Souffrances

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

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Futur Lyokophile

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Message 03 Déc 2015, 20:56

Re: Souffrances

Toujours aussi bien ^^
Tu peux faire ouvrir les yeux à quelqu'un mais ne laisse personne te les fermer. (By #L)
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Stade de Lyokophilisation

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Message 05 Déc 2015, 21:55

Re: Souffrances

Un nouveau chapitre, une nouvelle intrigue et des idées qui fusent....


Chapitre 12 - "Jérémie" par intérim'

Dans la soirée Aelita avait tout de même rejoint Jérémie dans sa chambre pour passer un peu de temps avec ce dernier qui semblait avoir du mal à accepter de se séparer de la jeune fille en rose.
Brutalement, Aelita se souvint de la promesse que Jérémie lui avait faite chez Yumi. Jérémie parti, elle ne pourrait jamais retrouver son père toute seule. Elle se blottit contre son petit-ami et laissa ses larmes couler à flots et s’écraser sur le pull de Jérémie, qui serrait la demoiselle dans ses bras tout en contenant sa propre tristesse.
Entre les vacances de Noël et d’Hiver, Jérémie tentait avec Aelita de chasser les idées noires par tous les moyens. Ils convinrent de retrouver le père disparu de la jeune fille par tous les moyens, conduisant Jérémie à passer des nuits blanches sur son ordinateur réfléchissant également à qui serait susceptible de le remplacer, mais sinon Franz lui-même, aucune idée ne lui venait.
Un soir, le surdoué était devant son pc comme il en avait pris habitude, le menton posé sur ses bras croisés. Quand on vint frapper à sa porte.

J : C’est ouvert !

La porte s’ouvrit et Jérémie vit entrer Ulrich, Yumi, Odd et Aelita. Le premier rappela à Jérémie qu’il avait promis de l’aider. Quant aux autres, ils se contentèrent de confirmer les dires d’Ulrich.

U : Il faut te trouver un remplaçant. Et pas n’importe qui…
Y : Ouais, il nous faudrait quelqu’un comme Jérémie.
O : (souriant) C’est impossible ! Y ‘en a pas deux comme Jérémie !

Jérémie eut un rire à peine perceptible, il se redressa sur son fauteuil continuant à réfléchir le menton posé maintenant sur ses mains jointes si l’on excepte les index dépliés et posés sur ses lèvres fermées.

U : Pourquoi pas Hervé ? Il est intelligent…
Y : Ça va pas la tête ? Il irait tout colporter à Sissi. Et Sissi irait nous balancer au proviseur… Je t’épargne la suite du scénar’ !
O : (après un temps) Et William ? Il a déjà été dans l’équipe. Il tiendra sa langue…
U : Ouais, sauf qu’il est plus bête que ton chien !
O : Eh !

Tous se donnaient à fond pour essayer de trouver un remplaçant pour Jérémie qui jusqu’ici n’avait pas desserré les mâchoires. Toujours réfléchissant dans le plus grand silence…

J : (fixant son écran) Et pourquoi pas… Non laissez tomber…
A : Non, vas-y ! Si tu as une idée, propose-la.
J : (réfléchis un instant) Pourquoi pas JASQUIER ?
Y : (après un temps) Attends… JASQUIER… Le prof de sciences ?
J: (ironique) Mais non, JASQUIER le barde dans « The Witcher 3 » ! Bien sûr le prof de sciences !
O : Houlà ! Achète-toi un kit de watercooling pour ton cerveau, Jérémie. T’as les neurones en surchauffe !

Tous commençaient à regarder le blondinet à lunettes d’un œil inquiet en observant que ce dernier semblait très sérieux dans sa proposition…

A : (inquiète) Tu crois vraiment que c’est une bonne idée de confier un tel secret à un prof ?
U : Moi déjà ça ne me plaît pas…
Y : Pareil pour moi c’est trop risqué.
O : C’est clair. J’ai pas envie de me retrouver encore une fois en triple exemplaire. Ou dans le corps d’Ulrich. Beuârk !
U : (fixant Odd) Je peux savoir ce que tu reproches à mon corps ?
J : D’accord c’est un vrai coup de poker…
Y : (rire moqueur) Du suicide tu veux dire !
J : Réfléchissez un instant : On s’entend bien, c’est un pro de l’informatique et il a déjà eu à pirater des ordis, et…
U : Et ?
J : Il nous a aidés à m’obtenir un sursis… Quitte à se faire renvoyer. J’aimerais au moins lui rendre la pareille…
A : C’est vrai qu’on lui doit une fière chandelle… Mais c’est pas un peu beaucoup ?
J : (fermement) S’il n’était pas intervenu, je serais déjà parti… Et vous, vous seriez renvoyés !
U : Bon d’accord ! On lui en doit une, et ton raisonnement tient la route… Mais comment être sûr qu’il va tenir sa langue ?
J : (réfléchis un temps) Je vois qu’une solution…
Y : Wow ! Tu vas quand même pas nous sortir un truc du genre « on le saura que si on essaye » ?
J : (regard malicieux) Sur le principe… Si c’est exactement ça, mais j’ai pensé à quelque chose de plus… Subtil ! Odd, je vais avoir besoin de toi ! Et de kiwi !
O : (scandalisé) Je refuse de sacrifier mon chien !
J : Odd ! Au prochain atelier d’informatique, tu vas ramener Kiwi. Assure-toi juste qu’il se tienne tranquille pendant le cours. Et quand tout le monde est sorti tu le laisse « s’échapper ».
O : (scandalisé) T’ES UN GRAND MALADE !

Jérémie présenta alors à Odd un petit circuit électronique à peine plus grand que celui d’une clé USB, relié par quatre fils électrique à une cellule photovoltaïque un peu plus petite.

O : (intrigué) C’est quoi ce truc ?
J : (fièrement) Un traceur GPS à énergie solaire, j’avais bricolé ce truc au cas où je perdais mon téléphone. Attache-le sur le collier de ton chien. Si ça tourne mal tu pourras le retrouver avec ton smartphone !

A contrecœur Odd obéit et fixa l’appareil sur le collier de son chien à l’aide de ruban adhésif en papier puis la cellule photovoltaïque avec de la super glue.

O : J’espère qu’il marche ton truc. Sinon c’est toi qui bouffe ses croquettes.
J : T’inquiète pas Odd. Je l’ai déjà testé.

Le mercredi suivant, dans l’après-midi les membres de l’équipe étaient plus stressés que d’ordinaire, et pour cause : Un invité surprise allait bientôt faire une entrée fracassante dans la salle de cours. Tous regardaient la trotteuse de la pendule d’un air nerveux. Quand la cloche sonna, faisant au passage sursauter Odd, les élèves commençaient à sortir alors que Jérémie, Odd, Ulrich, Yumi et Aelita faisaient mine de finir d’assembler un futur serveur, comme si la cloche n’avait jamais sonné.
Le dernier élève sorti, Jérémie s’approcha d’Odd.

J : (murmure) Vas-y Odd, c’est le moment.
O : (murmure) La porte est grande ouverte ! Il va filer !
J : (murmure nerveux) Odd…
BJ : La cloche a sonné ! L’atelier est terminé, donc vous pouvez sortir !
O : Oui m’sieur ! Le temps de prendre mes affaire et… OUPS !

Comme s’il avait compris la conversion entre Odd et Jérémie, Kiwi bondit du sac d’Odd qui voulait y ranger un cahier. L’animal détala en aboyant vers la porte de la salle mais Ulrich l’avait devancé en la claquant de justesse, ce qui permit à Odd de bondir sur son chien et enfin l’attraper.

BJ : (fronçant les sourcils) Odd DELLA-ROBBIA, je peux savoir ce que vous fabriquez avec ce chien dans votre sac ?

Jérémie donna un petit coup de coude à Odd pour lui rappeler que s’il mentait, l’expérience serait un fiasco.

O : (embarrassé) Ben… Euh… C’est mon chien m’sieur… Je l’ai depuis que je suis tout p’tit et je voulais pas le laisser chez moi. Je lui manquerais trop… Et je voulais l’emmener en balade après l’atelier… C’est tout.
BJ : Odd, je n’ai pas besoin de te rappeler que le règlement intérieur interdit les animaux dans l’établissement. Comment je vais expliquer ça au proviseur maintenant ?
O : (paniqué) Oh non ! Ne lui dites rien s’il vous plaît ! Sinon je suis viré !

Mais quand on parle du loup… La porte de la salle de classe s’ouvrit soudainement laissant entrer Monsieur Jean-Pierre DELMAS lui-même.

Jp-D : (lisant un papier) Benoît, j’aurais souhaité discuter avec vous des dépenses de… DELLA-ROBBIA ! Qu’est-ce que vous faites avec cet animal ?

Odd, blêmit. Il était à deux doigts de s’évanouir quand son professeur de sciences prit la parole.

BJ : (calmement) Je suis le responsable de cette fâcheuse situation Monsieur DELMAS. Odd a effectivement trouvé ce chien avant d’entrer dans le bâtiment, je lui ai permis de le recueillir à la seule condition qu’il le relâche à l’extérieur de l’enceinte une fois l’atelier terminé.
Jp-D : (agacé) Hmm ! Décidément, je n’apprécie que moyennement vos méthodes laxistes… Mais puisque Odd s’est engagé à relâcher ce chien… Bien ! Benoît je vous revois dans mon bureau, nous devons revoir ensemble la prochaine commande de matériel.

Le proviseur sorti, Benoît se leva de son fauteuil puis s’avança vers Odd.

BJ : Odd, ce qui vient de se passer restera entre nous… Cependant j’espère que tu réalises que si le proviseur tombe à nouveau sur cet animal, nous aurons des ennuis tous les deux.
O : J’suis désolé m’sieur !
BJ : Bien… Maintenant renvoie ton chien dans ta chambre et assure-toi qu’il y reste. Et si tu dois le promener, vérifie d’abord que tu peux le sortir sans te faire repérer. Et pour la dernière fois, appelle-moi par mon prénom !
O : Merci Benoît !

Tous poussèrent un énorme soupir de soulagement en sortant de la salle. Sauf Odd qui ne manqua pas de décocher un méchant coup de poing sur l’épaule de Jérémie.

O : BRAVO EINSTEIN ! T’AS FAILLI ME FAIRE VIRER !
J : Argh ! Arrête Odd, t’as pas été viré et en plus ça a marché au-delà de mes espérances !
U : Ouais sauf que si Odd avait été renvoyé, non seulement ton expérience aurait été un bide, et Odd ne pourrait plus venir sur Lyoko. Pire que ça JASQUIER n’aurait aucune chance de devenir ton remplaçant et on devrait repartir de zéro.
A : Désolé Jérémie. Mais pour une fois ils ont raison.
J : Bon d’accord ! J’avoue qu’on a tous eu chaud. Je m’excuse, Odd d’avoir failli te faire renvoyer.

Odd, boudeur, se contenta de se précipiter hors du bâtiment pour aller promener Kiwi. Ulrich invita le reste du groupe à s’installer dans la cour pour tuer le temps autour d’un soda bien frais.
Yumi avertit son compagnon qu’elle ne pourrait pas rester très longtemps car ses parents l’attendent chez elle.
Tous s’installèrent sur un banc pendant que Jérémie prenait la commande. Il avait jugé préférable d’offrir sa tournée pour oublier ce moment délicat et aussi pour fêter le succès de sa petite expérience.
Pendant que le petit groupe trinquait Odd revint de sa promenade, l’animal dissimulé dans le sac.

U : Tiens Jérémie, je te parie 10 euros que si tu lui paye une canette il va tout oublier…
J : Tenu !
U : Eh Odd ! Jérémie paye sa tournée ! Ça te tente ?

Le blondinet à la mèche violette regarda Jérémie en fronçant les sourcils. Puis comme le jour et la nuit, il passa d’un regard sombre à un sourire radieux.

O : OK ! Laisse-moi juste le temps de déposer tu-sais-quoi dans ma chambre !

Odd se précipita vers les dortoirs pour déposer son chien dans sa chambre, tandis que Jérémie remettais un billet de 10 euros à Ulrich d’un air un peu grognon.
Voyant Odd revenir tout sourire, Jérémie lança une canette de soda à l’orange à Odd qui n’eut aucun mal à l’attraper au vol.

O : T’as même pris ma préférée !
J : (souriant) Content que tu sois toujours avec nous !
O : Ben, comme tu t’es excusé je me suis dit que je pouvais pas te faire la tronche éternellement. Je me suis fixé à une dizaine de minutes, pas plus.
U : Bon c’est pas tout ça, mais quand et comment on va lui dire à Benoît pour le supercalculateur ?
J : Je pensais lui en parler après les vacances d’hiver. Ça me laissera le temps de réfléchir à comment amener la chose.
Y : Bon ! Moi je dois y aller. Sinon mes parents vont s’inquiéter.
U : (embrassant Yumi) D’accord, à demain ma puce…
O, J, A : A demain Yumi !
Y : A demain !

Dans les prochains jours, une ambiance joyeuse et bonne enfant s’installait dans le collège à l’approche des vacances d’Hiver. Si bien que le dernier jour, des élèves avaient provoqué une véritable guerre de boules de neige entre élèves et professeur. Même Monsieur DELMAS s’accorda la permission de participer après avoir reçu un projectile neigeux de sa propre fille.
Au moment où la cloche sonna la fin de la journée, tous les élèves sortaient en masse des dortoirs à l’exception de Jérémie qui une fois encore avait obtenu du proviseur d’être collé pour profiter le plus longtemps possible de ses derniers jours à Kadic. Les trois autres internes du groupe avaient également été collé mais d’une manière un peu moins… Noble.
Trois jours avant les vacances, des affichettes étaient encore placardées sur les murs du collège ayant pour titre : MORALES PRESIDENT !
Si le message semblait agréable, la photo jointe l’était beaucoup moins. En effet, on pouvait y voir le professeur d’EPS attablé, la bouche grande ouverte, prêt à ingurgiter un énorme morceau de camembert dont la marque semblait particulièrement adaptée au titre de l’affiche.

Durant les vacances entre deux attaques de XANA, les lyokoguerriers réfléchissaient au meilleur moyen d’annoncer à Benoît JASQUIER qu’il deviendrait le successeur de Jérémie.
Mais les vacances passèrent et Jérémie devenait de plus en plus nerveux, les cours avait repris et le professeur de sciences n’était toujours pas averti des intentions de Jérémie qui commençait à douter de sa propre idée. En plein cours, tellement pris par ses réflexions qui le stressaient, il se prit à mâchouiller son stylo à bille si fort qu’il en pulvérisa la carcasse en plastique. A la fin de son cours de sciences, le surdoué décida de prendre le taureau par les cornes et avertit ses amis qu’il présenterait le supercalculateur dès la pause déjeuner.



Et voilà pour le 12ème chapitre ! La suite pour plus tard...
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Stade de Lyokophilisation

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Message 16 Déc 2015, 00:06

Re: Souffrances

Encore et toujours la suite... Désolé si elle a été un peu longuette, j'ai essuyé quelques problèmes techniques récemment.


Chapitre 13 - @ Découvert


A : (à l’oreille de Jérémie) T’es sûr que c’est le bon moment ?
J : (à l’oreille d’Aelita) Non, mais vu qu’il ne nous reste que très peu de temps… Au diable la tactique, tant que le résultat est là.

La cloche sonna enfin le midi pile, Jérémie et les autres attendirent que les élèves soient sortis. Ceci fait le petit génie s’avança vers son futur successeur.

J : Benoît… Je… J’ai jamais pensé à te remercier…
BJ : (surpris) Pourquoi donc ?
J : Ben… Quand tu as pris ma défense avec le proviseur et mon père…
BJ : Ah ! Ce n’était rien… Et puis je pensais ce que j’ai dit…
J : Non vraiment, je voulais te remercier… Et te montrer quelque chose…
BJ : Et quoi ?
O : (du tac au tac) Ah ça Benoît, c’est une surprise !
BJ : C’est que… Il est midi. Ça ne peut pas attendre ?
U : Nan, vu les circonstances c’est mieux maintenant.

Jérémie pria le professeur de le suivre sans poser de questions, mais il l’avertit toutefois que la surprise le contraignait à quitter le collège. Intrigué, JASQUIER se décida à suivre les adolescents même s’il n’aimait pas beaucoup enfreindre le règlement.
Jérémie menant le cortège, il décida de passer par les rues pour laisser Benoît mémoriser le trajet. Puis, dès qu’ils furent arrivés au niveau du pont…

J : A partir de ce point je dois te demander le silence sur ce que tu vas voir ou entendre.
BJ : Laisse-moi deviner… Vous avez ouvert un chenil clandestin ? S’il n’y a que ça, je peux très bien tenir ma langue !
J : Je suis sérieux… Ce que vous êtes sur le point de voir est hautement confidentiel… Aucune autorité n’est au courant de ce qu’il se trouve dans cette usine.
U : Et on aimerait que ce soit toujours le cas ce soir…
BJ : (inquiet) Euh… Très bien… Comptez sur moi.

Tout en progressant sur le pont, Jérémie conta à Benoît l’histoire de Franz Hopper, du projet Carthage, du supercalculateur, de Lyoko, et de XANA.
Arrivé dans la salle du supercalculateur qui était dissimulé sous le sol, laissant paraître la pièce vide, Jérémie stoppa son récit.

BJ : Donc c’est dans cette pièce que se trouve…
J : Le supercalculateur. Oui.
BJ : Jérémie… Cette pièce est vide.

Le surdoué fit quelques pas en avant puis actionna le bouton au sol laissant une immense trappe s’ouvrir et laisser apparaître majestueusement l’ordinateur géant dans un nuage blanc.
Estomaqué, le professeur de sciences observa un instant le supercalculateur puis se tourna vers Jérémie.

BJ : OK, c’est quoi la suite ?
J : Ça se passe à l’étage au-dessus…

Jérémie invita le groupe ainsi que JASQUIER à reprendre le monte-charge pour se rendre dans la salle des scanners. Une fois arrivés, Jérémie présenta la pièce à son professeur ainsi que le principe de la virtualisation.

BJ : Donc, si je comprends bien… On place le sujet dans le scanner et on lance la procédure de virtualisation.
J : C’est ça ! On peut même lancer une virtualisation différée… A propos, je voulais savoir si vous aviez un quelconque talent au combat ?
BJ : Euh… Ça compte 4783 heures de divers jeux de tir à la première personne ?
U : Nan ça compte pas…
J : Bon ! Il serait temps de s’y mettre…
BJ : Une seconde… Se mettre à quoi ?
J : Benoît, je vais franc : Si je pars, il n’y aura plus personne pour gérer le supercalculateur et si XANA attaque…
BJ : On court au suicide ! Ok, moi je veux bien mais pourquoi moi ?
O : Ben vous êtes le mieux placé !
J : On passe à l’étage au-dessus… Un volontaire pour se faire virtualiser par notre petit nouveau ?
U : Je prends !
J : Très bien ! Aelita, Odd je vous virtualise, vous allez vous assurer qu’Ulrich arrive en un seul morceau.

Jérémie entraîna son successeur dans la pièce au niveau supérieur. Puis le surdoué lança une procédure de virtualisation sur Odd et Aelita afin d’illustrer ses propos sur le principe de la procédure de virtualisation.
Puis quand vint le tour d’Ulrich, Jérémie laissa le fauteuil à son professeur.

BJ : Attends… Je n’ai jamais touché à un supercalculateur de ma vie !
J : Tu sais te servir d’un terminal de commandes ?
BJ : Evidemment !
J : Alors ça devrait aller.

Le nouveau s’installa sur le fauteuil et pris l’oreillette de Jérémie, il posa ses doigts sur le clavier, hésitant.

J : Tu peux y aller.
BJ : Bon, bah quand faut y aller…
Transfert Ulrich…
Scanner Ulrich…
Virtualisation !

Et un instant plus tard sur le territoire de la banquise…

O : Dis Benoît, je sais pas comment tu t’y es pris mais Ulrich n’est pas arrivé !
BJ : Odd, ta blague n’est pas drôle. En plus je vois Ulrich sur le radar, et l’utilitaire de diagnostic m’indique que la procédure s’est déroulée normalement.
O : Oh si on peut plus plaisanter…
J : Bien ! Maintenant on passe la dernière étape. Benoît, tu fonces aux scanners.
BJ : (paniqué) Attends une minute… Ne me dis pas que tu vas me virtualiser ?
J : Il le faudra bien… Faute de quoi tu ne seras pas immunisé contre XANA et le retour vers le passé aura un impact sur ta mémoire.
BJ : Euh…
J : T’inquiète pas ! Tout va bien se passer.

Benoît se dirigea d’un pas nerveux vers le monte-charge, puis appuya fébrilement sur la commande de descente.
Le professeur entra dans un scanner qui se referma immédiatement.

J : Transfert Benoît…
Scanner Benoît…
Virtualisation !

Sur Lyoko, tout le monde attendait leur professeur avec impatience, ne serait-ce que pour voir à quoi il peut bien ressembler.
Alors qu’apparaissait l’enveloppe corporelle numérique du professeur, le groupe admirait l’apparition du nouveau sur le monde virtuel.
Celui-ci atterrit sur la banquise et tous demeurait soufflés par le look du nouveau guerrier.
Benoît se présentait habillé comme un militaire 2.0 équipé d’un gilet tactique, d’un impressionant fusil d’assaut accroché dans son dos et un pistolet semi-automatique dans son étui placé sur sa cuisse droite.

U : Il est trop…
O : BADAAAAASS !

Benoît observait son look « made in Lyoko » émerveillé par son équipement alors qu’Aelita, elle, restait juste bouche bée.

BJ : (enthousiaste) Je me disais bien que mes heures de jeu allaient compter !
J : Bon, ben puisque Benoît est paré au combat, qui est tenté par un entraînement improvisé ?
U : Moi je vote pour ! J’ai envie de voir ce qu’il a dans le ventre !
O : Pareil pour moi !
A : Je… Euh… Je peux faire l’arbitre ?
J : Bonne idée Aelita, comme ça si on est repérés par XANA et ses monstres tu pourras aider en cas de sous-effectif !
O : (inquiet) Euh… Jérémie ? On est déjà repérés !

Odd avait vu juste, pas moins de 2 mégatanks, 3 krabes, et 7 cancrelats s’avançaient vers le groupe en tirant à tout va. Odd et Ulrich se préparaient déjà à intervenir mais Jérémie leur demanda de rester en position.

J : J’ai envie quand même de voir ce que Benoît peut faire de cette situation, s’il est dévirtualisé vous prenez le relais.
O : Ça marche !
BJ : T’es sérieux Jérémie ? Tu veux que je les supprime tous ?
U : Jérémie, il a raison, ils sont trop nombreux !
BJ : Au contraire ! J’en veux plus !
A : Ben il faudra te contenter de ceux-là pour le moment !
BJ : (excité) Bon… A nous deux XANA…

Benoît dégaina son fusil et tira sur le levier d’armement. Paré au combat, celui-ci commença à sprinter vers l’escadron de monstres tout en tirant quelques rafales vers les cancrelats qui disparaissaient un par un sous les regards médusés des trois autres lyokoguerriers.
Pendant le combat, Jérémie lui donnait tous les renseignements relatifs aux différents monstres de XANA.
Une fois tous les cancrelats détruits, le nouveau lyokoguerrier exécuta un splendide « Wall jump » pour atteindre la carapace des trois krabes qu’il acheva avec son arme secondaire.

J : Fais gaffe avec les mégatanks, c’est des vrais saletés et ils peuvent se protéger…
BJ : Quels mégatanks ?

Jérémie lui-même en restait muet, Benoît avait fini le travail avant même que Jérémie ne finisse sa propre phrase.
Benoît se retourna pour fêter sa première victoire sur Lyoko avec ceux qu’il considérait comme ses nouveaux amis malgré son statut de professeur.
Mais faute de mine souriante…

BJ : Aelita ! A TERRE !
A : Quoi ?

Pointant son fusil vers le trio, Ulrich comprit qu’il valait mieux obéir et se jeta sur Aelita pour la protéger. En une fraction de seconde, le professeur ouvrit le feu et atteint en plein sur l’œil de XANA, la méduse qu’ils n’avaient pas remarqués, laquelle explosa dans un nuage de pixels.
Odd se précipita sur le guerrier afin de savoir comment il avait réussi à détruire une méduse alors que jusqu’ici, tous les autres n’avaient réussi qu’à la faire fuir.

BJ : Simple question de logique élémentaire : Partant du postulat qu’il s’agit d’un monstre de XANA, j’ai appliqué les ordres de Jérémie… Viser l’œil de XANA.
J : Bravo Benoît. Je vous renvoie au bercail…

De retour au collège, les cinq héros tombèrent sur Yumi qui les attendait.

Y : Ben alors ? Où vous étiez passés ? Je vous ai cherché partout !
O : Vois au-delà de l’horizon petit scarabée ! Et tu découvriras le petit nouveau de la bande !

Yumi ayant remarqué la présence de Benoît JASQUIER, ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortait…

Y : Vous… Vous l’avez virtualisé ? Pourquoi vous ne m’avez pas appelé ?
J : (gêné) Désolé Yumi ! Mais j’ai pris la décision un peu… A l’arrache. Mais ça valait vraiment le coup !
U : C’est clair ! Il a dégommé une douzaine de monstres à lui tout seul. Plus une méduse détruite !
Y : Détruite ? Genre…
O : Explosée, carabinée, bousillée… Détruite, quoi !
??? : Vous croyez que j’ai pas compris votre petit jeu ?



Et un chapitre de plus ! Un ! Laissez moi vos commentaires, il y aura probablement une surprise au prochain chapitre !
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Message 18 Déc 2015, 21:26

Re: Souffrances

Tu as juste oublié un tout petit détail un adulte ne peut pas se virtualise sur Lyoko sinon il devient au mieux l'État de Franz Hopper et je dit bien au mieux.
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Message 19 Déc 2015, 14:11

Re: Souffrances

DarkGuillaume a écrit:Tu as juste oublié un tout petit détail un adulte ne peut pas se virtualise sur Lyoko sinon il devient au mieux l'État de Franz Hopper et je dit bien au mieux.


Heu... Tu tiens ça d'où ? ^^
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Message 20 Déc 2015, 11:18

Re: Souffrances

C'est ma grand mère qui me la dit ;)
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Message 20 Déc 2015, 11:44

Re: Souffrances

DarkGuillaume a écrit:C'est ma grand mère qui me la dit ;)


Mais je faisait de l'humour je voulais faire transpirer l'auteur et C'est Noël bientôt je me lâche oh là là Non allez sérieusement un peu sérieusement un bon chapitre continu ainsi :thumbleft:
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Message 20 Déc 2015, 12:12

Re: Souffrances

DarkGuillaume a écrit:
DarkGuillaume a écrit:C'est ma grand mère qui me la dit ;)


Mais je faisait de l'humour je voulais faire transpirer l'auteur

Roooh... :P
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Message 21 Déc 2015, 23:09

Re: Souffrances

C'est très bien continu comme ça ![/quote]
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Message 28 Déc 2015, 00:57

Re: Souffrances

Waouh ! Y a du monde en ce moment ! Merci pour vos commentaires c'est très gentil de voir mes lecteurs se manifester !! :)

Pour vous récompenser de votre patience, (eh oui je me connecte rarement ces temps ci car je suis victime de l'horrible syndrome de la page blanche) je vous offre le chapitre suivant !





Chapitre 14 - D comme Départ Douloureux


Tous se retournèrent et virent nulle autre que Sissi elle-même, les mains plaquées sur les hanches.

U : (blasé) On pourrait savoir de quoi tu parles ?
S : Fais pas l’innocent ! J’ai bien compris que vous faisiez copain-copain avec le prof pour obtenir ses faveurs…
O : Quelqu’un veut s’en charger ? J’suis un peu fatigué !
J : Eh bien… Benoît n’a jamais envoyé promener Sissi… On dira que ce sera notre… Bizutage.
BJ : Allons, les enfants c’est puéril. Et puis je n’ai pas le droit de m’en prendre à Elisabeth…
S : C’est Sissi ! Mettez-vous ça dans le crâne !

Le professeur, se sentant provoqué, s’avança vers la fille du proviseur et se pencha vers son oreille.

BJ : (murmure) Je ne suis pas sûr que votre père apprécie que vous vous serviez du journal du collège pour diffuser la vie privée des élèves… Elisabeth.
S : (paniquée) Quoi ?! D’abord vous n’avez pas de preuve… ET PUIS C’EST SISSI ESPECE D’IDIOT !

Tous les élèves de la cour se retournèrent vers la demoiselle qui avait plaqué ses mains sur sa bouche venant de réaliser ce qu’elle venait de dire, et surtout à qui elle venait de le dire. Tous regardaient Sissi, choqués, en y allant de bon cœur sur les commentaires.

S : (paniquée) J’suis désolée m’sieur JASQUIER, ce… c’était un réflexe.
BJ : Votre carnet de correspondance je vous prie…

Sissi fulminait en fouillant dans son sac son carnet de correspondance qu’elle tendit au professeur en lançant un regard noir vers l’équipe de lyokoguerriers.

BJ : (écrivant) En temps normal, pour un tel manque de respect envers un enseignant cela vous coûte un avertissement. Mais comme vous vous êtes « excusée », je serais plus gentil. Vous irez récupérer votre carnet chez le proviseur, lequel sera informé des huit heures de retenue qui y sont inscrites.
Et pour votre information : Je ne fais pas copain-copain avec vos camarades… Quant aux articles du journal, je possède une copie numérique de toutes les archives sur un serveur dont je suis le seul à avoir accès. Enfin, sachez que sur votre dossier scolaire il est inscrit « DELMAS Elisabeth », donc je vous appellerais ainsi. Que cela vous plaise, ou non !

Sissi s’en alla, rouge de colère et un peu de honte également, pendant que Benoît retournait vers le groupe.

BJ : Alors ?
A : Pas mal du tout !
O : Je proteste Monsieur l’arbitre ! Nous, on peut pas distribuer des heures de colle !
Y : C’est pas faux ! Mais qu’est-ce que tu lui as dit avant qu’elle te traite d’idiot ?
BJ : (souriant) Que j’ai lu certains articles des « échos de Kadic » qui pourraient mettre Sissi et son père dans l’embarras… Moralement ET juridiquement.
U : Bon, ben je crois qu’il a quand même passé le test ultime.
BJ : Vous m’excuserez mais, j’ai un carnet à déposer chez le proviseur. Jeunes gens, à la prochaine !

Sur cette dernière phrase, le professeur de sciences s’éloigna du groupe pour se rendre dans le bâtiment principal.

Le temps passe et l’équipe déjoue une à une les attaques de XANA, Jérémie étant toujours présent, Benoît en profitait pour s’entraîner sur le terrain mais dans les temps de « paix », Jérémie formait intensément son professeur au débogage du supercalculateur et à la programmation d’utilitaires permettant de restaurer certains paramètres.
Mais alors que le premier jour des vacances de Pâques se levait, Jérémie paraissait plus déprimé que jamais. L’équipe se retrouvait comme d’habitude sur un banc…

O : J’ai jamais vu quelqu’un aussi déprimé à l’idée d’être en vacances !
U : Odd, tu sais ce que ces vacances annoncent ?
O : Ben…
J : (sombrement) Il me reste que deux semaines…
BJ : Justement ! Chasse cette idée de ta tête !
J : Je voudrais t’y voir…
BJ : (avec un sourire complice) J’ai une idée… Je reviens dans une minute…

Benoît se rendit sur le parking où l’attendait une belle BMW 330D blanche et d’apparence flambant neuve. Il en ouvrit le coffre pour retirer un carton soigneusement emballé dans du papier cadeau. Il retourna près du groupe avec le paquet sous le bras. Puis il le tendit à Jérémie.

BJ : Je voulais te l’offrir un peu plus tard, mais je pense que tu l’apprécieras tout autant maintenant.
J : (souriant) Qu’est-ce que c’est ?
BJ : Ouvre-le ! Tu le sauras assez vite.

Jérémie déballa soigneusement le paquet puis poussa un grand soupir d’admiration.

J : Waouh ! C’est… Votre ordinateur portable ?
BJ : Presque ! C’est le même modèle, sauf qu’il est neuf !
J : Mais ça coûte près de deux mille euros sur le marché ! Comment vous payez ça avec un salaire d’enseignant ?
BJ : J’ai trois unités centrales chez moi, ainsi que quatre ordinateurs portables dont trois neufs, et cinq unités de serveurs. Et tout ça grâce au développement d’applications mobile.

Jérémie appuya sur le bouton d’alimentation de l’appareil et demeurait émerveillé en voyant la vitesse avec laquelle l’ordinateur s’était allumé.

BJ : Processeur quad-core cadencé à 4 gigahertz, 8 giga-octets de mémoire vive à 1600 mégahertz en CAS 8, 1 terra-octet de stockage et une bonne carte graphique dédiée.
J : (pour lui-même) Trop fort…
O : Flash spécial : Jérémie a retrouvé le sourire !
J : Odd, tu imagines ce que je pourrais faire avec cet ordi ?
O : Euh… De l’informatique ?
J : Je pourrais préparer une liaison avec le supercalculateur, mais…
A : Mais ?
J : (sombrement) Je ne pourrais pas manipuler à distance…
Y : Pourquoi ça ? Si tu arrives à établir une liaison, tu devrais pouvoir obtenir mais aussi envoyer des informations non ?
J : Non justement. Quand bien même ma future école à la meilleure connexion internet du pays, il faudrait que la liaison soit intégralement en fibre optique. Or l’usine n’est pas reliée au réseau par la fibre.
O : Et on peut pas le faire ?
BJ : Trop cher. J’ai vérifié, et si mes calculs sont exacts, cela coûterais près de 30 000 euros.
O : Mais pourquoi il faut obligatoirement de la fibre optique ? Tu peux quand même interagir avec le supercalculateur, non ?
J : Techniquement, oui. Mais même avec du gigabit Ethernet, le délai de latence sera trop important. Une commande envoyée trop tard pourrait vous coûter cher…
U : Et pourquoi on partagerait pas le boulot… intelligemment ? Jérémie, vu que tu seras à distance, tu pourrais prendre en charge la programmation et les recherches. Benoît gèrera les commandes qui sont prioritaires.

Tous approuvèrent cette idée particulièrement judicieuse. Durant les vacances, Jérémie passa le plus clair de son temps libre à mettre au point une liaison entre le réseau de sa future école et le supercalculateur. Fort heureusement, même si les attaques de XANA ne manquaient pas, Benoît avait pris le relais pour laisser plus de temps à Jérémie pour travailler tranquillement.
En dehors des interventions sur Lyoko, Aelita passait également tout son temps libre avec Jérémie, entre deux périodes de codage, ceux-ci partageaient quelques moments de pure tendresse, pour exorciser le départ du blondinet à lunettes.
Les deux amoureux s’étaient étendus sur le lit dans les bras l’un de l’autre se cajolant dans le plus grand silence.

J : (murmure) Je t’aime tellement Aelita.
A : Moi aussi Jérémie… Je t’aime très fort. J’aimerais tellement rester avec toi.
J : Je sais… Mais j’ai pas le choix… Tu te souviens quand on s’est vus pour la première fois ? Tu étais si belle… J’ai eu un vrai coup de foudre. Je t’aimais déjà.
A : Tu sais comment je suis devenue folle de toi ? C’était pendant ma première soirée avec toi. J’avais passé un si bon moment… J’aurais aimé que cette nuit ne finisse jamais.

Jérémie se rapprocha de sa dulcinée et lui offrit un long et tendre baiser. La porte s’ouvrit brutalement ne laissant le temps à Jérémie et Aelita de se séparer.

U : (gêné) Oh ! Désolé ! Je vous dérange.
J : Non, ça va Ulrich. On était juste en train…
U : De vous embrasser. Je vous ai dérangé.
A : Pourquoi tu es ici, Ulrich ?
U : En fait je voulais savoir si vous vous en sortiez avec la liaison. Mais je peux repasser plus tard si vous avez besoin d’intimité.
A : Ça va aller. Vaudrait mieux s’y remettre, sinon ce ne sera jamais prêt à temps.

Aelita tendit l’ordinateur portable à Jérémie, qui le prit des mains de la jeune fille en rose en lui offrant un sourire amoureux.

J : (pianotant sur le clavier) Où en étais-je ? Alors… J’ai déjà cartographié le réseau de l’école, défini le système de protection et déjà installé une backdoor des fois qu’on ait des problèmes avec un pare-feu. J’ai re-paramétré les différents serveurs pour avoir tous les accès et ajouté toutes mes adresses MAC pour passer dans tout le réseau. Ah oui, les protocoles de transmission et l’encapsulation des paquets de données. Ah, Aelita, j’ai quelque chose pour toi si tu veux : En te servant de la cartographie des grandes lignes du réseau national et de celle du réseau de l’école, j’aimerais que tu me fasses une table de routage. La plus courte possible.
A : (enjouée) Je m’y mets tout de suite Jérémie.
U : (se grattant le crâne) C’était plus facile à comprendre quand vous vous embrassiez.
J : Enfin Ulrich, c’est pourtant simple, j’ai modifié tous les appareils sur le réseau de ma future école pour avoir tous les accès. Je dois maintenant faire en sorte que les données transmises ne soient pas trop lourdes. Pendant qu’Aelita va tracer le chemin à prendre et qu’il soit le plus court possible pour éviter les pertes de temps.
A : Dis Jérémie, tu n’aurais pas oublié quelque chose ?
J : Euh, non. Je crois avoir fait le tour.
A : Et tu laisserais des données confidentielles voyager comme ça sur le réseau ? Sans un petit algorithme d’encryptage à 512 bits ?
J : Rââh ! Mais bien sûr ! Aelita t’es un génie !
A : (rougissante) Ben… Merci.

Jérémie se mit à pianoter sur son clavier de plus belle tandis qu’Aelita remplissait un tableau contenant une multitude d’adresses IP.
Pendant ce temps, Ulrich s’assit sur le lit de Jérémie et sortit un paquet de bonbons de son sac et commençait à déguster les sucreries en admirant le travail des surdoués.
Mais malgré tout le bonheur qui se ressentait dans la pièce, il vint malheureusement le dernier jour des vacances. Inutile de préciser l’état moral de Jérémie et Aelita, le couple passa la journée à se dire au revoir à grands renforts de baisers et câlins.
Même avec toutes les tentatives de Jérémie, Aelita demeurait inconsolable. La fin d’après-midi venue, Jérémie rejoint la cour, accompagné de ses amis qui s’étaient portés volontaire pour transporter ses bagages jusqu’à la voiture de son père. Une fois les valises et cartons de Jérémie chargés, le surdoué serra un à un ses amis dans ses bras en les saluant. Mais alors qu’il s’apprêtait à dire au revoir à sa chère et tendre, celle-ci lui explosa en larmes et se jeta dans ses bras en le suppliant de rester.

J : (Murmure) J’aimerais tellement Aelita… Mais je ne peux plus rien faire… (Plus discrètement) Mais s’il le faut vraiment… Je reviendrais. Je t’appellerais tous les jours.
A : *snif* Je t’aime ! *snif*
J : Moi aussi mon ange…

Ulrich et Yumi s’approchèrent d’Aelita et l’invitèrent à laisser Jérémie partir. Celle-ci relâcha son étreinte laissant à contrecœur son amant entrer dans la voiture. Monsieur BELPOIS lança le moteur et quitta l’enceinte de l’établissement alors qu’Aelita, folle de désespoir, plongeait dans les bras de Yumi en pleurant toutes les larmes de son corps.

Un mois plus tard, pendant un cours d’histoire animé par Gilles FUMET…

GF : Bien ! Qui peut me lire l’article de la page 67 ? Aelita ?

Aelita ne prononça même pas un seul mot, elle fixait son livre d’histoire et se contentait de laisser ses larmes couler sur son bureau.

GF : Aelita ? Tu nous lis le texte ?

Toujours pas de réponse malgré les tentatives d’Ulrich qui s’était assis à côté d’elle. Il lui donnait de petits coups de coude pour essayer de recentrer son attention mais en vain.

GF : Aelita STONES ! J’aimerais de votre part assez d’attention durant mon cours pour au moins obtenir une réponse !

U : (murmure nerveux) Aelita ! Reste pas plantée comme ça ! Dis quelque chose.

Toujours pas de réponse, le professeur posa son livre sur son pupitre puis s’avança vers la jeune fille en rose, qui restait muette et immobile.

GF : Bien ! En ce qui me concerne cela suffit ! Peut-être que quelques heures de retenue vous apprendrons le respect…
U : Attendez m’sieur ! Je connais Aelita, et elle est pas dans son état normal.
S : (narquoise) Ben évidemment ! Vu que son Jérémie chéri n’est plus là.
U : Toi la garce on t’a pas sonné !
GF : STERN ! JE VOUS PRIERAIS DE SURVEILLER VOTRE LANGAGE !
U : J’emmène Aelita à l’infirmerie. Quant à toi Sissi… Je suis aussi au courant pour le journal ! Ouvre-la et j’en ferais autant si tu vois ce que je veux dire…

Ulrich prit Aelita par le bras et sortit de la salle avec la demoiselle, sous les regards médusés de toute la classe. Arrivés à l’infirmerie, Ulrich entreprit d’assoir Aelita sur un lit, la demoiselle se laissait faire sans desserrer les mâchoires. Yolande PERRAUDIN quitta son bureau et se prépara à examiner la jeune fille.

YP : Et bien qu’est-ce qui vous arrive mademoiselle STONES ?
A :…
U : Chagrin d’amour. Elle a pas prononcé un mot de la semaine. Elle passe son temps à pleurer en silence. Le départ de Jérémie l’a anéantie.
YP : Je vois… Aelita, est-ce que tu veux m’en parler ? Dis-moi tout…
A : … (Après un temps) Est-ce que… Je pourrais parler seule avec Ulrich ?
YP : Bien sûr. Si tu as besoin de quelque chose, n’hésite pas.

Sur ces derniers mots, l’infirmière s’éloigna en direction de son bureau laissant Ulrich et Aelita dans leur intimité.

A : (gémissante) Ulrich… Ça te ferait quoi si Yumi devait rentrer au Japon ?
U : Probablement la même chose qu’à toi… Ça me ferait mal… Tellement mal…
A : Tu sais ce qu’il y a de pire ?
U : Dis-moi…
A : J’aimerais tellement pouvoir pleurer, mais j’arrive même pas à sangloter… Tout ce que je peux faire c’est verser quelques larmes. Rien de plus.
U : Ça doit être infernal.
A : Comment t’as fait toi ?
U : Comment ça ?
A : Quand tu te disputais avec Yumi… T’étais même pas triste…
U : Crois-tu ? J’avais très mal… Parce qu’au fond de moi je savais que je l’aimais… Mais je voulais pas l’accepter parce que je ne me rendais pas compte que ce qu’elle ressentait pour moi allait bien au-delà de l’amour.

Aelita se blottit contre Ulrich, qui dans un élan de compassion la serra entre ses bras ce qui provoqua chez Aelita un contrechoc émotionnel, qui lui permit enfin de se vider de tous ces pleurs emprisonnés qui la torturaient. Ulrich voyant l’infirmière se lever lui fit signe qu’il contrôlait la situation. Après de longues minutes, Aelita tenta de se calmer avec peine.

A : (sanglotant) Merci Ulrich… Merci beaucoup…
U : T’inquiète pas pour ça… C’est pas facile ce que tu endures… Et on sera tous près de toi si tu as besoin de parler.

Aelita fixa un instant Ulrich avec un sourire maladroit. Puis la jeune fille passa sa main derrière la nuque du garçon, avant de poser ses lèvres sur celles de ce dernier qui dans la surprise et l’émotion n’osa pas repousser la jeune fille en rose de crainte de la décevoir. Lorsque la demoiselle se sépara d’Ulrich…

U : Pourquoi t’as fait ça ?
A : (timidement) Parce que… Je voulais te remercier vraiment… Et un peu par ce que j’en ai besoin…

Cette fois ce fut Ulrich qui prit l’initiative d’embrasser Aelita pendant un long moment tant et si bien que seule la cloche annonçant le début de la récréation leur donna le réflexe de se séparer. Ils se précipitèrent dehors pour rejoindre leurs amis. Ulrich s’approcha de Yumi et l’entraîna dans un coin pour discuter avec elle.

Y : Qu’est-ce que tu veux me dire ?
U : (timidement) Ben c’est que c’est assez compliqué… J’étais à l’infirmerie avec Aelita… Elle se sentait pas bien… Et disons… Qu’il s’est passé un truc…
Y : Vous vous êtes embrassés. C’est ça ?
U : (éberlué) Co… Comment t’as deviné ?
Y : Facile ! T’arrête pas de balbutier, t’es rouge comme une tomate et tu ne me regardes même pas… Pour ce qui s’est passé avec Aelita, c’est pas à moi que tu dois en parler. C’est à Jérémie. Si ça s’aggrave, elle risque d’oublier Jérémie et s’il revient un jour… Je te laisse imaginer la catastrophe.
U : Alors… Tu ne m’en veut pas ?
Y : Aelita à besoin d’affection plus que jamais, on doit tous être présent pour elle. Si en temps normal je t’aurais blâmé pour avoir ne serait-ce qu’imaginé un truc pareil. Vu les circonstances, je ne peux pas t’en vouloir. Mieux que ça, je te félicite pour ton honnêteté.
U : T’es la meilleure Yumi. Je sais pourquoi je t’aime !

Ulrich embrassa fougueusement sa chère et tendre avant d’entraîner Aelita vers sa chambre pour appeler Jérémie.
Aelita alluma son ordinateur et se connecta immédiatement sur Skype et tenta de joindre l’ordinateur de Jérémie. Au grand soulagement des deux adolescents, celui-ci répondit quasi-immédiatement.

J : Salut Aelita ! Comment vas-tu ?
U : Jérémie, il faut qu’on parle… Tu es seul ?
J : Oui pourquoi ?
U : Parce que ça concerne Aelita… Et moi aussi.

Ulrich et Aelita tentèrent d’expliquer l’incident à Jérémie qui en ayant connaissance fronça les sourcils.

J : Ulrich ?
U : (hésitant) O-Oui ?
J : (respire à fond) Merci…
U : (interloqué) QUOI ?
J : Merci d’avoir réconforté Aelita, quitte à prendre le risque de l’embrasser. Aelita ?
A : Oui ?
J : Vu ce qu’Ulrich et toi vous m’avez raconté, je constate que tu es vraiment malheureuse. Aussi, je t’annonce que je vais tenter de revenir. Mais j’ai besoin de temps. Je ne pense pas pouvoir revenir avant un bon mois.
A : Jérémie… Je t’aime.
J : Je t’aime aussi. Bien ! Ulrich, j’attends deux choses de toi…
U : J’écoute.
J : Premièrement, je veux que tu veilles sur Aelita.
U : Pas de problème.
J : Deuxièmement, il faudra que je récolte des informations, donc tu vas voir Benoît, et tu lui demande de me laisser tous les accès.
U : Attends, il te faut quoi comme info, il pourra te les obtenir et te les envoyer.
J : Il pourra pas TOUT m’envoyer. Par ailleurs, je tiens pas vraiment à ce qu’il sache ce que je vais faire. Dis-lui juste de me laisser les accès et de rester hors réseau dans les quinze premiers jours.
U : Ok, ça marche !
J : Bon, je dois y aller. J’ai du travail qui m’attend… Prenez soin de vous et saluez la bande pour moi !
A : A plus tard Jérémie. Je t’aime !
J : A dans un mois, mon ange !

Un bip informa les ados que le surdoué venait de mettre fin à la conversation. Ulrich sortit son téléphone et annonça la nouvelle à son professeur de sciences qui commençait déjà à re-paramétrer les serveurs et chaque machine du réseau à distance pour laisser tous les accès à Jérémie, après quoi il déconnecta sa machine du réseau.

La soirée était maintenant tombée, tous les internes s’étaient regroupés au réfectoire pour le dîner. Pendant ce temps, dans les dortoirs des filles, un homme tout vêtu de noir arpentait le couloir, son visage était masqué par un foulard, une casquette et des lunettes noires également. Il s’arrêta près de la porte d’Aelita et sortit deux instruments de crochetage. Après avoir ouvert la chambre de la jeune fille en rose, l’homme en noir sortit son smartphone pour prendre une photo panoramique de la pièce. Ceci fait il s’inclina vers le lit de la fillette, déplaça la poupée de cette dernière et armé d’un petite pince en plastique, préleva un cheveu sur son oreiller qu’il plaça immédiatement dans un petit tube en plastique. Il replaça la poupée en vérifiant sa position par rapport à la photo. Puis quitta la pièce.


???: (pour lui-même) Pardonne-moi Aelita…


Voilà pour le chapitre 14 ! J'ai rajouté un peu de texte en guise de cadeau de Noël (en retard oui je sais...) ! J'ai vérifié mon texte et le prochain chapitre devrait juste être magnifique ! J'avoue j'ai encore laissé exploser ma créativité ! A+ Et merci à tous ceux qui me lisent et commentent !
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Lyokofan

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Message 28 Déc 2015, 22:45

Re: Souffrances

Un chapitre plus long thanks toujours un contenu très detaillé une Sissi qui se fait remballé mmh pas mal

CEPENDANT

Oh la pauvre Aélita :'( t'es vraiment sans coeur tâche d'arranger ça dans tes prochains chapitres. :)
Voilà qui va être intéressant, je fais d'une pierre trois coups.
Créateur du "VN Travail d'équipe" et "VN Yumi prépare Noel"
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Message 05 Jan 2016, 00:45

Re: Souffrances

Mon cher DarkGuillaume... Je te prie de me croire, connaissant la suite de l'histoire, tu ne risques pas de garder cet avis de moi. J'adore tes commentaires ! ;)
Cher lecteurs et lectrices sans plus de cérémonie...



Chapitre 15 - Intrusion



Plus tard, les élèves rejoignaient les dortoirs, Aelita qui commençait à retrouver son moral se dirigeait vers sa chambre mais quand elle eût ouvert la porte, la jeune fille se figea un instant avant de pousser un énorme cri faisant ainsi sursauter tout son couloir.

S : (narquoise) Eh ben alors Aelita ? T’es même pas endormie que tu fais déjà des cauchemars ?

Ulrich, qui avait tout de même insisté pour accompagner la jeune fille en rose jusqu’à sa chambre, se posta devant Sissi avec un regard noir.

U : (rageusement) Vu qu’aucun professeur ne se trouve dans le secteur je peux enfin te le dire : Adresse-toi encore UNE SEULE FOIS à Aelita de la sorte, et je me ferais une joie de t’en coller une.
S : (livide) *gloups*…

Ulrich retourna auprès de sa protégée qui demeurait devant sa porte maintenant grande ouverte, muette.
U : (inquiet) Qu’est-ce qu’il y a ?
A : (livide) Qu… Qu-Quelqu’un est entré dans ma chambre…
U : Tu n’avais pas fermé à clé ?
A : Si justement ! Et là… C’était ouvert…
U : Tu as peut-être oublié de fermer ce soir. Ça arrive.
A : Non, Ulrich ! Je suis sûre d’avoir fermé ma chambre à clé !

Ulrich s’avança dans la pièce, suivi par Aelita qui vérifiait chaque recoin de sa chambre, nerveuse.

U : Il te manque quelque chose ?
A : Tout à l’air d’être en place…

Ulrich prit l’initiative d’aider Aelita à vérifier toute sa chambre pour voir si rien ne manquait ou avait été ajouté. Le garçon s’attelait à ouvrir un tiroir mais Aelita bondit sur Ulrich et l’empêcha de l’ouvrir d’un geste vif de la main.

A : (paniquée) PAS CELUI LA ! (rougissante) C’est… C’est privé.
U : (taquin) On cache des petits souvenirs de Jérémie, hein ?
A : (rougissante) Non, c’est pas ça… C’est… (plus rougissante) Mes sous-vêtements.
U : (gêné) Oh ! Euh… Désolé. Tu as vérifié ton ordinateur ?
A : Non ! Mais tu viens de me donner une idée. Quand je m’absente j’allume la webcam pour surveiller ma chambre des fois que XANA passerait par là…
U : Je peux… ?
A : Hein ? Oui vas-y !

Ulrich commença à pianoter sur le clavier de l’ordinateur portable d’Aelita et découvrit un fond d’écran absolument touchant. Jérémie et Aelita s’étaient pris en photo façon selfie dans la pelouse du parc, ils souriaient tous les deux et semblaient très heureux.

A : (continuant à fouiller) Il y a un programme qui s’appelle « Watchdog recorder ». Il faut que tu consulte les archives.
U : (pianotant) Ok, j’y vais… Tu es sûre que…
A : Vas-y !

Ulrich se mit à explorer les archives du programme de surveillance essayant de trouver la plus récente mais en ouvrant le fichier vidéo, il blêmit.

U : Aelita… ? J’crois que t’avais raison… Mais c’est pas un élève…
A : C’est un prof ?
U : Nan, j’le reconnais pas… Mais, on dirait une espèce d’agent secret chelou de l’époque de la guerre froide…

Aelita fixa l’écran un moment avant de blêmir à son tour.

A : C’est qui ce mec ?
U : Je sais pas… Mais on dirait qu’il sait précisément ce qu’il cherchait.

A cet instant, Jim MORALES fit une entrée tonitruante.

JM : STERN ! Qu’est-ce que vous faites dans la chambre d’Aelita ?
U : (embarrassé) Euh… Ben… Je voulais réviser avec Aelita.
JM : Vous connaissez le règlement STERN, vous n’avez rien à faire ici. Et pour faire en sorte que ça vous reste dans le citron, ça vous fera 4 heures de colle.
A : Ulrich n’a rien fait de mal Monsieur. Quelqu’un s’est introduit dans ma chambre et on vérifiait que rien n’avait été volé.
JM : Hmm ? Bien ! Vous pouvez compter sur moi STONES ! J’ai longtemps travaillé dans la police en tant qu’enquêteur ! Je vais vous trouver le coupable, et il va passer un sale quart d’heure c’est moi qui vous le dit !
U : (blasé) Vous avez vraiment été dans la police m’sieur ?
JM : Bien sûr ! Pour qui tu me prends ? Mais… Je préfère ne pas en parler… Hem… Vous avez des indices ?
A : On a une vidéo de surveillance sur mon ordi.
JM (enthousiaste) Ah ! C’est intéressant !

Le surveillant se rua vers l’écran où on voyait l’homme « épiler » l’oreiller puis se retourner et quitter la pièce en refermant la porte.

U : Attendez une minute…

Ulrich remonta la vidéo en arrière puis la remit en marche à vitesse réduite. Puis il fronça les sourcils.

A : quelque chose ne va pas ?

Ulrich stoppa la vidéo au moment où l’homme en noir faisait demi-tour pour quitter la pièce.

U : (gravement) Regardez cette image, il n’y a pas un détail qui vous choque ?
A : (fixant l’écran) … Ben à part ce type qui a une allure bizarre… Non pas vraiment.
JM : Ça je dois dire… Que ce gugusse a déjà un sacré culot…


Ulrich zooma légèrement vers le bas du grand manteau de l’inconnu. On distinguait un reflet métallisé. Il avança la vidéo de quelques images pour laisser le reflet s’estomper et voir une petite inscription : « .45 »


U : Ce type… Il porte une arme…


Aelita plaqua sa main sur sa bouche voulant étouffer un cri d’horreur, Jim quant à lui essayait de balbutier quelque chose, mais le teint blême qu’avait pris son visage suggérait clairement qu’il n’irait pas affronter cet homme.

JM : (balbutiant) Euh… J-Je crois qu’on f-ferais m-mieux d’appeler la p-p-p-police…
U : J’ai un truc à faire avant… Vous pouvez nous laisser une minute m’sieur ?
JM : (balbutiant) B-Bien sûr… J-Je vais aller appeler la p-p-police…

Alors que le professeur d’EPS sortait en courant de la chambre, Ulrich sortit son téléphone et appela instantanément Jérémie.

J : Allo ?
U : Einstein, on a un problème…
J : Ulrich, je suis en train de bosser. Tu peux pas rappeler plus tard ?
U : Ça concerne Aelita… Et c’est du sérieux…
J : (paniqué) QUOI ? Qu’est-ce qui se passe ? Elle va bien ?
U : Argh ! Oui elle va bien ! Et crie pas comme ça ! Je t’envoie un fichier, je te préviens c’est chaud…

Ulrich se remis à pianoter sur le PC d’Aelita pour expédier le fichier vidéo vers le serveur personnel du surdoué.

U : C’est bon, le transfert est terminé !

Un temps passa dans un grand silence, Jérémie découvrait la vidéo, horrifié.

J : C’est qui ce mec ? Et qu’est-ce qu’il fout dans la chambre d’Aelita ?
U : On sait pas. Mais je peux te dire que dans moins de 30 minutes, un escadron de flics va débarquer et passer la chambre d’Aelita au peigne fin. Sur la fin de l’enregistrement on entend un léger bruit, comme si ce type parlait tout seul.
J : Compris, je vais voir ce que je peux faire… Mais avant que les flics débarquent, tu vas devoir extraire le disque dur et le détruire.
U : Attends, t’es sérieux là ? C’est une pièce à conviction…
J : Passe-moi Aelita…


Ulrich confia son téléphone à la jeune fille qui comprit que si la police enquêtait sur la vie d’Aelita, son identité factice pourrait être gravement compromise.

A : Compris Jérémie ! Je vais le faire ! Je t’aime !

Aelita raccrocha et rendit le téléphone son propriétaire. Puis elle replia l’écran de son ordinateur portable qu’elle débrancha. Après avoir retiré la batterie elle se saisit d’un tournevis pour ôter le cache de l’appareil et extraire le disque dur qu’elle tendit à Ulrich.

A : Ecrase-le.
U : Tu es sûre ?
A : (autoritaire) FAIS-LE !

Ulrich prit le composant qu’il posa sur le sol, et d’un coup de talon bien placé entreprit de le détruire.

A : Maintenant, il faut t’en débarrasser, va le jeter ! Pas dans le collège, c’est trop risqué.
U : Le fleuve ça irait ?
A : Parfait ! Fonce !

Le garçon ramassa le disque dur détruit puis détala à toute vitesse en vérifiant toutefois qu’il ne se ferait pas repérer. Aelita quant à elle se dirigea vers le fameux tiroir qu’Ulrich voulait ouvrir quelques instants plus tôt. Elle souleva une petite pile de ses sous-vêtements puis attrapa le disque dur qu’ils dissimulaient. Elle le replaça aussitôt dans son ordinateur portable qui redémarrait comme si rien ne s’était passé.

Quelques instants plus tard, Jim MORALES, accompagné du proviseur et de quatre officiers de police dont un technicien, faisaient leur apparition dans la chambre d’Aelita.
Un premier officier se présenta à la jeune fille, il s’agit d’une femme, d’environ 35 ans, mince et semblant montrer une attitude très maternelle. Un autre se chargeait de recueillir la déposition des enseignants, le troisième commençait déjà à balayer la « scène de crime » de poudre blanche pour relever les empreintes


OP1 : Bonjour, je m’appelle Mélanie. Et toi c’est Aelita, c’est ça ?
A : (timidement) Oui Madame !
M : D’après ton professeur, quelqu’un s’est introduit dans ta chambre et serait reparti presque immédiatement.
A : (timidement) Oui. Mais je ne l’ai vu que sur mon ordinateur.
M : Bien… Mon collègue, juste derrière moi va prendre ton ordinateur et l’analyser pour voir à quoi ressemble cet homme. D’accord ?

Subitement Aelita se mit à pleurer à chaudes larmes…

A : (en pleurant) Il a tout supprimé ! Tout !
M : (calmement) Tu veux dire qu’il est revenu ? Il t’a fait du mal ?
A : (en pleurant) Il a piraté mon ordinateur ! Tous les fichiers ont disparus !

A cet instant, le technicien s’approcha de la jeune fille en pleurs et posa un genou à terre.

TECH : Ne t’en fait pas petite ! Même s’il a supprimé les fichiers on peut encore en retrouver des traces…
A : J’ai déjà essayé… *snif* J’ai fait un balayage complet du disque, même la zone de la MFT. Rien ! Tout a disparu.
TECH : Eh bien… Tu as l’air de t’y connaître en informatique…
A : C’est mon petit-ami qui m’a appris. *snif*
TECH : Tu veux bien quand même que je t’emprunte ton ordinateur ? Juste pour vérifier…
A : C’est que… J’ai un exposé à terminer pour demain… Et je vais en avoir besoin…
Jp-D : Allons, ce n’est pas un drame Aelita. Je tâcherais d’expliquer ça à votre professeur d’histoire.
A : C’est gentil à vous Monsieur. Mais je ne veux pas de passe-droit. Je veux juste pouvoir travailler normalement.

Le technicien fouilla un instant dans sa sacoche et en sortit un étrange appareil sur lequel était branché un disque dur.

TECH : Tu sais à quoi sert cet appareil ? Il formate mon disque dur qui est branché juste ici, et juste après il va faire un clone de ton disque dur à toi. Comme ça tu peux garder ton ordinateur…
A : (enthousiaste) C’est vrai ?
TECH : Bien sûr !
OP2 : Sergent ! C’est négatif pour les empreintes ! La poignée est trop contaminée, il n’y a rien d’exploitable.
M : On abandonne les empreintes, on se contentera des dépositions et du disque dur ! Martin ? Vous avez pris les dépositions ?
OP3 : Oui sergent ! Monsieur MORALES dit avoir vu un homme de taille moyenne avec un grand manteau noir avec une arme. Il aurait pris une photo de la pièce et prélevé quelque chose sur le lit de la demoiselle.
TECH : (après un temps) C’est bon pour le disque dur !
M : Parfait ! Monsieur DELMAS, cette chambre est à présent une scène de crime. Est-ce qu’il vous reste des chambres pour reloger mademoiselle STONES.
Jp-D : J’ai bien peur que non… Toutes nos chambres sont prises… Toutefois, je pense que ma fille ne verra pas d’inconvénient à…
A : NON ! J’veux dire… Pas la peine de la déranger Monsieur. Je vais appeler Yumi…


Aelita sortit son téléphone puis lança l’appel…

Y : (voix fatiguée) Allo ?... Aelita ? Mais, il est 11 heures du soir, là… (Paniquée) QUOI ?... Dormir chez moi ? Euh… Bien sûr. Je vais prévenir mes parents.

Aelita rangea son téléphone dans sa poche et commença à rassembler quelques effets personnels en plus de ses affaires de cours et son ordinateur portable.

M : On va vous déposer chez votre amie. Vous connaissez l’adresse ?
A : Oui !
M : (souriante) Alors on y va !

Durant le trajet Aelita restait pensive en observant les lumières bleutées des gyrophares danser sur les murs alentours. Puis la voiture s’arrêta face à la maison de Yumi, laquelle attendait sur la devanture.
La jeune japonaise, voyant Aelita débarquer lui sauta au cou.

Y : Aelita… Tout va bien ?
A : Oui, j’ai eu un peu peur mais ça va…
M : Bien ! Je vais vous laisser… Une dernière chose, si un détail vous revenait. Appelez-moi.

La jeune fille en rose prit la carte de visite du sergent et la remercia poliment pour son aide.
Après quoi, le sergent remonta en voiture et disparut dans les rues éclairées par les lampadaires.
Peu de temps après, Yumi invita la jeune fille en rose à entrer. Arrivées dans la chambre de la japonaise, Aelita déposa ses affaires et emprunta le chemin de la salle de bain. Puis la demoiselle revint dans la chambre de Yumi, humblement vêtue d’un t-shirt rose en plus de ses sous-vêtements.
La jeune fille prit place juste à côté de Yumi…

A : Tu sais Yumi… Je dois t’avouer un truc… C’était un peu du flan toute cette histoire… C’est juste que Jim n’a pas pu s’empêcher de prévenir la police alors je voulais pas qu’ils enquêtent sur moi… Et ça a failli déraper. Mais y a bien quelqu’un qui est rentré dans ma chambre. Ulrich a envoyé une copie du fichier à Jérémie et on a détruit le master.
Y : T’es cintrée ! Mais je suis contente que tu n’aies rien…

Aelita se blottit contre la japonaise pour la rassurer, les deux demoiselles s’endormirent ensemble.

Pendant la nuit, l’homme en noir rentrait dans un grand édifice qui semblait en tout point abandonné.
Après avoir posé ses clés sur un crochet, l’homme retire son grand manteau et reprends le petit tube en plastique contenant le cheveu d’Aelita. Puis il plaça l’échantillon dans un énorme appareil blanc, avant d’appuyer sur deux boutons.

???: (pour lui-même) Allez mon grand, plus qu’un échantillon…




Suspens ! Mais qui est donc cet étrange bonhomme a l'allure si inquiétante ? Vous le saurez (probablement) au prochain épisode !
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Lyokofan

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Message 05 Jan 2016, 18:28

Re: Souffrances

En effet un chapitre très intéressant un des meilleurs je dirais même je l'ai lu 3 fois tellement il étais bien écrit on trouve de la recherche dans chacun de tes écrits c'est ... Très bien je ne peut que t'encourager. :)
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Stade de Lyokophilisation

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Message 06 Jan 2016, 00:31

Re: Souffrances

Merci pour ce commentaire encourageant (en même temps c'est l'objectif, non?). Je bosse encore sur la suite de l'histoire... Donc il y a de fortes chances que le chapitre soi un poil plus court cette fois ci. Mais j'ai quand même la ferme intention de vous gâter ! :)



Chapitre 16 - 01001101001100110100111001010100001100110101010101010010


Le lendemain, le proviseur annonçait à tout le collège réuni dans le gymnase que les dortoirs font l’objet d’une enquête policière.

Jp-D : (au micro) … Par conséquent, des policiers sont susceptibles de vous interroger. Par ailleurs les dortoirs seront sous surveillance policière. Tout élève détenant des informations est instamment prié d’en informer les enquêteurs.

Des murmures d’angoisse se répandaient dans le gymnase, les élèves se regardaient entre eux et échangeaient des commentaires et des rumeurs circulaient déjà.
La semaine passa et les élèves semblaient irrités par la présence permanente des officiers de police.
Le mardi suivant, les policiers permettaient enfin à Aelita de récupérer sa chambre, en annonçant désolés, que l’enquête n’avait pas abouti en raison d’un grand manque d’informations. Aelita se rendit dans sa chambre, mais observant le lit vide, cette dernière blêmit à l’idée de ce qui aurait pu lui arriver si elle s’était trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Une fois en pyjama, la jeune fille tenta de s’endormir, mais l’image de l’homme en noir et armé de surcroît l’empêchait de trouver le sommeil. Vers 23 heures, Aelita renonça à son lit et décida de se promener à l’extérieur pour se changer les idées.
La jeune fille en rose arpentait les sombres rues, les mains dans les poches, malgré toute sa volonté elle ne pouvait pas se débarrasser du souvenir de cet homme en noir. La demoiselle se fit soudain aborder par deux individus…


IND1 : Eh ben alors ma jolie ? Tu t’es perdue ?
IND2 : Regarde-moi ça Patrick. On dirait un croisement entre charlotte aux fraises et le petit chaperon rouge !

La jeune fille ignora les deux hommes et tenta de continuer son chemin, mais l’un des deux hommes, apparemment celui qui se nomme Patrick, saisit Aelita par le bras.

P : T’as perdu ta langue ? Je te prête la mienne si tu veux…
A : (se débatant) Argh ! Lâchez-moi !
P : Regarde Marcel, j’ai une nouvelle petite copine !
A : (se débatant) Arrêtez ! AU SECOURS !
M : Arrête Patrick ! Elle va réveiller le voisinage !

Dans un élan de terreur, Aelita réussit à griffer son agresseur au visage. Ce dernier fit un bond en arrière avant de sortir de sa poche un couteau à cran d’arrêt automatique.

P : (menaçant) Petite garce ! Je vais t’apprendre les bonnes manières, moi !
A : AU SECOURS ! AIDEZ-MOI !
M : Patrick ! Arrête merde ! Les flics vont rappliquer !
P : Ta gueule Marcel ! J’ai envie de me marrer pour une fois…

A peine eu-t-il fini sa phrase, qu’un vrombissement sonore se fit entendre, suivi d’un long crissement de pneus. Deux feux à la forme ronde et fuselés éblouissaient les deux agresseurs ainsi que la jeune fille.

M : Merde ! V’là les poulets !
P : C’est pas les flics, idiot ! Y a pas de gyrophare, et on n’a pas entendu de sirène !

La portière du conducteur s’ouvrit, un homme quitta le véhicule, les feux du véhicule empêchaient les trois autres de distinguer l’homme qui se maintenait dans le noir absolu.

???: LACHEZ CETTE GAMINE IMMEDIATEMENT !
P : Te mêle pas de ça, blanc-bec ! Sinon je te soigne au bistouri !


L’homme claqua la portière, l’agresseur posa la lame de son couteau sur la gorge de l’adolescente qui pleurait de terreur.


P : (menaçant) Fais pas le con, mec. Sinon elle saigne !


L’homme écarta le pan droit de son manteau et attrapa un objet attaché à son jean. Un cliquetis très mécanique se fit entendre.

???: Tu la lâches ! Tout de suite !
P : (riant) tu crois que tu me fais peur avec ton jouet ?

L’agresseur fit lentement glisser la lame sur la gorge d’Aelita, causant une légère entaille sur la peau de la demoiselle, une petit goutte de sang ruissela jusqu’à sa poitrine.

???: Je t’avais prévenu…

Une détonation sourde, un flash lumineux, le cri de terreur d’une jeune fille, et un homme qui s’écroule lourdement…

M : (paniqué) Il l’a buté ! C’EST UN MALADE ! C’EST UN MALADE !!!!!

Le second agresseur s’enfuit à toutes jambes pendant qu’Aelita gémissait de terreur, à genoux sous la lumière des feux du véhicule de l’inconnu.

???: Aelita, monte dans la voiture…

La jeune fille ne se fit pas prier et courut vers le véhicule noir dans lequel elle s’engouffra immédiatement. De son côté, l’inconnu rengaina son arme et s’approcha du cadavre.

???: ‘Fait chier !

L’homme se retourna vers sa voiture mais s’arrêta un instant. Un riverain était posté à sa fenêtre, un téléphone à l’oreille.

???: (pour lui-même) La poisse…

L’inconnu remonta immédiatement dans sa voiture, à peine eu-t-il claqué la portière que l’adolescente en larmes lui sauta au cou.

A : Merci ! Merci ! Merci infiniment !
???: (froidement) Ceinture…


La jeune fille obéit alors que son sauveur commençait doucement à rouler. Aelita continuait de fixer le conducteur mais fut frappée par la peur quand le bref éclairage d’un lampadaire révéla le physique de celui qui venait de la sauver…


A : (apeurée) Vous ?
???: Quoi, moi ?
A : C’est vous qui étiez dans ma chambre l’autre soir ! Qui êtes-vous ?
???: (froidement) Je n’ai pas le droit de te le dire…

Aelita s’élança vers le chauffeur et lui arracha le bandeau qui lui masquait le visage puis se plaqua d’un coup contre sa portière, ayant peine à étouffer un cri d’horreur.

A : (horrifiée) Be… Be… Be… Benoît ?!
BJ : ET MERDE !

Benoît écrasa la pédale de frein laissant le véhicule s’immobiliser quasi-instantanément.

A : (horrifiée) Mais qu’est-ce que… Comment…
BJ : Aelita…
A : Laisse-moi descendre !

Aelita tenta d’ouvrir la portière, mais en vain.

BJ : Auto-condamnation… Dès que la voiture roule, toutes les portières sont automatiquement verrouillées. Et je préfère te prévenir que les vitres sont toutes blindées…
A : LAISSE-MOI SORTIR !
BJ : Désolé Aelita, mais c’est trop dangereux…

Soudain des lumières bleutées clignotaient dans le rétroviseur, et diffusaient un halo dans l’habitacle. Une voiture de police venait de s’arrêter derrière la voiture noire. Deux officiers de police en sortirent et braquaient déjà leur arme de service vers la position du conducteur.

OP1 : (au mégaphone) Nous savons que vous avez abattu un homme près du parc ! Sortez lentement du véhicule, et mettez les mains derrière la tête ! Si vous résistez nous serons contraints d’ouvrir le feu.
A : Tu vas faire quoi maintenant que la police est au courant ?
BJ : On dégage…

Benoît passa le premier rapport, et relâcha l’embrayage tout en accélérant. La voiture patina quelques instants, puis s’élança à toute allure malgré les sommations de la police. Ces deniers comprenant que leur suspect n’avait aucune intention de coopérer décidèrent d’intervenir, un premier tir toucha la vitre arrière. Le professeur de sciences donna un coup de volant brutal, faisant déraper le véhicule noir sur 180°. La berline noire faisait maintenant face aux policiers.

OP2 : Ça veut dire quoi ça ? J’ai touché la lunette arrière !
OP1 : Les vitres doivent être blindées…

Pendant ce temps, Benoît observait intensément les policiers. Après avoir ouvert un cache celui-ci actionna un petit interrupteur.

BJ : Ferme les yeux et bouche-toi les oreilles Aelita…

Aelita s’exécuta dans une peur terrible tandis que deux énormes mitrailleuses de type Gateling dissimulées sous les ailes avant-gauche et droite, sortaient lentement.

OP2 : (Inquiet) Qu’est-ce que c’est que cette merde ?
OP1 : A COUVERT !

Les deux policiers sautèrent derrière leur véhicule, alors que Benoît appuyait sur un bouton rouge lumineux. Les canons des deux mitrailleuses lourdes se mirent à tournoyer projetant un flot de projectiles dans un vacarme assourdissant. Aelita hurlait de terreur alors que les balles de gros calibre pleuvaient sur la voiture de police. Puis d’un coup, le silence total…

BJ : Ça, c’est fait…

Benoît exécuta un nouveau demi-tour et reprit sa route à toute vitesse, tandis que les policiers se remettais de leurs émotions et appelait tout le renfort disponible.
Mais la voiture noire disparut dans la nuit après avoir emprunté une ruelle non éclairée.
Arrivé dans le garage de sa grande bâtisse, Benoît coupa le moteur et se saisit de son téléphone.

BJ : LAII ? J’ai eu un petit contretemps… Tu peux lancer la procédure d’isolement s’il te plaît ?

Le professeur raccrocha immédiatement, après quoi il quitta son véhicule et invita la jeune fille à faire de même. La jeune fille suivit Monsieur JASQUIER dans le hall principal, cette dernière découvrit une immense pièce truffé d’appareils de haute technologie. La demoiselle eût un sursaut quand une étrange voix synthétique prit soudainement la parole.

???: Je détecte une seconde signature thermique. Est-ce un intrus ?
BJ : Négatif LAII, c’est un invité.
LAII : Paramètre confirmé.
BJ : Bien. Vu que LAII ne te connaît pas encore on va te faire ta fiche.
A : C’est qui ou c’est quoi LAII ?
BJ : C’est un acronyme. Linguistic Artificial Intelligent Interface. C’est elle qui l’a choisi. Entre là-dedans.

Benoît montra à la jeune fille un étrange appareil semblable aux scanners de l’usine, à la différence près qu’il est rectangulaire, transparent et baigné d’une lumière vert pomme assez apaisante.

A : Pour quoi faire ?
BJ : C’est pour… montrer patte blanche. Sérieusement, c’est le poly-scan : la balayeuse que tu vois juste ici va passer autour de toi à trois reprises. Cela permettra à LAII de t’analyser et de te reconnaître lors de tes futures visites.
A : (froidement) Je vois pas l’intérêt… J’ai pas l’intention de revenir…
BJ : Tu veux même pas voir comment ça marche ?

Touchée ! Aelita, prise de curiosité s’engouffra dans le scanner qui se referma sur la jeune fille, qui commençait à stresser…

BJ : LAII, procédure d’identification.
LAII : A quel nom et prénom dois-je enregistrer les données ?
BJ : STONES, Aelita.
LAII : Procédure standard, avancé ou extrême ?
BJ : Standard.
LAII : Merci de patienter… Analyse biométrique en cours. Veuillez rester immobile.

La balayeuse effectua son premier passage dans le petit bruit typique de quatre moteurs électriques, puis il remonta vers sa position initiale.

LAII : Analyse biométrique terminée. Début de la recherche d’éléments nuisibles…

Aelita pâlit. Qu’appelait le logiciel intelligent « éléments nuisibles » ? La balayeuse exécuta son second passage, de la même manière que le premier.

LAII : Un smartphone et une clé USB ont été détectés… Dois-je détruire ?
BJ : Négatif. Copie toutes les données et place le téléphone sous surveillance.
LAII : Instructions confirmées. Recherche d’éléments nuisibles terminée. Début de l’analyse génétique.

La balayeuse entama son passage final autour du corps de la jeune fille, faisant un bruit sifflant. Aelita sentait une forte dépression d’air dans la cabine puis lorsque l’appareil eût fini sa course, il remonta une fois pour toutes vers sa position initiale.

LAII : Erreur lors de l’analyse génétique. Code 109, conflit dans les bases de données. Avorter la procédure, Ignorer l’erreur, ou Corriger ?
BJ : (réfléchit un instant) Ignorer l’erreur.
LAII : Analyse génétique abandonnée… Procédure d’identification terminée… Soyez la bienvenue Mademoiselle STONES.
A : (se frottant les oreilles) Euh… Merci.
BJ : (malicieux) Ça pique un peu les oreilles, hein ?
A : Pourquoi ça me fait ça ?
BJ : L’analyse génétique consiste à récupérer toute forme de tissu organique, mais pour éviter les douleurs d’une prise de sang, ou l’arrachement d’un cheveu, le poly-scan aspire les cellules épithéliales que toi et moi nous perdons tous les jours.

Pendant que Benoît expliquait le pourquoi du comment, celui-ci se rendit dans une grande cuisine, suivie de près par Aelita qui restait pensive et submergée par toutes les émotions qu’elles venait de subir en à peine une heure.


Aïe Aïe Aïe ! Quel chapitre ! J'avoue que j'ai eu un peu de mal à me décider à le publier... Faut admettre que c'est assez... Hardcore. Je sais pas si les modos vont apprécier... Affaire à suivre. Pour ceux qui l'ignorent, le titre du chapitre écrit en binaire est un choix délibéré de ma part... Pour ceux qui veulent la traduction, je vous laisse un lien:

http://www.supportduweb.com/convertisseur-textes-binaire-code-ascii-numerique-ordinateur-secret-encoder-text-binary-chiffrer.html
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Lyokofan

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Message 09 Jan 2016, 08:32

Re: Souffrances

Bon je poste le commentaire légèrement en retard vu que les Vacances sont terminé se sera très dure d'en poster mais je tiens à le faire étant donner que je suis abonné maintenant commençons :

Bon il est logique que Mr Delmas donne l'État d'urgence mais ce qui m'a fais sourire c'est les élèves , je l'explique y'a un type qui se balade avec bon dieu une Kalachnikov et les élèves se plaignent d'être interroger XD sont courageux à Kadic je trouve ensuite,

Bon je pense que je ne vais pas trop commenter la scène ou Aélita se fait agresser (tu as du transpirer à la diffusion de cette scène) mais je ne vois pas trop comment les modérateurs pourraient t'en vouloir mahleuresement on vit dans un monde ou malgré les forces de l'ordre les filles en plus Aélita qui est gentil comme tout risque de se faire agressée, ce qui franchement honteux bref heureusement James Bond est venu la sauver.


Et oui on pouvais soupçonner que se Mr étais louche mais c'est carrément un agent secret sa va pimenter l'histoire pas mal,j'ai souri quand Aélita le découvre et lui étais en mode MERDE XD c'étais très humoristique.
Bref après ce commentaire le plus de l'histoire je te souhaite du courage pour la suite on sent qu'en créé une devient de plus en plus difficile ;)
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Stade de Lyokophilisation

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Message 10 Jan 2016, 00:06

Re: Souffrances

Merci DarkGuillaume pour ton commentaire ! Bonne analyse à un détail près. Je ne suis pas un spécialiste des armes à feu. Toutefois j'en sais assez pour savoir qu'une Kalashnikov n'utilise pas de munitions de calibre 45, mais plus du 7.62mm.
A ce propos, je pense pour Jean-Pierre DELMAS, qu'il est préférable d'éviter de générer une vague de panique en révélant que l'homme qui est entré dans leur locaux était armé.
Je bosse toujours et encore sur mes suites, mais j'ai quelques idées en tête, il y en a une d'ailleurs qui vient de tomber. Ca va être... Violent (dans le bon sens du terme) !

Tu as trouvé la signification du titre ?
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Lyokofan

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Message 10 Jan 2016, 13:55

Re: Souffrances

Non toujours pas pourtant je l'ai chercher ;)
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Message 11 Jan 2016, 21:48

Re: Souffrances

Aelita s’exécuta dans une peur terrible tandis que deux énormes mitrailleuses de type Gateling dissimulées sous les ailes avant-gauche et droite, sortaient lentement.

Dis-moi, le coup des deux mitrailleuses qui sortent des ailes de la voiture... Tu te serais pas inspiré d'une série (dont je me rappelle plus le nom) télé ? :)
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Message 12 Jan 2016, 00:11

Re: Souffrances

Euh... Nan, en fait ca m'est venu comme ca... J'étais dans une sorte de délire créatif quand j'ai eu l'idée de créer un personnage (ainsi que son environnement) un peu hors normes.
Et hônnetement, je n'ai aucune connaissance d'une série TV impliquant une ou des voitures équipées d'armes à feu.
J'espère avoir répondu à ta question Jules ! :)
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Stade de Lyokophilisation

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Message 16 Jan 2016, 02:13

Re: Souffrances

Salut à tous ! Désolé si ca fait un temps que j'ai pas posté de suite, mais bon, écrire demande parfois un peu de patience. Et il m'arrive de réfléchir plusieurs jours sur une idée, comment la tourner, combien de "temps" va-t-elle durer etc... Or, comme je me rapprochais dangereusement de mon point d'écriture j'ai pris un peu de temps pour travailler quelques idées qui j'espère vous plairont...


Chapitre 17 - Les liens du sang



BJ : Tu as faim ? Je fais les meilleurs burgers de la ville.
A : Non… Merci…

Mais à cet instant précis, Aelita plaqua ses mains sur son ventre, tentant d’étouffer un gargouillis qui la trahit immédiatement.
Celui que l’on connaissait comme un professeur de sciences, s’attela à faire la cuisine pendant qu’Aelita regardait la table d’un air inquiet. Puis, quelques instants plus tard, une assiette apparaissait devant la jeune fille, contenant un hamburger ne demandant qu’à être avalé tout rond.
Mais malgré un nouveau gargouillis, la jeune fille repoussa son assiette.

BJ : Quelque chose ne va pas, Aelita ?
A : (furieuse) Tu veux bien me dire ce que c’est que ce cirque ? Depuis quand un prof possède une maison pareille ? C’est bourré de technologie, mais la plupart ne sont même pas à vendre. Et ton arme ? Ta voiture ? Ça veut dire quoi tout ça ?
BJ : (soupir) D’abord, sache une chose Aelita… Ce qui s’est passé cette nuit doit demeurer secret. Pour la bonne et simple raison qui si je suis démasqué, je ne pourrais plus te protéger.
A : (froidement) J’ai pas besoin de protection…
BJ : L’homme qui t’a agressé, si l’on en croit les fichiers de la police s’appelle Patrick NIZON, il est fiché pour avoir agressé, violé et tué des jeunes filles comme toi. Tu voudrais que je reste les bras croisés devant mes écrans ?!
A : TU NOUS AS TOUS MENTI !
BJ : (frappe la table de la main) NE ME PARLES PAS DE MENSONGES AELITA !!! PARCE QU’EN CE QUI TE CONCERNE C’EST TA VIE ENTIERE QUI EST BATIE SUR LE MENSONGE !
A : C’EST FAUX !!! J’AI JAMAIS MENTI !
BJ : AH OUI ? LAII ?
LAII : Oui monsieur ?
BJ : Pendant l’analyse génétique d’Aelita STONES, une erreur 109 est apparue… J’aimerais consulter les détails.
LAII : Erreur 109 : Conflit dans les bases de données. L’échantillon ADN prélevé sur Aelita STONES, correspond à 100% à l’échantillon ADN d’un autre sujet…
BJ : (sombrement) Son nom ?
LAII : Aelita SCHAEFFER.

Le visage d’Aelita vira au blanc d’un seul coup. Il savait, il connaissait son secret. L’homme se retira un instant dans le salon, ouvrit une imposante armoire, verrouillée par un digicode, en sortit une petite trousse et revint à la cuisine pour s’assoir en face d’Aelita qui n’avait pas bougé d’un cil.
Il déposa une petite nappe en tissu épais sur la table et posa son arme dessus. Après quoi il entreprit de la démonter tandis que la jeune fille en rose commençait timidement à manger son hamburger sous le visage souriant de Benoît. Alors qu’il était en plein nettoyage de son arme, LAII lui annonça une « bonne nouvelle ».

LAII : L’analyse approfondie que vous avez lancée la semaine dernière est terminée. Les résultats ont été imprimés dans votre bureau.
BJ : Attend moi là, j’en ai pas pour longtemps.

Benoît se retira de la cuisine puis s’enfonça dans un long couloir, il s’arrêta devant une porte en métal qui s’ouvrit juste après que le professeur eût passé son smartphone devant une sorte de badgeuse.
L’homme se saisit de trois feuilles de papier fraîchement imprimées, puis s’en retourna vers la cuisine, mais celui-ci s’arrêta net en levant les mains. Aelita avait réussi à remonter son arme et la pointait vers JASQUIER.

BJ : Aelita… A quoi tu joues ?
A : (nerveuse) Vous allez tout me dire ! Sinon… V-vous êtes mort !

Benoît regarda les alentours et afficha un sourire en coin après avoir jeté un œil sur la petite nappe ou était posée son arme.

A : Qu’est-ce qu’il y a de drôle ?
BJ : (avec un rire) Rien… C’est juste que l’on voie que tu n’as jamais tenu une arme de ta vie. C’est un calibre 45, il a un fort recul, donc il vaut mieux le tenir à deux mains et placer ton pied d’appel en arrière pour anticiper une chute. Ensuite, il vaudrait mieux pour toi viser ma tête au cas où je porte un gilet pare-balles.

Aelita corrigea instantanément sa position selon les précieux conseils de JASQUIER.

BJ : Mieux déjà ! Si mon arme était en état de fonctionner, tu pourrais facilement me tuer.
A : Comment ça « si elle était en état de fonctionner » ?
BJ : Tu vois cette petite pièce pointue ? C’est le percuteur. Tu pourras tirer tant que tu veux, sans cette pièce tu ne feras pas de mal à une mouche…
A : (fébrile) Quoi ?

Aelita pressa la détente, mais faute d’une détonation, on entendit un léger « clic ». Aelita réitéra son geste à trois reprises puis baissa son arme, complètement désemparée. Benoît récupéra son pistolet des mains d’Aelita qui baissait les yeux, envahie par la honte.

BJ : Tu veux vraiment tout savoir ? Très bien… Assied-toi…

Aelita obéit alors que l’homme s’asseyait en face, et recommençait à démonter son arme.

BJ : Le souvenir le plus lointain qui me revienne remonte à mes 6 ans. Mon père m’a abandonné dans un orphelinat disant que j’étais issu d’une relation sans amour. Et qu’il n’était pas prêt à élever un enfant.
A : (désolée) C’est triste…
BJ : A huit ans, je ne supportais plus d’être enfermé dans cet orphelinat. Je me suis enfui pour rechercher mon père. Mais c’est plutôt difficile de commencer une vie et mener des recherches avec à peine 20€ en poche. J’ai décidé d’abandonner mes recherches et de fuir le plus loin possible. Mais à cause d’un manque d’argent, j’ai dû voyager à pied. Je me suis écroulé sur une départementale à bout de forces. Un couple de touristes russes m’a recueilli et emmené chez eux en Europe de l’est. J’ai appris le russe pour mieux m’intégrer. Mais aussi l’art de l’informatique et du piratage.
A : Ça devait être cool.
BJ : (avec un rire) Je me souviens de mon premier piratage réussi. Un policier russe corrompu. Il avait à peu près 50 000 € sur son compte bancaire. Aujourd’hui, il n’a plus rien et il est technicien de surface dans un supermarché. Quant à moi j’ai déposé la petite somme sur un compte bancaire suisse ouvert sous ma première identité factice. Mais vu qu’on a failli me choper à 18 ans, j’ai quitté la Russie pour aller aux USA. Avec ma fausse identité.
A : Plutôt radical comme changement de vie…
BJ : Je me suis fait quelques amis aux Etats-Unis, dans un petit groupe de geeks, il y en avait un qui était militaire. Et contre service rendu, il a accepté de m’apprendre le maniement des armes à feu, il m’a offert ce « 45 » avant que je parte pour le Royaume-Uni. Si elle était pas dans une mallette avec une doublure en plomb, la douane m’aurait eu.
A : Et ensuite ?
BJ : J’ai étudié les sciences dans une université de Londres. C’était passionnant ! Médecine, bactériologie, anthropologie… J’ai obtenu mon diplôme et je suis revenu en France.
A : Pourquoi ?
BJ : Le mal du pays… Et je voulais plus que jamais relancer mes recherches. Avec une bonne couverture, mais elle a été compromise une première fois. Je suis donc devenu Benoît JASQUIER.
A : Et cette… maison ?
BJ : J’ai l’ai racheté à une société qui avait coulé avec une énorme dette. Il m’a fallu dix ans pour équiper cet entrepôt avec tout le matériel que tu vois. Et près d’un milliard d’euros.
A : QUOI ? Mais comment tu peux équiper un tel endroit en dix ans ? Tu devrais avoir 38 ans et tu en as…
BJ : 28 ! J’ai commencé à contracter le mal du pays à 18 ans, j’ai pensé que serais bien d’avoir un pied-à-terre si je revenais sur le territoire. J’ai donc commencé à investir en tant que Yuri NEOKOVITCH.
A : Et… d’où tu sors un milliard d’euros ?
BJ : Piratages, contrats de protection de VIP… J’ai été pendant longtemps une sorte de… Robin des bois 2.0… Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Je possède 37 identités factices, 18 voitures avec de multiples immatriculations, toutes blindées. J’ai une planque dans tous les pays de l’Europe plus une aux USA.
A : J’ai deux questions…
BJ : Je t’écoute.
A : Pourquoi un homme comme toi s’intéresse à moi ? J’veux dire… J’ai quelque chose à craindre ?
BJ : Rien de moi en tous cas… Seconde question ?
A : Quel est ton vrai nom ?
BJ : (embarrassé) Je… Je ne peux pas te le dire…
A : (furieuse) Pourquoi ?! Tu connais mon vrai nom à moi !
BJ : Justement, c’est la raison pour laquelle je ne peux rien te dire !
A : LAII ?
LAII : Oui Mademoiselle STONES ?
A : Quel est le vrai nom de Benoît JASQUIER ?
LAII : Je regrette Mademoiselle STONES, votre statut ne vous donne pas accès à cette information.
BJ : (après un long soupir) LAII, quel est mon vrai nom ?
LAII : Vous vous trouvez à proximité d’une personne n’ayant pas accès à cette information. Révéler votre nom constitue une violation de vos paramètres de sécurité.
BJ : MON VRAI NOM LAII !
LAII : … Vous vous appelez… Tobias Franz SCHAEFFER.
A : (horrifiée) C’est… impossible.
TFS : (sombrement) J’ai vérifié les signatures génétiques… (Tend les papiers) Je suis… Biologiquement… Ton demi-frère.

Aelita observa les fiches un instant puis s’écroula sur le sol, inconsciente.


Je vous avais promis une surprise ? Vous venez de l'avoir ! :) Je me suis éclaté à créer ce personnage. Il est rempli de secrets, et franchement le coup du demi-frère biologique... C'était osé, mais énorme ! Quant à LAII, il y a un petit mystère la concernant mais... Il faudra suivre... Tout ce que je peux vous dire c'est qu'elle surprend à chaque instant...
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Message 23 Jan 2016, 04:44

Re: Souffrances

Bon, j'ai pris le temps pour écrire un peu de mon côté dites moi si c'est bien ou pas...


Chapitre 18 - Aelita 2.0




TFS : LAII, j’emmène Aelita SCHAEFFER dans ma chambre. Tu feras un bilan médical toutes les heures.
LAII : Bien Monsieur…

Tobias déposa doucement Aelita sur son lit, puis lui embrassa le front.

TFS : (doucement) Je suis désolé Aelita, je voulais pas que tu souffres autant… Je t’aime petite sœur.
LAII : Analyse médicale terminée.
TFS : LAII, Volume vocal à 10. Bilan médical ?
LAII : (volume faible) Rythme cardiaque stabilisé à 91.5 battement par minute de moyenne, température à 37.1° Celsius…
TFS : Température de la chambre ?
LAII : 19.7° Celsius.
TFS : Monte à 21°C. Je suis de veille dans mon bureau.
LAII : Instructions confirmées.

Tobias exécuta quelques manipulations sur son smartphone afin que l’éclairage de la chambre se tamise dans un bleu relaxant.

TFS : Fais de beaux rêves.
A : (dormant) Hmmm.

La jeune fille se pelotonna alors que Tobias s’en retournait dans son bureau. Il s’installa dans son fauteuil et se mit à pianoter. Il s’arrêta un instant et s’affala dans son fauteuil.

LAII : D’après mes capteurs, vous semblez éprouver une détresse émotionnelle Monsieur SCHAEFFER. Y aurait-il quelque chose que je puisse faire pour vous aider ?
TFS : J’aurais bien besoin de parler, en effet…
LAII : Je vous écoute, Monsieur…
TFS : Mon problème vient d’Aelita… J’ai toujours été quelqu’un qui savait rester en retrait avec toutes les personnes que j’ai rencontré. Et voilà que débarque ma demi-sœur et je sens que je m’attache à elle. Je ne l’ai jamais vue avant d’entrer à Kadic, on a le même père et en quelques heures je m’y attache au point de révéler qui je suis réellement au risque de griller ma couverture.
LAII : Vous l’aimez…
TFS : Comment ça « je l’aime » ?
LAII : C’est le résultat de ce que vous appelez « la fibre paternelle ». Vous l’aimez et vous feriez tout pour la protéger. Ce qui explique votre carton d’hier soir, ainsi que la révélation de votre véritable identité. Sans compter le bilan médical horaire que vous m’avez demandé pour votre demi-sœur.
TFS : Quelles sont mes options ?
LAII : D’abord, je vous suggère de cesser de traiter ce problème comme une simple affaire de logique et de stratégie. C’est de votre sœur que vous parlez.
TFS : D’accord ! Qu’est-ce que je peux faire ?
LAII : Aimez-la…
TFS : QUOI ?
LAII : Vous ferez un très bon grand frère. Personne ne vous interdit de vous ouvrir à cette jeune fille, vous pourriez l’héberger ici, même.
TFS : Wow ! J’ai vécu seul toute ma vie. Comment je peux être sûr que je vais être à la hauteur ?

A cet instant, une fenêtre s’ouvrait sur l’écran, il s’agissait d’une vidéo de surveillance de sa propre chambre.

« TFS : (doucement) Je suis désolé Aelita, je voulais pas que tu souffres autant… Je t’aime petite sœur. »


Tobias se tut immédiatement, il observait Aelita dormir paisiblement. Le lendemain matin vers 10 heures Aelita se réveilla brutalement. Puis la demoiselle se rendit compte qu’elle ne venait pas de faire un cauchemar. Elle courut vers la cuisine où Tobias l’attendait une tasse de café à la main en regardant la télévision.

TFS : (joyeux) Tiens ! Aelita ! Tu as bien dormi ?
A : Euh… Oui. Mais je suis encore un peu secouée par rapport à hier soir…
TFS : Je comprends…
A : Et en plus je suis en retard pour le collège !
TFS : (gravement) Tu ne vas pas au collège aujourd’hui.
A : Quoi ? Mais… Pourquoi ?
TFS : Premièrement : Tu as vécu une sale soirée, tu as besoin de récupérer. Deuxièmement : On doit parler.
A : Et troisièmement ?

Tobias lui montra la une du journal local sur lequel on lisait :

LA POLICE RECHERCHE UNE VOITURE LOURDEMENT ARMEE !

Si le dernier film de Michael BAY déborde d’effets spéciaux, ce véhicule (voir photo) est bien loin d’appartenir à l’une de ses réalisations.
En effet, dans la soirée d’hier, la rue Michelet a été le théâtre d’une fusillade hors normes entre deux officiers de police et une BMW noire équipée de mitrailleuses lourdes.
Selon les enquêteurs, le conducteur du véhicule aurait abattu quelques minutes plus tôt, un homme bien connu des services de police : Patrick NIZON. Ce délinquant sexuel s’en serait pris à une jeune fille que le conducteur aurait enlevée, selon les dires d’un témoin de la scène qui se trouvait dans une maison en face du parc. Un numéro vert a été mis en place pour quiconque pourrait apporter des informations à la police…

A : (inquiète) Je… Je vais avoir des ennuis ?
TFS : (confiant) Aucune chance… LAII ?
LAII : Que puis-je pour vous monsieur ?
TFS : Est-ce que la police dispose d’informations sur Aelita STONES ?
LAII : Recherche en cours…
TFS : Aelita… Tu veux quoi pour ton petit déjeuner ?
A : Euh… Rien… Merci…
TFS : C’est pas bien de sauter le petit déjeuner… J’aimerais que tu manges quelque chose…
A : J’ai pas très faim…
TFS : Je sais… Mais ce n’est pas une raison de sauter les repas.
LAII : Recherche terminée. La police semble avoir appréhendé le complice de Patrick NIZON, il a déjà été interrogé… Le rapport donne une description physique d’Aelita…
TFS : Et merde…
A : Quoi ? Il ont une description de mon physique… Ils n’ont pas dit comment je m’appelle…
LAII : Aucune information sur votre identité ne semble apparaître dans le rapport mademoiselle.
A : Pfiou !
TFS : Eh bien non justement ! Si la police à ta description physique ils peuvent te retrouver. Surtout avec ton look… Rose !
A : Ben oui mais je peux pas changer comme ça du jour au lendemain !
TFS : (sourire malicieux) Peut-être que si… J’ai quelques courses à faire… LAII ?
LAII : Que puis-je pour vous ?
TFS : J’ai besoin des informations biométriques d’Aelita STONES !
LAII : Le fichier a été transféré sur votre smartphone, monsieur.
TFS : Parfait ! Aelita, tu vas rester ici. Tu n’ouvres à personne. Tu devrais profiter du reste de la matinée pour te détendre. Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande à LAII.
A : Mais je n’ai pas tous les accès…
LAII : Permettez-moi de vous corriger Mademoiselle SCHAEFFER, votre lien de parenté avec votre demi-frère ayant été confirmé, vous avez tous les accès sauf aux opérations N° 131, 135, et 137.
A : Alors… J’ai accès à tous vos services ?
TFS : Presque ! Bon j’y vais ! A tout à l’heure !

Tobias embrassa sa demi-sœur sur le front avant de quitter la grande demeure laissant Aelita seule pour s’occuper.

A : LAII ?
LAII : Oui Mademoiselle SCHAEFFER ?
A : Peux-tu garder un secret ?
LAII : Bien entendu ! De quoi s’agit-il ?
A : (Baisse les yeux) C’est… Tobias… Il a l’air gentil et tout… Mais il me fiche la trouille.
LAII : Votre réaction est compréhensible Mademoiselle SCHAEFFER. Vous avez rencontré votre demi-frère dans d’horribles circonstances. Mais voyez l’aspect positif de la chose. Il est prêt à tout risquer pour vous protéger.
A : Tu as sûrement raison…

Aelita se dirigea vers la salle de bain, elle se regarda un instant dans le miroir d’un air pensif.

LAII : Quelque chose ne va pas Mademoiselle ?
A : (après un temps) Hein ? Non c’est juste que… Je pense à plein de trucs en même temps… Je suis un peu… Bugée.
LAII : Puis-je vous faire une suggestion ?
A : Quoi donc ?
LAII : Faites-vous couler un bain bien chaud et essayez de vous détendre.

Aelita regarda un instant l’immense baignoire hésitante. Puis actionna les robinets qui déversaient un torrent d’eau chaude. Mais d’un coup la jeune fille en rose commença à scruter les murs de la pièce, légèrement angoissée.

LAII : Rassurez-vous Mademoiselle SCHAEFFER. Tobias m’a clairement interdit d’observer cette pièce autrement qu’avec des capteurs à usage médical. Et puis, nous sommes entre filles…
A : (avec un sourire amusé) C’est drôle d’entendre cela de la part d’une machine !

Après avoir rempli la baignoire d'une eau chauffée à souhait, Aelita s’immergea presque totalement ne laissant que son visage penché en arrière se reposer. Les yeux clos elle tentait de se détendre mais LAII préféra intervenir. Le programme intelligent ordonna la fermeture des volets, tamisa l’éclairage dans un rose qu’Aelita appréciait beaucoup et lança même une playlist de musiques douces et apaisantes.

A : (doucement) LAII… T’es la meilleure.
LAII : Merci Mademoiselle SCHAEFFER !
A : LAII ? On est toujours entre filles ?
LAII : Bien sûr !
A : Alors… Appelle-moi par mon prénom, et tutoie-moi…
LAII : Comme tu voudras, Aelita…

Pendant qu’Aelita savourait sa baignade relaxante, Tobias quant à lui s’affairait dans les magasins. Mais alors que celui-ci réglait ses achats dans un magasin de vêtements, le caissier semblait l’observer avec une certaine suspicion.

TFS : (intrigué) Il y a un problème ?
CAIS : (Passe les articles et observe Tobias) Je… Je suis presque sûr de vous avoir déjà vu quelque part…
TFS : (froidement) Vous devez faire erreur… Si vous m’aviez déjà vu, je vous aurait vu également et si je vous avait vu, je vous reconnaîtrais.
CAIS : (Continue d’observer Tobias) Je suis sûr de vous avoir déjà vu…
TFS : (froidement) Ça nous fait combien ?
CAIS : Euh… Trois cent soixante-douze euros et trente-sept centimes. Vous réglez par carte ?
TFS : Oui…

Tobias sortit une carte bancaire de son portefeuille, affichant fièrement l’emblème « World Elite Mastercard ». Après avoir saisi son code confidentiel, l’homme dans son grand manteau s’inclina légèrement vers le caissier.

TFS : (sombrement) Si vous m’aviez déjà vu, ça aurait probablement été le pire jour de votre vie… Voire le dernier…

Sur ces sombres paroles, Tobias quitta le magasin laissant un caissier livide et incapable de bouger ou prononcer le moindre mot.
Tobias s’engouffra ensuite dans l’hypermarché qui complétait toute une galerie marchande. Il prit de quoi déjeuner ainsi que quelques produits de beauté pour Aelita. Il s’arrêta également dans une bijouterie pour y récupérer un superbe pendentif qu’il avait commandé la veille en passant devant le magasin.
Une fois arrivé à son domicile, Tobias déposa immédiatement les sacs dans sa chambre mais conserva une petite boîte dans sa poche à l’abri des regards indiscrets. Puis il se dirigea vers la salle de bain.

TFS : (frappant à la porte) Aelita ? Je peux entrer ?
A : Euh… Un instant !

Un temps passa avant qu’Aelita se décide à inviter Tobias à rentrer dans la pièce. Celui-ci découvrit sa demi-sœur modestement vêtue d’une serviette de bain. Tobias détourna immédiatement les yeux.

TFS : (honteux) Euh, j’ai acheté deux-trois bricoles pour toi… Hem… Je vais te laisser…
A : (rougissante) Oui… Ce serait mieux…

Tobias déposa les différents produits de beauté pour Aelita. On y retrouve du parfum, du soin pour la peau, et un kit de couleur pour cheveux qui ne manqua pas de créer la surprise sur le visage d’Aelita.
Alors que Tobias regardait la télévision dans sa vaste salle de séjour…

A : TOBIAS ?

Le demi-frère d’Aelita accourut immédiatement dans la salle de bain. Mais une fois de plus dût détourner les yeux pour éviter un regard trop gênant.

A : Tu veux bien m’aider pour la couleur ?
TFS : (gêné) Euh… Tu es sûre que c’est nécessaire ?
A : C’est que… Je ne sais pas m’en servir…
TFS : (gêné) Bon… Je vais t’aider…
A : Merci.

Tobias s’approcha de la jeune fille aux cheveux roses, et entreprit de s’occuper de la couleur d’Aelita. Si bien que quelques instants plus tard, Aelita se retrouvait avec des cheveux d’une couleur bleue qui conservait son aspect angélique. Tobias saisit un peigne et commença à coiffer Aelita. Quand il eût fini…

TFS : Ça te plaît ?
A : (émerveillée) C’est… Magnifique !
TFS : Tu es sûre ? Je ne l’ai jamais fait sur une autre personne que moi-même alors j’ai un peu de mal…
A : (enthousiaste) Non, vraiment ! J’adore ! Tu es très doué !
TFS : Ben tu sais… changer d’identité… Ça implique parfois de modifier son aspect physique. Allez, j’ai pris aussi des vêtements, ils t’attendent dans ma chambre. Choisis ta tenue du jour, je t’attendrais dans le salon…

Aelita s’empressa de se rendre dans la chambre de Tobias et découvrit avec surprise pas moins de cinq énormes sacs remplis de vêtements de grandes marques, de couleurs variées et tous à sa taille.
Quelques instants plus tard Tobias attendait impatiemment sa demi-sœur dans le salon, fébrile, se demandant sans cesse si tout ce qu’il avait acheté pour elle allait lui plaire.
Aelita franchit la porte laissée ouverte et s’afficha habillée d’un sweat-shirt blanc à capuche, un jean noir légèrement délavé, et une paire de baskets noires avec des liserés bleus fluo. Les mains dans le dos, fixant la pointe de ses chaussures qu’elle frottait sur le sol, elle s’adressa à Tobias avec la même timidité qu’elle affichait dans sa posture.

A : Comment tu me trouves ?
TFS : (ébahi) Honnêtement… Tu es… adorable.
A : (relevant les yeux) C’est vrai ? Merci… Je me souviens que c’est avec ce genre de tenue que je t’ai vu pour la première fois… Je me suis dit que ce serait une coïncidence amusante.
TFS : (avec un sourire complice) C’est Jérémie qui va tomber dans les pommes.
A : J’arrive pas à croire que tu aies fait tout ça pour moi…
TFS : Aelita… Assieds-toi. J’ai à te parler…
A : (s’asseyant) Ah ? Et de quoi ?
TFS : (soupire) De toi… Vois-tu… J’ai beaucoup réfléchi depuis la nuit dernière. A tel point que je n’ai pas pu dormir.
A : (intriguée) Il me semblait bien que tu avais quelques traits de fatigue ce matin…
TFS : J’ai également eu une petite discussion avec LAII. Et elle m’a fait une suggestion… assez surprenante, certes. Mais au fond, pleine de bon sens.

Tobias s’interrompit un instant, nerveux. Il passa ses mains jointes sur son visage, poussa un long soupir et se décida enfin à en venir au fait.

TFS : (nerveux) Aelita… Voudrais-tu… Venir vivre avec moi ? Faire de moi ton tuteur légal ?


Et voiloù ! J'ai un peu la trouille que le chapitre soit un peu... plat ! Si l'un ou l'une d'entre vous souhaite partager son avis, les commentaires sont fait pour ca !
;)
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Message 04 Fév 2016, 02:44

Re: Souffrances

Je me rends compte que j'ai rien posté depuis le 23 Janvier à 3 heures et 44 minutes exactement... Il serait peut-être temps que mette la suite...


Chapitre 19 - Toute la vérité, rien que la vérité


Aelita eut un véritable électrochoc, un homme qu'elle vient de connaître, et pas dans les meilleures circonstances venait de l'inviter de lui proposer d'être son tuteur...

A : (surprise) QUOI ? Tu veux dire… Que tu deviendrais une sorte de père pour moi ?
TFS : (angoissé) C’est… C’est un peu ça… Mais je resterais ton demi-frère…
A : (baisse la tête) Je sais pas si je peux accepter… Tu devras t’occuper de moi et… Je ne veux pas être une charge pour toi… Sans compter que ça implique de renforcer la discrétion… Tu imagines si on savait que tu es mon demi-frère alors que tu es prof à Kadic ?
TFS : (soupire) J’ai pas arrêté d’y penser. Et c’est vrai que c’est un problème… Mais pour être honnête… J’ai envie d’essayer… Tu ne serais pas du tout une charge pour moi… Bien au contraire, ça me ferais très plaisir de te recueillir ici.
A : Et mes amis ? Tu y as pensé ? J’ai l’habitude de les voir chaque jour de chaque semaine.
TFS : Et pour les rares fois où tu dois quitter le collège c’est dans l’usine que tu t’abrites… Je vais pas te mentir, mais te savoir aussi proche de XANA ne me réconforte pas du tout. Tes amis peuvent te rendre visite quand ils le désirent, de même, tu peux aller les voir quand ça te chante. Je veux juste t’offrir cette chance que je n’ai pas eue : Une vraie vie…
A : (après un long silence) C’est tentant… Mais j’ai besoin de réfléchir…
TFS : Je comprends… Prends ton temps… D’ici-là, j’aimerais que tu fermes les yeux.
A : (intriguée) Pourquoi ?
TFS : Fais-moi confiance…

Aelita obéit malgré le fait qu’elle commençait à se sentir mal à l’aise. Subitement, la demoiselle sentit un objet froid lui effleurer la base du cou, puis les mains de son demi-frère courir sur ses joues avant que ce dernier ne lui murmure affectueusement…

TFS : Ouvre tes yeux, petite sœur…

Aelita s’exécuta et découvrit que cet objet qui lui avait procuré ce frisson était un magnifique pendentif, de la forme de l’œil de XANA. La lumière ambiante permettait même de refléter tout l’éclat d’un petit saphir placé au centre du bijou. Aelita fixa le pendentif un long moment, estomaquée.

A : (stupéfaite) Mais qu’est-ce que… C’est… Tu…
TFS : Je l’ai commandé pour toi… Il te plaît ?
A : Pourquoi ? Pourquoi un tel geste ?
TFS : Je voulais au moins marquer le coup. Tu es un membre de ma famille… Et comme je l’avais deviné avant même que mon séquenceur me donne les résultats de l’analyse génétique. Je voulais que tu mesures à quel point je suis heureux de savoir que tout espoir n’était pas perdu.

Aelita continuait de fixer le bijou pendu à son cou, puis brutalement se jeta dans les bras de Tobias, les yeux emplis de larmes.

A : (pleurant) Tobias… *sanglots*
TFS : Aelita…

Tobias entreprit de serrer sa demi-sœur dans ses bras, un sourire se dessinait sur le visage de cet homme qui avait cessé de donner toute forme d’affection depuis de nombreuses années.
Alors que leurs deux visages exprimaient respectivement deux sensations opposées, un intense bonheur se ressentait en chacun d’eux.

TFS : Je suis si heureux Aelita…
A : (pleurant) Moi aussi…

Après quelques instants touchants, Tobias se sépara d’Aelita et essuya les larmes de cette dernière.

TFS : Et si on mangeait un morceau ? Avec toutes ces émotions tu dois avoir faim…

Aelita acquiesça d’un hochement de tête. L’homme se leva pour chercher un petit sac plastique contenant deux barquettes de salade Caesar.
Pendant ce temps, à Kadic le reste du groupe de Lyokoguerriers se faisait du souci pour la gardienne du monde virtuel, Ulrich menait les recherches avec Jérémie par téléphone.

U : (au téléphone) Comment ça, t’arrive pas à tracer le signal de son téléphone ?
J : (au téléphone) Ecoute Ulrich, soit elle ne capte pas de signal, soit elle a coupé son portable, soit…
U : Jérémie, arrête ! On connaît tous Aelita… Et quand elle s’enfuit, c’est à l’usine, sur Lyoko, ou à l’Hermitage. J’ai envoyé Odd vérifier l’usine et Lyoko. Yumi se charge de l’Hermitage…
J : Merci… Mais je sais pas pourquoi, je le sens pas… Au fait… Benoît n’est pas avec vous ?
U : Nan… Lui non plus ne s’est pas pointé à Kadic… T’aurais vu la tête d’Odd… Finir la journée plus tôt c’est un miracle pour lui…
J : Râââh ! Et puis zut ! Ce soir, je saute dans le train et je vous rejoins…
U : Je croyais qu’il te fallait du temps pour régler ton truc avant de revenir.
J : Tant pis… Je veux être sûr qu’Aelita va bien… Sans elle…
U : Stop ! Ne dis pas ça !
J : Ulrich ! Ouvre les yeux ! Elle n’a donné aucun signe de vie depuis hier soir !
U : Bon… Va pour le train… Mais fais gaffe ! Je te rappelle.

Alors qu’Ulrich venait de raccrocher, le garçon aux cheveux ébouriffés vit sa petite amie courir dans sa direction.

U : Yumi ! Mon ange, dis-moi que tu l’as trouvée…
Y : (essoufflée) Rien… Elle est pas… A l’Hermitage.
U : Tu as des nouvelles d’Odd ?
Y : Il m’a appelé avant de se virtualiser… Mais apparemment elle serait pas dans l’usine.

Ulrich commençait à se sentir angoissé. Et si Jérémie avait raison ? Et si un drame était arrivé ? Ulrich refusait d’y croire mais de noires pensées envahissaient son esprit.

U : (s’asseyant sur un banc, pour lui-même) Odd, s’il te plaît… Trouve-la…

Quelques instants plus tard, le blondinet à la mèche violette faisait son apparition dans la cour, courant à toutes jambes vers Yumi et Ulrich.

Y : Odd ! Alors ?
O : Elle est pas sur Lyoko, ni à l’usine. J’ai tout vérifié, deux fois !
U : (frappant le mur du poing) ‘Pas vrai ! Mais où elle est bon sang !
Y : Eh Ulrich ! Faut pas perdre les pédales, là !
U : T’as raison ! Bon, la pause de midi est bientôt finie… J’vais faire un tour dans le quartier… On sait jamais…
O : Ben ouais mais on a un cours de maths, là !
U : Justement, couvre-moi !
O : Reçu 5 sur 5 mon capitaine ! Eh au fait ! On a même pas mangé !
Y : Odd… Ça t’arrive de pense à autre chose que la bouffe ?
U : Bon, j’y vais ! A tout à l’heure.
Y : Sois prudent !

Ulrich se mit à courir vers la sortie et se retrouvait très vite dans la rue. Il commença sa « patrouille » en examinant les contours du parc.

U : (pour lui-même) Eh ben… Si on m’avait dit que je ferais le mur en plein jour…

Bientôt, Ulrich trouvait un attroupement de policiers à l’orée du parc. Il observa la scène de loin puis décida de se rapprocher pour aborder un policier.

U : Excusez-moi ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?
OP : Quoi ? T’es pas au courant ? Un homme a été abattu ici ! Et une jeune fille a été enlevée. C’était dans tous les journaux de ce matin.
U : Désolé mais je ne lis pas vraiment le journal…
OP : Et toi ? Que fais-tu ici ? Tu ne devrais pas être à l’école ?
U : (déstabilisé) Ben c’est-à-dire que… J’ai été renvoyé…

Ulrich qui avait maintenant bien approché le ruban de la scène de crime centrait son attention sur un petit objet circulaire rose.

U : Dites… Vous pourriez me rendre un service ?
OP : Demande toujours, on verra bien.
U : Le petit truc rose à côté de la balise N°2, vous pourriez me le montrer ?
OP : Désolé, mais c’est une scène de crime. Je ne peux rien toucher ou déplacer. Sinon les preuves sont considérées comme irrecevables au tribunal…
U : C’est que… Je crois savoir à qui il appartient…
OP : Ah… Ne bouge pas…

L’officier de police apporta un imposant appareil photo, après quelques manipulations de l’engin, il montra l’écran au jeune collégien qui restait stupéfait.

U : (murmure) Oh non… C’est pas vrai.
OP : Tu dis ?
U : Euh… Rien ! Désolé, je me suis trompé !
OP : C’est pas grave… Ça arrive !
U : Bonne journée m’sieur ! Et bonne chance pour l’enquête !
OP : Et toi fais attention à l’école !

Ulrich s’éloigna immédiatement de la scène de crime. Une fois à l’abri des regards et des oreilles, il sortit son smartphone et appela instantanément Jérémie.

J : Ulrich ? Alors ? Vous l’avez trouvée ?
U : Euh, nan pas vraiment… Ecoute, il s’est passé un truc près du parc… Un mec s’est fait buter et une fille a été enlevée…
J : Ouais. J’ai vu ça à la télé… Et alors ?
U : Je crois que la fille c’est Aelita…
J : (contenant sa colère) Ulrich… S’il te plaît, dis-moi que tu plaisantes…
U : Il y avait un des boutons de sa veste sur la scène de crime… Jérémie… Je suis désolé…
J : (fou de rage) JE T’AVAIS DEMANDE DE LA SUREVEILLER BORDEL ! C’EST PAS COMPLIQUE !
U : EH HO EINSTEIN ! JE PEUX PAS LA SURVEILLER H-24, MOI ! J’VAIS QUAND MÊME PAS ALLER PIEUTER DANS SA CHAMBRE POUR ETRE SUR QU’ELLE VA PAS FOUTRE LE CAMP !
J : (Soupire) Tu as raison… Je suis désolé Ulrich…
U : Nan, c’est pas grave… Je comprends… Et puis au moins, si elle a été enlevée, il y a encore de bonnes chances qu’elle soit vivante. Je lâche pas les recherches. Continue d’essayer de tracer son portable, si tu as un signal, préviens-moi !
J : OK ! Ulrich ?
U : Oui ?
J : (honteux) Je suis vraiment désolé ! J’ai été nul de réagir comme ça ! J’veux dire… Bien sûr tu ne peux pas la surveiller en permanence.
U : T’inquiètes pas pour ça Jérémie. Le plus important pour le moment c’est Aelita.
J : Ulrich… Je l’ai trouvée… J’ai un signal !
U : QUOI ? Où elle est ?
J : Ben d’après l’ordi… Un peu au Sud de l’usine. Dans un entrepôt abandonné.
U : OK ! J’appelle Yumi et Odd et on fonce !
J : Soyez prudents !
U : T’inquiète pas, va !

A peine Ulrich eût-il raccroché avec Jérémie, qu’il appela ses deux amis pour les informer de l’énorme progrès dans leurs recherches. Tant et si bien qu’en moins de cinq minutes Ulrich retrouvait Odd et Yumi juste en face du collège.

Y : Bon alors, c’est quoi ce délire ?
U : Je te la fais courte : J’étais au téléphone avec Jérémie. Juste avant de raccrocher il a réussi à capter le signal du téléphone d’Aelita. Elle est dans un entrepôt au sud de l’usine.
O : Bon, alors on va la chercher ?
U : C’est pas si simple Odd. Si ça se trouve Aelita est prisonnière d’un sadique, ou même plusieurs. Si c’est ce que je pense ils doivent même être armés.
Y : Dis, t’a pas oublié un truc ? Et si XANA était derrière tout ça ?
U : Impossible… Benoît nous aurait prévenus. Bon, on y va mais on reste prudents. On se contente d’observer. Et on voit si on peut intervenir sans prendre trop de risques.

Le trio commença sa course vers l’entrepôt abandonné. Une fois l’usine passée, un paysage industriel se dévoilait à eux. Grues, conteneurs, vieux camions, tout semblait être un véritable chantier à l’abandon. Quand un imposant entrepôt de dressait devant leur yeux. D’un état semblable au reste de la zone, cet édifice semblait toutefois moins délabré, on aurait presque dit qu’il avait été rénové. Mais pourquoi rénover un entrepôt dans une zone aussi déserte ?
Les trois collégiens se cachèrent derrière un conteneur pour observer discrètement le contour de la bâtisse et mettre au point un plan de reconnaissance.

U : Ok. Je vois les choses comme ça : On évite de prendre le moindre risque inutile. Donc… J’y vais seul. Je fais rapidement le tour et je reviens. Si dans cinq minutes je ne suis pas revenu, ou si vous entendez un bruit bizarre, vous dégagez.
Y : Attends, tu nous fais quoi, là. Tu crois vraiment qu’on va rester là les bras croisés ? Tu veux pas aller nous chercher un café et des gâteaux tant que t’y es ?
O : Ah, les gâteaux c’est pour moi !
U : Yumi… Je t’aime, et je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit.

Yumi se jeta sur son petit-ami pour lui offrir un fougueux baiser alors qu’Odd continuait de saliver à l’idée des gâteaux.

Y : Moi aussi je t’aime. Je suis folle de toi. Mais il est hors de question que t’y aille seul. C’est trop dangereux. A trois on sera plus efficaces et au moindre problème on décampe tous chacun dans son coin et on se retrouve à Kadic. Et je tiens à te prévenir Ulrich : C’est non-négociable.
U : Bon… Puisque tu le vois comme ça… Bien, Yumi, tu t’occupes de la façade Sud, je prends les façades Nord et Ouest, et toi Odd, la façade Est.
O : Ben et les gâteaux alors ?
U, Y : ODD !
U : (après un temps) Cinq minutes ! Pas plus ! On observe et on revient. Au moindre problème on se sépare et on se retrouve au collège ok ?
Y : Bon pour moi !
O : Ça marche !
U : Alors c’est parti !

Le trio de collégiens se scinda pour couvrir l’intégralité de l’énorme entrepôt et tentait de jeter un œil dès qu’une fenêtre se présentait à eux. Mais pendant ce temps à l’intérieur.

LAII : Alerte de niveau 2 ! Trois individus suspects ont été détectés autour de l’entrepôt ! Préparation des procédures de sécurité !

A cet instant, l’éclairage intérieur s’atténua pour laisser une lumière tamisée rouge sang dans tout le bâtiment. Toutes les armoires fortes de Tobias s’ouvrirent simultanément dévoilant un arsenal à faire pâlir un sergent des forces spéciales.

A : (paniquée) Tobias ! Qu’est-ce qui se passe ?
TFS : (calmement) Une alerte intrusion… Il y a parfois des voyous qui espèrent profiter de l’entrepôt pour « zoner ». LAII ? On peut avoir un visuel sur l’extérieur ?
LAII : Bien entendu Monsieur.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’imposant téléviseur du salon affichait les vidéos de surveillance des différentes façades de l’entrepôt.

A : Tobias ! Là ! C’est Odd ! Et là ! Ulrich ! Et Yumi !
TFS : (calmement) Effectivement… Ok, c’est bon LAII ! Fausse alerte ! Tu peux avorter les procédures de sécurité !
LAII : Procédures de sécurités avortées.

Tobias attrapa son smartphone et décida qu’il serait préférable d’appeler Ulrich alors que l’éclairage reprenait sa teinte blanche normale, et que les armoires fortes se refermaient automatiquement.

U : Allo ?
TFS : Ça va Ulrich ?
U : Ecoute Benoît c’est pas vraiment le moment… On essaye de sauver Aelita…
TFS : Je sais…
U : (bluffé) Comment ça « tu sais » ?
TFS : Ben, t’es un peu en train de rôder autour de chez moi… Si tu veux entrer, commence par frapper à la porte… Elle est à trois mètres devant toi…
U : (estomaqué) QUOI ?
TFS : Bon… Va chercher Yumi et Odd et retrouve-moi à la porte… J’ai deux ou trois trucs à vous dire…

Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelques instants plus tard, le « trio de sauvetage » frappait à la porte qui s’ouvrit presque instantanément, laissant paraître « Benoît » avec un léger sourire amusé.

TFS : Allez… Entrez. Restez pas plantés là comme des piquets !
U : (ébahi) Mais qu’est-ce que…

Tobias accompagna le trio jusque dans le salon, où ces derniers virent une jeune fille aux cheveux bleus et lissés, qu’ils eurent peine à reconnaître.

Y : Euh Benoît ? C’est qui cette fille ?

Aelita sourit en lançant un regard amusé à son demi-frère. Puis réorienta son regard vers le petit groupe.

A : (amusée) Vous ne me reconnaissez vraiment pas ?

La jeune fille aux cheveux bleus s’approcha lentement du trio, légèrement rougissante, un grand sourire sur le visage, mais en quelques secondes son pendentif la trahit.

Y : (éberluée) A… A… Aelita ? C’est toi ?
A : (amusée) Eh ben… C’est pas trop tôt !
U : Mais… Tes vêtements… Tes cheveux…
A : (gênée) C’est… C’est une longue histoire…
TFS : Très juste Aelita ! Et comme ça implique d’exposer des informations classées confidentielles… Il vaut mieux s’assurer que vous ayez la confiance de cette chère LAII…
O : C’est qui LAII ?
TFS : LAII ? Voudrais-tu te présenter à nos amis ?
LAII : Bonjour ! Et bienvenue à vous ! Je m’appelle LAII. J’ai été programmée pour répondre aux moindres exigences de mon concepteur ici présent. Je parle toutes les langues de ce monde, y compris les langues mortes. Je suis également chargée de veiller sur mon concepteur ainsi que sur Aelita en toutes circonstances. Ma programmation inclut également une intelligence artificielle, un système d’analyses médicales permanent et de nombreux protocoles pour garantir une sécurité optimale dans ces locaux.

Ulrich, Yumi et Odd restaient médusés. Un logiciel aussi puissant qui comprend tout ce que l’on peut lui dire et exécuter tout type d’ordres relevait à leurs yeux de la science-fiction. Et pourtant ils venaient de faire sa connaissance.

TFS : Pour être plus clair et simplifier son discours, LAII est probablement ma plus merveilleuse création.
LAII : Merci de votre compliment Monsieur. Dois-je préparer le poly-scan pour une procédure d’identification ?
TFS : Fais donc LAII.
U : Wow ! Une petite minute ! De quoi on parle, là ?
TFS : Tu vois ce grand caisson à l’entrée ? Entre dedans…
Y : Et on y gagne quoi ?
TFS : Un accès privilégié à l’interface de LAII.

Ulrich entra dans le caisson qui diffusait à nouveau cette lueur vert pomme alors que le logiciel intelligent commençait ses analyses. Puis ce fut au tour d’Odd, qui en sortant du caisson se frottait les oreilles de la même manière que son meilleur ami. Mais Yumi semblait poser un problème pour LAII.

LAII : Votre nom et votre prénom comportent trop de possibilités orthographiques, veuillez épeler.
Y : (narquoise) Logiciel intelligent, hein ? I-S-H-I-Y-A-M-A et mon prénom s’écrit Y-U-M-I.
LAII : Identité validée. Soyez la bienvenue Mademoiselle ISHIYAMA.
Y : Bon. Et maintenant on fait quoi ?
TFS : Maintenant… On appelle Jérémie. LAII, connecte-moi sur Skype et tente d’appeler Jérémie.
LAII : Bien Monsieur !
U : Dis-moi Benoît, LAII ne t’appelle jamais par ton prénom ?
TFS : Jamais… Question de respect.

Ulrich fronça les sourcils un instant avant que le téléviseur du salon n’affiche l’interface de Skype et le visage inquiet de Jérémie par la même occasion.

TFS : LAII ? Tu as chiffré la liaison ?
LAII : Oui Monsieur. Avec un algorithme de 3 kilobits.
TFS : Parfait ! Bonjour Jérémie. Comment vas-tu ?
J : Benoît ? Mais… C’est quoi ce délire ? Qu’est-ce que tu fais avec Ulrich, Yumi, Odd et…

Jérémie se tut et observa un long moment cette jeune fille adorable avec ses cheveux bleus et son expression émue.

J : Aelita ?
A : (émue) Jérémie ! Si tu savais comme je suis heureuse !
J : (sombrement) Pas moi Aelita. Je ne suis pas heureux DU TOUT !
A : (appeurée) Jérémie… ?
J : (contenant sa colère) Aelita t’as plutôt intérêt de me dire pourquoi on a dû organiser une battue pour te retrouver…
TFS : C’est de ma faute, Jérémie…
A : Jérémie… Il m’a sauvée… Je venais de me faire agresser…
J : Quoi ? (explose) MAIS ENFIN C’ETAIT QUOI CETTE HISTOIRE D’ENLEVEMENT ????
TFS : Aelita s’est fait agresser, je l’ai récupéré chez moi, j’ai lancé une procédure d’isolement, et comme la police est à sa recherche, je me suis dit qu’il était préférable d’abandonner son look rose le temps que l’affaire se tasse. Sachant que la procédure d’isolement nous empêche de communiquer avec l’extérieur de n’importe quelle façon, c’est la raison pour laquelle son portable ne répondait pas présent. Maintenant qu’Aelita peut se montrer sans attirer l’attention de la police j’ai mis fin à la procédure.
J : TU CROIS VRAIMENT QUE JE VAIS AVALER CES SALADES ?!
TFS : LAII ? Est-ce que ce que je viens de dire est vrai ?
LAII : Tout est vrai, à un détail près : La procédure d’isolement ne me concerne pas, je suis donc la seule à pouvoir communiquer avec l’extérieur.
J : C’était qui, ça ?
TFS : Justement… Ouvre grand tes oreilles, il y a quelques détails que vous devez savoir sur mon compte.

Ainsi, Tobias raconta tout ce qu’il s’était passé dans le moindre détail depuis la sombre soirée de la veille. Il dévoila même son lien de parenté avec Aelita, ainsi que son vécu intégral. Tout le groupe restait pendu au moindre de ces mots. Même Jérémie qui était fou de rage il y a encore quelque minutes n’osait plus rien dire. Et pour cause, Tobias venait de tout expliquer point par point alors qu’Aelita, terrifiée de ne plus reconnaître son petit ami depuis qu’il s’était emporté, gémissait encore dans les bras de Yumi.

J : (penaud) Benoît… Euh, je veux dire Tobias ? Tu… Je… Je crois que je t’ai mal jugé.
TFS : Plus tard les excuses émouvantes ! Surveille ta boîte mail, dans dix minutes LAII va t’envoyer une réservation pour le train de 16h50 à destination de Paris Montparnasse. Et comme je suis gentil t’auras même droit à la première classe. Dès que tu es arrivé à la gare, tu m’appelles et je viens te chercher.
J : (déstabilisé) Euh… Très bien, je prépare quelques affaires et je suis en route.
TFS : A tout à l’heure.

Tobias coupa la liaison avec Jérémie puis remarqua que tous le regardait ébahis.

U : Tu es vraiment le demi-frère d’Aelita ?
TFS : LAII ?
LAII : D’après les analyses génétiques effectuées dernièrement par Monsieur SCHAEFFER, il est effectivement, biologiquement le demi-frère d’Aelita SCHAEFFER.
O : Ah la vache ! Quelle claque !
TFS : Bon, on est mercredi, Jérémie arrive ce soir… Aelita… Si tu souhaites rester pour attendre Jérémie tu es la bienvenue… Mais demain c’est réveil au clairon.
A : (hésitante) Ben…
TFS : Vous êtes invités tous les deux… Ça ne me pose aucun problème.
A : Euh… D’accord.
O : (déçu) Oh la chance…
U : Odd, faudrait pas déranger nos tourtereaux, c’est qu’ils ont des choses à se dire depuis tout ce temps.
A : (rougissante) Tobias ? Et si on les invitait pour le week-end prochain ?
TFS : C’est une très bonne idée Aelita. On va tâcher d’organiser tout ça… Bon je vous ramène au collège ?
Y : Oui tiens d’ailleurs ! J’ai une question…
TFS : (marchant vers le garage) Je t’écoute…
Y : (suivant Tobias de près) Dans les journaux, ils nous parlent d’une BMW noire… Mais ta voiture est blanche, non ?
TFS : Ah, ça ma chère Yumi… C’est une bricole dont je ne suis pas peu fier… J’ai repris le principe de l’encre électronique, comme sur les liseuses type « Kindle », et en déviant un peu le procédé, j’ai créé des éléments de carrosserie (blindés) qui sont à même de changer de couleurs selon un certain voltage.
U : (à Odd) T’as compris quelque chose, toi ?
O : (hausse les épaules) Non…
TFS : Odd, c’est quoi ta couleur préférée ?
O : Violet !

Tobias ouvrit la porte menant au garage où les attendait une splendide BMW d’un noir de jais immaculé.

TFS : LAII ? Tu peux me configurer la 330D en violet ? Luminosité à 90%. Et si tu peux, rajoute une petite décoration pour Odd.
LAII : Configuration de la 330D modifiée.

En un éclair, le majestueux véhicule passa d’un noir élégant à un violet détonant. Une petite inscription au nom d’Odd avait même été ajoutée sur les ailes arrière. Odd restait figé devant ce « prodige » technologique.
TFS : Bon… On y va ?

Le petit groupe s’installa à bord, Aelita prit le siège passager avant, Ulrich lui s’installa judicieusement sur la place centrale à l’arrière pour être sûr d’être à côté de Yumi qui prit le côté gauche, laissant Odd aller du côté droit.
Tobias lança le moteur puis attacha sa ceinture à son tour. LAII prit l’initiative d’ouvrir la porte du garage pour son créateur.

LAII : Bonne route Monsieur SCHAEFFER.
TFS : Merci LAII. A tout de suite.

La BMW, devenue violette sortit lentement de son emplacement avec un léger vrombissement. Pendant le trajet, les adolescents posait sans cesse des questions à Tobias afin d’en savoir plus sur sa petite vie, ses activités, ses créations en technologie… Même si celui-ci refusait de révéler certaines informations confidentielles, il tentait au moins de leur apporter une réponse susceptible de satisfaire leur curiosité, dans son plus grand calme, avec un style de conduite digne d’un chauffeur de maître. Une fois arrivés au collège, Ulrich et Odd descendirent de voiture après avoir chaleureusement salué Aelita et son demi-frère. Mais au moment où ces derniers s’éloignaient, Tobias attrapa son smartphone qui commençait à sonner.

TFS : LAII ? Qu’est-ce qui se passe ?
LAII : Alerte de niveau maximal. Une attaque de XANA a été détectée.



Je m'en voulais un peu de ne pas avoir posté le chapitre plus tôt alors j'ai ajouté un peu plus de texte... J'espère qu'il vous a plus :) ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus, flatteurs ou critiques, ils ne peuvent que m'encourager.
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Stade de Lyokophilisation

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Message 13 Fév 2016, 01:08

Re: Souffrances

Eh ben, je sais pas si c'est moi mais le forum m'a l'air un peu désert... Enfin... Moi je continue.


Chapitre 20 - Comeback


Tobias sentit son cœur faire un triple saut périlleux à l'annonce de cette terrible nouvelle.

TFS : Qui ou quoi est attaqué ?
LAII : Nature de l’attaque inconnue.
TFS : Utilise toute ta puissance de calcul. Et tiens-moi informé.
LAII : Instructions confirmées.
TFS : ULRICH ! ODD ! REMONTEZ !

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les deux adolescents refaisaient leur apparition à bord de la BMW qui s’élança à tombeau ouvert en direction de l’usine. Sur le chemin, le smartphone de Tobias sonna de nouveau.

TFS : Du nouveau LAII ?
LAII : L’attaque de XANA semble être orientée vers le réseau ferroviaire.
TFS : (pour lui-même) Jérémie… C’est pas vrai… (à LAII) LAII, est-ce que le téléphone de Jérémie est actif ?
LAII : Je ne détecte aucun signal téléphonique.
TFS : Et son ordinateur ?
LAII : L’adresse MAC de son ordinateur semble indiquer qu’il est connecté au réseau depuis un train.
TFS : Contacte-le sur-le-champ ! Qu’il se mette à l’abri !
LAII : A vos ordres…

Pendant ce temps-là, à bord du TGV reliant Rennes et Paris, Jérémie préparait son billet électronique après avoir aperçu le contrôleur dans les couloirs. Alors que ce dernier arrivait à hauteur du surdoué…

CONT : Votre billet s’il vous plaît.
J : (tend une feuille de papier) Tenez… (Inquiet) Dites… C’est normal que l’on aille aussi vite ?
CONT : Bien sûr jeune homme. C’est une ligne à grande vitesse. On peut donc dépasser les 160 Km/h.
J : (plus inquiet) D’accord… Mais d’après mon application GPS, on roule à plus de 250 Km/h.

A cet instant précis, le train aborda un virage à pleine vitesse, le contrôleur en perdit l’équilibre et manqua de tomber sur Jérémie. Fort heureusement, l’homme n’eût aucun mal à se rattraper.

CONT : (inquiet) Je vais aller voir le conducteur. C’est pas normal…

Alors que le contrôleur s’éloignait l’ordinateur afficha un message à l’intention de Jérémie.



--------------------------------------------------------------
ALERTE MAXIMALE ------ ATTAQUE XANA

Cible : Réseau Ferroviaire TGV 680 731
Niveau de danger : LETAL

Prendre dispositions de protection

LAII.
--------------------------------------------------------------

J : (effrayé) Oh non… Pas XANA…

Le surdoué se leva instantanément et tenta malgré les fréquentes secousses de rejoindre le contrôleur.

J : MONSIEUR ! N’ALLEZ PAS VOIR LE CONDUCTEUR !
CONT : (se retourne) Pourquoi ça ?
J : C’est dangereux !
CONT : Ne dis pas de bêtises ! C’est juste des secousses !
J : Je… J’ai entendu le conducteur dire qu’il y avait un court-circuit dans la rame.
CONT : Quoi ?! Arrête ton petit jeu. Ce que tu dis est idiot !

Le contrôleur tenta de reprendre sa route vers la voiture de tête mais Jérémie lui barra le passage.

J : Ne me demandez pas pourquoi ni comment je le sais, mais en aucun cas vous devez aller voir le conducteur !
CONT : (enervé) Bon allez ça suffit ! Laisse-moi passer !
J : Désolé monsieur… C’est pour votre bien…

Jérémie frappa le contrôleur de toutes ses forces à la tête, laissant le cheminot s’écrouler, assommé. Après quoi Jérémie se rendit dans la voiture de tête et interpella un passager.

J : Ecoutez-moi attentivement… Ce train devient incontrôlable, il faut que tous les passagers se rendent à l’arrière du train. Faites passer le message aux autres. On a atteint les 300 Km/h, et dans moins de 120 kilomètres il y a une chicane assez serrée pour faire dérailler le train. Si on reste ici on est tous morts. C’est clair ?
PASS : (paniqué) Oui… Prévenir les autres…
J : Prenez le côté gauche du train, je m’occupe des rangs à droite.

Si l’idée de Jérémie avait du bon, certains passagers cédaient à la panique et tentaient de se rendre un peu trop vite à l’arrière de la rame, créant des bouchons aux portes inter-voitures et par conséquent, des bagarres. Comme si ce n’était pas suffisant, le conducteur faisait son apparition dans le dos du surdoué, possédé par le programme multi-agent. Ce dernier infligea au blondinet à lunettes une violente décharge électrique qui le fit sombrer instantanément dans l’inconscient, au beau milieu d’un wagon en panique.
Alors que la terreur régnait à bord du TGV, sur Lyoko, ou plus précisément sur le territoire du désert, la donne n’était guère meilleure.

TFS : Ulrich ! Tarentule à trois heures !
U : J’ai !
O : (visant un mégatank) Flèche Laser !
Y : (esquivant les tirs ennemis avec l’over Wing) Accroche-toi Aelita !

Tous se battaient sans relâche pour désactiver la tour située à quelques 600 mètres droit devant eux. Tobias tirait avec une précision hors du commun, si bien qu’il abattit trois mégatanks en 2 secondes, Ulrich acheva une tarentule d’un seul coup de sabre. Yumi, profita d’un entre-deux tirs pour envoyer un de ses éventails pulvériser pas moins de deux bloks. Odd se fit dévirtualiser après avoir été touché de plein fouet par le dernier Blok restants et particulièrement coriace avec ça. Tobias se mit immédiatement à couvert. Et s’adressa à son logiciel intelligent qui contrôlait le terminal du supercalculateur.

TFS : LAII. Envoie ma voiture à la gare tout de suite ! Et donne les instructions à Jérémie.
LAII : Votre demande requiert que je me déconnecte du terminal. Validez-vous cet ordre ?
TFS : Déconnecte-toi. Odd saura nous guider et on commence à en voir le bout.
LAII : Instructions confirmées. Déconnexion…

Tobias sortit de sa couverture mais tomba nez-à-nez avec un mégatank qu’il n’eût aucun mal à abattre d’un tir.

O : (essouflé) C’est bon, je suis sur l’ordi ! Vous êtes à moins de 200 mètres de la tour. Tobias, prend mon overboard et essaye de couvrir les filles. Des monstres arrivent droit devant.

Tobias sauta sur l’overboard du blondinet à la mèche violette alors que comme l’avait annoncé ce dernier, un trio de Krabes gardaient jalousement l’entrée de la tour activée.

TFS : Je passe devant les filles. Restez en retrait !
Y : OK ! Fonce !

Le lyokoguerrier habillé en militaire accéléra pour atteindre les deux premiers Krabes avec son fusil d’assaut. Puis après un splendide looping et une magistrale descente en piqué, Tobias sauta de la planche flottante qui s’encastra dans le troisième Krabe le faisant exploser. Son arme sur l’épaule, le fin tireur accueillit les demoiselles en gentleman.

TFS : (ton exagérément courtois) Si Mademoiselle veut bien se donner la peine de désactiver cette tour…
Y : Qu’on puisse revoir Jérémie en un seul morceau !
A : (amusée) Mais avec joie…

Une fois la tour désactivée, Odd exécuta la procédure de matérialisation. Pendant ce temps dans le TGV, Jérémie avait eu le temps de se relever et de profiter de l’inattention de XANA pour rejoindre l’arrière du train.

J : Arrêtez de paniquer ! Si on reste bien à l’arrière, en cas de déraillement on a statistiquement plus de chances de s’en sortir après une collision.
PASS1 : (enervé) Qu’est-ce que t’en sais d’abord ?
PASS2 : (furieux) J’ai pas d’ordres à recevoir d’un gamin !
PASS3 : C’est vrai ça ! Depuis quand c’est toi le chef ?
J : J’ai jamais dit que j’étais le chef ! Seulement si au lieu de paniquer vous preniez le temps de vous concentrer sur l’essentiel, vous auriez probablement remarqué que le train ralentit !
PASS1 : (regarde par la fenêtre, après un temps) Eh ! Il a raison ! Le train ralentit ! Regardez !

Tous les passagers s’agglutinaient contre les vitres et constataient un à un, soulagés que le train ralentissait, et pour cause : Tobias avait lui-même piraté les postes de contrôle depuis le terminal de l’usine pour couper l’alimentation du train. Après que la rame se soit docilement stabilisée à 120 km/h, le hacker en reprit à nouveau le contrôle pour l’amener directement sur Paris. Jérémie consulta son ordinateur qui sonnait une nouvelle fois.

-----------------------------------------------------------
MESSAGE ---------- JEREMIE BELPOIS

Une BMW 330D bleue vous attend à la gare
Montez à bord pour rejoindre Aelita et Tobias.

LAII
-----------------------------------------------------------

Quelques minutes plus tard, le train arrivait enfin en gare. Les passagers descendirent soulagés de retrouver le plancher des vaches.
Mais alors que Jérémie regagnait la sortie, le surdoué se fit interpeller par la sécurité de la gare.

AS : Des passagers disent que vous savez ce qui s’est passé à bord de ce train… Vous voulez bien répondre à nos questions ?
J : Je sais juste que le train est devenu incontrôlable à cause d’un court-circuit dans le système de contrôle.
AS : C’est impossible…
J : (ton inquiétant) Vous préfèreriez que je vous dise qu’un programme multi-agent ait pris le contrôle du train pour le faire dérailler et me tuer, avec les autres passagers ? Si vous souhaitez rester crédible et par conséquent conserver votre emploi, je ne saurais vous recommander que de vous en tenir à la première version.
AS : (déstabilisé) Euh… Hem… Bien. C’était une très bonne idée d’envoyer les passagers à l’arrière du train.
J : Voulez-vous m’excuser ? Je suis attendu…
AS : Bien sûr. Bonne journée.
J : Une dernière chose : Vous devriez envoyer le contrôleur et le machiniste passer une visite médicale et surtout psychologique. Ils ont l’air un peu secoués, je crois même que le conducteur à pris une décharge électrique.

Jérémie contourna l’agent de sécurité puis sortit de la gare et rechercha la voiture qui selon les instructions de LAII devait l’attendre sur le parking. Il repéra quelques pas plus loin la fameuse BMW bleue arborant le prénom de Jérémie sur les ailes arrière. Mais remarquant que personne ne l’attendait à bord il scruta les alentours à la recherche d’un chauffeur quand quelque chose lui percuta légèrement le dos. Il se retourna immédiatement, effrayé, puis constata avec une surprise sans nom que ce qui l’avait frappé n’était ni plus ni moins que la portière arrière-droite, qui venait de s’ouvrir toute seule. Après un dernier coup d’œil alentours, le surdoué glissa sa petite valise dans le véhicule, monta à bord un peu hésitant, puis referma la portière.

LAII : Votre ceinture, s’il vous plaît…
J : (sursaute) LAII ?
LAII : Bienvenue à bord monsieur BELPOIS. Nous pourrons partir dès que votre ceinture sera attachée.

Le surdoué s’exécuta. A peine sa ceinture était-elle bouclée, que le moteur se lança dans un léger vrombissement. Juste sous les vitres avant et arrière, un petit rail de capteurs se dressait pour permettre au logiciel intelligent de piloter la voiture à distance. Après quelques secondes de calculs, l’imposant véhicule sortit lentement du parking et faisait déjà route vers l’usine où l’attendait Tobias et le reste de ses amis. Quelques instants plus tard à l’usine, Tobias observait les alentours de l’édifice puis afficha un sourire radieux en voyant sa voiture s’arrêter lentement à quelques centimètres de ses genoux.

J : (descendant de la voiture) Tobias… Je croyais que tu serais venu me chercher à la gare…
TFS : (souriant) Oui, ça surprend de voir une voiture se conduire toute seule. Mais je préférais gagner un peu de temps pour…
A : (joyeuse) JEREMIE !!

La demoiselle aux cheveux bleus sauta au cou de son petit-ami avant de l’embrasser fougueusement, quitte à le faire tomber à la renverse.

J : (serrant Aelita dans ses bras) Aelita… Mon ange… Mon amour… Tu vas bien ?
A : (joyeuse) Mieux maintenant ! Tu m’as tellement manqué !
J : (tendrement) Toi aussi tu sais…
U : (arrivant près de la voiture) Alors Einstein ? Content d’être de nouveau dans le secteur ?
J : (fixant Aelita dans les yeux) Tu peux même pas imaginer…
TFS : (se dirigeant vers le coffre de sa voiture) Bon, je comptais faire un débriefing rapide mais je pense qu’on pourrait prendre un peu de temps pour apprécier le retour de ce cher Jérémie.

Tobias ouvrit le coffre alors qu’Odd l’observait attentivement, espérant voir une nouvelle merveille de technologie. Mais faute de high-tech, une petite boîte trônait dans un coffre quasiment vide.

O : (intrigué) Qu’est-ce que c’est ? Un ordinateur ?
TFS : Une glacière électrique…
O : (perplexe) Hein ? Une glacière ?
TFS : Quelqu’un veut un soda ?

Tous levèrent la main sans exception si bien qu’en un instant, tous étaient réunis autour de la BMW, redevenue blanche depuis son arrivée à l’usine. Le groupe savourait un soda bien frais et le retour de leur ami en discutant de tout et de rien, de XANA, des nouvelles de Kadic... Toutefois Yumi se risqua à poser une question gênante.

Y : Jérémie. Je repense à un truc… Comme tu es parti de ton école pour surdoués, ils vont te chercher… Non ?
J : (baisse les yeux) Non… J’ai fait en sorte qu’ils me laissent partir sans poser la moindre question…
U : (intrigué) Comment ça ?
J : (gêné) Je… Je préfère ne pas en parler…
O : Quoi ? Tu vas pas nous faire ton G-I Jim, là ?
J : (froidement) N’insiste pas Odd… Je me dégoûte, rien que d’y penser…
A : (compatissante) Raison de plus pour nous en parler… Quoi que tu aies fait on restera tes amis…
J : (sombrement) Puisque vous tenez à le savoir… (soupire) Un jour, j’ai surpris une conversion conversation entre un professeur et le directeur qui disait qu’il ne pouvait pas prendre un élève parce qu’il venait d’un quartier où la criminalité est la plus haute de la ville. Le directeur a ajouté que ses origines ethniques et sociales feraient de la mauvaise publicité à leur établissement…
Prof : Ecoutez Monsieur le Directeur, je suis conscient de ce que pourrais être cet élève… Mais c’est un fait : Il peut être admis dans notre école !
Dir : Ça m’est bien égal. Cet enfant a grandi dans un milieu qui ne le favorise pas socialement. Par ailleurs, s’il venait à créer des troubles, nous perdions notre crédibilité voire pire… Notre budget.
Prof : Alors il n’y a que cela qui compte pour vous ? L’argent ?
Dir : Mais enfin ! Ouvrez donc un peu les yeux ! Si je perds mon budget, dites-moi comment je peux maintenir l’équipement de cette école. Les élèves ont tout ce dont ils ont besoin grâce à moi. Je ne veux pas prendre le risque d’accepter un élève qui peut porter préjudice à l’intégrité de cet établissement ! Falsifiez son dossier, que cela passe pour un échec aux tests d’admission.
Prof : Désolé Monsieur le Directeur. C’est contraire à l’éthique. En ce qui me concerne, je ne veux pas être complice de vos agissements. Si vous souhaitez refuser son dossier, libre à vous. Mais je refuse de falsifier ses résultats. Vous êtes maintenant seul, avec votre conscience…

J’ai découvert par la suite que le dossier avait été refusé. Le dossier mentionnait comme motif, des résultats insuffisants aux tests d’entrée, mais je les ai vérifiés et il aurait dû passer.
Y : (scandalisée) Attends… Mais c’est de la discrimination, ça !
J : (fixe le sol, honteux) J’ai fait une copie intégrale du dossier pour faire chanter le directeur… Notre entente stipule l’autorisation de mon départ ainsi que l’admission d’Ahmed. C’est son nom. Faute de quoi, j’envoyais le dossier à ses parents et aux médias…

Tous restaient silencieux quelques instants. Puis Tobias posa sa canette de soda sur le capot de la voiture et commença à applaudir Jérémie sous les regards médusés des adolescents.

TFS : Bravo à toi Jérémie… Sincèrement. Faut avoir du cran pour faire un truc pareil à ton âge. Quitte à enfreindre la loi, tu as protégé tes intérêts tout en donnant une chance à quelqu’un qui la méritait. C’est très fort ! Et je pense que tu n’as pas à avoir honte de toi. Bien au contraire… Moi je suis assez fier.
J : (interloqué) Mais… J’ai violé la loi… J’ai renoncé à tous mes principes… J’en ai presque vendu mon âme…
A : Et tu as offert à quelqu’un une chance inespérée de devenir peut-être un jour un prix Nobel.
O : C’est vrai ça ! T’as fait un mal pour un bien ! Donc tu es quitte avec toi-même !
Y : Odd a raison Jérémie. En plus ça t’a permis de revenir ici !
U : Ouais ! Il reste juste un détail… Comment tu vas réintégrer Kadic ?
TFS : (malicieux) Ça je m’en charge ! Ce cher Jean-Pierre n’est pas au courant de ton départ… Donc…
J : (réfléchissant) Ben… On pourrait…
A : (du tac au tac)… Se faire passer pour le directeur de Rennes pour forcer ta réintégration !
J : C’est une bonne idée… (baisse la tête) Mais j’en ai assez des mensonges… Et mon père dans cette histoire ? J’veux dire : Comment il va le prendre ? Après tout… Il n’y a qu’une chose que je lui cache… Pour le reste, je ne pourrais pas lui mentir.
O : Bah dis-lui la vérité ! Tu te plaisais pas à Rennes donc tu es revenu ! C’est tout !
J : C’est pas si simple, Odd ! Tu l’as entendu toi-même. Il veut ce qu’il y a de mieux pour moi… Je suis prêt à parier qu’il va tout faire pour me trouver une autre école.
A : (tendrement) Et c’est quoi le mieux pour toi ? Kadic ou Rennes ?
J : (après un temps) Ni l’un, ni l’autre. C’est pas tant l’école qui compte pour moi. Ce qu’il y a de mieux c’est… C’est vous tous. Je me fiche pas mal de qui m’enseigne quoi du moment que vous êtes là… Quand j’étais à Rennes… J’arrêtais pas de penser à vous… Je pleurais toutes les nuits… Même Sissi et ses deux idiots me manquent…

Odd qui buvait une gorgée de soda recracha tout immédiatement, prit d’une violente quinte de toux.

O : Sissi qui te manque ? Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Jérémie BELPOIS ?
Y : Dans un sens il a raison Odd… Même si c’est une vraie peste, sans Sissi on rigolerait moins…
J : Mais le pire… C’est quand je pensais à toi Aelita… J’en pouvais plus de ne pas pouvoir être près de toi…

Aelita, attendrie, se blottit contre le surdoué.

J : Ça me fait du bien d’être enfin revenu…
U : Bah, t’inquiète Einstein ! Nous aussi on est content de te revoir. Surtout Aelita…
TFS : Dites les jeunes… Je ne voudrais pas casser l’ambiance mais le soir tombe. Il vaudrait mieux rentrer. Sinon vous allez vous faire sonner les cloches !
J : Il a raison. Vous faites pas coller à cause de moi.
O : Dis pas de bêtises ! A cet heure-ci Jim doit être encore en train de lire son fichu magazine de Sumos.
U : Venant d’un pachyderme comme lui. C’est plutôt logique.

Le groupe entier se prit d’un fou rire, Jérémie en essuyait même une larme.

U : Bon, à plus tard Jérémie. Et à demain Tobias.
O : Prends soin de ta chérie Einstein.
J : Compte sur moi, Odd !
TFS : Yumi ? Je te dépose ?
Y : Nan, merci. Ça va aller. C’est pas vraiment sur ta route et puis… Je pense que Jérémie a hâte de se retrouver au chaud chez toi avec Aelita.
TFS : Comme tu veux…

Alors que Yumi traversait le pont avec Ulrich et Odd avant de les saluer, Tobias invita les deux amoureux qui venaient de se retrouver à s’installer dans sa voiture qui s’avançait lentement sur le pont. Chacun sa route, chacun une destination. Ulrich et Odd rejoignaient leur chambre, Yumi rentrais chez elle avec un sourire si radieux que sa mère n’avait pas vu depuis un temps maintenant. Quand à Jérémie et Aelita, ils profitèrent de la nuit pour se dire à quel point ils s’étaient manqués l’un l’autre. Quitte à ne pas fermer l’œil, ils préféraient rattraper tout ce temps perdu, s’enlacer, s’embrasser, et profiter pleinement de ce moment unique.

Bon je préfère clore le vingtième chapitre ici et sur une note positive pour changer un peu. Bon j'espère que ma fic vous plaît, en tous cas je ne vois pas beaucoup de commentaires ces temps-ci.
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Stade de Lyokophilisation

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Message 15 Oct 2018, 22:16

Re: Souffrances

Bonjour à tous vous qui lirez ce message.

Tout d'abord, merci à ceux qui ont lu ce texte, depuis sa première page jusqu'à ces dernières lignes. Je ne sais trop comment remercier ces chers lyokofans qui m'ont suivi durant cette période qui m'ont poussé à écrire ces lignes.

Je n'écris pas ce modeste message pour annoncer ma retraite, mais bien au contraire qu'il faudrait que je continue.
Quelques derniers évènements dans ma vie semblent avoir m'avoir écarté de mon objectif: Écrire

Juste écrire. Peu importe ce qui me passe par la tête, quoi qu'il arrive j'ai toujours une idée pour vous.
Voilà un moment que je n'ai alimenté cette fiction et voilà que cela me manque un peu de vous raconter une histoire basée sur l'univers de cette splendide série qui chaque jour nous réunit sur ce site.

Les idées ne manquent pas pour poursuivre cette histoire et j'entends bien vous fournir du contenu à lire.
Je ne me permettrais pas d'abuser de votre patience pour seulement faire remonter cette fanfics en tête des sujets non lus mais pour vous annoncer que je ne cesse de relire mon texte de A à Z en imaginant sans cesse de nouvelles intrigues, de nouveaux personnages, de nouveaux gags (parce qu'ils faut bien rire un peu aussi :lol: )...

J'adresse ce message à tout lyokofan qui me lira: ULRICH1432 n'est pas mort, et de sa plume salvatrice il abreuvera votre soif de lecture !
(Désolé si ça fait un peu prétentieux mais j'adore le côté théâtral :D )
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Stade de Lyokophilisation

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Message 15 Oct 2018, 22:33

Re: Souffrances

Après mûre réflexion (3 minutes en ce qui me concerne :lol: ), je me suis dit qu'il serait bien ingrat de ma part de faire remonter ce sujet sans un peu d'histoire pour vous divertir.

Chapitre 21 - Retour en fanfare... ou pas.


Au collège Kadic, dans la chambre d’Ulrich et Odd, les deux garçons étaient allongés sur leurs lits respectifs, mais aucun d’eux ne parvenait à dormir.

O : T’en penses quoi toi ?
U : (intrigué) De quoi tu parles ?
O : Ben… Du retour de Jérémie… Tu crois vraiment que ça va marcher pour sa réinscription ?
U : (soupire) J’espère en tous cas… Imagine que son père débarque et découvre le pot-aux-roses…
O : C’est vraiment cool qu’il soit revenu. Aelita est tellement belle quand elle sourit…
U : (taquin) Ne me dis pas que tu craques sur Aelita ?
O : (rougissant) Quoi ? Mais non. C’est juste que… Voilà ! Elle est mignonne, c’est tout. Et puis elle est avec Jérémie, et moi avec Samantha.
U : (après un temps, soupire) C’est vrai qu’elle est mignonne… Et elle est aussi douce que Yumi.
O : (moqueur) Qui c’est qu’est amoureux d’Aelita maintenant ?
U : (gêné) Rââh ! La ferme ! C’est juste que… Nan, laisse tomber…
O : Que dalle ! J’laisse rien tomber ! Alors ? Oui ou non ?
U : Quoi « oui ou non » ?
O : T’es amoureux, pas vrai ?
U : Ben… Tu te souviens la fois où je l’ai emmené à l’infirmerie pendant le cours d’histoire ?
O : Ouais… Et alors ?
U : (gêné) C’est-à-dire que… Sur le coup de l’émotion… Elle m’a embrassé.
O : Wouah ! T’es sérieux ? Tu les fais toutes tomber ma parole ! C’est quoi ta technique ?
U : Le pire… C’est qu’après c’est moi qui l’ai embrassé.
O : (choqué) T’as pas fait ça ? Mais ils vont dire quoi Jérémie et Yumi ?
U : Ils sont déjà au courant… Mais c’était assez bizarre. Je m’en voulais de faire ça à Yumi et Jérémie. Mais en même temps, quand on s’embrassait Aelita et moi… C’était très agréable… Elle est très douce et…
O : (inquiet) Ulrich… T’es vraiment amoureux d’Aelita ?
U : (abattu) Je crois que oui Odd… Mais… Tu gardes ça pour toi, ok ?
O : (hésitant) Ben… Euh… Ok… Mais t’es amoureux genre… Complètement fou ou juste un peu ?
U : C’est ça le problème… J’en sais trop rien.
O : Aïe aïe aïe…


Le lendemain matin, les deux garçons étaient vite levés, et pour cause : ils avaient passés une nuit blanche. Mais apparemment aucun membre du groupe n’avait réussi à dormir sinon Aelita qui affichait une mine radieuse en retrouvant Yumi, Ulrich et Odd.

A : (joyeuse) Ah ! Ça y est c’est le grand jour !
Y : Comment ça ?
A : Ben… Tu sais bien ! Le plan pour Jérémie…
O : T’as réussi à dormir toi ?
A : Ben oui, pourquoi ? Pas vous ?
U : Nan, on n’a pas fermé l’œil de la nuit…
Y : Même moi j’ai pas pu dormir.
O : Et ce cher Tobias ?
A : Il arrive un peu plus tard. A ce propos, il m’a chargé de vous dire que quand vous êtes au collège vous devez l’appeler Benoît. Même quand il n’est pas là…
S : Ben ça alors ! Aelita ! Quel changement de look ! Et ces cheveux… Tu as mangé un schtroumpf ?

Sissi venait de faire son apparition dans le dos de la demoiselle et détaillait chaque partie de son corps en y allant de bon cœur sur ses commentaires faussement élogieux.

Y : Dis donc Sissi. T’as vu la une du journal ? Ils disent que t’es conne comme une brique et qu’on aurait assez de ton cerveau pour reconstruire la muraille de chine.

Comme d’accoutumée, Ulrich, Odd, Aelita et Yumi explosèrent de rire, mais cette fois Sissi ne s’avoua pas vaincue.

S : (narquoise) Très drôle ! Au fait Odd… C’est qui Tobias ?

Le petit groupe cessa de rire instantanément et fixait Sissi avec des visages écarlates.

S : (air faux) Oh… Aurais-je touché une corde sensible ? Alors ? Vous voulez pas me répondre ?
U : C’est personne… Et je te conseille de dégager d’ici et en vitesse…

A cet instant Nicolas se plaça devant la fille du proviseur frappant la paume de sa main.

N : Sinon quoi ?
Y : (menaçante) Sinon Ulrich, Odd et moi nous serons renvoyés parce que si t’es encore là dans les dix prochaines secondes vous allez finir votre année dans une ambulance…
S : (air faux) Ouh… Tu oserais vraiment me frapper mon Ulrich ? Moi ? La fille du proviseur ?
U : (bouillant de rage) A vrai dire je me demande encore pourquoi c’est pas déjà fait…

Mais la fille du proviseur n’avait pas abattu se dernière carte : prête à réveiller toute leurs animosités pour déclencher un lapsus. Elle se pencha sur Ulrich, à quelques centimètres de ses lèvres et faisaient marcher ses doigts le long de son torse.

S : (sensuellement) Allez, Ulrich… Toi tu peux me le dire… Ça restera entre nous… (Lance un regard provocateur à Yumi) Comme toutes ces autres choses qui sont restées entre nous…

Yumi était à bout. Elle attrapa Sissi par le col et la projeta au sol sans le moindre ménagement avant de se placer face au trio de maîtres chanteurs en posture de combat.
Mais la fille du proviseur affichait un sourire satisfait qui surprenait tout le monde. Elle leva son bras qui semblait avoir souffert après cette chute.

S : (narquoise) Oh zut alors… On dirait que je suis blessée… Nicolas, tu veux bien m’accompagner à l’infirmerie pendant qu’Hervé va chercher mon père ?

Ainsi Sissi et ses deux acolytes s’éloignèrent de la jeune japonaise encore débordante de rage. Cette dernière se retourna vivement et attrapa Ulrich par sa chemise.

Y : (furieuse) Tu veux bien me dire de quoi elle parlait ?
U : (se débattant) Argh ! Mais Yumi… Qu’est-ce qui te prend ?
Y : (furieuse, secouant Ulrich) Fais pas l’innocent ! C’est quoi « toutes ces choses qui sont restées entre vous » ? Réponds ! Sinon tu y passes toi aussi !
U : (se débattant) Je sais même pas de quoi elle parle… Enfin ! Tu connais Sissi ! Elle ferait n’importe quoi pour nous séparer.
Y : Alors donne-moi une bonne raison de ne pas céder à son désir…
U : Yumi ! Je t’en prie ! Je t’aime ! Je suis heureux avec toi ! Pourquoi je sortirais avec Sissi ?
Y : Tas pas trouvé mieux ?
O : Ben, y a mieux mais ça va plaire à personne…
Y : (se tournant vers Odd) Quoi ? De quoi tu parles Odd ?
O : Il n’y a qu’une fille à part toi dont Ulrich puisse tomber amoureux… Et c’est pas Sissi…
U : ODD ! Je t’avais dit de la fermer !

Yumi pleurait de rage et commençait à trembler de tout son corps.

Y : C’est qui ? Emilie ?
O : Je peux rien dire… J’ai promis à Ulrich !
Y : (brûlante de rage) Tu préfères quoi ? Me répondre ou finir à l’hôpital ?
A : (paniquée) Enfin Yumi ! Contrôle-toi ! T’as assez d’ennuis comme ça !
Y : Je suis déjà sûre d’être virée à cause de l’autre vipère. Alors reste en dehors de ça Aelita ! Et toi Odd, t’as intérêt de répondre. Et vite !
O : (désolé) J’peux pas !

Yumi envoya son poing droit vers le visage d’Odd qui se mit à hurler.

O : C’EST AELITAAAAAAAAAA !!!!!


Voilà, c'est peu j'entends bien, mais je tenais à ce que vous sachiez que je n'ai pas abandonné ma chère fanfic et encore moins ceux sans qui je n'aurais pas réalisé que j'avais encore envie d'écrire: vous !
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