par Sinien » 08 Oct 2006, 19:36
Chose promise chose dûe. Voici la suite et cette fois elle est plus longue.
Pitié, chers lecteurs laissez des coms sur les topic. Les auteurs ne peuvent pas
deviner si vous avez aimé ou pas et si
ils doivent s'améliorer. Même un tout
petit j'aime ou continue, ça fait hyper plaisir.
Mais Aelita s’inquiétait trop pour lui et décida le jour suivant de le suivre. Il se promenait en ville, comme si il cherchait quelque
chose. Puis après une heure de marche, il s’arrêta. Il sortit un papier, de sa poche et s’assit. Il regardait un homme au loin. Aelita,
juste derrière lui, essayait de deviner l’inconnu. Elle s’approcha d’Ulrich et posa sa main sur son épaule. Il sursauta et se retourna.
- Aelita ? Non ! Tu ne dois pas, cria Ulrich.
Il la prit dans ses bras, cachant son visage contre sa poitrine.
- Tu m’étouffes Ulrich, dit elle en se débattant.
- Vas t’en. Te ne dois pas …Oh, non ! Il est parti.
Il la lâcha et se mit à courir. Chamboulée par son comportement, elle resta sur place, incapable de faire le moindre mouvement.
Ulrich courait dans les rues, cherchant désespérément l’homme. Il finit par le trouver assit sur des marches. Il s’arrêta, essoufflé
et ressorti la photo de sa poche. Il la regarda à nouveau mais lorsqu’il releva la tête, il avait disparu. Il commença à le chercher
du regard, quand une main se posa sur sa nuque.
- Qu’est ce que tu me veux ? demanda la voix derrière lui.
- Qui … Qui
- Pourquoi me suis tu depuis plusieurs jours ?
- Je … J’ai besoin de savoir, votre vrai nom.
- Je n’en ai pas. Voila.
Il pencha légèrement sa tête par-dessus l’épaule d’Ulrich et vit la photo. Son emprise se relâcha soudainement. Il arracha
la photo et l’examina. Ulrich attendait.
- Que... Le … co … ?
- Est ce que c’est vous ?
- Je … enfin. Comment ? Il me semble.
- Je le savais, dit Ulrich en souriant. Je vous ais tout de suite reconnu.
- Est-ce que l’on se connaît ?
- Pas vraiment. Mais j’ai … nous avons tant de questions à vous poser.
- Je ne crois que je te serais d’un grand secours. J’ignore tout jusqu’à mon nom.
- Et si je vous disais que je le connais.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Fuma rentra dans la chambre et trouva Naoko par terre, à genoux.
- Madame !?
- Il … il va mourir, dit elle en sanglots.
- Qui ça Madame ?
- Le visage. Il va mourir. Il ne doit pas. Je ne veux pas.
- Calmez vous.
Il la prit dans ses bras et la serra très fort. Elle se blottit dans ses bras, se laissant envahir par la chaleur de son corps.
- C’est fini Madame.
- Fuma, appelle moi Naoko. Sil te plait.
- Je n’ai pas le droit Madame.
- Je t’en pris. Quand nous serons seul. Juste Naoko.
- D’accords Ma … Naoko.
Il sentit qu’elle faiblissait. Il la porta jusqu’à son lit et la déposa lentement. Il commença à partir quand elle attrapa sa veste et le retint.
- Reste.
- D’accord.
Il s’agenouilla et lui prit la main. Elle se rendormit rapidement. Peu de temps après, Kyani arriva et les trouva.
- Fuma ! Hurla t’il.
- Monseigneur, dit il en se relevant et en s’inclinant.
- Que faisais tu dans sa chambre. Et pourquoi étais tu à son chevet ?
- Elle me l’a demandé Monseigneur.
- Qu’est ce que … ? demanda Naoko.
- Ce n’est rien ma chérie, répondit Kyani en s’approchant d’elle.
- Fuma ? dit elle en le regardant avec ses grands yeux noirs.
- Je n’aurais pas dû Madame.
- Mais c’est moi qui t’avais demandé.
- Vous vous trompez. Vous n’avez fait que dormir.
Il sortit de la pièce, la tête courbe.
- C’est moi qui lui ai …
- Chut chérie. Tu es encore malade. Tu ne lui as rien demandé. Mais ce qu’il a fait est inadmissible. Je vais devoir le
repr … le revoir. Allez dors, mon ange.
Il lui déposa un baiser sur le font et sortit. Fuma attendait à la porte. Il suivit Kyani. Naoko s’était rendormi.
Le soleil se levait sur le château. Naoko ouvrait les yeux. Son mari était encore endormi sur une chaise dans un coin.
Elle se sentait en forme. Elle se leva. Elle se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit. La fraîcheur matinale pénétra dans la chambre.
Une légère brise vint caresser ses longs cheveux et faire virevolter sa robe blanche. Elle sortit de la pièce. Il n’ y avait
personne dans les couloirs. Aucun bruit. Elle avança à tâtons, de peur de faire trop de bruit. Elle descendit dans son jardin et
vit ses roses. Elles étaient encore plus belles qu’avant. Des gouttes de rosées perlaient sur les pétales. Elle pouvait à nouveau
respirer l’air pur. Elle s’allongea dans l’herbe et ferma les yeux. Elle se laissa emporter par ses pensées. Ce même visage
encore et toujours.
Une ombre, vint lui masquer le soleil. Elle ouvrit les yeux et vit Fuma, penché au-dessus d’elle.
- Fuma, dit elle en souriant.
- Madame, Monseigneur vous cherche.
- Comment vas-tu aujourd’hui ? J’espère que Kyani n’a pas été trop sévère avec toi.
- Pas du tout. Pourquoi le serait il ?
- Hier. Que je t’ai demandé de rester.
- Désolé Madame, mais vous faites erreur.
- Tu peux me le dire. On est seul.
- Je suis désolé mais j’ignore de quoi vous parlez.
- Fuma, tu ne te souviens de rien ?
- Naoko ! Je t’ai cherché partout ! Que fais tu dehors ? demanda Kyani qui arrivait les bras ouverts.
- Je me sens tellement mieux ce matin. Je voulais respirer l’air pur.
- J’ai eu si peur. Mais il fait froid. Rentrons, je ne veux pas que tu attrapes froid.
Il la prit par les épaules et l’emmena dans la cour intérieure. Elle se retourna et lança un regard en direction de Fuma.
Un regard plein de tendresse, mais celui-ci ne réagit pas.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
- Tu peux me dire qui je suis ? Je n’y crois pas, dit le vieil homme.
- Si. Je sais qui vous êtes.
- Ulrich ! Cria une voix féminine dans son dos.
- Aelita ? répondit Ulrich en se retournant. Non, vas t’en.
- J’en ai marre de ton comportement. C’est qui cet homme que tu espionne ?
Elle ne l’avait toujours pas vu de face et d’aussi prèt, mais lorsqu’elle croisa son regard, elle resta bouche bée.
- Tu l’as reconnu ? demanda Ulrich.
- Il… Il est … enfin. C’et pas possible. Vous.
- Tu me connais aussi petite ? Questionna l’homme.
- Pas comme je l’aurais souhaité, répondit elle.
- Bon, puisque tu es là, autant vous présenter. Mr Henri, voici votre fille Aelita.
- Ma quoi ?
- Vous vous appelez Franz Hopper et Aelita est votre fille.
Franz, s’assit, bouleversé par les révélations d’Ulrich. Il n’avait jamais su d’où il venait et comment il s’appelait mais maintenant
qu’il savait, un frêle visage lui revint en mémoire. Il regarda, Aelita et posa une main sur son visage.
- Tu ressembles tant à ta mère.
- Vous … Vous vous souvenez ?
- Non. Mais je sais que tu ressembles à ta mère.
- Bon, les retrouvailles ont été faites, c’était émouvant mais je vous rappelle qu’on a un Xana en liberté qui détient Yumi.
- Xana ? Yumi ? Qui est ce ?
- Je vo … t’expliquerais tout … Papa.
Ils partirent donc en direction du lycée où Jérémie venait de finir son programme. Elle avait beau lui expliquer en long, en
large et en travers, Franz ne comprenait rien à ce Xana et Lyoko. Il était encore plus inculte qu’Odd. En arrivant au lycée, Odd
reconnu immédiatement le clochard.
- Ulrich ! Mais qu’est e que tu fous avec lui ? Tu héberges les SDF maintenant ?
- Odd, apprends à regarder les gens, dit Jérémie. Cet homme ressemble étrangement à Hopper.
- C’est lui, affirma Aelita.
Les deux autres garçons étaient restés immobiles. Ils n’en revenaient pas. Comment Franz Hopper pouvait il être en vie.
Lyoko était mort.
- Mais comment peut il être en vie ? demanda Odd.
- Selon lui, il se serait retrouvé dans l’usine le jour même où Lyoko est mort. Peut être qu’il a réussi à en sortir car
Xana ne le retenait plus. Mais comme il ne se souvient plus de rien …
- Quoi ? Et moi qui pensais qu’il pourrait m’aider.
- Je suis désolé de vous décevoir mais tout ce que vous me racontez, je n’y comprends rien.
- Bon allez. Je crois qu’on a tous besoin d’une bonne nuit de sommeil, dit Ulrich.
- Odd t’a pas attendu, répondit Jérémie.
- En effet. Bon, Mr Hopper, vous allez dormir dans mon lit et moi je dormirais par terre.
- Je peux dormir sur le sol. J’ai l’habitude de ça.
- Justement, vous pourriez dormir sur un matelas cette nuit. Mais peut être devriez vous prendre une douche.
Venez, je vais vous montrer.
Ulrich indiqua à Franz, tout ce dont il avait besoin et attendit. De nombreux espoirs venaient de partir en fumée.
Comme chacun, il croyait que Franz pourrait les aider, mais il en savait encore moins qu’Odd. Une fois la douche prise,
chacun se coucha et s’endormit rapidement. Tous, sauf un. Franz se remémorait cette journée. Il avait tant erré, se
posant tant de questions. Et aujourd’hui, il savait qui il était. Mais cela ne le réconfortait pas. Ces enfants comptaient tant sur
lui pour retrouver leur amie. Fatigué, il finit quand même par s’endormir. Lorsqu’il ouvrit les yeux, tout le monde dormait encore
à poings fermés. Il alla se passer de l’eau sur le visage. Les cheveux coupés, sans barbe, il avait bien du mal à se reconnaître.
Il passa sa main sur son visage. Son reflet devint flou. Des images défilèrent dans sa tête. Puis il rouvrit les yeux. Il courut
jusqu’à la chambre des garçons et réveilla Jérémie.
- Hep ! Eh oh !
- Quoi ?
- Ce Xana …
- Oui ?
- Il est où ?
- Dehors, mais je ne sais pas encore où exactement.
- Il n’est plus dans Kolio ?
- Lyoko. Et non.
- Tu es sûr, dit il paniqué.
- Oui. Mais qu’est ce qu’il y a ?
- Je viens de me souvenir que … qu’il ne devait en aucun cas, quitter LiKoo.
- Quoi ? Comment ça ?
- Je crois que je commence à me souvenir de certaines choses. Dont ce que je viens de te dire.
- Et si il n’est plus dans Lyoko, qu’est ce qui peut se passer
?
- Je l’ignore, mais je sens que ce n’est pas bon.
- C’est quoi tout ce boucan marmonna Odd.
- Debout vous deux ! Cria Jérémie. On a une Yumi à retrouver.
- Yumi ! Quoi ?
- Calme toi Ulrich. Vas plus tôt voir si Aelita est réveillée et ramène là ici.
Ulrich sortit de la chambre, alors qu’Odd peinait à se lever.
- Il l’aime ? demanda Franz.
- Oui. Depuis toujours, mais ça n’a jamais marché entre eux. Je sais pas pourquoi.
- Ils sont trop bizarres tous les deux, répondit Odd sous sa couette.
Ils étaient tous dans la chambre, prêts à écouter Jérémie.
- Bon, voilà, j’ai fini de modifier le scan. Je vais le lancer, espérant qu’il fonctionne.
Jérémie pianota sur son clavier et un écran apparu. Chacun le fixait attendant quelque chose. Plus d’une heure s’était
écoulée, et le scan n’avait encore rien détecté.
- T’es sûr que ton truc marche ? demanda Franz.
- J’espère, répondit Jérémie. J’ai repéré que Lyoko émettait un faible signal autrefois et j’ai essayais de m’en servir.
Mais vous savez, même si mon hypothèse d’un autre monde existe, j’ignore encore comment l’on peut s’y rendre.
- Les scanners ? répondit Aelita.
- Mais c’était pas Lyoko ça ?
- Si, dit Franz.
Tous se retournèrent vers lui. Sa réponse avait été si brève et sûre.
- Vous ne pourrez pas par les scanners. C’est impossible. Je le sais, c’est tout.
- Bah au moins, on n’ira pas s’embêter à essayer avec ça, dit Odd.
Un petit bip fut émis de l’ordinateur. Jérémie se
retourna sur sa chaise et pianota.
- Je … Y a … Le scan il a …
- Tu as trouvé un monde virtuel ? demanda Ulrich.
- Oui. Il y en a un et ce n’est pas Lyoko.
- Et maintenant ? Questionna Aelita.
- On se démerde pour le trouver, répondit Ulrich.
- Je veux bien, mais tu fais comment ? Tu cherches un autre Supercalculateur ?
- Je ne sais pas, mais je vais chercher. Je ne l’abandonnerais pas. Jamais !
Ulrich sortit de la chambre violemment et claqua la porte.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Naoko était dans sa chambre. Kyani dormait juste à coté d’elle. Mais elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Le comportement de
Fuma la laissait perplexe. On aurait dit qu’il avait subi un lavage de cerveau. Elle sortit de son lit et s’approcha de la fenêtre.
La lune était ronde. Elle illuminait le jardin de sa blancheur. Les roses étaient magnifiques vues sous cette lumière. Elle enfila
une robe de soir rouge et sortit dans la fraîcheur. Elle caressa les roses du bout des doigts. Son regard se plongea à nouveau
dans l’astre blanc. Soudain, elle entendit une légère musique.
Elle était si belle et envoûtante. Elle se laissa guider vers cette mélodie enivrante.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ulrich se réveilla en sursaut. Encore un autre rêve d’elle. Tout était silencieux, ou du moins presque. Quelqu’un écoutait de
la musique quelque part dans l’internat. Il se leva et sortit de la chambre. La musique ne provenait pas d’une chambre, non de dehors.
Il descendit les marches et se retrouva dans la cour. Il cherchait autour de lui d’où provenait cette musique. Il leva les yeux au ciel.
Son regard croisa la pleine lune et ne put s’en détacher.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Elle marchait silencieusement dans le parc. L’herbe était mouillée. Elle arriva devant un lac. Elle ne l’avait jamais vu auparavant.
Elle s’accroupit et plongea la main dans l’eau. Elle était si chaude. Puis, soudain, une lumière apparu de l’autre coté de la rive. Elle se
releva et scruta l’horizon. Une ombre apparue au loin. Et plus, la lumière s’intensifiait, plus elle se rapprochait de la chose. Elle
avait peur, mais ses jambes refusaient de lui obéir. Elle put enfin s’apercevoir que l’ombre était une personne. Elle attendait, fixant
toujours l’horizon. La silhouette devenait de plus en plus nette. Ses yeux s’écarquillèrent à la vue de la personne. Elle ressemblait
étrangement au visage de ses rêves. Une main se posa sur son épaule et la fit retourner. Elle se retrouva face à Fuma.
Il la serrait très fort.
- Fu … Fuma. Tu me … fais mal.
Mais ce dernier ne réagissait pas. Elle se mit à pleurer de douleur. Elle se sentait partir, elle se rattrapa au torse de Fuma.
Elle avait la main posée sur sa poitrine gauche. L’étreinte de Fuma lâcha immédiatement. Naoko venait de s’évanouir.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ulrich était par terre, inconscient.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Fuma rattrapa le corps de Naoko et la porta. Il venait de se rendre compte de sa maladresse. Il ramena Naoko au
château, où Nyaki attendait. Lorsqu’il vit sa bien aimée, évanouie, il se rua vers elle et la prit dans ses bras. Il la
déposa dans son lit et se retourna vers Fuma.
- Que lui a tu fais ? Articula t’il.
- Je … je ne voulais pas, répondit le garde.
- Ce n’est pas de sa faute. J’ai trébuché dans le parc, dit Naoko.
- Mais pourquoi es tu sortit ? demanda Kyani.
- Je voulais admirer la lune. Heureusement que Fuma m’a retrouvée, sinon je serais évanouie dans l’herbe. Merci.
- C’est normal Madame, dit Fuma en s’inclinant et en se retirant.
Elle lui adressa un léger sourire. Elle venait de retrouver son Fuma. Au fond d’elle même, elle avait honte. Elle était
mariée à un homme qu’elle appréciait beaucoup, mais pas autant que Fuma ni même que cet homme, sur la rive du lac.
Chose promise chose dûe. Voici la suite et cette fois elle est plus longue.
[size=125]Pitié, chers lecteurs laissez des coms sur les topic. Les auteurs ne peuvent pas
deviner si vous avez aimé ou pas et si
ils doivent s'améliorer. Même un tout
petit j'aime ou continue, ça fait hyper plaisir.[/size]
Mais Aelita s’inquiétait trop pour lui et décida le jour suivant de le suivre. Il se promenait en ville, comme si il cherchait quelque
chose. Puis après une heure de marche, il s’arrêta. Il sortit un papier, de sa poche et s’assit. Il regardait un homme au loin. Aelita,
juste derrière lui, essayait de deviner l’inconnu. Elle s’approcha d’Ulrich et posa sa main sur son épaule. Il sursauta et se retourna.
- Aelita ? Non ! Tu ne dois pas, cria Ulrich.
Il la prit dans ses bras, cachant son visage contre sa poitrine.
- Tu m’étouffes Ulrich, dit elle en se débattant.
- Vas t’en. Te ne dois pas …Oh, non ! Il est parti.
Il la lâcha et se mit à courir. Chamboulée par son comportement, elle resta sur place, incapable de faire le moindre mouvement.
Ulrich courait dans les rues, cherchant désespérément l’homme. Il finit par le trouver assit sur des marches. Il s’arrêta, essoufflé
et ressorti la photo de sa poche. Il la regarda à nouveau mais lorsqu’il releva la tête, il avait disparu. Il commença à le chercher
du regard, quand une main se posa sur sa nuque.
- Qu’est ce que tu me veux ? demanda la voix derrière lui.
- Qui … Qui
- Pourquoi me suis tu depuis plusieurs jours ?
- Je … J’ai besoin de savoir, votre vrai nom.
- Je n’en ai pas. Voila.
Il pencha légèrement sa tête par-dessus l’épaule d’Ulrich et vit la photo. Son emprise se relâcha soudainement. Il arracha
la photo et l’examina. Ulrich attendait.
- Que... Le … co … ?
- Est ce que c’est vous ?
- Je … enfin. Comment ? Il me semble.
- Je le savais, dit Ulrich en souriant. Je vous ais tout de suite reconnu.
- Est-ce que l’on se connaît ?
- Pas vraiment. Mais j’ai … nous avons tant de questions à vous poser.
- Je ne crois que je te serais d’un grand secours. J’ignore tout jusqu’à mon nom.
- Et si je vous disais que je le connais.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Fuma rentra dans la chambre et trouva Naoko par terre, à genoux.
- Madame !?
- Il … il va mourir, dit elle en sanglots.
- Qui ça Madame ?
- Le visage. Il va mourir. Il ne doit pas. Je ne veux pas.
- Calmez vous.
Il la prit dans ses bras et la serra très fort. Elle se blottit dans ses bras, se laissant envahir par la chaleur de son corps.
- C’est fini Madame.
- Fuma, appelle moi Naoko. Sil te plait.
- Je n’ai pas le droit Madame.
- Je t’en pris. Quand nous serons seul. Juste Naoko.
- D’accords Ma … Naoko.
Il sentit qu’elle faiblissait. Il la porta jusqu’à son lit et la déposa lentement. Il commença à partir quand elle attrapa sa veste et le retint.
- Reste.
- D’accord.
Il s’agenouilla et lui prit la main. Elle se rendormit rapidement. Peu de temps après, Kyani arriva et les trouva.
- Fuma ! Hurla t’il.
- Monseigneur, dit il en se relevant et en s’inclinant.
- Que faisais tu dans sa chambre. Et pourquoi étais tu à son chevet ?
- Elle me l’a demandé Monseigneur.
- Qu’est ce que … ? demanda Naoko.
- Ce n’est rien ma chérie, répondit Kyani en s’approchant d’elle.
- Fuma ? dit elle en le regardant avec ses grands yeux noirs.
- Je n’aurais pas dû Madame.
- Mais c’est moi qui t’avais demandé.
- Vous vous trompez. Vous n’avez fait que dormir.
Il sortit de la pièce, la tête courbe.
- C’est moi qui lui ai …
- Chut chérie. Tu es encore malade. Tu ne lui as rien demandé. Mais ce qu’il a fait est inadmissible. Je vais devoir le
repr … le revoir. Allez dors, mon ange.
Il lui déposa un baiser sur le font et sortit. Fuma attendait à la porte. Il suivit Kyani. Naoko s’était rendormi.
Le soleil se levait sur le château. Naoko ouvrait les yeux. Son mari était encore endormi sur une chaise dans un coin.
Elle se sentait en forme. Elle se leva. Elle se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit. La fraîcheur matinale pénétra dans la chambre.
Une légère brise vint caresser ses longs cheveux et faire virevolter sa robe blanche. Elle sortit de la pièce. Il n’ y avait
personne dans les couloirs. Aucun bruit. Elle avança à tâtons, de peur de faire trop de bruit. Elle descendit dans son jardin et
vit ses roses. Elles étaient encore plus belles qu’avant. Des gouttes de rosées perlaient sur les pétales. Elle pouvait à nouveau
respirer l’air pur. Elle s’allongea dans l’herbe et ferma les yeux. Elle se laissa emporter par ses pensées. Ce même visage
encore et toujours.
Une ombre, vint lui masquer le soleil. Elle ouvrit les yeux et vit Fuma, penché au-dessus d’elle.
- Fuma, dit elle en souriant.
- Madame, Monseigneur vous cherche.
- Comment vas-tu aujourd’hui ? J’espère que Kyani n’a pas été trop sévère avec toi.
- Pas du tout. Pourquoi le serait il ?
- Hier. Que je t’ai demandé de rester.
- Désolé Madame, mais vous faites erreur.
- Tu peux me le dire. On est seul.
- Je suis désolé mais j’ignore de quoi vous parlez.
- Fuma, tu ne te souviens de rien ?
- Naoko ! Je t’ai cherché partout ! Que fais tu dehors ? demanda Kyani qui arrivait les bras ouverts.
- Je me sens tellement mieux ce matin. Je voulais respirer l’air pur.
- J’ai eu si peur. Mais il fait froid. Rentrons, je ne veux pas que tu attrapes froid.
Il la prit par les épaules et l’emmena dans la cour intérieure. Elle se retourna et lança un regard en direction de Fuma.
Un regard plein de tendresse, mais celui-ci ne réagit pas.
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- Tu peux me dire qui je suis ? Je n’y crois pas, dit le vieil homme.
- Si. Je sais qui vous êtes.
- Ulrich ! Cria une voix féminine dans son dos.
- Aelita ? répondit Ulrich en se retournant. Non, vas t’en.
- J’en ai marre de ton comportement. C’est qui cet homme que tu espionne ?
Elle ne l’avait toujours pas vu de face et d’aussi prèt, mais lorsqu’elle croisa son regard, elle resta bouche bée.
- Tu l’as reconnu ? demanda Ulrich.
- Il… Il est … enfin. C’et pas possible. Vous.
- Tu me connais aussi petite ? Questionna l’homme.
- Pas comme je l’aurais souhaité, répondit elle.
- Bon, puisque tu es là, autant vous présenter. Mr Henri, voici votre fille Aelita.
- Ma quoi ?
- Vous vous appelez Franz Hopper et Aelita est votre fille.
Franz, s’assit, bouleversé par les révélations d’Ulrich. Il n’avait jamais su d’où il venait et comment il s’appelait mais maintenant
qu’il savait, un frêle visage lui revint en mémoire. Il regarda, Aelita et posa une main sur son visage.
- Tu ressembles tant à ta mère.
- Vous … Vous vous souvenez ?
- Non. Mais je sais que tu ressembles à ta mère.
- Bon, les retrouvailles ont été faites, c’était émouvant mais je vous rappelle qu’on a un Xana en liberté qui détient Yumi.
- Xana ? Yumi ? Qui est ce ?
- Je vo … t’expliquerais tout … Papa.
Ils partirent donc en direction du lycée où Jérémie venait de finir son programme. Elle avait beau lui expliquer en long, en
large et en travers, Franz ne comprenait rien à ce Xana et Lyoko. Il était encore plus inculte qu’Odd. En arrivant au lycée, Odd
reconnu immédiatement le clochard.
- Ulrich ! Mais qu’est e que tu fous avec lui ? Tu héberges les SDF maintenant ?
- Odd, apprends à regarder les gens, dit Jérémie. Cet homme ressemble étrangement à Hopper.
- C’est lui, affirma Aelita.
Les deux autres garçons étaient restés immobiles. Ils n’en revenaient pas. Comment Franz Hopper pouvait il être en vie.
Lyoko était mort.
- Mais comment peut il être en vie ? demanda Odd.
- Selon lui, il se serait retrouvé dans l’usine le jour même où Lyoko est mort. Peut être qu’il a réussi à en sortir car
Xana ne le retenait plus. Mais comme il ne se souvient plus de rien …
- Quoi ? Et moi qui pensais qu’il pourrait m’aider.
- Je suis désolé de vous décevoir mais tout ce que vous me racontez, je n’y comprends rien.
- Bon allez. Je crois qu’on a tous besoin d’une bonne nuit de sommeil, dit Ulrich.
- Odd t’a pas attendu, répondit Jérémie.
- En effet. Bon, Mr Hopper, vous allez dormir dans mon lit et moi je dormirais par terre.
- Je peux dormir sur le sol. J’ai l’habitude de ça.
- Justement, vous pourriez dormir sur un matelas cette nuit. Mais peut être devriez vous prendre une douche.
Venez, je vais vous montrer.
Ulrich indiqua à Franz, tout ce dont il avait besoin et attendit. De nombreux espoirs venaient de partir en fumée.
Comme chacun, il croyait que Franz pourrait les aider, mais il en savait encore moins qu’Odd. Une fois la douche prise,
chacun se coucha et s’endormit rapidement. Tous, sauf un. Franz se remémorait cette journée. Il avait tant erré, se
posant tant de questions. Et aujourd’hui, il savait qui il était. Mais cela ne le réconfortait pas. Ces enfants comptaient tant sur
lui pour retrouver leur amie. Fatigué, il finit quand même par s’endormir. Lorsqu’il ouvrit les yeux, tout le monde dormait encore
à poings fermés. Il alla se passer de l’eau sur le visage. Les cheveux coupés, sans barbe, il avait bien du mal à se reconnaître.
Il passa sa main sur son visage. Son reflet devint flou. Des images défilèrent dans sa tête. Puis il rouvrit les yeux. Il courut
jusqu’à la chambre des garçons et réveilla Jérémie.
- Hep ! Eh oh !
- Quoi ?
- Ce Xana …
- Oui ?
- Il est où ?
- Dehors, mais je ne sais pas encore où exactement.
- Il n’est plus dans Kolio ?
- Lyoko. Et non.
- Tu es sûr, dit il paniqué.
- Oui. Mais qu’est ce qu’il y a ?
- Je viens de me souvenir que … qu’il ne devait en aucun cas, quitter LiKoo.
- Quoi ? Comment ça ?
- Je crois que je commence à me souvenir de certaines choses. Dont ce que je viens de te dire.
- Et si il n’est plus dans Lyoko, qu’est ce qui peut se passer
?
- Je l’ignore, mais je sens que ce n’est pas bon.
- C’est quoi tout ce boucan marmonna Odd.
- Debout vous deux ! Cria Jérémie. On a une Yumi à retrouver.
- Yumi ! Quoi ?
- Calme toi Ulrich. Vas plus tôt voir si Aelita est réveillée et ramène là ici.
Ulrich sortit de la chambre, alors qu’Odd peinait à se lever.
- Il l’aime ? demanda Franz.
- Oui. Depuis toujours, mais ça n’a jamais marché entre eux. Je sais pas pourquoi.
- Ils sont trop bizarres tous les deux, répondit Odd sous sa couette.
Ils étaient tous dans la chambre, prêts à écouter Jérémie.
- Bon, voilà, j’ai fini de modifier le scan. Je vais le lancer, espérant qu’il fonctionne.
Jérémie pianota sur son clavier et un écran apparu. Chacun le fixait attendant quelque chose. Plus d’une heure s’était
écoulée, et le scan n’avait encore rien détecté.
- T’es sûr que ton truc marche ? demanda Franz.
- J’espère, répondit Jérémie. J’ai repéré que Lyoko émettait un faible signal autrefois et j’ai essayais de m’en servir.
Mais vous savez, même si mon hypothèse d’un autre monde existe, j’ignore encore comment l’on peut s’y rendre.
- Les scanners ? répondit Aelita.
- Mais c’était pas Lyoko ça ?
- Si, dit Franz.
Tous se retournèrent vers lui. Sa réponse avait été si brève et sûre.
- Vous ne pourrez pas par les scanners. C’est impossible. Je le sais, c’est tout.
- Bah au moins, on n’ira pas s’embêter à essayer avec ça, dit Odd.
Un petit bip fut émis de l’ordinateur. Jérémie se
retourna sur sa chaise et pianota.
- Je … Y a … Le scan il a …
- Tu as trouvé un monde virtuel ? demanda Ulrich.
- Oui. Il y en a un et ce n’est pas Lyoko.
- Et maintenant ? Questionna Aelita.
- On se démerde pour le trouver, répondit Ulrich.
- Je veux bien, mais tu fais comment ? Tu cherches un autre Supercalculateur ?
- Je ne sais pas, mais je vais chercher. Je ne l’abandonnerais pas. Jamais !
Ulrich sortit de la chambre violemment et claqua la porte.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Naoko était dans sa chambre. Kyani dormait juste à coté d’elle. Mais elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. Le comportement de
Fuma la laissait perplexe. On aurait dit qu’il avait subi un lavage de cerveau. Elle sortit de son lit et s’approcha de la fenêtre.
La lune était ronde. Elle illuminait le jardin de sa blancheur. Les roses étaient magnifiques vues sous cette lumière. Elle enfila
une robe de soir rouge et sortit dans la fraîcheur. Elle caressa les roses du bout des doigts. Son regard se plongea à nouveau
dans l’astre blanc. Soudain, elle entendit une légère musique.
Elle était si belle et envoûtante. Elle se laissa guider vers cette mélodie enivrante.
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Ulrich se réveilla en sursaut. Encore un autre rêve d’elle. Tout était silencieux, ou du moins presque. Quelqu’un écoutait de
la musique quelque part dans l’internat. Il se leva et sortit de la chambre. La musique ne provenait pas d’une chambre, non de dehors.
Il descendit les marches et se retrouva dans la cour. Il cherchait autour de lui d’où provenait cette musique. Il leva les yeux au ciel.
Son regard croisa la pleine lune et ne put s’en détacher.
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Elle marchait silencieusement dans le parc. L’herbe était mouillée. Elle arriva devant un lac. Elle ne l’avait jamais vu auparavant.
Elle s’accroupit et plongea la main dans l’eau. Elle était si chaude. Puis, soudain, une lumière apparu de l’autre coté de la rive. Elle se
releva et scruta l’horizon. Une ombre apparue au loin. Et plus, la lumière s’intensifiait, plus elle se rapprochait de la chose. Elle
avait peur, mais ses jambes refusaient de lui obéir. Elle put enfin s’apercevoir que l’ombre était une personne. Elle attendait, fixant
toujours l’horizon. La silhouette devenait de plus en plus nette. Ses yeux s’écarquillèrent à la vue de la personne. Elle ressemblait
étrangement au visage de ses rêves. Une main se posa sur son épaule et la fit retourner. Elle se retrouva face à Fuma.
Il la serrait très fort.
- Fu … Fuma. Tu me … fais mal.
Mais ce dernier ne réagissait pas. Elle se mit à pleurer de douleur. Elle se sentait partir, elle se rattrapa au torse de Fuma.
Elle avait la main posée sur sa poitrine gauche. L’étreinte de Fuma lâcha immédiatement. Naoko venait de s’évanouir.
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Ulrich était par terre, inconscient.
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Fuma rattrapa le corps de Naoko et la porta. Il venait de se rendre compte de sa maladresse. Il ramena Naoko au
château, où Nyaki attendait. Lorsqu’il vit sa bien aimée, évanouie, il se rua vers elle et la prit dans ses bras. Il la
déposa dans son lit et se retourna vers Fuma.
- Que lui a tu fais ? Articula t’il.
- Je … je ne voulais pas, répondit le garde.
- Ce n’est pas de sa faute. J’ai trébuché dans le parc, dit Naoko.
- Mais pourquoi es tu sortit ? demanda Kyani.
- Je voulais admirer la lune. Heureusement que Fuma m’a retrouvée, sinon je serais évanouie dans l’herbe. Merci.
- C’est normal Madame, dit Fuma en s’inclinant et en se retirant.
Elle lui adressa un léger sourire. Elle venait de retrouver son Fuma. Au fond d’elle même, elle avait honte. Elle était
mariée à un homme qu’elle appréciait beaucoup, mais pas autant que Fuma ni même que cet homme, sur la rive du lac.