(8) Bon, je suis de retour!! J'en connais une qui va être ravis, hein Mamaï?
Enfin...c'était des vacances merdiques. En quoi ça vous concerne? Hé bien, vu que j'avais rien à faire, j'ai bouclé cauchemar. 268 pages à peu près: un record, je paris! De quoi décourager les lecteurs lol. Le seconde tome est entamé. Déjà 40 pages...ça promets... comme promis voici la Loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooongue suite de cauchemar. Peut être même la fin...hé bien oui, c'est la fin de cauchemar...du I en tout cas lol... après réflexion, elle est pas si longue que ça...mais si on compte les page de cauchemar II, c'est long quand même)
-Hé !! Rends moi ça ! S’écria Yumi, s’apercevant qu’il lui manquait le haut de son maillot, une sorte de débardeur rouge bordeaux.
-Oups ! Fit Ulrich en balança se qu’il tenait à la main dans la cabine voisine.
-Merci bien !! Répliqua Yumi.
Ils étaient dans l’obscurité totale.
-C’est très…si je savais ce qui allait me tomber sous la main …Ironisa Ulrich en riant.
-La ferme ! Siffla Yumi.
-Mais quoi ?! Se défendit Ulrich. C’est pas ma faute !! Je suis désolé.
Après s’être changé, ils retournèrent dans la maison de vacances. Il était près de 3H00 du matin. Tout le monde dormait sauf Odd qui les apostropha.
-Alors les amoureux ? Ironisa t-il. Vous aviez perdu quelque chose sur la plage ?
-Si je te disais ce que j’y ai trouvé…Répondit Ulrich amusé.
-Ben…vas-y ! L’encouragea le blondinet. Eclaire-moi…
-En fait, c’était le…
-La ferme ! Coupa Yumi en donnant un coup de coude dans les côtes à son mari.
-Je te rappelle que c’était pas ma faute. Déclara Ulrich.
-C’est ça, ouais ! Répliqua Yumi en le tirant. En attendant, il est tard. Alors tu te tais, et on monte se coucher.
-Je vais y aller, aussi, je vous attendais en fait. Expliqua Odd en montant au premier étage.
Ils se changèrent et au moment où ils allaient se coucher, ils trouvèrent Lay dans leur lit, endormie.
Tendrement, Yumi caressa les cheveux de sa fille et sourit. Ulrich prit délicatement la fillette dans ses bras et la ramena dans sa chambre.
Il la coucha sur son lit et au moment où il allait sortir, Lay le rappela. Sans en avoir le choix, Ulrich emmena sa fille sur la terrasse et la berça doucement.
-Chante. Demanda la fillette.
-Qu….quoi ?
-Chante. Répéta Lay.
-Mais c’est pas vrai…Marmonna Ulrich. Je mérite pas ça…
Voyant que la fillette ne s’endormait pas, il prit son courage à deux mains et lui inventa une chanson, qu’il chanta à vois basse.
Descendu tel un ange
Il symbolise le tendre mélange
De leurs corps et leurs esprits
Pour un troisième souffle de vie
Alors que la lumière
De notre monde effleure tes paupières
Il écrit par ses quelques pleurs
Les premiers pas d'un long bonheur
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Ils admirent ce visage
Où une partie d'eux a fait naufrage
Il est le reflet grandissant
De l'amour et de ses présents
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Au sein d'un éveil que le ciel libère tel un héritage
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mont amour
A travers la réponse à leur prière
A l'espoir qui s'inscrit
Au cœur de ce récit
A travers la réponse à leur prière
Tendrement, Ulrich caressait le visage de sa fille qui venait de s’endormir, dans ses bras. Il la regardait d’un air tendre. Il émit un petit rire silencieux.
Quand à Yumi, elle observait la scène, dans l’ombre, cachée, émue par l’amour qu’Ulrich portait à leur fille. Le jeune brun fixait la plage tout en caressant les cheveux de Lay, qui éternua. Ulrich le regarda. Allongée sur le banc, la tête sur les cuisses de son père, elle semblait si fragile…doucement, Ulrich la prit dans ses bras et la posa contre son cœur, puis ses bras se refermèrent sur elle, tels les portes d’une prison de verre, pour l’empêcher de prendre froid. Tout en regardant le visage serein de sa fille, Ulrich reprit le refrain de sa chanson.
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
-Je crois que je vais me mettre au chant, moi…Se chuchota Ulrich avec un sourire.
Doucement, Lay lui prit la main et la serra. Une vingtaine de minutes après, Ulrich alla mettre la fillette dans son lit et s’effondra sur le sien où dormait déjà Yumi, pour ne s’éveiller que 5H00 après.
Lorsque le jeune brun ouvrit les yeux, il était seul sur son lit. Il se leva, s’habilla, puis descendit au salon où étaient May, Lay, Yumi et Aélita.
-Salut tout le monde ! Lança Ulrich. Où sont miss et mister Della Robbia ?
-Ils sont à la plage. Répondit Aélita.
-Et Einstein ? Interrogea le jeune brun.
-Il est retourné chercher son ordinateur portable. Expliqua Yumi.
-Mais il est malade ! Observa Ulrich en se dirigeant vers la cuisine. Ca fait plus de 250 Km entre ici et chez vous.
-Pourquoi crois-tu qu’il est parti à 5H00 ? Répondit Aélita en riant.
Ulrich avala son jus de travers, qui lui passa par le nez.
-Quelle heure ?! s’écria t-il en essuyant le liquide qui dégoulinait de son nez.
-5H00. Répéta Yumi en riant.
Ulrich soupira et prit Zakari dans ses bras. Le petit garçon se mit à rire.
-Ton papa est vraiment dingue, bonhomme. Fit Ulrich en riant. Tu crois pas ?
-Papa fou fou fou !!! Répondit Zakari en riant.
-Cesse d’apprendre des bêtises à mon fils. Fit Aélita en récupérant le petit garçon.
Ulrich bâilla. Il était encore fatigué et Lay le regardait avec insistance. Il attrapa la fillette et la plaça sur ses épaules.
-Alors ma petite princesse, ça te dit qu’on aille faire un tour ? Proposa Ulrich.
-Pour aller où ?
-Au bout du monde, si tu veux. Répondit Ulrich en riant.
-Tu m’emmène où je veux ? Répéta Lay sans y croire vraiment. Pour de vrai ?
-Puisque je te le dis ma puce ! Répondit Ulrich s’étirant. Vas-y, dis moi où tu aurais envie d’aller aujourd’hui.
-Je veux aller faire du cheval !!
-Quoi ? S’écria Ulrich en laissant tomber les clés de sa BMW.
-Je veux aller faire du cheval ! Répéta Lay. Et est ce qu’on peut emmener Erika ? Et Romain ? Et maman ? Et tatie Aélita ? Et Zakari ? Et…
-Stop, stop, stop, stop !! Supplia Ulrich en mettant sa main sur la bouche de Lay. Emmène tout le monde que tu voudras.
-Vrai de vrai ?! S’exclama Lay tout sourire. Je peux vraiment emmener tout ceux que je veux ?
-Oui ma chérie. Répondit Ulrich en s’affalant sur le canapé. Qui tu veux. Mais files te préparer parce que moi, à 10H30, je file !
-Merci papa ! Cria Lay en se jetant dans les bras de son père. Je t’aime.
-Moi aussi mon petit ange. Répondit Ulrich en riant. Allé files maintenant ou on va être en retard.
A l’étage, on entendit Lay hurler à Erika qu’elles allaient faire de l’équitation. Et à ce moment, Aélita éclata de rire.
-Elles ont l’air très…enthousiastes ! Ironisa t-elle.
-Normal ! Répondit Yumi en riant. Elles adorent ça !
-Et toi, tu viens avec nous ? Interrogea le jeune brun.
-Non. Refusa la jeune japonaise. May est malade. Je crois qu’elle a un rhume.
-Ah bon ? S’étonna Aélita. Ce n’est pas trop grave j’espère…
-Non, ne t’inquiète pas. La rassura Yumi. Pour l’instant, elle a juste le nez qui coule. Mais si elle ne va pas mieux, je l’emmènerai chez le pédiatre.
Dans l’après midi, Jérémie était revenu et travaillait sur son ordinateur. Il était seul dans la maison, vêtu d’un sweater rouge et d’un jean bleu, tandis que tout le reste de la bande se trouvait sur la terrasse. Parfois, Jérémie entendait des éclats de rire, qui ne le perturbait pas pour autant et travaillait avec plus d’acharnement.
Soudain, Odd déboula dans le salon.
-Einstein !! Lâche ton ordi !!! Hurla t-il essoufflé. Aélita est dans les vapes…
-Hein ?
-Elle est tombée dans les pommes !!! Cria Odd en levant les yeux au ciel. Allé viens et attrape quelque chose de sucré. Selon Yumi ça va la remettre sur pieds.
-Heu…sucré…Répéta Jérémie dans la cuisine. Non…les fruits sont pas assez sucrés…je sais ! Oui, un sachet de bombecs, ça devrait le faire et c’est hyper sucré.
Une dizaine de minutes plus tard, Aélita était sur pieds, mais décida de monter se reposer dans sa chambre. Quelques minutes après, Ulrich s’en alla avec Lay et Erika, et Odd resta dans la maison avec Elodie pour se reposer un peu avec Jérémie et Zakari.
Tout le monde dormait . Aélita, se reposait, allongée sur son lit, le visage serein, les yeux clos. Jérémie s’était assoupi une main sur celle de sa femme. Et entre eux, le petit Zakari faisait la sieste, allongé sur le ventre, un poing devant le visage.
Quand à Odd, il ronflait carrément à côté d’Elodie qui avait un sommeil très lourd.
Le lendemain, la bande regardait la dernière vidéo, qu’il restait de leur vacances. On voyait Ulrich et Jérémie, en short, torse-nu se diriger à pas de loup vers la chambre de Jérémie. Cette vidéo avait été enregistrée par les caméras de surveillance, placées par les filles.
On entendit un cri perçant, et bientôt, on aperçut Ulrich et Jérémie qui filaient en vitesse tandis que Odd apparaissait dans l’encadrement de la porte, avec une simple serviette autour de la taille. « Attendez un peu que je termine de me changer. Bande de vandales !!! Hurlait-il en brandissant le poing. Vous allez voir de quel bois je me chauffe !!! » Ulrich et Jérémie étaient cachés par les murs de la cuisine, plaqués sur ceux-ci et donc invisibles aux yeux du blondinet.
Lorsque quelques secondes après Odd ressortit de la chambre, il était lui aussi vêtu d’un short et avait une cargaison de bombes à eau dans les bras. Il les cacha aux quatre coins de la maison, et avec deux munitions uniquement, il partit en quête de ses deux amis.
Ulrich et Jérémie l’attendaient de pieds ferme et dès qu’il s’approcha, ils le canardèrent à coups de fusil à eau rempli de savon. En quelques minutes, le sol était méconnaissable. Il y avait de la mousse partout et les carreaux étaient extrêmement glissants.
Filmé en hauteur, on voyait Jérémie qui rampait sur le carrelage, camouflé par la mousse. Bientôt, la bataille dégénéra. C’était chacun pour soit.
Encore filmé en hauteur, Ulrich, adossé au mur du salon. Et de l’autre côté, sur le mur, avançant perpendiculairement au mur du jeune brun, Odd. Entendant des pas, Ulrich recula et pris son élan. Il s’élança sur le sol glissant et profitant de l’effet de surprise, mitrailla Odd et après avoir freiné, il glissa légèrement et fila se mettre à couvert sur la terrasse.
Quand à Jérémie, une nouvelle fois filmé en hauteur, une feuille détrempé et un crayon dans les mains, ils effectuait quelques calculs rapides. « Si mes calculs sont exacts, Odd devrait être dans la chambre d’Ulrich et Ulrich…juste là !!! Fit-il en glissant sur le sol. » Surpris, le jeune brun se fit asperger d’eau savonneuse et aussitôt, Jérémie fila au premier, où il attrapa Odd. Après avoir mis la pagaille dans la chambre de Yumi, ils se bagarrèrent dans la chambre des enfants. « Prends ça ! Hurlait Odd en riant. » « Pas mes cheveux crétin ! Criait Ulrich en riant à son tour. » « Désolé. Disait Jérémie en riant. » « C’était toi ! Observait Ulrich en se tournant vers le jeune blond. Désolé Einstein, t’es l’un de mes meilleurs amis, mais cette fois, t’es mort.» Les trois jeunes hommes se trouvaient dans le jardin et la piscine, elle aussi remplie de mousse faisait office d’écran. Soudain, Odd poussait Jérémie dans l’eau et Ulrich poussait à son tour le blondinet dans la piscine. « Ah ah ah ah ah ah !!! Riait Ulrich en les pointant du doigt. Waouw !!! Criait-il avant de glisser lui-même à cause de la mousse qui tartinait le carrelage autour de la piscine et de tomber dans l’eau. »
Après avoir saccagé chaque pièce de la maison, ils s’arrêtèrent essoufflés. « Dites les gars, il est quelle heure ? Interrogeait Jérémie. Parce que si les filles rentrent… » « Oh non ! S’écriait Odd. Il est déjà 17H30 !!! » « Ca veut dire, qu’on a tout juste 1H00 pour ranger tout ça. Disait Ulrich en désignant la maison. Regardez, y a même de la mousse sur le toit et sur les vitres… » « Oh là…Marmonnait Odd. Ca va être free style…je crois que je démissionne... » « Pas moi. Déclarait Jérémie en attrapant le tuyau d’arrosage. T’es avec moi, Ulrich ? » « A 100% Einstein ! Répondait Ulrich en dégainant le second tuyau d’arrosage. Je suis un homme moi ! Un vrai, un pur ! Et un homme ça se défile pas, que je sache…alors au boulot ! » Ulrich et Jérémie s’éloignaient chacun de leur côté, et après maintes hésitations, Odd attrapait le dernier tuyau. « C’est bon vous avez gagné les gars ! Soupirait t-il. Je prends la terrasse ! » « Moi, je prends le toit ! Hurlait Ulrich depuis une échelle collée à la toiture. » « Ok !! Criait Jérémie de l’intérieur. Alors moi, je prends l’intérieur ! »
Alors que les garçons venaient de finir de remplir la piscine d’eau propre avec une solution chlorée et non savonneuse, Ulrich remarquait Aélita, Zakari, Lay, Erika, May, Elodie et Yumi qui sortaient de Thalasso. Il tirait ses deux amis et plongeait avec eux derrière un buisson. « Aïe. Chuchotait Odd en se massant le front. » « Tais-toi vieux ou on est cuit. Chuchotait Ulrich en mettant sa main devant le nez de Jérémie qui allait éternuer. »
Dans la maison de vacances, Yumi, Aélita, Elodie, Lay et Erika regardaient le film, la bouche grande ouverte. Jamais elles n’auraient crues un tel carnage possible. Ulrich, Odd et Jérémie regardaient aussi le film, la bouche ouverte…jamais ils ne s’étaient doutés, ne serait-ce qu’une seule fois, qu’ils étaient filmés. Soudain Ulrich se tourna vers sa femme et sans le faire exprès lui asséna un violent coup de coude au vidage en s’étirant.
-Aïe !! S’exclama Yumi.
-Désolé. S’excusa Ulrich. Comment vas-tu aujourd'hui?
-Mieux que toi, lorsque je me serai occupé de ton cas… Marmonna Yumi en croisant les bras. Je n’arrive pas à y croire…
-On ne peut vraiment pas vous faire confiance les garçons ! Soupira Aélita aussi déçu du comportement de son mari que Yumi.
-On vous laisse seuls une journée, et c’est le souk ! S’indigna Elodie en croisant les bras elle aussi.
-Heu…Fit Erika gênée.
-Bon…ben…nous, on va y aller. Décida Lay en tirant Erika par la main.
-Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Les gronda Elodie.
-Tu aurais pu détériorer les meubles, Jérémie ! Fit Aélita en regardant sévèrement son mari.
-Tu aurais pu faire exploser la maison avec les prises électriques, Odd ! Ajouta Elodie en fixant Odd avec un air tout aussi sévère que la jeune femme aux cheveux roses.
-Tu aurais pu te blesser, Ulrich ! Dit Yumi en fixant Ulrich d’un air plus sévère que les deux autres jeunes femmes.
-On est désolé. Soupirèrent Ulrich, Odd et Jérémie en baissant la tête.
-Et maintenant, on ne peut plus vous faire confiance ! Ajouta Elodie avec un soupir.
-Encore désolés. Soupirèrent les trois jeunes hommes.
Le portable d’Ulrich sonna et discrètement, Odd remercia le gong, de l’avoir, une fois de plus, aidé.
Le jeune brun se leva et se dirigea vers la terrasse pour répondre.
-Allô ?
-Salut Stern. Répondit la voix.
-Qu’est ce que tu veux, William ? Demanda Ulrich exaspéré.
-Ecoute vieux, pour une fois dans ta vie, parle moi correctement…
-Je le ferais, si tu en valais la peine. Répliqua froidement Ulrich.
-Je préfère faire comme si je n’avais rien entendu…
-…Ulrich ne répondit pas.
-Je t’appelle pour te donner un rendez-vous, ce soir…. Avoua William.
-Désolé, je suis pas ce genre de mec. Le coupa Ulrich d’un ton cassant.
-Arrête tes conneries Stern et écoute moi, c’est très sérieux. Soupira William agacé par les réponses sèches d’Ulrich. Si tu aimes vraiment Yumi autant que tu le dis, rendez-vous ce soir, à 19H30, devant la salle de matériel de plongée.
-C’est quoi ton problème William, je te comprends plus là.
-19H30, devant la salle du matériel. Répéta William.
-C’est ça ouais ! Répliqua froidement Ulrich. De tout façon, j’ai pas de compte à te rendre.
Le jeune brun raccrocha et bientôt, le reste de la bande s’installa sur la terrasse. Il s’installèrent. Yumi était dans les bras d’Ulrich, allongé sur un banc qui, à l’aide chaînes, se balançait doucement.
-Alors, c’était qui ? Demanda Odd.
-William, probablement. Soupira Jérémie.
-C’est que t’es doué Einstein ! Ironisa Ulrich.
-Et il voulait quoi ? Demanda Yumi en fronçant légèrement les sourcils.
-Me filer un rencard. Répondit Ulrich perplexe.
-QUOI ?! Hurla Odd abasourdis.
-Rassure toi, vieux ! Ajouta Ulrich en riant. Je lui ai bien spécifié que je n’étais pas CE genre mec.
-Tu vas y aller ? Demanda Aélita sceptique.
-J’en sais rien. Répondit Ulrich. C’est très possible…
-QUOI ? Hurla encore Odd pétrifié.
-Pas pour la raison à laquelle tu penses idiot! Soupira Ulrich. Seulement…je suis curieux de savoir ce qu’il me veut…
-Ca va mal tourner…Soupira Yumi en regardant Ulrich ? Je le sens… promet moi de ne pas faire de bêtises.
-Qu’est ce que je pourrais bien lui faire ? Interrogea Ulrich en haussant les épaules.
-Je sais pas…Ironisa Yumi en souriant, avec un regard moqueur. Le frapper par exemple…
-T’en fait pas mon cœur, je n’irai jamais jusque là…Sauf pour toi…
Aélita, Jérémie, Odd et Elodie taquinèrent les amoureux.
-Qu’est ce que c’est mignon ! Soupira Elodie.
-Ben quoi ! Se défendit Ulrich en riant. Tu me feras pas croire que Odd ne t’appelle pas ma chérie, ou mon ange, ou mon amour ou encore…mon petit croissant !
-Mon petit croissant…Répéta Jérémie en riant. Venant de Odd, ce ne serait pas étonnant…
-Hé !! Faut pas pousser non plus !! Grogna Odd en croisant les bras. Et puis, si vous continuez, Ulrich et Yumi, je montre à tout le monde la petite vidéo cachée que j’ai faites de vous deux.
-Vidéo cachée ? Répéta Ulrich méfiant.
-Ben vas y ! Répliqua Yumi. De toute façon, j’ai rien à cacher.
-Une minute Yumi ! L’arrêta Ulrich. On a plein de chose à cacher.
-Comme quoi ? Interrogea la jeune japonaise intriguée.
Ulrich lui murmura quelques mots à l’oreille. Au fur et à mesure que le jeune homme parlait, le sourire de Yumi s’élargissait. A la fin, elle éclata de rire.
-Ou encore…
Là encore, Ulrich lui murmura une petite phrase et la japonaise sourit.
-De toute façon, il ne pourrait pas nous avoir filmé ce jour là. Déclara Yumi en riant. Il n’était pas là.
-Peut-être pas ce jour là. Répondit Ulrich en se levant. Mais l’autre, oui ! En plus il avait son caméscope.
-J’espère que non parce que là…Soupira Yumi.
-De quoi vous parlez ? Demanda Aélita intrigué.
-De rien du tout ! Répondirent les Stern avec un regard complice.
-Bon, allé, j’ai un rencard avec mister « Yumi est à moi. » Lança Ulrich en riant. Ca devrait pas être long…20 minutes suffiront, je pense. Surtout si je dois le frapper.
-Ulrich…Gronda Yumi avec un regard désapprobateur.
-T’as entendu ta femme ? Ironisa Odd avec un sourire moqueur. Pas de bagarre pour toi ce soir.
-On verra bien…Plaisanta le jeune brun en s’éloignant.
-Ulrich ! Cria Yumi agacée.
-Ok, je ne fais rien. Soupira Ulrich en haussant les épaules, sans se retourner.
Sur la plage, il n’y avait pas que William, non. Il y avait William et Steve Gels. Aussitôt, Ulrich fronça les sourcils, méfiant.
-Je flaire une embrouille…Marmonna t-il à l’intention de William. C’est quoi le problème ?
Pour toute réponse, le jeune homme lui tendit deux enveloppes. Une d’un bleu très pâle et une seconde blanche. Ulrich dévisagea William, l’interrogeant du regard.
-Je veux te voir à mon mariage. Fit William avec un sourire. Yumi, en tout cas!
-T’es enfin casé ?! S’étonna Ulrich en serrant la main de son ennemi. Félicitation, c’est pas trop tôt. Je comprend mieux, maintenant. T’as voulu quitter le ring la tête haute, alors avec le lâche qui t’accompagne, tu m’as monté un sale coup.
-Non. Répondit William. En fait, c’est lui qui m’a contacté. Et comme il a dis que ça avait un rapport avec…
-Yumi, tu es venu…Soupira Ulrich les mains sur les hanches, l’air désespéré. Tu ne changeras donc jamais William…
-Ce n’est pas de ma faute, elle m’a ensorcelé. Ironisa le jeune homme.
-Tu vas te décider à l’ouvrir cette enveloppe ?! S’impatienta Gels. On va pas y passer toute la nuit !
Après un regard hostile envers Steve, Ulrich se décida à ouvrir l’enveloppe. Ce qu’il vit le laissa sans voix.
-Tu faisais quoi avec ma fille…Grinça Ulrich en déchirant la photo.
-Sa fille ?! Fit William en se tournant vers Gels. Ah non ! Je pensais qu’il s’agissait de Yumi ! Si c’est ça, je m’en vais. Salut.
-Le problème n’est pas là. Répliqua sèchement Ulrich. Je t’ai posé une question à laquelle tu n’as pas répondu. Que faisais-tu au juste avec ma fille ?
-Tu sais, elle très jolie et sage. Ironisa Gels. Et puis, elle sent très bon…
Ulrich leva les yeux sur Steve qui esquissa un mouvement de recul. Il l’attrapa par le col de sa chemise et le tînt fermement face à lui. Il le lâcha, tout comme l’enveloppe de William qui tomba sur le sable.
-Il va falloir comme mette les points sur les « i » de l’idiot que tu es. Marmonna Ulrich en se mettant en position de combat. Premièrement, tu ne t’approches pas de mes amis.
Il tenta un coup de genou droit sauté et dernier moment changea de jambe. Gels qui n’avait pu parer l’attaque se releva. Ulrich se réceptionna avec un salto arrière et se remit en garde, les mâchoires contractées, le regard sombre, le visage fermé.
-Règle n°2 : Tu ne t’approches pas de mes filles. Dit froidement Ulrich en exécutant une technique de penchak silat qui consistait en une maîtrise pure et simple de l’adversaire.
-Règle n°3 : Tu ne touches pas à ma femme Gels. Grinça Ulrich en exécutant une fois encore une technique de penchak silat.
Celle-ci était interdite dans les compétitions, car elle pouvait entraîner la mort. Elle consistait à couper l’arrivée d’oxygène de l’adversaire, ce qui entraînait la suffocation, puis la mort. Au moment où avec un coup de pieds porté à la gorge, Ulrich allait bloquer la respiration de Gels, il se contrôla et arrêta son pieds à deux centimètres de la gorge de l’homme. Il resta dans cette position.
-Un seul mot, un geste, ou même un regard de ta part, à ma femme et je te tue. Grogna froidement le jeune brun. Aujourd’hui, j’ai su me contrôler mais juste un regard, et je n’hésiterai pas. C’est clair ?
-…
-Je répète. Dit Ulrich d’une voix plus forte en approchant un peu plus son pieds de la gorge de son adversaire. Est ce que c’est clair ?
-Très clair. Répliqua froidement Gels, blessé.
-Je préfère ça…Répondit Ulrich en posant son pieds sur le sol.
Sur ces derniers mots, il ramassa l’enveloppe de William et s’éloigna. Il marchait lorsqu’il perçut des bruits de pas derrière lui. Il se retourna pour se retrouver face à Gels qui allait le frapper. Gardant la tête haute, il fixa le géant droit dans les yeux.
-C’est même pas la peine d’essayer.
A grands regrets, Gels baissa son poing et s’éloigna. Eclairé par la lune et les étoiles, Ulrich retourna dans la maison de vacances. Il était à peine 20H00. Son entrevue avec William avait été courte. Il ne parlerait pas de Gels. Pas ce soir. Comme à son habitude, dès qu’Ulrich arriva, il monta prendre une douche et s’installa sur la terrasse, à côté de Yumi. La tête sur son épaule, les bras autours de son corps, Ulrich se reposait. C’était l’impression qu’il donnait, mais ce n’était pas la sienne. Il avait la nausée.
Au bout de quelques minutes, Jérémie remarqua que quelque chose n’allait pas avec Ulrich.
-Tout va bien Ulrich? Demanda Aélita.
-Non, tout va mal. Répondit Ulrich l'air abattu. Avec le rencard de William, j'ai pas eu le temps de dîner et j'ai faim.
-Ah ça tombe bien! S’écria Odd en se levant pour tirer Ulrich. Suis moi, on va aller dîner tout ls deux!
-Odd, tu as déjà dîné. Rappela Elodie en riant.
-Et alors?! Fit le blondinet en haussant les épaules. Ulrich est mon ami, je peux pas le laisser en plan!
-Dis plutôt que c'est une super occaz' de te goinfrer! Ironisa Yumi avec un sourire moqueur.
-Pas du tout! Se défendit Odd en poussant Ulrich à l'intérieur de la maison.
-Mais bien sûr! Lui cria Aélita. Et c'est pour ça que tu fuis nos questions?
-Pas du tout! Répéta Odd. Je ne fuis pas, mais Ulrich a faim.
-Et toi aussi apparemment... Ironisa Elodie en croisant les bras, l'air moqueur.
-Je me demande comment tu fais…Soupira Jérémie en s’étirant.
-Le réfrigérateur ne peut pas rester plein mais 400€ de courses par mois et ça suffit ! Répondit Elodie en bâillant.
-400€ ?! Répétèrent Aélita, Yumi et Jérémie hagards.
-Oui. Affirma Elodie en riant. Faîtes pas cette tête! On dirait que vous venez de voir un fantôme!
-Heu…oui…bien sûr…Balbutia Jérémie en se levant avec Aélita.
-Bon, ben nous on va y aller. Annonça la jeune femme. Il faut qu’on aille mettre Zak au lit.
-D’accord. Répondit Yumi en souriant. Je t’appelles demain Aélita.
-Ok ! Répondit la jeune femme en s’éloignant avec Zakari dans les bras.
Quelques heures plus tard, le petit garçon dormait dans son berceau. Aélita et Jérémie étaient allongés sur leur lit, discutant à voix basse de problème scientifique. La lune, pleine, éclairait leur chambre où il faisait frais à cause de la climatisation.
-Jérémie ?
-Hum ? Répondit le concerné.
-Tu crois que Xana est désactivé pour de bon ?
-Oui. Répondit Jérémie. Pour le réactiver, il faudrait forcer la serrure du cadenas que j’ai mis sur la poignée du super calculateur. On ne peut accéder au sous sol sans l’avoir déverrouillé. Et mis à part chacun d’entre nous, personne ne possède cette clé.
-Oui mais je suis inquiète…
Jérémie se rapprocha de sa femme et l’embrassa tendrement, tout en lui caressant la joue. Il la contempla à la lumière de la lune et sourit.
-Tu n’as aucune raison de t’inquiéter, Aélita. Assura Jérémie en la prenant dans ses bras. Je suis là.
De son côté ; Odd venait de raconter toute cette histoire à Elodie qui l’avait écouté sans un mot. Quand le jeune blondinet eut terminé, elle se redressa et prit sa température.
-Tu n’aurais pas bu, par hasard ? Interrogea t-elle.
-Hé !!! Je plaisante pas !! Cria Odd en se débarrassant de la main de sa femme posée sur son front. Je t’assure que c’est très sérieux.
-D’accord…
-Tu ne me crois pas, mais à l’occasion, je t’emmènerais faire un tour là-bas. Ajouta Odd avant de s’allonger sur son lit.
-Bien sûr… Soupira Elodie. Donne moi cette couverture !!
-Hé !!!Mais rends la moi ! S’écria Odd en tirant sur le drap bleu.
-Pas question ! Répondit Elodie. La galanterie, tu connais pas ?!
-Bien sûr que je connais ! Répliqua Odd avec un sourire moqueur. Seulement, ça ne s’applique qu’aux jolies filles.
Elodie attrapa son oreiller et l’utilisa pour frapper Odd, qui tentait de se dégager tout en riant.
Chez les Stern, tout était calme. Lay dormait dans sa chambre. Et May dormait dans une autre, plus grande.
Quand à Ulrich et Yumi, ils discutaient tranquillement.
-Qu’est ce que je peux être fatiguée. Soupira Yumi en bâillant.
-Dors ! Conseilla Ulrich en s’étirant.
-Je peux pas, May ne va pas tarder à se réveiller pour son biberon. Expliqua Yumi en se levant. Tiens, elle est debout.
A travers l’interphone posé sur la table de chevet, on entendait May qui poussait de petits gémissements plaintifs qui annonçaient le prochain déferlement de cris. La jeune japonaise se leva accompagnée d’Ulrich qui descendit préparer le biberon de sa fille. Après avoir déposée May dans son berceau, Yumi se laissa tomber sur son lit en bâillant. Le jeune brun l’enlaça tendrement. Il avait les yeux brillants et pétillants de malice.
-Tu dors ? Demanda Ulrich.
-Non. Répondit Yumi en soupirant. Je n’ai même pas la force d’essayer de dormir.
-Repose-toi. Conseilla Ulrich avec un petit rire. Je prends la relève.
-Non, ça ira. Répondit Yumi en embrassant Ulrich sur le front. Tu es très gentil, je ne travaille pas demain alors que toi…
-Mais tu es fatiguée Yumi. Observa Ulrich en fixant sa femme droit dans les yeux. Il faut que tu te reposes.
-Et moi, je te dis que ça va. Assura Yumi avec un sourire. Elle n’a qu’un mois et demi, c’est normal qu’elle se réveille pendant la nuit.
-Peut-être. Répondit Ulrich en embrassant la main de Yumi. Mais tu es ma femme et je m’inquiète pour toi, et ça aussi, c’est normal.
-Mais pourquoi est ce que tu t’inquiète, Ulrich. ! Interrogea Yumi. Je ne te comprends pas !
-Si je m’inquiète, c’est parce que je t’aime ! Tout simplement.
La jeune femme sourit et s'endormie, blottit contre le corps d'Ulrich. Le lendemain, Jérémie proposa à la bande d'aller à l'usine pour une petite visite de courtoisie à Xana.
Mais Ulrich qui travaillait décida de les rejoindre après son entraînement.
Vers 19H00, il arriva à l'usine. Yumi, Aélita et Elodie discutaient assise sur le sol alors que Jérémie et Odd étaient installés devant le super calculateur. Odd se leva pour accueillir le jeune brun.
-Ou est passé ta chaîne?! S'étonna Ulrich.
-Et la tienne?!
-Yumi, tu sais où est passé ma chaîne? Interrogea Ulrich. Tiens, tu n'as pas la tienne non plus.
-Quoi?! S'exclama Yumi en se passant la main sous le cou. Oh non!
C'est pas vrai!
Leurs chaînes avaient toutes disparues. Elodie remarqua l'absence de Romain, Lay et Erika, qu'ils avaient emmenés avec eux.
-Vous croyez qu'ils sont...
-Impossible, il leur auraient fallu le code pour accéder au monte charge. Dit Jérémie en parcourant la salle des yeux.
-Tu vois une autre solution peut-être? Maugréa Odd en haussant les épaules. Ils ne sont pas dans la salle et puis, ils auraient très bien pu nous regarder taper le code.
-Mais où peuvent-ils bien être...S'inquiéta Aélita.
Soudain, il y eu un bruit métallique un dégagement de fumée familier à la bande, et le monte charge s'ouvrit sur les trois enfants, la mine maussade. Elodie se précipita vers sa fille avec Odd, tandis que Yumi et Ulrich s'occupaient de Romain et Lay. Les adultes étaient plus inquiets que fâchés. Dans le laboratoire, il faisait assez chaud. L'holomap diffusait une lumière bleuté dans la grande pièce.
-Heu...maman... Hésita Erika. Je crois que...
-On est...Balbutia Lay. Je crois qu'on a fait une bêtise...
-Une très grosse bêtise. Affirma Romain tandis que Jérémie lui demandait des explications.
-C'est vous qui avez pris nos chaînes?! S'étonna t-il.
-Ben...heu...Bégaya Erika gênée. Oui...enfin...
-On a réactivé cette chose qui se trouvait en bas. Avoua Lay en baissant la tête. C'est une espèce de grande tour avec plein de circuits.
-Vous avez réactivé Xana?! Cria Odd en tombant sur le sol.
-C'est son nom?! S'étonna Romain.
-Là n'est pas le problème. Trancha Ulrich. Vous avez fait une énorme bêtise.
-Dîtes moi que c'est un cauchemar...Marmonna Aélita en serrant son fils contre elle. Je vais me réveiller... Dîtes moi que ce n'est qu'un mauvais rêve...
Il régnait dans le laboratoire un intense sentiment de malaise. Personne ne parlait.
Soudain, le super calculateur émit un bip qui attira l'attention de Jérémie, dont les yeux s'aggrandirent de surprise.
-On doit sortir d'ici. Lâcha t-il en un souffle.
-Quoi? Dit Yumi sans comprendre.
-On doit sortir. Répéta Jérémie en les entraînant vers le monte charge. Tout va exploser. Allé bougez-vous!!!
-Vous avez entendu Einstein? Dit Odd. On bouge de là!!! Je tiens à la vie moi! Je suis trop jeune pour mourir!!!
Jérémie activa fébrilement le monte charge et il se retrouvèrent au rez de chaussé. Toute la bande piqua un sprint. Pourtant, Lay trébucha et tomba. Yumi s'en rendit compte lorsqu'elle était à l'extérieur de l'usine. Sans attendre, elle s'élança dans l'usine et aida sa fille à se relever. Malheureusement, elles n'eurent pas le temps de sortir. La jeune japonaise eut juste le temps de faire écran entre l'usine et sa fille en la serrant contre elle. L'usine explosa et Yumi fut projeté quelques mètres plus loin avec sa fille qui lui échappa. Elles étaient toutes les deux inconscientes et Ulrich se précipita vers elles.
-Yumi!!! Lay!!!Cria t-il en leur assénant de petites claques.
Odd et les autres étaient comme pétrifiés. Ulrich se tourna vers eux.
-Qu'est ce que vous attendez!!! Hurla t-il furieux. Appelez une ambulance!!!
Quelques heures plus tard, Lay et Yumi étaient à l'hôpital. Il était plus de 22H00 mais aucune d'elles n'avait repris connaissance. Lay était à l'étage en dessous de celui de sa mère et lorsque le médecin qui s'occupait de sa fille entra, Ulrich se précipita vers elle. Cassandra Mihf avait de cours cheveux noirs et de beaux yeux marron, bridés. Mais sur son visage, on devinait qu'il y avait un problème. Elle était pâle et semblait très triste, éprouvée, touchée et déstabilisée.
-Alors?! Fit Ulrich inquiet. Comment va ma fille?
-Hé bien...Hésita Cassandra. Elle... a...elle était vraiment très jolie, vous savez.
-Q...comment?! S'écria Ulric surpris. P...pourquoi dîtes vous "était"?
-C'est...hé bien...Bégaya le médecin sentant les larmes lui monter aux yeux. Nous n'avons pas réussi à la sauver...elle est morte.
Ulrich recula sous le poids de cette nouvelle. Il heurta Odd, pour aller se placer dos au mur, sous le choc. Les larmes commençaient à couler le long de ses joues. Le jeune homme était totalement anéantis. C'était comme si on venait de lui arracher une partie de son cœur. Il versait toute les larmes de son corps tout en frappant le mur du couloir de toute ses forces.
-Non...Non...Non...Non...NON!!!
Cassandra essuya vivement son visage et arrêta le point d'Ulrich.
-Est ce que vous voulez que je me charge d'annoncer la nouvelle à Mme Stern? Interrogea t-elle.
-Non...Fit Ulrich en essayant de se calmer. C'est ma femme. C'est à moi de...de lui annoncer...
-Très bien. répondit le médecin. Elle ne a pas tarder à s'éveiller, je pense. Vous devriez aller dans sa chambre.
-Bien sûr... Sanglota Ulrich. Mais avant...je voudrais... voir ma fille...
-Je vous accompagne à sa chambre. Dit Cassandra. Venez, c'est par ici.
Dès que Ulrich fut assez loin pour ne plus les voir, le reste de la bande laissa éclater son chagrin. Aélita et Elodie étaient si affectés qu'elles décidèrent d'aller dans la chambre de Yumi. Jérémie et Odd restèrent seuls tout les deux.
-Tu as vu...Sanglota Odd en se tournant vers Jérémie. C'était comme si...on lui arrachait le coeur...
-Mais pourquoi elle...Renifla Jérémie. Elle n'avait rien fait à personne...c'est injuste...
-Tu sais Einstein, je crois que la vie ne l'est jamais... soupira Odd en entrant à son tour dans la chambre de la jeune japonaise.
Lorsque Yumi se réveilla, Odd , Jérémie, Aélita et Elodie la laissèrent seule avec Ulrich qui semblait s'être ressaisi. Doucement, il caressa le visage de la jeune japonaise qui eut un faible sourire.
-Est ce que tu vas bien? S'inquiéta t-elle en voyant son air triste. Tu n'es pas blessé?
-Non. Ca va. La rassura le jeune homme.
-Et Lay, est ce qu'elle va bien? Demanda Yumi en glissant sa main dans celle de son mari.
-Son médecin la trouve très jolie. Répondit Ulrich avec un sourire.
-C'est vrai? On me l'a toujours dis. Murmura Yumi. Mais où est-elle? Je veux la voir.
-Yumi...Chuchota le jeune brun tandis que la jeune japonaise se redressait. Il va falloir que tu sois forte... Lay... est...
-Non...Sussura Yumi tandis que son mari la prenait dans ses bras.
La jeune femme explosa de colère. Elle se débattit.
-Non! Non! Non! Cria t-elle en martelant son torse de coups. Je refuse de te croire Ulrich. C'est faux!!
Le jeune brun la serra plus fort contre lui et pett à petit, la colère de la jeune femme se transforma en peine, en tristesse et en une profonde détresse. Elle se mit à pleurer dans lesbras du jeune homme qui ne put retenir ses larmes. Après 1H00, Yumi demeurait inconsolable et elle avait, comme Ulrich, voulut voir la fillette une dernière fois avant qu'elle ne parte à la morgue. Les yeux du jeune brun étaient vides et ternes tandis que ceux de Yumi étaient rouges et enflammés. Odd, Aélita, Jérémie et Aélita étaient dans un coin de la pièce, et de temps à autres, on entendait des reniflements provenant du petit groupe.
Quelques jours après l'enterrement de sa fille, Yumi demeurait toujours inconsolable. Cette nuit-là, elle s'éveilla vers 2H00 du matin, en proie à une crise de larmes.
Le jeune brun s'occupa de May qui réclamait son biberon. Yumi était si secouée et affectée qu'elle était incapable de regarder May sans pleurer.
-Calme toi Yumi...Chuchota Ulrich.
Assis sur un fauteuil, dans la chambre, Ulrich tentait de consoler sa femme. Elle était assise sur ses cuisses, appuyée contre lui et d'un geste tendre, le jeune brun caressait les longs cheveux noirs de la jeune femme. Ils croyaient tous à un cauchemar. De plus, Xana était réactivé et malgré l'explosion, seul le rez de chaussée de l'usine avait été dévasté. Le laboratoire et le niveau -1, la salle des scanners étaient intacts. Quelques heures plus tard, Yumi s'endormit dans les bras de son mari, qui s'était lui aussi assoupi, et replongea dans ce cauchemar sans fin où elle voyait sa fille s'éloigner un peu plus d'elle à chaque seconde pour finir par disparaître, emportée par une mort prématurée.
FIN
(8) Bon, je suis de retour!! J'en connais une qui va être ravis, hein Mamaï? :D
Enfin...c'était des vacances merdiques. En quoi ça vous concerne? Hé bien, vu que j'avais rien à faire, j'ai bouclé cauchemar. 268 pages à peu près: un record, je paris! De quoi décourager les lecteurs lol. Le seconde tome est entamé. Déjà 40 pages...ça promets... comme promis voici la Loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooongue suite de cauchemar. Peut être même la fin...hé bien oui, c'est la fin de cauchemar...du I en tout cas lol... après réflexion, elle est pas si longue que ça...mais si on compte les page de cauchemar II, c'est long quand même)
-Hé !! Rends moi ça ! S’écria Yumi, s’apercevant qu’il lui manquait le haut de son maillot, une sorte de débardeur rouge bordeaux.
-Oups ! Fit Ulrich en balança se qu’il tenait à la main dans la cabine voisine.
-Merci bien !! Répliqua Yumi.
Ils étaient dans l’obscurité totale.
-C’est très…si je savais ce qui allait me tomber sous la main …Ironisa Ulrich en riant.
-La ferme ! Siffla Yumi.
-Mais quoi ?! Se défendit Ulrich. C’est pas ma faute !! Je suis désolé.
Après s’être changé, ils retournèrent dans la maison de vacances. Il était près de 3H00 du matin. Tout le monde dormait sauf Odd qui les apostropha.
-Alors les amoureux ? Ironisa t-il. Vous aviez perdu quelque chose sur la plage ?
-Si je te disais ce que j’y ai trouvé…Répondit Ulrich amusé.
-Ben…vas-y ! L’encouragea le blondinet. Eclaire-moi…
-En fait, c’était le…
-La ferme ! Coupa Yumi en donnant un coup de coude dans les côtes à son mari.
-Je te rappelle que c’était pas ma faute. Déclara Ulrich.
-C’est ça, ouais ! Répliqua Yumi en le tirant. En attendant, il est tard. Alors tu te tais, et on monte se coucher.
-Je vais y aller, aussi, je vous attendais en fait. Expliqua Odd en montant au premier étage.
Ils se changèrent et au moment où ils allaient se coucher, ils trouvèrent Lay dans leur lit, endormie.
Tendrement, Yumi caressa les cheveux de sa fille et sourit. Ulrich prit délicatement la fillette dans ses bras et la ramena dans sa chambre.
Il la coucha sur son lit et au moment où il allait sortir, Lay le rappela. Sans en avoir le choix, Ulrich emmena sa fille sur la terrasse et la berça doucement.
-Chante. Demanda la fillette.
-Qu….quoi ?
-Chante. Répéta Lay.
-Mais c’est pas vrai…Marmonna Ulrich. Je mérite pas ça…
Voyant que la fillette ne s’endormait pas, il prit son courage à deux mains et lui inventa une chanson, qu’il chanta à vois basse.
Descendu tel un ange
Il symbolise le tendre mélange
De leurs corps et leurs esprits
Pour un troisième souffle de vie
Alors que la lumière
De notre monde effleure tes paupières
Il écrit par ses quelques pleurs
Les premiers pas d'un long bonheur
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Ils admirent ce visage
Où une partie d'eux a fait naufrage
Il est le reflet grandissant
De l'amour et de ses présents
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Au sein d'un éveil que le ciel libère tel un héritage
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mont amour
A travers la réponse à leur prière
A l'espoir qui s'inscrit
Au cœur de ce récit
A travers la réponse à leur prière
Tendrement, Ulrich caressait le visage de sa fille qui venait de s’endormir, dans ses bras. Il la regardait d’un air tendre. Il émit un petit rire silencieux.
Quand à Yumi, elle observait la scène, dans l’ombre, cachée, émue par l’amour qu’Ulrich portait à leur fille. Le jeune brun fixait la plage tout en caressant les cheveux de Lay, qui éternua. Ulrich le regarda. Allongée sur le banc, la tête sur les cuisses de son père, elle semblait si fragile…doucement, Ulrich la prit dans ses bras et la posa contre son cœur, puis ses bras se refermèrent sur elle, tels les portes d’une prison de verre, pour l’empêcher de prendre froid. Tout en regardant le visage serein de sa fille, Ulrich reprit le refrain de sa chanson.
Et ce moment éclaire
Ton avenir, sans présenter de frontières
A l'histoire qui prend joue
Au cœur de mon amour
A travers la réponse à leur prière
-Je crois que je vais me mettre au chant, moi…Se chuchota Ulrich avec un sourire.
Doucement, Lay lui prit la main et la serra. Une vingtaine de minutes après, Ulrich alla mettre la fillette dans son lit et s’effondra sur le sien où dormait déjà Yumi, pour ne s’éveiller que 5H00 après.
Lorsque le jeune brun ouvrit les yeux, il était seul sur son lit. Il se leva, s’habilla, puis descendit au salon où étaient May, Lay, Yumi et Aélita.
-Salut tout le monde ! Lança Ulrich. Où sont miss et mister Della Robbia ?
-Ils sont à la plage. Répondit Aélita.
-Et Einstein ? Interrogea le jeune brun.
-Il est retourné chercher son ordinateur portable. Expliqua Yumi.
-Mais il est malade ! Observa Ulrich en se dirigeant vers la cuisine. Ca fait plus de 250 Km entre ici et chez vous.
-Pourquoi crois-tu qu’il est parti à 5H00 ? Répondit Aélita en riant.
Ulrich avala son jus de travers, qui lui passa par le nez.
-Quelle heure ?! s’écria t-il en essuyant le liquide qui dégoulinait de son nez.
-5H00. Répéta Yumi en riant.
Ulrich soupira et prit Zakari dans ses bras. Le petit garçon se mit à rire.
-Ton papa est vraiment dingue, bonhomme. Fit Ulrich en riant. Tu crois pas ?
-Papa fou fou fou !!! Répondit Zakari en riant.
-Cesse d’apprendre des bêtises à mon fils. Fit Aélita en récupérant le petit garçon.
Ulrich bâilla. Il était encore fatigué et Lay le regardait avec insistance. Il attrapa la fillette et la plaça sur ses épaules.
-Alors ma petite princesse, ça te dit qu’on aille faire un tour ? Proposa Ulrich.
-Pour aller où ?
-Au bout du monde, si tu veux. Répondit Ulrich en riant.
-Tu m’emmène où je veux ? Répéta Lay sans y croire vraiment. Pour de vrai ?
-Puisque je te le dis ma puce ! Répondit Ulrich s’étirant. Vas-y, dis moi où tu aurais envie d’aller aujourd’hui.
-Je veux aller faire du cheval !!
-Quoi ? S’écria Ulrich en laissant tomber les clés de sa BMW.
-Je veux aller faire du cheval ! Répéta Lay. Et est ce qu’on peut emmener Erika ? Et Romain ? Et maman ? Et tatie Aélita ? Et Zakari ? Et…
-Stop, stop, stop, stop !! Supplia Ulrich en mettant sa main sur la bouche de Lay. Emmène tout le monde que tu voudras.
-Vrai de vrai ?! S’exclama Lay tout sourire. Je peux vraiment emmener tout ceux que je veux ?
-Oui ma chérie. Répondit Ulrich en s’affalant sur le canapé. Qui tu veux. Mais files te préparer parce que moi, à 10H30, je file !
-Merci papa ! Cria Lay en se jetant dans les bras de son père. Je t’aime.
-Moi aussi mon petit ange. Répondit Ulrich en riant. Allé files maintenant ou on va être en retard.
A l’étage, on entendit Lay hurler à Erika qu’elles allaient faire de l’équitation. Et à ce moment, Aélita éclata de rire.
-Elles ont l’air très…enthousiastes ! Ironisa t-elle.
-Normal ! Répondit Yumi en riant. Elles adorent ça !
-Et toi, tu viens avec nous ? Interrogea le jeune brun.
-Non. Refusa la jeune japonaise. May est malade. Je crois qu’elle a un rhume.
-Ah bon ? S’étonna Aélita. Ce n’est pas trop grave j’espère…
-Non, ne t’inquiète pas. La rassura Yumi. Pour l’instant, elle a juste le nez qui coule. Mais si elle ne va pas mieux, je l’emmènerai chez le pédiatre.
Dans l’après midi, Jérémie était revenu et travaillait sur son ordinateur. Il était seul dans la maison, vêtu d’un sweater rouge et d’un jean bleu, tandis que tout le reste de la bande se trouvait sur la terrasse. Parfois, Jérémie entendait des éclats de rire, qui ne le perturbait pas pour autant et travaillait avec plus d’acharnement.
Soudain, Odd déboula dans le salon.
-Einstein !! Lâche ton ordi !!! Hurla t-il essoufflé. Aélita est dans les vapes…
-Hein ?
-Elle est tombée dans les pommes !!! Cria Odd en levant les yeux au ciel. Allé viens et attrape quelque chose de sucré. Selon Yumi ça va la remettre sur pieds.
-Heu…sucré…Répéta Jérémie dans la cuisine. Non…les fruits sont pas assez sucrés…je sais ! Oui, un sachet de bombecs, ça devrait le faire et c’est hyper sucré.
Une dizaine de minutes plus tard, Aélita était sur pieds, mais décida de monter se reposer dans sa chambre. Quelques minutes après, Ulrich s’en alla avec Lay et Erika, et Odd resta dans la maison avec Elodie pour se reposer un peu avec Jérémie et Zakari.
Tout le monde dormait . Aélita, se reposait, allongée sur son lit, le visage serein, les yeux clos. Jérémie s’était assoupi une main sur celle de sa femme. Et entre eux, le petit Zakari faisait la sieste, allongé sur le ventre, un poing devant le visage.
Quand à Odd, il ronflait carrément à côté d’Elodie qui avait un sommeil très lourd.
Le lendemain, la bande regardait la dernière vidéo, qu’il restait de leur vacances. On voyait Ulrich et Jérémie, en short, torse-nu se diriger à pas de loup vers la chambre de Jérémie. Cette vidéo avait été enregistrée par les caméras de surveillance, placées par les filles.
On entendit un cri perçant, et bientôt, on aperçut Ulrich et Jérémie qui filaient en vitesse tandis que Odd apparaissait dans l’encadrement de la porte, avec une simple serviette autour de la taille. « Attendez un peu que je termine de me changer. Bande de vandales !!! Hurlait-il en brandissant le poing. Vous allez voir de quel bois je me chauffe !!! » Ulrich et Jérémie étaient cachés par les murs de la cuisine, plaqués sur ceux-ci et donc invisibles aux yeux du blondinet.
Lorsque quelques secondes après Odd ressortit de la chambre, il était lui aussi vêtu d’un short et avait une cargaison de bombes à eau dans les bras. Il les cacha aux quatre coins de la maison, et avec deux munitions uniquement, il partit en quête de ses deux amis.
Ulrich et Jérémie l’attendaient de pieds ferme et dès qu’il s’approcha, ils le canardèrent à coups de fusil à eau rempli de savon. En quelques minutes, le sol était méconnaissable. Il y avait de la mousse partout et les carreaux étaient extrêmement glissants.
Filmé en hauteur, on voyait Jérémie qui rampait sur le carrelage, camouflé par la mousse. Bientôt, la bataille dégénéra. C’était chacun pour soit.
Encore filmé en hauteur, Ulrich, adossé au mur du salon. Et de l’autre côté, sur le mur, avançant perpendiculairement au mur du jeune brun, Odd. Entendant des pas, Ulrich recula et pris son élan. Il s’élança sur le sol glissant et profitant de l’effet de surprise, mitrailla Odd et après avoir freiné, il glissa légèrement et fila se mettre à couvert sur la terrasse.
Quand à Jérémie, une nouvelle fois filmé en hauteur, une feuille détrempé et un crayon dans les mains, ils effectuait quelques calculs rapides. « Si mes calculs sont exacts, Odd devrait être dans la chambre d’Ulrich et Ulrich…juste là !!! Fit-il en glissant sur le sol. » Surpris, le jeune brun se fit asperger d’eau savonneuse et aussitôt, Jérémie fila au premier, où il attrapa Odd. Après avoir mis la pagaille dans la chambre de Yumi, ils se bagarrèrent dans la chambre des enfants. « Prends ça ! Hurlait Odd en riant. » « Pas mes cheveux crétin ! Criait Ulrich en riant à son tour. » « Désolé. Disait Jérémie en riant. » « C’était toi ! Observait Ulrich en se tournant vers le jeune blond. Désolé Einstein, t’es l’un de mes meilleurs amis, mais cette fois, t’es mort.» Les trois jeunes hommes se trouvaient dans le jardin et la piscine, elle aussi remplie de mousse faisait office d’écran. Soudain, Odd poussait Jérémie dans l’eau et Ulrich poussait à son tour le blondinet dans la piscine. « Ah ah ah ah ah ah !!! Riait Ulrich en les pointant du doigt. Waouw !!! Criait-il avant de glisser lui-même à cause de la mousse qui tartinait le carrelage autour de la piscine et de tomber dans l’eau. »
Après avoir saccagé chaque pièce de la maison, ils s’arrêtèrent essoufflés. « Dites les gars, il est quelle heure ? Interrogeait Jérémie. Parce que si les filles rentrent… » « Oh non ! S’écriait Odd. Il est déjà 17H30 !!! » « Ca veut dire, qu’on a tout juste 1H00 pour ranger tout ça. Disait Ulrich en désignant la maison. Regardez, y a même de la mousse sur le toit et sur les vitres… » « Oh là…Marmonnait Odd. Ca va être free style…je crois que je démissionne... » « Pas moi. Déclarait Jérémie en attrapant le tuyau d’arrosage. T’es avec moi, Ulrich ? » « A 100% Einstein ! Répondait Ulrich en dégainant le second tuyau d’arrosage. Je suis un homme moi ! Un vrai, un pur ! Et un homme ça se défile pas, que je sache…alors au boulot ! » Ulrich et Jérémie s’éloignaient chacun de leur côté, et après maintes hésitations, Odd attrapait le dernier tuyau. « C’est bon vous avez gagné les gars ! Soupirait t-il. Je prends la terrasse ! » « Moi, je prends le toit ! Hurlait Ulrich depuis une échelle collée à la toiture. » « Ok !! Criait Jérémie de l’intérieur. Alors moi, je prends l’intérieur ! »
Alors que les garçons venaient de finir de remplir la piscine d’eau propre avec une solution chlorée et non savonneuse, Ulrich remarquait Aélita, Zakari, Lay, Erika, May, Elodie et Yumi qui sortaient de Thalasso. Il tirait ses deux amis et plongeait avec eux derrière un buisson. « Aïe. Chuchotait Odd en se massant le front. » « Tais-toi vieux ou on est cuit. Chuchotait Ulrich en mettant sa main devant le nez de Jérémie qui allait éternuer. »
Dans la maison de vacances, Yumi, Aélita, Elodie, Lay et Erika regardaient le film, la bouche grande ouverte. Jamais elles n’auraient crues un tel carnage possible. Ulrich, Odd et Jérémie regardaient aussi le film, la bouche ouverte…jamais ils ne s’étaient doutés, ne serait-ce qu’une seule fois, qu’ils étaient filmés. Soudain Ulrich se tourna vers sa femme et sans le faire exprès lui asséna un violent coup de coude au vidage en s’étirant.
-Aïe !! S’exclama Yumi.
-Désolé. S’excusa Ulrich. Comment vas-tu aujourd'hui?
-Mieux que toi, lorsque je me serai occupé de ton cas… Marmonna Yumi en croisant les bras. Je n’arrive pas à y croire…
-On ne peut vraiment pas vous faire confiance les garçons ! Soupira Aélita aussi déçu du comportement de son mari que Yumi.
-On vous laisse seuls une journée, et c’est le souk ! S’indigna Elodie en croisant les bras elle aussi.
-Heu…Fit Erika gênée.
-Bon…ben…nous, on va y aller. Décida Lay en tirant Erika par la main.
-Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Les gronda Elodie.
-Tu aurais pu détériorer les meubles, Jérémie ! Fit Aélita en regardant sévèrement son mari.
-Tu aurais pu faire exploser la maison avec les prises électriques, Odd ! Ajouta Elodie en fixant Odd avec un air tout aussi sévère que la jeune femme aux cheveux roses.
-Tu aurais pu te blesser, Ulrich ! Dit Yumi en fixant Ulrich d’un air plus sévère que les deux autres jeunes femmes.
-On est désolé. Soupirèrent Ulrich, Odd et Jérémie en baissant la tête.
-Et maintenant, on ne peut plus vous faire confiance ! Ajouta Elodie avec un soupir.
-Encore désolés. Soupirèrent les trois jeunes hommes.
Le portable d’Ulrich sonna et discrètement, Odd remercia le gong, de l’avoir, une fois de plus, aidé.
Le jeune brun se leva et se dirigea vers la terrasse pour répondre.
-Allô ?
-Salut Stern. Répondit la voix.
-Qu’est ce que tu veux, William ? Demanda Ulrich exaspéré.
-Ecoute vieux, pour une fois dans ta vie, parle moi correctement…
-Je le ferais, si tu en valais la peine. Répliqua froidement Ulrich.
-Je préfère faire comme si je n’avais rien entendu…
-…Ulrich ne répondit pas.
-Je t’appelle pour te donner un rendez-vous, ce soir…. Avoua William.
-Désolé, je suis pas ce genre de mec. Le coupa Ulrich d’un ton cassant.
-Arrête tes conneries Stern et écoute moi, c’est très sérieux. Soupira William agacé par les réponses sèches d’Ulrich. Si tu aimes vraiment Yumi autant que tu le dis, rendez-vous ce soir, à 19H30, devant la salle de matériel de plongée.
-C’est quoi ton problème William, je te comprends plus là.
-19H30, devant la salle du matériel. Répéta William.
-C’est ça ouais ! Répliqua froidement Ulrich. De tout façon, j’ai pas de compte à te rendre.
Le jeune brun raccrocha et bientôt, le reste de la bande s’installa sur la terrasse. Il s’installèrent. Yumi était dans les bras d’Ulrich, allongé sur un banc qui, à l’aide chaînes, se balançait doucement.
-Alors, c’était qui ? Demanda Odd.
-William, probablement. Soupira Jérémie.
-C’est que t’es doué Einstein ! Ironisa Ulrich.
-Et il voulait quoi ? Demanda Yumi en fronçant légèrement les sourcils.
-Me filer un rencard. Répondit Ulrich perplexe.
-QUOI ?! Hurla Odd abasourdis.
-Rassure toi, vieux ! Ajouta Ulrich en riant. Je lui ai bien spécifié que je n’étais pas CE genre mec.
-Tu vas y aller ? Demanda Aélita sceptique.
-J’en sais rien. Répondit Ulrich. C’est très possible…
-QUOI ? Hurla encore Odd pétrifié.
-Pas pour la raison à laquelle tu penses idiot! Soupira Ulrich. Seulement…je suis curieux de savoir ce qu’il me veut…
-Ca va mal tourner…Soupira Yumi en regardant Ulrich ? Je le sens… promet moi de ne pas faire de bêtises.
-Qu’est ce que je pourrais bien lui faire ? Interrogea Ulrich en haussant les épaules.
-Je sais pas…Ironisa Yumi en souriant, avec un regard moqueur. Le frapper par exemple…
-T’en fait pas mon cœur, je n’irai jamais jusque là…Sauf pour toi…
Aélita, Jérémie, Odd et Elodie taquinèrent les amoureux.
-Qu’est ce que c’est mignon ! Soupira Elodie.
-Ben quoi ! Se défendit Ulrich en riant. Tu me feras pas croire que Odd ne t’appelle pas ma chérie, ou mon ange, ou mon amour ou encore…mon petit croissant !
-Mon petit croissant…Répéta Jérémie en riant. Venant de Odd, ce ne serait pas étonnant…
-Hé !! Faut pas pousser non plus !! Grogna Odd en croisant les bras. Et puis, si vous continuez, Ulrich et Yumi, je montre à tout le monde la petite vidéo cachée que j’ai faites de vous deux.
-Vidéo cachée ? Répéta Ulrich méfiant.
-Ben vas y ! Répliqua Yumi. De toute façon, j’ai rien à cacher.
-Une minute Yumi ! L’arrêta Ulrich. On a plein de chose à cacher.
-Comme quoi ? Interrogea la jeune japonaise intriguée.
Ulrich lui murmura quelques mots à l’oreille. Au fur et à mesure que le jeune homme parlait, le sourire de Yumi s’élargissait. A la fin, elle éclata de rire.
-Ou encore…
Là encore, Ulrich lui murmura une petite phrase et la japonaise sourit.
-De toute façon, il ne pourrait pas nous avoir filmé ce jour là. Déclara Yumi en riant. Il n’était pas là.
-Peut-être pas ce jour là. Répondit Ulrich en se levant. Mais l’autre, oui ! En plus il avait son caméscope.
-J’espère que non parce que là…Soupira Yumi.
-De quoi vous parlez ? Demanda Aélita intrigué.
-De rien du tout ! Répondirent les Stern avec un regard complice.
-Bon, allé, j’ai un rencard avec mister « Yumi est à moi. » Lança Ulrich en riant. Ca devrait pas être long…20 minutes suffiront, je pense. Surtout si je dois le frapper.
-Ulrich…Gronda Yumi avec un regard désapprobateur.
-T’as entendu ta femme ? Ironisa Odd avec un sourire moqueur. Pas de bagarre pour toi ce soir.
-On verra bien…Plaisanta le jeune brun en s’éloignant.
-Ulrich ! Cria Yumi agacée.
-Ok, je ne fais rien. Soupira Ulrich en haussant les épaules, sans se retourner.
Sur la plage, il n’y avait pas que William, non. Il y avait William et Steve Gels. Aussitôt, Ulrich fronça les sourcils, méfiant.
-Je flaire une embrouille…Marmonna t-il à l’intention de William. C’est quoi le problème ?
Pour toute réponse, le jeune homme lui tendit deux enveloppes. Une d’un bleu très pâle et une seconde blanche. Ulrich dévisagea William, l’interrogeant du regard.
-Je veux te voir à mon mariage. Fit William avec un sourire. Yumi, en tout cas!
-T’es enfin casé ?! S’étonna Ulrich en serrant la main de son ennemi. Félicitation, c’est pas trop tôt. Je comprend mieux, maintenant. T’as voulu quitter le ring la tête haute, alors avec le lâche qui t’accompagne, tu m’as monté un sale coup.
-Non. Répondit William. En fait, c’est lui qui m’a contacté. Et comme il a dis que ça avait un rapport avec…
-Yumi, tu es venu…Soupira Ulrich les mains sur les hanches, l’air désespéré. Tu ne changeras donc jamais William…
-Ce n’est pas de ma faute, elle m’a ensorcelé. Ironisa le jeune homme.
-Tu vas te décider à l’ouvrir cette enveloppe ?! S’impatienta Gels. On va pas y passer toute la nuit !
Après un regard hostile envers Steve, Ulrich se décida à ouvrir l’enveloppe. Ce qu’il vit le laissa sans voix.
-Tu faisais quoi avec ma fille…Grinça Ulrich en déchirant la photo.
-Sa fille ?! Fit William en se tournant vers Gels. Ah non ! Je pensais qu’il s’agissait de Yumi ! Si c’est ça, je m’en vais. Salut.
-Le problème n’est pas là. Répliqua sèchement Ulrich. Je t’ai posé une question à laquelle tu n’as pas répondu. Que faisais-tu au juste avec ma fille ?
-Tu sais, elle très jolie et sage. Ironisa Gels. Et puis, elle sent très bon…
Ulrich leva les yeux sur Steve qui esquissa un mouvement de recul. Il l’attrapa par le col de sa chemise et le tînt fermement face à lui. Il le lâcha, tout comme l’enveloppe de William qui tomba sur le sable.
-Il va falloir comme mette les points sur les « i » de l’idiot que tu es. Marmonna Ulrich en se mettant en position de combat. Premièrement, tu ne t’approches pas de mes amis.
Il tenta un coup de genou droit sauté et dernier moment changea de jambe. Gels qui n’avait pu parer l’attaque se releva. Ulrich se réceptionna avec un salto arrière et se remit en garde, les mâchoires contractées, le regard sombre, le visage fermé.
-Règle n°2 : Tu ne t’approches pas de mes filles. Dit froidement Ulrich en exécutant une technique de penchak silat qui consistait en une maîtrise pure et simple de l’adversaire.
-Règle n°3 : Tu ne touches pas à ma femme Gels. Grinça Ulrich en exécutant une fois encore une technique de penchak silat.
Celle-ci était interdite dans les compétitions, car elle pouvait entraîner la mort. Elle consistait à couper l’arrivée d’oxygène de l’adversaire, ce qui entraînait la suffocation, puis la mort. Au moment où avec un coup de pieds porté à la gorge, Ulrich allait bloquer la respiration de Gels, il se contrôla et arrêta son pieds à deux centimètres de la gorge de l’homme. Il resta dans cette position.
-Un seul mot, un geste, ou même un regard de ta part, à ma femme et je te tue. Grogna froidement le jeune brun. Aujourd’hui, j’ai su me contrôler mais juste un regard, et je n’hésiterai pas. C’est clair ?
-…
-Je répète. Dit Ulrich d’une voix plus forte en approchant un peu plus son pieds de la gorge de son adversaire. Est ce que c’est clair ?
-Très clair. Répliqua froidement Gels, blessé.
-Je préfère ça…Répondit Ulrich en posant son pieds sur le sol.
Sur ces derniers mots, il ramassa l’enveloppe de William et s’éloigna. Il marchait lorsqu’il perçut des bruits de pas derrière lui. Il se retourna pour se retrouver face à Gels qui allait le frapper. Gardant la tête haute, il fixa le géant droit dans les yeux.
-C’est même pas la peine d’essayer.
A grands regrets, Gels baissa son poing et s’éloigna. Eclairé par la lune et les étoiles, Ulrich retourna dans la maison de vacances. Il était à peine 20H00. Son entrevue avec William avait été courte. Il ne parlerait pas de Gels. Pas ce soir. Comme à son habitude, dès qu’Ulrich arriva, il monta prendre une douche et s’installa sur la terrasse, à côté de Yumi. La tête sur son épaule, les bras autours de son corps, Ulrich se reposait. C’était l’impression qu’il donnait, mais ce n’était pas la sienne. Il avait la nausée.
Au bout de quelques minutes, Jérémie remarqua que quelque chose n’allait pas avec Ulrich.
-Tout va bien Ulrich? Demanda Aélita.
-Non, tout va mal. Répondit Ulrich l'air abattu. Avec le rencard de William, j'ai pas eu le temps de dîner et j'ai faim.
-Ah ça tombe bien! S’écria Odd en se levant pour tirer Ulrich. Suis moi, on va aller dîner tout ls deux!
-Odd, tu as déjà dîné. Rappela Elodie en riant.
-Et alors?! Fit le blondinet en haussant les épaules. Ulrich est mon ami, je peux pas le laisser en plan!
-Dis plutôt que c'est une super occaz' de te goinfrer! Ironisa Yumi avec un sourire moqueur.
-Pas du tout! Se défendit Odd en poussant Ulrich à l'intérieur de la maison.
-Mais bien sûr! Lui cria Aélita. Et c'est pour ça que tu fuis nos questions?
-Pas du tout! Répéta Odd. Je ne fuis pas, mais Ulrich a faim.
-Et toi aussi apparemment... Ironisa Elodie en croisant les bras, l'air moqueur.
-Je me demande comment tu fais…Soupira Jérémie en s’étirant.
-Le réfrigérateur ne peut pas rester plein mais 400€ de courses par mois et ça suffit ! Répondit Elodie en bâillant.
-400€ ?! Répétèrent Aélita, Yumi et Jérémie hagards.
-Oui. Affirma Elodie en riant. Faîtes pas cette tête! On dirait que vous venez de voir un fantôme!
-Heu…oui…bien sûr…Balbutia Jérémie en se levant avec Aélita.
-Bon, ben nous on va y aller. Annonça la jeune femme. Il faut qu’on aille mettre Zak au lit.
-D’accord. Répondit Yumi en souriant. Je t’appelles demain Aélita.
-Ok ! Répondit la jeune femme en s’éloignant avec Zakari dans les bras.
Quelques heures plus tard, le petit garçon dormait dans son berceau. Aélita et Jérémie étaient allongés sur leur lit, discutant à voix basse de problème scientifique. La lune, pleine, éclairait leur chambre où il faisait frais à cause de la climatisation.
-Jérémie ?
-Hum ? Répondit le concerné.
-Tu crois que Xana est désactivé pour de bon ?
-Oui. Répondit Jérémie. Pour le réactiver, il faudrait forcer la serrure du cadenas que j’ai mis sur la poignée du super calculateur. On ne peut accéder au sous sol sans l’avoir déverrouillé. Et mis à part chacun d’entre nous, personne ne possède cette clé.
-Oui mais je suis inquiète…
Jérémie se rapprocha de sa femme et l’embrassa tendrement, tout en lui caressant la joue. Il la contempla à la lumière de la lune et sourit.
-Tu n’as aucune raison de t’inquiéter, Aélita. Assura Jérémie en la prenant dans ses bras. Je suis là.
De son côté ; Odd venait de raconter toute cette histoire à Elodie qui l’avait écouté sans un mot. Quand le jeune blondinet eut terminé, elle se redressa et prit sa température.
-Tu n’aurais pas bu, par hasard ? Interrogea t-elle.
-Hé !!! Je plaisante pas !! Cria Odd en se débarrassant de la main de sa femme posée sur son front. Je t’assure que c’est très sérieux.
-D’accord…
-Tu ne me crois pas, mais à l’occasion, je t’emmènerais faire un tour là-bas. Ajouta Odd avant de s’allonger sur son lit.
-Bien sûr… Soupira Elodie. Donne moi cette couverture !!
-Hé !!!Mais rends la moi ! S’écria Odd en tirant sur le drap bleu.
-Pas question ! Répondit Elodie. La galanterie, tu connais pas ?!
-Bien sûr que je connais ! Répliqua Odd avec un sourire moqueur. Seulement, ça ne s’applique qu’aux jolies filles.
Elodie attrapa son oreiller et l’utilisa pour frapper Odd, qui tentait de se dégager tout en riant.
Chez les Stern, tout était calme. Lay dormait dans sa chambre. Et May dormait dans une autre, plus grande.
Quand à Ulrich et Yumi, ils discutaient tranquillement.
-Qu’est ce que je peux être fatiguée. Soupira Yumi en bâillant.
-Dors ! Conseilla Ulrich en s’étirant.
-Je peux pas, May ne va pas tarder à se réveiller pour son biberon. Expliqua Yumi en se levant. Tiens, elle est debout.
A travers l’interphone posé sur la table de chevet, on entendait May qui poussait de petits gémissements plaintifs qui annonçaient le prochain déferlement de cris. La jeune japonaise se leva accompagnée d’Ulrich qui descendit préparer le biberon de sa fille. Après avoir déposée May dans son berceau, Yumi se laissa tomber sur son lit en bâillant. Le jeune brun l’enlaça tendrement. Il avait les yeux brillants et pétillants de malice.
-Tu dors ? Demanda Ulrich.
-Non. Répondit Yumi en soupirant. Je n’ai même pas la force d’essayer de dormir.
-Repose-toi. Conseilla Ulrich avec un petit rire. Je prends la relève.
-Non, ça ira. Répondit Yumi en embrassant Ulrich sur le front. Tu es très gentil, je ne travaille pas demain alors que toi…
-Mais tu es fatiguée Yumi. Observa Ulrich en fixant sa femme droit dans les yeux. Il faut que tu te reposes.
-Et moi, je te dis que ça va. Assura Yumi avec un sourire. Elle n’a qu’un mois et demi, c’est normal qu’elle se réveille pendant la nuit.
-Peut-être. Répondit Ulrich en embrassant la main de Yumi. Mais tu es ma femme et je m’inquiète pour toi, et ça aussi, c’est normal.
-Mais pourquoi est ce que tu t’inquiète, Ulrich. ! Interrogea Yumi. Je ne te comprends pas !
-Si je m’inquiète, c’est parce que je t’aime ! Tout simplement.
La jeune femme sourit et s'endormie, blottit contre le corps d'Ulrich. Le lendemain, Jérémie proposa à la bande d'aller à l'usine pour une petite visite de courtoisie à Xana.
Mais Ulrich qui travaillait décida de les rejoindre après son entraînement.
Vers 19H00, il arriva à l'usine. Yumi, Aélita et Elodie discutaient assise sur le sol alors que Jérémie et Odd étaient installés devant le super calculateur. Odd se leva pour accueillir le jeune brun.
-Ou est passé ta chaîne?! S'étonna Ulrich.
-Et la tienne?!
-Yumi, tu sais où est passé ma chaîne? Interrogea Ulrich. Tiens, tu n'as pas la tienne non plus.
-Quoi?! S'exclama Yumi en se passant la main sous le cou. Oh non!
C'est pas vrai!
Leurs chaînes avaient toutes disparues. Elodie remarqua l'absence de Romain, Lay et Erika, qu'ils avaient emmenés avec eux.
-Vous croyez qu'ils sont...
-Impossible, il leur auraient fallu le code pour accéder au monte charge. Dit Jérémie en parcourant la salle des yeux.
-Tu vois une autre solution peut-être? Maugréa Odd en haussant les épaules. Ils ne sont pas dans la salle et puis, ils auraient très bien pu nous regarder taper le code.
-Mais où peuvent-ils bien être...S'inquiéta Aélita.
Soudain, il y eu un bruit métallique un dégagement de fumée familier à la bande, et le monte charge s'ouvrit sur les trois enfants, la mine maussade. Elodie se précipita vers sa fille avec Odd, tandis que Yumi et Ulrich s'occupaient de Romain et Lay. Les adultes étaient plus inquiets que fâchés. Dans le laboratoire, il faisait assez chaud. L'holomap diffusait une lumière bleuté dans la grande pièce.
-Heu...maman... Hésita Erika. Je crois que...
-On est...Balbutia Lay. Je crois qu'on a fait une bêtise...
-Une très grosse bêtise. Affirma Romain tandis que Jérémie lui demandait des explications.
-C'est vous qui avez pris nos chaînes?! S'étonna t-il.
-Ben...heu...Bégaya Erika gênée. Oui...enfin...
-On a réactivé cette chose qui se trouvait en bas. Avoua Lay en baissant la tête. C'est une espèce de grande tour avec plein de circuits.
-Vous avez réactivé Xana?! Cria Odd en tombant sur le sol.
-C'est son nom?! S'étonna Romain.
-Là n'est pas le problème. Trancha Ulrich. Vous avez fait une énorme bêtise.
-Dîtes moi que c'est un cauchemar...Marmonna Aélita en serrant son fils contre elle. Je vais me réveiller... Dîtes moi que ce n'est qu'un mauvais rêve...
Il régnait dans le laboratoire un intense sentiment de malaise. Personne ne parlait.
Soudain, le super calculateur émit un bip qui attira l'attention de Jérémie, dont les yeux s'aggrandirent de surprise.
-On doit sortir d'ici. Lâcha t-il en un souffle.
-Quoi? Dit Yumi sans comprendre.
-On doit sortir. Répéta Jérémie en les entraînant vers le monte charge. Tout va exploser. Allé bougez-vous!!!
-Vous avez entendu Einstein? Dit Odd. On bouge de là!!! Je tiens à la vie moi! Je suis trop jeune pour mourir!!!
Jérémie activa fébrilement le monte charge et il se retrouvèrent au rez de chaussé. Toute la bande piqua un sprint. Pourtant, Lay trébucha et tomba. Yumi s'en rendit compte lorsqu'elle était à l'extérieur de l'usine. Sans attendre, elle s'élança dans l'usine et aida sa fille à se relever. Malheureusement, elles n'eurent pas le temps de sortir. La jeune japonaise eut juste le temps de faire écran entre l'usine et sa fille en la serrant contre elle. L'usine explosa et Yumi fut projeté quelques mètres plus loin avec sa fille qui lui échappa. Elles étaient toutes les deux inconscientes et Ulrich se précipita vers elles.
-Yumi!!! Lay!!!Cria t-il en leur assénant de petites claques.
Odd et les autres étaient comme pétrifiés. Ulrich se tourna vers eux.
-Qu'est ce que vous attendez!!! Hurla t-il furieux. Appelez une ambulance!!!
Quelques heures plus tard, Lay et Yumi étaient à l'hôpital. Il était plus de 22H00 mais aucune d'elles n'avait repris connaissance. Lay était à l'étage en dessous de celui de sa mère et lorsque le médecin qui s'occupait de sa fille entra, Ulrich se précipita vers elle. Cassandra Mihf avait de cours cheveux noirs et de beaux yeux marron, bridés. Mais sur son visage, on devinait qu'il y avait un problème. Elle était pâle et semblait très triste, éprouvée, touchée et déstabilisée.
-Alors?! Fit Ulrich inquiet. Comment va ma fille?
-Hé bien...Hésita Cassandra. Elle... a...elle était vraiment très jolie, vous savez.
-Q...comment?! S'écria Ulric surpris. P...pourquoi dîtes vous "était"?
-C'est...hé bien...Bégaya le médecin sentant les larmes lui monter aux yeux. Nous n'avons pas réussi à la sauver...elle est morte.
Ulrich recula sous le poids de cette nouvelle. Il heurta Odd, pour aller se placer dos au mur, sous le choc. Les larmes commençaient à couler le long de ses joues. Le jeune homme était totalement anéantis. C'était comme si on venait de lui arracher une partie de son cœur. Il versait toute les larmes de son corps tout en frappant le mur du couloir de toute ses forces.
-Non...Non...Non...Non...NON!!!
Cassandra essuya vivement son visage et arrêta le point d'Ulrich.
-Est ce que vous voulez que je me charge d'annoncer la nouvelle à Mme Stern? Interrogea t-elle.
-Non...Fit Ulrich en essayant de se calmer. C'est ma femme. C'est à moi de...de lui annoncer...
-Très bien. répondit le médecin. Elle ne a pas tarder à s'éveiller, je pense. Vous devriez aller dans sa chambre.
-Bien sûr... Sanglota Ulrich. Mais avant...je voudrais... voir ma fille...
-Je vous accompagne à sa chambre. Dit Cassandra. Venez, c'est par ici.
Dès que Ulrich fut assez loin pour ne plus les voir, le reste de la bande laissa éclater son chagrin. Aélita et Elodie étaient si affectés qu'elles décidèrent d'aller dans la chambre de Yumi. Jérémie et Odd restèrent seuls tout les deux.
-Tu as vu...Sanglota Odd en se tournant vers Jérémie. C'était comme si...on lui arrachait le coeur...
-Mais pourquoi elle...Renifla Jérémie. Elle n'avait rien fait à personne...c'est injuste...
-Tu sais Einstein, je crois que la vie ne l'est jamais... soupira Odd en entrant à son tour dans la chambre de la jeune japonaise.
Lorsque Yumi se réveilla, Odd , Jérémie, Aélita et Elodie la laissèrent seule avec Ulrich qui semblait s'être ressaisi. Doucement, il caressa le visage de la jeune japonaise qui eut un faible sourire.
-Est ce que tu vas bien? S'inquiéta t-elle en voyant son air triste. Tu n'es pas blessé?
-Non. Ca va. La rassura le jeune homme.
-Et Lay, est ce qu'elle va bien? Demanda Yumi en glissant sa main dans celle de son mari.
-Son médecin la trouve très jolie. Répondit Ulrich avec un sourire.
-C'est vrai? On me l'a toujours dis. Murmura Yumi. Mais où est-elle? Je veux la voir.
-Yumi...Chuchota le jeune brun tandis que la jeune japonaise se redressait. Il va falloir que tu sois forte... Lay... est...
-Non...Sussura Yumi tandis que son mari la prenait dans ses bras.
La jeune femme explosa de colère. Elle se débattit.
-Non! Non! Non! Cria t-elle en martelant son torse de coups. Je refuse de te croire Ulrich. C'est faux!!
Le jeune brun la serra plus fort contre lui et pett à petit, la colère de la jeune femme se transforma en peine, en tristesse et en une profonde détresse. Elle se mit à pleurer dans lesbras du jeune homme qui ne put retenir ses larmes. Après 1H00, Yumi demeurait inconsolable et elle avait, comme Ulrich, voulut voir la fillette une dernière fois avant qu'elle ne parte à la morgue. Les yeux du jeune brun étaient vides et ternes tandis que ceux de Yumi étaient rouges et enflammés. Odd, Aélita, Jérémie et Aélita étaient dans un coin de la pièce, et de temps à autres, on entendait des reniflements provenant du petit groupe.
Quelques jours après l'enterrement de sa fille, Yumi demeurait toujours inconsolable. Cette nuit-là, elle s'éveilla vers 2H00 du matin, en proie à une crise de larmes.
Le jeune brun s'occupa de May qui réclamait son biberon. Yumi était si secouée et affectée qu'elle était incapable de regarder May sans pleurer.
-Calme toi Yumi...Chuchota Ulrich.
Assis sur un fauteuil, dans la chambre, Ulrich tentait de consoler sa femme. Elle était assise sur ses cuisses, appuyée contre lui et d'un geste tendre, le jeune brun caressait les longs cheveux noirs de la jeune femme. Ils croyaient tous à un cauchemar. De plus, Xana était réactivé et malgré l'explosion, seul le rez de chaussée de l'usine avait été dévasté. Le laboratoire et le niveau -1, la salle des scanners étaient intacts. Quelques heures plus tard, Yumi s'endormit dans les bras de son mari, qui s'était lui aussi assoupi, et replongea dans ce cauchemar sans fin où elle voyait sa fille s'éloigner un peu plus d'elle à chaque seconde pour finir par disparaître, emportée par une mort prématurée.
FIN