Re: La demande
C'est plutôt une bonne entrée en matière ça, non ? L'auteur commence par des excuses...
Ça va faire un an que je ne suis pas venue poster ici, je dois en avoir des fics à rattraper et à commenter. Je me fais le devoir d'y aller d'ailleurs, dès que j'aurais un peu de temps - je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression d'avoir passé un temps fou à écrire ces mots *soupirs*.
J'ai été absente du forum pour raison personnelle, du moins je ne tiens pas à l'exposer ici à la vue de tous, et ce n'est pas le topic approprié. Je m'en excuse donc néanmoins. C'est quand je relis les derniers commentaires que ça me peine le plus, je vous ai sacrément laissés en plan... Recevoir des compliments de votre part a été le plus beau des cadeaux, merci. Je ne reviendrais pas en détails dessus, j'espère que - si vous êtes encore là -, vous m'en excuserez aussi...
J'ai décidé de poster la suite, car après tout à cette fiction il ne manque que l'épilogue, tout le reste a été écrit et réécrit, alors pourquoi je n'ai jamais pris la peine de le poster mystère...
Pour mes autres fics, je préfère ne rien annoncer d'officiel. J'écris quand j'ai le temps. J'espère les finir toutes un jour - et moi seul sait qu'il y en a bien plus de deux..! -
Je vous souhaite quand même une très bonne lecture, et à bientôt.
CHAPITRE VIII
Je glisse et je tombe… Bah, directement dans les bras de mon sauveur pardi ! Une fois de plus Ulrich est arrivé pile poil au bon moment, vous croyez que quoi ? Que j’aurais pu mourir - bon, d’accord, y’a exagération, mais m’amocher - sans qu’il intervienne ! Jamais ! Enfin, j’espère.. Manquerais plus que je me sois cassé une jambe en plus ! Juste avant ce foutu bal ! Enfin, foutu.. Tout ça c’est dit sous le coup de la colère.. Foutu escabeau plutôt ! Mon samouraï chancèle légèrement son mon poids, largement amplifié à cause de ma chute, mais se remet droit en un rien de temps.. Je lui souris maladroitement. Qu’il est beau.. !
J’ai un peu de mal à reprendre ma respiration. C’est vrai que les chutes sur Lyoko était bien plus simples, on n’avait pas le souffle coupé et la poitrine compressée par le choc ! On se contentait juste d’être dévirtualisés, et d’arriver un peu pompette dans les scanners.. Là c’est plus la même ! Ulrich aussi a du mal à s’y faire, mais pas pour la même raison que moi.. Ou plutôt si, exactement pour la même raison que moi ! Car lui aussi il a eu peur.. Ça se voit dans ses yeux. Peur que je me fasse mal, qu’il n’arrive pas à temps, et je ne sais pas quoi d’autre. Car même si de cette hauteur je ne risquais pas de me tuer, j’aurai très bien pu me casser quelque chose, et hors de question d’aller passer la soirée à l’hôpital !
Ulrich soupire clairement de soulagement, puis me regarde, ses magnifiques yeux chocolat trahissant son inquiétude. Je lui lance un sourire encore un peu crispé par l’émotion pour le rassurer, et ça le détend perceptiblement quand même. Son corps rigide reprend une fermeté plus proche de la normale que celle d’une statue de marbre blanc.. ! Il me tient bien serrée contre lui le temps de reprendre son souffle, avec un bras nonchalamment glissé sous mes genoux, et l’autre resserrant sa prise sous mes aisselles, effleurant ma poitrine au passage et créant de malicieuses rougeurs sur ses joues, ainsi que sur les miennes..
Se reprenant, il vient ensuite appuyer son front contre le mien, soufflant un bon coup. Son haleine fraiche me fait un bien fou après toutes ces péripéties, c’est la bouffée d’air que j’attendais, qu’il me fallait.. Je sens mon cœur reprendre peu à peu un rythme normal au fil de nos inspirations… Enfin, normal.. Le rythme normal des circonstances on va dire.. Car avec un Ulrich essoufflé à deux centimètres de moi, plus le fait que je sois tranquillement coincée dans ses bras, plus les regards emplis de.. D’un somptueux mélange de soulagement, d’amour, de protection.. Qu’il me lance, comment voulez-vous que mon cœur batte normalement ? Hein ? Je vous le demande bien moi : comment ?
Ulrich ouvre soudainement les yeux, qu’il avait fermés quelques secondes auparavant, et me sourit. Ce sourire à faire fondre la banquise au pole Nord. Je lui renvois la même chose, ou du moins, j’essaie, en murmurant un merci à peine audible. Apparemment pas pour lui, car son sourire s’agrandit et il dépose un tendre baiser sur mon front, repoussant mes cheveux maintenant encore plus en bataille que les siens.
« À votre service, belle demoiselle.. ».
Je lâche un petit rire gêné.. Belle demoiselle.. Il s’est cru dans un remake de quoi là ? J’essaye ensuite de redevenir sérieuse un instant. Et ça marche ! .. Un instant seulement.. Du moins, deux secondes, avant que je ne me noie dans l’océan noisette des yeux d’Ulrich.. De là où je suis, je vois plus de vert que d’or dans ses prunelles magnifiques.. C’en ai trop.. J’essaye de décrypter le message qu’il me transmet, tandis que, lentement, il se rapproche de moi.. Et puis il y a eu le..
*FLASH*
Je bats des cils dans le vide, aveuglée par une lumière blanche éclatante ! Je suis sensée ne pas être morte durant ma chute, non ? Ou alors je suis morte en tombant. J’ai eu droit à un avant gout du paradis avec ce petit tête à tête avec Ulrich, et là on me fait brutalement revenir sur terre, où le monde n’est que douleurs et blessures - pessimiste ? Noon ! -, entrecoupés de violents flashs blancs.. Le rêve !
Quand je retrouve la vue, après quelques battements de cils désespérés - piètre imitation des battements d’aile d’un papillon -, c’est pour découvrir Milly et Tamiya, appareil photo à la main en train de s’extasier.. Le paradis était trop beau, je suis décemment tombée bien plus bas que l’enfer.. Si elles ont gâché ce magnifique moment pour une stupide interview, je les étrangle.. ! Milly commente la photo que sa voisine vient de prendre, un énorme sourire aux lèvres.. Oh noon..Pire que l’interview à venir, là.. Ça sens une page spéciale dans les Echos de Kadic à plein nez.. ! Je me cache dans le cou d’Ulrich, ce qui n’a pas vraiment l’air de lui déplaire vu l’attitude protectrice qu’il adopte en resservant sa prise sur mo..
« Alors là Tami’, la une de demain, c’est celle-là !! Oh bon sang qu’vous êtes beaux ! » S’extasie-t-elle, ce qui a pour évidente conséquence de nous faire rougir. Et bingo, la une, rien que ça ! Et elle en rajoute une couche en plus : « Peu importe le couple élu ce soir - même si, faut pas être fou ma Tami’, s’ils vont au bal ensemble, ils seront élus c’est obligé - Quoiqu’il en soit… Je veux celle-là en première page ! Il faut qu’on trouve un titre !? »
Tamiya lève les yeux au ciel, bien plus calme que ça meilleure amie et corédactrice du journal du collège-lycée. Elle soupire, puis laisse échapper un doux sourire.
« Tout à fait d’accord. Mais calme-toi un peu d’abord ! » Puis ses yeux se reposent sur la photo, et, croisant son regard devenu malicieux avec celui de Milly, elle explose aussi. « Aaannnnh ! Hiroki avait raison, pour une fois, ces deux là, ils valent une première page à eux tout seul ! Tu vas voir qu’on va exploser le nombre de vente avec ce numéro tellement ils sont beaux ! »
Le regard de Milly change subitement suite à la dernière réplique de son amie. J’ai le bonheur de constater que quelques rougissements sont également apparu suite à la mention du nom de mon frère.. Enfin un truc pour le faire chanter !
« Euh…Oui, oui c’est sur ! » Répond la jeune rousse, un peu perturbée. Elle se met ensuite à bégayer à la mention du prénom de mon petit morveux de frère. « Mais euh.. Mais pourq.. Pourquoi t’as dit qu’Hi.. Hi.. Hiroki avait r-raison p-p.. Pour une fois ? »
Tami’ relève les yeux au ciel, et donne un petit coup complice dans l’épaule de sa voisine, toujours perturbée. Ah ! Les talents d’Ulrich ont payé alors, il semblerait que Milly soit tombée sous le charme de mon frangin, il était temps ! Et au moins, ça nous fera un enquiquineur et une journaliste en moins !
« Rho, ça va, hein ! Ce n’est pas parce que c’est ton petit-ami-non-officiel-pour-l’instant que je n’ai pas le droit de critiquer quand même ! »
La petite rousse devient rouge de honte, et, frappant Tamiya avec ses deux petits points, se met à bégayer de plus. Quand à moi, intéressée, je sors ma tête du cou d’Ulrich, lui arrachant un grognement rageur. Je lui fais un clin d’œil, et l’embrasse vite fait sous l’oreille pour le calmer.
« C’est…Ce .. Ce n’est p-pas m-m-mon p-petit am-mi ! » Se défend Milly.
Tamiya éclate de rire, renforçant la subite fureur de Milly, alimentée par sa gêne. Elle recommence à la frapper, et je cache mon sourire. Tu es prise en flagrant délit, Milly Solovieff ! C’est Hiroki qui va être heureux, c’est une sacré info qu’elle vient de me donner sans vraiment s’en rendre compte ça.. !
« Eh ! Aie ! Ouais, c’est ça et moi je suis le Pape ! » Insinue la jeune africaine en souriant.
« B-Ben.. Ben si ça se trouve, oui ! » Assène la pauvre Milly, n’ayant rien trouvé de mieux à dire.
Et elles s’en vont comme elles sont venues, se chamaillant un peu-beaucoup, mais toujours très complices.. Et manquant de trébucher sur l’escabeau posé en travers de leur chemin. Ni Ulrich, ni moi, n’avons bougé d’un poil après ça, trop choqués. Puis il me regarde, je le regarde, et soudainement, on éclate de rire ensemble.. Enfin seuls. Ulrich pose sa tête sur la mienne, et peine à bégayer cette simple phrase qui me fait repartir de plus belle !
« Autant.. Autant moi je.. Je donne des conseils à ton f.. A ton frère niveau drague, autant.. Autant Aelita devrait en donner à Milly pour.. Pour remballer les gens ! Ou.. Ou même.. Ou même Odd tiens ! Cas désespéré = méthode désespérée, c’est.. C’est ce qu’on dit normalement, n-non ? ».
Et je repars dans un fou rire libérateur ! Ulrich sourit. Qu’il est beau seigneur, qu’il est beau.. Ça me fait du bien et ça détend perceptiblement l’atmosphère, un peu lourde mine de rien. Après tout, nous sommes seuls tous les deux, dans les bras l’un de l’autre, à la veille d’une une des Echos de Kadic. Il faut au moins ça.. Et ça la détend, certes, légèrement, mais pas encore assez, il y a une certaine gêne dans l’air, pesante, comme toujours quand je suis seule avec Ulrich. Enfin surtout depuis qu’on a faillit s’embrasser…
Je m’arrête de rire instantanément, redevient sérieuse - évidemment, si j’arrête de rire aussi -, et me mets à réfléchir. Je me demande quand il va remettre ça ? Et s’il va remettre ça.. Une soudaine pensée me traversa l’esprit. Et si ? .. Je le regarde… Je pourrais si facilement l’embrasser là, il est tellement près ! Je lui ai bien fait un bisou tout à l’heure, alors.. Je pourrais.. D’ailleurs je ne sais ce qui me retient. Je suis paralysée par…Je ne sais pas, je.. Je suis, bloquée ? On dirait en tout cas ! .. Par la peur ? Hm, je ne pense pas.. Et la peur de quoi ? De sa réaction ? .. Non plus... Mais alors quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qui me bloque ?! La peur de l’inconnu ? Non ! Après tout, ce n’est pas comme si hier on avait failli s’embrasser quatre fois ! Et aujourd’hui quelques unes encore.. Je souris à cette pensée si agréable en fermant les yeux, et en me laissant envahir par le bonheur..
« Ah, Ulrich..Si tu savais comme je t’aime, toi.. » Je murmure doucement dans son cou où je - re - viens de me caler. Heureuse.
Puis, au bout d’un petit moment, je me rends compte de quelque chose.. Le silence. Un affreux et lourd, lourd, lourd silence. Ulrich ne rit plus, d’accord, mais j’ai même l’impression qu’il ne respire même plus du tout ; et le gymnase est atrocement silencieux. Tout le monde est partit au réfectoire manger depuis longtemps, hormis nous deux. Milly et Tamiya sont parties.. Le silence règne, pesant et je fini quand même par relever la tête et voir qu’Ulrich me regarde, surprit et…Ému ?! .. Qu’est-ce qu’il se passe encore ? C’est quoi ce cirque ? Ulrich … Pleure ?! Hein !? Non !
Il a, c’est vrai, presque les larmes aux yeux et je ne peux que remarquer, subjuguée, que le chocolat de ses yeux en devient presque liquide, magnifiquement pailleté d’un jaune or plus brillant que jamais.. J’ai presque envie de poser mes lèvres dessus, recueillir ce semblant de larme qui perle au coin de ses yeux, de l’aspirer, de m’imprégner de cette essence d’Ulrich, je.. Je souris, ne comprenant pas vraiment, et monte une main pour caresser sa joue. La larme coule. Je dois dire que m’inquiète un peu, là, beaucoup même..
« Tu.. Ulrich, tu as mal ? » Je demande..
Il sourit et d’autres larmes cristallines viennent s’entasser à la commissure de ses yeux. Je les essuie avec mes pouces, patiemment, comme il l’a fait hier avec moi. Je me sens si bien près de lui comme ça.. Il ferme les yeux, et tremble
« Ulrich, ça va ?! ».
Ma voix part dans les aigus. Il commence à m’inquiéter sérieusement là ! .. Même si, quelque part, je le sais, je le vois, je le devine, qu’il n’y a aucune raison pour cela. Ses yeux me le crient silencieusement, il va bien. Plus que bien même. Je le sens, je le sais.. Tout va bien..
Il retire son bras de sous mes genoux et me dépose par terre doucement. Ah oui, c’est que je suis restée un long moment dans ses bras, le pauvre ça a dû le fatiguer. Je vacille légèrement quand mes pieds touchent le sol, n’étant plus habituée à sentir tout mon poids seulement soutenu par mes pauvres jambes. Ça a vraiment dû l’épuiser.. ! Il me retient à lui en passant ses bras autour de moi, et je frissonne, agrippant sa chemise de mes deux mains. Il fait glisser son autre bras jusqu'au creux de mes reins, me faisant tressaillir encore une fois de la tête aux pieds. Il relève ensuite mon menton pour me regarder. Et je fonds littéralement devant lui.. Son charme opère encore et toujours sur moi à ce que je vois.
Ma respiration se bloque et je me prends à penser qu’elle me fait de plus en plus souvent défaut ces jours-ci. Je souffle, inspirant puis expirant plusieurs fois de suite pour me calmer, mais ça ne marche pas. Et cela devient encore pire en voyant ses yeux, que l’amour inonde. Face à lui et a ses regards, je suis pieds et points liés. Je ne peux pas m’échapper. Je suis prisonnière de son amour pour moi, dans une bulle, intouchable.
La seconde qui suit semble être la plus longue de ma vie. On ne fait que se regarder, mais il y a des étincelles dans nos yeux et des millions de papillons dans mon ventre, qui volètent dans tous les sens, me donnant une drôle de sensation. Le reste disparait, il n’y a que lui. Et moi. Nous.
Puis mon samouraï approche sa main de mon visage, lentement mais surement, et il la pose sur ma joue. Et la caresse. Il laisse glisser ses doigts sur mon cou, suivant la ligne de ma mâchoire avec son pouce. Il me relève le menton, que j’avais de nouveau baissé pour je ne sais quelle - stupide - raison, et rapproche son visage du mien. Il pose ses lèvres sur mon front, puis descend vers mon nez qu’il embrasse aussi sur toute sa longueur. Il descend encore. Son nez frôle le mien et nos lèvres s’effleurent. J’halète carrément, à ce moment précis. Mon cœur s’emballe et bat la chamade.
Ulrich hésite, je sens son souffle doux sur mes lèvres. Il relève les yeux, me demandant la permission il me semble. Je me contente de fermer les yeux et de lui tendre mes lèvres, attendant. Une invitation muette qu’il ne peut refuser. Je sens quelque chose de doux et chaud se poser sur ma bouche. Et je comprends. Il m’embrasse ! Ulrich Stern m’embrasse !
Je suis tentée de soulever les paupières pour vérifier, mais je suis envahie par un flot de sensations jusqu'alors inconnues qui me prennent par surprise. La main droite d’Ulrich caresse ma pommette, tandis que la gauche resserre sa prise autour de ma taille. Je pose mes mains sur son torse et il commence alors ce que l’on peut appeler un vrai baiser avec moi. Et avec les intérêts, s'il vous plait ! Je vacille, me raccrochant à tout ce qui me passe sous la main de lui, pour ne pas tomber littéralement dans les pommes. Sans blagues.. Si j’avais su ! Je… Je suis au septième ciel là. J’ai des ailles qui me poussent dans le dos et me font quitter la terre ferme - carrément, oui -. Seul Ulrich et ses lèvres contre les miennes me maintiennent en place. Ainsi que la douceur et la chaleur du premier baiser.
Ulrich lâche mes lèvres quelques secondes, à bout de souffle. C’est vrai que moi aussi j’ai besoin d’air. Le gymnase de retrouve empli de notre respiration erratique. Une fois un peu calmée, j’ouvre les yeux lentement pour me laisser le temps de réaliser, et me mord la lèvre. Bon sang ! Il me sourit, et recommence à m’embrasser dans la seconde qui suit, ses mains partant délicieusement faire l’exploration de mon visage et de mon corps.
« Hum- hum… HUM-HUM ! »
Je sursaute en entendant cette voix, mon beau brun aussi, et ouvre les yeux brusquement.
M’apercevant que j’embrasse toujours Ulrich, je lâche ses lèvres à regret, et rougit, trèèèès violemment. Je sais que je ne suis pas prête de me dépêtrer de la situation dans laquelle je me suis mise. Et que je vais en entendre parler pendant très très très longtemps.. Car mon adorable petit frère et Aelita se tiennent devant la porte du gymnase, et nous sommes à leur merci. Aelita à l’air visiblement d’être vachement gênée de nous trouver comme ça, mais mon frère non, du tout. Il s’appuie dans l’encadrement de la porte, croisant les bras sur sa poitrine, me dardant de son regard noir aussi impénétrable que le mien.
« Désolé de vous déranger, hein .. ! » Dit-il d’un ton faussement ennuyé.
Ton qui déteint face à son sourire ravi. Le même que le Chat d’Alice au Pays de Merveilles ! Je ferme les yeux, très fort. Dites moi que tout ça n’est un rêve.. Enfin non ! J’ai embrassé Ulrich, et je ne veux pas que ce soit encore un rêve, il faut que ce soit vrai ! .. Mais dites moi, s’il vous plait, dites moi que ce n’est pas Hiroki qui nous as interrompus .. ! Juste ça. Ulrich et moi nous nous regardons et rougissons une nouvelle fois ensemble. Quel-le hon-te ! Enfin, c’est naturel d’embrasser quelqu’un, mais d’être surprise par mon petit morveux de frère.. Il n’y a pas de situation plus embarrassante que celle dans laquelle on vient de nous trouver.. ! Aelita toussote un peu pur attirer l’attention sur elle.
« Je.. Je lui ai dit qu’il fallait d’abord te.. Te téléphoner pour.. Pour savoir.. Enfin.. Je voulais moi je te jure, mais… » Commence-t-elle, confuse, les joues rosies. « Je suis désolée. »
« C’est bon, c’est pas grave Aelita.. » Je la coupe en souriant pour la détendre. Alors que c’est moi qui aurait bien besoin d’être détendue tout de suite !
Le bras d’Ulrich relâche lentement sa prise sur ma taille, pour ne pas me brusquer. Je lui lance un regard mi surpris-mi courroucé, si bien qu’il finit par me sourire avant de me presser possessivement contre lui, ses doigts s’accrochant à la poche de mon jean. « On va lui faire face, au morveux ! Maintenant va s’assumer ! », voilà ce que crient nos yeux.
« Oui, ne t’en fait pas Aelita » Rajoute Ulrich, sans me lâcher des yeux, son sourire s’agrandissant et ses joues reprenant leur teinte normale..
« Remerciez-la quand même hein, c’est grâce à elle que j’ai perdu du temps à venir ! Sans elle, ça ferait bien plus looongtemps que je serai venu ! » Réplique mon frangin, brisant une nouvelle fois l’ambiance.
« Je te jure que tu serais venu ne serais-ce que trente secondes avant, je t’aurais écorché vif avant de te cuisiner dans l’huile à friture de Rosa ! »
Ulrich sursaute et me dévisage avec de grands yeux étonnés. « Bah quoi, t’aurais pas fait pareil toi ? » je lui lance par le regard. Il me répond par un sourire déséquilibré, mais touché. Hiroki nous regarde, sourit et s’adresse à mon Samouraï.
J’ai encore du mal à me rendre compte de…Ça. Je crois que si je me réveille maintenant et que tout cela n’est qu’un rêve, je ne le supporterai pas. En deux jours, presque tous mes rêves se sont réalisés. C’est … Irréaliste. Je suis si heureuse, que même un retour de Xana ne me pourrirait pas la vie. Enfin, c’est quand même vite dit tout ça..
« T’inquiète va, tu vas vite t’habituer aux menaces de mort Ulrich ! Je te plains sincèrement d’être, officiellement, avec ma sœur ! »
Officiellement.. Ça y est, il a tout résumé le gamin. C’est officiel.. Avant que je n’ai cependant le temps de rappliquer avec une autre menace, Ulrich me devance et passe son bras libre autour de moi. Plaquée contre lui, mes mains heurtent son torse, et mon souffle se mélange au sien.. C’est officiel.. Me dévorant des yeux, il répond à mon frère tout en guettant ma réaction. Et il se trouve que je rougis énormément de sa réponse..
« Hiroki Ishiyama, non mais franchement, tu te rends compte de ce que tu viens de me dire ? Tu me plains ? Mais plains moi autant que tu veux mon petit, moi je ne me plains pas ! Je ne pouvais pas rêver mieux ! Imagine un peu que moi je vienne te plaindre quand tu auras la petite Milly dans les bras ce soir ? » Il coupe la parole à Hiroki sans même le regarder, devinant simplement que mon frère voulait parler. « Laisse moi finir.. C’est bien la fille que tu aimes, non ? Alors ça revient au même. Tu te plaindrais en étant avec Milly, ce qui ne va pas tarder à arriver ? » La dernière partie de la phrase était chuchotée pour moi. Je souris. Ulrich aussi.. Je l’aurai bientôt ma vengeance..
« Moi ? Mais non ! Ça va plus ou quoi Ulrich ?! » Hurle mon frère. Le pauvre, il est si prévisible.. Je me demande si c’est héréditaire, et si je faisais la même tête vis-à-vis d’Ulrich à chaque réflexion tordue...
Je souris de sa réplique et lance un regard en coin à Ulrich. Il n’empêche qu’on va l’avoir ce soir ! Tout à coup ma mère fait irruption dans mon champs de vision et passe sa tête par la porte entr’ouverte. S’apercevant qu’elle interrompt la discussion en plein débat, elle nous regarde tous les uns après les autres, surprise.
« Mais.. Ben alors ! Qu’est-ce que vous faites, là vous tous ? Je vous attends depuis un bon moment dans la voiture comme une idiote, moi ! »
Hiroki se retourne vers nous, un grand sourire aux lèvres.. Aouch !
« Excuse nous maman .. ! On a eu du mal à retrouver Yumi, elle.. Elle avait un petit.. Contretemps.. » Répond mon frère en me jetant un regard qui en dit long. Et il a l’air de jubiler le morveux en disant ça, je sens que je vais l’égorger sous peu moi..
Ma mère semble alors s’apercevoir que je suis là, et qui plus est dans les bras de mon Ulrich. Elle écarquille les yeux et mon beau brun, prudent, me lâche doucement pour ne pas faire de scandale. Cette fois ci, je ne dis rien. C’est ma mère, et même si c’est officiel et qu’elle adore Ulrich, chaque chose en son temps.. Je le regarde et lui souris. Il me rend la pareille. Je me décide - non sans peine - de me dégager de lui lentement, l’embrasse sur la joue à défaut d’oser la bouche, et lui chuchote tendrement à l’oreille :
« À toute à l’heure mon beau brun….Et crois moi, j’ai hâte ! »
Il rougit, ce qui fait que tout le monde se pose des tas de questions, ma maman la première, et Hiroki ne se gêne pas pour exposer son point de vue sans demander leur avis aux autres sur la cause de ce rougissement. Mais mon amour se reprend vite et me fait un clin d’œil malicieux, sans rien ajouter. Après tout, il n’y a rien à jouter..
Je sors en compagnie de ma mère, mon frère et ma meilleure amie, et je ne peux m’empêcher de jeter des regards en arrière plusieurs fois. Ulrich est toujours là bas, et attends sagement que je parte pour s’en aller lui aussi. Je me demande un instant si les autres ont pu l’attendre pour manger, mais qu’un instant car après tout connaissant Odd et son appétit légendaire - aussi légendaire que son estomac d’ailleurs -, il doit encore en être à son quatrième plat principal.. Il reste encore logiquement entre trois et six dessert selon la consistance des entrées et plats ingurgités. Ça devrait aller..
En montant dans la voiture je le regarde une dernière fois, puis soupire tandis qu’il me fait un signe discret de la main. « Je t’aime » j’ai envie de lui crier. Mais je souris simplement en lui retournant son geste, car après tout, c’était un moment magique bien qu’il ait été écourté. J’entre enfin, suivie d’Aelita. Hiroki lui a voulu faire son grand et est monté à l’avant. Ça me va, je pourrais l’étrangler plus facilement comme ça. Juste à enserrer le siège entre mes bras et tendre les mains et.. Le moteur démarre. Je ne peux m’empêcher de regarder Ulrich jusqu'à ce qu’il ne se transforme en un point microscopique et ne disparaisse de ma vue. Hiroki se retourne vers moi, en soufflant.
« C’est bon, tu le reverra ce soir ! Ou plus tôt même si tu te dépêches. Mais là, là, il n’est plus là Yumi. Alors tu peux te retourner maintenant steuplait, tu me donnes un torticolis ! »
Ma mère rit et me fixe dans le rétroviseur tandis que je m’installe correctement, en boudant. Il me manque déjà… J’attrape une bouteille d’eau, la mienne, calée dans la poche à l’arrière du siège passager. Hiroki, toujours retourné, me regarde tranquillement faire.. Et je connais cet air, ce n’est pas bon, pas bon du tout même.. Qu’est-ce qu’il prépare ? Quand il ouvre la bouche, je ne le regarde déjà plus ayant déjà fait overdose de son visage. A croire qu’il a attendu ce moment précis. J’en était à compter le nombres d’heures qui me séparaient d’Ulrich, aussi je suis surprise de l’entendre, mais surtout de sa réflexion, que je ne peux m’empêcher de trouver pour le moins décalée et hors contexte. Enfin..
« Je ne savais pas qu’embrasser quelqu’un ça donnai si soif ! »
Je m’étouffe carrément, et Aelita à la gentillesse de taper dans le dos pour calmer mes quintes de toux. Je crois même avoir recraché de l’eau par le nez, charmant.. Elle me prend la bouteille des mains et la referme précautionneusement car il est vrai que j’ai failli tout renverser… Sur la tête de mon frère. Et merde. Elle est trop gentille Aelita, une douche, ça lui aurait fait du bien au morveux. Heureusement que c’est ma mère qui conduit et qu’on est à un feu rouge, parce que sinon…
« Mais t’es pas bien ? » Je hurle, quand j’ai réussi à récupérer une respiration plus ou moins convenable.
« Yumi chérie, doucement » Me gronde gentiment ma mère en bifurquant à gauche. « Calmes-toi, s’énerver ne sert à rien, rappelles-toi.. »
Elle me lance un clin d’œil furtif dans le rétroviseur et je lui souris. Mais c’est qu’elle a tout a fait raison. Pourquoi s’énerver avec Hiroki ? Je repense à Ulrich et à la future une du lendemain.. J’ai une vengeance à mettre en place.
« On reparlera de tes exploits avec la belle Milly Solovieff demain ! On verra bien si t’auras soif ou non ce soir en rentrant. » Dis-je à mon frère, plus calme ».
Malheureusement pour moi, il rougit violement ce qui amuse ma mère, mais trouve une repartie presque tout de suite.
« Ahah peut-être, j’avoue, je suis grillé. Désolé maman. » Ma mère l’excuse d’un sourire. « Mais, t’inquiète Yumi, pour bien faire, j’ai demandé des conseils à Ulrich ! » Je me tends.. Il ne va pas oser.. « Et vu que ça avait pas l’air de te déplaire à toi, toute à l’heure quand on est arrivés avec Aelita, je me dis qu’y’a pas de raisons pour que ça lui plaise pas à Milly ! Non ? Mais ne t’en fais pas, je ne l’ai pas embrassé ton Ulrich hein, c’était tout de la théorie et sa bouche t’es réservée. Il n’empêche, c’était aussi votre première fois tout à l’heure alors je me dis que.. »
À ce moment ma mère stationne devant chez moi. Je bondis de la voiture ouvrant la portière avant même qu’elle ne soit totalement arrêtée, mais Hiroki a été plus rapide cette fois, et il est déjà dehors. Je m’élance après lui dans la maison, courant en montant les escaliers et en hurlant si fort que l’on doit m’entendre de dehors.
« Hiroki Ishiyama, je vais te tuer !! »
Aelita, restée avec ma mère, regarde la scène avec étonnement, et une certaine compassion. Ma mère la regarde avec attendrissement. Je sais qu’elle l’a toujours appréciée.
« Ne t’inquiète pas ma belle, ça arrive souvent ! » Lui chuchote-t-elle avant de l’inviter à entrer
Et elles éclatent de rire toutes les deux et nous suivent à l'intérieur.
Voilà, j'espère au moins que leur premier baiser aura été à la hauteur...
Bisous à tous,
Léana.
EDIT : Un merci spécial à cet invité que je ne peux pas remercier par MP comme j'avais coutume de le faire avec les membres. Son message m'a vraiment fait plaisir.
« Is this the end of the moment ? Est-ce la fin d'un moment ?
Or just a beautiful unfolding Ou juste un beau dénouement
Of a love that will never be ? D'un amour qui n'aura jamais lieu ? » ♥
[...]
« I wonder Je me demande
If maybe Si peut-être
Maybe I could be Peut-être je pourrais être
All you ever dreamed, cause you are... Tout ce dont tu as toujours rêvé, car tu es...
Beautiful inside Beau à l'intérieur
So lovely and I Si mignon et je
Cant see why I'd do anything without you, you are... Ne vois pas ce que je pourrais faire sans toi, tu es... » ♥
[...]
« Is this a natural feeling ? Est-ce un sentiment naturel ?
Or is it just me bleeding Ou est-ce que cela me fait juste saigner
All my thoughts and dreams Dans toutes mes pensées et rêves
In hope that you will be with me ? or Dans lequels j'espère que tu seras avec moi ? ou
Is this a moment to remember Est-ce le moment de se rappeler
Or just a cold day in December ? Ou juste une froide journée de Décembre ? » ♥
Safetysuit ~ Anywhere but here ♥