblait être sa camarade de chambre et avait l'intention de grimper au deuxième étage lorsqu'Héléna l'interrompit.
H : Mathilde? Mathilde Hafilend?
Mathilde (se tournant vers Héléna, quand celle-ci l'appela) : Oui, c'est moi! (se rendant compte de la personne qui l'avait appelé et qu'elle ne connaissait pas ou que de vue) Qu'est-ce qu'il y a?
H : Je sais que cela va te paraître très étrange puisque tu ne me connais pas du tout, mais il faut que moi je te parle et très sérieusement... (voyant que l'amie de Mathilde était toujours là) Seule à seule si possible...
Mathilde (comprenant où voulait en venir la troisième et parlant à sa colocataire, car c'était bien elle) : Va-y Olivia. Je te rejoins plus tard dans la chambre...


Après que cette Olivia soit hors de vue (et donc arrivée à l'étage du dessus), Héléna s'excusa auprès de Mathilde.
H : Je suis désolé si j'ai pu sembler froide et sans scrupules aux yeux de ton amie. Mais je dois vraiment te parler sérieusement, c'est très important...
Mathilde (adressant un regard réconfortant à Héléna, se demandant pourquoi elle avait l'impression que le visage de l'adolescente en face d'elle lui disait vraiment quelque chose) : Ne vous en faites, je lui expliquerai si elle l'a mal pris...
H : Commence d'abord par me tutoyer, tu dois avoir à peine un an de moins que moi...
Mathilde: D'accord... (entrant tout de suite dans le vif du sujet) Mais pourquoi est-ce que tu voulais me voir...(voulant dire le prénom de son interlocutrice, mais l'ignorant totalement)? Je ne connais même pas ton prénom, comment est-ce que tu t'appelles?
H : Je m'appelle Héléna. Et pour ce qui est de ce que je dois te dire, il faut que tu attende que la deuxième personne concernée soit aussi là, donc on va attendre... (entendant du bruit venant du rez-de-chaussée et regardant par dessus la rampe pour savoir qui allait monter) Enfin, beaucoup moins que je le pensais...


En effet, c'était Antoine Etain qui venait d'arriver dans le bâtiment des dortoirs, accompagné de sa bande d'amis... qui se révélait très bruyants! Quand la petite bande sonore arriva au palier de l'étage des garçons, prête à se diriger vers leurs chambres, Héléna vient se placer devant eux, leur barrant ainsi le passage. Les jeunes lycéens (il se trouvait que ces jeunes hommes étaient tous dans des classes du secondaire dans Kadic) s'arrêtèrent alors brusquement, ne s'étant pas attendu à cette brusque apparition. Mathilde, ne savant pas quoi faire et où se mettre, préféra se rapprocher de sa camarade plus âgée qu'elle. Héléna, animée par le désir d'arriver à remplacer William et Sissi quoi qu'il lui en coûte, que ce soit son honneur ou de comment elle était perçue, ''prit les devants'' et s'avança vers la bande des secondes et s'adressa directement à Antoine, sans prendre en compte les amis de celui-ci.
H : Antoine Etain? C'est toi n'est-ce pas? J'ai besoin de te parler s'il-te-plait... (voyant que comme précédemment Olivia les amis de celui-ci ne voudraient pas le laisser) En privé, si possible.
Un des ami d'Antoine (voulant charrier celui-ci) : Et bien dit donc, tu fais vraiment de l'effet à toutes les filles! Même les collégiennes te font des avances, et celle-là n'a pas l'air d'avoir froid aux yeux!
Un autre des garçons : Tu parles, peut-être qu'elle est entreprenante, mais c'est pas la plus simple des filles! Je crois que c'est celle dont les amis ont mystérieusement disparu, tu sais les collégiens pour lesquelles ont a eu cette réunion avant midi...


Héléna comprit que le premier garçon était complétement à côté de la plaque et qu'il s'imaginait des choses. Toutefois, elle n'y fit pas plus attention que cela, mais vit surtout rouge lorsque le deuxième la qualifia de fille compliquée, et qu'il parla d'une telle manière de ses amis. Elle adressa alors un long regard glacial et haineux au lycéen qui avait dit ce qui l'avait mise en colère. Antoine dut voir ce regard puisqu'il se tourna vers ses amis pour lui faire face et leur parla.
Antoine : Arrêtez les mecs, vous êtes gonflant à la fin! Allez dans vos chambres, je vous rejoins dès que j'ai fini... (insistant, voyant que ses amis n'avaient pas l'air motivé) Allez, je n'ai pas besoin de vous, je peux me débrouiller tout seul...

Quand les quatre lycéens furent parti, Héléna réitéra ses excuses, mais cette fois-ci pour Mathilde et pour Antoine.
H : Je m'excuse pour vous avoir mis mal à l'aise avec vos camarades, mais il fallait vraiment que je vous parle, et le plus tôt était le mieux vu ma situation délicate...
Antoine (devenant beaucoup plus amical en l'absence de ses ''amis'') : Ne t'en fais pas, moi, je m'en remettrais, et mes camarades aussi... Mais, présentes-toi donc, (s'étant bien aperçu de la présence de la jeune quatrième et s'étant dit qu'elle n'était pas anodine) tu as quelque chose à nous dire donc tu dois nous connaître ; mais moi, j'ignore comment tu t'appelles...
H : Oui, c'est vrai, je n'ai pas eu le temps de te le dire... Je m'appelle Héléna. (s'adressant cette fois à Mathilde aussi) Je m'appelle Héléna Lisoin et je suis en classe de troisième. C'est moi qui dirige le projet du spectacle qui se monte en ce moment dans l'établissement. Si je vous ai pris à l'écart, c'est à ce propos...


Les deux camarades de quatrième et de seconde, malgré qu'ils ne se connaissaient pas, s'échangèrent un regard interrogateur. Mais Héléna continua sur sa lancée.
H : Je sais qu'au mois de Mars, vous vous étiez présentés aux auditions pour participer à la comédie musicale. Et qu'alors vous n'étiez pas pris... Mais aujourd'hui, en vue de plusieurs événements, l'administration a du revoir certaines choses et a décidé de vous donner des rôles dans le spectacle.

Les deux élus par l'administration étaient un peu sous le choc. Héléna avait préféré être direct et ne pas y aller par quatre chemins. Et ses deux camarades étaient un peu surpris par cette subite annonce. Ce fut Mathilde qui la première réagit.
Mathilde : Mais je croyais que le casting avait été bouclé la semaine suivante des auditions!?
H : Certaines circonstances font que l'on doit remplacé au pied levé deux rôles secondaires. Je sais que la demande peut vous paraître tardive, vu que la première représentation a lieu dans deux semaines et demi, mais je veux savoir si vous accepteriez de prendre la place de ceux qui ne peuvent plus jouer leurs rôles.
Antoine : On voudrait que l'on reprenne le rôle de quelqu'un d'autre? (un peu ironique) J'aurais préféré que l'on me choisisse au début (^^), mais puisque les professeurs me pensent capable de tout reprendre en cours de route, pourquoi pas? J'ai des examens à la fin de l'année, mais ça devrait aller si tout cela se finit dans un peu moins de trois semaines...
Mathilde : Quant à moi, je n'ai rien en particulier à préparer pour la fin de l'année. Cela me tente bien aussi, et puis si l'administration nous ont choisi pour reprendre les rôles, c'est parce qu'ils nous sentaient capables de réussir, non?
H : Oui, c'est ce que Monsieur Delmas m'a expliqué à me donnant vos noms. L'équipe pédagogique de Kadic vous a choisi parce que vous vous distinguez des autres par votre travail. Elle pensait que vous sauriez gérer le travail conséquent qu'il y a et vos cours...
Mathilde : Alors, je suis partante!
Antoine : Moi aussi, et puis tout ses mystères autour du spectacle font que je m'en suis mordu les doigts de ne pas avoir été pris... Tu fascines par la comédie musicale sans que rien n'est été dévoilé, tu fais fort Héléna...
H : J'ai juste eu l'interdiction de dévoiler quoi que ce soit, alors je n'ai eu vraiment le choix... Mais vous, moi j'aimerais vraiment que vous fassiez parti de la pièce, est-ce que vous êtes sûr de ce que vous faites? Vous devrez beaucoup travailler les prochains jours pour rattraper tout le retard et apprendre ce que vos prédécesseurs ont appris en deux mois!
Antoine : Un défi? Je le relève volontiers!
H : Si tu acceptes Antoine, tu auras juste que deux scènes dans le spectacle, (se tournant vers la jeune quatrième) Mais toi Mathilde, tu apparaîtras beaucoup plus longtemps et avec plus de technicité, tu te sens capable de t'investir sans limites, surtout les prochains jours?
Mathilde (un grand sourire aux lèvres) : Pas de soucis! Quand je me lance dans un projet, je me donne corps et âme, alors je serais ravie de mettre ma pierre à l'édifice du spectacle que tu organises!
H (contente que ses deux camarades acceptent sans qu'il n'y ait de problèmes) : Alors je suis ravie de vous annoncer que je vous intègre officiellement à la troupe de ''Passion pour la danse''!
Mathilde & Antoine (en chœur) : Super!


Héléna, qui jusqu'alors était restée debout pour leur parler, alla s'asseoir sur les marches de l'escalier qui menait à l'étage des filles. La jeune quatrième et le première la suivirent et l'imitèrent, sentant qu'elle n'avait pas finit ses explications et qu'elle avait encore beaucoup de choses à leur dire.
H : Bon, maintenant, avant de tout vous raconter, il me reste juste un dernier détail pour vous intégrer totalement au projet... (sentant le regard curieux des deux autres, et sortant quelque chose de son sac qui allait donner la solution) Juste que vous signer vos contrats! (voyant l'air un peu dépité d'Antoine et de Mathilde, amusée) Désolé, mais bien que vous arriviez plus tard, vous n'allez pas échapper à cette corvée! Tous les autres y sont passé, même moi, alors je ne vois pas pourquoi est-ce que vous passeriez à l'attrape!
Elle leur tendit à chacun une feuille où elle venait d'inscrire leur noms, et un stylo et leur demanda de signer.
Mathilde (tout en signant) : Mais en fait, c'est quoi le but de ces contrats?
H : Éviter qu'il n'y en ait qui abandonne en cours de route. Mais surtout le plus important, éviter qu'il y est des fuites et que des informations circulent sur le contenu de la comédie musicale. (récupérant les deux contrats signé de lui tendaient Mathilde et Antoine) Faire en sorte que le spectacle soit vraiment une découverte pour les spectateurs. C'est l'un des vœux faits par l'auteur.
Antoine : Et donc que ceux qui participent à la pièce ne vendent la mèche sur l'histoire ou autre chose...
H : Exactement!



La suite dans une second post car tout ne tient pas dans un seul^^
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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Message 17 Mar 2013, 19:25

Et voici le restant de ce très long^^ chapitre.


Après avoir rangé les contrats dans son sac, la jeune passionnée de littérature se mit alors à leur raconter ce qu'il y avait à savoir sur l'histoire, puis elle leur expliqua alors qui ils devaient jouer et quel était leur rôle dans les événements. Les derniers venus de la comédie musicale furent enchantés par ce qu'Héléna leur racontait. Tous les mystères faits jusqu'alors autour de la comédie musicale disparaissaient un à un, ainsi que toutes les suppositions qu'ils avaient pu faire à partir des maigres éléments qui avaient dévoilés (le titre, la phrase d'accroche pour l'affiche...). Ils furent même étonné de savoir les personnalités de Jessica et de Maxence qu'ils devaient jouer, et qu'est-ce que ces personnages apportaient dans l'histoire.

Quand Héléna eut finit de tout leur expliquer, Mathilde et Antoine connaissaient alors tout ce qu'il y avait à savoir pour être dans la troupe du spectacle. Mais elle n'avait pas encore fini, il lui restait encore tous les aspects techniques à encore s'occuper.
H (sortant cette fois-ci une chemise en carton de son sac de cours) : Maintenant que vous savez tout, il ne nous reste plus que tout ce qui entoure le spectacle : vos informations personnelles pour que je puisse gérer les répétions. J'ai juste notre nom et votre prénom, ainsi que quelques données sur vous, mais il va me falloir quelques autres choses pour voir s'il y a des faits du spectacle qu'il faudra vraiment voir...
Antoine : Comme quoi?
H : Si tu sais jouer de la guitare par exemple...
Antoine : Oui, et il paraît que je suis très doué, sans me vanter!^^ J'ai pris des cours pendant longtemps jusqu'à ce que j'arrête le conservatoire...
H : Super, ce sera déjà ça qu'il ne faudra pas, ou peu travailler. Comme tu le sais, Maxence joue dans une scène un morceau de guitare...
Antoine : Et bien, il faudra juste me passer la partition et je m'entrainerai, rien de plus simple...
Mathilde (qui, pendant qu'Héléna discutait avec Antoine, avait lu ce qui était écrit sur des feuilles se trouvant dans la chemise en carton) : Dis Héléna, qu'est-ce que c'est ces feuilles? On dirait qu'il y en a une sur moi, et une sur toi aussi Antoine...
Antoine (intéressé, prenant la feuille dont Mathilde parlait des mains d'Héléna) : C'est vrai... Oui, ça m'en a tout l'air! (s'adressant à Héléna) Qu'est-ce que c'est?


La jeune rousse n'avait pas eu temps de faire quelque chose et s'était vu volé deux feuilles, sans qu'on lui ait demandé son avis.^^ Ses feuilles étaient en fait les dossiers préalables qu'elle avait commencé lors des auditions en Mars. Chacun des candidats s'étaient vu ''fiché'' par la nouvelle arrivante et où elle y avait noté les informations qu'elle avait trouvé utile de noter et qui lui avait servi par la suite. Ses dossiers n'étant en fait qu'un supplément en plus des vidéos qu'avait fait Odd. Une feuille avait été faite pour chaque participant à l'audition et Héléna les avait conservé. Et Antoine et Héléna venaient de voir les leurs, car c'est sur ces feuilles qu'Héléna notait les informations complémentaires qu'elle recueillait. Toutefois, sur chaque dossier apparaissait aussi les premiers avis qu'elle avait eu sur les participants, et c'est ce fait qui se révéla intéressant aux yeux des deux interlocuteurs de la rouquine.
Antoine (lisant l'annotation) : Claire voix. Possibilité d'être sélectionné, mais en personnage secondaire. Pas très bon danseur, à voir.
Mathilde (lisant la sienne) : Voix peu puissante, mais très juste. Cependant, très bonne danseuse, avec une aptitude à retranscrire les émotions de la musique par ses pas de danse. Chanson peu comprise à mon goût, mais a le rythme dans la peau.
Antoine (son regard se posant sur Héléna, affichant une petit mou) : C'est toi qui qui a écrit ses avis? Parce que tu parais d'abord gentil, mais après très sévère...
H (regardant par dessus de l'épaule du jeune homme e comprenant alors la vérité) : Euh non, en fait c'est...
Mathilde (la coupant) : Non, regardes de plus près les écritures, il y en a deux écritures différentes. Donc il y a deux avis différents, c'est ça?!
H : En effet, il y a mon avis en premier (un brin de tristesse se glissant dans sa voix) et après celui de mon...


La jeune troisième ne put se résoudre à finir sa phrase, elle en était incapable. L'identité de la personne en question lui faisait rejaillir des douloureux souvenirs. Malgré le fait qu'elle ait pensé avoir versé toutes les larmes de son corps, une larme finit par couler le long de sa joue.
H : ...mon ami. (se rendant compte de la présence d'une larme sur sa joue) Désolé que vous me voyez comme ça, je m'étais pourtant promis de prendre sur moi, mais j'ai encore du mal...
Antoine (comprenant alors en faisant certains liens) : Alors mon ami disait la vérité tout à l'heure lorsqu'il pensait que c'est tes amis qui ont disparu...
H (s'essuyant les joues avant une de ses manches) : Oui, en effet, ce sont eux ; et oui je suis celle qui est restée et qui est toute seule, comme le dit bien des rumeurs...
Antoine : Je suis désolé pour ce qu'on dit tout à l'heure mes potes. Ils ont beau être sérieux dans leur travail ; dès que l'on sort du cadre de la scolarité, ils peuvent devenir de parfaits idiots! Excuses-les de ma part s'il t'ont causé de la peine...
H : Je m'en remettrais, ne t'en fais pas... Je tiens juste le coup, je ne peux faire que ça de toute manière...
Mathilde : Comme tu viens de pleurer, il faut en déduire que celui-ci qui a écrit les seconds avis faisait partis de tes amis qui sont partis, n'ai-je pas raison?
H : Oui... (regardant une fois de plus les annotations sur les dossiers) C'est un peu celui qui réussissait à me redonner de baume au cœur quand ça n'allait pas...
Antoine : Mais il est pas un peu dure quand même?! On allait aux auditions détendu, pour s'amuser... Je sais que je ne suis pas très doué en danse, mais je crois qu'il y est allé un peu fort!
H : Je sais qu'il peut paraître très sévère en lisant ces avis, mais c'est juste qu'il est très strict pour tout ce qui concerne l'art alors ne lui en voulez pas... Et puis, s'il-vous-plait, n'en faites pas tout un plat. Au début, je prenais juste des notes pour m'aider par la suite. Jamais il n'aurait du y avoir son avis en fait... Vous-même, vous n'auriez même pas dû être au courant de l’existence de ses dossiers... Cependant, j'espère que vous n'en ferez pas toute une histoire car vous le croiserez bien un jour lors des répétitions.
Mathilde : Il fait parti de la troupe du spectacle?!
H : Oui... Disons que c'est mon chef décorateur attitré!^^ Et mes quatre autres amis font aussi parti du spectacle, alors eux aussi vous les rencontrerez si ça n'a pas déjà été fait...


La jeune quatrième présente afficha alors un air décontenancé.
Mathilde : Mais alors, comment est-ce que tu fais avec le spectacle puisque tes amis ne sont pas là?
H : Je n'ai pas vraiment le choix, je fais avec et me débrouille toute seule. Mes meilleurs amis étant en majorité ceux qui s'occupent des aspects techniques, comme les décors, les costumes, la lumière... Je vais devoir tout gérer en leur absence. Mais je me dois de continuer la préparation de la comédie musicale tant qu'il ne sont pas là. Je leur dois bien ça... Après tous les efforts qu'ils ont fourni, cela aurait été rageant d'arrêter tout!
Antoine : Tu as bien du courage je trouve, moi je n'aurais jamais eu la détermination pour porter sur mes seules épaules un spectacle en entier! Surtout que tu ne sais pas dans combien de temps tes amis vont revenir!
H (baissant un peu la tête, n'aimant pas vraiment qu'ion lui rappelle le fait que les lyokoguerriers soient partis sans donner de véritables explications) : Je ne préfère ne pas penser à ça en me disant qu'ils reviendront, j'en suis certaine ; et que je dois pour le moment me focaliser sur ce qui ce passe en ce moment et où je suis. C'est-à-dire à Kadic, et continuer le spectacle quoi qu'il m'en coûte ainsi que de trouver des remplaçants.
Mathilde : En gros, tu ne vas vivre que pour la comédie musicale en leur absence?
H : Oui, c'est un peu ça. Mais arrêtons un peu de parler de mes amis, je ne suis pas vraiment d'humeur joyeuse pour discuter de ça?
Antoine & Mathilde : D'accord.
H : Toutefois, je dois quand même un peu les évoquer pour en venir au fait que je veux aborder... Car toi Mathilde, tu auras beau t’entraîner pour les scènes où ton personne figurera, tu ne pourras pas faire ça avec l'une des scènes, comme tu la fais en duo avec mon ami Ulrich Stern, le rôle principal masculin. Pareil pour toi Antoine avec ta scène avec Yumi Ishyama qui joue Hikari, le personnage principal féminin. Il sont tout les deux ''partis'', alors vous allez devoir votre exercer seuls tant qu'ils ne seront pas de retour.
Mathilde : Mais ce n'est pas un peu risqué de continuer la préparation en l'absence des premiers rôles?!
H : Si. Mais comme je l'ai dit tout à l'heure, je n'ai pas vraiment le choix... Et ce qui fait que tous ceux de la comédie musicale se retrouvent dans la même situation que moi.
Antoine : On fera avec, ne t'en fais pas! Et dès que tes potes reviendront, on mettra les bouchées doubles pour s’entraîner avec eux!
H : Je pensais aussi que l'on ferai comme ça, c'est la seule solution possible que je vois. En tout cas pour le moment... Mais il n'y aura pas que ça à faire, tous les réglages techniques vous concernant, tels que la sonorité avec les micros ou les costumes seront aussi à voir. Je vais faire le maximum que moi je puisse faire pour avancer le travail, mais il y aura le plus gros du travail à faire dès que le reste de ma bande reviendra.
Mathilde : Et on fera tout pour le mieux pour ne pas te gêner et ne pas te retarder encore plus.
Antoine : Oui, si on n'arrivera pas à quelque chose, on attendra plutôt que de détruire tout ce qui aura été déjà fait!
Mathilde (étonnée, tout comme Héléna) : Pourquoi est-ce que tu dis ça?!
Antoine : Bah, disons que des fois je me révèle très maladroit!^^
H (un timide sourire commença à apparaître sur ses lèvres) : Ne t'inquiètes pas, tu n'es pas le seul. Vous allez vite vous rendre compte que lors des répétitions du spectacle, bien que l'on soit au maximum du sérieux, on finit souvent par avoir par éclater de rire.^^


La jeune collégienne se recula alors un peu pour mieux pouvoir examiner ses deux camarades de la tête aux pieds.
H : Sinon, il y a quelque chose qui m'arrange déjà un peu... Vous avez à peu près la même morphologie que ceux qui jouaient les rôles de Jessica et de Maxence avant vous, donc mon ami Aelita n'aura sûrement pas beaucoup de retouches à faire sur les tenues.

En effet, Mathilde était assez grande pour son âge et se trouvait avoir à peu près la même taille que Sissi Delmas et était tout aussi élancée que l'ancienne peste de Kadic. Quand à Antoine, il était un peu plus petit que l'ancien Xanaguerrier, mais avait la même carrure athlétique que lui. Ils n'auraient donc aucun mal à ''rentrer'' dans les costumes de scène de leurs prédécesseurs et il n'y aurait donc pas de nouvelles tenues à confectionner. Un problème de moins qu'Héléna n'aurait pas à résoudre.
Antoine : Tu as aussi parlé de micros tout à l'heure, comment tu vas faire pour eux?
H : Je ne vais pas trop y toucher, je ne suis pas très douée avec tout ce qui touche à l'électronique. Néanmoins, je pourrais faire les réglages les plus basiques comme le choix du côté où vous mettrez les micros. Cela, je pourrais au moins le faire... C'est pour cela que j'aimerai que vous assistiez demain à la répétition de toute la troupe. Est-ce que vous êtes disponible demain pendant l'après-midi? Cela ne dérange pas des projets que vous aviez déjà fait?
Mathilde : Non, pour moi ça va.
Antoine : Et moi, je peux m'arranger pour déplacer de quelques heures les choses que je devrais faire...
H : Super! Comme ça, je vais pourvoir vous montrer toutes les scènes que l'on peut faire en l'absence des deux principaux rôles. Je me suis arrangé avec l'administration pour que la réunion de demain devienne une répétition générale : pour pouvoir d'abord expliquer la situation très particulière dans laquelle nous sommes aux autres participants du spectacle, et aussi pour vous présenter.
Mathilde : Et la répétition commencera à quelle heure?
H : Vers quatorze heures, je laisse toujours le temps à tout le monde de manger et de commencer à digérer (^^) avant de travailler. Seulement, je voudrais bien aussi que vous restiez demain après la répétition qui se finit vers seize heures, pour que l'on commence à s'entrainer et que vous me posiez des questions si vous en aviez encore...
Mathilde : Pour moi, il n'y aurait aucun problème.
Antoine : Pour moi cependant, il va y avoir un problème. Normalement, je fais du tutorat élève-élève à plusieurs de mes camarades le mercredi après-midi. Je veux bien le déplacer de quelques heures, mais je ne peux pas le supprimer, nous avons un devoir sur table à la fin de la semaine et je ne peux pas les laisser tomber ainsi juste avant l'évaluation. Alors je ne pourrais pas resté après la répétition, ou alors très peu...
H (un peu déçue, mais cachant sa déception) : Non, t'inquiètes cela ne fait rien...
Antoine (ayant soudain une idée) : A moins que tu ne sois libre avant la répétition? Je pourrais très bien me dépêcher de passer au self pour déjeuner puis te rejoindre dans la salle polyvalente.
H : Cela pourrait se faire...
Mathilde : Et moi, je vous rejoindrais aussi avant, mais dès que je pourrais...
H : D'accord!


La jeune rousse, qui était tombé sous le charme ravageur (cela reste à voir^^) de l'ancien félin virtuel, se mit alors à inspecter ses dossiers et tous les papiers se trouvant dans son sac.
H : Bon, bah, je n'ai plus de questions à vous poser...
Mathilde (se levant) : Alors tu n'as plus besoin de nous? On peut y aller?
H (voyant que la quatrième était prête à partir pour sa chambre) : Non, attends encore juste quelques secondes.. (sortant deux minces parquets de feuilles agrafés de son sac en bandoulière) Ah, les voilà enfin! (s'adressant à Mathilde) Tu n'allais quand même pas partir sans le plus important?
Mathilde (ne comprenant pas de quo parlait Héléna) : Qui est?
H : Vos scripts pour vos scènes. (les tendant à Mathilde et Antoine) Par rapport aux autres, vous êtes les seuls à ne pas avoir été impatients à l'idée de les lire!^^ Normalement, ces scripts restent enfermés à double tour dans un endroit sûr. Mais vu la situation actuelle, je vais tout de même vous les confier car vous allez avoir peu de temps pour tout apprendre...
Antoine: On peut les garder avec nous alors?
H : Oui. Vous pouvez même mettre des annotations dessus, ce sont des scripts exprès pour vous, cela ne fait rien sil ne restent pas vierges de notes. Toutefois, j'aimerai que vous les gardiez toujours sur vous. Je n'ai pas envie d'avoir d'énormes fuites sur le dos juste avant la première représentation! Et souvenez-vous, s'il vient à y avoir des problèmes, c'est vous qui en portez la responsabilité, puisque vous avez signé le contrat. Mais j'ai confiance en vous...
Mathilde (prenant son scénario) : Merci, et je ne te décevrais pas!
Antoine (prenant à son tour le sien) : Moi de même! Donc je serai demain devant la porte de la salle de théâtre dans les environs de treize heures, treize heures quinze, ça te va?
H : Parfait! Juste une dernière chose, maintenant que je vous ai dit qui participait à la comédie musicale, est-ce que si vous connaissiez quelqu'un, vous pourriez lui faire passer ce soir l'information que la réunion de demain est général? Jim doit le répéter à toute la troupe, mais j'ai peur de ne pas voir tout le monde ce soir et que Jim ne les voit pas...
Mathilde et Antoine : D'accord.


Et ce dernier mot, dit à l'unisson, mis fin à la discussion, mais aussi à cette entrevue improvisée dans les escaliers. Antoine partit vers sa chambre, et Mathilde remonta tout de suite au second étage, dans les dortoirs des filles. Héléna, quand à elle, resta encore quelques instants assise où elle était, le temps de ranger toutes les affaires sorties de son sac dont elle avait eu besoin pour donner des explications aux deux derniers arrivés dans la troupe. Ceux-ci lui avait fait une bonne impression et cela signifiait que cela allait alors très bien se passer par la suite. Lorsqu'Héléna se faisait une opinion préalable sur une personne, elle se trompait rarement.

Quand elle eut enfin terminé de ranger toutes les affaires, elle se releva puis se mit à gravir l'escalier pour retrouver la chambre des deux journalistes en herbe de Kadic. Or, alors qu'elle était au second étage et qu'elle marchait en direction de la chambre, elle passa d'abord devant une porte sans faire attention, mais revient vite sur ses pas, une idée ayant jaillit sur le moment dans son esprit.

En effet, elle avait reconnu la voix qui s'était échappée par l'ouverture de la porte, malgré le fait qu'elle n'entende que très rarement cette voix. Notre metteuse en scène se rapprocha donc de la porte et toqua quand elle fut à quelques centimètres. De l'intérieur, on lui répondit alors d'entrer, que c'était ouvert.
H (ouvrant timidement la porte) : Bonsoir, c'est moi, Héléna.
? : Tiens, bonsoir Héléna, qu'est-ce qu'il y a?
H : Bonsoir Priscilla (Blaisse). Je t'ai entendu, puis je me suis souvenue de quelque chose et que tu pourrais pour celle-ci peut-être m'aider...
Priscilla : Je ne sais pas si c'est dans mes possibilités, mais vas-y, demande-moi tout de même... (se souvenant alors sur le coup de quelque chose) Euh, par contre, est-ce que moi je peux aussi te poser une question? (n'attendant pas la réponse d'Héléna) Parce que Jim est passé tout à l'heure et a rassemblé toutes les filles dans le couloir. On a cru au début qu'on allait avoir une inspection surprise des chambres, mais non. Il a juste attendu que que l'on soit toutes là et puis il nous a annoncé que pour celles qui font parties de la troupe du spectacle, il y aurait une répétition et que l'on devrait toutes être là. C'est normal que l'on doive venir?
H : Certains événements se sont passés mais on n'arrête pas le spectacle.
Priscilla (ne semblant pas prendre en compte les paroles de sa benjamine) Car avec Maïtena, on s'est demandé pourquoi est-ce qu'il y aurait une répétition et pourquoi on devrait toutes êtes présentes... Et comme Héléna tu es la metteuse en scène et que tu gères tout ça, je viens de me dire que tu dois sûrement savoir les réponses à mes questions.


La dernière arrivée de la bande parla un peu plus fort alors, dans l'espoir que cette fois-ci que la seconde prenne compte et réalise ce qu'elle disait.
H : C'est moi qui suis à l'origine de cette réunion générale s'organise demain. Je veux tous vous voir, que ce soit les filles, comme les garçons. Vu ce que tu m'a dit à propos de Jim, je pense qu'à l'heure qu'il est, les garçons de la troupe sont aussi au courant.
Priscilla : Mais, et tes amis? Et comment on va faire si Ulrich et Yumi ne sont pas là?
H : Comme je te l'ai dit tout à l'heure, j'ai pris la décision, avec l'accord du proviseur, de continuer la préparation de la comédie musicale en l'absence de mes amis.
Priscilla : Ah, d'accord, maintenant je comprends mieux. Donc demain, on doit être devant la salle des répétitions vers quatorze heures, comme d'habitude?
H : Oui, il faut vraiment que je vous informe des derniers changements et mises au point qu'il va y avoir dans le spectacle.
Priscilla (ne voulant pas en savoir plus, comme elle savait qu'elle serait au courant le lendemain) : OK! Par contre, qu'est-ce que tu voulais? Tout à l'heure, tu souhaitais me poser une question...


Héléna, par la question précédemment demandée par Priscilla, en avait quelque peu oublier la raison de sa venue dans cette chambre.
H : Ah oui, en effet! J'aimerai savoir si tu es dans la même classe que Yumi?
Priscilla : Oui, normalement, on a tous les cours ensemble vu que l'on a les mêmes langues.
H : Super! Est-ce que je pourrais t'emprunter les cours pour les recopier et que Yumi les ait dès qu'elle rentrera?
Priscilla : Bien sûr! De toute façon, j'ai déjà fait mes devoirs et révisé mes leçons alors je n'en ai plus vraiment besoin jusqu'à demain matin... Est-ce que tu les veux pour ce soir, et comme ça, tu me les rendras demain au self?
H : C'est vrai?! J'osais pas te le demander directement...
Priscilla : Toujours aussi peu sûr de soi et stressé dans certaines situations à ce que je vois?!^^ Tu es vraiment pareil que lorsque tu te mets dans la peau d'une metteuse en scène durant les répétitions!^^
H (esquissant un petit sourire) : Je vais prendre ça pour un compliment...^^
Priscilla (prenant des cahiers sur son bureau et dans son sac) : Tiens, voilà! Je t'ai mis aussi les leçons d'hier après-midi, je doute que tu les aies aussi eu celles-là?
H : Oui. Je me suis surtout focalisé sur celles que j'ai avec Odd et les autres, mais j'avais complétement oublié Yumi... Bon bah, je ne vais pas te déranger plus longtemps, je vais te laisser.


Elle commença à partir vers la porte. Priscilla se ''précipita'' alors vers sa porte, car celle-ci était entrouverte mais Héléna, avec ses bras chargés de cahiers, ne pourrait pas la bouger.
Priscilla : Attends! Tu ne vas pas y arriver toute seule, je vais t'ouvrir...
H : Merci... (désignant les affaires de cours de la seconde) Et merci pour ça aussi, tu me donnes vraiment un sacré coup de main en faisant ça ; et à Yumi par la même occasion!
Priscilla : Mais de rien! Je te dois bien ça, à toi autant qu'à elle.
H (sortant de la chambre) : Bah encore merci alors...


Elle se retrouva ainsi dans le couloir et Priscilla referma la porte derrière elle. Héléna se mit alors en route vers sa chambre provisoire, comme elle n'avait dorénavant plus rien à faire. Elle ne mit pas deux minutes pour rejoindre la chambre de Milly et Tamia. Quand elle arriva à celle-ci, elle trouva la porte fermée, mais comme elle ne pouvait pas abaisser la poignée, elle frappa doucement avec son pied pour toquer à la porte. C'est Milly qui intervint dans la chambre.
Milly : Qui c'est? C'est toi Héléna?
H : Oui, c'est moi.
Tamia : Entres, c'est ouvert, on n'a pas fermé à clé...
H : J'aimerais bien, mais j'ai les mains un peu occupées^^ alors si vous pouviez juste m'ouvrir votre porte, ce serait gentil...


Trois secondes plus tard, Milly était venue ouvrir la porte et la jeune troisième avait enfin pu rentrer dans la pièce. Elle se rapprocha rapidement de son lit provisoire, laissa tomber nonchalamment les cahiers qu'elles portaient sur celui-ci et s'assit juste après dessus.
H : Ouf, c'était moins une, j'ai cru que j'allais tout lâcher! (se frottant les bras pour récupérer un peu de sensibilité) Je ne sens plus mes bras du tout!
Tamia : Et ils sont à qui tous ces cahiers? Les tiens sont déjà dans ta valise.
H : C'est une camarade de Yumi qui a bien voulu me les prêter pour que je puisse recopier son travail pour que Yumi n'ait pas de problèmes pour récupérer ses cours quand elle reviendra...
Milly (soulevant une question importante) : Mais Yumi est devenue sourde, non? C'est bien ce qu'à dit Monsieur Delmas ce midi? Quand elle reviendra, avec sa surdité, elle ne pourra plus suivre les cours à Kadic?


Héléna, qui était en train de ranger en pile bien propre les cahiers de Priscilla, s'immobilisa. La question de la jeune journaliste n'était pas fausse.
H : *Lorsque Yumi reviendra, rien ne sera changé. Yumi aura toujours les tympans éclatés et sera dans le même état que lorsqu'elle a disparue... Pourquoi est-ce que je m'entête à lui recopier ses cours?* Je ne sais pas vraiment pourquoi je fais ça les filles.... Mais le reste de la bande est partie dans la but de rendre son sens de l'ouïe à Yumi, alors dans un sens j'espère que c'est qui se passera, malgré le fait que je sois impossible...
Tamia : Si cela te permet de garder espoir, alors n'arrêtes pas! On voit bien que tu n'es pas vraiment dans ton assiette, et on ne peut pas t'aider concrètement dans ton cas. Alors si tu tiens le coup rien que par ces petits faits et gestes, on ne va te l'interdire...
H : Oui, c'est vrai...
Milly (changeant de sujet) : Mais cela t'a pris autant de temps d'aller demander des cours? Tout à l'heure tu disais que tu avais une ''petite chose'' à régler et que tu revenais ; nous on pensait te voir revenir cinq minutes plus tard, mais t'es quand même partie presque une heure entière!
H : Non, je n'ai pas fait que ça, rassurez-vous! J'ai dû aussi m'occuper d'une affaire vraiment urgente pour la comédie musicale.
Tamia : Cela a un lien avec l'annonce qu'à fait Jim aux filles internes?
H : Oui, en partie... Demain, j'ai décidé de faire une grande réunion générale pour la troupe. Avec tout ce qui s'est passé depuis la semaine dernière, j'ai des explications à leur donner. Et surtout sur ma dernière décision...
Milly (de plus en plus inquisitrice) ; Qui est?


Héléna était prête à répondre, mais se rendant compte du jeu vers lequel ses colocataires temporaires l'amenaient (la faire parler de la comédie musicale), elle se coupa dans son élan.
H : Je ne préfère pas vous en parler... (mais remarquant l'air suppliant des deux apprenties journalistes, elle craqua) Oh, et puis zut, de toute manière, comme vous êtes toujours à creuser, vous finirez par l'apprendre un jour ou l'autre... Alors autant vous le dire tout de suite! Je ne peux pas vous en donner les raisons précises puisque cela a un lien avec l'enquête de la police, mais on a dû ''écarté'' de la troupe deux comédiens et on a dû les remplacer au pied levé. Tout à l'heure, j'étais en train d'annoncer la nouvelle aux élèves choisis par l'équipe pédagogique.
Milly : Mais le spectacle n'est pas dans quelques semaines seulement?!
H : Si! C'est pour cela que je devais les prévenir les plus tôt possibles.
Tamia : Et c'est qui qui a été choisi?
H : Cela par contre restera secret! Je n'ai pas envie que vous alliez les embêter avec vos questions alors qu'ils auront beaucoup de travail! Je vous connais depuis quelques mois à peines, mais vos habitudes me sont déjà tout à fait familières!^^
Milly : Dommage... Mais, si tu dis qu'ils sont deux, cela veut dire qu'ils vont remplacer Ulrich et Yumi, car ce sont les deux seuls de votre bande qui ont un rôle, non?

(Note de l'auteur : Les deux journalistes sont tout de même au courant de ça puisque la liste avec la distribution des rôles en Mars était visible aux yeux de tous.)

H : Non, malgré leurs absence, ils gardent leurs rôles. Personne d'autre qu'eux n'arriveraient à les interpréter aussi bien, tellement ils ont compris l'identité profonde de leurs personnages... Ce sont deux autres élèves de la troupe que l'on a dû ''virer''...
Tamia : Virer?! A ce point?! Mais qu'est-ce qu'ils ont donc fait? Et c'est qui, si ce n'est pas Yumi et Ulrich?
H (commençant à s'installer pour recopier les cours pour Yumi) : Les filles, je ne peux vraiment rien vous dire...
Milly (comprenant que la jeune troisième n'était pas d'humeur à bavarder plus de cela) : Bon, d'accord..
H : Promettez-moi juste que tout ce que je viens de vous dire restera dans cette pièce. Rien ne doit paraître dans les Échos de Kadic! Trop d'eau à couler sous les ponts et je ne suis pas sûr que vous apaisiez les esprits en parlant de ça dans votre journal. Vous m'en faîtes la promesse?
Tamia & Milly : On te le jure.
Milly : Et puis, de toute manière, tu ne nous a pas donné assez d'éléments accrocheurs pour faire lire, alors ça ne vaut pas le coup de faire un article sur ça!^^
Tamia & H (en chœur) : Milly!!! (seulement Tamia) La prochaine fois, évite l'ironie.
Milly : J'essayais d'imiter Odd, pour te faire plaisir Héléna...
H : C'est bien essayé, mais personne à ma connaissance n'a réussi à arriver à son niveau alors désolé de te dire que tu as raté ton coup!^^ Mais merci quand même, ça fait tout de même plaisir... (lançant un regard empreint de tristesse vers le ciel à travers la fenêtre)
Tamia (chuchotant à son amie) : Félicitations : tu as réussi à lui filer le bourdon, bravo! (à Héléna) Ils te manquent, n'est-ce pas?
H : Oui, comme il n'est pas possible d'imaginer... (puis reprenant son sérieux, car elle sentait les larmes monter) Mais bon, je vis avec! Allez les filles, je ne sais pas ce que vous vous faîtes ; cependant moi j'ai des pages de cours à recopier alors je vais ''m'enfermer'' dans ma bulle.
Milly : D'accord, quant à nous, on va juste relire notre leçon d'anglais, on a contrôle demain.


Les deux jeunes journalistes, déjà en pyjama, allèrent chacune s'installer dans leurs lits avec leur cours de langue anglo-saxonne. Quand à Héléna, elle s'installa confortablement, sur son lit au milieu de la pièce, en tailleur et se mit à recopier les leçons de la classe de Yumi. Malgré qu'elle n'y comprenait parfois rien du tout (le programme étant celui de la classe supérieure), elle enchaîna alors les lignes, puis les pages d'écritures.
Les deux cinquièmes eurent vite fait, en une vingtaine de minutes, de faire leurs dernières révisions, puis allèrent ranger leurs cahier avec leurs affaires pour le lendemain. Pour elles, l'heure de se coucher était arrivée, et elles se remirent dans leurs lits avec l'intention de se dormir.

Ce qui n'était pas vraiment le souhait de l'apprentie metteuse en scène. Héléna, comme la veille, n'avait pas envie de dormir. La peur de faire des cauchemars la hantait au plus haut point. Même avec l'obligatoire de l'extinction des feux, elle était plus effrayée par ce que son inconscient pouvait produire pendant qu'elle dormait, que par les ennuis qu'elle pouvait avoir en contournant le couvre-feu. De plus qu'elle avait déjà pris sa décision depuis longtemps, elle ne s'était pas mise en pyjama et avait gardé sa tenue qu'elle avait porté durant la journée.

Tamia, se retournant une dernière fois avant de se mettre face au mur pour dormir, s'adressa à sa nouvelle colocataire provisoire.
Tamia : Tu ne vas pas encore te coucher?
H (mentant un peu pour cacher son intention de rester éveillée toute la nuit) : Non, je n'ai pas encore vraiment sommeil, alors je vais encore un peu m'attarder. Je vais encore copier quelques pages puis j'éteindrais ma lampe. (réalisant quelque chose) A moi que vous ne vouliez que je n'éteigne tout de suite pour que vous ne soyez pas dérangé par la lumière? Je peux prendre ma petite lampe de poche très discrète si vous voulez...
Milly : Oui, on préférerait s'il-te-plait. (se remettant sa couverture parfaitement au dessus d'elle) Bonne nuit Héléna.
H : Bonne nuit les filles.


Les deux journalistes se placèrent bien confortablement dans leurs lits respectifs, pendant qu'Héléna éteignait sa lampe de chevet et chaussait ses lunettes à lumière intégré. Et elle continua, à ce faible éclairage électrique, de recopier les cours pour l'ainée de la bande.
H : * Bon ce n'est pas très bon pour ma vue, mais je n'ai vraiment pas le choix...*

Cinq minutes plus tard, Milly et Tamia étaient déjà parties pour le pays des rêves. Héléna, laissant quelques instants son travail de recopiage en suspens, eut un sourire en les voyant ainsi endormie comme des bébés.
H : *Décidément, même si je ne suis pas grande sœur, j'ai l'habitude de prendre un rôle de protectrice dans la vie de ceux qui m'entourent. Déjà avec Aelita quand ça n'allait pas bien des fois, puis Hiroki, et voilà nos deux petites journalistes de Kadic... Yumi a raison quand elle me disait que je les surveillais toujours inconsciemment pour qu'ils ne leur arrivent rien...^^* (regardant un court instant par la fenêtre le peu de ciel étoilé qu'elle pouvait apercevoir) Bon, encore une nuit à passer seule, solitaire, dans un univers vide sans mes amis...


J'espère que cela vous a plu! mais je vous rassure, les prochains chapitres (les quatre suivants sûrs) ne seront pas aussi long et seront posté avec moi de temps entre, voir par deux.
A la prochaine fois (avec les lyokoguerriers en plus!^^). Et bonne après-midi!
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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et
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Message 18 Mar 2013, 15:16

Re: Comédie Musicale

En effet comme tu dis, il ne se passe pas grand chose :D
Un chapitre spécial centré sur Héléna et les modifs de dernière minute pour la pièce.
En tout cas sa à l'air d'aller mieux pour elle.

Bon je pense que le prochain chapitre rentournera vers yumi et ulrich (voir jeremy).
J'espère que le cas yumi sera bientôt réglé :D, car sa fait déjà pas mal de temps qu'ils sont sur lyoko.
Et vivement qu'on se recentre sur odd (pour autre chose qu'une blague amoureuse débile), car à part passer quelque minutes dans un scanner pour sacrifier son avatar, on en entend pas parler.

Petite question à propos d'odd. Il a juste sacrifier son avatar de chat ou il ne pourra plus jamais aller sur lyoko?
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Message 26 Mar 2013, 01:39

Re: Comédie Musicale

Cool, la suite !
J'ai une petite question.
Jim est rancunier ? Car le coup de la porte juste après le moment ou il a du se prendre un savon de Mme Weber, j'y crois que a moitié ^^

Sinon, concernant l'histoire, toujours aussi bien, par contre je trouve certains passages assez long, tu décrit trop une choses sans trop d'importance pour moi. Mais ces petit défaut ne sont rien comparé a ton talent, alors continue.
(Avec un rythme plus régulier stp, j'aime pas attendre moi, je vous rappelle)

Continue ! (au moins pour moi et Thor94)
"Nous sommes le Conclave des Ombres"

La guerre des serpents, Les Fragments d'une Couronne Brisé, R.E. Feist

"Je marche entre l'Ombre et la Lumière"

Message 30 Mar 2013, 12:51

Re: Comédie Musicale

Coucou, avant tout je m'excuse de ne pas avoir posté plus tôt de commentaires. J'ai continuer a suivre ta fiction, je te rassure, et toujours avec le même plaisir. Ce chapitre est en effet très long mais si tu nous as mis autant de détails c'est qu'ils vont avoir leur importance par la suite. Ta façon de décrire le sentiment de tes personnages est toujours aussi agréable. J'ai beaucoup aimé les inquiétudes qu'on Ulrich et Yumi l'un pour l'autre et de ce fait les gestes plus démonstratifs qu'ils ont. Il me tarde de lire la suite. Bon courage.
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Message 07 Avr 2013, 18:35

Salut tout le monde, je sais que normalement j'aurais du revenir plus tôt pour poster une suite plus courte... bah raté, c'est de ma faute! Je ne reviens qu'avec un chapitre, et presque aussi long que celui d'il y a trois semaines! Mais bon, je suis trop perfectionniste (je le sais très bien, on me le répète à longueur de temps!^^) et j'ai mettre (un peu trop) de détails. Mais bon, j'essaye tout de même de combiner mes envies avec vos remarques.

Pour ce qui est des messages qui ont été posté depuis la dernière fois (attention, gros pavé arrivant):
-Thor94 : Oui, je sais. Encore un chapitre qui tournait autour d'Héléna et qui semblait ne pas ajouter grand chose. Mais dans cette partir de ma fan fiction, je m'étais fixé que je ne laisserai pas de côté personne : que ce soit les lyokoguerriers ou Héléna. Je n'aime pas ''ne pas avoir de nouvelles'' d'un personnage, ou ne pas savoir ce qu'il a fait pendant un laps de temps... je sais, cela peut paraître idiot. Néanmoins, ce chapitre me permet aussi d'introduire les remplaçants de Sissi et de William, qui, bien qu'ils n'auront pas vraiment d'importance, apparaitront dans des chapitres après. Pour ce qui est du moral d'Héléna, oui, cela peut aller mieux, mais ça fait longtemps que je n'ai pas été cruelle avec nos héros, donc tout peut arriver... Et raté pour le chapitre d'aujourd'hui, ce sera centré sur ceux resté sur terre à l'usine! Le cas de Yumi est encore très loin d'être réglé, je préfère tout de suite prévenir, je vais faire languir vraiment les choses, désolé... Quand à Odd, bah... Réponse dans le chapitre. Et pour ta question : Je n'ai pas l'intention dans la suite des événements de le renvoyer sur Lyoko, donc oui il a sacrifié son avatar de chat et je pensais dans le sens qu'il aurait tout de même pu y retourner malgré tout sous une autre apparence.
-lazer009 : Pour la question que tu me posais. Non, Jim n'est pas rancunier. J'ai écrit en plusieurs partie le chapitre et je n'ai pas fait le lien entre le coup de la porte et le fait qu'il se soit pris un savon par Mme Weber. Désolé si tu a cru que ce n'était pas une coïncidence. Pour ce qui de mes passages assez long, j'y travaille. Mais perdre la mauvaise habitude de ne pas trop détaillé est plus dure à perdre que je ne le pense!^^ Donc je vais encore essayé d'y travailler pour les prochains chapitres (mais celui d'aujourd'hui ne compte pas) Et oui, je continue, je ne vais pas vous laisser en plan au beau milieu de l'histoire.
-Invité : pas de problèmes. Je poste une suite qu'il y est des autres messages ou qu'il n'y en ait pas. Pour ce que est des petits détails qui vont avoir leur importante, moi, j'ai juste une question : est-ce que tu vois ceux qui vont avoir de l'influence pour la suite? Personne ne peut savoir la suite que j'ai imaginé, mais j'aime bien savoir comment les lecteurs imagine les chapitres suivants en attendant la suite. Pour la description des sentiments, ça, ce n'est que l'expérience que j'ai acquise au fil du temps dans mon écriture (et je m'inspire aussi un peu de moi des fois...) Quand à Ulrich et Yumi, je sais que beaucoup aime les gestes affectueux que je leur fais faire. Mais pour l'instant, ils seront un peu mis de côté pour les chapitres qui vont venir. Comme ils ne sont pas centrés sur eux deux majoritairement, vous n'aurez droit qu'à ce genre de petite scénettes.

Bon, maintenant, place (enfin! certains pourront dire) au chapitre 56!


Chapitre 56: Un ventre qui ne cesse de crier famine...
L'après-midi s'était aussi écoulée du côté des lyokoguerriers. Après l'annonce de la dernière prémonition faite par Ulrich, l'ambiance sur Terre comme sur Lyoko était un peu devenue morose. La question avait été : est-ce que cela valait la peine de continuer, alors que tout portait à croire que cela ne servirait à rien dans tous les cas?

Mais après mûres réflexions et concertations entre eux cinq, ils se mirent d'accord pour ne pas tout abandonner en cours de route. Oui, il y avait des risques, oui Yumi et Ulrich pourraient peut-être tomber dans la mer numérique et mourir, mais cela n'était que des suppositions. Et les deux amoureux pouvaient très bien anticiper la situation le moment voulu et changer le court des choses à leur avantage. Ce n'était pas parce que la prémonition s'était déroulée d'une telle manière que cela allait se finir comme prévu. Et Odd fut le premier à rappeler qu'avec les flashs d'anticipation, on ne partait jamais perdant, mais toujours gagnant car on était déjà au courant des événements qui allaient arriver. Lorsqu'Odd avait eu ses visions par le passé, il en avait à chaque fois trouvé le point positif et avait toujours réussi à retourner la situation pour lui.
Les deux pratiquants de pentchak-silat n'avaient peut-être pas la même expérience que leur meilleur ami dans ce domaine, mais le but en vaut la chandelle, comme on dit. La guérison de Yumi valait bien leur plus grande prise de risque. Ils n'allaient pas tout abandonner si proche du but.

C'est donc pour cela que, après un vote unanime pour la continuation de la mission dans le monde virtuel, les deux virtualisés de la bande continuèrent leur périple peu banale dans les étendues désertiques du territoire des Montagnes. Néanmoins, la tâche se retrouvait alors plus difficile qu'auparavant. Ils n'avaient plus à disposition de véhicule pour aller plus vite d'une tour à l'autre. Ils devaient donc faire tous les trajets à pied. Revirtualiser un autre véhicule aurait utiliser encore beaucoup d'énergie et le peu d'énergie que Jérémie possédait alors devait servir pour le programme ''Guérison''. Déjà que créer une nouvelle interface n'avait pas été prévu au départ et que cela avait diminuer le stock de mémoire qu'ils possédait.

Ulrich et Yumi n'avaient pas pris mal cette décision et l'avait acceptée sans protester. Oui, ils allaient devoir parcourir de longues distances à pied dans le monde virtuel, mais s'ils utilisaient alors de l'énergie pour avoir de nouveau un véhicule, ils n'en auraient peut-être pas assez à la fin pour mettre en route le programme qui soignerait Yumi. Le but qu'ils s'étaient fixé passait avant toute chose, la fin justifiant les moyens. La guérison de la japonaise passait avant le confort qu'ils pouvaient obtenir.

La geisha et le samouraï étaient sortis du labyrinthe et s'étaient mis en route pour la tour suivante. Et le reste de l'après-midi s'était écoulé ainsi, entre les longs trajets d'entre-tours des deux virtualisés, et la récupération de la mémoire lorsqu'ils avaient atteint une tour. Quant aux trois autres restés sur Terre, chacun s'occupait comme il pouvait : Jérémie n'avait pas eu à beaucoup réfléchir car il devait encore travailler pour récupérer l'énergie éparpillée dans le cinquième territoire, tout en guidant ses amis sur Lyoko. De plus, il avait commencé à faire des recherches approfondies pour savoir les causes du changement des règles dans le monde virtuel.

Aelita s'était sérieusement mise à travailler sur la partie de son programme de l'interface, pour que Yumi et Ulrich puissent les voir au laboratoire et inversement. Cela allait rendre la situation plus facile pour Yumi qui s'était un peu plaint de ne pas pouvoir comprendre les sentiments des autres comme elle ne pouvait pas percevoir l'intonation de leur voix. L'expression du visage prendrait le relais de l'accentuation de la voix.

Pour Odd, cela représentait plus des activités pour tuer le temps. En effet, par rapport aux quatre autres, c'était le seul qui n'avait pas vraiment sa place à l'usine. Mais il savait que c'était ce qui allait se passer lorsque la décision que toute la bande devrait aller à l'usine avait été prise. Il avait du lui aussi partir pour ne pas qu'on ne lui pose des questions sur la disparition de ses amis, et que l'on finisse par trouver la réponse avant la fin de la guérison de la japonaise. Seulement, il se sentait inutile et de trop. Les deux Einsteins devaient être présents pour toute la partie technologique, Yumi devrait être obligatoirement là comme c'était elle qui était concernée, et Ulrich aussi parce que sans lui Yumi n'aurait jamais tenu le coup et n'aurait pas eu de soutien morale, seul le sien était faisant effet sur la geisha virtuelle. Mais qu'est-ce que lui, le clown de la bande faisait là, il ne pouvait rien faire pour aider ses amis?
Oui, bien sûr, il avait passé ses points de vie à Ulrich et l'avait sauvé, mais dorénavant, il était d'aucune utilité. A part détendre l'atmosphère, il ne pouvait plus rien faire. Il voulait faire quelque chose, mais soit il n'en avait pas les compétences, ou soit il n'était pas au bon endroit pour agir. C'est pour cela, que pendant tout l'après-midi, il se fit le plus petit possible et le moins dérangeant. S'il ne pouvait pas aider les autres, autant ne pas les déranger car c'était eux qui fournissait les efforts que lui ne pouvait pas faire. Il s'amusa donc avec Kiwi, dessina sur son carnet de croquis, se prépara un repas et le mangea, puis en fit aussi un pour chacun des génies. Il en profita même pour faire une longue sieste. Cependant, il se sentait toujours autant inutile.

Le soirée était vite arrivée sans que les anciens lyokoguerriers ne s'en aperçoivent. Ulrich et Yumi avaient enchainé les tours dans les Montagnes et ils ne leur en restaient que deux, alors qu'une horloge aurait sonné vingt et une heures s'il y en avait eu une.

Deux heures passèrent encore au rythme des deux virtualisés sur Lyoko et des manipulations de programme des deux génies sur leurs ordinateurs. Odd s'était trouvé comme nouvelle occupation de faire les cent pas entre les deux Einsteins, faisant passé des messages lorsqu'il fallait, à défaut de pouvoir faire autre chose. Jérémie et Aelita n'étaient pas énervés par ses incessants aller-retours, puisque cela leur servait, mais aussi parce qu'ils étaient focalisés sur les écrans. Toutefois, Odd finit par énerver ses amis restés avec lui au laboratoire, mais pas parce qu'il tournait en rond.
J : Pitié Odd, fais taire ton estomac. Tes gargouillis en viennent à me faire faire des erreurs de manipulation. J'entends ton estomac crier famine d'où je suis alors que tu es à l'autre bout de la pièce. Je veux bien croire que celle-ci fait résonance, mais tout de même! Va manger s'il-te-plait.
A (s'adressant à son tour au blond qui se trouvait à côté d'elle) : Jérémie a raison Odd, ton ventre n'est pas très discret. Depuis tout à l'heure on l'entend et sans cesse. Si tu as faim, va te chercher quelque chose à manger.
J : Mais je peux pas, j'ai presque déjà tout mangé!
A & J (levant alors d'un coup leur regard de leurs écrans) : Quoi?!?
A : Mais Odd, comment on va faire nous! Tu y a pensé?! (se mettant un peu en colère) On n'est pas prêt de retourner à Kadic et toi tu nous a déjà tout englouti! T'as beau être un ventre à pattes, là tu as fait fort!
J (étant prêt à aller voir ce qu'il restait) : Quand tu disais presque tout, ça veut dire quoi? Qu'est-ce qu'il reste?!
O (s'apercevant que ses amis n'avaient pas compris sa phrase dans le sens où il l'avait voulu) : Eh, vous en faîtes pas! Quand je vous dit que j'ai presque tout mangé, c'est que de ma part du total que je parlais! J'avais bien vu Aelita que tu avais divisé les réserves de nourriture en cinq.


Les deux petits surdoués lâchèrent à cet instant-là un soupir de soulagement.
O : J'ai beau être rarement rassasié, je ne suis pas du genre à piquer ce que vous mangez!
J (lui lançant un regard lourd de sens) : A bon, et combien de fois est-ce que tu m'as piqué un croissant le matin à Kadic?
O : Bon, un point pour toi. Mais c'était dans des situations habituelles, alors que là on est dans un cas particulier. Je n'allais tout de même pas manger votre part alors que je sais qu'on n'aura pas d'autres vivres à disposition tant que la guérison de Yumi ne sera pas finie. De même que je n'ai pas touché aux réserves de Yumi et d'Ulrich, malgré le fait qu'ils soient sur Lyoko.
U (entrant dans la discussion) : Et heureusement! J'ai bien l'intention de manger dès que nous serons de retour sur Terre. Peut-être que l'on ne ressent ni la fin ni la soif ici, mais quand on sera matérialisé, je peux te dire qu'on aura probablement faim. Yumi et moi sommes sur Lyoko depuis déjà assez longtemps, tout de même.
O : Et c'est bien pour cela que je ne mangerai pas vos réserves, car ce sont les vôtres et non les miennes. Mais vous inquiétez pas, je vais faire avec, vous en faites pas.


A peine trois secondes après avoir dit cela, l'estomac d'Odd fit encore des siennes.
Y (lisant sur l'interface) : C'est encore ton ventre qui vient de crier famine Odd?
O (croisant ses bras sur son ventre pour faire taire les gargouillis) : Oui Yumi, (voyant l'air des deux génies) Encore désolé... Mais je ne peux rien y faire, je ne contrôle pas ma faim ni mon estomac...
J : Ça ne fait rien, on va finir par s'habituer... Mais essaye tout de même de cela ne s'entende pas trop... Si tu pouvais, ce serait bien...
O : Je vais faire ce que je peux... (et il partit s'asseoir près d'Aelita, ayant pris au passage son carnet dessin)


Il avait mit alors son walkman en marche (Aelita avait eu la bonne idée de ne pas l'oublier à Kadic) et s'était mis à dessiner. A chaque fois que son ventre commençaient à donner des signes sonores, il se crispait et se pliait encore plus en deux pour étouffer les sons produits par son estomac. L'ancienne ange virtuel, se trouvant juste à côté de lui, s'apercevait bien de tous les efforts qu'il fournissait pour ne pas paraître mort de faim et affamé.
A : *Après tout, Odd est habitué à faire de bons repas, bien que pas très équilibrés, et surtout réguliers, plusieurs fois par jour. Là, cela fait quand même une journée et demi qu'il a pas fait un repas complet. Et encore, avec l'état de Yumi hier midi, il s'est plus focalisé sur ça, comme nous tous, que sur son assiette... Et ce n'est pas avec les quelques gâteaux qu'il a avalé qui lui ont rempli le ventre!*

Aelita observa une fois de plus son faux cousin. Elle remarqua que celui-ci était plus pâle que d'habitude et qu'il n'affichait plus son éternel sourire blagueur. Bref, il était plutôt dans un sale état. Et quand elle se décala quelque peu pour voir ce que dessinait Odd sur ses feuilles et qu'elle se rendit compte qu'il s'était mis à croquer tous les aliments qu'il lui passait à l'esprit, alors elle comprit que le problème devait de pire en pire au fil du temps.
A : *Il va finir par devenir un vrai zombie s'il ne finit pas par manger quelque chose rapidement. On pense tous que son énorme appétit n'est pas indispensable pour lui, mais là, je commence à douter de ça. Il va terminer malade s'il se retient encore longtemps...

Le regard que l'ancienne gardienne virtuelle se posa alors vers un coin opposé de la pièce, où se trouvait leurs paquetages et toute la nourriture qu'elle avait pu récupéré dans leurs chambres avant de partir.
A : *Mais en même temps, si on commence à lui en donner de notre propre réserve, on va finir par tous être en rupture bien avant que l'on ait fini de soigner Yumi. Et là encore on aura un problème, et encore plus conséquent qu'avant. J'aurais vraiment dû penser à l'appétit d'ogre d'Odd quand j'étais encore à l'internat. Comme j'aurais du penser que quelque chose n'allait pas aller et que l'on se retrouverait encore plus de temps à l'usine...*

Un nouveau gargouillement de la part du clown de la bande la fit sortit de ses pensées. Et le voir afficher une fois de plus une grimace lui fendit le cœur. Cependant, cette fois-là fut la fois de trop. Aelita décida que cela ne pouvait pas continuer ainsi, qu'Odd ne tiendrait pas le coup et qu'il allait finir par devenir dingue.

Elle se leva de devant l'ordinateur portable d'Einstein, puis sans faire de bruit qui dérangerait Odd, elle se glissa sur la pointe des pieds jusqu'au pupitre. Jérémie, ne l'ayant pas entendu arriver, eut un hoquet de surprise quand il se rendit compte de la présence de sa bien aimée juste à côté de lui.
J (posant sa main au niveau de son cœur, pour forcer celui-ci à battre moins vite) : Aelita, tu m'as fait peur! Qu'est-ce qu'il y a? Y'a un problème de ton côté?!
A : Non... Enfin oui, peut-être... (jetant un regard vers l'autre blond) Je m'inquiète pour lui, on ne l'a jamais vu dans un tel état. Il a trop faim...
J : Mais il n'avait qu'à ne pas déjà tout mangé! Nous, comment est-ce tu crois que nous avons fait?
A : Sauf que nous, nous sommes constamment sur nos ordinateurs ou en train de nous reposer. On ne pense pas vraiment à manger. Alors que lui s'ennuie beaucoup, comme il ne peut pas nous aider. Alors lui pensait plutôt à son ventre qu'à autre chose!
J : Mais qu'est-ce que tu veux faire?! On ne peut rien pour lui, et nos réserves risqueraient aussi de tomber trop vite à sec s'il commence de prendre dedans.
A : Je suis d'accord avec ce point, mais je refuse de le laisser comme ça. J'ai peut-être une idée, mais il me faut ton avis, et aussi ceux de Yumi et d'Ulrich...
J (lâchant des yeux les écrans du pupitre pour porter son regard sur la jeune fille aux cheveux roses) : Et c'est quoi ton idée?


La benjamine de la bande lui exposa alors le plan qu'elle avait imaginé. Celui-ci pouvait être dangereux s'ils ne prenaient pas certaines précautions. Mais vu qu'ils ne savaient pas combien de temps ils allaient encore devoir passer à l'usine, les dangers encourus étaient quelque peu minimisés. Cependant, après qu'Aelita eut fini de tout lui expliquer, le génie n'était pas du tout pour le projet de la jeune fille.
J : Hors de question Aelita, ce serait trop prendre de risques! Et puis s'il se fait prendre, comment est-ce que l'on ferait?!
A : Mais Jérémie, pour l'instant, c'est la seule solution envisageable que l'on ait. Et puis, il pourrait aussi nous être utile en faisant aussi autre chose en même temps, nous rapporter d'autres vivres pour la suite par exemple.
J : Et s'il est vu, tu y a pensé?! Il pourrait être suivi lorsqu'il reviendrait, et qu'est-ce qui se passerait alors?! L'usine et notre secret seraient découverts, et cela remettrait tout en cause, dont la guérison de Yumi! Tu te rends compte de ce que cela signifierait?!
A : Je suis très bien consciente des conséquences que cela aurait... (tendant sa main vers Odd) Sauf que je refuse de le laisser ainsi! Et l'emprisonner avec nous tout le temps n'arrangera pas son état actuel!
J (cédant, s'apercevant lui aussi que le goinfre de la bande n'était vraiment pas bien) : Bon, d'accord. Mais on va quand même demander à Ulrich et à Yumi ce qu'ils en pensent...
A : Super! (lui prenant doucement la main) Merci Einstein.


Jérémie rougit sous le coup de ce tendre contact. Mais il essaya de ne pas se montrer trop décontenancé par ça, et fit semblant de plus s'intéresser à la communication entre le laboratoire et Lyoko, qu'à la main d'Aelita. Il réenclencha la liaison avec les deux virtualisés qu'il avait coupé un peu plus tôt et les deux petits surdoués purent alors discuter avec le samouraï et sa chère et tendre.
A : Yumi, Ulrich? Vous m'entendez?
En effet, depuis l'accident avec l'overbike et la destruction de celui-ci, parler pendant les trajets entre les tours était devenu plus compliqué. Avant la geisha pouvait lire ce qui se disant sur terre par le biais de l'interface, bien installé sur le véhicule virtuel. Mais depuis qu'ils n'avaient plus de l''overbike et qu'ils devaient marcher, communiquer était devenu plus difficile car Yumi devait lire ce qui se disait tout en continuant d'avancer, pour ne pas perdre du temps.

Heureusement, cette fois-là, la lyokoguerrière dut voir tout de suite les paroles qui s'étaient affichées sur l'interface parce qu'elle répondit quelques instants plus tard.
Y : Oui Aelita, je ''t'entends'' bien. Ulrich n'a même pas eu le temps de me faire un signe pour regarder l'interface que je m'étais déjà aperçue que tu nous parlais!
U : Elle devient de plus en plus rapide et autonome... J'en viens même à me demander si je suis devenu indispensable sur Lyoko, vu comment elle se débrouille bien!
Y : Eh, je t'interdis de penser ça! Tu restes avec moi et tu n'as pas ton mot à dire. (s'apercevant de ce qu'elle venait de dire et étant gêné) Euh, non... C'est...
J : C'est bon, on a compris Yumi... Et de toute manière, Ulrich, tu es ''obligé'' de rester avec elle. Le programme ''Guérison'' semble bloquer toute dévirtualisation. Yumi en a bien eu la preuve cet après-midi : j'ai été incapable de ramener sur Terre après votre accident.
Y : Oui, c'est vrai. (changeant de sujet pour que le précédent de revienne pas tel un boomerang pour une nouvelle fois la mettre mal à l'aise) Au fait, pourquoi est-ce que vous avez remis la liaison avec Lyoko en marche? Et surtout, pourquoi est-ce que toi Aelita tu nous parles, alors que tu devrais ne devrait pas être à côté du pupitre?
U (s'inquiétant un peu) : Y'a un problème chez vous?


Aelita, au son de la voix de son ami, vit tout de suite qu'il n'était pas serein et qu'il était angoissé depuis que Jérémie et elle les avaient appelé du laboratoire.
A : Non Ulrich, on n'a pas de sérieux problèmes. Mais un va vite s'aggraver si on ne prend pas une décision maintenant!
Y : C'est à propos de quoi?
A : Plutôt de qui Yumi... C'est Odd, depuis tout à l'heure, il se retient de gargouiller. Et je peux vous dire que ce n'est pas beau à voir. Il est tout le temps crispé de force à cause de cela, et ça va le rendre malade...
U : Mais ce n'est pas notre faute s'il a mangé toutes ses réserves alors qu'il savait parfaitement qu'on n'aurait que celles-là!
Y (prenant elle la défense du blond) : Qu'est-ce que tu as contre Odd? Il a beau être des fois soulant, je veux bien le reconnaître, car toi que tu le côtoies vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme c'est ton colocataire, mais ce n'est pas une raison!
U : Sauf qu'on l'avait prévenu qu'il n'aurait rien d'autre à manger! Et il a quand même englouti tout en à peine une journée et demie!
Y (se mettant un peu en colère) : Toutefois, on ne savait pas que l'on aurait des problèmes et que l'on devrait rester plus longtemps que prévu! Normalement, on aurait dû retourner à Kadic demain. Qu'est-ce que tu voudrais faire Aelita?
A : Je sais que cela pourrait paraître complétement stupide, mais il faut qu'Odd part de l'usine pour aller chercher à manger. C'est sa seule chance de ne pas finir dingue, et je pèse mes mots. Il pourrait aussi nous en rapporter pour nous en même temps, ainsi que certaines choses dont nous sur Terre nous commençons à manquer...
U : Mais Aelita, c'est trop dangereux! Tu sais très bien que ce serait de la folie. Odd est peut-être celui qui se ferait le premier repérer si l'un de vous sortait de l'usine!
A : Tu es exactement comme Jérémie était, à ce je vois! (commençant en avoir vraiment marre) On ne prend pas de risques, mais cela ne fait rien si on laisse une de ses meilleurs amis sur le bord de la route! Mais moi, je ne suis pas de cet avis et je ne laisserai pas passer ça!
O : Laisse tomber, cela ne fait rien. Je vais faire avec... Et puis j'ai connu bien pire, que ce soit avec Xana ou avec Jim...^^


Jérémie et Aelita se retournèrent alors tous les deux, au même instant. Sans qu'ils ne s'en rendent compte, Odd s'était approché sans bruits, ayant peu à peu découvert l'objet de leur conversation, qui n'était autre que lui-même. Mais n'ayant pas voulu intervenir et montrer sa présence, il était resté silencieux à l'écart du pupitre.
A : Odd? T'étais là depuis quand?!
O : Depuis presque le début de votre discussion... Je ne t'en veux pas Ulrich pour le fait que tu ne me fasses pas confiance pour le projet qu'à Aelita. Tu ne me connais que trop bien pour savoir si je suis capable de faire quelque chose ou pas, et si tu m'en crois incapable, alors les autres suivront tes conseils.
U (se rendant compte qu'il avait été un peu loin, comme il avait cru qu'Odd ne les entendait pas) : Je ne voulais pas dire que je n'ai pas confiance en toi. La preuve, c'est que sans toi, on ne s'en serait sûrement pas sorti dans certains combats contre les monstres de Xana...
O : Arrêtes Ulrich, je sais très bien que tu pensais tout de même un peu ce que tu as dit tout à l'heure. Et de toute manière Aelita, vous l'avez dit vous même, cela reviendrait à nous faire prendre trop de risques, alors mieux vaut ne rien tenter.


Odd, resté jusqu'alors assez loin du pupitre, s'avança pour rejoindre les deux génies. En faisant cela, il s'offrait aussi à la lumière diffusée par l'Holomap ; contrairement à auparavant où il était dans la pénombre tamisée qui régnait près des parois du laboratoire. Aelita, en voyant Odd, porta sa main à sa bouche pour étouffer un cri d'effroi. Jérémie, l'apercevant lui aussi, n'eut pas le réflexe de l'élue de son cœur.
J : Odd!!!
A (s'approcha rapidement de celui-ci) : Ça va?!
O (affichant un maigre sourire) : Oui, pourquoi est-ce que tu me poses cette question?
A : Parce que tu as le teint le plus blafard que je n'ai jamais vu, tu es aussi blanc qu'un linge! Et je ne veux même pas te parler de tes traits tirés... Et puis tes yeux sont vitreux, tu as le regard hagard... Tu ressembles presque aux zombies des films que tu adores tant regarder.
J : Mais qu'est-ce qui t'es arrivé?!
O (un peu étonné) : Bah rien je crois...
A : Et moi je suis sure que c'est parce que tu n'as rien avalé depuis plusieurs heures!
O : N'insistes pas Aelita! Quoi que tu dises, je resterai avec vous jusqu'à ce qu'Ulrich et Yumi soient de retour.
A : T'es vraiment têtu!
O : Et toi aussi Princesse...^^


Aelita eut un sourire. Si Odd avait encore de l'énergie pour avoir du répondant et l'appeler par son surnom, alors c'est qu'il allait bien.
A : Toutefois, ça n'explique pas pourquoi tu es dans un tel état!
O : Tu continues Aelita!
A : Je le sais bien! Mais je ne lâcherai pas l'affaire. (son ventre gargouilla à cet instant et une grimace lui fendit le visage) Oh toi, fichu estomac, tais-toi donc un peu pendant un quart d'heure! Ce ne serait pas de refus. (s'apercevant que les deux génies le regardaient et avaient juste envie de rire, comme il venait de parler à son propre ventre) Désolé, cette fois-ci j'ai pas pu le faire taire...
J (complètement amusé, mais aussi désespéré) : Y'a vraiment que toi pour t'adresser à ton estomac...
O : Bah oui... Puisque je suis le suis le seul et unique Odd le Magnif... (il ne termina pas sa phrase ; soudain vite de vertige, et chancelant) Oulala, c'est pas normal que j'ai la tête qui tourne moi...
L'ancienne ange virtuelle, qui se trouvait non loin de lui, le rattrapa alors qu'il allait tomber.
A : Non pas du tout. Et ce n'est pas bon signe... (passant le bras du ventre à pattes derrière son cou, de manière à pouvoir le porter) Bon, ne bouges pas, je vais te ramener jusqu'à ton sac de couchage, pour que tu dormes un peu...
O : Pas la peine, je n'y arriverai pas, du moins, pas avec une telle faim.
A : Tu as beau être une tête de mule, moi je te dis que tu vas quand même aller faire un somme...


Jérémie, qui de loin avait vu les titubements du colocataire d'Ulrich, s'était alors rapidement rapporté de ses deux amis restés sur terre avec lui, laissant au passage son micro sur le clavier du pupitre du supercalculateur. Il s'était bien rendu compte que l'état d'Odd empirait à chaque seconde et qu'il devenait préoccupant. La jeune DJ s'adressa alors à celui qui avait réussi à la libérer des griffes de Xana.
A : Jérémie, retournes t'occuper des deux autres, (désignant d'Odd d'un léger mouvement de tête) moi, je vais me débrouiller toute seule pour Odd.
J : Bon, d'accord...


Il retourna alors à son fauteuil, laissant l'élue de son cœur en compagnie de l'autre blond, mal en point. Il se rassit et remit son micro à la oreille, mais fut sur l'instant surpris et soufflé par les appels aigus arrivants dans le micro, appels émis par les deux virtualités. En effet, lorsque Jérémie avait vu Odd chanceler, il s'était tout de suite précipité pour voir l'état de santé de celui-ci. Cependant, il avait laissé ainsi sans rien dire Yumi et Ulrich, mais qui eux pouvaient entendre (ou lire dans le cas de notre japonaise) ce qui se disait au laboratoire. Et ce qu'ils avaient entendu/lu ne les avait pas rassuré. C'est donc pour cela qu'ils s'étaient mis à ''hurler'' dans le monde virtuel, dans l'espoir de recevoir une réponse d'Einstein... Et c'est aussi pour cette raison ça qu'Einstein se retrouva décoiffer par la force de leurs exclamations!^^
J : Eh, doucement tout les deux. Pas besoin de crier, je vous entends!
Y : Ah, enfin, tu nous réponds! Qu'est-ce que tu faisais pour ne pas nous entendre?!
J : Désolé, mais j'ai dû quitter quelque instants le pupitre et le micro...
U : Qu'est-ce qui s'est passé?
J : Odd a été mal en point quelques instants, il n'était pas loin de s'évanouir.
U (se rendant compte que la situation était plus délicate qu'il l'avait cru jusqu'alors) : Alors, c'est si grave que ça...
J : Oui, malheureusement... Aelita est en train de le ramener à son sac de couchage, il tient à peine debout.
U : Et moi qui croyait qu'il jouait la comédie pour pouvoir encore se remplir le ventre... (ayant des remords) Je suis vraiment un idiot d'avoir pensé ça, alors que je vois très bien que c'est faux. Odd sait très bien ne pas se mettre en avant lorsque la situation est critique...
J : Et là, je peux bien te dire qu'il ne jouait pas la comédie. Odd a bon avoir un bon jeu de comédien, là, c'était beaucoup trop réaliste...
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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et
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Message 07 Avr 2013, 18:47

Et la suite du chapitre.

Soudain, dans le dos de Einstein retentit un cri de la part d'Aelita, signe que quelque chose n'allait pas. Jérémie se retourna alors d'un coup, craignant qu'il soit arrivé un malheur à sa chère et tendre. Et il n'était pas loin de la vérité, puisqu'Aelita, si on peut dire, ''croulait'' sous un problème. Et ce n'était pas qu'une image, parce qu'Odd s'était évanoui sur l'instant, et tout son poids pesait sur les épaules de la jeune DJ, qui essayait tant bien que mal de porter Odd.
J (voyant l'état de son ami) : ODD!!! (à Aelita) Qu'est-ce qui s'est passé?!
A (ayant de plus en plus de mal à soutenir le blond debout) : Je ne sais pas... On a fait à peine quelques mètres et puis, tout d'un coup, j'ai senti son poids mort pesé sur mon cou et mes épaules... (étant prête à tomber sous le poids du maigrichon de la bande) Par contre, si tu pouvais venir m'aider, ce ne serait pas de refus. Je vais bientôt de faire écraser sous son poids si ça continue...


Jérémie se rendit alors compte qu'il était resté immobile près du pupitre depuis qu'il s'était aperçu de l'état alarmant d'Odd, alors qu'il aurait mieux fait de venir le plus tôt possible aider celle qui était sa protégée depuis son arrivée sur Terre. Et c'est ce qu'il fit, mais avant, il expliqua la situation ç Ulrich et Yumi.
J : Je vais encore devoir vous laisser tous les deux, désolé... Mais là, il faut vraiment que vous vous débrouillez tous seuls, car je ne sais pas combien de temps, je ne vais pas pouvoir communiquer avec vous.
Y : Jérémie, dis-nous au moins ce qui s'est passé! Pourquoi Aelita a crié? Ne nous laisse pas sans information quand même?
J : C'est Odd, Aelita le portait et d'un seul coup, il s'est évanoui... Je n'en sais pas plus pour l'instant, mais je dois aller aider Aelita, alors je vous laisse...
U (quelque peu paniqué) : Quoi!?! Mais attends, il y a à peine deux minutes il allait bien!


Mais le samouraï n'eut pas de réponse de la part du petit génie, puisque celui-ci avait déjà délaissé son micro et son fauteuil du pupitre.
U (étant de plus en plus désemparé) : Et dire que je croyais qu'il faisait juste semblant, maintenant il est tombé dans les pommes.
Y (posant une main réconfortante sur l'épaule du brun) : Ne t'inquiètes pas... Tu connais Odd, c'est un robuste, il va vite se réveiller, j'en suis sure!
U (lui adressant une grimace) : Moi aussi j'en suis certain. Cependant, c'est à moi-même que j'en veux. C'est mon colocataire depuis bientôt deux ans, et bien que je suis censé le connaître par cœur vu que l'on vit vingt quatre heures sur vingt-quatre ensemble, j'ai été incapable de voir lorsqu'il allait vraiment mal. Ça me rappelle la fois où je m'étais fâché avec lui et que Xana avait failli le tuer avec sa musique... (cf : Musique mortelle)
Y (se rendant compte qu'Ulrich s'en voulait vraiment à mort) : Arrêtes de broyer du noir s'il-te-plait, ce n'est pas ta faute, si le cours des événements se déroule comme ça! Tu ne peux rien faire, si ce n'est subir les épreuves de la vie.
U : Toi aussi tu te mets à faire de la philosophie de la vie? (affichant un maigre sourire) Odd aussi s'y est mis depuis quelque temps...
Y (remarquant bien le sourire du coin des lèvres du brun, signe que cela allait un peu mieux) : Et bien, tu m'apprends au moins quelque chose!^^ Et pour Odd, si tu peux faire quelque chose pour lui... Accepte au moins la proposition d'Aelita.
U : Je crois que tu as raison. Malgré les risques encourus, je crois que l'on a vraiment pas le choix. Il faut qu'il aille chercher de la nourriture, car sinon, sur Terre, il ne tiendront jamais le coup jusqu'à la fin.
Y : Tu lui diras car il ne sera plus dans les pommes. Et on le convaincra ensemble pour qu'il y aille. Et au fait Ulrich?
U : Oui?
Y : J'ai toujours raison.
U (avec un air taquin) : Ça, ça reste à voir!
Y (s'indignant) : Hey, je ne permets pas!
U : Et on dit souvent que c'est moi le plus susceptible dans le groupe! Mais je crois en fait que c'est toi, pas moi...
Y : Tu viens de déclarer la guerre Ulrich Stern!
U (partant en courant voyant Yumi un peu en colère) : Et bien t'as qu'à me rattraper Yumi Ishyama!
Y (se mettant à courir après lui) : Tu vas voir, tu ne vas pas me voir arriver!
U (accélérant un peu) : C'est ce que tu crois et bien... tu rêves!


Et les deux amoureux s'engagèrent dans une course poursuite, le brun poursuivi par la japonaise. Une réaction quelque peu puéril de leur part, mais qui leur permettait de se défouler un peu et d'oublier pendant quelques instants les soucis qu'ils avaient.

Du côté du laboratoire, à peine Einstein avait-il quitté la conversation qu'il avait entrepris avec ses deux amis virtualisés, que celui-ci s'était précipité vers Aelita qui peinait sous le poids d'Odd.
J : Aelita...
A : Vite Jérémie, aides-moi! (soutenant maintenant à bout de bras l'affamé) Je vais finir par m'effondrer!
J (encore à quelques mètres d'eux): J'arrive! (arrivant à côté de ses deux amis et aidant Aelita à poser leur ami à terre) C'est bon, je le tiens. Ça va?
A : Maintenant que tu es là, oui... (se rendant compte que sa phrase pouvait porter à confusion, elle ajouta quelque chose) J'ai vraiment cru que j'allai tomber et être écrasée par Odd.^^
J : Mais qu'est-ce qui est arrivé, précisément?
A : J'étais en train de porter Odd jusqu'à son sac de couchage, il était en train de me dire quelque chose, très faiblement, mais il n'a jamais fini sa phrase. Au moment où je voulais lui demander pourquoi il ne l'avait pas terminé, Odd était déjà évanoui et je me suis retrouvée à porter tout d'un coup son poids mort.


Ils avaient alors posé à terre en Odd, l'allongeant sur le sol, et avaient alors essayé de le réveiller, Jérémie allant même jusqu'à lui mettre de petites gifles. Mais rien n'y faisait, le clown de la bande était toujours dans les pommes.
J : Odd! (s'adressant à Aelita) Rien à faire, il est toujours inconscient!
A (commençant à se relever): Ce n'est pas en essayant de le réveiller comme ça qu'il va reprendre ses esprits...
J : Où est-ce que tu vas?
A : Ne t'inquiètes pas, je reviens dans trente secondes, juste le temps de chercher quelque chose. Restes là avec Odd.


Aelita se remit pour de bon debout, puis se dirigea rapidement vers le coin de la pièce où était rangé leurs affaires. Elle fouilla quelques instants dans plusieurs sacs puis retourna aux côtés d'Odd et d'Einstein. Celui-ci regardait avec étonnement et incompréhension ce qu'Aelita tenait à la main : une simple bouteille d'eau. Mais le plus étrange était qu'elle secouait la bouteille, comme si elle voulait créer des bulles dans une bouteille de boisson gazéifiée.
J (désignant la bouteille du doigt) : A quoi cela va nous servir?
A : Je pense qu'au moins cela va le remettre d’aplomb pour quelques temps. Ce n'est qu'une solution temporaire, mais c'est tout ce que j'ai pour le moment. Jérémie, aides-moi à le mettre assis, il faut qu'il boive ça.
J (totalement perdu, mais ayant confiance en la jeune fille à la chevelure rose) : D'accord.


Le jeune surdoué maintenait Odd en position assise pour qu'Aelita puisse lui verser le contenu de la bouteille dans la bouche. Quand elle eut fini, son premier réflexe fut de prier pour que cela fonctionne.
A : J'espère qu'il ne s'est pas entruché, vu qu'il est inconscient...
J : Ne t'en fais pas, si jamais c'était arrivé, Odd se serait éveillé en sursaut et se serait mis à tousser... Mais au fait, c'était quoi exactement ce que tu lui as donné?
A : J'ai simplement pris la bouteille d'eau d'Odd et j'ai dissolu un carré de sucre dedans. S'il a perdu conscience, c'est sûrement parce qu'il était en manque de glucides. Et le premier glucide que je savais qu'on avait avec nous, c'était du sucre...
J : Lui faire boire de l'eau sucré? Pas mal comme idée, fallait y penser!
A : C'est plutôt que j'ai suivi les conseils de Jim... Tu te souviens la fois où tu lui avais demandé de nous faire un stage commando? Il nous avait dit que le sucre était vitale dans une situation de survie, car c'est ce qui t'apporte le plus vite de l'énergie.
J : Et le sucre est un sucre rapide! J'avais complétement oublié ce petit détail que nous avait dit Jim. Mais bon, vu ce qui s'est aussi passé cette fois-là...(cf : Je ne préfère pas en parler) Et au fait, il vient d'où ce morceau de sucre?


Aelita se mordant un peu la lèvre à cet instant-là, signe qu'elle n'avait pas très envie de répondre à cette question.
A : Euh... Bah... C'est...
J (comprenant la vérité) : Aelita?! On avait dit qu'on se débrouillerait autrement, pas en prenant dans les autres réserves!
A : On n'avait pas vraiment le choix Jérémie! Et pour ce qui est du sucre, c'est l'un des miens, donc c'était à moi de décider ce que j'en faisais.
J : Mais en faisant ça, cela te prive encore un peu plus de nourriture... Je n'ai aucune envie que tu te retrouves dans le même état qu'Odd moi! (se rendant compte de ce qu'il venait de dire, il se mit à rougir)
A : T'inquiètes pas, on le convaincra de partir de l'usine pour nous faire un ravitaillement. Et je ne crois pas que je finirai en hypoglycémie. Enfin, c'est que je pense qu'Odd a, car c'est la seule explication que je trouve à ce qui lui arrive.
J : Le manque de sucre?
A : C'est ce qui expliquerait en tout cas pourquoi il a tout le temps faim, son temps d’absorption de sucre par son corps doit être moins long que le nôtre.
J : C'est vrai que je me suis toujours demandé comment il pouvait toujours avoir envie de manger. Et là, par ton hypothèse, tu répondrais à une partie de mes interrogations...
A : Mais cela ne reste que des suppositions. Il faudrait peut-être qu'il consulte un spécialiste un jour pour ce problème.
J : Mais en attendant, on reste là. Yumi et Ulrich s'en sortent sur Lyoko, dont on va attendre que notre maigrichon se réveille...
A : Tu sais très bien ce qu'il dirait s'il n'était pas tombé dans les vapes!
J : Oui, «Je ne suis pas maigrichon, je suis SVELTE!» Mais j'en profite, comme il ne peut pas m'entendre.^^


La jeune fille aux cheveux n'entendit pas la dernière phrase du benjamin de la bande. Suite à l'imitation d'Odd par le génie, elle avait commencé par étouffer un rire, mais avait fini par ne plus pouvoir tenir et avait ri aux éclats. Jérémie avait vraiment très bien imité le jeune goinfre du groupe.

Jérémie avait un peu été déstabilisé par le rire d'Aelita, ne s'étant pas attendu à cette réaction. Cependant, Jérémie profita aussi de cette occasion pour observer sa chère et tendre en train de rigoler. Il n'avait pas eu souvent la possibilité de l'admirer en de telles circonstances. Le rire de l'ancienne ange virtuelle était aussi clair que le chant d'une rivière et aussi chaleureux qu'une feu de cheminée en plein hiver. Le jeune génie était tout simplement en train de fondre d'amour pour celle qui lui avait volé son cœur quelques années plus tôt. Ce n'était pas dans ses habitudes d'avoir cette attitude, mais il avait été si peut souvent dans une telle situation, et qui plus est, seul avec elle.
(Note de l'auteur : Je ne compte pas vraiment ici toutes les fois où ils étaient juste tous les deux, à travailler pour leur combat contre Xana)

Néanmoins, un fait vint écourter le temps de contemplation du jeune surdoué : Aelita se rendit compte que le jeune homme avait son regard tendre posé sur elle. Dès que leurs regards se furent croisés, la magie de l'instant fut brisé : se rendant compte de ce qu'ils faisaient, ils détournèrent chacun leurs regards vers un autre point de la pièce, les joues en feu. Un long silence s'installa alors entre eux, aucun des deux n'arrivant à trouver quelque chose à dire pour faire disparaître la gêne née entre eux.

Vingt minutes passèrent environ, sans que personne n'est dit quelque chose dans le laboratoire. Toutefois, un faible marmonnement retentit alors, arrivant jusqu'aux oreilles des deux Einsteins. Ceux-ci, s'étant mis dos à dos, avec Odd au milieu d'eux, se retournèrent et s'aperçurent alors que c'était l'artiste de la bande qui revenait parmi eux.
A & J : Odd!
O (se massant un peu les tempes, ayant un peu la migraine) : Oulala, toujours ces maux de tête... (se rendant compte qu'il était assis à terre et que ces amis le regardaient avec un air soulagé) Qu'est-ce que je fais là? Et pourquoi est-ce que vous me regardez comme ça?
J : Tu ne te souviens de rien?! Aelita te ramenait à ton sac de couchage, mais tu t'es évanoui avant d'y arriver...
A : Ça faisait bientôt une petite demi heure que tu étais dans les vapes.
O (complétement interloqué) : Quoi?! (fermant les yeux pour le remémorer les derniers événements) Tout ce donc je me souviens, c'est d'avoir eu la vue qui s'est flouée et que tu m'aies aidé à tenir debout Aelita. Après, c'est le brouillard complet...
A : C'était juste après que tu es tombé dans les pommes, on a juste fait quelques pas et après, j'ai manqué de m'écrouler car tu es parti dans d'un coup!
O : Et bien, de mieux en mieux. Je fais vraiment tout de travers ces derniers temps!


Jérémie aida alors son ami à se remettre debout.
J : En tout cas Odd, ne nous refais jamais ce coup! Sinon nos nerfs ne tiendront pas une fois de plus!
O : Sur ce plan là Einstein, je ne peux rien te promettre, vu que l'on va encore plus se retrouver en diète les prochains jours, surtout moi!
A : Abandonne toute suite ton idée de jeûne. Tu vas sortir de l'usine et nous chercher des provisions!
O (exaspéré) : Aelita, ne recommences pas! Je resterais avec vous, quoi que tu dises!
A : Tu m'agaces à la fin! Ce n'est pas avec le peu d'eau sucré que tu as maintenant dans le ventre que cela va te combler la faim jusqu'à ce qu'on est fini! Surtout qu'on est encore très loin du compte de la quantité de mémoire à récupérer!
O : De l'eau sucré? (passant son doigt sur ses lèvres) C'est donc pour ça que j'ai un goût sucré dans la bouche...
A : Oui, j'ai dissolu un carré de sucre dans ton eau et on a réussi à te le faire avaler alors que tu étais encore dans les vapes. Mais cela ne va faire effet que quelques heures.


Jérémie se rassit au pupitre du supercalculateur, car ils y étaient retournés tout en discutant.
J : Et tout redeviendra comme il y a à peine une heure : maux de ventre, vision troublée. Il faut vraiment que tu ailles te chercher quelques choses à manger, si tu ne veux pas puiser dans nos réserves à nous.
O : Tu ne vas pas t'y mettre aussi! Et puis, je suis sûr que je pourrais tenir qu'avec un peu de sucre dans le ventre... Attends, du sucre... D'où vient ce sucre Aelita, puisque moi j'avais déjà manger tout les miens?
A (ayant un regard entendu avec Jérémie) : On a fait ça pour ton bien Odd, tu étais en état d'hypoglycémie!
O (s'apercevant de l'échange entre les deux surdoués) : AELITA!!! Si j'avais dit que je voulais pas de vos réserves, ce n'est pas pour m'en donner quand je ne me rends pas compte!
A : Mais c'est l'un des miens, et j'ai encore le droit de prendre mes propres décisions, non? Tu aurais préféré rester dans un tel état peut-être?


Pendant que le jeune ventre à pattes et la jeune DJ continuaient de se disputer, Jérémie en avait profiter pour se réinstaller sur son fauteuil et avait rétabli la communication avec Yumi et Ulrich.
J : Je suis de retour. Où est-ce que vous en êtes tous les deux?
U (s'arrêtant sur place ayant entendu à la voix du jeune génie) : Jérémie, c'est toi?
Y (arrivant à la hauteur à la hauteur) : Et bien tu vois, je te l'avais dit que je pouvais te rattraper!^^
U (la voix encore un peu essoufflée) : D'accord, penses ce que tu veux... (lui faisant signe de lire sur son interface, laquelle étant dorénavant ''accrochée'' à la japonaise) Mais Jérémie vient de nous parler. Il est de nouveau devant le pupitre.
Y (retrouvant alors son sérieux et s'adressant au génie) : Désolé, je n'avais pas vu ta phrase Einstein. Et pour te répondre, on aperçoit déjà la prochaine tour en visuel. On doit être à environ deux cents mètres d'elle, pas plus.
J : Et bien, vous avez fait vite! Mais au fait, pourquoi vous êtes tous les deux essoufflés? Vous avez couru ou quoi?!
U (un peu gêné d'avouer la vérité à son ami) : J'ai quelque peu provoqué Yumi et l'ai mise en colère, donc j'ai fini par me faire courser.
J (imaginant bien la embarras que ressentait alors ses deux amis virtualisés devant leurs enfantillages) : Comme le chat après la souris, je vois que vous au moins, vous vous êtes un peu amusés sur Lyoko!^^
Y (aurait été toute rouge si elle s'était trouvé sur Terre) : Pardon Jérémie, mais tu sais très bien comme Ulrich a le chic pour me provoquer...
J : Je le sais très bien Yumi.^^ Moi, tout ce que je vois, c'est que cela fait déjà une petite demi-heure que vous courrez, si vous vous êtes embrouillés l'un l'autre juste après qu’Odd soit tombé dans les pommes.
U (ayant perdu un peu la notion de temps depuis qu'il se trouvait sur Lyoko) : Quoi?! Déjà?!
Y : Tu m'étonnes que je suis pliée en deux pour récupérer! Après l'effort que l'on vient de faire!
J : Moi, ce que je remarque surtout, c'est que votre jauge de points de vie en a pris encore un coup. Vous avez encore perdu une dizaine de points de vie depuis la dernière fois que j'ai regardé! A croire que le moindre effort que vous faites vous épuise votre énergie corporel virtuelle... Il faut vraiment que je finisse les analyses que j'ai commencé tout à l'heure, pour savoir quels sont véritablement les changements qu'il y a eu sur Lyoko...


Ulrich, devinant que les derniers phrases de jeune surdoué étaient les divagations de l'esprit de son ami blond, profita de l'occasion pour changer de sujet.
U : Au fait Einstein, comment est-ce que va Odd? Tu n'avais pas dit que l'on devait se débrouiller tous seuls pendant que vous vous occuperiez d'Odd qui s'est évanoui?
J : Si, mais il s'est réveillé il y a à peine cinq minutes. Aelita lui avait préparé une solution sucré, il manquait juste de glucides.
U (poussant un soupir de soulagement) : Ça fait du bien de savoir qu'il est de nouveau parmi nous... Il nous a fait une belle peur bleue tout à l'heure!
Y : Tu vois, j'avais raison. Il est robuste ton colocataire. Tu ne vas pas te débarrasser de lui comme ça!^^
U : Bon, je le reconnais, tu y croyais bien plus que moi... Et Jérémie, pour ce qui est du projet d'Aelita, j'ai changer d'avis. Est-ce qu'il serait possible que je parle à Odd pour le convaincre d'y aller?
J (laissant un coup d’œil vers ses deux amis avec lui au laboratoire) : Il faudrait d'abord que je réussisse à m'interposer entre notre Princesse et lui...
Y (le ton de voix intrigué) : Pourquoi est-ce que tu dis ça?
J : Odd s'est énervé lorsqu'il a appris que le carré de sucre qu'Aelita avait dissolu dans l'eau était l'un des siens, à elle. Et comme elle est devenue aussi entêtée que lui au fil du temps en le côtoyant, alors je vous laisse juste imaginer la scène qui se déroule juste à côté de moi!^^
U : Une belle dispute!^^
J : Et Aelita essaye en même temps de le convaincre de partir chercher de la nourriture, mais Odd est vraiment borné et ne veut rien savoir. Alors ils continuent de débattre à qui aura le meilleur argument...
Y : Sauf que cela s'éterniser les connaissant!^^ Pas le choix Einstein, tu vas devoir utilisé de ta voix pour les ''séparer''.
J : Yumi, ce n'est pas que ton idée est mauvaise, mais je ne suis pas à l'aise pour faire le gendarme dans un conflit. La dernière fois qu'il y a eu un accrochage entre Odd et Aelita, c'était presque rien et après juste de la comédie (cf : Réplika), mais là la tension commence vraiment à montrer.
U : Dis-toi que tu leur fais simplement la morale... Avant, quand on combattait encore contre Xana, tu arrivais très bien à le faire, alors pourquoi pas encore maintenant.^^
J (comprenant la petite pique ironique du samouraï) : Très drôle Ulrich. Mais je crois que je vais quand même appliquer ta méthode, vu que je n'ai pas beaucoup le choix...
Y : Bon, bah bonne chance alors, car si tu nous a vraiment raconté la situation telle qu'elle est, tu vas avoir du fil à retordre...
J : Merci, j'en aurais bien besoin!


Le jeune prodige à lunettes fit tourner alors son siège pour faire face aux deux membres restants de la bande.
J : Bon, tous les deux, est-ce que vous pourriez cesser de vous chamailler?!
A & O (s'en prenant alors à Jérémie alors qu'il n'avait rien fait) : QUOI ENCORE?!
J (repositionnant correctement son micro à son oreille gauche): La prochaine fois Ulrich et Yumi, je préfèrerais me taire... Je viens de m'en prendre plein la figure alors que j'essaye de les calmer...
U : Ça, j'ai entendu! Si un jour tu dois encore crier sur quelqu'un au labo, s'il-te-plait, coupes au moins avant la communication! Tu viens juste juste de me hurler dans les oreilles là...^^
J : Oups, désolé, j'avais complétement oublié...


La fille du défunt Franz Hopper et son faux cousin réalisèrent alors qu'ils s'en étaient pris à Jérémie sans raison.
O : Pardon Einstein, j'étais tellement dans mon idée que je ne me suis pas rendu compte que c'est à toi que je m'adressai, et non à Aelita.
A : Moi aussi je m'excuse Jérémie, mais quand j'ai une idée en tête, bah... je ne la lâche pas!
J : Cela ne fait rien, je vous pardonne. Par contre Odd, Ulrich aimerait te parler.
O : D'accord. (s'approchant du pupitre pour que sa voix soit bien entendu (ou lu) par ses amis virtualisés sur Lyoko) Oui Ulrich, tu voulais me dire quoi?
U : Déjà, que ça fait plaisir de t'entendre, j'aurais vraiment du croire que tu ne jouais pas la comédie tout à l'heure...
O : Pas grave, avec moi, on me dit souvent que l'on ne sait jamais sur quel pied dansé!^^
U : Oui, peut-être bien... Mais pour ce qui est de la proposition d'Aelita : j'ai changé d'avis. Vas-y, va chercher tout ce que vous vous avez besoin sur Terre.


Odd recommença à faire la moue au premier sous-sol de l'usine.
O : Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi!
Y : On sait qu'Aelita a déjà essayé de te convaincre, et en vain à ce qu'on a compris. Néanmoins Odd, c'est de ta santé que l'on parle, et on n'a pas très envie que tu sois une fois de plus évanoui parce que tu n'as rien dans le ventre.
O : Mais je tiendrai le coup, je vous assure. Pas besoin qu'on prenne juste des risques insensés pour ça!
J : T'as beau faire une promesse Odd ; là, ta volonté ne te servira à rien, c'est ton corps qui réclame ce qu'il a besoin, et ça, tu ne peux rien contre.
A : De toute manière, tu ne fais pas le poids! On veut tous que tu partes, que tu sortes au moins un peu... Sur ce coup là, tu es tout seul contre nous quatre...
O (se révélant avoir une bonne mémoire) : Sauf que vous aviez dit que si l'un d'entre nous devait quitter le laboratoire pour une quelconque raison, on devrait voter à l'unanimité pour avoir l'accord de tout le monde. Et moi je suis contre, donc la discussion est close : je reste avec vous!
Y : Sauf que l'on ne pensait pas que les événements allaient se dérouler ainsi! S'il-te-plait, sors de l'usine pour rapporter tout ce dont vous avez besoin sur Terre...
J : Et puis, on peut très bien changer la décision que l'on avait prise Odd...
U : Mais pourquoi est-ce que tu tiens tant à ne pas y aller ? Tu as la possibilité d'aller chercher à manger, mais tu n'y vas pas... Connaissant très bien ta nature gloutonne, tu m'inquiètes là...
O (faisant une sorte d'aveu) : J'ai seulement peur de faire une gaffe qui nous enfoncerait encore plus dans les problèmes. Par exemple que l'on me voit et que je sois dans l'incapacité de revenir après. Je ne serais donc pas là par la suite ; s'il arrivait alors quelque chose, je m'en voudrais de ne pas avoir été présent...


Après ces quelques phrases de la part du blond, un silence s'installa dans le laboratoire, comme dans le monde virtuel. Les mots du jeune homme avaient touché le cœur de ses amis, montrant parfaitement la force de l'amitié qui les liait. Odd aurait bien voulu accepter le projet d'Aelita, mais il n'avait tout simplement pas envie que, comme d'habitude, ses bêtises involontaires enveniment encore plus la situation et l'éloigne des autres. Il avait conscience que ce qu'on lui demandait comportait bon nombre de risques, ceux-ci pouvant avoir des répercussions sur toute la bande si le plan échouait. Les quatre autres de la bande présents sur Terre et sur Lyoko étaient ses meilleurs amis, et il ne voulait pas leur attirer des ennuis ; ou pire encore, faire échouer la guérison de Yumi, juste parce qu'il avait gaffé.

Les trois autres lyokoguerriers et Einstein réalisèrent que ce n'était pas pour lui qu'il ne voulait pas les quitter (malgré que c'était ce qu'il prétendait), mais que c'était à cause d'eux. Odd les prenait bien plus en compte dans sa réflexion que lui-même.
Y : Ne t'en fais pas pour nous, il ne nous arrivera rien. On te le promet...
A : Ce que dit Yumi est juste. Tu penses pour une fois trop à nous, mais pas assez à toi...
J : Et puis Odd, malgré toutes les situations parfois cocasses que tu as provoqué sans le faire exprès par le passé ; rien ne te dit que ce sera pareil cette fois. Tu connais les conséquences si tu étais vu en dehors de l'usine, alors je pense que c'est une bonne motivation pour que tu fasses attention et pour qu'il n'arrive rien...
O (commençant à être persuadé par les autres) : Vous êtes sûrs?
U : Oui Odd, on est sûr! Il faut que tu y ailles, sinon tu auras encore droit à des remontrances de la part d'Einstein quand ton ventre se remettra à gargouiller!^^
O : Un point pour toi Ulrich, mais pourquoi est-ce que c'est obligatoirement moi qui doit y aller? Avec ma chance, je suis sûr certain que je serais découvert en moins de cinq minutes!
Y : Cinq minutes, tu n'exagères pas un tout petit peu quand même?
J : Et puis de toute façon Odd, Aelita et moi, ce n'est pas que l'on ne peut pas y aller ; mais nous, on doit encore et toujours travailler pour le bon fonctionnement du programme ''Guérison''. Alors il ne reste que toi de disponible.


Le clown de la bande comprit alors qu'il n'avait pas vraiment le choix. Si quelque devait partir en expédition pour les ravitailler, les deux surdoués et lui, c'était lui ou personne d'autre. Il devait rendre les armes. Ses amis avaient réussi à le convaincre.
O (lâchant un soupir) : Bon, c'est d'accord. Je vais aller chercher ce dont on a besoin.

Ses quatre amis lâchèrent, quand à eux, juste après, un long soupir de contentement.
A : Merci Odd, on savait que tu allais prendre la bonne direction!
O : Mais de rien... Cependant, vous êtes tous bien d'accord pour que j'y aille?
A, J, Y & U (en chœur) : Oui!!!
O : C'est bon! Ce n'était quand même pas la peine de me crier dessus...


Jérémie afficha alors une mine soucieuse. Aelita l'aperçut et elle questionna alors celui qui était parvenu à faire chavirer son cœur.
A : Qu'est-ce qu'il y a Jérémie?
J (revenant alors un peu dans la réalité) : Non rien, je réfléchissais juste à quelque chose. Vu l'heure, je ne pense pas qu'Odd rencontre grand monde dehors...
Y : Pourquoi, il est quelle heure sur terre? Parce que nous sur Lyoko, on a plus vraiment la notion du temps...
A : Il n'est pas loin d'être minuit.
U : Quoi?! Ça va faire presque déjà vingt quatre heures que l'on a été virtualisé? Je ne pensais pas déjà autant...
Y : Moi je m'y suis un peu habituée. La fois où je me suis retrouvé bloquée dans mon Navskid dans le Réseau mondial (cf : Torpilles virtuelles), je m'étais fait à l'idée que l'on pouvait rester très longtemps dans le monde virtuel sans revenir sur Terre. Et je ne parle même pas de la fois où je m'étais fait attaquer par la Méduse et que j'avais cru rester bloquée sur Lyoko... (cf : Chainon manquant)
J : Oui bah, ne nous rappelles pas ces mauvais souvenirs, nous nous sommes faits un sang d'encre ces fois-là...
U : N'empêches de ça me fait bizarre de savoir que l'on a loupé une journée entière sur Terre... C'est la première fois que moi je me retrouve aussi longtemps d'affilé sur Lyoko...
J : Et espérons que ce sera la première, mais aussi la dernière fois que ça t'arrivera. Pour ce qui est de votre ''séjour'' Ulrich et Yumi, ne comptez pas rentrer de sitôt, mais il vous reste encore beaucoup d'énergie à récupérer si vous voulez pouvoir mettre un jour en route correctement le programme ''Guérison''...
A : Jérémie a raison. Vous êtes encore loin du compte et vous ne pourrez être rematérialiser que lorsque le programme aura réussi, donc cela signifie que vous allez être bloqué sur Lyoko pendant encore un certain temps...


L'ainée du groupe, profitant alors du contexte des dire de sa ''petite sœur adoptive'', s'adressa alors à Odd.
Y : D'où la nécessité que tu te ravitailles, les Einsteins et toi Odd, si tu veux continuer à être parmi nous, en bonne santé, jusqu'à la fin.
O : C'est vrai que si l'on prend les choses du côté de la logique, c'est votre avis qui fait pencher tout de suite la balance.
A : Qu'est-ce qui te chagrine Jérémie? Y'a quelque chose dans mon plan qui ne va pas?
J (lui offrant un sourire réconfortant, voyant l'inquiétude dans le regard d'Aelita) : Non, mais je m'interrogeais juste sur un point... Où est-ce qu'Odd va pouvoir aller, je veux dire, pour chercher ce que l'on a besoin. Aucun magasin n'est ouvert, et trainer en ville serait trop de risques qu'il se fasse remarquer...
Y : C'est vrai qu'un collégien se baladant dans les rues de la région parisienne au beau milieu de la nuit pendant la période scolaire aurait tout de suite fait de se faire répéter. Odd risquerait de se faire aborder par les forces de l'ordre qui lui demanderait qu'est-ce qu'il fait là.
U : Et surtout à une heure pareille! Même en faisant tout pour ne pas te faire remarquer Odd ; là, ce serait vraiment inconscient de notre part de t'envoyer en ville...
O : Je le sais bien Ulrich. Et qui dit me faire répéter par la police, dit aussitôt avoir des problèmes!
J : Surtout qu'à l'heure qu'il est, les autorités ont sûrement du envoyer des hommes à notre recherche, vu que l'on a disparu depuis plus d'une journée...
A : Mais Odd pourrait aller où alors?


Cette question replongea une fois de plus la bande dans un silence, mais cette fois-ci de réflexion, chacun tentait de trouver une solution à leur problème. Soudain, Ulrich brisa le silence pour intervenir, néanmoins un peu hésitant.
U : J'ai peut-être une idée.... Ça peut paraître complétement simple, mais pourquoi pas à Kadic?! Après tout, il y a là-bas tout ce que vous avez besoin.
A (réfléchissant) : A l'école? (concertant Jérémie du regard pour voir son avis) C'est vrai que l'on aurait accès à tout sans prendre trop de risques?
J : Et puis Odd, tu ne risquerais pas de croiser les forces de l'ordre sur ton chemin... Il y aura juste Jim que tu ne devrais pas croiser...
O : Et vu que je connais sur le bout des doigts toutes ses habitudes, il n'y aura problème... Pour ce qui est de la nourriture, j'irai faire un tour au réfectoire.
Y : Mais comment tu vas faire? Je doute que la cantine soit laissée ouverte pendant la nuit...
O : Qui t'as dit qu'elle resterait fermée? Ton petit frère n'est pas le seul à pouvoir crocheter des serrures...^^
Y (levant les yeux au ciel, ce qui amusa Ulrich) : J'aurai dû me douter depuis longtemps que tu étais au même niveau de bêtises que Hiroki...
O : Oui, mais attendant cela va être utile pour moi et les Einsteins!
U : Fais quand même gaffe à Jim, tu sais qu'il peut être parfois imprévisible...
O : Je le sais très bien Ulrich, t'inquiètes pas pour moi. Ton colocataire sera de retour de plus vite possible...
U : Et sans être suivi si possible...^^
O : Eh!!!


Jérémie, qui avait continué à suivre la discussion entre ses deux meilleurs amis, les interrompit, comprenant que s'il ne le faisait pas, Odd ne partirait pas avant longtemps.
J : Bon, vous pourrez parler plus tard tous les deux... Mais en attendant, vous avez chacun des choses à faire. Ulrich, tu accompagnes Yumi jusqu'à la tour. Quand à toi Odd, vas voir Aelita. Elle est en train de te préparer ton paquetage.
U & O : Chef, oui chef!
J : Bon, au lieu de faire les malins, allez plutôt faire ce que je vous ai dit!

Les deux jeunes hommes rejoignirent alors chacun leur amie attitré pour ce qu'il devait faire : Odd avec Aelita, et Ulrich avec Yumi. Jérémie, lui, supervisait les choses des deux côtés.

Odd avait rejoint la jeune DJ à côté d'où ils avaient entassé leurs affaires. Celle-ci était accroupie au sol et semblait rassembler certaines choses dans un coin.
O (s'asseyant près d'elle) : Bon Aelita, je suis là. Sauf que je n'ai pas compris quelque chose que Jérémie vint de me dire ; pourquoi est-ce que tu me prépares un sac?
A (lui montrant ce qu'elle avait regroupé) : Tu vas peut-être voir la chose avec pessimisme... Il faut absolument que tu ais certaines affaires sur toi, surtout tu te fais prendre par quelqu'un.
O : Oui, là c'est sûr, tu ne me remontes pas le moral!
A : Je le sais bien. Mais on n'a pas vraiment le choix. Toutefois, j'ai fait tout pour que tu ais le mois de poids à porter, dans le cas où tu devrais vite t'éclipser. Tout d'abord, tu vas devoir reprendre son sac de cours.
O : Pourquoi?!
A : Parce que si on te découvre, on ne te demandera pas où il est. Tu feras, comme si tu revenais normalement...
O (disant d'un air tout à fait banal) : Après avoir juste disparu pendant plus de vingt quatre heures.
A (fronçant les sourcils) : S'il-te-plait, sois sérieux! (mettant en même temps qu'elle les nommait les affaires dans le sac d'Odd) : Après, je te mets aussi ta lampe torche et nos bouteilles d'eau vides que tu vas devoir remplir. Pour ce que tu dois nous ramener, c'est trop dangereux de t'écrire une liste, donc je vais te dire tout ce que tu auras d'autre à rapporter. Tu vois autre chose utile à prendre?
O (fouillant rapidement dans le bagage qu'Aelita lui avait préparé la veille avant qu'il ne partent pour l'usine) Oui, ça. Si tu oublies mon couteau suisse et une petite tige en métal, je ne pourrais pas forcer la serrure du self!^^
A : Désolé de ne pas savoir avec quoi on ouvre une porte par effraction...
O : Je devrais un jour t'apprendre...
A (outrée) : N'y penses même pas!
O (amusé) : Bon, au moins je te l'aurais proposé!
A : Écoutes-moi maintenant! Je vais te dire ce que tu as à nous ramener...


Et la jeune fille aux cheveux roses commença à lui énumérer tout ce qu'il leur était vital et nécessaire. Le clown de la bande écoutait attentivement. Il savait qu'il n'aurait pas de pense-bête pour lui rafraîchir la mémoire plus tard. Et retourner une deuxième fois en dehors de l'usine (s'il oubliait quelque chose) représenterait une seconde prise de risques. A la fin de sa liste, Aelita vérifia qu'il avait tout compris.
O : C'est bon, ça ira. Donc il faut que je passe d'abord à Kadic, puis à l'Ermitage.
A : Oui, retournez à l'internat, ce serait comme aller à un poste de police. Alors tu vas devoir trouver certaines choses dans mon ancienne maison.
O : Pas de soucis. (mettant son sac dans son dos) Bon, je crois que je suis fin prêt...(s'approchant de la porte du monte-charge) C'est bon Einstein, je peux y aller.
J (après avoir déverrouiller l'élévateur) : OK, tu peux maintenant utilisé le monte-charge. (s'approchant des ses deux amis) Yumi et Ulrich m'ont dit de te souhaiter bonne chance de leur part.
O : Je vais faire de mon mieux, mais je ne vous promets rien...
J : Prends juste les meilleures précautions possibles. (lui tendant alors quelque chose qu'il avait été récupéré dans une boite) Tiens...
O : Mon portable et ma carte à puce? Mais je croyais que l'on ne devait pas nous en servir?
J : Ne t'en sers pas si c'est pour nous contacter. Mais si... si jamais tu n'as pas la possibilité de revenir, tu devras l'avoir en ta possession et avec ta carte SIM. Car si l'on voit qu'elle n'est pas dans ton portable, on saura qu'on les a enlevé pour ne pas être retrouvé, et on te posera des questions.
O (d'une toute petite voix) : D'accord.
J (lui posant sa main réconfortante sur son épaule) : Ne t'en fais pas. On veille sur Ulrich et Yumi, que tu reviennes ou que tu te retrouves bloqué à Kadic.
A : Odd, on va te donner un délai de deux heures. Si jamais dans ce délai tu ne reviens pas, on comprendra que tu as été ''attrapé''. On va de nouveau bloqué l'ascenseur après que tu l'ais pris. Si tu reviens, tu enclencheras le bouton d'appel dans la salle cathédrale, on vérifia que c'est toi et on t'enverras le monte-charge.
O (se plaçant dans l'ascenseur et se retournant vers ses deux amis) : Entendu. (appuyant sur le bouton pour monter) Et j'espère à tout à l'heure...
A & J (alors que la lourde porte électrifiée se refermait sur le ventre à pattes) : Nous aussi Odd...

Et la porte complexe et dorée du premier sous-sol se referma sur Odd.

Après quelques secondes à regarder l'accès au monte-charge alors clôt, Jérémie se tourna à observer la jeune fille qu'il avait réussi à arracher à Xana. Celle-ci était immobile et fixait toujours la porte de l'ascenseur. Elle avait un triste sourire aux lèvres et le regard perdu dans ses pensées.
J (lui prenant doucement la main après quelques secondes d'hésitation) : Ne t'en fais Aelita. Il va revenir, j'en suis sûr! Il ne voudra jamais se retrouver inutile loin de nous, à ignorer tout ce qui se passe ici.
A : Mais s'il se fait prendre, ce serait en partie ma faute. Car c'est moi qui aurait proposé qu'il quitte l'usine...
J (le mettant face à lui) : Non, ne crois pas ça. Et puis, ne penses pas à ce qui pourrait se passer, cela pourrait se réaliser. Avant tout, on doit continuer d'aider Yumi et Ulrich ; pour eux, on peut faire quelque chose.
A : Tu as raison. (voyant Jérémie bailler) Sauf que ce n'est pas nous, mais seulement moi qui vais le faire. Toi, tu as besoin de te reposer, tu n'as pas beaucoup lâché les écrans depuis hier et tu tombes de fatigue.
J : Mais non, je peux continuer encore un peu...
A (posant mes mains sur ses hanches, se voulant un peu en colère) : Tu as faire un petite somme, ou je serais capable de t’assommer pour que tu te reposes un peu.
J : Heu Aelita, tu ne crois pas que tu exagères un peu. (voyant alors l'air déterminé de la jeune fille) Bon, d'accord, je vais dormir... Mais une ou deux heures, pas plus, juste de quoi être d'attaque pour la suite...
A : Je vais me contenter de ça.
J : Pour ce qui est de Lyoko, Yumi vient d'enclencher il y a quelque minutes l'avant dernière tour des Montagnes. Quand ils auront fini, tu auras juste à les conduire à la tour de passage de ce territoire, c'est la dernière. Après, j'aimerai juste que tu me réveilles si Odd revient ou si le supercalculateur donne les résultats de analyses que j'ai lancé...
A : Oui, j'ai compris Jérémie. Mais je vais me débrouiller pour faire tout ce que toi tu fais, comme avant, lorsque l'on combattait encore Xana... Je n'ai pas perdu la main tu sais!^^
J : Désolé, mais comment on n'a pas d'emprise sur la situation, que ce soit sur la récupération de la mémoire, sur la surdité de Yumi, ou sur Odd qui vient de partir hors de l'usine, je suis encore plus à cran...
A : J'avais remarqué!^^ Mais dors maintenant...
J : Oui... Mais juste, une chose...
A (comme ayant lu dans l'esprit de son cher et tendre) : Et oui, je vais aussi tout de suite bloqué le monte-charge à notre niveau...
J (affichant un sourire) : Oui, merci.


Le jeune génie se glissa dans son sac de couchage et s'endormit après quelques secondes. Aelita, qui s'était installée le fauteuil du pupitre pendant ce temps, vit cela et lui lança dans un murmure un Fais de beaux rêves..., avant de se remettre au travail sur les écrans du supercalculateur...

Durant ce laps de temps, Odd était arrivé dans la salle cathédrale de l'usine. Il avait repositionné son sac sur ses épaules et était partit vers l'accès qui donnerait sur le pont qui reliait l'îlot du bâtiment désinfecté à la berge de la Seine. Le premier réflexe que le blond eut en arrivant au niveau du pont fut de se frotter les bras. Jusqu'alors ''au chaud'' dans le laboratoire, la brise assez fraiche de la nuit le glaça en un instant. Il se maudit de ne pas avoir mis une autre épaisseur au dessus de son tee-shirt, mais se dit que les deux Einsteins seraient probablement hors d'eux s'il retournait au laboratoire juste pour chercher un autre vêtement plus chaud.

Il prit donc sur lui-même et traversa le pont en soufflant dans ses mains pour se réchauffer. Arrivé près de la plaque qui donnait accès aux égouts, il s'arrêta. Comme lui avait rappelé Aelita, mieux valait qu'il se déplace dans les souterrains, pour ne pas être vu le plus longtemps. Il déplaça la bouche d'égout et descendit l'échelle. Quand il fut à un mètre du sol, il sauta jusqu'à celui-ci, se réceptionna avec souplesse, puis partit à pied.

Comme lui avait suggéré sa fausse cousine, il était préférable qu'il aille d'abord au plus loin. Ainsi, s'il y avait un problème à Kadic, il pourrait prendre la poudre d’escampette le plus rapidement possible, sans avoir le poids d'affaires qu'il aurait déjà récupérées à l'Ermitage. Odd prit donc le chemin vers l'établissement scolaire quand il arriva à l'embranchement menant à chacune de ses deux destinations. Il continua jusqu'à arriver sous la trappe qui donnait l'accès à la forêt, puis monta l'échelle, et ouvrit la trappe qui le ramènerait à la surface. Enfin, debout dans le parc, il souffla une fois, il avait déjà fait une bonne partie du trajet, sans avoir de soucis.
O : Bon, c'est maintenant que ça se corse...


Ce sera tout pour aujourd'hui.
Je ne sais pas encore quand je vais poste, mais le bac étant dans deux mois, mes posts vont peut-être s faire encore plus rares, cela dépendra de leur longtemps. Le chapitre 56 vous laissant sûrement sur la fin, je me dois de vous indiquer qu'il est relié aux trois chapitres qui vont suivre, alors je vous conseillerai de relire le chapitre d'aujourd'hui (on sinon je vous fait un résumé si vous voulez, il n'y qu'à demander) si la suite arrive dans longtemps et que vous avez oubliez certaines choses.
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 21 Avr 2013, 19:04

Salut, je suis juste de passage entre mes révisions pour vous poster le chapitre suivant.
Je sais qu'il va vous paraître bien court par rapport aux deux précédents, mais je n'ai pas avancé dans les chapitres qui suivent pour vous poster tout à la fois. J'espère tout de même que cela vous contentera.

Chapitre 57: Vision dans la nuit?
Kadic, au milieu de la nuit, dans une chambre du second étage de l'internat.

Héléna était la seule réveillée parmi les filles internes, et même des internes en général. La seule personne qui pouvait alors être encore éveillée à cette heure-là était le surveillant général. Cependant la jeune rousse ne savait pas si Jim était en train de faire ses rondes ou de dormir.
La dernière arrivée de la bande n'avait pas réussi à fermer l’œil depuis qu'elle avait fini de recopier tous les cours de la japonaise. Elle était la plupart du temps restée assise ou allongée sur son lit, à regarder le plafond et à en remarquer chaque détail ou défaut. Elle n'avait rien d'autre à faire, ou ne voulait rien faire d'autre. Elle ne savait pas si elle n'arrivait pas à dormir parce qu'elle n'en avait pas envie, ou parce qu'elle avait trop peur de cauchemarder. Elle était complètement perdue et déboussolée.

C'était la deuxième nuit qu'elle ne se savait pas en compagnie du reste de la bande, et c'était aussi la seconde nuit qu'elle ne ''dormait'' pas dans la même chambre qu'Aelita. Bien sûr, Héléna n'était plus seule ce mardi soir là, puisqu'elle se trouvait avec Milly et Tamia, contrairement à la veille ; mais ce n'était pas pareil. Elle aurait préféré être en compagnie avec sa colocataire habituelle.

Héléna jeta encore un coup d’œil en direction des deux cinquièmes. Celles-ci dormaient toujours à poings fermées. La jeune rousse les enviait un peu, elle aussi aurait bien aimé pouvoir se reposer un peu et trouver le sommeil facilement, au lieu de continuer à angoisser durant toute la nuit.

Héléna finit par se lever délicatement de son lit, pour ne pas faire grincer les lattes de celui-ci. Plus tôt, elle avait remarquer quelque chose. Elle s'était aperçue que par la fenêtre de la chambre, elle pouvait observer plus largement le ciel étoilé (que dans leur propre chambre à Aelita et à elle). Elle alla donc s'asseoir sur l'un des bureaux de ses jeunes camarades, elle entoura ses jambes de ses bras, se recroquevillant ainsi sur elle-même. Elle termina par poser sa tête sur la vitre glacé et contempler le peu de carré de ciel qu'elle pouvait percevoir. Le temps était un peu nuageux et cachait donc un peu la lune et les étoiles, mais elle se contenta du spectacle que la nuit lui donnait. Le seul regret qu'elle eut fut de ne pas être en compagnie d'Odd. A chaque fois qu'elle avait eu l'occasion de s'émerveiller devant un telle vision nocturne, Odd avait toujours été là, juste à côté d'elle. Héléna versa encore une larme à cette pensée.

Elle se l'avouait enfin, jamais elle ne pourrait faire partir l'ancien félin virtuel de son cœur. Il s'était approprié une place immense dans son cœur et elle n'arriverait jamais à l'oublier, lui et son amour qu'elle lui porte. Héléna reconnaissait enfin qu'enfouir ses sentiments ne servirait à rien. A chaque fois qu'elle s'entêtait à faire ça, elle se retrouvait toujours à en souffrir encore plus par la suite. Alors elle décida qu'à partir de maintenant elle ne rejetterait plus ses profonds sentiments, n'allant tout de même pas jusqu'à les montrer explicitement au concerné. Elle n'arriverait jamais à cesser de l'aimer. Sur l'instant, elle se dit que si Odd avait été à côté d'elle, elle aurait été même capable de tout avouer au jeune homme, tellement elle aurait été contente de le voir.

Mais pour le moment, elle savait que retrouver les autres n'était pas d'actualité. Si les enquêteurs ne les avaient pas trouvés au bout d'une journée, c'était qu'il leur étaient vraiment arrivés quelque chose, ou que ses amis ne voulaient pas être montrer où ils étaient. Et dans les deux cas, Héléna angoissait et n'avait pas de réponses aux questions qu'elle se posait. Le premier cas était le pire envisageable, mais c'était celui-ci expliquait le mieux pourquoi ses amis n'étaient pas revenus. Pour le deuxième, le jeune metteuse en scène ne voyait pas pourquoi le reste de la bande se cacherait, surtout dans l'état de Yumi. Elle avait confiance en eux, cela n'était pas à remettre en question, mais si vraiment ils avaient eu une solution, alors pourquoi ils n'avaient toujours pas donné de nouvelles, au moins à elle?

Cet soudain amas de questionnement dans l'esprit de la rousse l’assomma quelque peu. Elle cala un nouvelle fois sa tête contre la fenêtre et son regard partit de nouveau se perdre dans l'infinité du ciel de printemps.

Elle eut un instant qu'absence, puisqu'elle se retrouva à ouvrir les yeux un peu plus tard, sans se rendre compte du temps qui était passé. En regardant l'heure sur le réveil de Tamia, elle s'aperçut que ce laps de temps n'avait pas du dépassé les vingt minutes. Elle se dit alors qu'elle avait juste du s'assoupir car elle n'avait pas vu le temps s'écouler, mais aussi parce qu'elle n'avait pas eu le temps de rêver, ou plutôt de cauchemarder. Connaissant le fonctionnement du cycle du sommeil, Héléna savait qu'elle ne devait resté plus d'un certain laps de temps endormi, car sinon elle entrerait dans une phase de sommeil profond où son subconscient se mettrait à produire un songe assez déplaisant, elle en était presque sure.

Le regard de la troisième finit par se porter une fois de plus vers l'extérieur : non pas vers le sol, mais en contre-bas, où était la cour de récréation. De la chambre des deux journalistes, on pouvait apercevoir par la fenêtre la cour qui se trouvait entre le bâtiment administratif (au nord), les salles de classes (à l'ouest et au sud) et l'entrée du parc de Kadic (à l'est) ; et au milieu de tout cet espace émergeaient les deux préfabriqués du réfectoire. Quelques faibles rayons lunaires réussissaient à passer à travers les nuages présents dans le firmament étoilé, éclairant juste ce qu'il fallait Kadic pour qu'Héléna puisse à peu près voir ce qui se passait dans la cour qui s'étalait sous les yeux. Le jeune passionnée de littérature se frotta les yeux, signe que son assoupissement avait encore des effets...

Soudain, apparut à l'entrée du parc une silhouette mince et sombre qui venait du bois. D'après ce qu'elle distinguait, Héléna estima qu'elle ne devait pas faire plus de un mètre cinquante : donc ce ne devait pas être un adulte, mais plutôt une personne de son âge. La jeune rousse se demanda alors qu'est-ce un ou une adolescente faisait dehors à cette heure-là de la nuit. De plus, elle ne voyait pas qui cela pouvait être : à part Jim qui pouvait faire ses rondes, comme à son habitude, et des policiers. En effet, Héléna avait appris en écoutant cachée les trois inspecteurs, que des policiers allaient être posté à Kadic dans le cadre de l'enquête, de jour comme la nuit. Néanmoins, elle n'imaginait pas un policier de cette taille et avec une telle carrure.

Tout d'un coup, elle se souvint de ce qui avait attiré son regard sur cet individu : celui-ci tenait dans sa main une lampe allumée pour se guider dans la nuit. Mais c'était surtout une caractéristique précis de la torche qui l'avait marquée. La lumière avait en effet une couleur assez particulière : elle était tamisée lilas, comme s'il y avait un filtre violet devant l'ampoule.

Héléna se figea alors et son cœur manqua un battement. Elle observa une fois de plus la personne par la fenêtre dans le but de confirmer sa supposition.
H (''agrippant'' presque ses mains sur la vitre) : * Non, ça ne peut pas être ça... Il n'y a qu'une seule personne à ma connaissance qui a modifié sa lampe pour qu'elle éclaire violet : Odd...* (quelques instants s'écoulèrent avant que l'information ne soit assimilée par son cerveau, puis comprenant que c'était probablement son ancien correspondant qui se trouvait dans la cour) *Odd!!! C'est Odd!!! Mais où est-ce que sont les autres?!*

Héléna ne réfléchit pas plus longtemps. Il lui semblait que le jeune homme qui lui avait volé son cœur, et qui avait disparu depuis le lundi après-midi, était là et c'était tout ce qui lui importait. Elle sauta avec souplesse de son perchoir qu'était le bureau, puis traversa en seulement trois secondes la chambre. Tant pis pour les règles, elle allait encore une fois devoir contourner le règlement intérieur de l'internat, mais elle devait rejoindre silhouette de dehors. Elle ouvrit la porte d'un coup et se précipita dans le couloir. Elle courrait, elle courrait à ne pouvoir sentir ses jambes, mais elle ne voulait plus être seule et souhaitait avoir des explications. Elle se focalisa juste ce but.
Cependant, c'était peut-être ce qui la ''perdit''. Car elle n'avait pas vu que quelqu'un l'avait aperçu, la suivait et essayait de la rattraper.
? : Héléna?! Mais où est-ce que vous allez donc?! Arrêtez-vous!!!

Mais la jeune fille n'avait rien entendu et n'avait pas senti la présence de l'autre personne dans le couloir. Totalement dans sa bulle, rien d'autre n'avait d’intérêt, car elle était fixé sur son seul et unique objectif : son cher Marius... La course poursuite continua encore quelques instants, jusqu'à ce que le poursuivant attrape le poignet de notre jeune rousse, forçant alors Héléna à s'arrêter.
H (pleurant presque, ne regardant même pas qui est-ce qui le tenait) : Non, lâchez-moi! Je n'ai pas le temps! Je dois y aller! Laissez-moi, je dois y aller!
? : Mademoiselle Lisoin, mais où est-ce que vous voulez aller?! On est au beau milieu de la nuit... (remarquant alors le regard vide de la jeune fille, parlant plus pour lui même) Mince, elle est somnambule! Monsieur Delmas ne me l'avait pas dit...
H : S'il-vous plait, je dois les rejoindre! Je n'en peux plus d'être seule, je dois y aller!
? (quelque peu décontenancé, n'étant pas habitué à ce genre d'événement) : Bon, qu'est-ce que je fais? *Il est fortement déconseillé de réveiller une personne faisant une crise de somnambulisme, mais là, si je ne fais rien, elle risque de tirer tous les autres internes de leurs sommeils...* Bon, même si je prends des risques...


La personne resserra un peu son prise sur le poignet de la jeune collégienne et lui pinça le dos de la main. Héléna, sous le coup de la douleur, lâcha un petit cri et finit par regarder la personne qui l'empêchait de partir. Elle se rendit compte que c'était son professeur de sport (et aussi surveillant général) qui contrecarrait ses plans.

Elle se maudit alors de ne pas avoir regarder l'heure avant de partir comme une fusée de la chambre des deux journalistes, elle avait dû tomber sur l'heure où Jim faisait sa ronde à l'étage des filles. Et Jim l'avait vu et l'empêchait d'aller dehors rejoindre son décorateur attitré.
Jim : Héléna, c'est bon, vous êtes de nouveau parmi nous?
H (un peu perdu face à cette question) : Euh, oui... Pourquoi est-ce que vous me posez la question?!
Jim (voyant que la jeune fille n'était plus genre à prendre la poudre d'escampette) : Vous ne vous êtes rendue compte de rien? Et cela ne vous étonne pas de savoir que vous êtes au beau milieu de l'internat alors qu'il est un peu plus de minuit? Vous venez de faire de crise de somnambulisme et j'ai dû vous réveiller...


Héléna comprit alors que sa petite course pour aller rejoindre Odd dans la cour avait été prise pour du somnambulisme par le surveillant général. Mais loin de dire la vérité sur ce qui s'était vraiment passé, elle préféra ne rien dire au professeur. Si elle devait voir Odd, ce n'était pas en compagnie de Jim, qui aurait bien vite fait d'alerter les policiers en disant que l'un des disparus était de retour. Néanmoins, elle rectifia alors une certaine chose pour qu'il n'y ait pas de problèmes.
H : Non Monsieur, je ne suis pas somnambule, je le saurais sinon...
Jim : Et bien je doute de cela Mademoiselle Lisoin. Sinon, pourquoi est-ce que vous ne m'avez pas entendu?
H : Désolé, je devais être tellement dans ma bulle que je ne me suis pas rendue compte que vous étiez là...
Jim : Je ne sais pas vraiment ce qui vous a pris alors... Mais vous m'avez fait sacrément courir! Je n'ai jamais du sprinter aussi vite!
H : Excusez-moi, je ne sais pas ce qui c'est passé. J'étais dans ma chambre et puis, je suis partie comme ça, sans savoir vraiment pourquoi...
(Note de l'auteur : Mais oui, c'est ça...)
Jim : En tout Héléna, vous devriez faire exactement la même chose durant vos cours de sport, vous avez les capacités pour être bien meilleure que d'habitude! Et vous pourriez peut-être même participer à des compétitions sportives d'athlétisme.
H (un peu amusée) : Euh non, je ne pense pas...


Le surveillant général fit signe à Héléna de retourner dans la chambre de Milly et Tamia.
Jim : Il serait peut-être bon que vous retourniez vous coucher. Et pour ce qui vous ait arrivé, allez en parler demain avec Yolande, elle vous donnera sûrement une bonne explication...
H (s'arrêtant, forçant ainsi son professeur à s'arrêter) : Non, je ne veux pas y retourner... (voyant l'air interrogateur de Jim) Non, ce n'est pas ce que vous pensez, c'est juste que je n'arrive plus à dormir. Depuis que mes amis sont partis, je suis devenue insomniaque. Je n'arrive plus à fermer l’œil et je m'ennuie à tourner en rond dans la chambre...
Jim (s'apercevant bien des traits tirés de la jeune interne) : Depuis combien de temps vous êtes comme ça?
H : Depuis lundi soir. J'ai du à peine somnoler deux heures depuis. Je ne fais que me reposer, je ne dois jamais complétement endormie... Dites Monsieur, est-ce que je pourrais pas rester avec vous? Je sais que vous faites des rondes pendant la nuit, et moi cela m'occuperait car je ne sais plus vraiment quoi faire pour passer le temps...
Jim : Le règlement de l'internat m'interdit de permettre ce genre de choses. Donc je vais devoir vous dire non... Cependant, vous êtes sure qu'il n'y a pas une autre solution? Vous auriez pu aller demander conseil à quelqu'un...
H : Par exemple, prendre des somnifères pour réussir à m'endormir? Je ne pense pas que ce soit une bonne idée...
Jim (la poussant un peu pour la faire avancer dans la direction opposée à son but premier) : En attendant, la seule solution qui s'offre à vous est de retourner dans votre chambre provisoire. Allongez-vous et peut-être que le sommeil finira par venir...
H (regardant derrière elle, en direction de l'accès à l'escalier qui lui permettrait de rejoindre la cour) : Je ne pourrais même pas aller prendre un peu l'air dehors?
Jim : Si Monsieur Delmas venait à l'apprendre, il n'approuverait pas cette prise de liberté sur les règles, alors non. Je ne peux pas vous comprendre car je n'ai jamais été dans votre situation, mais je n'ai qu'un seul conseil à vous donner : laissez passer le temps, c'est la seule chose que vous pouvez faire...
H (se maudissant intérieurement de ne pas avoir atteint son but) : Bon, bah je vais suivre votre suggestion alors... (rentrant sans faire de bruits la porte de sa chambre provisoire)
Jim : Si vraiment vous n'arrivez pas à dormir, je laisserai passer le fait que vous ne respectiez pas le couvre-feu, je comprendrai..
H (refermant derrière elle la porte) : Merci Monsieur et bonne fin de nuit...


Dès que la porte fut fermée, Héléna se laissa glisser au sol. Décidément, il s'en était fallu de peu pour que Jim deviner sa véritable intention. Néanmoins, cela posait dorénavant problème : maintenant que son prof l'avait vu sortir de la chambre, il était sûr qu'il allait continuer ses rondes, mais tout en faisant beaucoup plus le pied de grue près d'où elle se trouvait. Ce qui faisait qu'elle ne pouvait plus sortir de la pièce où elle était, sans avoir une grande probabilité de se faire voir une fois de plus. Et le coup de ''je ne sais pas ce qui m'a pris'' n'allait pas marché une seconde fois.

Elle était donc cloitrée dans la chambre, au moins jusqu'à l'heure du réveil à l'internat. Elle ne pouvait donc plus rejoindre Odd.
H : *Heureusement que moi aussi j'ai quelque notions pour jouer la comédie, sinon Jim aurait eu vite fait de découvrir le pot-aux-roses! Toutefois, maintenait, je peux dire adieu à mon plan pour retrouver Odd dans la cour de récréation...*
Soudain, elle se souvint de quelque chose, Jim n'était pas le seul à faire des rondes, il y avait aussi des policiers qui devaient en faire une à la nuit.
H : *Mince! Et si Odd venait à tomber nez-à-nez avec eux?! Surtout qu'il ne doit pas être là pour revenir définitivement, sinon les autres seraient là avec lui...*

Héléna se précipita (sur la pointe des pieds bien sûr) jusqu'au bureau et remonta sur celui-ci pour observer le dehors. Grâce à la lumière violette de la torche, elle vit alors que la silhouette qui lui semblait être Odd était accolée à l'un des réfectoires. Cependant, les problèmes arrivèrent juste après. De nouveaux faisceaux de lumière, au nombre de deux (blancs cette fois-ci), apparurent dans le champ de vision de la jeune rousse. Héléna déduisit alors que c'était les policiers en patrouille dans Kadic qui devaient avoir découvert la présence de l'intrus dans l'établissement, puisque Jim devait être encore dans le bâtiment de l'internat.

La lampe torche éclairant mauve s'était alors éteinte. La jeune metteuse en scène expliqua cela par le fait que ''l'intrus'' ne voulait pas se faire repérer. Toutefois, la disparition de ce repère ne gêna pas plus que ça Héléna. La nuit était claire et elle pouvait apercevoir facilement les ombres des personnes se trouvaient dans la cour, contrairement à celles-ci qui avaient plus de mal à se voir entre elles. La silhouette adolescente se déplaçait en se collant sur le mur pour ne pas se faire voir des deux autres personnes.

Au fut et à mesure que celles-ci gagnaient du terrain, elle aussi avançait, en faisant le plus attention possible, pour par exemple toujours se retrouver dans une zone de pénombre où on ne pouvait pas l'apercevoir. Le ''jeu du chat du chat et de la souris'' continua jusqu'à l'orée du parc. Après, les trois silhouettes n'étaient plus visibles à cause de la feuillage des arbres. elles n'étaient donc plus dans le champ de vision de la jeune fille.
H (poussant un soupir) : J'espère qu'Odd ne va pas se faire prendre.... Malgré le fait que j'ai tout aussi envie de l'inverse se produise aussi pour savoir ce qui s'est passé depuis que lui et le reste de la bande sont partis... Je ne veux pas être seule ; mais là, j'ai l'impression que cela ne doit pas arriver comme ça. Et je ne sais même pas pourquoi j'ai cette impression...
Elle colla doucement sa main sur la vitre.
H : *En tout cas, j'ai confiance en toi Odd... *Si c'est bien toi dehors*, tu vas arriver à les semer, j'en suis sûr... Et je crois aussi en vous les amis, vous reviendrez le moment venu... Peut-être que ce n'est pas ce soir, mais je vous sais au moins en bonne santé vu qu'Odd était là...*

Elle souhaita une nouvelle fois bonne chance du plus profond de son cœur au jeune blond excentrique et resta à observer la cour pour voir qui allaient y réapparaitre. Et tout ça, en griffonnant toutes ses plus sincères pensées dans son petite carnet, qui était un peu devenu depuis la nuit précédente son nouveau confident. Elle fut soulagée de voir revenir seulement deux personnes, avec chacune une lampe au faisceau blanc. Elle se sentit alors libérée d'un poids qui la gênait depuis qu'elle avait aperçu la silhouette petite et mince dans la cour.

Comme elle savait qu'il n'y aurait désormais plus rien à observer au dehors, toute son attention se reporta sur son carnet et les idées qu'elle y avait écrites et qui allaient y être rédigées. Cependant, elle relut d'abord ce qu'elle y avait marqué un peu plus tôt, alors que son esprit naviguait entre la surveillance de l'orée du bois et son carnet. Son regard finit par se poser sur le haut d'une page où un petit texte avait été noté, entouré de quelques illustrations faites aussi par elle. Quand elle termina de se relire, elle se mit à sérieusement rougir et avoir un soudaine bouffée de chaleur.
H : *Décidément, il faut vraiment que j'arrête de me mettre à rêvasser... Et surtout, il faut que jamais personne ne tombe sur mon carnet! Sinon, j'aurai de sérieuses explications à donner... (jetant à nouveau un coup d’œil sur son carnet) Malgré le fait que je trouve quand même que cela raconte la vérité...*

Elle referma son petit livre et ses yeux se tournèrent vers le clair de lune visible à travers la fenêtre.
H : *Même vous n'êtes pas avec moi les amis, je sais que vous n'êtes jamais loin de moi. Vous étiez, êtes et serez à jamais dans mon cœur. (fermant délicatement les paupières) Vous, mes meilleurs amis...*


J'espère que cela vous a plu. Le prochain chapitre sera avec les lyokoguerriers à l'usine. Mais je vais vous laisser un peu dans le doute : est-ce que c'est vraiment Odd la mince silhouette qu'Héléna a aperçu dans la cour? Ça, c'est à vous de devinez...^^
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
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et
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Message 21 Avr 2013, 21:13

Re: Comédie Musicale

Bah sa ne peu être que lui, vu que c'est le seul avec une lampe violette et qu'il était à l'entrée de Kadic dans le chap précédent.

Mais sa première intrusion a échoué, il n'a pas pu atteindre le self.
Je me demande s'il va se faire prendre, ou tout simplement tenir jusqu'au bout (il n'a eu qu'une rasade d'eau sucré, et Odd pourrait flancher de nouveau)
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Message 27 Avr 2013, 11:07

Re: Comédie Musicale

J'adore cette fanfic. J'attends la suite avec impatience.
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Message 05 Mai 2013, 00:52

Re: Comédie Musicale

Bonsoir tout le monde, je passe encore une fois en coup de vent pour vous poster la suite que j'ai eu le temps d''écrire pendant mes vacances. Vous avez de la chance, j'ai un peu d'avance par rapport à la publication sur le forum donc vous n'aurez pas à attendre trop longtemps chaque suite!^^
Pour répondre aux posts que l'on a mis en mon absence :
- Thor94 : Quand je posais la question ''est-ce que c'est vraiment Odd la mince silhouette qu'Héléna a aperçu dans la cour?'', je voulais ici dire ''Est-ce qu'Héléna va continuer de croire que c'est Odd, ou va-t-elle finir par croire que cela n'était qu'un rêve?''. En fait, je voulais que vous trouviez cette idée car elle sera abordé dans l'un des prochains chapitres avec Héléna. (Note : En passant, que certains puissent être content : les cinq-six prochains chapitres ne sont consacrés à la bande de lyokoguerriers. Pour ceux que l'information intéresse...) Je me rends alors compte que je n'ai peut-être pas paru aussi clair que je le pensais, et je m'en excuse. Cependant, pour ce qui est de l'intrusion, peut-être que cela aussi est flou, je me suis arrangé pour que la discussion entre Héléna et Jim soit assez longue pour que l'on sache que dehors, Odd avait le temps de pouvoir faire quelque chose. Donc, pour savoir ce qu'il a fait pendant ce temps (avant que l'on ne me pose la question!^^), lisez le chapitre d'aujourd'hui...
- Jules : Merci pour ce petit message sympathique, cela fait du bien pour décompresser entre mes révisions!^^

Bonne lecture!


Chapitre 58: Revenir bien mieux informé...
Avançons maintenant un peu dans le temps et revenons un peu au laboratoire.

01h44. Premier sous-sol de l'usine.
Odd n'était toujours pas revenu. Jérémie dormait toujours et Aelita continuait la récupération de la mémoire éparpillée dans le cinquième territoire, tout en continuant à guider Yumi et Ulrich dans les Montagnes. Ceux-ci s'en sortait bien et n'allaient pas tarder à arriver à la tour de passage, leur dernière tour sur ce territoire.

Aelita, au laboratoire, poussa à ce moment-là un cri de joie, car elle venait de retrouver et de récupérer un amas d'énergie tout entier.
A : Yes, j'ai réussi! (mettant ses mains sur sa bouche en réalisant qu'elle avait crié alors que Jérémie dormait) Oups...
Y (sur Lyoko) : Aelita, y'a quelque chose qui ne va pas?
A : Non non... C'est juste moi qui suis un peu tête en l'air... J'ai lancé un cri de joie, alors que j'avais oublié que Jérémie faisait un petit somme.
U (amusé) : Aussi doué qu'Odd, bravo Princesse!^^
A : Eh! C' était juste une étourderie occasionnelle, pas permanente!
Y : T'inquiètes pas, il voulait juste t'embêter... (faisant des yeux noirs au samouraï) Mais il va s'arrêter où il va avoir affaire à moi!
U (voyant que la japonaise ne riait pas, déglutissant un peu) : D'accord...


La jeune geisha, dans le monde virtuel, cessa alors que regarder Ulrich avait son regard froid, savant qu'elle avait réussi à prendre le dessus.
Y : Je préfère ça!^^ Bon, au fait, pourquoi est-ce que tu étais joyeuse tout à l'heure?
A : Je suis arrivée à rapatrier dans le Supercalculateur une partie assez conséquente de mémoire qui s'était éparpillée dans le cinquième territoire.
U : Super, tu nous avances vraiment le travail Aelita!
A : Cela reste néanmoins très peu sur la totalité d'énergie que l'on doit rassembler. Mais toute particule de mémoire est bonne à prendre, non?
Y : Exactement. Et au lieu de te comparer à notre goinfre, on ferait mieux de faire le rapprochement avec ton père. C'est lui qui nous sauvait à chaque fois en nous débloquant de l'énergie et en nous envoyant celle-ci...


Les quelques paroles de l'aînée de la bande firent resurgir de douloureux souvenirs à la jeune DJ.
A (se souvenant que c'était la dernière chose qu'il avait faite avant de mourir) : Oui, et euh... Merci pour le compliment.
U (sentant de la tristesse dans la voix de son amie) : Je pense plutôt que la comparaison aurait été mieux adapté d'une autre manière. Yumi, tu as cette fois-ci manqué d'un peu de tact...
Y (ne savant plus trop où se mettre) : Pardon Princesse, je ne croyais pas que cela t'affecterait à ce point là, je m'étais imaginé que cela t'aurait fait plutôt plaisir, encore désolé...
A : Ne t'excuses pas Yumi, moi aussi j'étais aussi presque certaine d'avoir tourner la page et d'avoir fait le deuil de mon père. Mais je viens de me rendre compte que cela m'attriste toujours un peu...
U : On est avec toi Aelita, et on te laissera jamais seule, on te le promet...
A : Ne t'en fais pas, ça ira de mieux en mieux, mais cela prendra encore un peu de temps pour que j'encaisse totalement la mort de mon père.
Y : Et je veux bien croire que devoir revenir à l'usine n'a pas améliorer les choses...
A (regardant tout autour d'elle dans le laboratoire) : Si, dans un sens. Savoir que mon père a construit toute l'installation secrète fait qu'il y a, et aura toujours sa présence ancré dans ses murs. Même si des fois, je préfèrerais plus une présence physique...


Les derniers mots de la jeune fille ne firent que se répéter ensuite dans son esprit. Elle fit un lien entre plusieurs éléments, puisque son regard s'illumina d'une triste lueur quelques instants plus tard.
A : Et si... (s'adressant aux virtualisés) Vous deux, continuez en direction de la tour, moi je dois aller voir quelque chose...

Elle se leva et se dirigea vers le coin de la pièce où elle avait rassemblé les affaires concernant le Supercalculateur. Elle avait quelque chose en tête de particulier et savait que cela lui donnerait, peut-être la réponse à sa question. Elle finit par trouver ce qu'elle cherchait, des manuels écrits par son père et par Einstein sur comment utiliser l'ordinateur quantique. Elle commença alors à feuilleter les pages à la recherche d'une réponse, tout en faisait les cents pas et en tournant en rond.

Néanmoins, elle ne faisait pas vraiment attention à ce qui l'entourait, puisque cela se couronna par la chute d'une caissette remplie de disquette qu'Aelita avait sans le vouloir déséquilibré. Se rendant compte du boucan que cela avait produit, elle posa rapidement les livres à terre et commença à ranger le désordre fait en espérant que le bruit causé n'ait pas réveillé le génie blond. Mais peine perdue, les prières de la jeune fille ne furent pas entendues.
J (d'une voix encore endormie) : Cela ne sert à rien que tu fasses le moins de bruits possible, je suis bien éveillé maintenant...
A (se retournant vers le blond, l'ayant entendu) : Désolé... Mais rendors-toi, je ne te dérangerai plus...
J (s'asseyant) : Maintenant que je suis bien réveillé, je sais que je n'arriverai plus à me rendormir, alors ce n'est même pas la peine d'essayer.
A : Tu es vraiment sûr que ça va aller? Tu t'es à peine reposer deux heures...
J (sortant de son sac de couchage) : Oui, je suis sûr. Et puis, comment est-ce que tu crois que je faisais lorsque l'on combattait encore Xana? J'ai eu pendant deux ans ce rythme de vie là, alors il ne m'ait pas difficile de le reprendre...
A : Bon d'accord, mais promets-moi que tu dormiras plus dès que tout sera fini. A la mort de Xana, tu avais l'air tellement fatigué après avoir perdu tant d'heures de sommeil en travaillant sur le Supercalculateur...
J (lui offrant un sourire, signe qu'il la remerciait de s'inquiéter pour lui) : Mais je n'étais pas le seul, toute la bande était dans le même état que moi, on avait tous du sommeil à rattraper. Et puis considère que maintenant, ce n'est que temporaire, et que je le fais pour guérir Yumi...
A : Si ce n'est que passager...


Jérémie se mit debout et rejoignit sa chère et tendre près des disquettes éparpillées au sol. Son regard fut attiré par les bouquins se trouvant près de la jeune fille aux cheveux roses.
J : Mais au fait, qu'est-ce que tu faisais avec mes manuels d'informatiques et ceux de physique quantique de ton père?
A (ne voulant pas entrainer Jérémie dans ses histoires) : Euh non, rien...
J (prenant la main de l'adolescente et la forçant tout en douceur à se lever pour être face à lui) : Aelita, qu'est-ce qu'il y a ? Tu as eu un problème avec le Supercalculateur et tu ne veux pas m'en parler? (jetant un bref regard vers le pupitre)
A (sincère) : Non, ne t'en fais pas pour ça, tout marche parfaitement.
J : Alors, qu'est-ce qu'il y a? (lui serrait tendrement les mains dans les siennes) Tu peux avoir confiance en moi Aelita...
A (le regardant dans les yeux) : Mais j'ai déjà totalement confiance en toi. C'est juste que je ne veux pas t'embêter avec les questions que je me pose...
J : Je ne te jugerai pas...
A (s'étant fait convaincre) : C'est à propos de ce qui s'est passé il y a un peu plus de cinq mois... Tout à l'heure avec Yumi et Ulrich, on est venu à discuter de mon père, et je me suis rendue compte que les choses auraient pu être autrement...
J (ne voyant pas où Aelita voulait en venir) : Dans quel sens?
A : Je veux parler du fait que mon père n'a jamais retrouver sa forme humaine après s'être fait virtualisé il y a longtemps. Aujourd'hui, je me suis aperçue que, bien qu'il sera toujours dans mon cœur, j'aurais préféré le savoir sur Terre...
J : Je suis désolé pour ton père, si j'avais su qu'il fallait réunir plus d'énergie à l'époque, j'aurais tout fait pour que ton père ne se sacrifie pas...
A (une larme perlant sur sa joue) : Je le sais très bien Jérémie, mais tu ne pouvais pas savoir à l'avance ce qui se passerait... J'y réfléchis depuis tout à l'heure et je crois que l'on aurait pu quand même le ramener sur Terre...
J (un peu étonné) : Ah oui?! Et comment?
A : Quand mon père est mort sous sa forme virtuelle, celle-ci a simplement explosé. Donc il restait encore les particules de sa forme virtuelle dans la Voute Céleste, peut-être que l'on aurait pu les toutes les récupérer comme l'on réunit aussi de la mémoire éparpillée pour Yumi. Même si mon père aurait été sans vie, on aurait pu le rematérialiser. J'aurais préféré qu'il ai une véritable sépulture sur Terre, au lieu d'avoir pour tombe un monde virtuel infini...
J : Et tu cherchais si cela pouvait encore se faire aujourd'hui, c'est ça?
A : Oui, c'est ça... (le regardant de son regard trempé de larmes) Sauf que tu sais que c'est impossible aujourd'hui, pas vrai?
J : Pardon si je vais te faire de la peine... Mais oui, maintenant ce ne serait plus possible. D'abord parce que le peu de particules qui restent doivent être dispersées sur tout Lyoko. Et puis à l'époque, le réseau mondial était encore relié à notre Supercalculateur, alors il se put bien que certaines particules s'y soient aussi retrouvées avant que l'on débranche Lyoko du Réseau et que l'on éteigne le Supercalculateur. Il y a cinq mois, ton plan aurait sûrement marché, mais plus aujourd'hui... Je suis désolé.
A : Non, ça ne fait rien Einstein...


Néanmoins, ces dires ne coïncidaient pas du tout avec elle. Elle était en train d'essuyer ses larmes qui ne s'arrêtaient pas de couler. Jérémie voyait bien qu'Aelita était au plus mal et ne voulait pas qu'on s'aperçoive de cela.
J : Ce n'est pas parce que tu en as gros sur le cœur et que tu ne veux pas te montrer fragile aux yeux des autres, que tu dois tout garder pour toi. Tu as le droit de libérer tout ce que tu as sur le cœur Aelita...
A (comprenant que le petit génie voyant en elle comme dans un livre ouvert) : Mon père me manque Jérémie. Il me manque tellement... (éclatant en sanglot)


Le jeune homme était un peu désemparé, c'était la première fois depuis qu'il connaissait l'ancienne humanoïde qu'il la voyait aussi frêle et vulnérable. Et lui se sentait impuissant et ne savait pas trop quoi faire. Finalement, après quelques hésitations, il la prit et la serra doucement dans ses bras pour la réconforter. Ce n'était pas dans ses habitudes de se montrer aussi ''protecteur'' avec la jeune fille qui hantait ses rêves. Il était devenu rouge écarlate, mais il ne pouvait pas la laisser ainsi, sans avoir essayer auparavant de faire quelque chose pour elle. La jeune DJ continuait, quant à elle, de pleurer doucement, blottie contre lui.
(Note de l'auteur : Ils ne sont pas trop mignons nos deux surdoués préférés?^^)
J : Je le sais Aelita, je le sais. On n'a jamais été dans cette situation, les autres de la bande ou moi, mais nous aussi on a été bouleversé par la mort de Franz Hopper. Alors je ne vais pas te dire que tu pleures pour rien...
A (continuant à pleurer) : Mais le pire, c'est que je n'ai jamais pu bien le connaître. A part mes souvenirs de quand j'étais petite, il ne me reste rien de lui, et j'ai l'impression d'avoir une cavité sans fin à la place du cœur. Il m'a laissé toute seule depuis qu'il est parti...
J : Non Aelita, tu ne te retrouvera jamais toute seule. Moi, je serais toujours là quand tu aurais besoin de quelqu'un. Je ne te laisserai jamais (se rendant compte que s'il n'ajoutait rien, c'était comme s'il lui faisait une déclaration d'amour), ni moi, ni Odd, ni Ulrich et ni Yumi. Et même si un jour, tu venais à vraiment te retrouver toute seule, n'oublie jamais ci : même si on est loin de toi, on sera toujours dans ton cœur, tout comme ton père...
A : Merci Jérémie, d'être toujours là quand j'en ai besoin...


Ils restèrent ainsi tous les deux, enlacés au beau milieu des disquettes et des manuels éparpillés au sol. Ils étaient là, au calme, avec personne qui les dérangeait. Aelita avait fini par poser sa tête sur l'épaule du jeune homme et celui-ci regardait tendrement la jeune fille avec un air protecteur et amoureux.

Cependant, cet instant magique ne dura pas bien longtemps.
? : Et bien, je vois que l'on me cache certaines choses et que l'on en profite bien pendant que je ne suis pas là!
C'était la voix de Odd, mais partout où les deux Einsteins regardaient, ils ne le voyaient pas.
A : Odd?! Mais t'es où?
O : Lève un peu les yeux Princesse!


L'ancienne gardienne de Lyoko fit ce qu'Odd lui avait dit, ainsi que Jérémie. Le jeune goinfre de la bande était perché à l'entrée du corridor, près du plafond du laboratoire. Il affichait un sourire malicieux, du au fait de comment été les deux petits génies.
O : Si je vous dérange les amoureux, vous le dites, je peux revenir plus tard!^^
Les deux concernés se mirent à devenir rouge pivoine, puis, après s'être échangé un court regard, s'écartèrent l'un de l'autre, chacun regardant dans la direction opposée de son âme sœur.
J : Non pas la peine... Et c'est pas ce que tu crois!
O : Que vous êtes finalement ensemble? Ce que je viens de voir laisse quand même planer le doute...^^

Les deux surdoués furent alors encore plus gênés. Mais Aelita se reprit bien vite.
A : En tout cas, à ce j'entends, tu as retrouvé tout ton humour et ton habitude de nous embêter. C'est signe que tu as le ventre pleine, non?
O (descendant l'échelle pour rejoindre ses amis) : Oui, j'ai grignoté quelque chose dès que j'ai pu.
J : Mais au fait, pourquoi est-ce que tu es passé par le corridor et pas par l'ascenseur?
O : Oh, j'aurai bien voulu prendre le monte-charge, mais j'ai finalement décidé de prendre le second chemin parce que j'ai appelé pendant cinq minutes l'ascenseur, sans que Madame Einstein me l'envoie... (petit regard à la concernée)
A (rougissant un peu au surnom qu'Odd lui avait donné (vu la situation précédente^^)) : Désolé de ne pas mettre aperçue que tu avais enclenché le bouton d'appel du monte-charge...
O : Je me demande bien ce que tu as fait à la place... (regardant les deux tourtereaux)
J : Je t'ai déjà dit que ce n'est pas ce que tu crois!
A : Tu veux savoir ce que j'ai fais?! Je suis allé chercher les informations dans les manuels de Jérémie et de mon père, voilà pourquoi je n'ai pas pu entendre l'appel de l'ascenseur qui passe par le pupitre!
O : Alors, comment est-ce que vous vous êtes retrouvés dans les bras l'un de l'autre?
J & A (rougissant une fois de plus) : T'es soûlant Odd!!!
O : D'accord, j'ai compris, j'arrête... Mais comptez sur moi pour revenir à la charge plus tard, je saurais ce qui s'est réellement passé!


Avant que ses deux amis aient pu ajouter quelque chose, il continua de parler.
O : En attendant, ce serait bien si l'un de vous deux pouvait me débloquer l'ascenseur pour que je puisse rechercher ce que j'ai laissé dans la salle cathédrale.
J (observant le sac du goinfre que celui-ci avait posé à terre près de lui) : Tout ce qu'on t'avais demandé ne tenait pas dans ton sac?!
O : Si, tout tiens dedans. Mais je me suis autorisé un petit extra qui va nettement améliorer nos conditions de vie... (voyant les regards interrogateurs d'Aelita et de Jérémie) Vous en faites pas, vous comprendrez quand vous verrez...


Aelita alla débloquer l'ascenseur au pupitre, Odd entra dedans et la porte dorée se referma sur lui. Une minute plus tard, il était de retour... avec un bagage assez encombrant!^^ Plusieurs sangles comprimaient quelque chose qui avait été roulé, dans le but de prendre le moins de place possible. Odd, comprenant aux airs toujours interrogateurs des génies, leur expliqua ce que c'était.
O : Je me suis permis de prendre l'un des matelas souples à l'Ermitage Aelita. Et aussi quelques sangles pour le compacter et avoir moins de mal à le transporter... Et malgré ça, je peux te dire que ça n'a pas été du gâteau!
A : Mais pourquoi tu dis que ça va améliorer votre vie ici?
O : Toi, tu n'as dû encore expérimenter de dormir à même le sol au laboratoire?!
A : Non, je me suis toujours reposée ou assoupie assise, adossée à un mur...
O : Et bien on voit bien que tu m'as jamais essayer de t'endormir sur le sol dur et froid du laboratoire!^^
J : Je confirme Aelita, ce n'est confortable du tout, et j'ai compris ça il y a même pas une heure...
O : C'est pour ça que j'ai pensé à un matelas. Dans le cas où l'un de nous trois a envie de faire un somme...


Odd sortit de l'ascenseur en trainant à côté de lui le matelas enroulé, puis il enleva les sangles et étala la fine paillasse au sol près du pupitre. Il s'assit ensuite dessous... soulevant alors un petit nuage de poussière.^^
O : Euh, par contre, je crois qu'un peu de ménage avant de l'utiliser ne sera pas de refus...^^
A (s'asseyant à côté de lui, après avoir un peu tapé le matelas pour faire partir la poussière) : T'inquiètes pas, on le fera!^^


Jérémie, quant à lui, se remit sur son siège devant le pupitre puis rétabli la communication avec Lyoko pour qu'Ulrich et Yumi puissent suivre ce qui se disait sur Terre.
J : Mais au fait Odd, ça a été ta petite expédition? Parce que, malgré le fait que tu ais ramené un matelas, tu as pris beaucoup de temps, non?
A : C'est vrai que tu as pris presque tout le temps que l'on t'avait donné! Encore cinq minutes et on considérait que tu ne reviendrais pas...
O (savant que les autres finiraient par savoir la vérité, mais préférant y aller en douceur) : Bah disons que si j'ai pris tout mon temps, ce n'est pas ma faute, mais la situation m'y a un peu forcé...
J (fronçant un peu les sourcils) : Comment ça?
O : Ne te mets pas en colère s'il-te-plait... Tout s'est bien passé jusqu'à ce que je sois dans le réfectoire. J'ai crocheté la porte et je suis rentré dedans. J'ai été tout de suite remplir nos gourdes et nos bouteilles et après j'ai commencé à mettre dans mon sac tout ce qui me passait sous la main comme nourriture. Sauf que j'avais oublié quelque chose...
Y (qui avait suivi la conversation depuis Lyoko) : Quoi? Qu'est-ce qu'il y a eu?
O : Oh, vous suiviez aussi ce qu'on dit au laboratoire sur Lyoko?
U : Bien sûr, comment est-ce que tu crois que Yumi aurait bien suivre la situation sinon?
J : Je suis en parti fautif, il n'a pas dû voir que je remettais en marche la liaison avec vous...
Y : On divague là les garçons, qu'est-ce que qui s'est passé Odd?
O : J'avais simplement oublié de clencher après moi la porte du self, elle était restée ouverte..
J : Et t'as croisé Jim?!
O : Non, j'avais regardé l'heure, notre bon vieux prof de Sport devait être à l'étage des filles à l'internat pendant que j'étais dans la cantine...
A : Mais?
O : Pourquoi tu dis qu'il y a un mais?
Y : Y'a toujours un mais avec toi Odd!^^
O : Oui, bon d'accord, il y a un mais... Mais, alors que j'étais en train de mettre des fruits dans mon sac, il y a quelqu'un qui est entré dans le self. Pas une personnes, mais deux... Ils ont entrés dans le préfabriqué du réfectoire car ils étaient étonnés de voir le bâtiment ouvert à cette heure-là...
U : Et ils t'ont vu?
O : Tu crois que je serais là s'ils n'avaient vu?!
U (un peu surpris par la rapide répartie de son colocataire) : Euh, bah non...
A : Comment tu as fait alors pour sortir de la cantine?
O : J'ai été un peu pris au dépourvu, alors j'ai pris la première solution qui venait à moi : j'ai récupéré mon sac et j'ai fait le moindre bruit pour sortir... C'est pour ça que, désolé, mais je n'ai pas pu ramené autant de nourriture que je l'aurais souhaité...
Y : Ça ne fait rien, l'important est que tu sois de retour avec nous.
J : Mais ça n'explique toujours pas pourquoi tu as pris autant de temps?
O (savant déjà que la situation allait partir en vrille à la fin de sa phrase) : L'un des deux adultes qui était avec moi dans la cantine, a cru voir une ombre, mon ombre, alors que je sortais par la porte, il avait alors des doutes sur ce qu'il avait vu, d'après ce que j'entendais. (baissant les yeux et se tordant les doigts, signe d'appréhension) Euh, et comme la deuxième personne n'avait rien vu, bah ils se sont mis à ma recherche, ou à ma poursuite, c'est vous qui choisissez le terme que vous voulez...(fermant les yeux, en attendant que les réactions de ses amis ne viennent)


Et celle-ci ne tarda pas à arriver.
A, J, U & Y : Quoi?!?
Y : Non, mais attend, tu t'es fait poursuivre?!
U : Et t'es de nouveau là?!
J : T'as pris au moins toutes les précautions avant de revenir?! Parce que là on est mal si quelqu'un a réussi à te suivre!!!
O (un peu dépité) : J'étais sûr que j'allais me faire réprimer, je m'y étais attendu... Cependant, c'est pas la peine de paniquer! Et croyez-moi, j'ai pris le plus de garanties possibles pour ne pas être suivi...
A : On veut bien te croire Odd... Mais, comment dire sans te blesser, tu n'es vraiment pas doué pour ce qui est des précautions à prendre...
O (un peu déçu et vexé d'être vu de cette manière) : On va dire que j'ai bien pris ta remarque Aelita... Je me suis glissé le long des murs pour ne pas me faire avoir une fois de plus par mon ombre, et j'ai réussi à revenir dans le bois. Seulement, ils m'avaient suivi dans le parc... Alors j'ai été obligé d'utiliser les grands moyens pour les semer! Je suis grimpé à un arbre le plus rapidement que j'ai pu, je me suis mis en équilibre et fait en sorte que l'on ne me voie pas du sol. Les deux adultes sont passés plusieurs fois en dessous de moi, à la recherche de ''l'ombre'' que l'un d'eux avait vu, mais sans jamais m'apercevoir. Comme je ne les ai plus vu repasser ensuite, je suis redescendu de mon perchoir et je suis parti...
U : Et tu es sûr qu'il ne t'ont pas suivi alors que tu étais de nouveau à terre?
O : Je ne pense pas... J'ai quand même attendu trente minutes après qu'ils soient passé la dernière fois, pour me laisser tomber sur le sol. Mais je n'ai pas baissé la garde pour autant. Comme je devais encore passer à l'Ermitage, j'ai tourné en rond et fait des détours pour être sûr de ne pas être suivi en douce. Ensuite, je suis resté cinq minutes à la fenêtre de ton ancienne maison Aelita, pour être certain que les deux personnes ne m'avaient pas encore poursuivi. Et pareil pour les égouts entre l'Ermitage et l'usine, je m'arrêtais tous les dix mètres pour vérifier s'il y avait pas quelqu'un qui marchait derrière moi...


Le goinfre avait enfin fini son récit. Les quatre autres étaient silencieux, cela étant du au fait qu'ils étaient impressionnés.
Y : Woua, tu t'es vraiment surpassé cette fois! On aurait pas fait mieux que toi!
U : C'est vrai que là, on n'a rien à te redire... T'as pensé à tout!
O : Eh, je ne voulais pas me faire prendre ou vous apporter des ennuis, alors j'ai des efforts... Qui ont porté leurs fruits car je suis là maintenant! J'allais tout de même pas rater la fin de ta guérison Yumi!
A : C'est sur que se retrouver loin de nous, sûrement en compagnie de personnes qui auraient voulu savoir où on est tous, c'est beaucoup moins bien qu'être avec ses meilleurs amis...
O : Je suis tout à fait de ton avis!^^
J (revenant vers leur sujet de discussion initial) : Au fait Odd, si ce n'était pas Jim ce qui est venu à la cantine, qui étaient les deux adultes que tu as croisé?
O (se mordant un peu la lèvre) : Je ne l'ai pas su au début, car je m'étais focalisé plutôt sur mon but : sortir du bâtiment... Mais je l'ai su un peu plus tard, j'ai eu des explications parce qu'ils discutaient entre eux en me cherchant. Seulement, je ne sais pas si ça va te plaire Einstein...
U : C'est si terrible que ça Odd?...
J : Qui étaient-ce?
O (d'une voix grave) : Des policiers Jérémie. Des policiers qui avaient été posté à Kadic dans le cadre d'une enquête, l'enquête sur notre disparition à tous les cinq...


Cette annonce jeta un froid sur Terre comme dans le monde virtuel. Les lyokoguerriers s'étaient attendu à ce que l'on se mette à la recherche. Mais de là à ouvrir une enquête, et surtout placer des hommes dans leur établissement scolaire, ils ne pensaient pas que cela aurait été jusqu'à là, ou du moins, pas aussi tôt par rapport à leur départ de Kadic...

Heureusement pour nos héros, ils avaient pris à l'avance tous les dispositions nécessaires pour qu'on ne les retrouve pas tant qu'ils étaient à l'usine. Odd fit part aux autres de toutes les informations qu'ils avaient pu entendre de la bouche des deux policiers. Tous furent déconcertés de savoir que leur recherche avait commencé très tôt et qu'elles avaient débuté à peine quelques heures après que le secret de Yumi soit dévoilé. Et savoir que les inspecteurs avaient déjà interrogé plusieurs membres de l'administration, de leur famille ou leurs camarades ne les arrangeaient guère. Car c'est en apprenant à les connaître que les inspecteurs se rapprocheraient de plus en plus de la vérité et de ce que nos anciens ennemis de Xana étaient : des adolescents tout sauf ordinaires qui cachaient bien des mystères...

Cependant, l'air dans le laboratoire à l'usine commença à devenir tendu lorsqu'Odd informa le reste de la bande qu'Héléna avait aussi été interrogé par les inspecteurs en charge de l'enquête.
J : Héléna? Héléna! Là, on n'est mal! Avec elle, c'est déjà un miracle que les policiers ne soient pas déjà là! Jamais on n'aurait dû accepter qu'elle devienne aussi proche de nous...
U (continuant sur la même lancé que le génie) : C'est vrai que pour le coup, elle nous connait maintenant par cœur, alors on peut dire adieu à tout ce que l'on voulait caché et qu'on lui a dit.
O (complétement outré et indigné de la réaction de ses meilleurs amis) : Quoi?!?




Voilà, ce sera tout pour ce soir; J'espère que cela vous a plu. Cette fois-ci, comme vous avez pu vous en apercevoir, j'ai mis un peu plus de romance que d'habitude, avec la scène entre les deux petits génies. Oui, pour une fois, j'ai commencé à m'atteler à leur relation à eux, au lieu de torturer Ulrich et Yumi à propos de leurs sentiments...^^
Pour ce qui est de la fin du chapitre, je sais qu'il peut vous paraitre un peu étrange vu la réaction des personnages, mais je sais très bien que cela ne leur ressemble peut-être pas (pour cela j'aimerai bien avoir votre avis) Toutefois, je me devais t'introduire le chapitre suivant pour que vous ne soyez pas décontenancé... Ni par les deux couples de la bande de lyokoguerriers, ni par Odd, qui va se montrer surprenant... (je sais que je suis sadique de vous laisser sur votre fin, mais j'aime bien embêter les gens!^^)

Bonne nuit tout le monde
L'amour est une chose incomprise pour certains, pour d'autres c'est une chose merveilleuse.

Des amies à moi sont aussi de écrivaines en herbe (ce n'est pas des histoires avec Code Lyoko, mais j'adore leur style!) Alors si vous voulez voir leurs histoires...
http://ptite-fantaisiste51.skyrock.com/ (récit au Moyen Age)
et
http://aelyne51.skyrock.com/ (avec des vampires)
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Message 05 Mai 2013, 11:56

Re: Comédie Musicale

Très belle suite. :D
Mais dis donc, les LG sont un peu stupides, là. Ils accordent leur confiance à une jeune fille, et ensuite, ils paniquent un max parce qu'elle s'est fait interrogée. Ils pouvaient pas se dire qu'elle allaient les couvrir ? :sm27:
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