Taedium Vitae

Au plus profond de leurs secrets...

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P'tit nouveau

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Message 10 Jan 2014, 01:15

Taedium Vitae

Avant de commencer, je vous salue ! Et bien sûr, je me présente. Je suis élève de terminale littéraire passionné par la langue. Soyez indulgents. J'aimerai aussi vous proposer d'aller sur Youtube, et de lancer FATHER KING d'Emancipator.
Pour ceux qui se posent déjà la question, le Taedium Vitae, c'est le "Spleen", la mélancolie, celle qu'on ressent sans raison, des fois, par-ci, par-là; les jours de pluie...


En avant, pour la totale improvisation. Et aussi les frissons.


" Ces après-midi d'amour sont les plus belles choses que j'ai vécues avec elle. Quand le soleil traversait les rideaux mais que la chambre était sombre comme la nuit. Quand les caresses se faisaient douces, dans la léthargie du début d'après-midi. Nos sourires se confondaient où nos bouches se fondaient. Néanmoins, je restais éveillé et bien conscient. Je ne pouvais lâcher prise. Et mon incapacité à capituler m'usait avec violence. Son parfum, une chimère. Son regard, une illusion. Son corps, un désir inassouvi. Malgré cela, je persistais dans mon entêtement. Je finissais par ne plus voir en elle qu'un prétexte. Elle n'était plus une personne. Et elle me disait que j'étais faible, que je n'étais rien. Que j'étais incapable de me laisser aller dans cette euphorie qui la comblait toute entière.
Je n'étais plus à la hauteur. Et je ne l'avais jamais vraiment été. Je me souvenais de ses baisers, je me souvenais de cet amour qui nous liait, mais rien n'aurait pu m'y ramener. C'était le passé, révolu et irrésolu. Les frissons de ses cheveux sombres sur mes joues, l'émotion que je lisais dans ses grands globes doux, ses lèvres pulpeuses et si rouges; son absence froide et amère, ses yeux qui me lançaient des balles de révolver, et son attitude qui m'intimait de me taire; tout cela participait de mon manque. Elle avait été ce que j'avais de plus cher, mais n'était plus qu'une poupée de porcelaine, et sa peau laiteuse de japonaise se faisait de plus en plus céramique. J'avais craint de la briser avec mes idéaux pudiques et austères, mais elle était bien entière. Pas une fissure n'abimait son corps objet, rien ne la rendait plus forte que mon éloignement.
J'avais fait d'elle une image hostile et éphémère; une intruse farouche, inhospitalière. Elle n'était plus qu'un concept, plus qu'une substance; plus rien d'autre que cette chose malléable à ravir. Je n'avais pas pu la suivre là où elle allait. Lâcher prise m'était impossible. Ces orgasmes n'étaient plus que des fantasmes. Ma réalité m'était devenue préjudiciable. Et voilà qu'un jour, elle est partie. Elle m'a quittée comme on arrête la cigarette: sans regret, dégoûtée, malade et salie, souillée de doutes et de culpabilité.


Aujourd'hui, Yumi, je suis au bord de cette falaise que j'ai tant vue en rêve. Aurais-je un jour le courage de m'excuser ? De me faire pardonner ? Pourrais-je un jour t'aimer à ta juste valeur ? Tu sais, ce n'est pas simple de t'aimer. Aujourd'hui, Yumi, je suis au bord du gouffre. Littéralement, et figurativement. Aujourd'hui Yumi, je crois qu'il n'est plus question de courage, de bravoure ou de loyauté. Peux-tu voir cette honte qui tournoie dans mon encéphale ? Aujourd'hui, Yumi, je sais que la seule chose qui pourra ranimer mon cœur, ces sont tes bras, bâtons de chairs incolores, tendrement posés sur moi. "Un pari contre moi-même. Saut et atterrissage. Sang sur la face. Se voir écrasé sur place. Faire face au spectacle." Aujourd'hui, Yumi, je paye en songe mes frasques.
Grâce à toi, j'ai pu mettre des mots sur mes maux. J'ai pu trouer ma carapace et sortir au grand air. J'ai pu entrevoir un instant ce chemin que tu empruntais pour ton plaisir indolore. Cette flamme qu'ensemble nous avions allumée, attisée pour deux mois de plénitude, ici je finis de l'éteindre. Tu n'es pas fautive, je suis un monstre de haine. Je t'ai concrétisée, objétisée, manipulée. J'ai fait de toi ce que jamais tu ne seras. Je me ferai Hara-kiri pour toi. Alors, ma tendre aimée, oublies ce que tu sais de moi. Si j'éteins cette flamme, c'est pour mieux la rallumer. Si je la mouille entre mes doigts, c'est pour mieux la faire briller. Ici, ma belle fleur de lotus, je contemple tes traits, et il est vrai que tu n'as pas changée. Ton authenticité m'aura toujours coupée le souffle.

Aujourd'hui, Yumi, je fais le grand saut. J'efface mes idéaux. Je te promets que tu seras ma seule réalité. Je te promets que je t'aimerai pour ta personnalité. Je te jure que ma loyauté sera inégalable, et que jamais je ne te décevrai. Et si ça arrive, alors je n'aurai plus qu'à m'enterrer six pieds sous terre. M'aimeras-tu si je condamne mon attitude et qu'enfin je lâche prise ? M'aimeras-tu si je cesse cet abominable contrôle sur moi-même ? M'aimeras-tu si je suis sincère ?
"


Yumi referma le cahier vert. Sur sa couverture, une banale étiquette indiquait "Ulrich Stern", de la même écriture serrée que ce qu'elle venait de lire. Yumi tremblait. Des larmes venaient aux coins de ses yeux bridés.



La suite, à venir ?





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Message 12 Jan 2014, 02:02

Re: Taedium Vitae

Alors là, franchement, je dis bravo! Quel style admirable! Rares sont les auteurs de fics ayant un tel talent. Ça se voit que t'as travaillé ton texte comme un malade.

Cependant, j'y ai trouvé deux HONTEUSES fautes d'orthographe (surtout pour quelqu'un qui est en Terminale Littéraire! BOUH! LA HONTE!! :lol: ) :
  • à la troisième phrase : « Quand les caresses se faisaiENT douces, [...] »,
  • et à la pénultième phrase : « Des larmes venaiENT aux coins [...] »
J'espère qu'il y aura une suite car cette fic le mérite bien.
MES NOUVELLES FIC : Code Lyoko M.d.R. (Humour, quand tu nous tiens!) et Du cœur à l'ouvrage (Oh! Comme c'est mignon!)

VIENDEZ VOIR MES AUTRES FIC!!! Protocole Carthage (version 2), Je ne t'attends plus (terminée) et Sacré Jimbo! (one shot).

Non, je ne m'appelle pas Ann!!! Appelez-moi Vince. (Hé oui! Je suis un mec!!!)
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Message 12 Jan 2014, 16:01

Ann O'Neemm a écrit:Alors là, franchement, je dis bravo! Quel style admirable! Rares sont les auteurs de fics ayant un tel talent. Ça se voit que t'as travaillé ton texte comme un malade.

Cependant, j'y ai trouvé deux HONTEUSES fautes d'orthographe (surtout pour quelqu'un qui est en Terminale Littéraire! BOUH! LA HONTE!! :lol: ) :
  • à la troisième phrase : « Quand les caresses se faisaiENT douces, [...] »,
  • et à la pénultième phrase : « Des larmes venaiENT aux coins [...] »
J'espère qu'il y aura une suite car cette fic le mérite bien.



Je te remercie pour ton mot ! C'est gentil ! Je ne suis pas très à l'aise sur les forums, à vrai dire, jamais je ne m'y été intéressé auparavant. ^^' Mais il faut croire que mon goût pour Code Lyoko a eu raison de moi. Désolé pour les honteuses fautes, c'est le fait de ne pas relire ça, mais je les ai corrigées ! Je pourrais écrire une suite, mais il va me falloir de l'idée ! Promis, je m'y mets. D'ici deux jours, elle y sera.

Au fait, je n'ai rien travaillé du tout ! :P

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Message 28 Mar 2015, 21:52

Re:

RECEPTOR a écrit:Au fait, je n'ai rien travaillé du tout ! :P

Ah t'es bien un L toi ;) ; ça sent le vécu tout ça.... :D
RECEPTOR a écrit:Promis, je m'y mets. D'ici deux jours, elle y sera.

Heu bonsoir, pour avoir la suite c'est où ? Non parce que j'ai croisé une gentille secrétaire qui m'a dit de m'adresser ici ; et du coup je me retrouve là...

Non plus sérieusement, très beau texte, beau témoignage d'amour, génial quoi, rien à redire !

Continue !
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P'tit nouveau

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Message 01 Avr 2015, 11:07

Re: Taedium Vitae

Yumi referma le cahier vert. Sur sa couverture, une banale étiquette indiquait "Ulrich Stern", de la même écriture serrée que ce qu'elle venait de lire. Yumi tremblait. Des larmes venaient aux coins de ses yeux bridés.


Yumi regarda autour d'elle. Elle réalisa qu'elle avait dépassé sa destination depuis longtemps. Elle avait marché sans prêter attention au monde qui l'entourait : la ville s'était effacée sous ses pensées pluvieuses. Elle était arrivée devant la vielle usine, sans même se rendre compte que ses pieds l'y avaient menée, tel un réflexe. Dix ans étaient passés, mais elle tenait toujours en place, déployant sa carcasse au beau milieu de la rivière. Yumi rangea fébrilement le cahier vert dans son sac à dos noir et s'écarta de la où elle était, comme si elle avait peur d'être vue. Elle jeta un coup d’œil autour d'elle, rajusta son pull et s'élança sur la passerelle. « Quelle idée j'ai eu de revenir dans cette ville... » pensa-t-elle, tandis qu'elle courrait presque vers la grande porte de l'usine. En arrivant devant la porte, elle essuya ses larmes d'un geste vif et poussa la poignée. Tout d'abord, la porte ne voulu pas coulisser, puis dans un crissement de métal assourdissant, elle s'ouvrit d'un coup, dévoilant son estomac gigantesque à une Yumi hallucinée d'être encore ici, après toutes ces années.


La belle japonaise hésita un instant devant l'entrée béante. Elle se retourna et regarda l'autre bout de la passerelle. Personne. Elle se serait presque attendue à les voir, ici, avec elle, excités à l'idée de bouter Xana hors de Lyoko. Au lieu de ça, il ne restait que leur absence. Le bout de la passerelle était vide, on entendait que les vibrations des câbles en aciers. Elle fit un pas à l'intérieur. Le froid qui régnait lui glaça les sangs. Un frisson la parcouru. Son cœur battait la chamade. Elle s'avança et tendit la main pour attraper la vieille corde, mais qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit qu'une échelle avait été placée pour descendre sans danger. Yumi posa doucement son pied droit sur le premier barreau, puis son pied gauche ; et, testant la solidité des échelons, elle ébaucha un léger saut. Le barreau tint, et elle poursuit sa descente. C'est alors qu'elle l'entendit : un chien aboyait depuis les sous sols. Elle se jeta dans l'ascenseur et cogna sur le bouton de toutes ses forces. La cage de métal ne bougea pas. Yumi regarda les quatre murs de l'ascenseur, et vit un petit boîtier. En l'ouvrant, elle constata qu'il contenait un clavier numérique. Pendant quelques instants, elle resta immobile, les yeux fermés, cherchant dans sa tête le souvenir de ce boîtier. Le code lui revint, limpide. Le chien aboya à nouveau, tandis que l'ascenseur arrivait à l'étage immédiatement en dessous.


Les doubles portes s'ouvrirent dans un éclair blanc. Yumi resta au fond de la cabine quelques instants, mais comme elle n'entendait plus un bruit, elle s'avança dans la pièce. Jérémy n'était pas assis dans le fauteuil au pupitre du super-calculateur, Ulrich et Odd ne frimaient pas à propos de leurs exploits et aucun retour dans le passé n'allait être programmé. Un goût amer se répandit dans la bouche de Yumi. L'appareil était éteint, définitivement. Le chien aboya encore, cette fois-ci juste à côté d'elle et Yumi eut un haut-le-cœur. Elle se retourna d'un bond et lança sa jambe derrière elle. Son pied rencontra quelque chose de dur, puis elle entendit un gémissement. Elle regarda par dessus son épaule, confuse. Au sol, elle vit un grand homme au cheveux blonds foncés d'approximativement 24 ans, qui devait se cacher ici depuis quelques temps, puisque Yumi pouvait distinguer un lit de camp au fond de la pièce. Il semblait un peu sonné, mais marmonnait des mots dans son sommeil. Elle se pencha sur lui et détailla son visage. A cet instant, le chien qu'elle avait entendue aboyer sorti de sous le lit de camp en un éclair et se jeta sur elle. Yumi voulu le repousser, mais sans succès. L'animal n'était pas méchant, et il lui lécha le visage. C'était un vieux chien, mais il était solide. Yumi entreprit de s'occuper de son maître qu'elle avait assommé. Elle tenta de le réveiller en l'appelant, puis en lui pinçant la joue, et finalement elle le frappa. L'homme se réveilla, hagard, et chercha qui l'avait assommé. Il regarda rapidement Yumi, et se détourna, elle ne pouvait pas l'avoir fait tomber, elle était trop fluette !
_Hey, qu'est-ce-que tu fais ? Lança-t-elle.
_Je cherche mon agresseur, il doit bien être encore par ici. Kiwi, va la garder !
Le chien s'avança docilement vers Yumi, et s'assit devant ses pieds. Yumi baissa la tête vers le chien, bouche bée.
_Comment tu l'as appelé ce chien ?
_Kiwi, c'est son nom. C'est toi qui m'a assommé ? L'homme s'éloigna derrière le pupitre du super calculateur.
_Oui. Désolée, j'ai cru que j'allais être attaquée.
_Tu as de bons réflexes ! Mais là n'est pas la question, tu n'es pas la bienvenue ici. Kiwi, au pied.
Le chien bondit vers son maître. Yumi resta là, ses jambes tremblaient, mais elle n'avait pas l'intention de partir. L'homme se cachait derrière la console, dans le noir, son chien grognant entre ses jambes.
_Tu m'as entendue, va-t-en. Lâcha-t-il.
_Non, je ne partirais pas, cet endroit n'est pas à toi. Cracha-t-elle. Et d'abord, d'où il sort ton chien ?
_Je l'ai toujours eu.
_Odd ! C'est pas possible, c'est toi ?
L'homme ne bougea pas. Pendant quelques secondes, Yumi cru s'être trompée, mais il fini par sortir, et s'arrêta devant elle. Il mesurait un mètre quatre-vingt au moins, et était assez fin. Il était vêtu d'un vieux jean tout décoloré troué au deux genoux et d'un pull noirs aux élastiques détendus. Ses cheveux tombaient tristement devant ses yeux sables, et sa bouche ne souriait pas. Il la dévisagea une bonne minute, puis fini par dire :
_Yumi, tu as beaucoup changée. Je t'avouerai que j'aurai préféré que tu ne me reconnaisses pas, ou bien ne pas te reconnaître.
_Tu n'aurai pas du nommer ton chien, dit-elle en esquissant un sourire.
Voyant qu'Odd ne le lui rendait pas, elle baissa la tête. Elle sentait une boule dans sa cage thoracique. Elle avait envie de fondre en larmes, ou bien de tout détruire. Elle ne savait plus très bien ce qu'elle faisait là, ni pourquoi elle avait tenu à ce point à revenir dans cette ville malgré que Tout le Mal soit arrivé. Yumi regarda ses pieds pendant un instant, puis elle redressa la tête et lança un regard à Odd. Il avait l'air tellement seul. Elle se détourna rapidement et parti vers l'échelle qui menait à la salle des scanners. Elle hésita à regarder encore une fois Odd, mais préféra descendre sans se retourner.


La salle n'était pas éclairée non plus. Yumi regarda l'obscurité, mais alors qu'elle tendait les bras dans le noir pour avancer, la lumière brilla. Elle vit alors que les scanners étaient intacts. L'un d'eux semblait cependant différent. Yumi s'approcha pour regarder ce qui avait attiré son attention. L'interstice entre les deux panneaux coulissants de la porte semblait recouvert de marques, comme si quelqu'un avait essayé de l'ouvrir… En la griffant ? Elle passa ses doigts sur les rainures, pensive. Elle regarda autour d'elle puis repris l'échelle pour descendre encore.
Le supercalculateur était là, noirci et recouvert de déchets. Il était éteint, définitivement, lui aussi. Un bruit attira son attention. Odd était descendu.
_Il s'est passé quoi, Odd ? Pourquoi tu es ici ?
_Je sais plus trop où j'en suis en fait là, tu vois ? Il leva le bras pour s'attraper la nuque d'un air gêné.
Il se laissa glisser sur le sol, les cheveux devant les yeux à nouveau, abattu. Yumi s'approcha, voulu lui toucher le bras, puis se ravisa et s'assit à côté de lui. La tête entre les mains, elle murmura :
_J'aimerai bien revenir en arrière. Avant que tout ce bordel ne soit arrivé. Raconte Odd, allez !
_Quand on a coupé le supercalculateur, on croyait tous s'embarquer dans une nouvelle vie, une vie mieux qu'avant, qui ne soit pas une vie de Lyoko Guerrier fous de combats et d'action mais une vie normale, où les choses qu'on fait ne sont pas des secrets dangereux… Finalement, c'était prévisible ce qui est arrivé.
_C'est-à-dire ? Je te signale que j'ai quitté Kadic pour le Japon l'année qui a suivie.
_Je sais bien. Nous nous sommes souvent dit que tu nous aurait sauvés dans bien des cas… Jérémy avait créé ce logiciel pour anéantir Xana. Un machin multi-agent, tu te souviens ?
_Oui, je me rappelle. C'est le jour où nous avons tué le Koloss.
_Aussi celui où Aelita a perdu son père à jamais.
_C'est vrai.
_Bref. Le père d'Aelita, lui, avait créé Xana, un logiciel du même genre, pour le protéger lui et sa fille dans Lyoko. Mais ce truc s'est retourné contre eux, comme la boue gluante que Jeremy nous avait envoyé aussi.
_Je me rappelle oui, ce truc était affreux !
_Et bien le logiciel multi-agent de Jeremy qui a éradiqué Xana en a profité pour copier certains de ses fichiers, et lorsque le supercalculateur a été éteint, ils ont en quelque sorte… Fusionnés. Il y a eu un bug, je serais bien incapable de te l'expliquer mieux.
_Tu veux dire que le truc de Jeremy vous a attaqué après ?
_Oui, et il ne se comportait pas comme Xana. Il était plus évolué. Il était plus intelligent. Je dirais même qu'il était plus humain, d'une certaine façon. Il…
La voix d'Odd disparu dans un hoquet. Il soupira, souffla, se frotta le visage. Yumi le dévisagea, intriguée.
_Il nous a montré des choses. Nous avons vu. Et après, rien n'a plus jamais été pareil.
Yumi ravala sa salive avec difficulté. Elle tenta de mettre les pièces du puzzle en place.
_Et bien que le super-calculateur soit éteint, ce truc vous a... Commença-t-elle.
_En fait, Aelita l'a rallumé peu de temps avant qu'on ne quitte le lycée. Elle voulait y retourner avant de quitter Kadik je crois. On n'a pas pu lui en vouloir, mais je crois qu'elle s'en voulait beaucoup d'avoir rallumé ce monstre.
_Mais ça ne m'explique pas ce que toi tu fais là.
_Je garde le supercalculateur pour empêcher qui que ce soit de l'allumer. En fait, cette fois-ci, ça ne s'est pas passé comme on le prévoyait. On pensait qu'on allait réussir à désamorcer le virus de Jeremy, mais on a échoué. Tout a été tellement rapide... Odd s'agrippa une mèche de cheveux en parlant. Il étouffa un sanglot, puis poursuivi : Cette merde nous a fichus en l'air les uns après les autres. Ulrich était vraiment secoué, toi au Japon et ces images qui nous tuaient la tête !
_Je sais, j'ai bien eu le temps de le remarquer. Tu sais, je suis revenue en France pour commencer mes études à la FAC après. On est sorti ensemble un temps. Il ne m'a rien raconté du tout. Et s'il a eu des contacts avec vous à cette époque, je ne l'ai jamais su. Quand on s'est séparés, il m'a laissé son journal intime.
_ Il tenait à toi s'il ne t'as rien dit. C'était bien son truc, ça, de tout garder pour lui. Même "ça".
_Tout Le Mal ?
_C'est comme ça que disait Ulrich oui. Je crois qu'on a tous été brisés ici. Et puis il y a eu notre dernière mission. Je ne sais pas comment te décrire ça... ç'a été un massacre. Je crois qu'on a découvert la puissance de cette merde à ce moment là, que tout ce qu'on avait vu avant, c'était rien. 4 mois de torture mentale à essayer de s'en sortir, de le détruire, de sauver Lyoko... On était éreintés, mauvais à l'école, on a perdu tout ce qui faisait de nous des êtres uniques... Cette chose nous a manipulés Yumi. Nous nous sommes blessés les uns les autres, au début c'était léger, puis ça a fini par être des images abominables dans nos têtes, des agressions contre nous, des événements étranges, des trucs qui retournent le bide...


Yumi écouta Odd lui expliquer comment, lors de la dernière mission, ils leur avait fallu prendre rapidement une décision pour vivre ou mourir. Aelita s'était sacrifiée, et le supercalculateur avait été éteint. Ils avaient pu voir Aelita réussir à contenir le virus dans Lyoko. Ils avaient cru que le plan allait marcher jusqu'au bout, et qu'Aelita allait pouvoir remonter saine et sauve, mais la chose que Jeremy avait créé était trop puissante. Aelita s'était arrêtée de vivre. Ensuite... Odd renifla, se leva, puis se tourna vers Yumi et lui dit qu'ensuite, Ulrich est parti la retrouver à Paris, et que lui et Jeremy sont restés à Kadik, malheureux, incapables de tourner la page. Un jour, Jeremy a disparu. Depuis, Odd est resté ici, attendant peut-être qu'il revienne.
_Et vous n'avez plus eu d'ennuis avec le virus ?
_Non, plus du tout. Mais Aelita est morte et Jeremy a disparu.
_Jeremy ne pourrait pas être parti sur Lyoko ?
_C'était pas son style. Il n'y est allé qu'une fois, et il a eu très peur. Je ne pense pas qu'il y soit retourné. En plus ça voudrait dire qu'il aurait rallumé le supercalculateur. Ce qui me semble aussi une très mauvaise idée.
_Pourtant nous allons le faire. Lança Yumi.
_Tu es malade ? Je ne te laisserai pas faire ça ! Odd se jeta sur elle, alors qu'elle s'approchait de l'engin pour en actionner la poignée.
_Moi aussi je veux pouvoir me battre pour mes amis Odd ! Hurla-t-elle. Il la pris contre elle et la serra fort. Elle pleurait. Lui aussi.
_Et les scanners, ils marchent ? Pourquoi y'en a un qui est fermé ?
_Je crois qu'ils marchent oui, mais il y'en a un hors service. J'ai tenté de l'ouvrir mais pas moyen. Kiwi y avait flairé quelque chose, il a passé des mois à gratter la porte. Je ne sais pas ce qui l'obsédait à ce point.
_Odd, tu ne crois pas qu'on devrait allumer le supercalculateur pour pouvoir ouvrir les scanners ?
_C'est logique, mais je ne l'ai pas fait, alors tu ne le feras pas.
Dernière édition par RECEPTOR le 21 Fév 2016, 20:13, édité 5 fois.

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Message 02 Avr 2015, 18:23

Re: Taedium Vitae

Coucou,
Un seul mot : MAGNIFIQUE
Une rédaction parfaite avec une intrigue très intéressante. Je trouve aussi une bonne originalité. Enfin bref, on lit, non, on y vit, oui c'est ça, on vit ta fiction.
Continue j'adore ! Je suis avide de lire la suite :thumbleft:
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P'tit nouveau

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Message 02 Avr 2015, 18:59

Re: Taedium Vitae

Je posterais la suite dès que je l'aurais écrite, mais ça je ne sais pas quand ce sera. ^^'
En tout cas merci pour ces paroles d'encouragements. ça fait plaisir ! :)
Je pense que ça m'aiderai si j'avais plus de fans. x)

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Message 02 Avr 2015, 21:12

Re: Taedium Vitae

RECEPTOR a écrit:Je posterais la suite dès que je l'aurais écrite, mais ça je ne sais pas quand ce sera. ^^'

Bon bah je patienterai comme il se doit (en espérant ne pas attendre 1 an ;)). Attention, ne va pas bâcler ton travail pour poster trop tôt. Car si tu fais ça, on va t'en vouloir ;)
RECEPTOR a écrit:Je pense que ça m'aiderai si j'avais plus de fans. x)

Regarde le nombre de vu plutôt que le nombre de commentaires ; d'autant plus qu'ici on est dans la section "psychologie" donc naturellement, un public de lecteurs... restreints... (enfin j'espère me tromper)
Quoi qu'il en soit, que l'inspiration soit avec toi ; bon courage et à bientôt !
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P'tit nouveau

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Message 02 Avr 2015, 21:56

Re: Taedium Vitae

Je n'avais pas vu que le nombre de vues était comptabilisé, je suis époustouflé !

Futur Lyokofan

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Message 28 Avr 2015, 09:24

Re: Taedium Vitae

Salut :)
Ta fic est vraiment géniale et très originale ! Enfin, c'est surtout ton style d'écriture !
Je n'ai absolument pas eu de difficulté à m'imaginer la scène ou à la visualiser. En toute franchise, bravo !!
J'adore voir des fics qui sortent de l'ordinaire, et la tienne en fait partie ! Alors s'il te plait ne t'arrêtes pas la !!!
J'attend la suite avec impatience ;)
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P'tit nouveau

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Message 06 Mar 2017, 11:21

Re: Taedium Vitae

SUIS DE RETOUR après cette loooooooongue absence. Cette Fanfic trouvera une fin, je vous le promet !



Yumi soupira. Au fond d'elle-même, elle savait qu'ils finiraient par ouvrir les scanners. Elle repensa à ce que lui avait dit Odd à propos d'Ulrich. Il ne lui avait jamais rien raconté par peur de... Ou plutôt pour n'importe quelle absurde raison à la Ulrich. Et dans son journal intime, il n'y avait rien qui parlait de cela. A moins que tout n'y fasse référence ? Après toute cette souffrance contenue, la physionomie d'Ulrich avait radicalement changée, et Yumi avait eu tout le loisir de le constater lors de leur courte aventure, après son retour du Japon. Il est vrai qu'il avait toujours été plutôt laconique, voire taciturne, mais jamais il n'avait été violent, agressif, quand ils étaient au collège. Chaque fois qu'ils se disputaient, Ulrich avait l'air de culpabiliser terriblement. Cependant, après son retour du Japon, Yumi avait retrouvé un garçon froid, manipulateur et distant. Souvent ils s'était battus à s'en faire mal. Leur séparation avait été une échappatoire pour elle. Il l'avait immobilisée, elle l'avait mordu au sang, ils s'étaient mutuellement meurtris et elle en était sorti avec plus de mal qu'au commencement. Encore plus déçue, et sans se retourner, elle l'avait planté là, emmenant avec elle le seul cadeau qu'il lui ait jamais offert vraiment : son cahier vert.
Avec le recul actuel, après sa conversation avec Odd et malgré l'obscurité qui teintait toute cette histoire, il lui apparaissait clairement qu'Ulrich avait été traumatisé par quelque chose et que sa violence manipulatueuse venait de loin. Elle ne savait pas ce qu'était Tout le Mal, mais elle pouvait imaginer. Et ce qu'elle se figurait était odieux. Si le logiciel de Jeremy avait fusionné avec Xana, et qu'il était si puissant, s'il leur avait envoyé des visions, ce ne pouvait être que des images de corps découpés, de leurs amis morts, ou pire : de leurs amis méchants et vengeurs. Elle les imaginait se déchirant dans d'affreuses disputes qui n'en finissaient plus, ou bien se balançant d'avant en arrière, seuls dans l'ombre de cette mutation informatique absolument désastreuse. La pensée de la mort d'Aelita lui faisait comme un trou dans l'estomac, et elle ne voulait pas y croire. Elle était persuadée qu'en allumant le super calculateur, Aelita allait revenir à la vie, se réveiller comme après un long sommeil, comme lorsque Jeremy l'avait rencontrée la première fois. Après tout le mal qu'ils s'étaient donné à la matérialiser dans le monde des humains, c'était un comble qu'elle meurt en virtuel. Sans jamais être enterrée. Sans jamais que quiconque ne puisse se recueillir sur sa dépouille, froide et raide, au fond d'un cercueil, au fond de la terre. Yumi pouvait sentir sa chute dans la mer numérique, sa mort instantanée et infinie à la fois.
Le super-calculateur éteint, elle et ses amis, ou du moins ceux qui restaient, ne risquaient plus rien. Mais s'ils venaient à le rallumer, comment savoir ce qui allait se passer ? Elle se demanda brièvement pourquoi elle n'avait pas elle aussi été victime de ce nouveau Xana, ce Xana 2.0 encore plus féroce et sanglant que le précédent. Peut-être qu'il ignorait son existence, peut-être qu'il ne pouvait pas l'atteindre à cause de sa distance avec les événements, puisqu'elle était au Japon. Cette réponse ne la satisfaisait pas. Elle ne comprenait pas. Tout en se dégageant de l'étreinte d'Odd, elle lui fit part de cette pensée.
_ Je ne sais pas Yumi. Je suis désolé. Toute cette histoire nous préoccupait tellement que nous t'avions oubliée. Et de toute manière, si nous avions pensé à toi, ne serait-ce qu'une seconde, je crois que nous t'aurions haïe de ne pas être victime comme nous de toutes ces choses horribles. Il s'arrêta un instant, chercha ses yeux, puis reprit : en vérité, nous pensions souvent à ce Lyoko Guerrier disparu qui aurait du être là pour nous seconder. Mais nous évitions de te nommer, par peur de rendre ton départ encore plus douloureux...
_ Je ne savais pas.
_ Bien sûr que non. Puis maintenant il n'y a pas lieu d'avoir des regrets. Je peux te demander quelque chose ?
_ Oui ?
_ Pourquoi tu es ici ?
_ Je suis revenue pour régler des affaires de famille. Mon père et ma mère sont morts et je dois m'occuper de leur maison. Je ne sais pas encore si je vais la vendre.
_ Je suis désolé. Qu'est-ce-qui leur est arrivés ?
_ Ils ont voulu rentrer en France pour me rejoindre, pendant ma deuxième année de FAC. J'allais très mal, Ulrich me battait...
_ Sérieusement ?! S'exclama Odd, qui se tut immédiatement en voyant le regard de Yumi.
Elle avait l'air complètement abattu. D'une voix monocorde, elle reprit son récit :
_ Et leur avion a été détourné et je les ait perdus pour toujours. Mon petit frère est au Japon, je ne sais pas ce que je vais faire de lui.
_ Quelle histoire... Je ne pensais pas que...
_ N'en parlons plus.
_ Mais comment tu as atterrie là ? Je veux dire, dans l'usine ?
_ Mes pieds semblent avoir un cerveau indépendant parfois. J'allais en ville pour faire de la paperasse chez le notaire et je me suis retrouvée sur le pont. Je ne sais pas ce qui s'est passé, tout ce que je sais c'est qu'une fois là, je n'ai pas pu repartir, il fallait que j'entre. Aucun de vous ne m'a jamais recontactée.
_ En même temps, après le départ d'Ulrich, la mort d'Aelita et la disparition de Jeremy...
_ Il ne restait plus que toi.
_ Et je n'avais pas de moyen de te joindre. Je n'ai plus les moyens de rien faire. J'ai raté ma vie Yumi. Elle n'a de sens que si... Que si je peux combattre Xana.
_ Nous devons rallumer cette merde.
_ Bon, je sais que c'est une énorme connerie, et qu'on ne devrait pas faire ça, parce qu'on risquerait de ne pas pouvoir l'éteindre après...
_ Pourquoi ça ?
_ Parce que je sais que si Aelita a pu enfermer Xana dans Lyoko, cette chose peut en sortir à peine nous l'auront rallumée. Et que si elle en sort et atteint le réseau mondial... Nous sommes fichus.
_ C'est l'occasion d'avoir foi en Aelita. Si elle l'a contenue, cette chose n'a pas de raisons de sortir. Nous devons lui faire confiance, même si elle n'est plus là. D'ailleurs, je suis sûre qu'elle est encore là, quelque part, dans un fichier de sauvegarde ou... n'importe quoi.
_ Tu délires, elle est morte. Puis Jérémy disparu, je ne vois pas ce que nous pourrions faire, je n'y connais rien.
_ Justement, j'ai fini mes études.
_ Tu sais te servir de ces machins alors ?
_ Non, mais ça ne devrait pas me poser de problèmes. Mes connaissances actuelles dépassent de loin celles de Jérémy à l'époque. Si Aelita est morte, il y a forcément des traces d'elle dans Lyoko. Elle planta son regard dans celui d'Odd et lui lança : il y a toujours un espoir de récupérer des fichiers, même supprimés, même corrompus. Xana doit pouvoir être combattu depuis la surface. Nous n'auront probablement pas besoin de retourner dans Lyoko. Après tout, ce n'est qu'un putain de langage informatique. Reste à savoir lequel, et comment le reprogrammer.

Odd ne répondit rien, intimidé par l'assurance de Yumi, il s'avança vers la poignée du super-calculateur et enclencha l'allumage. L'électricité qui s'achemina dans les câble fit vibrer la structure. Un bruit sourd s'éleva, et leur vieil ennemi, à moins qu'il n'ait jamais choisi son camp, s'illumina de toutes parts. Tandis qu'il sortait progressivement du sol, Odd et Yumi, qui jusque là s'étaient fébrilement tenus par la main, s'éloignèrent l'un de l'autre et grimpèrent l'échelle jusqu'à la salle des scanners. Ils étaient toujours fermés. Dans la salle de commande, Kiwi s'était mit à trépigner, effrayé par le bruit que produisait le pupitre de contrôle. Des bips effrénés rythmaient le silence qui jusque là régnait dans la pièce. Yumi s'installa dans le fauteuil. La modélisation 3D de Lyoko se mit à jour.
_ Qu'est-ce-que c'est que ça ?! S'exclama Odd.
_ Bah ce n'est pas le cinquième territoire ?
_ J'imagine que oui, m'enfin t'as vu la tête qu'il a ?
En effet, l'hologramme présentait non pas une sphère parfaite, mais une sorte de spirale pointue de partout, déformée, malmenée, torturée, comme implosée.
_ Ce n'était pas comme ça quand vous l'avez éteint ?
_ Non. Quelqu'un a du le rallumer. Mais quand ? D'après ce que j'en sais, ce truc n'a jamais été rallumé depuis la mort d'Aelita, quand nous l'avions éteint ensemble Jérémy, Ulrich et moi. En plus je ne crois pas avoir jamais quitté cet endroit depuis. Et Yumi ne pouvait que le croire, le lieu ressemblait à un squatt de plusieurs années.

Message 21 Juil 2018, 17:03

Re: Taedium Vitae

Bonjour, RECEPTOR.

J'aime bien ta fic même si tu tortures les héros de l'histoire et demande une suite. Car c'est triste de ne pas savoir le sort que tu leur réserve Je sais que je réanime un sujet qui ne sera probablement jamais terminé, mais je voulais au moins savoir si je peux espérer avoir une fin ou non. Une réponse. Je sais que le dernier message date de plus d'un an, mais l'espoir fait vivre. Tu as crée une bonne intrigue sur la psychologie et leur mentalité. Chacun influencer par leur personnalité et les conséquences de leurs actes sur des évènements traumatisants. Leurs relations avec les autres sur la façon dont ils se comportent avec le traumatisme. J'aimerais savoir ce qu'ils ont ressenti et ce qui s'est passé pendant et après le départ de Yumi au japon. Et jusqu'au jour où elle retourne en ville et décide de revenir à l'usine où elle revoit Odd, qui lui raconte qu'il a échoué et qu'il est devenu gardien de cette endroit depuis, que Jérémie a disparu et Ulrich mystère. Il y a tant de mystère à résoudre... C'est magnifique, Odd torturer. Tu l'as bien décrit et représenter sous la forme d'un mec torturer. Il est silencieux, ne plaisante plus... C'est si horrible qu'il ne peut pas le dire ni le décrire. Un Odd profondément choqué. Tout ça correspond avec la personnalité originale. Génial!
Si tu peux répondre à ma demande. A bientôt si suite. Bye.

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