A quand la fin de cette vie?

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Tueur de Blocks

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Message 30 Juil 2006, 19:43

A quand la fin de cette vie?

Dimanche, 9h.

Au collège Kadic, tous dormaient. Les derniers jours n’avaient pas été les plus calmes pour les cinq amis et ils profitaient justement de ce congé pour récupérer. Ulrich et Odd dormaient à point fermé tandis qu’Aelita et Jérémie étaient debout depuis plus d’une heure, scannant et analysant les données de leur dernière escapade sur Lyoko. Le problème était que Xana intensifiait ces attaques, mettant à bout nerveusement les cinq adolescents. Cela se ressentait aussi au niveau des couples : Ulrich et Yumi se disputaient assez souvent. Quand au pauvre Odd, il devait supportait l’humeur de plus en plus massacrante de son meilleur ami.

Yumi se réveilla, heureuse d’avoir pu enfin faire une grasse matinée. Elle descendit les escaliers et trouva ses parents attablés. Ils discutaient des nouvelles du matin puis sourirent à leur fille quand celle-ci se joignit à la table. Hiroki dormait toujours.
Y- Bonjour ‘pa ; bonjour ‘man !
Mr Ishyama : Yumi, ma chérie. Nous aimerions te parler sérieusement.
Yumi sentit que quelque chose n’allait pas. Elle les regarda sans rien dire.
Mme I - Ton père et moi, nous nous inquiétons beaucoup pour toi. Tu es très fatiguée de ces temps-ci et tes résultats sont en baisse. Yumi, ma chérie, as-tu un problème ?
Y (pensée) - non à part que je risque ma vie tous les jours, qu’Ulrich ne me parle plus et que…
Mr I - Yumi ?
Y- Non, tout va bien, je vous assure. J’ai du attraper quelque chose…
Mr I- Yumi, en fait, on a réfléchi depuis longtemps et on s’est dit qu’il vaudrait mieux pour toi de changer d’air.
Yumi faillit s’étrangler en buvant son bol de lait.
-Quoi ? Vous voulez me faire changer d’école ?
-Yumi, baisse le ton s’il te plait. Il vaudrait mieux que tu ailles dans un internat d’un collège privé.
-Non mais ça ne va pas la tête ? Et mes amis ? Je les verrais quand ?
-Yumi, depuis que tu es avec eux, ton niveau scolaire ne fait que baisser…
-Jamais j’irais dans ce bahut de bourges !
Elle se leva furieuse pour aller dans sa chambre. Tout en partant, elle entendit dans son dos, la voix de son père :
-Yumi, ne parle pas comme ça !

Elle pleura sur son lit. La belle japonaise avait vécu tant de choses avec ses amis qu’elle ne voulait à aucun prix les perdre. Même si avec Ulrich, c’était plus pareil. Ils ne se parlaient quasiment plus. Mais comment était-ce arrivé ? Yumi se coucha et repensa à tout ce qui s’était passé.
La jalousie d’Ulrich et ses reproches vis-à-vis de William.
La jubilation de Sissi.
La tension et l’énervement dû à ce satané Xana.
Le baisé d’Ulrich avec Noémie.
Elle, embrassant William par vengeance.
Ses parents qui voulaient la mettre ailleurs.

Un bruit la fit sortir de ses pensées. On frappa à sa porte. Elle essuya ses larmes tout en tentant de dissimuler son mal-être.
Y- Oui ?
Sa mère entra.
Mme I- Yumi…Je peux te parler ?
Y- Au point où j’en suis…
Mme I- Yumi, je sais que la décision de ton père ne te plait pas. Mais réfléchis bien. Ton avenir est en train de se décider. Et puis ton père ne t’a pas tout dit.
Y- Quoi ?
Mme I- Yumi, ton père a été muté.
Y- Où ça ?
Mme I- Au Japon.
Yumi la regarda avec stupéfaction. Elle hurla tout en tentant de retenir ses larmes.
-Mais…c’est pas possible…je veux pas…je vais perdre mes amis…
-Yumi, à moi non plus ça ne me fait pas plaisir, mais maintenant que tu es grande, je peux te parler plus librement. Yumi, si ton père n’accepte pas ce poste, nous ne pourrons plus suivre financièrement.
Yumi se laissa aller dans les bras de sa mère. Elle pleurait désormais. Ce n’était plus une petite fille, certes, mais ce n’était pas encore une adulte. Etre ado, c’est aussi avoir mal.
Sa mère la rassura tout en lui caressant les cheveux. Puis, sa fille se détacha de l’étreinte et regarda sa mère après avoir essuyé ses larmes.
Y- On part quand ?
Mme I- Dans une semaine.
Y- Ah…
Puis, aussi discrètement qu’elle était rentrée, Mme Ishyiama se leva et sortit en souriant à sa fille. Elle voulait la laisser un peu seule. La jeune japonaise se laissa tomber sur son lit et regarda la photo qu’elle avait à côté de son lit : le groupe, du temps où ils étaient heureux. Car le problème de Yumi, c’est que, pour le moment, elle n’était pas heureuse. Et si ce départ lui était bénéfique ? Elle chassa immédiatement cette idée. Elle voulait parler. Mais à qui ? Ulrich ? Non, ils ne se parlaient plus. Juste courtois. Aelita ? Elle était trop occupée avec Jérémie à surveiller Xana. Odd ? Pourquoi pas… Mais elle allait croiser Ulrich. Chose qu’elle n’avait pas besoin pour le moment.

Jérémie et Aelita se trouvaient dans la chambre du petit génie à scruter les aléas de Xana. Cela faisait plusieurs jours qu’il activait des tours sans passer à l’attaque sur terre. Ce qui inquiétait fortement les deux amoureux car ils se préparaient à quelque chose d’énorme. Et le moral n’étant pas de la partie, c’était pas toujours simple de se battre sur Lyoko. Surtout avec l’ambiance version banquise entre Ulrich et Yumi.
A-Jérémie ?
J- Oui ?
A- Tu crois qu’ils ne s’aiment plus ?
J- Aelita, c’est pas parce qu’ils se disputent souvent qu’ils ne s’aiment plus. Il faudrait déjà qu’ils se l’avouent…
A- C’est comme nous alors…
Jérémie se décolla de l’écran pour se mettre face à son amie. Il était rouge mais la regarda droit dans les yeux :
J- Aelita, tu sais, c’est normal que dans un couple, il y ait des disputes…
A- On est un couple Jérémie ?
Cette phrase fit perdre les pédales à Jérémie, il était rouge de confusion. Il aurait bien voulu que la terre s’ouvre et l’aspire. Mais Aelita rigolait.
-T’es trop mignon quand tu rougis.
Et là, elle fit la chose la plus inattendue. Elle l’embrassa. Après un court mais exquis instant, leurs lèvres se décollèrent. Jérémie ne dit pas un mot et Aelita commençait à s’inquiéter.
A-tu n’as pas aimé…J’ai jamais embrassé, Jérémie…
Ce dernier la regarda droit dans les yeux et lui dit :
J- C’était très bien Aelita. Je ne savais pas que tu …
A- Que j’éprouvais un étrange sentiment quand je suis avec toi ? Je me sens tellement bien en ta compagnie, Jérémie.
Le génie blond devint encore plus rouge qu’avant.
J- Ah… bah… ben euh…
Elle l’embrassa à nouveau puis sourit en lui disant :
A- Comme ça, tu ne bafouilles plus.
Ils rigolèrent à deux.

Ulrich ne dormait plus. Lui aussi, il repensait aux évènements passés. En fait, il se demandait comment la situation avait pu déraper. Comment il avait pu embrasser Noémie et ce, devant Yumi. Elle était restée de marbre, comme si elle y était insensible. Mais son attitude trahissait son trouble. Elle était froide avec lui et passait de plus en plus de temps avec William. Elle le fuyait. Mais elle ne lui avait pas laissé le temps de s’expliquer. Et depuis, ils ne se parlaient plus. Il était en colère contre elle car elle avait embrassé William sous ses yeux pour lui montrer combien ça fait mal de se voir être trahi. Elle s’était ainsi vengée de lui. Et puis, depuis quelque temps, bien avant cela, elle le délaissait. Il ne lui avait jamais avoué ses sentiments et maintenant il le payait assez cher. Il réfléchissait, couché sur son lit en fixant le plafond. Comment se sortir de cette situation ? Il la détestait parce qu’elle le faisait souffrir à jouer avec lui. En fait, leur silence sur leurs sentiments réciproques allait les détruire. Il se leva, décidé à se changer les idées. Il regarda son voisin dormir et surtout ronflé comme un ours.
Il sortit dans le couloir, croisa Noémie qui lui fit un sourire assez gêné. Elle était belle, différente de Yumi mais assez mignonne. C’était son amour d’enfance. Et Ulrich pensait bien qu’elle en pinçait toujours pour lui. Après tout, c’était elle qui l’avait embrassé.

Un signal sonore sortit de leur petit nuage les deux amoureux. Xana avait activé une tour. Jérémie vérifia immédiatement de quel territoire il s’agissait. Territoire Carthage.
J- C’est étrange.
A- Quoi, Jérémie ?
J- C’est très rare que Xana plante une tour sur Carthage, surtout parce que sa base de données s’y trouvait. C’était donc très risqué de sa part, à moins qu’il ait un plan.
A- Il faut appeler les autres. Quoi qu’il se passe, il faut aller sur Lyoko.
J- Aelita, tu resteras ici, c’est trop risqué pour toi. Imagine que ce soit un piège pour que la méduse te prenne la mémoire.
A- Tu t’en fais trop, Jérémie. On verra bien.
Elle l’embrassa sur la joue afin de le rassurer. Celui-i devint rouge puis prit son portable.
Il envoya un message sur celui d’Ulrich et de Yumi.

Celle-ci fut sortie de sa léthargie par un signal annonçant la réception d’un message. La mélancolie qui la submergeait ces derniers jours était en train de la précipiter dans un mur, auquel il n’y avait pas de retour. Elle allait mal mais le cachait. Ses bras étaient ses seuls témoins. Mais ça encore, elle arrivait à le dissimuler grâce à ses longues manches. Il s’agissait du seul moyen par lequel elle pouvait exprimer sa souffrance. Mais c’était un cercle vicieux.
Yumi n’aimait plus la vie qu’elle avait. Quand elle se regardait dans la glace, elle détestait se voir avec ces yeux rouges et cette fatigue.
La japonaise finit le bandage de ses bras et alla voir le message. Xana attaque. Rdv Usine 10 min.
Yumi soupira. Encore une attaque, encore à devoir se battre, encore à devoir le supporter. Encore souffrir. Elle espérait que cela se termine. Quoi qu’il en soit, elle avait pris sa décision. Elle avait beau se voiler la face, les petites taches rouges qui traversaient les bandages la ramenèrent à la réalité. Elle s’autodétruisait. Elle devait mettre fin à sa souffrance. Et la meilleure solution était de partir. Sinon…
Elle enfila un pull noir, descendit dans la cuisine et lança à ses parents:
Y- Je sors.
Puis s’arrêta à la porte, regarda son père qui était en train de lire et dit d’une voix triste :
Y- C’est d’accord pour le Japon.
Son père releva les yeux, étonné d’un tel retournement de situation. Il crut, un instant, voir du désespoir dans les yeux de sa fille. Mais quand il voulut prononcer un mot, elle était déjà bien loin.

Ulrich fut, lui aussi, sorti de ses pensées au signal du message. Il le lut et se dit qu’il allait encore devoir la croiser, la voir, alors qu’il aimerait la prendre dans ses bras, l’embrasser. Mais il ne pouvait pas. Et quand il était à ses côtés, il ne pouvait qu’être blessant envers elle. Sans doute était-ce le seul moyen pour lui d’exprimer combien il souffrait à cause d’elle. De son attitude de marbre.
Ulrich réveilla Odd après avoir lu le message.
U- Odd, réveille-toi !
O- On est dimanche, je peux dormir…
U- Odd, Xana attaque. On doit aller à l’usine.
O- C’est dingue ça. Xana qui attaque le matin maintenant. Il ne nous laissera jamais tranquilles !
Odd grognait tout en s’extirpant de son lit. Il s’habilla en quatrième vitesse pendant qu’Ulrich était parti chercher des croissants pour eux déjeuner. Puis ils sortirent, direction l’usine.

Quand les deux meilleurs amis entrèrent dans la salle des ordinateurs, seuls Jérémie et Aelita les attendaient.
A-Yumi ne va pas tarder.
Ulrich ne réagit pas.
J- Je vous fais le topo. Xana a activé une tour sur Carthage. Il faut que deux d’entre vous aille là-bas. Et ça sera Yumi et Ulrich.
U- Quoi ?
J- Ulrich, on n’a pas le temps de se disputer. Tu files dans les scanners. Je te téléporte sur Lyoko. Yumi t’y rejoindra après.
U- Mais je…
J- Ulrich, vas-y. On n’a pas de temps à perdre.
S’y résignant, le beau brun prit le monte-charge en direction des scanners.
Pendant ce temps, Odd s’approcha de l’écran.
O- Tu veux faire un massacre ou quoi ?
A- Il a raison, Jérémie, pourquoi les envoyer ?
J- Pour qu’ils se rendent compte que s’ils ne règlent pas leurs problèmes, ils n’arriveront à rien. Et puis, pour une fois, Odd nous tiendra compagnie. J’ai confiance en eux.
Transfert.
Scanner Ulrich.
Yumi arriva. Elle avait, durant tout son parcours jusqu’à l’usine, fait en sorte que rie ne se remarque sur son visage. Elle vit à la tête de Jérémie qu’elle devait aller sur Lyoko. C’est pourquoi, elle se dirigea automatiquement vers les scanners. Elle ignorait qu’elle y rejoindrait Ulrich.
Virtualisation.
Le samouraï atterrit sur le territoire forêt.
Transfert.
Scanner Yumi.
Virtualisation.
La belle geisha arriva sur le même territoire quelques minutes après.
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Tueur de Blocks

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Message 31 Juil 2006, 20:28

euh...no critiques? no commentaires? je l'oublie sinon...
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Message 31 Juil 2006, 20:40

vaan^^antechrist

a ça non ! surtout pas. j'avais pas mis de commentaires parce que moi je suis un peu flemard et que pour ce genre de poste il faut réfléchir un minimum :roll: .
je te l'ai peut-être déjà dit dans la 1ère version de nocturne mais j'aime bien ton style d'écriture.
la description est suffisante : ni trop ni trop peux, et tu parles bien des sentiments des personnages.

une dernière chose : continue :!: surtout ne t'arrète pas :o

Tueur de Blocks

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Message 31 Juil 2006, 20:42

super!merci même si t'es le seul, je continuerais^^
moi aussi je suis flemarde pour les commentaires (pas bien, je sais)
merci bcp en tout ca, je cherche la suite
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Message 31 Juil 2006, 20:46

vaan^^antechrist

je ne suis sans doute pas le seul. c'est juste que je surveille 15h sur 24 les fanfics 8) il faut juste laisser aux autres le temps de la voir et de la lire (parce que avec nocturne ton pseudo doit maintenant être bien connu du côté fanfics)

Tueur de Blocks

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Message 31 Juil 2006, 22:24

Yumi se virtualisa et remarqua la présence d’Ulrich. Mais elle ne dit rien. A quoi bon ? Leur relation était devenue si glaciale. Elle se résumait à juste se saluer. La japonaise regrettait leur complicité. Elle lui manquait tellement. Mais c’était trop tard, tout était bel et bien fini. Elle soupira.
Y (pensée)- Plus vite ça sera fait, plus vite cette situation sera finie.
C’est pourquoi, elle décida de rester de marbre et d’accomplir sa mission. Car c’était à cela que se résumait sa vie pour le moment. Faire ce qu’on attendait d’elle.
Ulrich ne la regardait pas. Il ne dit rien non plus. Il savait que s’il ouvrait la bouche, il s’emporterait contre elle. Il était furieux contre Jérémie de les avoir mis dans une telle situation. Mais, comme Yumi, il restait impassible et agirait de manière à en finir le plus vite.
Jérémie les fit sortir de leurs pensées.
J- Ulrich, Yumi, je vous envoie l’overbike et l’overwind. Vous irez au bout du territoire et là, je vous enverrais sur carthage.
Y- ok.
U- ça marche.
Les deux véhicules leur apparurent sur-le-champ. Chacun grimpa sur le sien et se dirigèrent vers le lieu indiqué par leur ami. Et quelques secondes plus tard, ils arrivèrent sur le cinquième territoire de Lyoko.
Le sol tournait jusqu’à ce que l’entrée se dessine. Le compte à rebours commença.
J- Vous avez trois minutes. Alors, dépêchez-vous !
Les deux adolescents s’y engouffrèrent pour arriver dans la salle où se trouvait la clé. Mais bizarrement, rien ne bougeait. Tout était placé de manière à former une plate forme, de ce qui a de plus horizontal qui soit. Ulrich, d’un naturel méfiant, scruta l’ensemble tout en marmonnant un « c’est pas normal ». Yumi se disait la même chose mais se rappela que le temps passait et que la clé allait être perdue. Car le but de leur expédition était bien de localiser la tour. Elle s’avança en faisant un pas, puis un autre et ainsi de suite. Elle attendait. Mais rien ne se passa.
Y- Jérémie, est-ce qu’on a de la compagnie ?
J- Non et c’est très bizarre. Je ne détecte rien sur mon écran. Quoi qu’il en soit, enclenchez la clé ! Il faut trouver cette tour avant que Xana ne s’en prenne sur terre.
Ulrich la regarda tout en écoutant puis s’avança pour ne pas passer pour le dernier des idiots froussards.
Yumi se mit à courir mais Ulrich l’avait distancée avec son super-sprint. Il arriva à hauteur de la paroi qui recelait la clé. Il s’apprêtait à sauter quand il sentit toute la pièce bouger. Elle tremblait.
Un signal sonore émit sur l’écran du petit génie.
O- Qu’est-ce qui se passe ?
J- Je ne sais pas, j’y comprends rien.
A- Regardez !
Un message venait d’apparaître : la vérité demande du temps…
O- Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?
J- Ca va là-bas ?
Aucune réponse.
J- Manquait plus que ça ! La connexion est coupée.
Aelita mit sa main sur celle de son amoureux et murmura :
A- Jérémie, j’ai un mauvais pressentiment.
Odd mit sa main sur son épaule pour la rassurer tout en continuant de scruter l’écran à la recherche des signes de vies de leurs amis.

Sur lyoko
Tout tremblait. Ulrich et Yumi tentaient de rester debout. Puis plus rien. Le calme.
Y- C’est vraiment bizarre…
(Enfin, elle ouvrait sa bouche), pensait Ulrich. Puis, ce dernier se dirigea vers la paroi de la clé. Il allait sauter quand il entendit un bruit sourd et un cri. Il se retourna et vit Yumi en très mauvaise posture. Elle allait tomber dans un trou obscur. Ne sachant pas si c’était de la mer numérique ou non, il voulut se précipiter vers elle quand elle le stoppa net :
Y- Ulrich, appuie sur la clé !
U- Yumi, tu vas tomber ! La clé est moins importante. Si tu tombes dans la mer numérique…
Y- Va appuyer sur cette foutue clé !
U- Yumi…
Y- Vas-y, ça ira !
Elle hurlait de rage. Non pas envers son ami mais parce qu’elle s’était fait avoir comme une débutante. A quoi servaient toutes ses nuits passées dans ce monde virtuel si elle n’en retient rien ?
Elle se rattrapait aux bords grâce à cette rage et se hissait tant bien que mal Pendant ce temps, Ulrich grimpa sur la paroi et parvint à enfoncer la clé. Soudain, Yumi sentit une force l’agripper à sa jambe, ce qui la fit hurler. Ulrich se retourna et vit avec horreur que Yumi était lentement emportée vers le trou. Il descendit en trombe et se précipita sur elle. Il agrippa ses mains et la tira vers lui quand il reçut une attaque dans le dos d’un monstre de ce territoire. Il lâcha prise et tenta de riposter pour ne pas se faire dévirtualiser tandis que Yumi tombait dans un trou noir. Il atteignit sa cible mais quand il se retourna, le trou s’était refermé. Comme s’il n’avait rien eu. Le beau brun hurla le nom de sa bien-aimée tout en tapant avec son sabre contre le sol. Mais rien n’y faisait.

De leur côté, la connexion se rétablit. Jérémie pu reprendre contact avec Ulrich.
J- Ulrich ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
U- Je ne sais pas…Yumi n’est plus là. Dis-moi qu’elle est aux scanners !
O- Je vais voir…
A- Ulrich, sa carte de vie est toujours à l’écran. C’est qu’elle est encore sur Lyoko.
U- Où ça alors ? Il n’y a rien ici ! Il hurlait.
J- Ulrich, calme-toi ! Il faut d’abord retrouver cette tour. Je t’envoie Odd.
Odd arriva aux scanners. Rien. Personne.
O- C’est très étrange…
Il remonta et s’approcha de ses amis. Ces derniers s’étaient retournés sur lui mais il fit non de la tête.
Soudain, un autre message arriva : …et des sacrifices. Le temps effacera les blessures…
Tous restèrent silencieux. Ils commençaient à paniquer. Ce n’était pas le genre de Xana à envoyer de tels messages.
J- Mais qu’est-ce que c’est que ce truc !
O- Bon, je vais sur Lyoko.
Juste à ce moment-là, la tour vira au blanc. Une fenêtre s’ouvrit sur l’écran. « Tour désactivée. »
J- Mais qu’est-ce qui se passe à la fin ?
A- Odd, il vaut mieux que tu restes ici. Jérémie, ramène Ulrich. Ca ne sert plus à rien.
J- Tu as raison.
Il afficha la carte de vie du samouraï et enclencha sa dévertualisation.
Quelques minutes plus tard, ce dernier apparut aux scanners. Il se retint de tomber et de pleurer aussi. Il l’avait fait tellement depuis qu’il s’était disputé avec Yumi.
U- Yumi…pardon…Je regrette tellement…
Il se dirigea vers la salle des ordinateurs.
Quand il arriva devant les autres, il était abattu mais ne disait rien et baissait ses yeux. Il s’approcha de l’écran, cherchant tout comme ses amis ce qui était advenu de leur amie.
Pendant des heures, Jérémie scanna Lyoko à la recherche de la japonaise. Rien. Même Xana ne se manifestait pas. Que lui était-il arrivé ? Et quel était ce monstre qui l’a agrippé ? Ulrich ne l’avait jamais vu. Il était resté silencieux. En fait, il repensait à la dernière discussion avec Yumi. Enfin, leur dernière dispute de la veille.

Samedi.
Yumi était assise dans le parc en train de lire. Elle voulait échapper au stress de l’école et voulait surtout profiter de cette belle journée de soleil. Elle était assise en tailleur et était en train de lire un livre sur les traditions culturelles du Japon quand elle entendit une voix :
- A ben je te cherchais depuis des heures !
William.
Y- Moi aussi je suis contente de te voir.
- Yumi, maintenant que je sais que tu éprouves la même chose que moi., pourquoi ne sortons-nous pas ensemble ?
La jeune fille se releva et ferma son livre.
- William, si je t’ai embrassé, c’est parce que je voulais me venger d’Ulrich. Je n’éprouve rien pour toi, je suis désolée.
Elle partit vers la sortie du parc quand elle fut retenue par son ami. Ce dernier ne se laissa pas démonter aussi facilement.
-Lâche-moi William, tu me fais mal !
Mais il resserrait son emprise, juste là où elle avait ses bandages.
- Yumi, ton baiser était tout sauf semblant. Tu m’aimes et je vais te prouver que tu aimes m’embrasser !
Il l’embrassa de force. Elle avait beau se débattre, elle avait trop mal à ses bras et cessa de lutter en espérant que ça soit vite fini.
Mais Ulrich avait tout vu. Et évidemment, il interpréta mal ce baiser forcé.
Il la regarda avec fureur et dégoût. Il lui lança :
-Et moi qui venais te parler ! Mais tu as mieux à faire apparemment. Tu sais quoi Yumi ? Va te faire voir ! Tu me dégoûtes et je ne veux plus entendre parler de toi ! Tu n’es plus rien ! Rien, tu m’entends ? Tu m’as toujours dit qu’il n’y avait rien entre vous, c’est pas ce qui se passe apparemment ! Tu n’as fait que me mentir. Tu t’es servi de moi. J’en ai marre !Je vais te dire une chose, Noémie, elle est plus cool que toi et plus sympa. Tu ne lui arrives même pas à la cheville. Alors, ne t étonnes pas si je prends moi aussi du bon temps !

Il se souvint juste qu’elle l’avait regardé sans rien rétorquer. Elle était restée interdite. Puis au bout d’une minute avait ramassé ses affaires et était partie. Il était tellement énervé sur elle.

Odd le sortit de sa rêverie.
O- Ulrich…Oh Ulrich ! Il faut rentrer maintenant. On doit aller dormir sinon Jim va nous passer un de ces savons.
Ulrich leva la tête vers Odd. Jérémie et Aelita étaient devant le monte-charge.
U- On l’abandonne, c’est ça !
J- Ulrich, on a cherché partout ! Elle est introuvable. On recommencera demain.
A- Allez, viens Ulrich…
Les quatre amis sortirent de l’usine en direction du collège. Quelques minutes plus tard, un énorme halo lumineux engloba la salle des scanners dont l’un d'eux s’ouvrit.
Dernière édition par Gini le 31 Juil 2006, 22:54, édité 1 fois.
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Message 31 Juil 2006, 22:45

vaan^^antechrist

pareil que la pour la partie précédente, sauf que...suspence suspence ! le récit avance plutôt vite mais au moin sa nous tient en haleine.
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Tueur de Blocks

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Message 02 Aoû 2006, 16:37

Allez, je me lance ^^

Alors que dire... très bonne fan fic (très bon début en tout cas) comme d'habitude, c'est bien écrit, bien décrit, clair, etc... :)

Le seul truc qui m'a un peu "choquée" (si on peut dire ça comme ça ^^), c'est le passage où Yumi se scarifie... jamais ça ne m'avait traversé l'esprit qu'elle aurait été capable d'un tel acte !

Mais sinon, c'est que du bon, du très bon même (quel gonflé ce William quand-même lol) ! Continue ainsi, on veut savoir ce qu'il est arrivé à notre pauvre Yumi ! ;)
Partitions des musiques de Code Lyoko :
Un monde sans danger : Sur codelyoko.net ou bien ici
S'envoler (générique de fin des saisons 2 et 3) : Sur codelyoko.net ou bien ici

Projet en cours : "Code Lyoko : Le résumé idiot"
Progression : En stand by pour l'instant

Tueur de Blocks

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Message 02 Aoû 2006, 20:57

Lundi matin

Jérémie et Aelita étant déjà prêts, s’étaient assis sur un banc dans la cour. Odd et Ulrich finissaient de manger et devaient encore prendre leurs sacs. Ils les rejoindraient après. Le petit génie cherchait sur le pc ce qui s’était passé sur Lyoko. Mais rien ne s’afficha. Tout était, on ne peut plus normal, ce qui fit soupirer Jérémie.
A- On ne sait rien faire de plus. On ira à l’usine après les cours…
Elle tentait de le rassurer. Il leva les yeux vers elle et l’embrassa quand ils entendirent :
- Salut les amoureux !
Ils sursautèrent et regardèrent l’origine de la voix.
A & J- Yumi ???
Y- Ben quoi ? Vous en faites une tête !
J- Tu vas bien ?
Y- Ben ça se voit, non ? On dirait vraiment que vous avez vu un fantôme…
A- Comment es-tu revenue ?
Y- D’où ?
J- De Lyoko ! On t’avait perdu !
Y- Mais j’ai pas été sur Lyoko depuis vendredi…Enfin, Jérémie, tu te souviens, vendredi, on a été sur la banquise…non ?
Jérémie allait rétorquer quand Aelita lui coupa la parole.
A- Ah oui ! On est juste un peu fatigué…alors on mélange…
Y- Bah pas grave. Bon je vous laisse.
J- Tu n’attends pas Ulrich et Odd ?
Y- Je ne crois pas qu’après son engeulade de samedi, il me parle encore. Et de toute façon, c’est trop tard. Je préfère l’éviter. Bisoux les amoureux.
Et Yumi s’en alla, de la même manière que les autres jours.
J- Aelita, elle est vraiment bizarre. Soit ce n’est pas notre Yumi…
A- Soit elle a perdue la mémoire…
- Qui a perdu la mémoire ?
Odd et Ulrich venaient d’arriver.
O- Ben alors, c’était qui ?
U- Vous devriez voir votre tête…
Jérémie et Aelita se regardèrent, se demandant s’il fallait leur dire…Mais Jérémie prit la parole :
J- Yumi…
U- Quoi ? Elle est là ?
O- Elle est revenue ?
A- Oui. Mais le problème, c’est qu’elle ne se souvient pas d’hier.
O- Oula, ça pose problème… Si elle ne sait pas ce qui lui ait arrivé, qui le saura…
Ulrich ne disait rien. Entre-temps, il aurait été fou de joie de la revoir mais ils étaient arrivés à un point de non-retour…Il lui avait dit des choses si blessantes qu’il regrettait évidemment. Mais le mal était fait.
La cloche sonna, annonçant une énième journée de cours. Mais celle-ci ne se passa pas trop lentement. A midi, aucune trace de Yumi. Ulrich n’en était pas très étonné. Elle l’évitait. Même William se demandait où elle était.
Quand la cloche sonna la fin de la journée, les quatre amis sortirent et se regroupèrent sur la cour. Ils discutèrent quand Ulrich aperçut Yumi à hauteur des grilles. Il alla à sa rencontre.
U- Yumi ?
Elle s’arrêta net. Mais sans se retourner, elle lui répondit d’un ton plat, ni rempli de colère, ni de tristesse.
Y- Oui, Ulrich ?
Ulrich était stupéfait de son ton. Elle lui répondait sans se retourner. Il la revoyait tomber dans le trou. Et s’il lui était arrivé une chose si horrible qui lui ait fait perdre la mémoire ? Et s’il…
Mais il fut tiré de ses pensées.
Y- Je dois y aller. Mes parents m’attendent. Salut.
Toujours sans se retourner. Il la voyait s’en aller… Elle était très étrange…Même s’ils ne se parlaient plus…
U (pensée) – Elle aurait du être en colère contre moi…c’est pas normal…
Ce soir, j’en aurais le cœur net !

La soirée arriva assez vite. Les quatre amis étaient en train de manger dans le réfectoire. Ils discutaient à propos du comportement étrange de Yumi…
A- C’est bizarre, elle agissait de manière étrange…
J- Je ne comprends pas pourquoi elle a perdu la mémoire…
O- Bah, vous en faites pas ! On lui demandera demain de nous raconter.
Voyant qu’Ulrich ne disait rien, Aelita s’essaya :
A- Ulrich, je sais que tu t’es disputé avec elle, mais depuis des jours, elle allait mal même si elle le cachait. Et là, elle est toute souriante. Vous vous êtes réconciliés ?
U- Je ne sais pas… je ne crois pas qu’on se réconciliera cette fois-ci…
J- Quoi ? C’est fini ?
O- Faudrait déjà que ça ait commencé…
U- Très drôle…
Il se leva et sortit du réfectoire en direction de sa chambre. Un silence s’établit entre les trois amis restés à table.
O- Quand ce n’est pas l’un qui est bizarre, c’est l’autre…je vous jure ces deux-là…
J- Moi, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi la tour s’est éteinte toute seule…Et comment Yumi est revenue de Lyoko ?
A- J’irai lui parler demain matin. Je crois qu’il faut les laisser régler leurs problèmes désormais. Ils savent qu’on est là.
O- Oui, mais si ils n’y arrivent pas, ca va être quoi sur Lyoko ? Parce que ambiance banquise, non merci.
J- Bon, on en reparlera demain. Vu qu’il n’y a aucune urgence, il faut en profiter pour dormir.
A- Tu as raison. Bonne nuit les garçons.
Aelita embrassa Jérémie devant Odd. Ce dernier dit en soupirant :
O- Abi que je me trouve une copine…

a suivre...
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Tueur de Blocks

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Message 03 Aoû 2006, 17:52

bon... un petit commentaire de votre part? je sais même pas si ça vous plait...
Je mets la suite mais ca sera tout pour le moment...je sais pas si ca vaut la peine de continuer si personne exprime son avis

***********************************************************
Cette nuit-là, Ulrich ne parvenait pas à dormir. Il repensait sans cesse à ce qui s’était passé sur Lyoko. Yumi tombant dans le trou, happée par une force mystérieuse. Que lui était-il arrivé ? Il l’ignorait. Mais perdre la mémoire était assez troublant. Surtout les souvenirs d’une seule journée…De plus, sa réaction était assez étrange. Elle lui parlait presque mécaniquement. Le beau brun se releva et vit qu’Odd dormait profondément. Il regarda par la fenêtre, les étoiles briller. Il pensa qu’il était temps d’avoir une discussion avec elle. Qu’ils avaient assez souffert comme ça. Il regrettait tant tout ce qu’il lui avait dit. Il alla se remettre à son lit quand une immense lumière, provenant de la forêt, baigna la chambre. Il s’approcha de la fenêtre pour voir d’où ça venait exactement.
U- C’est près de l’égout ! C’est étrange…
Il se retourna sur Odd et tenta de le réveiller. Mais rien à faire, il dormait comme un loire.
Ulrich, poussé par la curiosité, sortit de la chambre en direction de cette étrange lumière.
Au fur et à mesure qu’il avançait, elle continuait de briller pour s’arrêter nette tout à coup. Un hurlement puis un cri résonnèrent dans la forêt et firent envoler les oiseaux des arbres. Un cri à glacer l’échine. Un cri de douleur et de souffrance. Et puis plus rien. Ulrich s’approcha lentement. Puis, il entendit au loin, le même hurlement. On aurait dit un loup. Mais c’était plus féroce. Quand il s’avança, il découvrit une silhouette dans l’obscurité, baignée par les reflets de la lune. Le samouraï s’approcha et vit avec horreur le corps ensanglanté de Yumi. Elle avait les habits de Dimanche mais ils étaient lacérés. Elle portait des marques d’entailles sur le visage et les bras. Il courut vers elle, vérifia qu’elle respirait encore.
U- Ouf…elle n’est qu’inconsciente. Mais pourquoi, elle est habillée différemment d’aujourd’hui ? A moins que…A moins qu’on ait deux Yumi…
Ilse releva, décrocha son portable et tenta d’appeler Odd. Mais en vain. Il avait éteint son téléphone. Jérémie. Pareil. Et Aelita. Aucune réponse.
U- C’est bien ma veine.
Puis il entendit des bruits de feuilles froissées au loin mais qui se rapprochaient de plus en plus et assez rapidement. Soudain, il sentit une main l’entraîner : Yumi ! Elle courrait avec lui pour se mettre à l’abri. Il voulait se retourner pour voir ce qui les précéder. Mais il fut stoppé net par son amie :
Y- Surtout, ne te retourne pas.
Ils courraient jusqu’à l’hermitage. Seul endroit où ils pouvaient encore être en sécurité et surtout pouvaient rejoindre l’usine sans problème. Ils se faufilèrent à l’étage et se retrouvèrent dans l’ancienne chambre d’Aelita. Yumi était à bout de souffle. Elle mettait sa main sur son ventre car ça la brûlait. Ulrich reprenait son souffle et regarda par la fenêtre, la forêt. La bête semblait s’être éloignée. Il demanda, tout en scrutant le bois :
U- C’était quoi ce truc ?
Mais Yumi ne répondait pas. Il se retourna pour voir la raison. Elle s’était laissée tombée contre le mur. Elle serrait toujours son ventre. Ulrich s’approcha d’elle et s’abaissa. Il ne la fixa pas dans les yeux. Elle non plus d’ailleurs. Il lui ôta délicatement ses bras pour voir son ventre. Elle avait des entailles qui saignaient. Des coups de griffes qu’aucune bête connue n’aurait pu faire. Ulrich partit chercher dans l’ancienne salle de bains de quoi la soigner. Quand il revint, elle était toujours dans la même position mais pleurait silencieusement. Son expression sur le visage était indescriptible. A la fois de la tristesse, de l’épouvante et de la nervosité. C’est comme si elle revenait d’un autre monde. Comme si elle avait vu la mort de près.
U- Yumi ?
Elle leva sa tête vers lui, ses yeux étaient brillants. Il s’avança vers elle, s’abaissa pour bander son ventre. Elle se laissa faire sans crier, sans parler. Ulrich était glacé par son expression. Jamais il ne l’avait vu ainsi. C’est comme si toute lueur de joie avait définitivement quitté son corps. Tout en la soignant, il lui demanda :
U- Qu’est-ce qui t’es arrivé ? C’était quoi ce monstre ?
Mais elle ne répondait rien.
U- Yumi ! Dis-moi ce qui t’es arrivé !
Y- Je sais pas, je sais plus…
Elle gardait son regard dans le vide. Elle avait l’air d’être dans un autre monde. Le samouraï avait le cœur serré de la voir dans un tel état. Non seulement physiquement mais aussi mentalement. Il finit par se rendre compte qu’il la fixait et se remit aux bandages.
Quand il eut fini avec l’abdomen, il nettoya les plaies de ses bras. Mais là, elle les enleva en détournant son regard. Il prit un tissu humide et se mit à nettoyer son front et sa bouche. Elle le regardait faire. Ulrich plongea son regard dans le sien, rapprocha sa tête de la sienne et voulut l’embrasser mais elle l’évita en murmurant :
Y- Ne fais pas quelque chose que tu vas regretter…
U- Pourquoi dis-tu cela ?
Y- Parce que…c’est trop tard…
U- Trop tard pour quoi ?
Y- Pour nous deux…
Ulrich resta stupéfait. Elle venait d’insinuer qu’elle l’aimait aussi. Il prit sa tête dans ses mains et la força à le regarder.
U- Yumi ! J’avais cru t’avoir perdu sur Lyoko. Tu sais, je regrette tellement ce que j’ai dit et qu’on se soit disputés. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais, crois-moi. Mais c’est impossible. Je t’aime plus que tout et je refuse de te perdre encore, pour un tel prétexte. Il n’est jamais trop tard, Yumi !
Quelques secondes après que le calme soit revenu, ils se rendirent compte de leur position. Chacun était assez gêné mais Ulrich rapprocha ses lèvres de celles de Yumi. Elle lui murmurait en larmes :
Y- Je t’en prie…
Il se retint de continuer. Il la respectait trop. Mais il était inquiet. Qu’est-ce qui pouvait la mettre dans un tel état ? Ils se détachèrent. Yumi s’assit en lui tournant le dos afin d’éviter son regard.
U- Yumi…
Y- Je sais très bien ce qui va se passer et on va encore souffrir. Moi je peux plus, j’ai trop donné…
Elle se massait le bras droit machinalement. C’est à ce moment-là qu’Ulrich comprit ce qu’avait dit Aelita dans la journée.
Elle souffrait et n’allait pas bien même si elle nous le cachait…
Il lui attrapa le bras et tira son pull, dévoilant ses anciennes cicatrices.
U- Yumi, dis-moi que tu n’as pas fait ça…
Y- Tu croyais être le seul à souffrir… ?
Son ami se leva et se mit en face d’elle. Il l’obligea à la regarder.
U- Yumi, il est temps qu’on arrête nos bêtises. Tu ne vois pas qu’on va droit dans le mur ? On souffre tous les deux ! Je t’aime plus que tout et tu le sais. Il est temps pour toi d’être heureuse ! Et moi aussi. J’en ai assez de vivre à tes côtés sans pouvoir te prendre dans mes bras, t’embrasser…
Y- Mais je ne suis pas heureuse, Ulrich ! Ma vie ne ressemble à rien ! Au collège, à cause de Lyoko, mon niveau est en baisse ! J’en ai assez de cette vie où je ne fais rien d’autre que ce qu’on attend de moi! Je ne veux plus être aussi mal…
Elle hurlait. Mais ses cris tiraient sur son ventre et ses entailles lui rappelaient son état. La japonaise serra son ventre en espérant que la douleur s’atténuerait vite.
Ulrich la prit dans ses bras afin de la réconforter. Il l’embrassa sur le front. Elle avait de la fièvre et était chancelante. Elle s’endormit dans ses bras. Lorsqu’il se dégagea, il vit qu’elle était paisible et l’allongea sur le matelas. Il se coucha à ses côtés. Malgré l’heure tardive, il n’était pas crevé. Des dizaines de questions lui taraudaient l’esprit. Pourquoi le repoussait-elle ? Que lui était-il arrivé sur Lyoko ? Comment n’avait-il pas pu voir qu’elle allait si mal…
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Tueur de Blocks

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Message 03 Aoû 2006, 18:17

Moi j'en fais des commentaires ^^

Alors le début était bien, mais là je suis franchement soufflée par cette suite (surtout la fin)... c'est superbement écrit, on est vraiment dedans !

Sinon, si j'ai bien compris, il y a désormais 2 Yumi... mais qui est celle qui est revenue de nulle part, qui agit bizarrement (et qui ne se souvient de rien) ??? Seule la suite nous le dira... ;)
Partitions des musiques de Code Lyoko :
Un monde sans danger : Sur codelyoko.net ou bien ici
S'envoler (générique de fin des saisons 2 et 3) : Sur codelyoko.net ou bien ici

Projet en cours : "Code Lyoko : Le résumé idiot"
Progression : En stand by pour l'instant

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Localisation: Chez les flics ^^

Message 03 Aoû 2006, 21:29

Pfiou, ne t'arretes pas en si bon chemin, s'il te plaît :D
Ta fanfic est excellente! J'adore le scénario même si je ne sais pas encore ce qui va se passer mais ce suspens est très bien mené.
Tu retranscris bien la douleur de Yumi, c'est impressionnant: on a l'impression d'y être vraiment!!

Par contre, un passage que je n'ai pas forcément compris: Ulrich voit une Yumi par terre, puis Yumi le prend par le bras et court.
C'est la même Yumi que celle allongée par terre??

En tout cas, soit patiente, je suis sûre que d'autres liront cette fanfic et l'aprécieront et rien que pour nous, on veut bien la suite ;)

Tueur de Blocks

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Message 03 Aoû 2006, 22:23

Merci à Brii et à Clem et merci aussi à tout les fans de mes fics et ceux qui lisent sans laisser de commentaires, j'avoue que je le fais aussi.
Pour répondre à ton interrogation Clem, en fait pour moi Yumi faisait semblant d'être inconsciente afin d'échapper à la bête. Mais il est vrai que je ne l'ai pas clairement dit. Désolée
Navrée mais la suite tardera pour manque d'idées^^
Je n'ai pas envie de vous décevoir non plus...
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Message 07 Aoû 2006, 21:48

bouhouuuuu j'ai plus d'idées....
Sinon, les autres qui lisent sans laisser de commentaires, ca vous plait?
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Message 07 Aoû 2006, 22:04

ah mais moi j'aime beaucoup!!!!!!!! en général d'ailleurs,toutes les fics de toi sont superbes,et j'aime cella autant que les autres,Yumi qui veut tout arreter,c'est très intéressant!!!je me demande comment tu vas la faire évoluer dans son choix après^^
continue comme ca! ;) :D
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Message 09 Aoû 2006, 20:34

voila la suite, j'arrête le passage "triste" sinon je vais déprimer^^. Qu'en pensez-vous?

Odd se réveilla, pour une fois, de lui-même. Il se releva et constata qu’Ulrich n’avait pas dormi dans son lit, à la vue des draps non défaits. Il sourit.
O- Moi j’en connais un qui a été rejoindre sa Juliette…
Le jeune garçon se leva en direction de la douche. Puis, une fois prêt, il passa par la chambre de Jérémie où il frappa.
J- Oui ?
Odd ouvrit la porte et découvrit son ami devant l’ordinateur, accompagné d’Aelita. Cela ne l’étonna pas. Les deux amoureux ne se cachaient plus. Au moins, eux, ils n’avaient pas tourné autour du pot.
O- Salut les amoureux ! dit-il avec un grand sourire.
A- Salut Odd ! Ulrich n’est pas avec toi ?
O- Non. Monsieur n’a pas dormi de la nuit ici.
J- Oho…
O- Oui, comme tu dis, c’est ohoh…
J- Non, je disais ça pour ça. Venez voir.
Aelita et Odd se rapprocha de l’écran du portable de Jérémie.
J- J’ai scanné le programme de Lyoko pour voir quelles anomalies avaient entraîné la disparition de Yumi. Et cette fenêtre m’est apparue.
Sur la fenêtre, on pouvait y lire :
Dimanche 23H45 : Activation du scanner 1
Lundi 20H30 : Activation du scanner 1
O- Euh, en français, ça donne ?
A- Odd, ça veut dire que le scanner 1 a été utilisé à deux reprises.
O- Et alors ?
J- Nous n’étions pas sur Lyoko à ces deux moments, ni sur le programme.
O- Alors comment expliques-tu cette activation ?
J- Je ne sais pas pour l’instant…Mais une chose est sûre, il faut qu’on parle à Yumi.
A- C’est sûr. Mais bon, pour le moment, il faut retrouver Ulrich. Et cacher son absence va me paraître un peu difficile.

Du côté des deux amoureux

Yumi marchait dans la forêt en réfléchissant à tout ce qui venait de se passer. Soudain, un bruit de feuilles froissées retentit dans son dos. Elle se retourna quand elle vit une énorme masse effrayante. Elle hurla de peur et courut à perdre haleine.
Y- Non, pitié ! Il faut que j’arrive jusqu’au collège !
Mais la bête était très rapide et d’un seul coup elle disparut. Yumi regarda derrière elle et ne vit plus le monstre. Elle s’arrêta pour respirer quand elle vit l’énorme bête surgir des buissons et lui sauter dessus avec ses griffes lacérantes. Elle hurla.

Yumi se réveilla en hurlant. Ulrich, qui était déjà levé, s’assit à ses côtés, inquiet.
U- Yumi ?
Yumi se rappela qu’il était avec elle. Elle le fixa avec ce même regard triste mais moins vide que la veille.
Y- Désolée…
U- Tu as fait un cauchemar, c’est tout.
Yumi détourna soudain son regard. Elle se releva et regarda par la fenêtre, tout en tournant le dos à son ami.
U- Yumi, qu’est-ce que tu as ? Pourquoi es-tu si distante ?
Yumi ne répondait pas.
U- Mais tu veux quoi à la fin ? Tu veux qu’on pleure sur notre sort ? On doit se battre, il le faut et Lyoko…
La japonaise l’interrompit.
Y- Non.
U- Quoi ?
Y- Non. Je ne me bats plus.
U- Mais arrête, t’as été secouée. C’est normal, Yumi. Mais…
De nouveau, elle l’arrêta.
Y- Non, Ulrich. Tu ne comprends pas. J’arrête tout.
U- Mais…
Y- Je suis peut-être blessée, fiévreuse et tout ce que tu veux mais je sais que j’en ai assez. Traite-moi de lâche si tu veux, j’en ai assez. Je mets un terme à tout cela.
Ulrich se releva et la prit dans ses bras, en prenant soin qu’elle soit face à lui.
U- Jamais je ne te traiterais de lâche. Je ne comprends pas ta réaction, c’est tout.
Y- Y a rien à comprendre. Je m’en vais…
U- Tu t’en vas ? Et où ? Dans un autre collège, une autre ville ? Peu importe, je te reverrai.
Y- Je ne vais pas là où tu crois…
U- Mais où alors ? Dis-le moi, bordel !
Ulrich criait sur elle. Elle ne disait rien.
Y- Je pars au Japon, t’es content ? Tu veux savoir ce que j’ai ? Je te l’ai dit, je vais mal, mais tu t’es tellement acharné sur nos disputes que tu n’as même pas vu que je souffrais. Alors j’ai décidé pour mon bien de partir.
U- Pour ton bien ? Pour ton bien ? Et le mien t’y a pensé ?
Yumi resta interdite devant ses cris. Elle n’avait pas pensé qu’il allait souffrir vu qu’ils ne se parlaient plus au moment où elle a pris sa décision.
Ulrich avait les larmes aux yeux. Il était à nouveau en colère contre elle.
U- Ne crois pas être la seule à souffrir, Yumi ! Car c’est bien ce que tu fais, tu me fait souffrir à me repousser, à me rejeter, à ignorer mes sentiments, à ne pas m’avouer si tu m’aimes ou non. Et là, tu pars ! Mais moi je t’aime Yumi ! Quand le comprendras-tu ?
Ulrich était stupéfait de ce qu’il venait de lui dire. Avant, il aurait mis une heure à lui articuler ses sentiments. Tandis qu’ici, non seulement il lui avait fait sa déclaration, mais en plus, il avait vidé son sac.
Yumi ne répondit rien. Elle lui tournait le dos. Et pour la première fois, elle lui fit face :
Y- Tu ne comprends pas ? Moi aussi je t’aime. Je t’ai toujours aimé depuis que je te connais. Mais Ulrich, si je reste, tout recommencera. Nos souffrances, nos combats sur Lyoko,…moi je tiendrai pas longtemps. Alors si tu m’aimes Ulrich…
U- Ne le dis pas, je t’en prie, Yumi…
Y- Si tu m’aimes, laisse-moi partir…
U- Non, tu ne peux pas me demander ça…
Y- Je t’en prie…
U- Non. Je t’empêcherai de partir. Tu veux gâcher une histoire ? Je t’empêcherai de souffrir Yumi, car sans toi, ma vie ne vaut rien. Prends-le comme tu veux, mais sache que ta décision sera lourde de conséquences.
Yumi ne répondit rien, elle eut à nouveau le regard dans le vide.
Voyant qu’elle ne répondait rien à sa déclaration, il se plaça devant elle et la fixa. Elle semblait revivre un souvenir.
Aide-moi…Aide-moi, Yumi…Retrouve ma Aelita ! Je t’en prie…
Soudain, elle eut un mal de crâne qui la fit tomber à terre. Elle redevint fiévreuse et eut comme des spasmes.
U- Yumi !
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Message 10 Aoû 2006, 16:02

Merci Brii!

Jérémie venait de raccrocher. Il était tout bizarre. Aelita le dévisagea tout comme Odd.
Une voix s’éleva derrière eux.
- C’était Ulrich ?
Yumi.
Jérémie sursauta à la voix. Ses deux amis restaient muets.
Y- Ben vous en faites une tête ! On croirait que vous avez vu un fantôme.
O- Non, non. Tu nous as juste fait peur. On ne t’avait pas entendu arriver.
Y- Ah pardon. De toute façon, je venais juste vous dire bonjour. Les cours vont commencer et j’ai pas trop intérêt à être en retard. Bon, je vous laisse. A plus.
Ils attendirent qu’elle soit partie pour rouvrir la bouche.
O- Alors là, j’aimerai qu’on m’explique…On a deux Yumi ?
A- Apparemment, mais c’est encore un coup de Xana. Il l’avait déjà fait.
J- Oui. Et cela expliquerait les deux activations. On a deux Yumi revenues de Lyoko.
O- Qu’est-ce qu’on fait pour Ulrich ?
J- On va aller l’aider…Même si on va se taper des heures de colle en retour.
A- C’est bizarre quand-même…
J- Bon, ne perdons pas de temps. Direction l’Ermitage en catimini !
A- En cati quoi ?
O- C’est rien. C’est une expression.
Aelita haussa les sourcils. Odd lui sourit tandis que Jérémie débrancha son portable et l’emporta.
Les trois amis quittèrent discrètement le collège en direction de l’Ermitage. Mais bien sûr, leur absence allait se faire remarquer.

Ulrich s’approcha de sa Yumi pour vérifier son état. Elle était fiévreuse mais avait repris une respiration normale. D’ailleurs, elle rouvrit les yeux.
U- Ca va ?
Y- Ca pourrait aller mieux.
U- Je vais t’aider à te relever.
Ulrich tendit la main à son amie. Elle lui sourit faiblement pour le remercier.
U- Ton ventre te fait encore souffrir ?
Y- Ne t’en fais pas, ça va aller.
U- Yumi, tu viens de tomber inconsciente après t’être figée, le regard dans le vide…Qu’est-ce que je dois penser ?
Y- Je sais même pas ce que c’était…peut-être des souvenirs de Lyoko…J’en sais rien.
Soudain, un énorme bruit retentit dans la forêt. Et il se rapprochait de plus en plus de la maison.
U- C’est quoi, ça ?
Yumi commença à paniquer.
Y- C’est elle. Elle est revenue. Il faut qu’on sorte d’ici !
U- Quoi ? La bête ? Mais t’es folle ! Si on sort, elle nous attrapera.
Y- Et si on reste, elle le fera aussi !
En effet, des bruits sourds et des grognements s’intensifiaient et se rapprochaient du jardin.
Ulrich prit son courage à deux mains et empoigna Yumi. Ils descendirent à toute vitesse l’escalier en direction du jardin. Alors qu’ils courraient vers l’extérieur pour s’approcher du passage vers l’usine, Ulrich s’arrêta.
U- Y a plus aucun bruit !
Y- C’est ça le problème! Viens, il faut y aller, elle n’est pas loin !
Et à ces mots, la bête surgit de nulle part et s’arrêta devant les deux jeunes.
Ces derniers s’immobilisèrent à l’affût du moindre mouvement du monstre.
Car c’était bien un monstre. Un genre d’énorme sanglier, recouvert de pics et aussi féroce qu’un grizzli. Bref, ils étaient mal barrés.
Ulrich, tout en tenant fermement la main de Yumi, tenta d’ouvrir la porte. Mais la bête se remit en marche et fonça sur eux. Ulrich se mit devant Yumi pour la protéger, tournant le dos à son adversaire. Il la regarda intensément, il ne semblait pas avoir peur. Il semblait juste attendre que la bête leur fonce dessus. La japonaise paniquait, elle ne voulait pas mourir ni le perdre. Elle vit la bête se rapprocher de plus en plus. Yumi commençait à fermer les yeux tout en tenant Ulrich mais la porte finit par céder et elle se précipita à l’intérieur, en emportant Ulrich. Elle claqua la porte de ses pieds mais Ulrich lui tomba dessus, vu la force de l’empoignement. Ils entendirent un énorme choc sur la porte puis plus rien.
Ulrich rouvrit les yeux et constata que dans sa chute, Yumi se trouvait sur lui. Elle le regardait sans rougir de leur position. Ulrich essaya de détendre l’atmosphère bien qu’avoir Yumi sur lui ne le dérangeait absolument pas.
U- Ouah, je bénis tes réflexes !
Yumi le regarda et lui sourit. Puis, elle rapprocha sa tête et l’embrassa. D’abord timidement puis plus passionné. Elle mit sa main sur son dos et constata une blessure. Apparemment, il avait été griffé.
Y- Tu as été blessé…
U- Ne t’en fait pas, c’est pas grave. Tu vois Yumi, jamais je ne t’abandonnerais.
Y- Je sais.
U- J’ai enfin retrouvé ma Yumi.
Yumi l’embrassa à nouveau puis se releva.
Y- Je n’ai pas changée d’avis Ulrich... Mais on en reparlera plus tard. Pour le moment, il faut aller à l’usine et prévenir les autres.
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Message 02 Nov 2006, 19:33

oula!
ca fait longtemps que j'y ai plus touché à cette fic. En fait, je ne sais pas si elle plait encore. A vrai dire, je suis fort occupée sur EPOCA avec Sinien...
mais si vous insistez je la reprendrais après. Désolée. MAis merci!
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Message 16 Nov 2006, 20:35

merci bcp! je reprendrai très bientot cette fic, vu ke je cale pour epoca.
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Message 30 Nov 2006, 14:35

voila une petite suite pour vous faire patienter LOL

Pendant ce temps, Jérémie, Odd et Aelita arrivèrent à l’Ermitage et découvrirent avec stupéfaction les traces d’une lutte d’une violence inouïe.
A- Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
O- On dirait qu’il y a eu de la bagarre…
J- Je n’aime pas ça…Et il n’y aucune trace d’Ulrich et de Yumi…
O- Tu as vu ces empreintes ?
A- On dirait celles d’un animal…
- Oui et ça va jusqu’à la porte métallique qui mène à l’usine ! Lançait Jérémie qui avait suivi les traces de la bête.
O- Ce qui veut dire qu’ils sont soit à l’usine, soit…
A- Ne dis pas de bêtises !
J- Toujours est-il que Xana ne s’est pas manifesté sur Lyoko mais je suis sûr que c’est lui…
A- Je crois qu’il faut qu’on les rejoigne à l’usine, c’est plus sûr.

De leur côté, Yumi et Ulrich s’enfonçait dans les égouts pour rejoindre l’usine. Tout en marchant, Ulrich se remémorait la discussion qu’il venait d’avoir avec la japonaise. Puis, il jeta un œil sur elle. Son amie était silencieuse, regardait droit devant elle. Elle était comme avant mais sans son sourire.
U- Yumi…
Y- Je sais ce que tu vas me demander.
U- (étonné et gêné) A bon ?
Y- Oui. Tu te demandes pourquoi j’abandonne tout comme ça. Pourquoi je ne vais pas bien.
U- J’avoue que c’est difficile pour moi de te comprendre…
Y- Quand j’étais sur Lyoko, j’ai vu de ces choses…J’ai vu ce qu’il va nous arriver…
U- A bon ?
Yumi allait ouvrir la bouche quand un bruit strident se fit entendre. Puis le silence. Un silence pesant qui n’annonçait rien de bon.
U- C’est pas vrai !
Yumi s’arrêta net et prit la main d’Ulrich pour qu’il soit face à elle. Elle le regarda et lui dit d’un ton calme malgré son angoisse :
- Ecoute-moi. Je ne sais pas pourquoi mais c’est après moi qu’elle en a. Alors, tu vas aller vers l’usine et préviens les autres. Je te rejoindrai après.
U-( en criant) Mais t’es malade ? Elle va t’avoir comme cette nuit. Et tu n’es pas même pas en état…
Yumi le regarda et sans crier elle lui dit : Fais-le !
Elle l’embrassa, ce qui surprit Ulrich puis commença à courir vers l’origine du bruit.
Ulrich se précipita, à contrecoeur, vers l’usine et téléphona à Jérémie. Ce dernier décrocha au bout de deux sonneries.
J- Ulrich ?
U- Jérémie ! Il faut que vous veniez à l’usine mais pas par les égouts ! C’est trop dangereux ! On a un monstre à nos trousses.
J- Mais ce n’est pas possible, Xana n’a pas lancé d’attaque ! Et qui plus est, on a deux Yumi…
U- Faites ce que je vous dis ! Je vous …
Un cri venait de se faire entendre. Le même que pendant la nuit. Aussi déchirant.
U- Yumi !
Sur le coup, le beau brun lâcha son portable dans l’égout, mettant fin à la communication.
Il courut vers la direction du bruit.

J- Il faut qu’on aille par la ville vers l’usine.
O- Mais qu’est-ce qui se passe ?
J- J’aimerai le savoir !
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Message 03 Déc 2006, 21:09

Quelques instants plus tard, après avoir traversé la salle cathédrale de l’usine, les trois amis arrivèrent à la salle d’ordinateurs.
A- Ulrich et Yumi ne sont pas là.
O- Aucune réponse sur leurs portables…
J- Ne paniquons pas. Ils vont arriver, j’en suis certain.
La jeune fille s’approcha du petit génie qui était assis à son ordinateur.
A- Jérémie, il faut qu’on découvre pourquoi on a deux Yumi. Tu avais dit que le scanner 1 avait été utilisé deux fois en notre absence et sans activation du programme. Peut-être qu’en faisant une analyse de ce programme…
J- On arriverait à comprendre ce qui s’est passé. Je m’en charge !
O- Oui ben tant que Xana ne se réveille pas, je vais chercher les amoureux et les ramener au bercail.
J- D’accord
A- Sois prudent !
O- T’en fais pas princesse !

U- Yumi ! Yumi, réponds-moi !
Aucune réponse
U (pensée) - Mais où est-ce qu’elle est !
De son côté, Yumi était prise au piège. La bête lui faisait face et derrière, un mur.
Y- Génial ! Il ne manquait plus que ça…
Mais bizarrement, la bête ne l’attaqua pas. Comme si elle était paralysée…Ou plutôt comme si elle attendait quelque chose.
Y- Et si j’en profitais…
La japonaise tenta de se faufiler, pensant que la bête ne la remarquerait pas. Erreur ! Cette dernière la projeta d’un coup de patte contre le mur. Yumi fut sonnée et retomba lourdement.
Une voix s’éleva derrière la bête mais la jeune fille ne distingua pas la silhouette, tant elle était sonnée.
- Xana avait vu juste. Tu es décidément la plus courageuse des cinq. C’est ce qui te perdra, geisha car oui Yumi, tu les perdras ! Ecoute bien ce que je vais te dire…
La silhouette s’abaissa à hauteur de Yumi et lui chuchota quelques mots. La japonaise essaya de se relever mais la douleur était trop forte. De plus, la silhouette avait fait un signe à la bête. Cette dernière regarda intensément Yumi et se prépara à agir.
Le beau brun parcourut les égouts à la recherche de sa belle. Il revint sur ses traces et constata qu’il venait de tourner en rond, ce qui l’énerva de plus belle.
U- Bon on se calme, réfléchissons…Le cri venait de derrière…Yumi je t’en prie donne moi un signe.
Comme par hasard, un second cri retentit dans les égouts. Mais cette fois-ci, Ulrich savait où aller.
U- Yumi !

Odd qui lui aussi avait entendu le cri se précipita vers la source et trouva Yumi affaissée sur la paroi de l’égout. Elle était inconsciente mais ne semblait pas blessée.
O- Yumi !
Il la souleva et la soutint en direction des autres. Ulrich, en suivant son instinct, tomba sur Odd. Une légère pointe de jalousie traversa son esprit mais elle fut vite chassée par la peur en voyant son amie dans cet état. Il aida son ami à la porter.
U- Elle va bien ?
O- Elle semble juste inconsciente. On la ramène à l’usine et on verra là-bas.

De leur côté, Jérémie et Aelita travaillaient sur ce qui s’était passé avec le scanner.
J- je ne comprends pas. Je ne trouve rien. Rien !
A- Calme-toi, Jérémie…On va trouver !
J- Je ne sais même pas expliquer ce qui est arrivé à Yumi sur Lyoko et pourquoi on en a deux sans trace de Xana…
A- Ecoute, tu es fatigué. On y regardera demain.
O- Je crois pas non…
Les portes du monte-charge se refermaient sur Odd et Ulrich soutenant Yumi. Ils la déposèrent dans un coin de la salle des ordinateurs. Ulrich resta auprès d’elle tandis qu’Odd s’approcha des deux génies.
A- Elle va bien ?
O- Ne t’en fais pas princesse, elle est juste sonnée. Vous avez découvert quelque chose ?
J- Rien ! Nada. Hurla presque Jérémie.
O- A oué, question à ne pas poser.
Aelita lui sourit timidement. Heureusement qu’Odd était là pour détendre l’atmosphère.
Yumi ouvrit les yeux assez difficilement.
U- hey !
Elle regarda le visage et sourit en le reconnaissant.
U- Tu m’as fait une de ces peurs…
O- Rectification : tu NOUS as fait une de ces peurs.
Ce dernier s’était rapproché du couple en entendant parler Ulrich.
Yumi fit mine de se relever, aidée par Ulrich. Odd se demandait s’il avait pas rater un épisode. La dernière fois qu’il les avait vu ensemble, ils ne se parlaient plus. En fait, Aelita pensa la même chose. Et Jérémie aurait fait de même s’il n’était pas obsédé par ces non-réponses.
Yumi se dirigea vers l’ordinateur et ouvrit une fenêtre. Et pas n’importe laquelle, celle des données du scanner 1. Elle pianota un code mais tellement vite que Jérémie n’eut même pas le temps de le lire. Une autre fenêtre s’ouvrit, celle avec les messages reçus. « la vérité demande du temps et des sacrifices… » Toute une série de données et de chiffres apparurent avec comme clé qui se répétait : Aelita…Aelita…Sauve-moi…Aelita…
Jérémie regarda d’abord l’écran avec des yeux perplexes puis regarda Yumi.
J- Comment…as-tu su ?
Y- Je sais pas…
La japonaise semblait être perdue. Aelita regarda avec attention l’écran. Ces chiffres lui rappelaient un souvenir d’enfance. Elle se revit avec son père dans le salon de l’ermitage. Il lui faisait faire des exercices de calculs. Dont cette série de chiffres. Elle les reclassa dans un ordre qu’elle seule connaissait. A ce moment, une seconde fenêtre apparut avec pour mot : LYOKO STONES.
Le scanner 2 s’activa. Tout le monde était surpris par la tournure des évènements.
U- Qu’est-ce que ça veut dire ?
O- Et c’est quoi ces chiffres ?
Jérémie regarda attentivement l’écran tandis que Yumi resta silencieuse. Soudain, Aelita bondit de sa chaise et se dirigea vers les scanners. Tout le monde s’écria : Aelita !
Elle descendit jusqu’aux scanners, suivis de peu par ses amis. Le scanner 2 s’activa et s’ouvrit sur une silhouette assez fine, inconsciente.
J- Mais…
O- C’est qui ?
Ulrich ne disait rien mais se méfiait assez fort de tout ce qui sortait de Lyoko. Yumi était restée en haut, prétextant une fatigue.
Aelita s’approcha de la silhouette qui se distingua sous la fumée. Après quelques secondes, elle s’écria :
-Maman !
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Message 03 Déc 2006, 21:14

TRop bien come d'hab. La mère d'aelita je m'y attendais pas (lol).
Tu connais le refrain habituel : bien écrit, bien décrit et machin truc bidule chouette
Croire que ce que nous avons vécu n'était qu'un cauchemar de princes.

Prier pour que nos traîtrises soient oubliées.
Lutter contre ces souvenirs de démons.
Pleurer dans mes mains et saigner en pensant toujours à toi.

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Message 22 Jan 2007, 19:09

ouah...ca fait longtemps que j'ai tape ma suite bien gardee dans mon ordi et aujourd'hui en ce jour de l'an 2007 je me suis dit qu'il serait tant de vous la faire découvrir. Je préviens tout de suite, l'histoire est longue et la suite risque de vous dérouter ou du moins ne pas répondre directement a vos questions, c'est pourquoi, un peu de patience. Cependant, j'ai une suite pour au moins 5 posts. Donc dites moi votre avis et je posterais^^
bonne lecture!
-------------------------------------------------------------------------------------
Le téléphone sonna. Une belle jeune femme décrocha. Un séduisant jeune homme la précédait et l’enlaça.
- Allo ?
- Yumi ? C’est Aelita. Il faut que tu reviennes en France. Il s’est passé quelque chose.
- Tout le monde va bien ? répondit la japonaise avec une voix empreinte d’angoisse.
- C’est Ulrich. Il…

Cela faisait deux ans qu’elle était partie au Japon. Elle s’était séparée d’Ulrich. Mais elle n’avait jamais évoqué la raison. Le nom lui fit un choc. Deux ans qu’elle avait coupé les ponts avec lui. Elle lui en voulait tellement.

- Il va bien ? demanda t’elle d’une voix mi forcée mi inquiète. Car malgré tout ce qui s’était passé, Ulrich était resté son premier grand amour. Mais maintenant, elle vivait avec quelqu’un.
- Yumi, si ce n’était pas grave, je ne te demanderai pas de venir…Et…Tu nous manques. Ca fait si longtemps.
Elle était partie il y a deux ans, quand ses amis et elle avaient anéanti Xana. Du moins, le pensaient–ils.
- …
- Je t’en prie Yumi.
- Noémie saura très bien s’occuper de lui. Ecoute, j’ai des responsabilités ici. Je ne peux pas m’en aller comme ça…dit elle d’un ton plus dur qu’elle ne voulait.
- Tu as changée Yumi…
- Parce que tu crois que ce qui m’est arrivée n’allait pas m’affecter ? J’essaye d’oublier, c’est pour cela que je suis partie au Japon. J’essaye d’oublier toutes ces souffrances, ces combats ! Et toi, tu me remets tout dans la tête ? Je te croyais mon amie Aelita !
Elle raccrocha.
Du côté d’Aelita :
- Comment elle a réagi ?
- A ton avis Jérémie ? Mal ! Elle ne veut rien entendre ! Surtout pas Ulrich ! Cria Aelita sous la colère de la conversation téléphonique.
- Pourtant, il va falloir qu’elle revienne, fit Odd.

Le coup de téléphone bouleversa la japonaise. Deux ans s’étaient écoulés depuis qu’elle avait quitté la France. Tout lui revint en mémoire.

« flashback »

Après que la mère d’Aelita ait été libérée, tous rentrèrent au collège pour fêter les retrouvailles. Yumi ne se souvenait pas de ce qui s’était passé dans l’égout et ignorait comment elle savait le code qu’elle avait tapé sur l’ordinateur. Le lendemain, la japonaise partit au Japon avec ses parents pour le voyage d’affaire de son père. Elle en profita pour se changer les idées et faire le vide. Une semaine de découvertes et de visites lui fit le plus grand bien. Quand aux autres, ils étaient restés pendant le congé pour faire découvrir la ville à la mère d’Aelita et sa nouvelle vie. La jeune fille revivait et était vraiment heureuse. Bien sûr, elle serait comblée si son père était aussi présent mais le savoir sur Lyoko, quelque part, la rassurait. Elle avait d’ailleurs comme projet d’en parler à sa mère. Jérémie essaya de comprendre l’activation autonome des scanners. De plus, aucune trace de Xana ni de la deuxième Yumi. Odd essayait de remonter le moral de son meilleur ami en alternant avec les flirts. Ulrich avait un peu de mal avec l’absence de Yumi. Et surtout avec Noémie. Elle s’était fort rapprochée de lui en tentant vainement de le récupérer. Surtout que quand une fille est désespérée, elle peut employer tous les moyens pour parvenir à ses fins. Même s’ils ne sont pas très honorables. Décidée à le reprendre, elle avait tout fait pour provoquer la discorde dans le couple jusqu’à ce fameux jour. Yumi venait de rentrer de son séjour et ses amis lui manquaient terriblement. Elle décida de leur rendre visite pour leur annoncer une bonne nouvelle. Son père ayant été muté au Japon, va l’inscrire comme interne au lycée. Enfin, sa vie va être plus simple. Elle frappa à une porte.
- Oui.
- Salut les amoureux !
- Ah Yumi, fit Aelita. Ca fait plaisir de te revoir. Et tu as l’air vraiment bien.
- C’est parce que j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer ! Je vais être interne dès demain ! C’est cool hein ?
- Ah oui ?fit Jérémie.
- C’est génial Yumi ! fit Aelita.
- Mais Avant de fêter ça, je voudrais aller voir quelqu’un, fit la japonaise en souriant.
- Il est dans sa chambre. T’as de la chance, Odd est à un rencard. dit Aelita.
- Ah bon ?fit la japonaise.
- Au moins son 5e depuis la semaine, dit Jérémie avec une pointe d’ironie.
- Bon je vous laisse, on se retrouve dans une heure ici, ok ?
- Ok. A tantot.
Yumi partit en direction de la chambre de son amoureux mais quand elle arriva dans le couloir, elle vit Noémie sortir de la chambre et dire à Ulrich :
- Non ne t’en fais pas je ne le dirais à personne. C’est un secret entre nous deux.
Puis la jeune fille partit sans croiser Yumi. Cette dernière se demandait bien ce qui se passait et devait bien avouer qu’elle ne pouvait pas sentir cette fille. La japonaise entra dans la chambre sans bruits pendant qu’Ulrich était assis à son bureau. Elle mit ses mains sur ses yeux en lui disant :
- Bonjour mon samouraï.
Ulrich sourit à la voix et se retourna sur sa petite amie pour l’embrasser.
- Tu m’as manqué !
- Toi aussi.
- Ca été la semaine ?
- C’était super le Japon. Ca m’a fait du bien. Mais j’aurais aimé que tu sois avec moi.
- Je sais.
Le beau brun l’enlaça et voulut l’embrasser mais celle-ci se retira pour lui demander :
- Que voulait Noémie ?
- Oh…euh rien. Un cours pour se remettre en ordre. Elle a été malade et elle veut rattraper…
- Ah…répondit une Yumi pas très convaincue.
Ulrich le comprit et pour couper court à ses doutes l’embrassa puis l’emporta sur son lit. Dans leur embrassade, Yumi sentit quelque chose sous son dos. Elle se retira de l’étreinte de son compagnon pour retirer sa gêne. Elle blêmit quand elle découvrit la chose : une boucle d’oreille et pas n’importe laquelle. Celle de Noémie. Elle se releva subitement et fit le lien entre la visite et les paroles qu’elle avait entendues. Elle se retourna sur Ulrich, dissimulant son malaise, et lui demanda à qui le bijou appartenait. Le samouraï répondit « je ne sais pas », ce qui mit en colère Yumi.
- Qu’est-ce que tu as ? Pourquoi tu es en colère ?
- Deux fois que tu me mens. Deux fois !
- Mais je ne comprends pas…
- Cette boucle d’oreille est à Noémie et tu le sais. C’est toi qui les lui a offert. C’est ton ex ! Tu m’as mentie en me disant qu’elle était venue pour un cours ! Je vous ai entendu. Tu lui as demandé de ne pas dire votre secret…Oh mon dieu ! Tu…Tu n’as pas fait ça…
Mais le samouraï pensait qu’elle parlait de Lyoko. Il avait été forcé de dire où il partait pendant la nuit car un soir, Noémie l’avait suivi et avait perdu sa boucle d’oreille. Il l’avait ramassé et avait oublié de la lui rendre. Par contre, Yumi pensait bien autre chose.
- J’ai pas eu le choix ! Elle m’a obligée ! Je devais le faire !
- On a toujours le choix Ulrich ! Toujours ! Tu me dégoûtes. Toi et tes déclarations à deux balles, tu sais à qui les dire maintenant.
La japonaise sortit en claquant la porte et partit en courant. Elle avait tellement crié que même Aelita et Jérémie avaient entendu. Que des bribes mais de quoi les faire venir. Ulrich était sous le choc de la réaction de son amie. Et quand Aelita et Jérémie arrivèrent, ils virent le beau brun aussi blanc qu’un linge. Il leur résuma la situation.
- Oh mon dieu Ulrich, elle croit que toi et Noémie…
- Quoi ?
- Ben que …montrant le lit.
Ulrich blêmit encore plus. Yumi. Sa Yumi croyait qu’il l’avait trahi. Il courut après elle mais il perdit sa trace. Et quand il alla chez elle, elle n’y était pas. Le soir tomba et les trois amis avaient essayé de réconforter Ulrich en lui disant que ça lui passera. Le lendemain matin, Aelita recomposa le numéro de Yumi pour la énième fois. Mais cette fois-ci, elle décrocha.
- Yumi ! On te cherche partout !
- Je…je suis désolée.
- Ecoute, rejoins nous au collège. Il faut qu’on parle. Ulrich nous a…
Mais la japonaise l’interrompit.
- Aelita c’est trop tard.
- Tu es où ?
- A l’aéroport.
- Quoi ??? Ne fais pas ça, Yumi !
- Xana n’a plus fait de signes, vous vous débrouillerez sans moi un petit temps. Mon père a été muté au Japon. Je dois y aller. Je suis désolée.
- Yumi attends !
Mais la jeune fille avait raccroché. Jérémie et Odd avaient assisté à la scène. Tout comme Ulrich. Cela le brisa complètement. Ses amis tentèrent de le rassurer en disant qu’elle reviendrait. Oui mais deux ans se sont écoulés depuis.
(fin du flash-back)

Aujourd’hui, ses amis avaient besoin d’elle. Une part d’elle ne voulait plus revivre tout ça mais une autre part disait qu’elle devait aller les aider. Son petit ami la serra et lui dit :
- Yu, tu devrais aller les voir.
- Je…j’en sais rien.
- Ecoute même si c’est ton ex, tu devrais aller le voir. Bon d’accord, je ne le porte pas dans mon cœur pour ce qu’il t’a fait mais s’il lui ait arrivé quelque chose…
- Si je ne te connaissais pas, je dirais que tu m’y pousses.
Alex l’embrassa tendrement. Yumi l’avait rencontré au lycée francophone du Japon. Il était grand, un peu bronzé, sportif avec des cheveux noirs en bataille. (aucune allusion à william !) Cela faisait un an qu’ils sortaient ensemble.
- Si tu veux, je t’accompagne. dit Alex.
- J’aimerai bien mais je ne sais pas si c’est une bonne idée.
- De toute façon, ça tombe bien, j’aimerai aller voir ma famille qui est sur Paris. Comme ça, t’as quartier libre pour voir tes amis et après on se retrouve pour dîner, ok ?
- Mmm ok.
- Tu sais que je t’aime.
- Ah bon ? C’est nouveau, dit la japonaise en rigolant.
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Message 22 Jan 2007, 20:22

merci aelita59! une petite suite pour toi^^


Les trois amis attendaient toujours les résultats. Ils ne comprenaient toujours pas ce qui venait d’arriver. Odd avait reçu un appel disant qu’Ulrich avait eu un accident de moto. Quand Odd a prévenu Aelita et Jérémie, le médecin leur a expliqué l’état critique du jeune. Il était dans le coma et les analyses détermineraient s’il avait une chance de s’en sortir. Le portable d’Aelita vibra. Elle décrocha.
- Aelita ?
- Yumi !
- Ecoute, je prends l’avion et je serais à Paris dans l’après-midi, ce qui veut dire pour vous, vers 3h.
- Ok, je viens te chercher.
- Non pas la peine. Donne-moi l’adresse et je me débrouillerai.
Yumi voulait éviter les confrontations, les pourquoi, les questions sur sa vie actuelle. Elle n’en avait pas la force. Elle arriva vers quatre heures à l’hôpital. Par chance, ses amis venaient de partir et allaient revenir un peu après. Elle demanda la chambre d’Ulrich et s’y rendit. Une vitre donnait sur la chambre. La vue de son ami sous aspirateur la troubla. A un point qu’elle n’avait pas imaginé. Même des larmes coulèrent sur ses joues. Yumi les essuya tout en évitant de comprendre le pourquoi, elle poussa la porte et entra. De nouveau, elle fut bouleversée de le voir ainsi mais se ravisa et déposa les fleurs dans un vase. Elle prit une chaise et s’asseya à côté de son ami. Et chose inattendue, elle lui parla pour la première fois depuis deux ans. De tout et de rien en évitant de revenir sur leurs vies personnelles respectives. Elle lui dit qu’elle avait changé, grandie, embellie avec les cheveux plus longs qu’elle avait retenu en un chignon improvisé. Elle avait abandonné le noir pour un pantalon et une tunique. Elle lui dit aussi qu’il avait changé.

Le lendemain, elle revint mais avec le courage d’affronter ses amis. Elle leur expliqua tout. Y compris sa nouvelle vie avec Alex. Ce dernier était parti pendant quelques jours dans sa famille. Et pendant plusieurs jours, ils vinrent tous le voir jusqu’à son réveil. Tous ses amis étaient là sauf Yumi qui était partie déjeuner avec Alex. Aelita lui envoya un message pour la prévenir du réveil de son ami. Dans la chambre, Ulrich posa plein de questions.
- Je suis là depuis quand ?
- Depuis une semaine.
- Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Je ne me souviens de rien.
- Tu as eu un accident de moto. On ne sait toujours pas comment.
Le beau brun s’assit dans son lit et regarda, bien qu’affaibli, chacun de ses amis.
- Je vous remercie d’être là. Ca me touche beaucoup.
- T’en fais pas. C’est ça les amis !
- Tiens, on t’a apporté des livres. Les fleurs, y avaient déjà.
- Elles sont belles, elles sont de qui ?
A ce moment-là, on frappa à la porte.
- Entrez.
Yumi entra dans la pièce mais très vite, elle fut mal à l’aise de se retrouver en face d’Ulrich.
- Euh…On va…
- On va chercher du café, on est nazes. Tu viens Odd ?
Les trois amis sortirent, ce qui fit sourire Ulrich et Yumi. Pour éviter de croiser son regard, elle changea l’eau des fleurs qu’elle avait apportées.
- C’est toi ?
- Oui…
- Tu as bien changée, Yumi. Tu es…ravissante. Tu m’as tellement manqué.
- Toi aussi tu as changé. Je…je suis venue dès que j’ai su pour ton accident.
Ulrich était étonné de ce geste. Yumi rougissait un peu de son aveu. Mais comment allait-elle lui dire ?
- Yumi, je voulais te dire…
Elle le coupa en lui demandant les circonstances de son accident.
- Je ne sais pas, je n’en ai pas la moindre idée. Un peu comme toi dans les égouts il y a deux ans.
- C’est vrai…
Pendant des heures, ils parlèrent de tout et de rien et surtout ils riaient. Toujours en évitant les sentiments et la vie amoureuse de chacun. Ils se remémorèrent les bons souvenirs du collège et du lycée. Et Yumi lui raconta sa vie au Japon. Tout lui plaisait, elle s’était épanouie.
Ulrich lui tint la main et la regarda droit dans les yeux. Yumi fut surprise de son geste et osa pour la première fois le regarder en face. Il était devenu très séduisant. Avait grandi un peu mais gardait son air ténébreux et ses yeux sombres. Mais la situation la mit mal à l’aise.
- Yumi, je voulais te dire…
- Ulrich…je t’en prie.
- Non laisse moi te dire que ça fait deux ans que j’attends ça. Deux ans durant lesquels j’ai rêvé de t’avoir à mes côtés.
Yumi savait très bien où il voulait en venir et c’est pour ça qu’elle tenta de se dégager mais il ne la laissa pas partir.
- Yumi, on est adultes aujourd’hui. On est plus des gamins. On peut régler nos problèmes tous seuls. Je ne t’ai pas trahie. Je ne t’aurais jamais fait ça mais tu es partie et tu ne m’as pas laissé le temps de t’expliquer. Je t’en prie, il faut que tu me croies.
Une infirmière entra pour annoncer la fin des visites. Yumi se leva et dit aurevoir à Ulrich.
- Je reviendrais te voir chez toi. C’est promis.
Sweet little words made for silence Not talk Young heart for love Not heartache Dark hair for catching the wind Not to veil the sight of a cold world

Kiss while your lips are still red While he`s still silent Rest while bosom is still untouched, unveiled Hold another hand while the hand`s still without a tool Drown into eyes while they`re still blind Love while the night still hides the withering dawn

First day of love never comes back A passionate hour`s never a wasted one
The violin, the poet`s hand, Every thawing heart plays your theme with care
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Lyokophile à vie

Messages: 206

Inscription: 06 Juil 2006, 14:19

Localisation: Le coeur au bout d'une plume, les mains sur une feuille vierge

Message 22 Jan 2007, 20:27

Que dire ? Exellent comme d'hab. La suite !! la suite !! Non je rigole :roll: Tu me dit pour Epoca quand tu veux qu'on reprenne
Croire que ce que nous avons vécu n'était qu'un cauchemar de princes.

Prier pour que nos traîtrises soient oubliées.
Lutter contre ces souvenirs de démons.
Pleurer dans mes mains et saigner en pensant toujours à toi.

Mon homme, je suis ton ange.
Mon démon, je suis ton homme.
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