Souffrances

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Avatar de l’utilisateur

Stade de Lyokophilisation

Messages: 117

Inscription: 29 Nov 2006, 15:06

Message 24 Oct 2018, 15:16

Re: Souffrances

Salut à tous, en vérifiant les compteurs j'ai constaté que certains lisaient encore cette fiction, j'ai eu récemment quelques idées pour poursuivre ce récit. Ça risque d'être un peu plat ces temps-ci mais soyez patients, quelques surprises pourraient arriver. ;) Quoi qu'il en soit, je vous laisse savourer votre lecture.


Chapitre 22 - Révélations


Yumi stoppa son geste à quelques centimètres du nez d’Odd qui ouvrit les yeux et poussa un long soupir de soulagement. Mais à présent tous fixaient Ulrich qui lançait à son tour un regard noir à Odd.

U : (boudeur) Bravo Odd ! Tout en finesse, comme un bulldozer !
O : Désolé Ulrich… Je voulais pas te trahir !
A : (estomaquée) Ulrich… Tu… Tu es vraiment amoureux de moi ?
U : (soupire) Pour être franc… Je sais pas…
Y : (sombrement) Si tu l’aimes dis-lui… Mais si tu oses le dire… Je te quitte.
U : Aelita je… (hésite un instant) Tu te souviens de ce qui s’est passé entre nous à l’infirmerie ?
A : (gênée) O-Oui…
U : (abattu) On aurait jamais dû faire ça… Mais tu avais l’air si triste… Après ça je me sentais bizarre, je venais de tromper Yumi, risqué de perdre un ami. Mais en même temps, ça m’avait beaucoup plu…
A : Tu as raison sur un point… On aurait jamais dû faire ça… C’était une bêtise… Et je m’en veux. C’est de notre faute à tous les deux Yumi. Et on regrette ce qu’on a fait…
Y : (accablée) Tu ne m’avais jamais dit que ça t’avais plu, Ulrich… Et moi ? Quand je t’embrasse chaque jour… Ça te plaît ?
U : Bien sûr !

Yumi se tenait face à son petit-ami, fébrile. Elle tomba à genoux et se mit à pleurer.
Y : (en larmes) Dis-le moi Ulrich ! Dis-moi que tu m’aimes ! J’ai besoin de toi !

Ulrich fixait Yumi qui pleurait, tétanisé. Il revoyait ces cauchemars qui le hantaient chaque nuit dans la période où il se disputait avec la japonaise. A la différence près qu’à cet instant, c’était la réalité.

Y : (sanglotant) Je t’aime Ulrich ! Tu me rends folle ! Mais toi ? Est-ce que tu m’aimes ? J’ai besoin de le savoir !

Ulrich s’agenouilla à son tour en face de Yumi, lui releva la tête tout doucement.

U : (doucement) Je t’aime Yumi… Et je t’aime plus fort à chaque instant… Et je n’accepterais pas une seconde de te perdre.

Yumi regardait Ulrich puis, laissa à nouveau éclater une rafale de sanglots en se réfugiant dans les bras de son amant.

Y : (sanglotant) Ulriiiiiiiiiiiich !

Le garçon aux cheveux ébouriffés serrait sa chère et tendre entre ses bras, tout en lui frictionnant amoureusement le dos et se risquant même à lui offrir quelques baiser sur le cou, alors que la demoiselle sanglotait encore.
Et comme si l’on n’avait pas déjà assez de problème chez les lyokoguerriers, le proviseur lui-même s’avançait vers le groupe, l’air sévère.

Jp-D : Vous pouvez me dire pourquoi vous vous en prenez à Elisabeth ? D’après ma fille ce serait vous qui l’auriez agressé Mademoiselle ISHIYAMA… Un tel comportement m’étonne de vous… Et pour tout dire j’en suis très déçu.
A : Monsieur, c’est pas de sa faute…
Jp-D : Seriez-vous en train d’insinuer que ma propre fille me ment ?
A : Ben…
O : Oui m’sieur !

Jean-Pierre fronça les sourcils, voyant Odd lui signifier clairement le mensonge d’Elisabeth.

Jp-D : Je vois… Et de quel droit vous permettez-vous une telle accusation, Odd ?
O : Je suppose que Sissi a omis de vous dire que Nicolas voulait s’en prendre à Ulrich… Yumi s’est interposée pour le défendre mais Nicolas a esquivé et c’est Sissi qui a tout prit ! En fait c’était juste un accident. Sissi est tombée, et elle s’est blessée toute seule. Yumi n’a rien à voir là-dedans.
Jp-D : Dans ce cas, je présume que vous allez m’expliquer pourquoi Elisabeth, Nicolas et Hervé affirment que Yumi l’a bel et bien attaquée.
U : Avec tout le respect que je vous dois Monsieur DELMAS, votre fille est tellement jalouse de ne pas faire partie de notre « bande », qu’elle est prête à tout et n’importe quoi pour nous faire céder. Cela fait d’elle une vipère qui ne mérite pas le moindre de nos respects.
Jp-D : Je vous trouve très insolent STERN. Néanmoins, même s’il s’agit de ma fille je me dois de rester impartial. Donc, comme aucun ici présent ne peut prouver une innocence, je vais devoir sanctionner les deux parties. Mademoiselle ISHIYAMA, vous serez en retenue Mercredi prochain pour quatre heures, de même qu’Elisabeth. Mais gardez en tête que je vous ai à l’œil maintenant.
Au fait Mademoiselle STONES, j’ai une bonne nouvelle pour vous. J’ai reçu l’appel du directeur de l’école de Jérémie BELPOIS. Il semblerait que votre ami se soit mal intégré dans sa nouvelle école, il sera donc de retour à Kadic à sa demande. Son inscription est déjà complétée.

Aelita tenta de feindre la surprise et se jeta dans les bras du proviseur, qui remarquait que les autres élèves présent dans la cour n’avait pas raté cette scène hors du commun.

A : (exagérément joyeuse) Merci ! Merci mille fois Monsieur DELMAS !!!
Jp-D : (gêné) Allons Mademoiselle STONES. Moi aussi je suis ravi de son retour… Mais vous devriez vous contrôler.
A : (relâchant le proviseur) Oh… Euh… Désolée ! C’est l’émotion.
Jp-D : Hem… N’en parlons plus. Bien, je dois maintenant avoir une petite conversation avec Elisabeth. Si vous voulez bien m’excuser…

Le proviseur s’éloigna du groupe, Aelita s’assit sur le banc d’un air innocent sous les regards stupéfaits d’Odd, Ulrich et Yumi…

A : Alors ? Vous m’avez trouvée comment ?
U : (éberlué) Tu… Tu as... Tu as pris le proviseur dans tes bras ?!
A : C’était osé pas vrai ?
Y : Mais…
A : Ok… Vous vous souvenez que Benoît doit se faire passer pour le directeur de l’ancienne école de Jérémie, pas vrai ?
O : Ben… Ouais c’était le plan, non ?
A : En fait dans l’hypothèse où l’on viendrait nous annoncer la nouvelle, Benoît m’a demandé de feindre la surprise et la joie du mieux que je pouvais.
Y : Mais le coup de l’accolade…
A : Ça je dois dire… Odd est un très bon prof de théâtre !
O : Ben… Euh… Même moi je sais pas quoi dire ! L’élève a dépassé le maître !

Pendant ce temps chez Tobias…

J : Alors ? Comment ça s’est passé ?
TFS : Ce cher Jean-Pierre à tout gobé !
J : OK… Et maintenant on fait quoi ?
TFS : Eh bien… Je t’aurais suggéré de préparer ton retour triomphal à Kadic mais tes amis sont déjà au courant donc…
J : J’ai peut-être une idée… J’aimerais appeler Ahmed…
TFS : Le gars dont tu as forcé l’admission ? Ça ne serait pas très prudent… Si on remonte jusqu’à nous, ce serait une catastrophe…
J : T’inquiète pas pour ça…

Le surdoué sortit sont smartphone et une liasse de documents qu’il feuilleta avant de composer un numéro. L’interlocuteur décrocha après la troisième sonnerie.

AH : (accent maghrébin) Allo ?
J : (timidement) Bonjour Ahmed…
AH : Qui êtes-vous ? Comment me connaissez-vous ?
J : Je… Je m’appelle Jérémie BELPOIS. Et si je te connais c’est parce que… (hésite un instant) C’est grâce à moi que tu as pu être admis à Rennes.
AH : (perturbé) Quoi ? Non ! C’était une erreur dans la saisie des résultats… Ils me l’ont dit.
J : (soupire, sombrement) C’est un mensonge… J’ai obtenu ton numéro à partir d’une copie piratée de ton dossier scolaire… Les résultats ont été falsifiés pour te faire croire à un échec.
AH : (inquiet) Mais alors… Je pouvais être admis dès le début ? Mais pourquoi ils m’ont menti ?
J : Si j’en crois une conversation que j’ai surprise… Ils craignaient que tes origines ethniques et sociales portent préjudice à l’intégrité de l’école, et à leur budget…
AH : (accablé) Mais… mais…
J : Ecoute-moi Ahmed… Je sais que cette histoire peut paraître complètement folle… Je t’envoie une copie de ton dossier par e-mail, et même un enregistrement de la conversation… Tu constateras par toi-même… Je ne te demande que deux faveurs en échange…
AH : Que voulez-vous ?
J : D’abord je veux que tu leur présente ce dossier si tu es victime de la moindre injustice. Histoire de leur rappeler à qui ils ont affaire…
AH : Et quoi d’autre…
J : J’ai renoncé à ma place dans cette école. Parce que j’aime mes amis et que je voulais rester près d’eux. Mais je sais que cette école voyait en moi un grand potentiel. Je veux que tu deviennes quelqu’un dont on se souviendra dans les décennies voire les siècles à venir.
AH : Euh… Monsieur BELPOIS ?
J : Appelle-moi Jérémie.
AH : Je… Merci beaucoup Jérémie.
J : ‘Pas de quoi… Appelle-moi à ce numéro au moindre problème… Et n’oublie pas ce que je t’ai dit… Tout ira bien.

Jérémie raccrocha, poussa un long soupir et se laissa tomber sur le canapé de Tobias.

TFS : (admiratif) Eh ben…
J : Je sais… C’était osé… Mais en même temps, je pense qu’il vaut mieux qu’il le sache maintenant. Si on le lui avait appris quelque trente ans plus tard ça n’aurait pas eu le même effet… Il aurait probablement imaginé que toute sa vie on lui a menti et j’envisage même pas de parler de sa réaction.
TFS : Ton raisonnement est surprenant… Mais logique.

Jérémie afficha un léger sourire et offrit un regard complice à Tobias.

J : Tu sais à quoi je pense ?
TFS : (intrigué) Non. Dis-moi…
J : (amusé) A la tête que va faire le directeur quand il verra qu’Ahmed a obtenu une copie du dossier.
TFS : Mais j’y pense… Refiler le dossier à Ahmed constituerait une transgression de vos accords, non ?
J : (malicieux) Du tout ! Rappelle-toi… Quand j’ai parlé de notre « entente » avec le directeur, j’ai parlé de remettre le dossier à ses parents et aux médias… En aucun cas je n’ai mentionné que je dissimulerais ces informations à Ahmed ! Je lui ai fourni le dossier, il est libre d’en faire ce qu’il veut.
Je peux me dédouaner en disant clairement que j’ai transmis le dossier à Ahmed, et que si ses parents sont au courant de la supercherie, c’est Ahmed le responsable.
TFS : C’est tordu ! Du coup c’est Ahmed qui prend.
J : Correction ! C’est à Ahmed d’assumer… Il a le droit de connaître la vérité et de la partager avec qui bon lui semble.
TFS : Vu comme ça… C’est vrai que ça passe mieux. Mais quand même…
J : Allez… N’en parlons plus.

Jérémie sortit son ordinateur portable et commença à pianoter sur le clavier.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
E-MAIL

Dest. : ahmed-bensaoudi@hermessaging.fr
Objet : DOSSIER ADMISSION AHMED BEN SAOUDI
Pièces jointes : file C:\Users\JBELPOIS\Documents\Ahmedbensaoudi(encrypted).zip

Message :

Bonjour Ahmed,

Conformément à notre conversation téléphonique, je te fais parvenir une copie de ton dossier d’admission. Considérant ces informations comme sensibles et hautement préjudiciables pour ton école, je te recommande de les placer autre part que sur ton ordinateur. Trouve-toi une clé USB, formate-la. Crée un volume de stockage avec triple algorithme de cryptage combinés et déposes-y les données.
Enfin assure-toi d’une chose :

AIES TOUJOURS CETTE CLE USB A PORTEE DE MAIN ! NE T’EN SEPARES JAMAIS PEU IMPORTE LA RAISON !!!

Amitiés,

BELPOIS, Jérémie.

PS : garde un œil sur ton téléphone ;)
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Jérémie réfléchit un instant, le temps de vérifier s’il n’avait rien oublié dans son message. Après quoi il se décida à cliquer sur le bouton « Envoi ».

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
ENVOI EN COURS… MERCI DE PATIENTER…..
////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Enfin l’ordinateur confirma l’envoi de l’e-mail à son destinataire. Un accusé de réception fit son apparition sur la messagerie du blondinet à lunettes, attestant de l’arrivée du message et de son précieux contenu.
Le surdoué repris de nouveau son smartphone et entreprit d’envoyer un message au jeune maghrébin. Message n’ayant pour texte que :

#X28564136684ZC//

La réponse ne tarda pas à arriver. Un court SMS de son correspondant qui lui transmettait de nombreux remerciements.


Et voilà pour ce nouveau chapitre, n'hésitez pas à commenter, je reste ouvert au suggestions et pour la petite explication, si le récit est un peu plat ces temps-ci, c'est normal, je pense que vous ne regretterez pas d'avoir attendu :mrgreen:

Note de l'auteur: J'ai dû désactiver les liens sur ce chapitre, en effet, l'adresse e-mail du personnage d'Ahmed était devenue un lien cliquable. Par ailleurs, bien que j'ai souhaité écrire une adresse e-mail totalement fictive, j'ai un peu galéré à trouver un nom de domaine fictif (ici "@hermessaging.fr"). Quoi qu'il en soit, vu le résultat de mes recherches, il est peu probable que cette adresse soit valide. A bientôt pour la suite !
Avatar de l’utilisateur

Stade de Lyokophilisation

Messages: 117

Inscription: 29 Nov 2006, 15:06

Message 04 Nov 2018, 05:59

Bonjour à tous,
Je m'excuse si je ne semble pas très actif ces derniers jours.
Il se trouve que je suis en vacances avec des amis, mais rentrant bientôt, vous pourriez avoir le prochain chapitre assez vite.

Je tenais à vous tenir informés afin de ne pas voir mes chers lecteurs s'inquiéter :)

A dans quelques jours ;)

U1432
Avatar de l’utilisateur

Stade de Lyokophilisation

Messages: 117

Inscription: 29 Nov 2006, 15:06

Message 05 Nov 2018, 23:35

Bonjour à tous,
Me voici de retour avec une nouvelles suite qui clôturera cette période plate.



Chapitre 23 - Week-end

J : Bien ! Maintenant il ne reste plus qu’à attendre le grand jour !
TFS : Tu as hâte ?
J : Oh que oui ! Ne serait-ce que pour garder les yeux sur Aelita… (rêveur) Elle est si belle…
TFS : (taquin) C’est vrai qu’elle est toute mignonne ! On ne demande qu’à la serrer dans ses bras…
J : Oui et… Eh ! C’est MA petite amie !
TFS : Et moi je suis son demi-frère ! Je peux aussi lui donner un peu d’affection, non ?
J : Euh ? Oui… C’est vrai.

Le reste de la journée se déroula sans aucun problème, quoique tous avaient hâte de revoir le surdoué. En particulier Aelita qui tentait tant bien que mal de faire passer les heures de cours plus vite. La dernière sonnerie de la journée retentit enfin, Aelita et les autres se ruèrent vers l’entrepôt. Tous furent chaleureusement accueillis par Tobias, LAII et bien entendu Jérémie qui ne manqua pas de laisser sa dulcinée lui sauter au cou.

A : Jérémie ! Enfin je te retrouve ! Tu m’as tellement manqué !
J : Toi aussi tu m’as manqué mon petit ange !
O : C’est très touchant ! Mais moi je meurs de faim ! LAII ? Il y a un truc à manger ?
U, Y : ODD !
O : Bah quoi ? J’ai la dalle !
U : Tu es vraiment désespérant…
LAII : D’après mes informations, il y a du pain de maïs et de la confiture de figues dans le réfrigérateur.
O : (Dégoûté) Euh…
LAII : Ces aliments vous permettront de vous rassasier tout en respectant votre métabolisme et votre morphologie.
O : Quoi ?
U : (taquin) La dame a dit que t’es maigrichon !
O : Eh ! Je suis pas MAI-GRI-CHON ! JE SUIS SVELTE !
Y : Mais oui, Odd !
TFS : Dites ! Au lieu de vous chamailler, asseyez-vous sur le canapé ! On va prendre le goûter !
O : Enfin quelqu’un qui me comprend !

Tous s’exécutèrent, mais le couple d’intellectuels semblaient refuser de se lâcher la main ou même de détacher l’autre du regard. Conformément aux suggestions de LAII, Tobias apportait quelques instants plus tard pas moins de cinq tasses de chocolat chaud, une tasse de café, le pain de maïs et la confiture de figues. Odd faisait déjà la grimace en voyant le pot de confiture.

TFS : Odd, tu devrais vraiment goûter cette confiture ! C’est un vrai régal !
O : (dégoûté) Beu…
A : Allez Odd ! Tu vas pas en mourir…

L’ensemble du groupe attrapait leurs tartines, mais Odd semblait vraiment hésitant. Il se décida enfin à prendre le risque de goûter la fameuse confiture. Son visage changea comme le jour et la nuit.

O : C’est… C’est… C’est trop bon ce truc !
U : Tu vois ?!
O : (la bouche pleine) Mmmmmh ! C’est vraiment trop bon !

Le soir tomba et Tobias préféra raccompagner les adolescents à l’exception de Jérémie qui n’était pas encore censé être de retour. Celui-ci restait donc à l’entrepôt, s’occupant comme il pouvait sur son ordinateur. Lorsque Tobias fut de retour…

TFS : C’est bon ! Ils sont bien rentrés !
J : Je sais…
TFS : Ah bon ?
J : J’ai demandé à LAII de m’afficher un visuel permanent.
TFS : Tu ne me fais pas confiance ?
LAII : En fait Jérémie souhaitait surtout s’assurer qu’Aelita arrivait à bon port…

Tobias fixa Jérémie un instant étonné, après quoi il se laissa tomber sur le canapé.

J : Je pense à un truc Tobias…
TFS : Oui ?
J : Vu que je suis de retour… Il vaut mieux que je m’occupe du supercalculateur…
TFS : Tu n’es pas très à l’aise sur le terrain, je me trompe ?
J : (gêné) Comment tu sais ça, toi ?
TFS : (malicieux) Aelita m’a beaucoup parlé de toi.
J : J’avoue que je ne suis pas très doué… Sur Lyoko, je ne sers à rien…
TFS : Bien ! Je te laisse le contrôle. Mais si tu as besoin d’un coup de main…
J : Je sais… Tu seras là…
TFS : En fait, je faisais référence à LAII.
J : QUOI ?
TFS : Tu m’as bien entendu… LAII peut prendre le contrôle du terminal si besoin.

Après un repas animé par une série télévisée policière, Tobias invita Jérémie à aller se coucher et déplia son canapé convertible.
Au collège, Aelita n’arrivait pas à trouver le sommeil. Elle ne cessait de penser à son amant qui le rejoindrait dans quelques 10 heures.
Le lendemain matin, le petit groupe venait de terminer leur petit déjeuner en quatrième vitesse et attendait l’arrivée du surdoué avec impatience.
Lorsque ce dernier faisait son entrée dans la cour de récréation, Aelita se mit à sautiller sur place se retenant de se jeter sur le blondinet.

U : (taquin) Calmos princesse ! Ton Einstein chéri va pas s’envoler.
A : (excitée) Oh ! Ulrich ! Tu peux pas comprendre ! Je suis tellement heureuse !
Y : Elle a raison, mon beau ! Tu peux pas comprendre. C’est… Un truc de fille !
U : (tendrement) Et pourtant il y a bien une fille que je comprends comme si c’était une partie de moi-même.
Y : (rougissante) Arrête ! Tu vas me déclencher !
O : (perplexe) Te déclencher ?
U : Yumi peut se montrer extrêmement tendre et amoureuse quand je lui offre un beau compliment. Tu devrais essayer avec Sam ! Je suis sûr qu’elle va adorer.
O : Ben… Sam est plus du genre… Physique.
U : (éberlué) Ne me dis pas que toi et Sam… Vous avez…
O : (très gêné) Quoi ? Non ! Je veux dire qu’elle arrête pas de m’embrasser ! Et quand elle me saute dessus…
Y : Euh… Odd, ça devient glauque ton truc !
O : N’empêche que la dernière fois… J’ai passé trois minutes à reprendre mon souffle !

Jérémie arriva enfin au niveau du petit groupe et regardait Aelita, un grand sourire aux lèvres.

J : (tendrement) Eh bien ? Tu ne m’embrasses pas ?
A : (timidement) Je… Je… J’ose pas… Devant tout le monde…
J : (tendrement) J’adore quand tu fais ta timide ! Tu es tellement mignonne.
Y : Ils sont pas adorables ?
U : (attendri) Ils font un très beau couple.
J : (gêné) Eh ! C’est un moment privé entre nous !
Y : Définition de « privé » ?
U : Adjectif masculin, Particulier, sans caractère public, Public est d’ailleurs son antonyme.
O : T’as mangé un dictionnaire ?
U : On peut dire ça… J’ai pas mal travaillé sur la lettre d’excuses pour Yumi, tu sais, quand on s’engueulait.
Y : En tous cas… Si vous voulez partager un moment intime, je vous déconseille la cour de récré ! Surtout avec Sissi, qui colporte le moindre potin dans les « échos de Kadic ».

Quand on parle du loup, on en voit la queue. La fille du proviseur faisait une fois de plus son apparition et semblait éberluée de voir Jérémie à Kadic.

S : Jé… Jérémie ?
J : Tiens ! Sissi ! Comment tu vas ?

Sissi qui était déjà bien étonné par la présence de Jérémie fut encore plus stupéfaite d’entendre le blondinet lui demander de ses nouvelles.

S : Beuh… Ben… Ça va… Et… Et toi ?
J : Tu m’as manqué.

C’est à cet instant qu’Elisabeth manqua de défaillir, alors qu’Odd retenait tant bien que mal une nouvelle quinte de toux.

S : Tu… Tu… Je veux dire… Tu es sincère ? (soupçonneuse) Ou c’est un truc pour m’envoyer sur les roses ?
J : Je suis sincère. Maintenant, dégage ! Je t’ai assez vue pour la journée ! J’aimerais rester avec Aelita.

Sissi resta immobile un instant, puis tel un robot, s’éloigna du groupe la bouche bée, marmonnant des paroles incompréhensibles.
Jérémie se retourna vers ses amis et affichait un grand sourire.

J : Alors ? Toujours apte au service ?
O : Tu veux rire ? T’as explosé tous les compteurs !
U : J’avoue que même moi je n’aurais pas fait mieux : Une approche gentille pour mieux lui clouer le bec. Et en plus elle est partie sans rien dire… Franchement bravo !
Y : Pour ma part il manque un truc…
A : Oui ! Le grand éclat de rire général après un bon jeu de mots !
J : Eh ! Personne n’est parfait !

Quelques instants plus tard, Tobias faisait son apparition dans la cour et s’approchait du petit groupe.

TFS : Ça va les jeunes ?
A : On ne peut mieux !
TFS : (discrètement) Toujours partants pour ce petit week-end tous ensembles ?
O : Et comment !
TFS : Bien ! Convocation Samedi 8h00 du matin !
U : Si tôt ?
TFS : C’est mieux si on veut en profiter au maximum ! J’ai commandé des matelas autogonflants et des sacs de couchage, je reprendrais ma chambre et vous pourrez dormir dans le salon.
O : Cool ! Euh… Je peux inviter Sam ?
TFS : C’est déjà fait !
O : Ce mec est un dieu !

Pendant que tous riaient de la dernière réplique d’Odd, Tobias s’éloigna du groupe pour rejoindre le bâtiment des sciences et préparer son prochain cours. La sonnerie retentit pour la première fois de la journée, invitant tous les élèves à se présenter à leur cours respectifs.

U : Allez ! C’est l’heure des dangereux mélanges avec ce cher « JASQUIER » !
Y : Moi j’ai un cours d’histoire. Il y a des jours où j’aimerais bien choisir ce qu’il y a dans mon emploi du temps.
A : (compatissante) T’en fais pas Yumi, c’est juste deux heures de cours, après tu retrouveras ton Ulrich.

Yumi se dirigea vers le bâtiment principal alors que le reste de la bande entrait dans la partie du collège exclusivement dédiée aux sciences.

TFS : Avant de commencer ce cours, j’aimerais souhaiter la bienvenue à Jérémie qui a choisi de continuer à étudier dans notre collège.
J : Merci !
TFS : Bien ! Pour le dernier cours de la semaine, nous allons nous pencher de plus près sur la loi d’Ohm. Qui peut me rappeler ce qu’est la loi d’Ohm et les différentes formules qui l’exploitent ?

Quelques mains se levèrent timidement, à l’exception d’Aelita qui tendait le bras au maximum avant même que Tobias ne finisse sa question. Jérémie, lui n’avait pas levé la main.

TFS : Jérémie ? Tu veux répondre ?
J : Euh… Eh bien, la loi d’Ohm permet d’obtenir n’importe quelle valeur dans un circuit électrique pourvu que l’on en connaisse deux autres. Ces valeurs se complètent et son proportionnelles entre elles. Ainsi on peut calculer la tension U en multipliant la résistance R et l’intensité I. L’intensité, elle est égale à la tension divisée par la résistance, quant à la résistance, elle se calcule en divisant la tension par l’intensité.
TFS : Excellent ! Page 68 de votre livre de sciences, exercices 41 à 48.

Le cours de sciences se poursuivit dans un grand silence, tous les élèves planchaient sur la série d’exercices à terminer avant la fin du cours. Tobias passait de temps en temps dans les rangs afin de vérifier que chaque élève faisait correctement son travail. Le grand silence fut troublé un instant par le professeur qui manqua de renvoyer Nicolas de son cours pour des dessins peu flatteurs et sans lien avec le sujet de la séance. Et comme cerise sur le gâteau, Tobias avait ajouté à l’élève perturbateur pas moins de trois exercices supplémentaires.

Une première sonnerie annonça la fin de leur première séance de sciences. Yumi quant à elle, se préparait pour son cours d’anglais.
Plus tard, la sonnerie annonçait enfin la récréation tant attendue des élèves, le groupe des lyokoguerriers se retrouvait sur un banc à proximité des arcades.

Y : Alors ? Ce cours de sciences ?
O : Ben tu sais ce que c’est. Des formules, des maths et un bon doliprane pour faire passer les migraines qui vont avec !
U : J’avoue que celui-là était assez chiant… Mais y a juste un détail… Jérémie, pourquoi t’as pas levé la main comme tu le fais d’habitude ?
J : (ennuyé) Bah… Vu que je sais déjà tout ça… Je ne voyais pas l’utilité de répondre.
A : (inquiète) Ça va pas Jérémie ?
J : Si. C’est juste que…
Y : Que quoi ?
J : Je m’ennuie…
O : Flash-info ! Jérémie déteste les sciences ! Edition spéciale !
J : Je ne déteste pas les sciences, Odd ! Je m’ennuie c’est tout ! Comparativement à Rennes, ici j’ai l’impression d’être en maternelle.
U : Wow ! Tu vas quand même pas nous dire que tu veux retourner à Rennes ?
J : Non ! J’ai envie de rester avec vous ! Mais les cours ici… C’est pas ce qu’on a vu de plus stimulant.
A : (compatissante) D’accord, ici on n’étudie pas la physique avancée, ou la philosophie de Platon. Mais en même temps, on est là… Si tu veux je m’arrangerais pour qu’on soit toujours ensemble en classe. Comme ça tu t’ennuieras moins.
J : (sourire maladroit) C’est gentil à toi Aelita.

A cet instant, leur professeur de sciences se montrait afin de prendre des nouvelles de ses protégés mais en voyant leurs visages…
TFS : Ben alors ? C’est quoi ces mines d’enterrement ?
O : Jérémie à le mal du collège, on dirait.
TFS : (perplexe) Quoi ?
O : Ben oui ! Comme le mal du pays, mais version collège !
TFS : Ah, je vois… Jérémie considère que notre enseignement ici est moindre par rapport à Rennes où il pouvait encore apprendre quelque chose. C’est ça ?

Jérémie hocha la tête de haut en bas, sans même desserrer les mâchoires. Voyant son expression défaite, Tobias s’assit près du surdoué et lui donna une tape amicale sur l’épaule.

TFS : Je pense pouvoir faire quelque chose pour ça… Mais ça devra attendre ce week-end.
J : (légèrement enthousiaste) C’est vrai ? Ben… Merci Benoît, c’est cool !
TFS : De rien… Bon, je vous laisse ! Sinon mon café va refroidir !

Sur ces « bonnes » paroles, le scientifique se leva puis quitta le groupe, se dirigeant vers la salle des professeurs.

J : En tous cas, il y a un truc qui pourrait me remonter le moral… Une bonne grosse attaque de XANA.
O : Eh ho ! Parle pas de malheur !
U : C’est clair ! Rien que pour la dernière, si Tobias n’était pas intervenu, on était tous cuits !
J : Enfin je dis ça…
Y : Moi je te comprends… C’est vrai que ça faisait partie de notre quotidien. Mais t’inquiètes pas, tant qu’on n’aura pas ramené ce cher Franz. Il va nous en faire baver. Et tu seras là !
J : Ouais… Ça va être bien…

Une nouvelle sonnerie invitait les élèves à reprendre leurs cours, le groupe se scinda de nouveau pour laisser Yumi se rendre dans le bâtiment des sciences alors que les autres rejoignaient le bâtiment principal pour un cours d’histoire, suivi d’un cours de maths.
Jérémie semblait retrouver un peu son moral, mais il restait un peu de chemin à parcourir.
Dans le bâtiment des sciences, « JASQUIER » animait un cours de SVT pour la classe de Yumi. Cette dernière n’avait d’ailleurs pas échappé à « l’honneur » de se retrouver assise à côté de William, qui ne semblait toujours pas accepter que la japonaise sorte avec Ulrich. Le prétendant tentait tant bien que mal de faire des avances à la jeune fille tout en parlant à voix basse.

W : Dis Yumi, je pensais à un truc… J’ai des places pour le prochain concert des Subdigitals, tu voudrais y aller avec moi ?
Y : On dirait que t’as pas compris… Je sors avec Ulrich. C’est clair ? Et ton invitation sonne comme un prétexte pour me sauter dessus.
W : Oh allez ! Tu peux venir quand même… En amis…
Y : Pour la dernière fois William c’est non !

Tobias releva les yeux de son ordinateur portable, posé comme d’habitude sur le pupitre et observait la petite discussion.

TFS : Quelque chose d’intéressant à nous faire partager Mademoiselle ISHIYAMA ?
Y : Hein ? Euh… Non Benoît… C’est juste que…
TFS : Alors travaillez en silence ! Si je vous reprends à bavarder ce sera trois heures de colle !

Yumi lança un regard noir à William, puis se remis à recopier le reste du cours inscrit au tableau.

Y : (à voix basse) T’es content ? A cause de toi, j’ai failli être collée !
W : (à voix basse) Au pire j’aurais trouvé un moyen de me faire coller aussi ! Comme ça t’aurais pas été toute seule !

Yumi, excédée par l’attitude de William, leva la main.

TFS : Quoi encore, Yumi ?
Y : (énervée) Est-ce que William pourrait changer de place, s’il vous plaît ? Je ne peux pas travailler s’il continue de me parler…
TFS : (soupire) Bien… William, changez de place avec Sophie immédiatement.

Une jeune fille au fond de la classe se leva avec ses affaires dans les mains et se présenta à la place de William, qui venait de se lever à son tour. L’échange ne dura que quelques secondes et bientôt le silence revint dans la classe. La jeune fille nommée Sophie possède presque les même caractéristique physique que Yumi, à la différence près qu’elle est blonde et que son choix vestimentaire est plus coloré. Côté caractère, elle semble être assez sage et silencieuse durant les cours, mais c’est aussi une jeune fille assez espiègle.

So : Je vois vraiment pas pourquoi tu refuses de sortir avec William… Il est plutôt craquant.
Y : (désespérée) Oh non, pitié… Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi…
So : Quoi ? Moi je sortirais bien avec lui…
Y : Okay ! Pour info, je sors déjà avec un garçon, il est très mignon. William c’est juste un pot de colle pour moi. Si tu veux sortir avec lui, te gêne pas. Maintenant je travaille ! Rideau !
So : (déstabilisée) Ok, ok…

Les cours s’achevèrent sans autre incident notoire. Mais pendant la pause déjeuner, William se lança à nouveau à la charge, sans aucune retenue et devant le groupe entier, attablé et savourant un hachis parmentier industriel.

W : Tu sais Yumi, désolé pour tout à l’heure. Je voulais pas t’attirer des ennuis. Si tu veux je te laisse un billet pour le concert si tu changes d’avis…
Y : (enragée) ‘Pas vrai !

Yumi se leva et se tenait face au jeune garçon aux cheveux bruns. Mais alors que ce dernier croyait que la japonaise lui offrirait quelques paroles civilisées. Yumi décida de monter au niveau supérieur et sans le moindre ménagement, gifla William si fort que le bruit résonna dans toute la cantine. Cerise sur le gâteau, tous les élèves ayant assisté à la scène éclatèrent de rire devant la situation honteuse de William.

Y : C’est assez clair comme ça, ou t’en veux une deuxième ?
W : (hébété) Euh…
Y : (se rasseyant) Et si tu veux savoir : Sophie m’a dit qu’elle te trouvait « craquant ». Alors si j’étais toi, je tenterais ma chance avec elle. Parce qu’avec moi, je te le dis de suite, c’est mort !
W : (hébété) Euh…
Y : ET RESTE PAS PLANTE COMME UN PIQUET ! VA T’ASSEOIR A UNE TABLE ! TU GÊNES LE PASSAGE !

William, tel un robot, tourna les talons et s’assit à une table à quelques dix mètres de celle de Yumi et ses amis. Puis d’une gestuelle très mécanique, commença à manger le contenu de son plateau.

Y : (légèrement inquiète) Vous croyez pas que j’y suis allé un peu fort ?
O : (plié de rire) Oh que non ! C’était parfait !
U : Et puis, parfois il n’y a que la méthode « choc » qui fonctionne…
A : Ulrich a raison… Sans cette gifle, il aurait probablement continué de te courir après.

Yumi continua de manger mais elle continuait d’accorder quelques brefs regards à William qui semblait encore un peu sonné par la vive remontrance de la nipponne.
Après le repas, la bande d’ados s’installa sous les arcades.

U : Au fait, quelqu’un à une idée du programme de ce week-end ?
Y : Nan ! Surprise totale !
A : Même à moi, il n’en a pas parlé !
J : En ce qui me concerne, je vais probablement bosser.
O : Nan mais t’es sérieux ? Un week-end de fou, entre copains et toi tu bosses ?
J : Chacun sa façon de s’occuper. Certains préfèrent les jeux-vidéos, d’autres préfèrent utiliser leur temps libre pour accumuler des connaissances et espérer un jour devenir quelqu’un d’important.

Le reste de la journée passa très lentement, tous les lyokoguerriers avaient les yeux rivés sur leurs montres espérant voir la journée s’achever plus vite. Quand la cloche marqua pour de bon la fin de la semaine. Ulrich, Odd, Jérémie et Aelita foncèrent aux dortoirs, préparer leurs affaires du week-end.
Puis, après avoir terminé leurs devoirs et le dîner, décidèrent de se retrouver dans la chambre de Jérémie pour tuer le temps tous ensemble avant de se coucher.

J : Ah ! J’ai hâte à demain !
U : 15 !
J : (perplexe) Quoi ?
U : 15 ! Ça fait 15 fois que tu répètes cette phrase !
O : Bon ! Un p’tit poker avant d’aller faire de beaux rêves ?
A : Pourquoi pas ?
U : Pourvu que Jérémie arrête de dire qu’il a hâte à demain.

Odd, qui avait ramené sa mallette de poker commençait à distribuer les cartes et les jetons pour chaque joueur.

O : Ok ! C’est parti ! J’vais tous vous avoir !
U : (amusé) Garde ta langue dans ta poche ! A noël dernier, Jérémie t’as plumé comme une volaille !
J : (retournant ses cartes) Je passe !
A : (pose un jeton de 10) C’est bon pour moi !
U : (pose un jeton de 10) Pareil, je suis !
O : (pose un jeton de 10) Ok, alors moi aussi !

Odd, en bon croupier étala trois cartes au milieu de la surface de jeu, ce qui s’appelle au poker le « flop ». La dame de cœur, le 3 de trèfle et le 8 de carreau.

A : Ok, pour moi !
U : Je continue aussi !
O : Eh ben moi je mise 40 !

Odd, déposa deux jetons de 20 dans le « pot », et sourit en voyant Aelita reposer ses cartes face contre le sol. Ulrich, lui, n’avait pas abandonné, il posa à son tour deux jetons de 20 au centre du jeu et lança un regard défiant à Odd.

O : Si ça te plaît de me donner ton argent…

Odd, posa une nouvelle carte au centre du jeu, le « turn », cette fois c’est le 8 de pique qui tombe.

O : Ah ! Ça devient très intéressant tout ça !
U : (malicieux) Tu crois pas si bien dire… Je mise 60 !
O : (surpris) Quoi ? (défiant) Ok, tu l’auras voulu ! Je suis !

Odd, paya son dû pour continuer la partie et posa la dernière carte au milieu du jeu, le « river », l’As de cœur s’imposa dans le jeu.

O : Une dernière volonté ?
U : Nan, j’ai fini de miser…
O : Moi aussi ! (abats ses cartes) Double paire ! As et dames !

Effectivement, la main d’Odd se composait de l’As de Pique et la dame de trèfle. Mais Ulrich affichait un grand sourire qui déstabilisa Odd.

U : Full aux Dames par les 8 !

Ulrich jubilait en voyant la mine ébahie de son meilleur ami. Après avoir retourné ses cartes qui n’étaient pas moins que les Dames de pique et de carreau, auxquelles s’ajoutent la paire de 8, il obtenait ce que l’on appelle un Full.

U : (souriant) Par ici la monnaie !
J : C’était bien joué Ulrich !
A : Très joli coup !
O : (éberlué) Il m’a eu !

La partie continua dans la bonne humeur générale et se solda par la victoire d’Aelita. Après qu’Odd eût rangé le matériel, il regagna sa chambre avec Ulrich pendant qu’Aelita souhaitait une bonne nuit à son cher et tendre.

Le lendemain matin, les cinq lyokoguerriers s’étaient levés aux aurores tout excités à l’idée de passer le week-end tous ensembles. Quelques instants plus tard, ils se regroupaient devant le collège, leurs sacs sur le dos, chargés de divers accessoires pour rendre le week-end plus agréable. Le téléphone de Yumi se mit à sonner, intriguée cette dernière décrocha.

Y : Allo ?
TFS : Bonjour Yumi !
Y : Ça va Tobias ?
TFS : Impec’ pour moi. Bon vous êtes parés ?
Y : On attend plus que toi.
TFS : Justement, c’est LAII qui ira vous chercher…
Y : (perplexe) Quoi ? Comment ça ?
TFS : Te pose pas de question, tu prends le siège conducteur.

Constatant que Tobias venait de raccrocher, la japonaise rangea son smartphone dans sa poche. Quelques secondes plus tard, le ronronnement caractéristique de la BMW de Tobias se faisait entendre. Elle s’arrêta en douceur le long du trottoir, les portières et le coffre s’ouvrirent automatiquement.

O : Trop fort ! J’avais envie de voir ce que ça fait d’être dans une voiture qui se conduit toute seule.
J : Je dois dire que c’est assez surprenant la première fois.

Après avoir glissé leurs affaires dans le coffre, les cinq adolescents embarquèrent à bord de la berline.
La voiture noire s’immobilisa quelques minutes plus tard dans le garage d’où elle était partie, le groupe quitta le véhicule comme un seul homme. Tobias et Samantha les accueillirent chaleureusement, la petite-amie d’Odd sauta au cou de ce dernier qui perdit l’équilibre et tomba à la renverse.

O : Décidément, qu’est-ce que pourrait donner nos retrouvailles si on ne se voyait plus pendant un an ?
Sam : (joyeuse) J’veux même pas imaginer !
U : (taquin) Eh ! Roméo ! Gardes-en un peu pour plus tard ! On a tout un week-end devant nous
Y : Ouaip ! D’ailleurs je me demande bien ce qu’on va pouvoir faire.
TFS : Pour être franc, j’avais prévu une sortie ciné. Si ça vous tente…
J : Tant que c’est pas un de ces films d’horreur qui font rire Odd, ça me va.
O : Pff ! Trouillard, va !

Les jeunes gens se retrouvaient dans le grand salon en compagnie de leur hôte et d’un solide petit-déjeuner. Une question cependant s’est posée…

Sam : (perplexe) Dis-voir Tobias, je pense à un truc… Il y a cinq places max dans ta voiture, et on est quand même sept ! Comment on va…
TFS : (malicieux) T’en fais pas pour ça… J’ai tout prévu ! Et elle devrait pas tarder…
Y : (intriguée) Qui ou quoi devrait pas tarder ?
TFS : (haussant les épaules) Surprise… Sinon je pensais à une sortie à la plage avant le ciné, ça vous tente ?

Tous approuvèrent l’idée, même si rien n’avait été prévu en ce sens, les affaires de bain des adolescents avaient été laissées au collège.

TFS : (détendu) Arf ! Un petit contretemps, on passera au magasin de sport ! LAII ?
LAII : Que puis-je pour vous Monsieur ?
TFS : Je change mon programme, avant la plage nous devrons aller au magasin de sport.
LAII : C’est noté, dois-je prendre en compte d’autres paramètres ?
TFS : Négatif, je te contacte en cas de contrordre.
LAII : Paramètres enregistrés. La « surprise » aura quelques minutes de retard.
TFS : Pas de problème.
Le petit déjeuner se termina dans un esprit bon enfant, même si les six ados trépignaient d’impatience de découvrir la surprise réservée par Tobias.

O : (Impatient) Allez Tobias ! On n’en peut plus ! C’est quoi la surprise ?
Sam : J’avoue ! Je sais pas ce que tu as prévu mais on tient plus en place !

Face à l’unanime impatience, Tobias se décida à présenter sa surprise avec un peu d’avance.
TFS : LAII ?
LAII : Monsieur ?
TFS : A quelle distance géographique se trouve la surprise ?
LAII : 3,78 kilomètres, Monsieur
TFS : Et quelle est la portée maximale des drones de patrouille ?
LAII : 8 Kilomètres Monsieur.
TFS : Parfait ! Pourrais-tu présenter la surprise à nos amis ?
LAII : Précisez votre demande, s’il vous plaît ?
TFS : Envoie trois drones sur la surprise, j’aimerais un petit montage en temps réel pour présenter la chose comme il se doit.
LAII : Entendu, désirez-vous une bande son particulière ?
TFS : Bande originale de Kill Bill, « Battle without Honor or Humanity »
LAII : Paramètres enregistrés, (malicieuse) Bon spectacle !

Tous s’installèrent devant l’imposante télévision, pendant que LAII finissait les derniers préparatifs.
Enfin la télévision s’alluma en musique comme l’avait ordonné le maître des lieux dévoilant avec un certain panache une surprise pour le moins imprévue.

U : (éberlué) Qu’est-ce que… ?


Voilà pour ce chapitre, j'epère qu'il vous aura plu.


ALERTE: Pour la première fois depuis un long moment, je me trouve indécis, aussi j'en appelle à votre aide.
Il se trouve que j'ai deux idées de chapitre et ne sais laquelle choisir aussi j'aimerais vous donner votre chance de participer à cette fanfic et vous confier ma lyokoplume un instant afin de déterminer quelle chapitre vous souhaiteriez lire prochainement.

Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour voter:

http://www.strawpoll.me/16786803

Merci à vous d'avance pour votre participation et à bientôt pour la suite de cette aventure :)
Avatar de l’utilisateur

Stade de Lyokophilisation

Messages: 117

Inscription: 29 Nov 2006, 15:06

Message 12 Nov 2018, 23:12

Bonjour à tous, certains l'aurons peut-être attendu avec impatience, aussi voici sans plus de cérémonies le nouveau chapitre... En deux parties, parce que sinon c'est pas drôle. :P


Chapitre 24 - Les fantômes du passé - Première partie


Enfin la télévision s’alluma en musique comme l’avait ordonné le maître des lieux dévoilant avec un certain panache une surprise pour le moins imprévue.

U : (éberlué) Qu’est-ce que… ?
TFS : Impressionnant n’est-ce pas ?
Sam : (estomaquée) Ah oui ! Là on ne va pas manquer de place !

Les trois drones envoyés par Tobias et commandés par LAII, présentait une superbe limousine Lincoln qui roulait prudemment dans les rues avec la grâce qui convient à ce type de véhicule.

Y : Nan sérieusement… C’est une blague ?
TFS : (souriant) Non, pas du tout. De la place pour nous tous et confort absolu !

Tous étaient émerveillés par le véhicule de 7 mètres de long et n’étaient que plus impatients de monter à bord.
La Lincoln s’arrêta à proximité de la porte d’entrée, après que le groupe eut fini de se préparer, tous montèrent à bord ébahis devant le luxe qu’offrait la somptueuse voiture.
O (admiratif): Bah mince alors ! Télévision, kit home cinéma, minibar… JE REVE ! PlayStation 4 et casque de réalité virtuelle !! Tobias, t’es un dieu !
TFS : J’avais trouvé 270 000€ dans un tiroir, je savais pas quoi en faire alors…
Sam : Waouh ! C’est trop la classe !
Une fois les adolescents installés, la limousine prit la route dans le plus grand silence. Pendant que LAII « conduisait » la joyeuse bande au magasin de sport, les ados partageaient un agréable moment avec Tobias devant une partie de Gran Turismo.

Une fois arrivée au magasin de sport…

TFS : (Sortant son smartphone) Bien voyons ce que nous avons sur notre liste…
- Maillots de bain
- Grandes serviettes
- Petites serviettes
- Parasol
- Lunettes de soleil
- A manger (beaucoup pour Odd)

Odd ne put s’empêcher d’apporter une précision avant que la vanne récurrente n’arrive…

O : Exact ! Je suis un adolescent en pleine croissance !
J (Moqueur) : Nan, c’est ton métabolisme qui te rend maigrichon
O : Argh ! (Dramatiquement) Arriverais-je seulement un jour à échapper à cette insultante description de mon superbe corps svelte ?
U (taquin): Nan Odd… T’es notre maigrichon préféré ! Et on ne changerait ça pour rien au monde.
O : Je suis pas maigrichon !

Au magasin de sport, les jeunes faisaient leur emplettes mais les garçons, qui avaient déjà choisi leurs affaires, soupiraient en attendant les filles qui semblaient uniformément indécises quant à la couleur et la forme de leur maillots respectifs.

O (impatient): Bon, faudrait vous décider les filles, sinon il va faire nuit !
Sam : Encore une minute ! Je suis pas sûr de ce modèle…
U (blasé): Un jour il faudra qu’on m’explique pourquoi une fille met tant de temps à choisir UN vêtement…
Y : Voyons Ulrich ! On est des filles, et nous on ne veut pas sortir habillées n’importe comment !
A : On veut se sentir admirées et en même temps inaccessibles !
J : Ouais bah si on traîne trop ce seront les caisses qui seront inaccessibles.
Y : Tu penses quoi de celui-ci Ulrich ?
Yumi retira le rideau se dévoilant à son amant uniquement vêtue d’un maillot une pièce noir uni, le garçon leva rapidement les yeux toujours aussi blasé.
U (Blasé): Il ressemble trop à ton 37ème maillot…
Y (Vexée) : Ulrich ! Enfin ! Sois sérieux !
U (Blasé) : J’ai un doute… C’était peut-être le 39ème…

Vexée, Yumi referma le rideau d’un geste sec en bougonnant. Mais la japonaise annonça qu’elle tenait à en essayer un dernier.

U (Blasé) : Mouais… Le 43ème dernier de la liste…
Y (enjouée) : Attention ! Me voilà !

Yumi se révéla une nouvelle fois à Ulrich vêtue cette fois d’un deux pièces rouge vif lui donnant un aspect sulfureux qu’Ulrich découvrit bouche bée… Odd, et Jérémie n’avait bien sûr rien manqué de la scène et admiraient Yumi, bouches grandes ouvertes.

U (ébahi) : I-il est p-p-p…parfait !
J, O (machinalement): Oh ça oui alors !
Y (fière) : Les hommes sont si faciles à combler…

Sam et Aelita quant à elles tentaient d’obtenir l’attention de leurs amants respectifs, mais semblaient rencontrer quelques difficultés face au charme brûlant dégagé par la nippone.

A : Yumi, j’adore ton maillot, c’est très sexy. Mais par pitié, retourne te changer…
Sam : … Que l’on puisse récupérer nos mecs.

Yumi s’effaça derrière le rideau une dernière fois avec un léger rire amusé. Tandis que les garçons reprenaient leurs esprits. Sauf Ulrich qui restait médusé.

Sam : Eh ho Odd ! On se réveille !
O (étourdi): Quoi ? Euh… Oh désolé ma puce !
A : Jérémie ? Je te plais comme ça ?
J (étourdi) : Hein ? Oups… Oui bien sûr, tu es très belle !

Les deux filles, peu convaincues par les paroles de leur petits-amis échangèrent un regard complice.

Sam (à Aelita, complice): Tu penses comme moi ?
A (à Sam, complice) : Je crois que oui ! Ils aiment le sexy…
Sam : … On va leur donner du sexy !

Pendant ce temps, Tobias faisait quelques courses au magasin d’à côté prévoyant de quoi pique-niquer sur place. Mais les yeux rivés sur sa liste, celui-ci se fit percuter par un homme.

???: Veuillez m’excuser, je vous ai fait mal ?
TFS : Pas de souci, c’est ma faute.

Après ce bref échange de politesses, les deux hommes poursuivirent leur routes. Mais soudain Tobias s’arrêta net pour vérifier derrière lui, mais l’homme avait déjà disparu. Il chassa cette rencontre de sa tête et termina ses achats avant de rejoindre les adolescents. Mais ils ne trouva que les garçons écroulés sur le dos, les yeux écarquillés et pâles comme des cadavres.

TFS : Alors ces emplettes ? (après un temps) Les gars ?
O : Ces filles sont… diaboliques !
TFS (perplexe): J’ai raté un épisode ?
U : Nous ne sommes plus des hommes… Nous sommes leurs chiens…
TFS (inquiet): Nan sérieusement, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
J : Aelita a même réussi à me faire faire le beau…
TFS : Quelqu’un veut bien me dire ce qu’il s’est passé ?

Les filles sortirent à l’unisson de leurs cabines d’essayages, rhabillées, et expliquèrent la situation à Tobias.

Y : Désolé Tobias, mais c’était plus fort que nous.
TFS (inquiet): Mais qu’est-ce que vous leur avez fait nom d’un chien ?
U, J, O (implorant): Non ! Pitié ! Plus de chiens !
A : Ils voulaient nous voir sexy…
Sam (en riant): On leur a servi tout un défilé de mode ! Avec supplément dignité à zéro !

Tobias regardait alternativement les garçons, puis leurs compagnes et finit par éclater d’un rire qui s’entendait dans tout le magasin.

TFS (haletant de rire) : J’arrive pas à y croire ! Sérieusement les filles, j’aurais tout donné pour voir ça !

Tobias s’attela à relever les hommes tombés au champs d’honneur de leur virilité, et attraper ses propres affaire avant d’embarquer tout le petit monde dans la limousine qui avait retenu l’attention de plusieurs badauds. Mais au moment de monter à son tour le hacker s’arrêta à nouveau et observa l’homme en costume qui l’avait bousculé plus tôt parmi la masse de gens admirant la voiture. L’homme lui offrit un sourire avant de s’effacer dans la foule.

U : Tobias ? Tu embarques ?
TFS (distrait) : Oui… J’arrive…

Tobias se décida à monter à bord pour que le long véhicule puisse commencer sa route.

A : Qu’est-ce que tu regardais ?
TFS (perturbé): Je croyais avoir vu… Non, laisse tomber…

Ulrich fronça les sourcils, il n’était pas vraiment du genre clairvoyant, mais il avait bien deviné deux choses : Tobias cachait quelque chose, et ne semblait pas apprécier de l’évoquer.



Voilà donc pour la première partie de ce chapitre, j'espère que vous l'aurez apprécié. Comme promis je marque la fin de la période "plate", on recommence à voir des rebondissements, et des situations pour vous tenir en haleine, n'hésitez pas à me faire des retours, je suis toujours ouvert aux commentaires.
Je rappelle que pour la suite je suis quelque peu indécis et ai du mal à choisir entre deux types de scénarios, j'aimerais tout de même avoir votre opinion avant de l'écrire et vous mets à disposition un sondage dans lequel vous pouvez choisir entre "Action" et "Technique", il y a aussi un choix "OSEF" pour ceux qui me font confiance.

Pour voter, suivez ce lien: https://www.strawpoll.me/16786803

Merci à vous.
Avatar de l’utilisateur

Stade de Lyokophilisation

Messages: 117

Inscription: 29 Nov 2006, 15:06

Message 01 Jan 2020, 00:50

Salut à tous ! Fichtre ! Ca fait un bout de temps que j'ai pas posté sur ce forum. Voici donc la suite.


Chapitre 25 - Les fantômes du passé - Deuxième partie



La limousine faisait route maintenant vers la côte, la bonne ambiance reprit le dessus, mais Tobias semblait toujours perturbé par celui qu’il avait aperçu au magasin puis le parking.
Ulrich tenta de crever l’abcès.

U (inquiet): Ca va Tobias ?
TFS (pensif): Oui, oui, je vais très bien…
U (dans sa tête): Mouais… Attends un peu qu’on arrive…

La voiture s’arrêta enfin à la lisière d’une magnifique plage, quelques dizaines de personnes s’étaient déjà installées. Maillots, serviettes et parasols étaient de sortie et la légère brise amenait une douce odeur d’iode mélangé au parfums de crème solaire.

TFS (descendant): Allez les jeunes ! Allez vous installer. Je vais apporter le matériel.
J,Y,O,A (joyeusement) : Youpi, c’est parti !
U : Attends ! Je vais t’aider Tobias !
TFS (du tac au tac) : T’inquiètes pas Ulrich ! Je m’en sortirais seul !

Les autres adolescents faisaient déjà la course vers la plage, Tobias, lui s’était précipité vers le coffre et rassemblait les affaires, mais Ulrich entreprit de claquer sèchement le coffre, obligeant le demi-frère d’Aelita à s’en retirer.

TFS (vivement): Bon, Okay c’est quoi ton problème ?
U (froidement): Je te retourne la question…
TFS (ouvrant le coffre): Je ne vois pas de quoi tu parles…
Agacé, cette fois Ulrich claqua violemment le coffre faisant vaciller le véhicule sur ses suspensions.

U (agacé) : Les autres n’ont peut-être rien remarqué, mais moi je ne suis pas dupe ! Depuis qu’on est partis du parking t’as pas dit un mot, tu as la tête basse et un air pensif voire nerveux.
TFS (irrité): C’est pas tes affaires ! Et crois moi, il vaut mieux que tu ne saches rien !
U : Qu’est-ce que tu as vu sur le parking ?
TFS : Rien !
U (sombrement) : Qu’est-ce que Aelita ne doit pas savoir ?

Tobias fit un pas en arrière, Ulrich avait frappé là où ça le démangeait. L’adulte observa les alentours, puis se pencha à l’oreille d’Ulrich.

TFS (à l’oreille d’Ulrich) : Si je te dis ce qui me tracasse… Tu ne diras rien à Aelita ?
U (croisant les bras): Ça, ça va dépendre de ce que tu vas me dire…
TFS (sombrement): S’il te plaît Ulrich, je ne veux que la protéger.
U : On cherche tous à se protéger les uns les autres. Le plus important c’est de se faire confiance. J’ai failli perdre Yumi et détruire nos deux vies en gardant tout pour moi.
TFS (embarrassé): D’accord… Mais pas maintenant… Il y a trop de monde.

Ulrich resta silencieux un moment puis accepta de patienter un peu pour laisser à Tobias le temps de digérer la pilule. Les hommes attrapèrent l’équipement puis rejoignirent les autres sur le sables.

O : Bah alors ?! Vous avez mis le temps ! Je veux me baigner moi !
U (souriant) : Désolé ! Conversation confidentielle entre hommes ! (à Tobias) Pas vrai Tobias ?
TFS (gêné) : Oui, c’est ça…

Le matériel déposé, le groupe s’aperçut qu’aucun n’endroit n’était aménagé pour se changer.

O : Peuh ! Admirez l’artiste…

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Odd attrapa trois grandes serviettes et le parasol et bricola une cabine de fortune pour se changer. Mais pour se venger du défilé que leur avait infligé les filles tantôt, Odd décréta…

O (enthousiaste): Les hommes et les ados d’abord !

Les hommes se changèrent un à un afin d’offrir leur jeunes musculatures à ces dames qui restaient admiratives.

O : Aha ! On fait moins les fières, hein ?

A peine Odd eût-il fini sa phrase que Sam sortit la première de la « cabine brevetée à la Odd » avant de se planter devant le blondinet à la mèche violette avec un superbe déhanché.

Sam : Tu me trouves belle, Odd ?
O (machinalement): Voui madame…

Ulrich et Jérémie éclatèrent de rire mais ce ne fut que de courte durée, puisqu’Aelita et Yumi qui s’étaient changées jouèrent le même jeu pour leur clouer le bec.
Tobias ne put s’empêcher de rire de cette situation cocasse qui lui rappelait évidemment la scène au magasin de sport. Ce dernier entra dans la « cabine » pour se changer à son tour, puis en ressortit et la déconstruit pour libérer les serviettes et finalement les étaler sur le sable chaud de la plage.

TFS : Pour ceux qui en veulent, il y a de la crème solaire dans le sac.

Les filles se ruèrent sur le sac en question pour en extraire les trois flacons de crème puis retournèrent à leur serviettes pour s’en badigeonner, se faisant aider de leurs conjoints pour le dos, après quoi la situation s’inversa en échange équitable de bon procédé, et acheva les derniers préparatifs avant leur baignade
Les adolescents, accompagnés par Tobias s’élancèrent au pas de course vers l’eau pour se rafraîchir et chahuter ensemble. Tobias s’était même armé d’un ballon gonflable qu’il envoya sur le visage de sa demi-sœur

U (éclatant de rire) : Jolie « tête » Aelita !
A (malicieuse) Attends un peu Ulrich…

Aelita lança à son tour le ballon sur Ulrich, qui esquiva ce dernier de justesse avant de la voir s’écraser sur le nez d’Odd.

O (se frottant le nez) : Eh ! J’ai rien fait, moi !

En bien peu de temps, la scène tourna en une partie de balle au prisonnier aquatique, Tobias jouant le rôle d’arbitre. Filles contre garçons, les échanges de balle étaient pour le moins intenses, tandis que de nombreux éclats de rire en disait long sur l’ambiance détendue qui régnait dans l’eau.
L’ « arbitre » finit par siffler la mi-temps et proposa de se reposer le temps d’un pique-nique, mais Aelita semblait insister pour une dernière balle.

TFS (conciliant) : D’accord, vas-y Aelita.

La jeune fille aux cheveux bleus lança son projectile tout droit sur la tête de son demi-frère en exultant joyeusement.

A : Vengeance !

Evidemment, Tobias qui ne s’y attendait pas reçut la sphère de plastique en plein visage, puis décréta que l’on ne l’y prendrait plus. Après quoi, la bande sortit de l’eau pour se reposer un instant sur leur serviettes et se rassasier.

Le reste de la journée se passa dans la bonne humeur générale, Tobias riait de bon concert avec la jeunesse qui l’entourait, puis, le soleil déclinant, l’adulte déclara qu’il serait plus sage de sortir de l’eau et se rhabiller avant d’attraper froid.

Ulrich et Tobias, assis sur le sable, admiraient le coucher de soleil, projetant sur les quelques nuages présent, un reflet à mi-chemin entre l’orange vif et le rose, tandis que le reste du groupe continuait de jouer et chahuter dans le sable.

TFS (souriant) : Je me demande toujours comment vous faites pour avoir toute cette énergie.
U (souriant, complice) : On est des ados, tant qu’on rigole bien, on est capables de tout.
TFS : Tiens ! Attrape.

Tobias lança à Ulrich une canette de soda et en pris une seconde pour lui-même, les deux compères trinquèrent à cette journée réussie et bien loin d’être terminée.

TFS (regardant le groupe) : Tu sais, je serais prêt à tout pour protéger Aelita, enfin vous tous aussi, mais Aelita…
U (compatissant) : Oui je comprends… A ce propos, je voulais m’excuser pour tout à l’heure, c’était pas cool de réagir comme ça.
TFS : T’en fais pas Ulrich, c’est normal, toi aussi tu cherches à protéger Aelita.
U (hésitant) : Reste que… Je me demande toujours de quoi on doit la protéger.
TFS (soupirant) : Nous y revoilà donc… Eh bien, si il y a quelqu’un dont Aelita doit être protégé… C’est moi…
U (Surpris) : Quoi ? Attends je comprends pas…
TFS (Baissant la tête) Je suis un criminel international recherché pour des chefs d’accusation multiples et dont certains te feraient froid dans le dos.
U : Si tu veux parler du mec que tu as refroidi dans le parc, j’ai eu le temps de m’y faire et puis, tu as juste défendu Aelita.
TFS (du tac au tac) : Et ça fait déjà six chefs d’accusation : Détention, port et dissimulation d’armes à feu, homicide volontaire, enlèvement, et délit de fuite.
U : Ouais… Ca vrai que ça en fait déjà un paquet…
TFS (désemparé) : Surtout en une heure…
U : Reste que ce n’est pas de toi qu’Aelita doit être protégé…
TFS : Tu veux parler de ce que j’ai vu sur le parking tout à l’heure, c’est ça ?

Ulrich se contenta de hocher la tête verticalement, alors que Tobias poussait un nouveau soupir.

TFS (inquiet) : Tu veux vraiment le savoir ?
U (hochant la tête) : Ouais… Je me fais autant de souci que toi pour Aelita, et je tiens à savoir si oui ou non il y a des décisions lourdes à prendre.
TFS (bouleversé) : J’ai vu un homme sur le parking, et pour être franc j’aurais préféré ne jamais le revoir.
U (intrigué) : Tu le connais ?
TFS (sombrement) : Plutôt, oui… Il s’appelle Joseph LACROIX.
U (dubitatif) : D’accord…
TFS (sombrement) : C’est le genre de mec… (Il déglutit) Qui a le droit de te loger une balle entre les deux yeux, tout en faisant croire au reste du monde que t’as glissé dans ta salle de bain.

Ulrich déglutit à son tour, plus nerveux que jamais et regardait Aelita avec la même terreur que le hacker.

U : Je crois comprendre… Si Aelita est trop proche de toi…
TFS : Il y a de fortes chances qu’elle passe entre ses mains, et finisse comme moi…
U (tente un sourire) : T’inquiète pas, va. On va trouver une solution.
TFS (sombrement) : Il n’y en a pas…
U (confiant) : Il y a toujours une solution Tobias ! ‘Faut pas baisser les bras.
TFS : Ulrich ! Je ne peux rien faire ! Il suffit que ce type crie « Terrorisme », et il a même le droit de fabriquer des preuves à gogo pour se débarrasser de ceux qui le dérange. Et la dernière fois que j’ai tenté de le prouver à la face du monde, je suis passé à ça de me faire abattre.
U (déstabilisé) : Moi je dis ça… C’est pour t’aider…
TFS (sombrement) : C’est très gentil à toi Ulrich… Mais c’est impossible, ce type veux me voir crever alors…
U : Tu abandonnes ? Après tout ce que tu as promis à Aelita ?
TFS : TU AS UNE AUTRE SOLUTION PEUT-ETRE ? OUI J’AI PROMIS A AELITA DE LA RECEUILLIR, MAIS A CE MOMENT-LA J’ETAIS A CENT LIEUES DE SAVOIR QUE CET ENFOIRE AVAIT RETROUVE MA TRACE ! A CHAQUE FOIS QUE JE TENTE DE LE SEMER IL REAPPARAIT AVEC SON SOURIRE DE MERDE POUR ME FAIRE CROIRE QUE C’EST BIENTÔT MON PUTAIN DE TOUR !

Le reste du groupe, n’avait pas manqué l’altercation et se dirigeait maintenant vers le duo qui s’affrontait du regard. Mais voyant le groupe s’approcher, Tobias mis le point final à la discussion pour éviter les questions.

J (inquiet) : Est-ce que tout va bien ?
U : Oui, on discutait c’est tout
O (suspicieux) : Bruyant comme discussion !
Y : Et on peut savoir de quoi vous « discutiez » ?
TFS (du tac au tac) : Rien…

Ulrich fronça les sourcils et foudroyait Tobias du regard, mais ce dernier se contenta de croiser les bras.

U (froidement) : Bon, ben j’aurais essayé ! Je vais à la voiture, vous venez ?

Le groupe suivait Ulrich qui avait entreprit de ramasser les affaires, mais le garçon stoppa Aelita.

U : Reste avec Tobias…
A : Pourquoi ?
U : A la base, c’est à lui de te l’expliquer…

Après quoi, Ulrich tourna les talons laissant Aelita et Tobias seuls. La jeune fille, abasourdie s’assit sagement à côté de son demi-frère et regardait la mer fixement.
Pendant ce temps, Ulrich rangeait les affaire de plage dans le coffre de la limousine restée garée 50 mètres derrière le hacker et sa demi-sœur. Les adolescents ne purent retenir leurs question bien longtemps.

Y : Bon, maintenant qu’ils sont seuls. Tu veux bien nous dire ce qu’ils se passe ?
U : Non…
O : Ah non ! Tu vas pas recommencer avec tes petits secrets j’espère ?
U : Bien sûr que non, Odd.
J : Bah alors ?
U : J’ai appris deux ou trois trucs au sujet de Tobias… Mais je peux pas en parler…
Sam (suspicieuse): Ou peut-être que tu ne VEUX pas…
U (agacé) : C’est exact ! Je ne veux pas ! J’ai tenté de lui faire entendre raison mais rien à faire, il préfère rester muet comme une carpe. S’il n’a pas envie de tous nous mettre dans le secret, je ne peux pas le faire à sa place !

Ulrich claqua une nouvelle fois le coffre, marquant le point final de cette discussion, puis il s’adossa à la carrosserie du véhicule. Pendant ce temps sur le sable, Aelita et Tobias continuaient à fixer le soleil qui disparaissait sous l’horizon. Tobias se racla la gorge faisant immédiatement pivoter la tête d’Aelita, mais constatant que l’adulte n’avais toujours pas l’intention de prononcer un mot, continuait à observer le voile rose lointain s’éteindre. Puis, un peu plus tard…


TFS : Aelita ?
A : Oui ?

Aelita se retourna et vit son demi-frère, non pas fixer la mer comme elle l’imaginait, mais recroquevillé, la tête plongée entre ses bras.

TFS : Il faut que je te parle…

Tobias se redressa légèrement, et laisse la jeune fille aux cheveux bleutés découvrir dans sa plus grande stupeur, que son demi-frère, un homme qu’elle savait solide comme la roche et fort comme un lion avait passé ces dernières minutes à pleurer dans le plus grand silence.

TFS (Ouvrant les bras) : Tu veux bien venir une minute ?

Aelita se blottit contre son demi-frère, le cœur battant à tout rompre.

A (très inquiète) : Quelque chose ne va pas ?
TFS : J’aimerais te faire un petit cadeau…
A (déglutit) : Ah ? Qu’est-ce que c’est ?

Tobias farfouilla un bref instant dans sa poche et tendit son propre smartphone à Aelita qui laissa échapper sa première larme.
De l’autre côté du sable, les adolescents observait la scène en attendant sagement.

Sam (intriguée) : Ils se disent quoi à votre avis ?
J (nerveux) : J’en ai aucune idée mais ça ne me plaît pas.
U : J’ajoute que ça ne nous regarde pas…
J (nerveux) : J’aime pas ça… J’aime pas ça…
O : Oh génial ! Je vais arriver au ciné avec des questions plein la tête ! J’arriverais jamais à suivre le film !
U (sombrement, après un soupir) : On ira pas au ciné ce soir, Odd…
O : Ah bon ? On rentre directement à l’entrepôt ?
U (sombrement) : On rentre à Kadic, ce soir…
Sam, O, J, Y : QUOI ?!

A cet instant, des pleurs se faisaient entendre sur la plage. Le sang de Jérémie n’en fit qu’un tour et tenta de voler au secours de sa belle, mais Ulrich le retint par le bras.

U (fixant Jérémie dans les yeux) : C’est pas une bonne idée…
J (se débattant) : Ulrich ! Enfin, tu vois bien qu’Aelita ne vas pas bien ! Je vais pas rester planté là !
U : Si… Précisément…

Le quatuor, stupéfaits par l’attitude d’Ulrich, dévisageaient ce dernier d’un air terrifié.

Y (Terrifiée) : J’ai peur de comprendre…
J (agité) : Quoi ? Qu’est-ce que tu as peur de comprendre ? Ulrich ! De quoi elle parle ?
U (sombrement) : J’ai promis à Tobias qu’il pourrait prendre le temps qu’il voulait…

Yumi couvrait son visage de ses deux mains, réalisant l’horreur de la situation dans laquelle Aelita se trouvait, Odd et Sam sentaient leur cœur se resserrer, Jérémie quant à lui était devenu si angoissé qu’on l’entendait hyperventiler.

Y (pleurant) : Ulrich ! C’est affreux !
U (hochant la tête) : Je sais…
J (haletant) : Ulrich… Par pitié… Dis-moi que si je vais à l’entrepôt demain matin je les trouverais tous les deux…

Ulrich observa un instant Jérémie qui commençait à trembler, le garçon aux cheveux ébouriffés versa une larme qu’il avait lui-même retenu si longtemps.

U : Non Jérémie…

Jérémie se tétanisa un instant, puis en hurlant de rage, il abattit ses deux poings sur la voiture qui ne manqua pas de réagir en faisant résonner son alarme.
Sam se réfugia dans les bras d’Odd qui restait pétrifié, venant eux aussi de comprendre.

U (sombrement) : Ils sont en train de se faire leur adieux… Tobias pense que c’est préférable pour la sécurité d’Aelita… Et pour la nôtre aussi…

Jérémie continuait de frapper son poing sur la carrosserie qui commençait à se maculer de son sang. Au bord de l’eau, Aelita hurlait toujours de désespoir dans les bras de son demi-frère qui manifestement ne pouvais plus supporter de voir la jeune fille si triste.

TFS (contenant sa tristesse) : Il faut que tu y ailles Aelita. Va-t’en, et ne te retourne pas…
A (pleurant) : Tobiaaaas !
TFS : File, Aelita…
Dans la douleur la plus déchirante, Aelita se levait avec peine et courait vers ses amis semant ses larmes dans son sillage. Le groupe se préparait à l’accueillir et lui offrir une étreinte consolante, mais les adolescents se firent bousculer par la jeune fille en larmes qui dans sa course désorientée se laissa tomber à genoux contre une dune.

A (en pleurant) : C’est pas juste ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Le groupe s’apprêtait à rejoindre la jeune fille atterrée comme d’un seul homme, mais Ulrich les retint d’un geste net du bras.

U (sombrement) : Je m’en charge…
J (bouillant) : Ulrich… Ça devient lourd ton petit jeu, là…

Ulrich ignora la dernière réplique de son ami et avançait vers Aelita, les mains dans les poches. Il finit par s’asseoir en tailleur auprès de la jeune fille qui ne cessait de sangloter, restant silencieux comme une tombe. Ce fut Aelita qui, entre deux sanglot se décida à briser son silence.

A : Qu’est-ce que tu fous là ?
U : Tu crois vraiment qu’on va te laisser toute seule, après ça ?
A (narquoise) : Est-ce que j’ai le choix ?
U : Tu as le choix… Mais en ce qui me concerne, je ne me permettrais pas de t’abandonner à ton sort.
A (sanglotant) : Tu n’es pas de ma famille Ulrich, c’était mon seul parent vivant… Et il m’a abandonné…

Aelita se remit à pleurer, Ulrich quant à lui refusait de laisser Aelita dans un tel chagrin.

U : Il ne t’a pas abandonné Aelita… Il se sacrifie pour te protéger… Tobias ne veut pas prendre le risque de se battre si il existe une probabilité que ça mène à ta perte.

Ulrich tendit sa main vers Aelita.

U : On doit y aller maintenant Aelita…

Aelita prit la main du garçon puis se releva avec difficulté.
Le groupe monta à bord du véhicule, silencieusement.

U : LAII ? On rentre à Kadic…
LAII : Tobias ne semble pas être présent… Est-il arrivé quelque chose ?
U (sombrement): Il a décidé de rester ici… Il a précisé, Opération 135.

Sans ajouter de commentaire, le véhicule démarra sa route vers le collège. Durant le long trajet, il n’y avait que des têtes basses, des mines défaites. Le seul bruit perceptible à part le ronronnement du moteur était les larmes d’Aelita s’écrasant sur le smartphone que Tobias avait cédé à Aelita, et qu’elle fixait sans même prononcer un mot.

Sur le parking de la plage, un SUV noir faisait son arrivé alors que la pleine lune se reflétait dans l’eau.
Un homme fit son apparition et commençait à s’avancer jusqu’au demi-frère d’Aelita. Il semble un peu âgé et quelques traits de son visage laissent penser que sa vie fut pour le moins mouvementée.

???: Ca fait longtemps, hein Tobias ?


Voilà voilà, n'hésitez pas à laisser un commentaire ça fait toujours plaisir. Je vous retrouverais pour le prochain chapitre.
Précédente

Retourner vers Romance

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités

Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group.
Designed by STSoftware.
Traduction par phpBB-fr.com