Souffrances

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

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Message 16 Nov 2015, 00:48

Re: Souffrances

J'en suis sûre ! ^^

Et c'est bien d'en garder et pas tout mettre d'un coup ^^
Comme ça tu as toujours du suspens dans tes poches :')
Tu peux faire ouvrir les yeux à quelqu'un mais ne laisse personne te les fermer. (By #L)
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Message 16 Nov 2015, 00:53

Re: Souffrances

Le schéma type:

INTRIGUE > Sous-intrigue - Fin de la Sous-intrigue > Fin de l'INTRiGUE et on repart au début.

Après ca peut être bien de placer plusieurs sous-intrigues, mais une à la fois !

;)
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Message 16 Nov 2015, 00:59

Re: Souffrances

C'est bien comme ça ^^
Tu peux faire ouvrir les yeux à quelqu'un mais ne laisse personne te les fermer. (By #L)
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Message 17 Nov 2015, 00:14

Re: Souffrances

Bon je poste un nouveau chapitre. Comme d'hab, tous les visiteurs sont les bienvenus et leurs commentaires aussi... :)


Chapitre 5 - Inévitable


Deux personnes bondirent hors de la voiture, un homme et une femme assez secoués par ce qu’il venait de se produire.

F : (fébrile) Oh mon dieu ! Chéri, il… il est mort ?
H : (examinant le corps inerte) On dirait que non, mais il est salement amoché. Appelle les secours, vite !

La dame vêtue d’une robe de soirée rouge carmin, saisit son téléphone au fond de son sac à main puis composa en tremblant le numéro des urgences.
Yumi devint blanche comme un linge à la vue de la scène, réalisant que la mort elle-même s’était présentée à elle et sans aucune pitié menaçait d’emporter Ulrich. Yumi fit quelques pas chancelants en avant, tomba à genoux puis s’évanouit.

La femme en rouge ayant remarqué la chute de la demoiselle, corrigea sa conversion avec son interlocuteur et indiqua une seconde victime.
Quelques minutes plus tard, une ambulance se garait près du lieu de l’accident. Une petite équipe de médecins sortirent du véhicule blanc à l’étoile bleue. L’homme en costume conta le déroulement de l’accident à deux médecins tout en les guidant vers le corps toujours immobile du jeune homme.
La femme quant à elle sollicita un troisième médecin, afin de s’assurer que la demoiselle n’avait rien.

Alors que les deux premiers médecins s’affairaient à examiner le plus rapidement possible Ulrich. Le troisième, tentait de faire revenir Yumi.
La jeune fille ouvrit les yeux et malgré un état d’esprit complètement désorganisé, constata avec horreur, que l’accident qu’elle avait aperçu tantôt, n’était pas un cauchemar.

Et alors que les médecins préparaient une civière pour emmener Ulrich à l’hôpital, Yumi bondit pour les rejoindre et les supplia de la laisser monter à bord. Pendant le trajet, la jeune fille sortit son téléphone puis prépara un texto.


----------------------------------------------------------------------------------------------
//COMPOSITION MESSAGE
Ulrich vient d’avoir un accident, on est en route pour l’hôpital.
Les médecins disent que c’est assez grave.
Vu comment je me sens mal, j’aurais besoin de vous.
Merci.
Y.
----------------------------------------------------------------------------------------------
//SELECTIONNEZ LES CONTACTS
/X/............Aelita
/X/............Hiroki
/X/............Jérémie
/X/............Maman
/ /............Millie
/X/............Odd
/X/............Papa
/ /............Sissi
/ /............Tamiya
/ /............Ulrich
/ /............William
--------------------------------------------------------------------------------------------

Yumi fixa un moment le nom de William, puis décréta qu’il serait plus sage de ne pas l’avertir, de crainte de le voir un peu trop compatissant envers elle.

--------------------------------------------------------------------------------------------
//ENVOI DU MESSAGE EN COURS… PATIENTEZ…
--------------------------------------------------------------------------------------------


-------------------------------------------------------------------------------------------
//ENVOI REUSSI
--------------------------------------------------------------------------------------------



Alors que l’ambulance roulait à tombeau ouvert, les médecins s’inquiétaient de l’état de la victime sous le regard de Yumi, qui pleurait, dans ce genre de silence où l’on devine une souffrance telle que l’on redoute l’instant où elle perdra le contrôle d’elle-même…
Une fois l’ambulance stoppée devant l’hôpital, Yumi bondit hors du véhicule suivi de près par les ambulanciers, et la civière.
Un urgentiste était déjà présent et demanda toutes les infos recueillies lors des examens préliminaires.

Urg : (Rapide) Qu’est-ce qu’on a ?
Amb : Un jeune garçon, 14 ans, percuté par une voiture. Deux fractures, au bras et au bassin. Le pouls devient de plus en plus faible. On risque de le perdre. On a également la jeune demoiselle, elle dit être une amie proche.
Urg : Bien. Emmenez-le en réa immédiatement. Infirmière ! Passez devant et préparez le défibrillateur.
Inf : Bien Docteur.

L’infirmière s’exécuta, et courut jusqu’à la salle de réanimation, et s’empressa de brancher le fameux appareil muni de deux électrodes.
Yumi suivait de près le cortège mais la route lui fut barrée par le médecin lorsque la jeune fille voulut entrer dans la salle.

Urg : Désolé mademoiselle, mais nous devons travailler et c’est pas une bonne idée que de rester dans cette pièce.

Yumi, se sentant impuissante n’insista pas et se résigna à s’installer sur un banc placé sous les fenêtres de la salle de réanimation.

???: YUMI !

La japonaise releva la tête avec difficulté et vit que ses amis, sa famille l’avaient rejoint et lui offraient déjà des sourires compatissants.
Aelita s’approcha de sa meilleure amie, la serra entre ses bras de même que Jérémie, Odd, Hiroki et sa mère.

A : (faiblement) T’inquiète pas Yumi, ils vont nous le ramener.
J : (confiant) Aelita à raison ! Ce sont de vrais pros.
O : (avec un sourire maladroit) Même moi je n’oserais pas lui laisser la moindre chance d’échapper à mes vannes pourries.

Pendant ce temps dans la salle de réanimation, il était question d’un véritable combat contre la mort.
L’infirmière qui gardait un œil sur l’électrocardiogramme (ECG), tout en travaillant avec l’urgentiste, alerta le médecin de l’anomalie qu’elle venait de remarquer.

Inf : Docteur, le cœur entre en fibrillation.
Urg : Oh non, on va le perdre… Défibrillateur, vite ! Chargez à 160.

L’infirmière approcha l’appareil, tendit les électrodes au médecin puis alluma le défibrillateur et tourna un bouton.

Inf : Chargé à 160.
Urg : Dégagez !

Le médecin délivra le choc électrique, qui provoqua un spasme soulevant le torse d’Ulrich à deux ou trois centimètres au-dessus du matelas.
Malheureusement, le choc n’eut aucun effet. Le médecin ordonna de réitérer l’opération.

Urg : On recommence ! Chargez à 200 !

L’infirmière tourna d’un cran à droite le bouton rond au milieu de l’appareil.

Inf : Chargé à 200 !
Urg : Dégagez !

L’urgentiste délivra un nouveau choc électrique qui généra, un nouveau spasme, plus important que le précédent. Toutefois l’ECG n’indiqua aucune amélioration.

Urg : Encore une fois ! Chargez à 250.
Inf : Docteur, ça devient dangereux, vu sa morphologie.
Urg : 250 ! Allez !

L’infirmière s’exécuta, mais elle devenait de plus en plus nerveuse.

Inf : Chargé à 250 !
Urg : Dégagez !

Un nouveau choc traversa le cœur d’Ulrich, qui demeurait inanimé.
Le médecin serrait les dents, mais se refusait à laisser partir le jeune garçon.

Urg : A 300 !
Inf : Au nom du ciel Docteur ! Vous voulez le sauver, ou l’achever ?
Urg : Je veux le sauver ! (reprends son calme) S’il vous plait, une dernière fois… a 300.

L’infirmière tourna une fois de plus le bouton à droite.

Inf : Ch-Chargé à… à 300.
Urg : Dégagez !

Le dernier choc électrique administré n’apporta aux grands regrets de l’urgentiste et son binôme aucun changement. L’homme en blouse posa les électrodes sur le chariot du défibrillateur. Puis, regarda sa montre un instant, hésitant…

Urg : Infirmière… Prenez note : La victime est décédée le 18 Décembre 2014 à 22 heures 58 minutes…


Yumi qui était accolée au mur de la salle de réanimation, entendait les paroles du médecin résonner dans sa tête. Elle resta paralysée, puis d’un coup explosa en hurlant à perdre haleine. Ses amis, et sa famille restée près de la demoiselle, ne resserrèrent que davantage leur étreinte. Tous pleuraient à chaudes larmes, en revanche Yumi, elle, hurlait de désespoir, si fort, que le médecin en sortant de la pièce, ne put s’empêcher de se joindre à eux…
Il posa un genou à terre afin de se niveler par rapport aux têtes basses du groupe.

Urg : Vous êtes bien la demoiselle qui est arrivée avec la victime ?
A : (choquée) S’il vous plait monsieur… Il s’appelle Ulrich.
Urg : Veuillez m’excuser, le règlement d’ordinaire nous interdit d’appeler les patients par leur patronymes, de crainte que l’on s’attache trop… Hem… Je m’appelle Stéphane. Je tenais à vous exprimer mes condoléances. C’est vraiment injuste ce qui est arrivé à la vic… Je veux dire, à Ulrich.
O : Merci Stéphane, mais à moins que vous n’ayez un remède miracle pour Ulrich…
St : Bien sûr je comprends… Toutefois, si vous désirez parler à quelqu’un, mon frère exerce ici en tant que psychiatre. (Distribuant des cartes de visites) N’hésitez pas à le contacter, il accepte les patients sans rendez-vous. Bien… Je vous laisse à présent… Si vous décidez de vous recueillir auprès de votre ami, n’hésitez absolument pas.

Sur ces derniers mots, le médecin les salua et s’éloigna respectueusement. Alors que le groupe se levait pour dire adieu au jeune garçon. Mais Yumi se refusait à affronter cette image du corps inanimé de celui qu’elle aimait tant. Et préféra rester à l’extérieur.
Les amis d’Ulrich avaient encerclé le corps de ce dernier dans un silence religieux. Puis Jérémie prit la parole.

J : (voix vacillante) Ulrich
Tu as toujours été plus qu’un ami à nos yeux. Tu étais une âme rebelle au grand cœur. Et dans cette sombre nuit j’aimerais te rendre hommage une dernière fois…
(Jérémie essuie ses yeux, Aelita le prend par le bras pour l’encourager)
Nous avons affrontés des situations dures, nous nous sommes querellés, battus, nous avons tous souffert, mais cela ne nous importait peu tant que nous faisions route ensemble, encore et toujours.
Tu nous as prouvé tes valeurs à de nombreuses occasions, tu nous as aimés, et tu étais là quand nous avions besoin de toi…

Voyant son petit ami fondre en larmes Aelita prit la suite.

A : Nous te reconnaissions bien souvent à ton courage, qui ce soir nous inspire et nous faire dire que ton départ nous apprend qu’il faut rester solidaires en tous temps, oublier nos erreurs et resserrer ces liens qui nous unissent et nous empêchent de nous quitter fâchés.

Odd, voyant Aelita pleurer à son tour, prit la peine de finir le discours.

O : Même si parfois tu semblais être une vraie tête de mule, tu restais mon meilleur ami, et je te considérais toujours comme tel. Aujourd’hui, c’est sous nos regards désolés que tu nous quittes…
Adieu… (Eclate à son tour) Mon ami…

???: (Faiblement) Je… je peux me joindre à vous ?

Tous se retournèrent et virent Yumi, accompagnée par ses parents et ceux d’Ulrich qui était arrivés entre temps, et qui semblaient avoir connaissance de l’horrible nouvelle.

A : *snif* Bien sûr Yumi. Viens !

Aelita accueillit sa meilleure amie dans ses bras pendant que les parents de Yumi présentaient leurs condoléances à ceux du garçon, qui étaient en larmes.


Voilà pour le chapitre 5, laissez vos commentaires, pas de gros cliffhanger aujourd'hui... Peut-être plus tard... :)



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Message 17 Nov 2015, 00:25

Re: Souffrances

Ohmagaad,c'est triste,mais tellement bien fait :D
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Message 17 Nov 2015, 00:26

Re: Souffrances

C'est l'effet recherché quand on écrit des romances... Déclencher des émotions chez le lecteur ! ;)
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Message 18 Nov 2015, 18:42

Re: Souffrances

Voilà la petite suite, postée en vitesse parce que je n'ai pas beaucoup de temps.


Chapitre 6 - Make me believe again



Pendant ce temps, Ulrich, ou plus précisément son âme, semblait se trouver dans un endroit qui ressemblait fort à un hall de réception dans un hôtel.
Le garçon examina la grande pièce, on y voyait quelques personnes qui se déplacent dans un silence absolu. Etrangement, personne ne semble remarquer l’arrivée d’Ulrich.

???: Bonjour Ulrich, sois le bienvenu.

Ulrich se retourna et découvrit un homme en costume, souriant. Il semble assez grand, jeune, il ressemble un peu à Ulrich, au détail près qu’il a les cheveux bruns et porte des lunettes à montures rectangulaires qui le rajeunissent un peu et lui inspire un côté sympathique.

U : (dubitatif) Qui êtes-vous ? C’est ça le paradis ? Qu’est-ce que je fais ici ?
???: En voilà des questions… Et ça fait seulement quelques secondes que tu es arrivé.
U : Excusez-moi, mais j’ai du mal à savoir ce qui s’est passé.
???: Je pense que je n’ai pas besoin de te dire que tu es mort d’un accident de la route. Quant à moi je me nomme Iwen. Et le paradis semble être une bonne définition pour cet endroit. Tu es dans l’au-delà.
U : (dépité) J’arrive pas à croire que je sois déjà mort… C’est pas possible de retourner sur terre ?
I : (avec un rire) Tu n’es pas vraiment le premier à me demander ça… Et je ne crois pas que ça soit possible. Vois-tu te ramener sur terre est techniquement possible, mais cela implique de sérieuses distorsions de la réalité : modifier le temps, les règles fondamentales de la vie, sans compter que sur terre ce serait considéré comme un miracle… Tu imagines les délires religieux ?
U : (déçu) Ouais… N’empêche que mes amis me manquent déjà… Et puis… y a Yumi aussi…
I : Ah… Viens avec moi…
U : (intrigué) Où ça ?
I : Dans mon bureau…

Iwen emmena le garçon dans une pièce assez grande dans lequel on y trouve tout un équipement de bureautique et d’informatique.

U : (moqueur) Je savais pas qu’on était branché High-Tech au paradis.
I : Justement, on va passer un peu ta vie en revue…

Ulrich se sentit d’un coup très nerveux, des questions commençaient à se bousculer dans son esprit. Il s’assit sur le siège en face de l’homme en costume.

U : Vous croyez qu’on a le temps ? J’veux dire… C’est vraiment nécessaire ?
I : Ce qu’il y a de bien avec l’éternité, c’est là où s’écoule une heure ici, il passe à peine une seconde sur terre. Et oui, c’est vraiment nécessaire.

Iwen sortit une tablette d’un tiroir de son bureau et exécuta quelques glissements de l’index sur l’écran. Ulrich vit son interlocuteur froncer les sourcils, le garçon commença à paniquer.

I : (relevant les yeux vers Ulrich) Ah oui… Effectivement…
U : (nerveux) Quoi ? Il y a un problème ?
I : Regarde toi-même…
Iwen donna la tablette à Ulrich qui vit les derniers jours de sa vie sur l’écran. Plus la vidéo se déroulait, plus le garçon se sentait mal. Alors que ce dernier observait comment il traitait ses amis et plus particulièrement Yumi, il sentait les larmes lui monter aux yeux.

U : Je… C’est…
I : Douloureux, n’est-ce pas ? Et avec ça tu voudrais retourner sur terre ?
U : (triste) Oui… Ils me manquent… Tous… Et surtout Yumi… Je l’aime…
I : MENTEUR ! TU NE L’AIMES PAS ! TU T’EN MOQUES ! TU L’AS DELAISSEE, ABANDONEE ! REGARDE SEULEMENT COMMENT TU TE COMPORTES AVEC ELLE !
Ulrich, surpris par le changement d’attitude d’Iwen se plaqua sur le dossier du siège, la tablette collée contre le torse.
U : Co-Comment ça je n’aime pas Yumi ? Bien sûr que je l’aime ! Je ne mens pas.
I : AH OUI ? PROUVE-LE !
U : (baisse la tête) Je… Je peux pas…
I : (reprend son calme) Et tu semblais te plaindre que Yumi ne t’apportait pas de preuve de ses sentiments… Ironique non ?
U : (triste) Vous avez raison… J’abandonne… Mais… Est-ce que je pourrais garder la tablette s’il vous plait ?
I : Pour quoi faire ?
U : C’est juste que… Comme mes amis vont me manquer… Et vous pourrez me traiter de menteur tant qu’il vous plaira, j’aime Yumi… Et si je ne peux pas les revoir, j’aimerais au moins me rappeler ces quelques moments heureux qu’on ait passés ensemble.

Iwen afficha un sourire, et accéda volontiers à sa requête. Ulrich examina la tablette à nouveau, et vit Yumi, dans la salle de réanimation, étalée sur le corps de celui qu’elle aimait tant, pleurant toutes les larmes de son corps, ses amis la serrant dans leur bras. Ulrich se mit à pleurer à son tour. Iwen, intrigué, se rapprocha d’Ulrich.

I : Eh bien Ulrich ? Ça ne va pas ?
U : (sanglots) Ils me manquent… Je leur manque… Je veux retourner sur terre ! Peu m’importe ce que ça coûte. Je pourrais même vendre mon âme si ça vous chante !
I : Tu es vraiment si déterminé que ça ?

Ulrich se contenta de hocher la tête de haut en bas. Iwen réfléchit quelques instants pendant que le garçon aux cheveux châtains regardait Yumi lui sourire durant ces moments merveilleux qu’il avait passés au printemps dernier.

I : J’ai peut-être une idée…
U : Laquelle ?
I : Tu veux retourner sur terre ? Soit ! Je t’accorderais volontiers cette faveur…
U : (joyeux) C’est vrai ? C’est vraiment possible ?
I : SI, et seulement si tu trouves une – ou plusieurs – excellentes raisons de te renvoyer sur terre.
U : (déçu) Ah… Et… De quel genre d’excellentes raisons on parle ?
I : Le genre d’excellentes raisons qui ne te concerne pas directement. Concrètement évite l’argument type : « mes amis me manquent » ou encore « parce que j’aime Yumi ».
U : (abattu) Super… Vous venez de flinguer à bout portant mes deux meilleurs arguments.
I : Ah ça… C’est sûr que la tâche va être difficile. Mais je veux que tu comprennes qu’une raison qui te concerne directement ne serait que l’expression d’un désir égoïste.
U : Ouais… N’empêche que c’est la vérité… Ils me manquent tous…
I : Ça te fait une bonne raison de trouver l’argument que je recherche…

Ulrich fixa de nouveau la tablette, puis demanda à rester dans le bureau d’Iwen pour réfléchir, ce dernier accepta à la condition de n’être dérangé que si ça en valait la peine.
De longues minutes passent dans un silence pesant, Iwen s’occupait à travailler sur je ne sais quoi avec son ordinateur, pendant qu’Ulrich s’affairait à trouver cette fameuse raison en or qui lui permettrais de retrouver ses amis…
Le temps passe, lentement, silencieusement et Ulrich fixe la tablette tout en réfléchissant à toute vitesse. Mais outre ses phases de réflexion, Ulrich tombait régulièrement sur un passage de sa vie impliquant Yumi, et ne pouvait pas s’empêcher de laisser échapper un sanglot à la vue de cette dernière. Après de longs moments de réflexion, Ulrich se leva, puis rendit la tablette à Iwen.

I : (fixant l’écran de son pc) Tu as trouvé ce que tu cherchais ?
U : (abattu) Non. Je n’ai rien trouvé qui pourrait justifier mon retour… De toute façon je ne le mériterais même pas. J’ai fait du tort à Yumi, à mes amis. Je crois que c’est pas plus mal ce qui m’est arrivé. Au moins je ne risque plus de faire souffrir les autres avec mon égoïsme… Et quelque part je suis heureux que ce ne soit pas Yumi qui soit à ma place… Je… Je vais vous laisser…

Ulrich posa la tablette sur le bureau et se retira vers la porte, plus abattu que jamais. Mais Iwen se leva de son fauteuil et interpella le jeune homme.

I : Ulrich ? Avant que tu ne partes je souhaiterais te dire quelque chose…
U : (intrigué) Ah ?
I : (hochant la tête) Hmm hmm… Il faut que tu saches que si je n’étais pas intervenu, c’est précisément Yumi qui serait ici en ce moment. Et vu comme elle semblait t’en vouloir tu n’aurais eu plus aucune chance de la revoir.
U : (Interloqué) V-Vous avez sauvé Yumi ? Mais… Pourquoi ? Et moi, pourquoi suis-je mort à sa place ?

I : J’ai tout de même un code moral, la mort n’est pas une chose à prendre à la légère. Quand elle s’est enfuie de chez elle, Yumi était très déterminée à en finir, parce qu’elle avait l’esprit embrumé par ses sentiments à ton égard.
De plus, je voulais qu’elle réalise ce que ça fait de perdre quelqu’un avec qui l’on entretien de liens si forts et si fragiles en même temps. Ensuite si j’ai « orchestré » ton trépas, c’est que je souhaitais avoir une petite discussion avec toi… Yumi est un être formidable tant avec ses qualités que ses défauts. Elle t’aime et ça, ça ne fait aucun doute, même si par moments elle se pose des questions sur toi et l’avenir de votre relation.
Il y va de même pour le reste de tes amis, tes parents et tous ceux qui t’entourent de près comme de loin.
Et je tiens à te rappeler que si quelqu’un que tu aimes et qui t’aime se pose des questions sur toi et ce que tu ressens, tu es tout de même le mieux placé pour y répondre. Tu ne crois pas ?

U : Ben si…
I : Bien ! Supposons : Tu retournes sur terre, quelle est la première chose que tu vas faire ?
U : (du tac au tac) Demander pardon à Yumi !
I : Mauvaise réponse !
U : Quoi ?
I : Dans une très jolie lettre que tu avais écrite à Yumi tu disais, je cite : « La façon dont je me suis comporté avec toi me fait comprendre que je ne mérite pas ton pardon, tant que tu n’en auras pas décidé autrement. ». Pour être clair et comme pour ton retour, plutôt que de l’implorer à genoux, donne-lui une excellente raison de t’accorder une chance. Mais attention, une chance comme cela devient rare dans ton cas, il faut en faire bon usage.
U : Excusez-moi mais depuis un temps j’ai l’impression que vous insinuez que je vais retourner à ma vie…
I : Ça dépend… Pourquoi voudrais-tu retourner sur terre ?
U : (réfléchis un temps) Parce que j’ai commis de graves erreurs, et quitte à revenir ici juste après, j’aimerais au moins mettre de l’ordre dans certaines parties de ma vie. C’est pas une demande personnelle, c’est plus comme… une dette à régler.

Iwen fixa Ulrich un instant d’un air réflectif.

I : (interrogateur) Tu serais vraiment prêt à revenir ici juste après avoir fait la paix avec Yumi ?
U : Et les autres aussi…
I : Ne te moque pas de moi Ulrich, je sens bien que Yumi est ta préoccupation majeure. Si tes amis peuvent te pardonner aisément tes écarts de conduite, Yumi constitue à elle seule ton plus grand défi mental. Tu te fais du souci pour elle à chaque instant et plus particulièrement depuis que tu es arrivé ici. Formule ta demande que je vois si tu as compris ce que tu dois faire…
U : (solennel) Iwen, je souhaiterais retourner sur terre. Non pas parce que j’aime Yumi, mais parce Yumi m’aime. J’ai appris en examinant ma propre vie qu’elle ne serait pleinement heureuse que si je suis présent à ses côtés, tant dans les bons jours que les heures les plus sombres. J’ai fait souffrir Yumi alors qu’elle se perdait dans ses pensées et tentait de rétablir une relation que j’ai détruite par mon égoïsme. Peu m’importe ce qu’il m’arrivera, je veux juste qu’elle soit heureuse.
Mais j’ai aussi envie de retourner sur terre pour mes amis, parce qu’ils m’apprécient malgré mon comportement parfois… houleux. Et je n’envisage pas une seconde de les faire souffrir gratuitement ainsi. Car au fond de moi je sais que si je reste ici, je ne pourrais pas réparer mes fautes et je serais mort en égoïste.

Iwen sourit, Ulrich lui, se demandais s’il avait été assez convaincant, et la seule pensée d’avoir commis une faute dans son discours le tiraillait. L’homme en costume posa sa main droite sur l’épaule du garçon.

I : Je ne vais pas te mentir, ton discours manquait un peu d’honnêteté (Ulrich blêmit), tu as déjà servi ça à Yumi, et pourtant tu t’es trahi quand cette dispute a éclaté dans l’infirmerie.
U : (déçu) Je sais… Mais contrairement à vous, je suis loin d’être parfait… Je dis les choses comme je les ressens…
I : Je vais tout de même te laisser ta chance. Toutefois, je vais te mettre à l’épreuve.
U : (souriant) M’en fiche de l’épreuve ! Une chance est toujours bonne à prendre.
I : Je vais te renvoyer sur terre, juste après ta sortie du collège au soir. Inutile de te dire ce que tu as à faire car, dans une poignée de minutes tu sais ce qui se passera avec Yumi. Je veux que tu l’empêches de faire une bêtise.
U : (paniqué) Quoi ? Attendez, je n’ai rien d’un négociateur. Comment je vais faire pour trouver les mots justes pour l’empêcher de se suicider ?
I : Crois-moi tu y arriveras ! Si elle t’aime, je pense que ce n’est pas pour rien. Mais n’oublie pas, tu n’as qu’une chance sur terre, c’est ta dernière carte, alors fais-en bon usage.
U : Sérieusement vous n’auriez pas un bon conseil ou deux sous la main au cas où ?
I : (Soupir) Bien. Considère que dans les situations les plus désespérées la solution peut être tout aussi désespérée. Maintenant je veux que tu franchisses la porte d’entrée, tu arriveras directement dans la rue qui mène chez Yumi. Pour le reste tu devras te débrouiller.
U : Comment je pourrais vous remercier ?
I : (souriant) Vis ! Et sois heureux !

Ulrich se dirigea vers le hall à toute vitesse puis s’arrêta net devant la porte, d’un coup il était pris de panique, et se demandait si c’était une bonne idée de franchir la porte.

I : Ulrich !
U : (se retournant) Oui ?
I : Souviens-toi de ce que tu as appris ici et tout ira bien.

Après un clin d’œil d’Iwen, Ulrich respira à fond et tourna la poignée puis fit un pas en avant, une sensation curieuse lui parcourut le dos. Comme un frisson de chaud-et-froid.



Voilà pour le chapitre 6 ! Vous connaisez la musique commentaires etc...





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Message 20 Nov 2015, 20:09

Re: Souffrances

Salut,je suis de prêt ton roman via l'application regroupant toute les informations concernant Code Lyoko,jolie roman continu comme ça et ne change rien.

Voilà ce sera probablement le seul commentaires car je n'aime pas trop en faire

Continuez à me surprendre
DarkGuillaume ;)
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Message 20 Nov 2015, 23:34

Re: Souffrances

Merci DarkGuillaume ! Ca fait plaisir !
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Message 24 Nov 2015, 00:47

Re: Souffrances

Ok, j'ai fait un peu le bilan de ma fiction. Merci à ceux qui m'encouragent, et à tous ceux qui lisent. Voici donc un nouveau chapitre.


Chapitre 7 - Un et un font un.



Venant de retrouver son corps il scruta les alentours et vit la maison de Yumi et s’empressa de rejoindre la porte d’entrée sur laquelle il tambourina de toutes ses forces priant pour que quelqu’un entende.
Heureusement, on entendait quelqu’un descendre l’escalier, puis la porte s’ouvrit laissant paraître la mère de Yumi, qui en découvrant le jeune garçon ne put s’empêcher de gifler ce dernier.

Mme I : COMMENT OSES-TU TE PRESENTER ICI APRES CE QUE TU AS FAIT A MA FILLE ? FILE D’ICI AVANT QUE J’APPELLE LA POLICE !
U : (se frottant la joue) Ecoutez Madame, il faut que je parle à Yumi, c’est urgent.
Mme I : Sûrement pas ! Allez, décampe !

Madame Ishiyama tenta de claquer la porte mais Ulrich la bloqua avec son pied.

U : S’il vous plaît, Madame. Ne me demandez pas pourquoi ni comment je le sais, mais si je ne lui parle pas, elle… Elle va se suicider.
Mme I : (rouvrant la porte) Quoi ?

Ulrich n’eut pas le temps d’apporter d’explications à Madame Ishiyama que cette dernière et Ulrich furent bousculés par la jeune japonaise qui comme l’avait suggéré le jeune homme s’enfuit en courant. Ulrich se lança à sa poursuite comme la dernière fois, mais comme la dernière fois, Yumi tenta de lui asséner un coup de poing en plein visage. Ulrich qui avait omis ce détail lors de sa dernière expérience reçut le poing de Yumi en pleine mâchoire mais put tout de même l’esquiver suffisamment pour ne pas finir sonné au milieu de la rue. Alors que la japonaise reprenait sa course Ulrich la suivait de près.

U : YUMI ARRETE ! JE SAIS CE QUE TU VEUX FAIRE ! JE T’EN PRIE ECOUTE MOI !
Y : (en pleurs) LAISSE MOI ! J’EN AI MARRE DE TOI, ET DE TOUT ÇA ! JE VEUX EN FINIR !

La poursuite effrénée s’acheva sur un pont. Yumi s’arrêta net faisant face à Ulrich, sa main droite posée sur la rambarde, elle fixait Ulrich avec des yeux pleins de rage et de tristesse, les larmes perlant son visage.

Y : Si tu t’approches… Je saute !
U : Yumi ! Je t’en supplie… Ne fait pas cette bêtise.
Y : Et pourquoi je ne devrais pas le faire, hein ?
U : Peut-être déjà parce que des gens ici pensent à toi en ce moment, et t’aiment.
Y : (narquoise) Tu te comprends dans le lot ?
U : Honnêtement… Oui.
Y : (rire méchant) « Honnêtement… » Tu viens me parler d’honnêteté alors qu’il y quelques jours tu disais t’en foutre de ma petite personne.

Yumi passa une première jambe par-dessus la rambarde du pont, puis la seconde. Ulrich, prit de panique courut vers la japonaise, la suppliant de revenir vers lui. Mais celle-ci le stoppa net avec une nouvelle menace.
Ulrich commençait à désespérer, Yumi était sur le point de faire une chute de quelque 100 mètres et aucune pensée réconfortante ou susceptible de changer l’avis de la demoiselle ne lui venait à l’esprit.

U : Yumi… Je… (Réfléchit un instant) Je sais que tu m’aimes !
Y : Après ce que tu m’as fait subir ? Je ne crois pas, non ! Au contraire, je te déteste ! C’est pour ça qu’on en est là.
U : (calmement) Tu mens Yumi. Je le sais. Ton suicide n’est qu’une échappatoire à ta souffrance. Je reconnais que je t’ai fait du mal. Tellement de mal que je ne sais pas si j’aurais le courage de me regarder dans un miroir un jour. Mais au-delà de ça se sont tes sentiments pour moi qui t’ont inspiré ce désespoir.

A mesure qu’Ulrich parlait il tentait d’avancer vers Yumi qui regardait le sol si lointain, son visage en devenait blanc comme un Doliprane.

U : Tu as peur, je me trompe ? Quelque chose t’en empêche. Tu ne veux pas mourir. Parce que tu m’aimes.

Ulrich n’était plus qu’à quelques centimètres de celle qu’il tentait de sauver. Puis d’un geste rapide il serra Yumi le plus fort possible dans ses bras, alors que cette dernière pleurait à nouveau.

U : Je t’aime Yumi ! Je t’aime tellement… Si tu veux sauter tu devras m’emmener avec toi. Parce que moi je ne te lâcherais jamais, et si je dois mourir, ce sera avec toi.

Yumi toujours en larmes, prit la main du garçon et la serra contre sa poitrine.

Y : (sanglotant) Ulrich… Pourquoi ? Pourquoi tu t’obstines ?
U : Parce que je t’aime, parce que TU m’aimes. Je veux que toi et moi, nous vivions heureux, et ensemble.

Ulrich renversa légèrement Yumi pour la faire passer du bon côté de la rambarde, mais à peine s’en était-elle éloignée qu’elle tomba à genoux le visage plongé dans ses mains.

Y : (pleurant) J’ai tellement honte de moi…

Ulrich s’assit en tailleur près de sa petite amie, la prit dans ses bras et lui offrit quelques baisers sur la joue, puis la tempe et le front.

U : (tendrement) Tu n’as pas à avoir honte… Si tu m’avais vraiment détesté j’aurais probablement voulu faire la même chose.
Y : Ulrich *snif*, j’aimerais rentrer chez moi, mes parents doivent se faire du souci.
U : (souriant) Tu as raison. Mais si tu le permets j’aimerais régler un dernier détail.
Y : Quoi donc ?

Ulrich ne laissa pour réponse à Yumi qu’un chaleureux et tendre baiser. Pendant quelques minutes Yumi redécouvrit cette douce sensation que seul Ulrich pouvait lui procurer. Yumi, heureuse de se réconcilier avec le jeune garçon glissa sa main derrière sa nuque et entreprit un jeu de langues si doux qu’Ulrich resserra son étreinte sur Yumi. Les deux amoureux profitèrent de cet instant magique pendant de longues minutes. Mais d’un coup Yumi se redressa.

Y : Ulrich… Mes parents !
U : Argh ! Zut ! Avec tout ça j’ai oublié.

Les deux adolescents commencèrent à sprinter vers la maison de Yumi mais à quelques mètres de l’arrivée…

U : Yumi, attends !
Y : (haletante) Quoi ?
U : Je voulais te dire… Ta mère et moi on n’était pas en bons termes tout à l’heure, alors… Je pense qu’il serait préférable que je m’éclipse.
Y : (souriante) T’en fait pas pour ça…

Yumi prit son petit-ami par la main et posa la tête son épaule, puis ils continuèrent leur chemin jusqu’à la porte d’entrée. Ulrich, appuya sur la sonnette, d’un geste peu assuré.
Une fois encore, ce fut Madame Ishiyama qui ouvrit la porte, cette dernière se montra stupéfaite en voyant le couple, main dans la main.

Mme I : Qu’est-ce que… ?
U : (maladroitement) Euh… Je… Hem… Je vous ramène Yumi, Madame.
Mme I : Ah ? Mais… Vous êtes…
U : Oui je sais… Je comprendrais que je ne sois pas vraiment le bienvenu alors… Je vais vous laisser…
Y : Tu ne veux pas entrer ? Je pense qu’on ne serait pas trop de deux pour expliquer à maman ce qui s’est passé. C’est moi qui t’invite.

Ulrich accepta finalement l’invitation de Yumi et entra. Durant la soirée, le couple expliqua autour d’un verre de jus de fruits à la mère de la jeune fille comment son petit-ami l’avait tiré d’un horrible sort. Tant et si bien, que Madame Ishiyama préféra tirer un trait sur le comportement d’Ulrich des jours passés. Elle proposa même à Ulrich de rester pour la nuit chez eux. Malgré sa gêne, Ulrich fut enchanté. Yumi quant à elle supplia sa mère de le laisser dormir avec elle, la dame, d’humeur conciliante après le geste altruiste d’Ulrich céda au désir de sa fille.
Quelques instants plus tard alors qu’Ulrich s’était changé, il se prépara à entrer dans la chambre de sa bien-aimée. Mais à la vue de cette dernière il laissa échapper son verre d’eau qui se vida sur la moquette de la chambre. Yumi, qui était en sous-vêtements poussa un cri de surprise et se retourna vivement.

Y : (rougissante) Ulrich… Tu aurais pu frapper…

Ulrich afficha un sourire amusé par cette situation un peu gênante. Il s’approcha lentement de sa chère et tendre et la prit dans ses bras.

Y : (écartant les mains d’Ulrich) Arrête ! On n’a pas le droit de faire ça !
U : (tendrement) On n’a pas le droit d’être amoureux ?
Y : Tu vois très bien de quoi je parle… On est trop jeunes… et que diraient nos parents ?
U : (amusé) Et quand je pense que certaines femmes disent qu’il n’y a que les hommes pour penser à ça… Moi je voulais juste un câlin, peut-être un bisou, au moins avant de s’endormir ensemble.
Y : (gênée) Quoi ? Mais alors, tu ne voulais pas…
U : Avec tes parents et ton petit frère à côté ? Je sais que tu me rends fou mais quand même… Et puis, je te trouve tellement belle…
Y : (rougissante) C’est vrai ? Je veux dire… Tu es très mignon toi aussi.

Ulrich offrit un sourire à Yumi puis une courte séance de bécotage avant que la demoiselle l’invite à prendre place dans son lit le temps d’enfiler une chemise de nuit.
Ceci fait, Yumi s’installa à côté de son amant qui eut le réflexe immédiat de passer son bras autour de la taille de cette dernière pour s’en rapprocher.

U : Bonne nuit mon ange…
Y : Dors bien toi aussi.


Bon, je reconnais que c'est un peu court mais vu ce qui vous attend... Je pense que ca ne posera pas beaucoup de problèmes !
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Message 24 Nov 2015, 08:11

Re: Souffrances

Alors,vivement la suite ^^
Tu peux faire ouvrir les yeux à quelqu'un mais ne laisse personne te les fermer. (By #L)
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Message 25 Nov 2015, 00:22

Re: Souffrances

Alors désolé pour la longueur du précédent chapitre mais je pense que je vais me rattraper sur celui ci...


Chapitre 8 - Benoit JASQUIER




Le lendemain matin, Yumi réveilla Ulrich qui avait oublié qu’ils étaient encore en pleine semaine. Ce dernier sauta du lit et s’habilla en quatrième vitesse. Yumi avait déjà préparé le petit-déjeuner d’Ulrich qui une fois à table regardait son bol d’un air intrigué.

U : C’est quoi ?
Y : (souriante) Du thé noir. C’est très bon tu verras, et ça file un vilain coup de fouet ! C’est l’idéal après la petite nuit qu’on a eu !

Ulrich porta le bol jusqu’à ses lèvres et entreprit de goûter l’étrange breuvage mais à la surprise de Yumi, celui fit la grimace.

Y : Tu n’aimes pas ?
U : … Si, c’est très bon… Mais c’est brûlant !

Yumi laissa échapper un petit rire tandis qu’Ulrich tentait de finir son thé. A cet instant le père de la jeune fille entra dans la cuisine avec une tasse de café en regardant Ulrich d’un air intrigué.

Mr I : C’est bon ?
U : Oh ça oui ! Je pourrais en boire des litres !
Mr I : (amusé) Contente-toi déjà d’un bol, tu seras bien assez survolté dans ta journée.

Y : Ulrich… On va être en retard.
U : Zut ! En plus je crois que j’ai un cours de sciences avec Madame Hertz, si j’arrive en retard elle me réexpédie chez le dirlo.

Ulrich termina son bol de thé malgré la température très élevée du liquide brun. Puis il attrapa sa veste et courut vers la porte avant de se tourner vers la demoiselle.

U : Le dernier au collège paye une cannette à la récré !
Y : (en riant) Sort ta petite monnaie, limaçon. Tu vas perdre !

Ulrich et Yumi bondirent dehors et entamèrent une course à pied vers le collège. Yumi qui courait plus vite qu’Ulrich n’eut aucun mal à arriver en tête au portail du collège. L’adolescent arriva juste après elle.

Y : Tu me dois une cannette ! Je vais prendre un coca cerise !
U : (Haletant) De toute façon je t’en aurais quand même offert une si j’avais gagné.
Y : (Souriante) On se verra à la récré.

La cloche annonça le début des cours, le jeune garçon sprinta vers le bâtiment des sciences ou l’attendait Odd avec le sac à dos de son meilleur ami.

O : Bah alors ? Où t’étais passé ?
U : Euh… Je te raconterais ça à la récré…
O : Bon… Ben en attendant c’est cours de sciences au menu, avec une sauce Madame Hertz.
J : Et je te conseille de t’activer, au dernières nouvelles on a un rapide contrôle sur les réactions chimiques dangereuses.

Ulrich, Odd, Jérémie et Aelita s’assirent à leurs places respectives face à Suzanne Hertz qui n’avait semble-t-il pas sorti ses affaires de cours de sa sacoche. Ulrich avait l’estomac noué depuis que Jérémie avait annoncé ou plutôt rappelé qu’un contrôle était prévu.

SH : (souriante) Bien ! Je sais que nous avions prévu un contrôle… Mais j’ai une grande nouvelle à vous annoncer. A la fin de cette semaine soit exactement ce soir à 18 heures GMT+1, je serais officiellement à la retraite. J’ai donc décidé d’annuler le contrôle d’aujourd’hui.

Face à cette nouvelle, l’ensemble de la classe poussa un grand cri de joie. Sauf Jérémie qui regrettait déjà son professeur de sciences… Et le contrôle.

SH : Et je profite de ma dernière journée pour vous présenter mon successeur qui va vous enseigner les sciences. Il s’appelle Benoît JASQUIER, et il semble être spécialisé dans les sciences informatiques.

Jérémie ne put s’empêcher de sourire, mais voilà qu’entre dans la pièce un homme portant une chemise sous un pull blanc portant le logo de la marque MSI, un jean noir une paire de lunette à monture rectangulaire et une casquette noire. Sous son bras gauche il porte un ordinateur portable flambant neuf arborant fièrement l’emblème GAMING de MSI, sur son poignet on y distingue une smart Watch de chez SONY. Une oreillette Bluetooth sur l’oreille droite, cet homme débordant d’électronique semble venu du futur. Il semble d’ailleurs assez jeune, on ne lui donnerait un peu moins de trente ans.

BJ : Bonjour à tous et à toutes, comme vous l’a si gentiment indiqué votre professeur, je m’appelle Benoît JASQUIER. J’étais jusqu’à aujourd’hui un Technicien de Sécurité Informatique, j’avais pour mission de veiller à la sécurité du réseau informatique de l’entreprise qui m’avait employé. Et pour vérifier que tous les paramètres était correct j’avais une méthode assez discutée de mon patron mais qui avait le mérite d’être efficace et somme toute assez réaliste…

Tous les élèves fixaient le jeune professeur comme s’ils n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi « détendu » de l’autre côté du pupitre.
Les filles semblaient même complètement hypnotisées par le halo bleu clignotant de son oreillette, à tel point qu’on lisait même un air idiot d’admiration sur le visage de Sissi.

U : (Intéressé) Euh… C’était quoi votre méthode discutable, monsieur JASQUIER ?

BJ : Je piratais les ordinateurs de l’entreprise, choisis au hasard, j’essayais de récolter des informations… Puis je faisais un bilan des différentes failles pour mieux les combler.
Au fait, personnellement je trouve que « Monsieur JASQUIER » ça fait un peu trop formel, vous pouvez m’appeler par mon prénom.

SH : Et afin de mieux faire connaissance avec votre nouveau professeur de sciences, je lui laisse le soin de choisir le programme.
BJ : (flatté) Merci beaucoup Suzanne. Eh bien pour notre première séance ensemble j’avais songé à un petit jeu façon quizz scientifique basé sur la physique, la chimie et l’informatique. Et à la fin du cours il y aura une surprise. Ça vous tente ?

Un nouveau cri de joie s’entendait dans la classe, mais curieusement à l’exception de Jérémie et Hervé, les voix étaient exclusivement féminines. Même Suzanne Hertz approuva cette approche ludique de la science.
Le nouveau professeur posa son ordinateur sur le pupitre de l’enseignant, le déplia puis attrapa un feutre et commença à écrire au tableau.
///////////////////////////////////////////////////////////////
/ SAS……..NTFS………SATA………IDE……….PATA………USB /
///////////////////////////////////////////////////////////////

BJ : Bien ! Parmi ces différents sigles, qui peut me donner l’intrus ?

Toute la classe regardait le tableau dans un silence absolu sauf quatre qui avaient déjà levé la main : Jérémie, Hervé, Aelita… Et Ulrich.

O : (intrigué, à voix basse) Tu veux aller à l’infirmerie ?
U : (à voix basse) Non, pourquoi ?
BJ : (après un temps, désigne Ulrich) Je t’écoute.
U : Sans hésiter l’intrus c’est NTFS !
BJ : Bien joué ! Peux-tu me dire pourquoi ?
U : C’est simple. A l’exception du sigle NTFS, tous désignent un type de connecteur interne dans un ordinateur. Le sigle NTFS quant à lui est un système de fichier qui a littéralement supplanté le FAT32 puisqu’il permet le stockage de fichiers d’une taille supérieure à 4 Giga-Octets. Par ailleurs il est très utilisé depuis la sortie de Windows XP, seuls Linux et MacOS n’utilisent pas ce système de fichiers pour la partition système à moins de la paramétrer manuellement. Et si je peux me permettre, on ne trouve des disques durs en SAS, que sur des serveurs, quant à l’IDE et au PATA, ils sont obsolètes depuis bien longtemps.

Tous regardait Ulrich avec des yeux si ouverts qu’on y ferait entrer le TGV, même Madame Hertz croyait rêver.

BJ : Eh bien ! Je suis très impressionné ! Tu doit être… (consulte un papier) Jérémie BELPOIS c’est bien ça ?
U : (riant) Pas vraiment ! Jérémie, c’est le blond à lunette au premier rang ! Moi je m’appelle Ulrich.
BJ : Ah oui ! Ulrich STERN… Madame Hertz m’avait pourtant dit que tu étais un élève… distrait. (à Mme Hertz) Eh bien Suzanne, vous faites souvent des surprises à vos collègues ?
SH : (interloquée) Ma foi, je ne sais pas ce qui lui arrive… La semaine dernière je l’envoyais chez le proviseur pour la troisième fois dans le trimestre parce qu’il était à moitié endormi.
U : En fait, Jérémie m’a appris pas mal de choses en informatique… Faut dire que c’est un vrai crack !

Les autres questions s’enchaînaient, et tous ont pu répondre à au moins une question. Mais Jérémie, Hervé, Aelita et même Ulrich se sont démarqués par le nombre de réponses exactes. Puis à cinq minutes de la fin du cours Monsieur JASQUIER demanda le silence.

BJ : Bien ! Je vous ai promis une surprise. Alors sans plus de cérémonie : J’ai appris en arrivant que le directeur souhaite renouveler l’intégralité du parc informatique du collège. Après avoir discuté avec lui quelques minutes, il a accepté de me laisser créer un petit « club » d’informatique pour nous occuper de ce projet. Et nous devrons entre autres, installer les ordinateurs, et assembler les nouveaux systèmes de serveurs. Car j’ai pu exposer une idée : Créer un serveur Active Directory avec des fonctions web et messagerie afin que les professeurs et les élèves puissent communiquer plus facilement. Et pour réaliser ce projet, je vais avoir besoin de volontaires. Donc ceux qui sont intéressés peuvent inscrire leur nom sur la feuille qui est au coin de mon pupitre.

La cloche sonna la fin du cours, la majorité des élèves sortaient immédiatement de la classe mais d’autres prenaient le temps de s’arrêter sur la feuille d’inscription. On y retrouvait les noms des trois génies de la classe, Ulrich et Sissi s’étaient également inscris, Odd fit de même, juste pour avoir une occasion de plus par semaine de rembarrer la fille du proviseur.
En s’inscrivant, Ulrich prit le risque de demander si les 3è participaient au projet, le professeur lui répondit qu’il exposerait probablement son projet aux autres classes.
Ulrich courut vers la cour de récréation pour rejoindre ses amis qui avaient déjà rejoint Yumi. Cette dernière s’était installée sur un banc en attendant leur arrivée.

U : Hé Yumi ! Tu connais la nouvelle ?
Y : (souriante) Oui, cette chère Madame Hertz part à la retraite, on a un nouveau prof de sciences qui en met plein la vue aux filles et apparemment tu as réussi à l’impressionner en informatique.
O : (suspicieux) Oui tiens d’ailleurs, j’aimerais bien savoir… On t’a pas vu de toute la soirée d’hier quand tu faisais la gueule. Et voilà que tu débarques la bouche en cœur et que t’es devenu un petit génie de l’informatique.
U : Ça va ! C’est pas comme si j’avais disparu de la planète. J’ai juste fait le mur, une fois de plus…
J : Odd a raison Ulrich, un peu plus et on te croyait mort.

Ulrich tressaillit d’un coup, le sourire de Yumi s’effaça instantanément, elle blêmit et baissa la tête. Le garçon aux cheveux ébouriffés ayant remarqué la réaction de sa bien-aimée, posa sa main sur l’épaule de cette dernière.

U : (à l’oreille de Yumi) Tu veux que je leur dise ?
Y : (tristement) Autant qu’ils le sachent, que ce soit maintenant ou plus tard… Quelle différence ?
O : Qu’on sache quoi ? Un truc croustillant ?
J,A : ODD !
U : Ahem… Hier soir, Yumi… (Hésite un instant) A voulu se suicider.
A,O,J : (choqués) QUOI ???

Yumi baissait encore plus la tête, le sentiment de honte qu’elle éprouvait sur le pont revenait lui serrer le cœur. Aelita se jeta sur la japonaise et la serra de toutes ses forces dans ses bras.

A : (compatissante) Yumi ! Je peux pas croire que tu envisages de telles choses… Et nous alors ? Tu imagines ?
Y : (tristement) C’est juste que… avec Ulrich, c’était très… compliqué.

Jérémie, Odd et Aelita lancèrent immédiatement un regard noir à Ulrich, avec une synchronisation hors du commun. Tant et si bien que ce dernier ne put s’empêcher de faire un pas en arrière.

Y : Après, même si ça a été très dur pour Ulrich comme pour moi… on a réussi à discuter un peu. On a compris qu’on s’aimait tous les deux. Et pour le remercier… Je l’ai invité à dormir avec moi.
O : (taquin) Alors ? C’était le pied ?
A : ODD ESPECE D’OBSEDE ! SI TU FERMES PAS TON CLAPET JE TE FAIS BOUFFER TES CHEVEUX !
U : En tous cas je pense que Yumi sera d’accord avec moi, mais ça fait du bien d’être à nouveau en couple.

Sur ces paroles, Ulrich reprit Yumi dans ses bras, ce qui eut pour effet de lui rendre son sourire qu’Ulrich contemplait amoureusement.

???: Qu’est-ce qu’elle fiche ici, elle ?
O : Oh, oh ! L’ouragan Sissi est en approche.
S : Eh bien Ulrich ? Je croyais que tu voulais sortir avec moi ?
U : Dis, Odd, je suis un peu occupé avec Yumi. Tu veux bien t’en occuper pour moi ?
O : Mais avec joie ! Ça tombe bien je voulais te demander Sissi : C’est vrai que ton deuxième prénom c’est Clémentine ?
S : Pff ! Triple idiot ! Tu sais très bien que moi, c’est Sissi. Point barre.
O : C’est vrai ? Oh ben zut alors je suis confus. J’ai dû… me tromper de cageot !

Tout le groupe éclata de rire tandis qu’Elisabeth s’éloignait, furieuse et toujours flanquée de ses deux acolytes.
Puis subitement, Ulrich se leva et se dirigea vers les distributeurs, il en sortit deux cannettes de coca à la cerise. L’adolescent s’en retourna auprès de sa petite amie et lui offrit l’une des deux cannettes.

Y : (souriante) Contente de voir que tu honores ton pari !
U : (En ouvrant sa cannette) A la tienne ma puce !
O : (taquin) Oh c’est trop mignon !
J : Odd, crois-moi, un jour ou l’autre tu vas la fermer… De gré ou de force.
O : Et toi Jérémie ? Quand est-ce que tu te déclares à Aelita ?

Les deux surdoués s’échangèrent un regard gêné en rougissant, puis la fille aux cheveux roses se contenta de répondre qu’ils n’étaient pas encore prêts à vivre en couple.

Y : Vous inquiétez pas… Vous avez tout votre temps pour vous déclarer l’un à l’autre.
J : (gêné) Qui vous dit qu’on est amoureux ?
U : Je vais pas te mentir, mais ça se verrait depuis Pluton. Y a qu’à voir comment Aelita et toi avez rougi à la dernière question d’Odd. D’ailleurs Odd, je serais toi je ferais pas trop le malin, aux dernières nouvelles tu es toujours célibataire.
O : (Blessé) Ben c’est pas de ma faute, je trouve pas la bonne fille…
U : Et ta petite DJ en herbe ?
O : Tu parles de Sam ? Elle a préféré garder ses distances depuis l’affaire de l’ordi portable volé.
Y : Et t’as jamais pensé à reprendre le contact ? Genre « ça fait trop longtemps que je t’ai pas vu, tu me manquais terriblement. » ?
O : (rougissant) Je… J’oserais jamais.
Odd se leva, puis se dirigea à son tour vers les distributeurs, attrapa une cannette de soda à l’orange puis s’isola sous les arcades.

Ulrich regardait Odd s’éloigner, la mine inquiète.

U : Faut lui arranger ça, sinon il va se mettre à déprimer.
A : Tu veux lui trouver une copine ?
U : Nan, je pensais plutôt lui improviser un rencard avec Samantha. Au fait Yumi je peux te poser une question ?
Y : Bien sûr.
U : Le nouveau prof de sciences veut créer un club d’informatique et… Ben je voulais savoir si ça t’intéresse de venir travailler avec moi ?
Y : Ben… J’y connais pas grand-chose à l’informatique… Tu crois que tu pourrais m’apprendre ?

Ulrich, tout heureux de la réponse de sa chère et tendre, se jeta dans ses bras en lui promettant de lui apprendre tout ce qu’il avait déjà appris de Jérémie.
Puis, le garçon se retourna pour vérifier rapidement l’état moral de son meilleur ami qui s’était adossé à un mur, la tête basse, vidant la cannette de soda tel un ivrogne en pleine dépression noyant ses problèmes dans l’alcool.



Et voilà ! J'espère que ca vous a plu...
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Message 25 Nov 2015, 00:57

Re: Souffrances

Super, comme d'hab' :')
Vivement la suite ^^
Tu peux faire ouvrir les yeux à quelqu'un mais ne laisse personne te les fermer. (By #L)
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Message 26 Nov 2015, 00:57

Re: Souffrances

Sérieux c'est trop bien!!!!!!!! :D après 10ans d'abscence je remarqur l'écriture c'est comme le vélo cela ne s'oublie pas mdr
J'attends la suite avec grande impatience!!!!!!!!! :DD
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Message 29 Nov 2015, 00:34

Re: Souffrances

Tiens ! Un nouveau lecteur qui poste un comm ! C'est cool ! Merci du compliment ! J'ai pris un peu de temps pour bosser sur la suite !


Chapitre 9 - Let it snow



U : J’me sens mal pour Odd…
Y : Y a de quoi… De nous tous, c’est le seul qui n’est pas en couple, (avec un sourire complice à Aelita) ou qui entretient une relation amicale bien approfondie. Et avec son auto proclamation de séducteur d’élite, ça le mine complètement.

La cloche se mit à sonner la fin de la récréation, les deux couples libérèrent le banc pour se rendre en cours mais Yumi retint Ulrich par le bras.

Y : (timidement) Ulrich… Je voulais te dire… Ben pour les fêtes, mes parents vont voir de la famille au Japon… Et disons que je risque de m’ennuyer sans toi (Ulrich lui sourit). Alors je voulais savoir si tu voulais qu’on les passe ensemble ? En plus, les autres membres de ma famille sont un peu trop attachés aux traditions japonaises et ça a tendance à me… gonfler.
U : (tendrement) Yumi… C’est marrant j’allais te dire à peu près la même chose. Sauf que de mon côté c’est la famille qui débarque en France et mes cousins sont un poil chiants. On en rediscute au déjeuner ?

Yumi embrassa tendrement l’élu de son cœur, puis s’éloigna vers le bâtiment des sciences en accordant à Ulrich quelques petits signes de la main… Ulrich, aux anges se rua dans le bâtiment principal pour le cours suivant.
Durant la journée, Ulrich affichait un sourire radieux, et lors de la pause déjeuner, le garçon reprit sa conversation avec Yumi, ils se mirent d’accord pour organiser une soirée tranquille chez la japonaise qui devait maintenant négocier avec ses parents pour obtenir la maison pendant une semaine.
Elle proposa également à ses amis de passer deux ou trois jours chez elle avant le réveillon de Noël, ceux-ci ne purent refuser l’invitation. Même si Odd était complètement démotivé, il se força à accepter pensant que ces quelques jours en compagnie de ses amis ne lui feraient que le plus grand bien.

U : (à l’oreille de Yumi) Dis, je voudrais pas abuser de ton hospitalité, mais tu crois qu’on pourrait prévoir une personne de plus ?
Y : Euh… Ça devrait être faisable… Mais pourquoi tu me demandes ça ?

Ulrich ne répondit à Yumi qu’avec un rapide mouvement des yeux en direction d’Odd qui regardait son assiette encore pleine de nourriture d’un air mélancolique.

Y : (avec un sourire) Oooh, je vois… Compte sur moi !
U : Cool ! Merci !

Le reste de la journée se passa sans incident remarquable sinon qu’Odd semblait toujours aussi mal en point. La journée de cours terminée tous rentraient chez eux sauf les internes qui souhaitent rester pour le week-end.
Ulrich et Odd entrèrent ensemble dans leur chambre, alors que le blondinet svelte prenait son chien dans ses bras, exposant ainsi un besoin urgent d’affection, Ulrich lui ressortit de la chambre prétextant avoir quelque chose de privé à voir avec Jérémie. Sitôt sorti il se précipita vers la chambre de Jérémie. Ce dernier surpris de la visite d’Ulrich en demanda la raison.

U : Ecoute, avec Yumi on est tous invités pour deux ou trois jours avant Noël tu le sais ?
J : Oui, et puis ?
U : Ce qu’on a évité de dire, c’est qu’on aimerait faire une surprise à Odd, j’ai besoin de passer un coup de fil, et je veux être sûr qu’il n’entende pas.
J : Ah ? Ben vas-y…

Ulrich sortit son téléphone de sa poche, puis composa le numéro de Samantha, qu’il avait copié depuis le téléphone de son meilleur ami.
Plusieurs tonalités se firent entendre indiquant que le portable de Samantha était allumé.

Sam : Allo ?
U : Samantha ? C’est Ulrich…
Sam : (joyeuse) Tiens ! Salut ! Ça fait un moment dis donc ! Comment va Odd ?
U : Euh… Justement c’est pour ça que je t’appelle…
Sam : Il y a un problème ?
U : En fait, Yumi organise un truc sur deux ou trois jours chez elle. Et disons que Odd va pas très bien en ce moment et on se demandais si tu accepterais de…
Sam : Comment ça « Odd va pas très bien » ?
U : Ben, disons qu’il est complètement anéanti, et tu lui manques beaucoup. Et on voudrait lui faire une surprise. Du coup tu fais quoi entre demain et Lundi prochain ?
Sam : Euh… Rien ! C’est à quelle heure ?
U : Avec Yumi on avait prévue 19 heures…
Sam : Euh… 20 heures c’est possible ?
U : Bien sûr, fais au mieux !
Sam : Ok ! A demain… Et prends soin d’Odd.
U : T’inquiète.

Ulrich raccrocha et laissa échapper un cri de joie exprimant une victoire. Jérémie, qui avait entendu la conversation félicita son ami pour ce « cadeau » original et somme toute assez osé !
Du côté de Yumi par contre…

Mr I : C’est hors de question !
Y : Oh papa, j’t’en supplie. On sera pas nombreux et en plus on chamboulera rien.
Mr I : J’ai dit non ! Nos billets d’avion sont déjà réservés, nous partons tous. Tu n’as pas vu ta famille depuis près de trois ans.
Y : (boudeuse) Pas étonnant ! Ils arrêtent pas de me dire que la culture Française me pervertit. Sans compter Grand-mère Imiko qui n’arrête pas de me demander quand je vais me trouver un mari.
(implorant)Allez Papa ! Je te rembourserais mes billets avec mon argent de poche ! Promis !
Mr I : J’ai dit non Yumi, n’insiste pas !
Mme I : (intriguée) Mais enfin Yumi, pourquoi tiens-tu autant à rester ici ? C’est à cause d’Ulrich ?
Y : (maladroitement) Ben… Oui et non. On a un ami qui est un peu déprimé et avec mes copains on voulait lui faire une chouette surprise pendant une soirée… On voulait inviter une ancienne copine à lui et faire genre « invité surprise » pour qu’il retrouve le moral.

Madame Ishiyama, émue par le geste de sa fille passa de la cuisine au salon, prit le téléphone sans fil et composa un numéro sous le regard intrigué de son mari qui ne put s’empêcher de se renseigner sur les agissements de son épouse.

Mr I : Je peux savoir ce que tu fais ?
Mme I : J’appelle l’agence de voyages… Voir si c’est possible de se faire rembourser les billets de Yumi.
Mr I : Tu es sérieuse ? Tu vas vraiment lui laisser la maison entière ? A elle toute seule ?
Mme I : Chéri, ce n’est plus une enfant ! Et elle doit apprendre le sens des responsabilités.
Mr I : … Pendant que d’autres essaient désespérément de lui inculquer l’importance des valeurs familiales.

La mère de Yumi ignora cette dernière phrase et commença sa conversation avec son interlocutrice.

Mme I : Bonjour, je suis Madame Ishiyama, mon mari et moi avons réservés quatre places dans un vol pour Tokyo dont le départ est prévu pour demain à 16h40.
Agent de Voyage : Oui, que puis-je pour vous ?
Mme I : Il y un petit changement de programme, notre fille ne pourra pas venir avec nous, je souhaite savoir s’il est possible de se faire rembourser ses billets ?
AV : Un instant… (pianote sur son ordinateur) Effectivement, un remboursement est possible. Toutefois, votre demande étant tardive, seuls 50% du montant vous seront remboursés.
Mme I : Ce n’est pas un problème. Et concernant le mode de remboursement ?
AV : Le montant sera crédité sur votre compte bancaire dans 48 heures.
Mme I : Impeccable, je vous remercie. Bonne fin de journée.

Madame Ishiyama reposa le téléphone sans-fil sur sa base puis, s’en retourna à la cuisine annoncer la bonne nouvelle à sa fille qui sauta instantanément dans les bras de sa mère. Malgré cela Monsieur Ishiyama continuait de rouspéter.

Mr I : J’aimerais que tu me dises à quoi je sers si à chaque fois tu cèdes à ses caprices ?
Mme I : … A donner à ta fille quelques conseils pour être sûr que ses amis vont passer un bon moment !

Le père de Yumi se leva après avoir posé son journal. Puis il emmena sa fille dans le salon pour lui prodiguer quelques consignes afin de s’assurer que la soirée se déroule au mieux. Il lui indiqua comment recevoir ses futurs invités, s’assurer qu’ils ne manquent de rien. La mère de Yumi quant à elle, lui suggéra de s’habiller de manière élégante. Hiroki ajouta même sa petite touche moqueuse.

Pendant ce temps, dans les dortoirs de Kadic, Ulrich revenait dans sa chambre où son « colocataire » se retrouvait à cajoler Kiwi d’un air déprimé. Même le chien en gémissant semblait inquiet de l’état moral de son maître.

O : (cachant sa tristesse) Mais oui, je t’aime mon chien !
U : (après un temps) Elle te manque, je me trompe ?
O : De qui tu parles ?
U : (regard significatif) A ton avis… ?

Penaud, Odd avoua que le simple fait de penser à la belle Samantha lui tiraillait le cœur.

U : Et si tu l’appelais ?
O : (paniqué) Après tout ce temps dans le silence ? Elle voudra sûrement pas me parler… Et avec ça tu imagines ma tête en arrivant chez Yumi ? « Bonjour, je suis le casseur d’ambiance ! »
U : Essaye au moins de penser à autre chose alors…
O : Et à quoi ?
U : Je sais pas moi… Joue avec Kiwi, lis un bouquin, écoute de la musique, chante, danse… Ça t’aidera.

Odd fouilla dans son sac à la recherche d’un livre à lire. Il en sortit un, puis le jeta immédiatement loin de lui. Et décréta qu’il serait préférable d’aller jouer avec le chien dans le parc.
Peu de gens en effet vous recommanderaient de lire « Roméo et Juliette » pendant que vous essuyez un chagrin d’amour.
Odd sortit du dortoir avec son animal caché dans son sac à dos et une balle pour jouer.

Le lendemain matin, tout le monde sortait du collège pour faire leurs achats de Noël. Yumi quant à elle, avait double charge de travail. En effet, outre les cadeaux, celle-ci devait aussi acheter suffisamment de nourriture pour tout le monde, elle prit même en compte le légendaire appétit d’Odd.

De retour chez elle, elle entreposa ses courses dans le réfrigérateur, puis grimpa les escaliers quatre à quatre pour préparer ses cadeaux. A grands renforts de papier cadeau, de ciseaux et de ruban adhésif, la jeune japonaise s’attela à la tâche. Mais accorda une attention toute particulière au paquet destiné à Ulrich…

Puis dans l’après-midi, Yumi salua ses parents qui avaient déjà fait leur valises et étaient sur le point de partir.

Y : Vous allez me manquer !
Mme I : Tu sais quoi faire pour ce soir ?
Y : Oui, t’inquiète pas. J’ai prévu de leur faire goûter mes recettes de sushis !
Mme I : C’est une bonne idée… Tu es assez douée pour faire les sushis.
Y : Et puis après le dîner on va s’échanger nos cadeaux et probablement jouer à un jeu de société ou un jeu vidéo.
Mme I : Bien ! Souviens-toi : Si tu mets de la musique, ne la laisse pas trop fort sinon les voisins vont se plaindre. Et on sera connectés sur Skype tu peux nous appeler à tout moment.
Y : Pas de problème ! Faites bon voyage !

Yumi embrassa ses parents et son petit frère en les accompagnants jusqu’à la porte d’entrée. Puis ces derniers partis, la jeune fille se pressa dans la cuisine pour commencer à préparer les fameux sushis.
Plus tard, Ulrich, Odd, Jérémie et Aelita arrivèrent chez Yumi chargé de sacs plastiques. Aelita, la seule à avoir une main de libre fut désignée pour sonner à la porte.

Y : (à travers la porte) Oui, j’arrive !

Quelques instants plus tard, la porte s’ouvrit et des visages stupéfaits s’affichaient sur les adolescents scotchés devant la porte.

A : (médusée) Y… Yu… Yumi ?

Y : (Intriguée) Euh… Ça va tout le monde ?

Yumi, qui d’ordinaire s’habillait toujours de noir, se présentait à la porte vêtue d’un kimono de soirée japonais blanc avec une branche de cerisier en fleurs parcourant le vêtement dans toute sa hauteur. La jeune fille avait attaché ses cheveux en chignon maintenu avec une baguette et une fleur de cerisier. Le kimono est tenu fermé par une ceinture qui sera son seul vêtement noir.

J : Waouh ! Ça fait un choc de te voir en blanc…
A : Moi je trouve que ça te va très bien !
O : C’est clair ! J’ai presque envie d’acheter le même tellement c’est classe.
Y : Merci à vous ! Entrez !

Les amis de Yumi entrèrent un à un, chaleureusement accueillis par cette dernière qui retint Ulrich qui n’avait pas prononcé un mot depuis son arrivée.

Y : (timidement) Et toi ? Comment tu me trouves ?
U : Je te ferais volontiers un compliment, mais on a pas encore inventé un mot pour dire à quel point tu es merveilleuse.

Yumi, rougissante accompagna Ulrich vers le salon où tout était déjà prêt. La soirée commença sous le signe de la bonne humeur générale, on parlait de tout et rien en même temps. Certains évoquaient même de vieux souvenirs du collège.
Vers huit heures du soir, quelqu’un sonna à la porte. Yumi, en parfaite hôtesse, ouvrit la porte et annonça une bonne surprise à Odd qui découvrit avec bonheur que tous ou presque avaient comploté pour lui offrir de revoir Samantha.

Le reste de la soirée se déroula sans aucun problème. Odd si heureux d’avoir retrouvé celle qu’il aimait tant, se décida à lui demander une nouvelle chance avec la demoiselle qui hésita un moment avant d’accepter sur la suggestion des deux autres couples.
Vint l’instant préféré de tous dans les fêtes de Noël : l’échange des cadeaux. Tous s’échangeaient les paquets dans la joie et les rires, Yumi avait même prévu un cadeau pour Samantha et pour cause, Odd n’avait pas envisagé une seconde qu’elle serait conviée.

Brutalement, la joie fit place à un silence inquiétant quand l’ordinateur portable de Jérémie se mit à sonner. XANA faisait des siennes.
Malgré l’incompréhension de la petite-amie d’Odd, le groupe se prépara à sprinter vers l’usine mais au moment de franchir le pas de la porte…

???: (Joyeux) AELITA !





Et voilà ! Chapitre 9 Terminé. Merci pour les encouragements de tous ceux qui commentent. Et pour ceux qui commentent pas.... Bah merci quand même de lire ! :D Juste une petite question: Vous ne trouvez pas que la mise en forme manque un peu d'espacement ? J'ai l'impression que mes dialogues sont un peu serrés...
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Message 29 Nov 2015, 02:02

Re: Souffrances

Super,comme d'habitude juste un truc qui cloche :
Être connecté sur skype en avion ?
Dans le ciel il n'y a pas de réseau,'fin pas à ce que je sache ^^
Sinon, pour ton texte, je trouve qu'il est parfait
Alors continue comme ça ^^
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Message 29 Nov 2015, 02:08

Re: Souffrances

Ben techniquement, ca se fait sur les longs courriers.
Le problème effectivement c'est qu'il ne faudra pas compter sur Skype...
Mais bon... Un supercalculateur qui permet de transferer des sujets humains dans un monde virtuel... (mon côté scientifique me perdra un jour... ^_^' )
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Message 29 Nov 2015, 02:16

Re: Souffrances

Toujours aussi bien :D
contiues vraiment dans ta lancée!!!! je suis impatiente de lire la suite!!! :)
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Message 29 Nov 2015, 02:20

Re: Souffrances

Cool ! Super sympa vos commentaires ! :) Je viens d'avoir une idée juste explosive. Non, je ne vous le dirait pas !
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Message 29 Nov 2015, 02:39

Re: Souffrances

Nan plus,je crois pas que dans les longs courrier il y est du réseau x)

Et bonne chance pour ton idée :3
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Message 29 Nov 2015, 02:47

Re: Souffrances

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Message 29 Nov 2015, 12:50

Re: Souffrances

D'accooord x)))
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Message 29 Nov 2015, 13:34

Re: Souffrances

:p

Faut pas me défier sur mon terrain de jeu !

Hi hi hi !

Bientôt la suite...
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Message 29 Nov 2015, 23:19

Re: Souffrances

Bien, alors... Dans le dernier chapitre, tout le monde passe un bon "réveillon" mais voilà que XANA fait des siennes et un inconnu semble ravi de voir notre héroine aux cheveux roses... Mouais... On va mettre le chapitre suivant.


Chapitre 10 - Douloureuses retrouvailles



A : (se retournant) Qu’est-ce que… PAPA !!!!

Jérémie qui dans la précipitation avait laissé son ordinateur sur la table basse fut stupéfait de voir le visage de Franz Hopper lui-même sur l’écran. D’ailleurs aucun membre de l’équipe n’en revenait. Ils se retrouvèrent tous près de l’ordinateur. Mais Odd comprit que si Samantha restait, elle aurait connaissance de certaines informations qu’il vaudrait mieux garder confidentielles. Le blondinet à mèche violette invita donc sa chère et tendre dans la cuisine pour partager un instant d’intimité.

J : Franz ? Mais que… Comment… Comment c’est possible ?
FH : XANA m’a accordé cette faveur… Après tout… On peut être ennemis et avoir un peu de bon sens…
A : Papa ! Je… Je suis si heureuse !
FH : Moi aussi Aelita ! Tu m’as tellement manqué ! Mais comme tu es belle, et tu as grandi !

Aelita laissait échapper quelques larmes de bonheur. Elle n’en revenait pas que leur pire ennemi soit capable d’un tel geste. La jeune fille en rose présenta à son père leur petite équipe en s’attardant un petit moment sur Jérémie.

FH : Et ce jeune garçon à la coiffure étrange que j’ai aperçu tout à l’heure ?
A : C’est Odd ! Il est avec Samantha, sa copine. Mais toi, où es-tu ?
FH : Je n’ai pas le droit de te le dire… Tu connais XANA…

Le reste du groupe accorda un moment d’intimité entre Aelita et son père en rejoignant Odd et Samantha dans la cuisine.

U : Vous y croyez, vous ? XANA qui fait le gentil à Noël ?
Y : Et si c’était du flan ?
J : Je ne pense pas… Et puis Aelita semble si heureuse. C’est le plus important.
O : J’ai raté quoi au fait ?
U : Juste un bref moment ou Aelita nous a présentés à Franz…
O : Et qu’est-ce qu’il a dit de moi ?
U : (moqueur) Que t’as une coiffure bizarre.
Sam : Mais c’est qui ce Franz ?
J : C’est… Le père d’Aelita.
Sam : Ça j’avais compris. Mais encore ?
U : Désolé Sam, mais à partir de là, c’est confidentiel.

Pendant ce temps, dans le salon, Aelita discutait avec Franz, non sans pleurs de joie.

FH : Tu es à Kadic ? C’est super ! J’y étais professeur ! Tu travailles bien ?
A : Oui ! J’ai d’excellentes notes ! Et Jérémie m’aide des fois pour réviser…
FH : Il te tient à cœur ce Jérémie ! C’est un chouette garçon. Et très intelligent je dois dire. Il fait un très bon petit-ami.
A : (choquée) Papa !
FH : J’ai été adolescent moi aussi !

Soudain un compte à rebours s’afficha en rouge sur l’écran, il ne restait à Aelita et Franz que quelques secondes.

FH : Ma chérie, on a plus beaucoup de temps…
A : Papa, il y a tellement de choses que je voudrais te dire…

9…

FH : Je sais ma puce, mais il va falloir que je reparte…

8…

A : Papa, attends ! Ne pars pas !

7…

FH : Aelita, il faut que tu sois forte…

6…

A : Papa ! Reste ! Je t’en prie…

5…

FH : Ce ne sera pas possible, Aelita…

4…

FH : Aelita, n’oublie pas. Je t’aime très fort…

3…

A : (pleurant) Moi aussi je t’aime papa !

2…

FH : Je vais devoir y aller ! Au revoir Aelita…

1…

A : (pleurant) Au revoir… Papa…

//CONNEXION INTERROMPUE…//

Aelita explosa en larmes, Jérémie, alertés par les pleurs de la jeune fille accourut à toute vitesse dans le salon. Puis serra la demoiselle le plus fort possible dans ses bras.

J : (compatissant) T’inquiète pas ! On va le retrouver… Et puis vois le bon côté des choses, tu as pu lui parler pendant quelques instants. Ça prouve une chose : Ton père est en vie, quelque part.

Aelita demeurait inconsolable. Jérémie, ne supportant pas de voir Aelita si triste entreprit de le frictionner amoureusement le dos. Pendant ce temps, Odd, Ulrich, Yumi et Samantha les observaient discrètement depuis la cuisine.

Sam : C’est si triste…
U : (marmonnant) Du XANA tout craché. Quitte à faire un cadeau, autant qu’il soit empoisonné.
O : Bon allez ! Moi, j’en ai marre !

Odd fit une entrée fracassante dans le salon affichant son plus grand sourire et brandissant une mallette noire qu’il avait reçu d’Ulrich.

O : Et si on reprenait la p’tite fête ? Ça tente quelqu’un une partie de poker ? Le Texas Hold’em c’est mon préféré.
J : (sombrement) Odd… C’est pas vraiment le moment…
A : (essuyant ses yeux) Non… Il a raison. Il vaudrait mieux essayer d’oublier les mauvaises pensées. Et j’ai pas envie de gâcher la super soirée de Yumi. (Tente de sourire) Comme tu le disais, je ferais mieux de voir le bon côté des choses. Et j’ai pu parler à mon père…

Voyant Aelita essayer de sourire, Jérémie se décida à l’embrasser pour la première fois. Aelita sentit d’un coup tous ses sens se bousculer, puis s’apaiser. Ses joues se teintèrent de rose, et malgré cela elle resserre son étreinte avec Jérémie qui se refusait de se séparer de la jeune fille en rose.
Un tonnerre d’applaudissement se déclencha dans le salon. Tous témoins de la scène émouvante félicitaient le nouveau couple.

A : (souriante) Bon ! On la fait cette partie de poker ?
O : Youpi ! Aelita est de retour !

Les adolescents se retrouvèrent autour de la table basse pour jouer, Yumi avait tout de même pris la précaution d’appeler ses parents via Skype pour leur annoncer le bon déroulement de sa petite soirée. Sa famille saluait les autres membres du groupe qui jouaient sagement. Yumi préféra laisser la connexion active pour profiter de sa famille quasiment en temps réel et au moins ses parents pouvaient la chaperonner même si elle jugeait que c’était inutile.

La soirée se terminait tranquillement, Yumi décréta qu’il serait temps de se coucher. Elle interrompit la connexion avec ses parents et invita les autres adolescents à se préparer pour la nuit.
Tout le groupe mit la main à la pâte pour préparer le salon. Odd rangea son matériel de poker, Yumi nettoya les restes de victuailles, Aelita et Jérémie rangeaient le matériel informatique, Ulrich se fit aider de Samantha pour déplacer quelques meubles afin de laisser assez de place pour quatre sacs de couchage.
Odd, Samantha, Jérémie et Aelita s’organisèrent afin de se préparer correctement pour la nuit. Ulrich et Yumi allaient dormir ensemble comme la dernière fois.
Chacun leur tour, ils empruntèrent la salle de bain pour se doucher et se changer. Puis tous se couchèrent toujours disposés par couple.
Malgré une soirée presque sans soucis, Aelita ne trouvait pas le sommeil. Hantée par le souvenir de son père qui disparaît de l’écran, la jeune fille tente tant bien que mal de dissimuler ses sanglots. Mais c’est sans compter sur Jérémie qui l’entendait depuis un certain temps maintenant. Le jeune surdoué posa sa main sur l’épaule d’Aelita, l’invitant à se blottir contre lui. Cette dernière obéit sans hésiter une seule seconde laissant ses larmes couler.

J : (à l’oreille d’Aelita) T’inquiète pas ma puce… On va le trouver… On va le ramener… Quand bien même ça doit me prendre des années. Dors… Ça ira mieux demain tu verras…

Avez-vous déjà été confronté à ce genre de situation ? Vous êtes très déterminé à accomplir une sorte de mission dont vous vous êtes investi. Puis malgré cela le sort vous en empêche avec une nouvelle fracassante.

Le reste du séjour chez Yumi se poursuivit dans la bonne humeur, et tous s’assuraient que Yumi n’aie pas le moindre reproche de ses parents quand ceux-ci seraient rentrés. Tout ce qui quittait sa place finissait par y revenir. C’est ainsi qu’au bout du troisième jour, deux des trois couples repartirent de chez Yumi avec un grand sourire et chacun avec son cadeau dans les bras. Ulrich quant à lui avait décidé de rester avec Yumi jusqu’au retour de ses parents, pour que l’un ne se retrouve pas à s’ennuyer de l’autre. Ulrich avait même osé affronter son propre père au téléphone qui lui intimait l’ordre de revenir chez lui. Le jeune garçon avait répondu, avant de lui raccrocher au nez, qu’il préférait cent fois être seul avec Yumi qu’avec des membres de sa famille qu’il doit supporter.
Mais ce geste n’avait fait qu’attiser la colère de Mr STERN qui se rendit chez Yumi pour récupérer son fils.

Y : Bonjour Mr STERN, je peux vous aider ?
Mr S : Je viens récupérer Ulrich, je peux entrer ?
Y : Bien sûr, je vous en prie.

Le père du jeune garçon se glissa à l’intérieur puis rejoint ce dernier dans le salon.

Mr S : Ulrich, tes affaires sont prêtes ?
U : Pourquoi ?
Mr S : Eh bien, je te ramène à la maison mon garçon.
U : (sombrement) Si t’es venu pour ça, tu peux repartir.
Mr S : (menaçant) Ulrich, ne commence pas ce petit jeu avec moi…
U : (narquois) Parce que toi tu crois que c’est un jeu ? Que ça m’amuse de ne pas fêter Noël en famille parce qu’elle m’exaspère ?
Mr S : (plus menaçant) Je ne tolèrerais pas ton insolence jeune homme…

Yumi qui sentant la dispute éclater d’un moment à l’autre préféra s’éclipser pour boire un verre d’eau à la cuisine. Mais comme la japonaise l’avait prévu, les voix s’élevèrent et la dispute tant redoutée de Yumi finit par exploser.

Mr S : MAINTENANT J’EN AI ASSEZ ULRICH ! TU RENTRES A LA MAISON SINON…
U : SINON QUOI ? TU ME METS EN PENSION ? RAPPELLE TOI DE LA DERNIERE QUI MA VIRE PARCE QUE JE FAISAIS LE MUR SANS ARRET !
Y : ÇA SUFFIT !!!!!!!! :evil:

Ulrich et son père eurent un sursaut et virent avec stupeur Yumi dans une colère si noire que même Ulrich ne la reconnaissait plus. La demoiselle s’avança vers Ulrich et son père, attablés.

Y : (glaciale) Mr STERN, je dois vous demander de partir…
Mr S : Et de quel droit Mademoiselle ?

Yumi vida son verre d’eau d’un trait et le reposa si violemment qu’il explosa sous le choc ce qui fit sursauter le père et son fils une fois de plus.

Y : (glaciale) Cette maison appartient à mes parents, qui sont au Japon. Ils m’ont donné pour consigne de tenir cette demeure. J’ai donc le droit de vous en chasser.
Mr S : Soit ! Mais Ulrich vient avec moi.

Yumi serra le poing droit si fort que l’on entendait les quelques derniers morceaux de verre craquer avec la pression. Ulrich en devenait blanc comme un linge.

Y : Ulrich est mon invité, il a le droit de rester ici s’il le désire.

Le père d’Ulrich se tourna vers ce dernier qui ne donna pour seule réponse que de croiser les bras, signifiant clairement à son géniteur qu’il n’avait aucune intention de l’accompagner.

Mr S : Bien… En ce cas je m’en vais…

Yumi, accompagna Monsieur STERN jusque sur le pas de la porte. Et avant de lui tourner définitivement le dos ce dernier avertit la jeune japonaise.

Mr S : (pointant Yumi du doigt) Comptez sur moi pour parler de votre attitude à vos…

VLAM !!!!!!!!!!!!!!!!

Yumi claqua la porte, si fort que toute la maison s’ébranla. Ulrich, complètement médusé par le comportement de sa chère et tendre, n’osait même pas prononcer un mot.
La main collée à la porte, la japonaise lança un regard noir à Ulrich.

Y : (glaciale) Tu devrais apprendre à t’adresser à tes parents avec un peu plus de respect. Je ne serais pas toujours là pour te sauver la mise.

Ulrich fit un pas en avant se préparant à répliquer mais faute de quoi, celui-ci fronça les sourcils en voyant trois lignes verticales rouges se dessiner sous la main droite de Yumi toujours collée à la porte blanche.

U : Yumi… Ta main… Tu es blessée.

Yumi examina un instant sa main droite pleine de sang et d’éclats de verre.

Y : (froide) C’est rien… Je vais m’occuper de ça…
U : Euh… Tu risques d’avoir du mal avec une seule main libre, tu ne veux pas que je t’aide ?
Y : (froidement, après un temps) Si tu veux…

Ulrich accompagna sa bien-aimée jusqu’à la salle de bain où se trouvait l’armoire à pharmacie. Le jeune garçon entreprit de soigner Yumi et commença à déloger quelques éclats de verre fichés dans la main de la jeune fille avec une petite pince préalablement désinfectée avec de la solution hydro-alcoolique.
A chaque éclat qu’Ulrich frôlait avec la pince Yumi serrait le poing gauche mais cette dernière n’émettait aucun son.

U : Ah ! Il en reste plus qu’un ! Mais il est carrément sous la peau… Ça va piquer un peu.

Ulrich s’affairait à extraire le corps étranger de la main de la japonaise qui ne faisais aucun bruit mais serrait le poing gauche de plus en plus fort. A tel point qu’il en devenait livide.
Puis, après la victoire du garçon sur le morceau de verre récalcitrant, il attrapa une compresse de gaze et commença à désinfecter les petites plaies. Malgré la sensation brûlante du liquide désinfectant, Yumi ne témoignait d’aucune douleur. Enfin, au moment où Ulrich commençait à placer un bandage, ce dernier vit une larme couler sur la joue de Yumi qui commençait à trembler de tout son corps.

U : (inquiet) Je t’ai fait mal ?
Y : (Après un temps, faiblement) Tu y crois, toi ? Je me suis énervée…
U : (compatissant) Ça nous arrive tous de péter les plombs. Regarde-moi ou même mon père…
Y : (faiblement) Mais jamais je me suis énervée comme ça, et contre un adulte en plus… Je… J’ai perdu le contrôle… J’avais envie… De le frapper…
U : (taquin) Eh ben on est deux…

Ulrich acheva le bandage et offrit un sourire à Yumi qui n’en revenait toujours pas de s’être emportée de la sorte.

U : Viens avec moi, j’ai une idée…

Ulrich entraîna la jeune fille dans le salon puis lui pria de fermer les yeux et de lui tendre sa main droite. Yumi obéit sans prononcer un mot. L’adolescent se saisit d’un ruban resté près du cadeau qu’il avait reçu de la japonaise : Un splendide katana comme celui dont il s’armait sur Lyoko. A la différence près qu’il était gravé sur la lame, en français et en japonais, la devise préférée d’Ulrich…

PLUTOT LA MORT QUE LA REDITION

Ulrich entreprit de donner quelques tours de ruban sur la main de Yumi. Puis il acheva son œuvre avec un joli nœud et quelques passages sur la lame d’une paire de ciseaux pour laisser le ruban s’entortiller naturellement.
Sur les ordres du garçon, Yumi ouvrit les yeux et voyant le ruban noué, retrouva son sourire et prit son petit-ami dans ses bras.

U : Je suis vraiment désolé pour ce qui s’est passé avec mon père.
Y : C’est plutôt à moi de m’excuser… J’étais tellement énervée… Et s’il nous voyait en ce moment, il comprendrait tout.
U : Bon… Ben disons qu’on est désolés tous les deux…

Après avoir nettoyé les vestiges de la crise de rage de Yumi, le duo oublia cet évènement dans une longue partie de jeux vidéo, sans même voir l’heure tourner. Le soir, venu, Yumi et Ulrich convinrent de passer la soirée devant un film et une bonne pizza. C’est vers 23 heures que la porte s’ouvrit laissant entrer la famille de la jeune fille. Les parents, voyant le bandage à la main de Yumi s’affolèrent et tentèrent de comprendre ce qu’il avait bien pu se passer. Mais avant que la japonaise ne puisse placer un mot, Ulrich s’avança et plaida coupable. Voyant les parents froncer les sourcils, ce dernier expliqua la visite de son père, la dispute, et la demoiselle qui prit vivement sa défense.

Les vacances s’achevèrent et tous les membres de l’équipe se préparaient à reprendre le train-train quotidien. Fort heureusement, XANA n’avait pas lancé la moindre attaque depuis un certain temps maintenant. Mais cette période semblait trop calme aux yeux de Jérémie, et redoutait une attaque massive et brutale du programme multi-agent.
Nous sommes le mercredi 7 janvier 2015, il est 14 heures et 32 minutes. Les différents élèves inscrits au club d’informatique de Benoît JASQUIER sont en train de travailler sur les ordinateurs à installer.
C’est alors qu’à la surprise de tous, le proviseur lui-même entra dans la salle.

Jp-D : Jérémie BELPOIS, je souhaiterais vous voir dans mon bureau immédiatement.

Tous regardaient Jérémie interloqués, le meilleur élève de l’école convoqué dans le bureau du proviseur et par le proviseur de surcroît.
Jérémie posa délicatement le microprocesseur qu’il se préparait à installer dans un ordinateur puis accompagna le chef de l’établissement jusqu’à son bureau. Mais une fois arrivé…

J : (stupéfait) P-papa ? Mais… Que fais-tu ici ?


Et voilà ! Un chapitre bien long pour vous donner de quoi lire... J'ai été obligé de rallonger un peu je trouvais pas de paragraphe qui pourrais justifier une coupure.
J'espère que ca vous plaît !
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Message 03 Déc 2015, 00:23

Re: Souffrances

Bon, pas de commentaires... Chapitre suivant ?


Chapitre 11 - Destitution




J : (stupéfait) P-papa ? Mais… Que fais-tu ici ?
Mr B : Je viens d’avoir une petite conversation avec ton proviseur… Et après passé en revue tes excellents résultats, nous avons convenu qu’il serait plus sage pour ton épanouissement et le développement de tes capacités intellectuelles de t’orienter vers une école spécialisée pour les surdoués.
J : (choqué) QUOI ?!
Jp-D : Jérémie, c’est pour ton bien… Et puis vois les choses en face, si l’on fait abstraction de l’EPS, c’est presque toi qui donne les cours.
J : Mais… Je ne peux pas partir d’ici…
Mr B : Pourquoi donc ?
J : Parce que… J’ai des amis !
Mr B : Eh bien, tu pourras t’en faire quelques-uns de plus, et puis je ne vais pas t’apprendre que l’on fait des prouesses avec un ordinateur aujourd’hui. Tu pourras rester en contact avec tes amis d’ici.
J : Il n’y pas que mes amis, il y a aussi…

Jérémie hésita un long moment, son père le regardant baisser les yeux comprit que ce qui le retenait le plus semblait être de nature sentimentale.

Mr B : (avec un sourire complice) Comment elle s’appelle ?
J : (penaud) Aelita… Elle s’appelle Aelita…
Mr B : Ah ! Ça me rappelle quand j’avais ton âge… Mais ne t’en fais pas pour elle, tu pourras venir la voir pendant les vacances, ou les week-ends et inversement, elle pourra venir te voir quand elle voudra.
J : NON ! JE NE VEUX PAS PARTIR ! JE RESTE ICI !

Jérémie s’enfuit du bureau à toutes jambes, puis courut se réfugier dans le parc. Il tomba à genoux au pied d’un arbre, désespéré, il se mit à hurler.

J : VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT !!!!!!!!!!

Millie, qui passait par là cherchant des idées pour ses prochains reportages entendit les lamentations du jeune surdoué et accourut près de lui.

M : (inquiète) Ça va pas Jérémie ?
J : Millie ? Qu’est-ce que tu fais ici ?
M : Je cherche l’inspiration… Mais toi, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
J : Ce… C’est compliqué…
M : Tu veux qu’on aille sur la cour ?

Jérémie acquiesça d’un léger hochement de tête, puis prit la main de Millie qui l’entraînait vers la cour du collège.

J : (s’asseyant sur un banc) Millie… Tu veux bien aller chercher Ulrich et les autres ? J’ai à leur parler… Ils sont au club d’informatique.
M : Pas de problème !

Millie se mit à sprinter vers le bâtiment de sciences et entra dans la salle en envoyant la porte voler contre son butoir créant un vacarme assourdissant.

BJ : (surpris) Millie ? Puis-je connaitre la raison de cette irruption ?
M : Désolée m’sieur…

La jeune élève-reporter se précipita vers les amis de Jérémie pour leur expliquer la situation à tel point qu’en dix secondes à peine, Ulrich, Odd, Aelita et Yumi s’étaient rués hors de la salle qui était redevenue très silencieuse.
Le groupe courait dans la cour où Jérémie s’était isolé, replié sur lui-même.

A : (de loin) JEREMIE !

Aelita prit d’un coup la tête du groupe et se jeta sur le blondinet qui regardait le sol fixement avec une expression faciale qui n’inspirait clairement pas la joie…

A : (inquiète) Mais enfin Jérémie. Qu’est-ce qui se passe ?
J : (hésitant) Je… Je…
O : Allez vieux ! Vide ton sac !
J : Le proviseur et mon père veulent m’envoyer dans une autre école… Pour les surdoués… à Rennes.

Un silence de plomb s’installa brutalement, aucun d’eux ne pouvait croire que Jérémie serait contraint de quitter Kadic.

O : Mais si tu pars… Qui va nous virtualiser, ou déboguer le supercalculateur quand y a un blème ?
J : C’est pas ce qui me préoccupe le plus en ce moment Odd…

Jérémie regarda un instant ses amis puis s’attarda un moment sur le regard d’Aelita qui avait déjà compris que le couple s’en retrouverait séparé…

J : C’est surtout à vous que je pense en ce moment… Mais tu as raison sur un point… Je dois trouver un remplaçant…

Ulrich apposa une tape amicale sur l’épaule de Jérémie.

U : T’inquiète, on va t’aider.

A ce moment précis, le proviseur accompagné par le père de Jérémie, firent leur apparition dans le dos du groupe.

Mr B : Ah tu es là Jérémie !

Jérémie se retourna vivement puis replongea immédiatement sa tête entre ses bras. Alors qu’Aelita se décida d’affronter les deux adultes et se plaça devant eux, les bras croisés.

A : Un instant Monsieur BELPOIS… Si vous voulez envoyer Jérémie dans une autre école… Il faudra me passer dessus !
Jp-D : (fronçant les sourcils) Mademoiselle STONES…
O : Moi aussi !
Jp-D : DELLA-ROBBIA…
U : Moi aussi !
Jp-D : STERN…
Y : Moi aussi !
???: ET MOI AUSSI !

Tous se retournèrent comme un seul homme et découvrirent avec stupeur non pas un quelconque élève, mais Benoît JASQUIER lui-même, portant comme d’habitude son ordinateur portable sous le bras…

Jp-D : (interloqué) Benoît… Je peux savoir à quoi vous jouez ?
BJ : Jérémie est le meilleur élément de mon petit club d’informatique et c’est un vrai plaisir que de travailler avec lui. Mieux encore, pendant l’atelier, il m’a proposé toute une série d’idées plus brillantes les unes que les autres. Aucun élève sinon lui n’a eu d’idée comme upgrader la connexion internet du bâtiment en y incluant un portail captif… Je m’oppose fermement à son départ.
Jp-D : Vous savez que si je vous ai autorisé à créer votre « club », je peux tout aussi bien l’interdire. Par ailleurs je pourrais également vous licencier pour insubordination.
BJ : (blasé) Et vous vous retrouverez à débourser 25 000 euros de plus pour une société qui devra finir le chantier. Et pour ce qui est de mon emploi, sachez que je campe tout de même sur mes positions.

Sur ces derniers mots, le professeur de sciences s’avança aux devants de son supérieur et du père de Jérémie pour compléter le rang destiné à bloquer le proviseur et Monsieur BELPOIS.

Jp-D : Bien… Puisque manifestement vous êtes tous ligués contre nous… Monsieur BELPOIS vous avez quelque chose à ajouter ?

Mr B : Monsieur JASQUIER, en quoi consiste l’activité de votre club d’informatique ?
BJ : J’ai obtenu la permission du proviseur ici présent afin de m’occuper du renouvellement du parc informatique du collège, en outre nous essayons de mettre en place une plateforme collaborative entre professeurs et étudiants afin d’améliorer l’intérêt des élèves pour leur études.
Mr B : Intéressant… Et la fin du chantier serait prévue pour quand ?
BJ : Avec tous les élèves participants, je pense que vers les vacances de Pâques le travail devrait être terminé. Mais pourquoi ce soudain intérêt pour mon club ?
Mr B : Je vous propose à tous un marché : Je persuade l’école de Rennes d’attendre la rentrée d’après-Pâques afin que Jérémie puisse vous aider à terminer le projet. Est-ce que cela vous conviendrais Monsieur DELMAS ?
Jp-D : (réfléchissant) C’est… C’est un bon compromis.
A : Sauf votre respect Monsieur le proviseur, je maintiens mon opposition.

A peine sa phrase terminée Aelita sentit une main se poser sur son épaule. Jérémie s’était levé et incitait le groupe à s’écarter. Tous s’exécutèrent en silence.

J : (sombrement) Papa… Je suis vraiment obligé de partir ?
Mr B : (compatissant) Je sais que cette idée ne t’enchante pas, mais je souhaite ce qu’il y a de mieux pour toi… Je voudrais que tu réussisses dans la vie. Ton dossier a été accepté… Ils t’attendent…
J : Alors d’accord… Mais pas avant la fin des vacances de Pâques.

Tous les membres du groupe restaient bouche bée, Jérémie avait renoncé à lutter.
Jérémie s’éloigna la mine sombre, Aelita tenta de le poursuivre mais Yumi la retint en lui indiquant qu’il valait mieux le laisser assimiler cette idée.


Et voilà pour le chapitre 11 ! Je précise sans vouloir spoiler qu'il déclenchera une série d'évènement important... Sur ce, à vos claviers et... Lâchez vos commentaires !
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