05 Nov 2018, 23:35 par Ulrich1432
Bonjour à tous,
Me voici de retour avec une nouvelles suite qui clôturera cette période plate.
Chapitre 23 - Week-end
J : Bien ! Maintenant il ne reste plus qu’à attendre le grand jour !
TFS : Tu as hâte ?
J : Oh que oui ! Ne serait-ce que pour garder les yeux sur Aelita… (rêveur) Elle est si belle…
TFS : (taquin) C’est vrai qu’elle est toute mignonne ! On ne demande qu’à la serrer dans ses bras…
J : Oui et… Eh ! C’est MA petite amie !
TFS : Et moi je suis son demi-frère ! Je peux aussi lui donner un peu d’affection, non ?
J : Euh ? Oui… C’est vrai.
Le reste de la journée se déroula sans aucun problème, quoique tous avaient hâte de revoir le surdoué. En particulier Aelita qui tentait tant bien que mal de faire passer les heures de cours plus vite. La dernière sonnerie de la journée retentit enfin, Aelita et les autres se ruèrent vers l’entrepôt. Tous furent chaleureusement accueillis par Tobias, LAII et bien entendu Jérémie qui ne manqua pas de laisser sa dulcinée lui sauter au cou.
A : Jérémie ! Enfin je te retrouve ! Tu m’as tellement manqué !
J : Toi aussi tu m’as manqué mon petit ange !
O : C’est très touchant ! Mais moi je meurs de faim ! LAII ? Il y a un truc à manger ?
U, Y : ODD !
O : Bah quoi ? J’ai la dalle !
U : Tu es vraiment désespérant…
LAII : D’après mes informations, il y a du pain de maïs et de la confiture de figues dans le réfrigérateur.
O : (Dégoûté) Euh…
LAII : Ces aliments vous permettront de vous rassasier tout en respectant votre métabolisme et votre morphologie.
O : Quoi ?
U : (taquin) La dame a dit que t’es maigrichon !
O : Eh ! Je suis pas MAI-GRI-CHON ! JE SUIS SVELTE !
Y : Mais oui, Odd !
TFS : Dites ! Au lieu de vous chamailler, asseyez-vous sur le canapé ! On va prendre le goûter !
O : Enfin quelqu’un qui me comprend !
Tous s’exécutèrent, mais le couple d’intellectuels semblaient refuser de se lâcher la main ou même de détacher l’autre du regard. Conformément aux suggestions de LAII, Tobias apportait quelques instants plus tard pas moins de cinq tasses de chocolat chaud, une tasse de café, le pain de maïs et la confiture de figues. Odd faisait déjà la grimace en voyant le pot de confiture.
TFS : Odd, tu devrais vraiment goûter cette confiture ! C’est un vrai régal !
O : (dégoûté) Beu…
A : Allez Odd ! Tu vas pas en mourir…
L’ensemble du groupe attrapait leurs tartines, mais Odd semblait vraiment hésitant. Il se décida enfin à prendre le risque de goûter la fameuse confiture. Son visage changea comme le jour et la nuit.
O : C’est… C’est… C’est trop bon ce truc !
U : Tu vois ?!
O : (la bouche pleine) Mmmmmh ! C’est vraiment trop bon !
Le soir tomba et Tobias préféra raccompagner les adolescents à l’exception de Jérémie qui n’était pas encore censé être de retour. Celui-ci restait donc à l’entrepôt, s’occupant comme il pouvait sur son ordinateur. Lorsque Tobias fut de retour…
TFS : C’est bon ! Ils sont bien rentrés !
J : Je sais…
TFS : Ah bon ?
J : J’ai demandé à LAII de m’afficher un visuel permanent.
TFS : Tu ne me fais pas confiance ?
LAII : En fait Jérémie souhaitait surtout s’assurer qu’Aelita arrivait à bon port…
Tobias fixa Jérémie un instant étonné, après quoi il se laissa tomber sur le canapé.
J : Je pense à un truc Tobias…
TFS : Oui ?
J : Vu que je suis de retour… Il vaut mieux que je m’occupe du supercalculateur…
TFS : Tu n’es pas très à l’aise sur le terrain, je me trompe ?
J : (gêné) Comment tu sais ça, toi ?
TFS : (malicieux) Aelita m’a beaucoup parlé de toi.
J : J’avoue que je ne suis pas très doué… Sur Lyoko, je ne sers à rien…
TFS : Bien ! Je te laisse le contrôle. Mais si tu as besoin d’un coup de main…
J : Je sais… Tu seras là…
TFS : En fait, je faisais référence à LAII.
J : QUOI ?
TFS : Tu m’as bien entendu… LAII peut prendre le contrôle du terminal si besoin.
Après un repas animé par une série télévisée policière, Tobias invita Jérémie à aller se coucher et déplia son canapé convertible.
Au collège, Aelita n’arrivait pas à trouver le sommeil. Elle ne cessait de penser à son amant qui le rejoindrait dans quelques 10 heures.
Le lendemain matin, le petit groupe venait de terminer leur petit déjeuner en quatrième vitesse et attendait l’arrivée du surdoué avec impatience.
Lorsque ce dernier faisait son entrée dans la cour de récréation, Aelita se mit à sautiller sur place se retenant de se jeter sur le blondinet.
U : (taquin) Calmos princesse ! Ton Einstein chéri va pas s’envoler.
A : (excitée) Oh ! Ulrich ! Tu peux pas comprendre ! Je suis tellement heureuse !
Y : Elle a raison, mon beau ! Tu peux pas comprendre. C’est… Un truc de fille !
U : (tendrement) Et pourtant il y a bien une fille que je comprends comme si c’était une partie de moi-même.
Y : (rougissante) Arrête ! Tu vas me déclencher !
O : (perplexe) Te déclencher ?
U : Yumi peut se montrer extrêmement tendre et amoureuse quand je lui offre un beau compliment. Tu devrais essayer avec Sam ! Je suis sûr qu’elle va adorer.
O : Ben… Sam est plus du genre… Physique.
U : (éberlué) Ne me dis pas que toi et Sam… Vous avez…
O : (très gêné) Quoi ? Non ! Je veux dire qu’elle arrête pas de m’embrasser ! Et quand elle me saute dessus…
Y : Euh… Odd, ça devient glauque ton truc !
O : N’empêche que la dernière fois… J’ai passé trois minutes à reprendre mon souffle !
Jérémie arriva enfin au niveau du petit groupe et regardait Aelita, un grand sourire aux lèvres.
J : (tendrement) Eh bien ? Tu ne m’embrasses pas ?
A : (timidement) Je… Je… J’ose pas… Devant tout le monde…
J : (tendrement) J’adore quand tu fais ta timide ! Tu es tellement mignonne.
Y : Ils sont pas adorables ?
U : (attendri) Ils font un très beau couple.
J : (gêné) Eh ! C’est un moment privé entre nous !
Y : Définition de « privé » ?
U : Adjectif masculin, Particulier, sans caractère public, Public est d’ailleurs son antonyme.
O : T’as mangé un dictionnaire ?
U : On peut dire ça… J’ai pas mal travaillé sur la lettre d’excuses pour Yumi, tu sais, quand on s’engueulait.
Y : En tous cas… Si vous voulez partager un moment intime, je vous déconseille la cour de récré ! Surtout avec Sissi, qui colporte le moindre potin dans les « échos de Kadic ».
Quand on parle du loup, on en voit la queue. La fille du proviseur faisait une fois de plus son apparition et semblait éberluée de voir Jérémie à Kadic.
S : Jé… Jérémie ?
J : Tiens ! Sissi ! Comment tu vas ?
Sissi qui était déjà bien étonné par la présence de Jérémie fut encore plus stupéfaite d’entendre le blondinet lui demander de ses nouvelles.
S : Beuh… Ben… Ça va… Et… Et toi ?
J : Tu m’as manqué.
C’est à cet instant qu’Elisabeth manqua de défaillir, alors qu’Odd retenait tant bien que mal une nouvelle quinte de toux.
S : Tu… Tu… Je veux dire… Tu es sincère ? (soupçonneuse) Ou c’est un truc pour m’envoyer sur les roses ?
J : Je suis sincère. Maintenant, dégage ! Je t’ai assez vue pour la journée ! J’aimerais rester avec Aelita.
Sissi resta immobile un instant, puis tel un robot, s’éloigna du groupe la bouche bée, marmonnant des paroles incompréhensibles.
Jérémie se retourna vers ses amis et affichait un grand sourire.
J : Alors ? Toujours apte au service ?
O : Tu veux rire ? T’as explosé tous les compteurs !
U : J’avoue que même moi je n’aurais pas fait mieux : Une approche gentille pour mieux lui clouer le bec. Et en plus elle est partie sans rien dire… Franchement bravo !
Y : Pour ma part il manque un truc…
A : Oui ! Le grand éclat de rire général après un bon jeu de mots !
J : Eh ! Personne n’est parfait !
Quelques instants plus tard, Tobias faisait son apparition dans la cour et s’approchait du petit groupe.
TFS : Ça va les jeunes ?
A : On ne peut mieux !
TFS : (discrètement) Toujours partants pour ce petit week-end tous ensembles ?
O : Et comment !
TFS : Bien ! Convocation Samedi 8h00 du matin !
U : Si tôt ?
TFS : C’est mieux si on veut en profiter au maximum ! J’ai commandé des matelas autogonflants et des sacs de couchage, je reprendrais ma chambre et vous pourrez dormir dans le salon.
O : Cool ! Euh… Je peux inviter Sam ?
TFS : C’est déjà fait !
O : Ce mec est un dieu !
Pendant que tous riaient de la dernière réplique d’Odd, Tobias s’éloigna du groupe pour rejoindre le bâtiment des sciences et préparer son prochain cours. La sonnerie retentit pour la première fois de la journée, invitant tous les élèves à se présenter à leur cours respectifs.
U : Allez ! C’est l’heure des dangereux mélanges avec ce cher « JASQUIER » !
Y : Moi j’ai un cours d’histoire. Il y a des jours où j’aimerais bien choisir ce qu’il y a dans mon emploi du temps.
A : (compatissante) T’en fais pas Yumi, c’est juste deux heures de cours, après tu retrouveras ton Ulrich.
Yumi se dirigea vers le bâtiment principal alors que le reste de la bande entrait dans la partie du collège exclusivement dédiée aux sciences.
TFS : Avant de commencer ce cours, j’aimerais souhaiter la bienvenue à Jérémie qui a choisi de continuer à étudier dans notre collège.
J : Merci !
TFS : Bien ! Pour le dernier cours de la semaine, nous allons nous pencher de plus près sur la loi d’Ohm. Qui peut me rappeler ce qu’est la loi d’Ohm et les différentes formules qui l’exploitent ?
Quelques mains se levèrent timidement, à l’exception d’Aelita qui tendait le bras au maximum avant même que Tobias ne finisse sa question. Jérémie, lui n’avait pas levé la main.
TFS : Jérémie ? Tu veux répondre ?
J : Euh… Eh bien, la loi d’Ohm permet d’obtenir n’importe quelle valeur dans un circuit électrique pourvu que l’on en connaisse deux autres. Ces valeurs se complètent et son proportionnelles entre elles. Ainsi on peut calculer la tension U en multipliant la résistance R et l’intensité I. L’intensité, elle est égale à la tension divisée par la résistance, quant à la résistance, elle se calcule en divisant la tension par l’intensité.
TFS : Excellent ! Page 68 de votre livre de sciences, exercices 41 à 48.
Le cours de sciences se poursuivit dans un grand silence, tous les élèves planchaient sur la série d’exercices à terminer avant la fin du cours. Tobias passait de temps en temps dans les rangs afin de vérifier que chaque élève faisait correctement son travail. Le grand silence fut troublé un instant par le professeur qui manqua de renvoyer Nicolas de son cours pour des dessins peu flatteurs et sans lien avec le sujet de la séance. Et comme cerise sur le gâteau, Tobias avait ajouté à l’élève perturbateur pas moins de trois exercices supplémentaires.
Une première sonnerie annonça la fin de leur première séance de sciences. Yumi quant à elle, se préparait pour son cours d’anglais.
Plus tard, la sonnerie annonçait enfin la récréation tant attendue des élèves, le groupe des lyokoguerriers se retrouvait sur un banc à proximité des arcades.
Y : Alors ? Ce cours de sciences ?
O : Ben tu sais ce que c’est. Des formules, des maths et un bon doliprane pour faire passer les migraines qui vont avec !
U : J’avoue que celui-là était assez chiant… Mais y a juste un détail… Jérémie, pourquoi t’as pas levé la main comme tu le fais d’habitude ?
J : (ennuyé) Bah… Vu que je sais déjà tout ça… Je ne voyais pas l’utilité de répondre.
A : (inquiète) Ça va pas Jérémie ?
J : Si. C’est juste que…
Y : Que quoi ?
J : Je m’ennuie…
O : Flash-info ! Jérémie déteste les sciences ! Edition spéciale !
J : Je ne déteste pas les sciences, Odd ! Je m’ennuie c’est tout ! Comparativement à Rennes, ici j’ai l’impression d’être en maternelle.
U : Wow ! Tu vas quand même pas nous dire que tu veux retourner à Rennes ?
J : Non ! J’ai envie de rester avec vous ! Mais les cours ici… C’est pas ce qu’on a vu de plus stimulant.
A : (compatissante) D’accord, ici on n’étudie pas la physique avancée, ou la philosophie de Platon. Mais en même temps, on est là… Si tu veux je m’arrangerais pour qu’on soit toujours ensemble en classe. Comme ça tu t’ennuieras moins.
J : (sourire maladroit) C’est gentil à toi Aelita.
A cet instant, leur professeur de sciences se montrait afin de prendre des nouvelles de ses protégés mais en voyant leurs visages…
TFS : Ben alors ? C’est quoi ces mines d’enterrement ?
O : Jérémie à le mal du collège, on dirait.
TFS : (perplexe) Quoi ?
O : Ben oui ! Comme le mal du pays, mais version collège !
TFS : Ah, je vois… Jérémie considère que notre enseignement ici est moindre par rapport à Rennes où il pouvait encore apprendre quelque chose. C’est ça ?
Jérémie hocha la tête de haut en bas, sans même desserrer les mâchoires. Voyant son expression défaite, Tobias s’assit près du surdoué et lui donna une tape amicale sur l’épaule.
TFS : Je pense pouvoir faire quelque chose pour ça… Mais ça devra attendre ce week-end.
J : (légèrement enthousiaste) C’est vrai ? Ben… Merci Benoît, c’est cool !
TFS : De rien… Bon, je vous laisse ! Sinon mon café va refroidir !
Sur ces « bonnes » paroles, le scientifique se leva puis quitta le groupe, se dirigeant vers la salle des professeurs.
J : En tous cas, il y a un truc qui pourrait me remonter le moral… Une bonne grosse attaque de XANA.
O : Eh ho ! Parle pas de malheur !
U : C’est clair ! Rien que pour la dernière, si Tobias n’était pas intervenu, on était tous cuits !
J : Enfin je dis ça…
Y : Moi je te comprends… C’est vrai que ça faisait partie de notre quotidien. Mais t’inquiètes pas, tant qu’on n’aura pas ramené ce cher Franz. Il va nous en faire baver. Et tu seras là !
J : Ouais… Ça va être bien…
Une nouvelle sonnerie invitait les élèves à reprendre leurs cours, le groupe se scinda de nouveau pour laisser Yumi se rendre dans le bâtiment des sciences alors que les autres rejoignaient le bâtiment principal pour un cours d’histoire, suivi d’un cours de maths.
Jérémie semblait retrouver un peu son moral, mais il restait un peu de chemin à parcourir.
Dans le bâtiment des sciences, « JASQUIER » animait un cours de SVT pour la classe de Yumi. Cette dernière n’avait d’ailleurs pas échappé à « l’honneur » de se retrouver assise à côté de William, qui ne semblait toujours pas accepter que la japonaise sorte avec Ulrich. Le prétendant tentait tant bien que mal de faire des avances à la jeune fille tout en parlant à voix basse.
W : Dis Yumi, je pensais à un truc… J’ai des places pour le prochain concert des Subdigitals, tu voudrais y aller avec moi ?
Y : On dirait que t’as pas compris… Je sors avec Ulrich. C’est clair ? Et ton invitation sonne comme un prétexte pour me sauter dessus.
W : Oh allez ! Tu peux venir quand même… En amis…
Y : Pour la dernière fois William c’est non !
Tobias releva les yeux de son ordinateur portable, posé comme d’habitude sur le pupitre et observait la petite discussion.
TFS : Quelque chose d’intéressant à nous faire partager Mademoiselle ISHIYAMA ?
Y : Hein ? Euh… Non Benoît… C’est juste que…
TFS : Alors travaillez en silence ! Si je vous reprends à bavarder ce sera trois heures de colle !
Yumi lança un regard noir à William, puis se remis à recopier le reste du cours inscrit au tableau.
Y : (à voix basse) T’es content ? A cause de toi, j’ai failli être collée !
W : (à voix basse) Au pire j’aurais trouvé un moyen de me faire coller aussi ! Comme ça t’aurais pas été toute seule !
Yumi, excédée par l’attitude de William, leva la main.
TFS : Quoi encore, Yumi ?
Y : (énervée) Est-ce que William pourrait changer de place, s’il vous plaît ? Je ne peux pas travailler s’il continue de me parler…
TFS : (soupire) Bien… William, changez de place avec Sophie immédiatement.
Une jeune fille au fond de la classe se leva avec ses affaires dans les mains et se présenta à la place de William, qui venait de se lever à son tour. L’échange ne dura que quelques secondes et bientôt le silence revint dans la classe. La jeune fille nommée Sophie possède presque les même caractéristique physique que Yumi, à la différence près qu’elle est blonde et que son choix vestimentaire est plus coloré. Côté caractère, elle semble être assez sage et silencieuse durant les cours, mais c’est aussi une jeune fille assez espiègle.
So : Je vois vraiment pas pourquoi tu refuses de sortir avec William… Il est plutôt craquant.
Y : (désespérée) Oh non, pitié… Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi…
So : Quoi ? Moi je sortirais bien avec lui…
Y : Okay ! Pour info, je sors déjà avec un garçon, il est très mignon. William c’est juste un pot de colle pour moi. Si tu veux sortir avec lui, te gêne pas. Maintenant je travaille ! Rideau !
So : (déstabilisée) Ok, ok…
Les cours s’achevèrent sans autre incident notoire. Mais pendant la pause déjeuner, William se lança à nouveau à la charge, sans aucune retenue et devant le groupe entier, attablé et savourant un hachis parmentier industriel.
W : Tu sais Yumi, désolé pour tout à l’heure. Je voulais pas t’attirer des ennuis. Si tu veux je te laisse un billet pour le concert si tu changes d’avis…
Y : (enragée) ‘Pas vrai !
Yumi se leva et se tenait face au jeune garçon aux cheveux bruns. Mais alors que ce dernier croyait que la japonaise lui offrirait quelques paroles civilisées. Yumi décida de monter au niveau supérieur et sans le moindre ménagement, gifla William si fort que le bruit résonna dans toute la cantine. Cerise sur le gâteau, tous les élèves ayant assisté à la scène éclatèrent de rire devant la situation honteuse de William.
Y : C’est assez clair comme ça, ou t’en veux une deuxième ?
W : (hébété) Euh…
Y : (se rasseyant) Et si tu veux savoir : Sophie m’a dit qu’elle te trouvait « craquant ». Alors si j’étais toi, je tenterais ma chance avec elle. Parce qu’avec moi, je te le dis de suite, c’est mort !
W : (hébété) Euh…
Y : ET RESTE PAS PLANTE COMME UN PIQUET ! VA T’ASSEOIR A UNE TABLE ! TU GÊNES LE PASSAGE !
William, tel un robot, tourna les talons et s’assit à une table à quelques dix mètres de celle de Yumi et ses amis. Puis d’une gestuelle très mécanique, commença à manger le contenu de son plateau.
Y : (légèrement inquiète) Vous croyez pas que j’y suis allé un peu fort ?
O : (plié de rire) Oh que non ! C’était parfait !
U : Et puis, parfois il n’y a que la méthode « choc » qui fonctionne…
A : Ulrich a raison… Sans cette gifle, il aurait probablement continué de te courir après.
Yumi continua de manger mais elle continuait d’accorder quelques brefs regards à William qui semblait encore un peu sonné par la vive remontrance de la nipponne.
Après le repas, la bande d’ados s’installa sous les arcades.
U : Au fait, quelqu’un à une idée du programme de ce week-end ?
Y : Nan ! Surprise totale !
A : Même à moi, il n’en a pas parlé !
J : En ce qui me concerne, je vais probablement bosser.
O : Nan mais t’es sérieux ? Un week-end de fou, entre copains et toi tu bosses ?
J : Chacun sa façon de s’occuper. Certains préfèrent les jeux-vidéos, d’autres préfèrent utiliser leur temps libre pour accumuler des connaissances et espérer un jour devenir quelqu’un d’important.
Le reste de la journée passa très lentement, tous les lyokoguerriers avaient les yeux rivés sur leurs montres espérant voir la journée s’achever plus vite. Quand la cloche marqua pour de bon la fin de la semaine. Ulrich, Odd, Jérémie et Aelita foncèrent aux dortoirs, préparer leurs affaires du week-end.
Puis, après avoir terminé leurs devoirs et le dîner, décidèrent de se retrouver dans la chambre de Jérémie pour tuer le temps tous ensemble avant de se coucher.
J : Ah ! J’ai hâte à demain !
U : 15 !
J : (perplexe) Quoi ?
U : 15 ! Ça fait 15 fois que tu répètes cette phrase !
O : Bon ! Un p’tit poker avant d’aller faire de beaux rêves ?
A : Pourquoi pas ?
U : Pourvu que Jérémie arrête de dire qu’il a hâte à demain.
Odd, qui avait ramené sa mallette de poker commençait à distribuer les cartes et les jetons pour chaque joueur.
O : Ok ! C’est parti ! J’vais tous vous avoir !
U : (amusé) Garde ta langue dans ta poche ! A noël dernier, Jérémie t’as plumé comme une volaille !
J : (retournant ses cartes) Je passe !
A : (pose un jeton de 10) C’est bon pour moi !
U : (pose un jeton de 10) Pareil, je suis !
O : (pose un jeton de 10) Ok, alors moi aussi !
Odd, en bon croupier étala trois cartes au milieu de la surface de jeu, ce qui s’appelle au poker le « flop ». La dame de cœur, le 3 de trèfle et le 8 de carreau.
A : Ok, pour moi !
U : Je continue aussi !
O : Eh ben moi je mise 40 !
Odd, déposa deux jetons de 20 dans le « pot », et sourit en voyant Aelita reposer ses cartes face contre le sol. Ulrich, lui, n’avait pas abandonné, il posa à son tour deux jetons de 20 au centre du jeu et lança un regard défiant à Odd.
O : Si ça te plaît de me donner ton argent…
Odd, posa une nouvelle carte au centre du jeu, le « turn », cette fois c’est le 8 de pique qui tombe.
O : Ah ! Ça devient très intéressant tout ça !
U : (malicieux) Tu crois pas si bien dire… Je mise 60 !
O : (surpris) Quoi ? (défiant) Ok, tu l’auras voulu ! Je suis !
Odd, paya son dû pour continuer la partie et posa la dernière carte au milieu du jeu, le « river », l’As de cœur s’imposa dans le jeu.
O : Une dernière volonté ?
U : Nan, j’ai fini de miser…
O : Moi aussi ! (abats ses cartes) Double paire ! As et dames !
Effectivement, la main d’Odd se composait de l’As de Pique et la dame de trèfle. Mais Ulrich affichait un grand sourire qui déstabilisa Odd.
U : Full aux Dames par les 8 !
Ulrich jubilait en voyant la mine ébahie de son meilleur ami. Après avoir retourné ses cartes qui n’étaient pas moins que les Dames de pique et de carreau, auxquelles s’ajoutent la paire de 8, il obtenait ce que l’on appelle un Full.
U : (souriant) Par ici la monnaie !
J : C’était bien joué Ulrich !
A : Très joli coup !
O : (éberlué) Il m’a eu !
La partie continua dans la bonne humeur générale et se solda par la victoire d’Aelita. Après qu’Odd eût rangé le matériel, il regagna sa chambre avec Ulrich pendant qu’Aelita souhaitait une bonne nuit à son cher et tendre.
Le lendemain matin, les cinq lyokoguerriers s’étaient levés aux aurores tout excités à l’idée de passer le week-end tous ensembles. Quelques instants plus tard, ils se regroupaient devant le collège, leurs sacs sur le dos, chargés de divers accessoires pour rendre le week-end plus agréable. Le téléphone de Yumi se mit à sonner, intriguée cette dernière décrocha.
Y : Allo ?
TFS : Bonjour Yumi !
Y : Ça va Tobias ?
TFS : Impec’ pour moi. Bon vous êtes parés ?
Y : On attend plus que toi.
TFS : Justement, c’est LAII qui ira vous chercher…
Y : (perplexe) Quoi ? Comment ça ?
TFS : Te pose pas de question, tu prends le siège conducteur.
Constatant que Tobias venait de raccrocher, la japonaise rangea son smartphone dans sa poche. Quelques secondes plus tard, le ronronnement caractéristique de la BMW de Tobias se faisait entendre. Elle s’arrêta en douceur le long du trottoir, les portières et le coffre s’ouvrirent automatiquement.
O : Trop fort ! J’avais envie de voir ce que ça fait d’être dans une voiture qui se conduit toute seule.
J : Je dois dire que c’est assez surprenant la première fois.
Après avoir glissé leurs affaires dans le coffre, les cinq adolescents embarquèrent à bord de la berline.
La voiture noire s’immobilisa quelques minutes plus tard dans le garage d’où elle était partie, le groupe quitta le véhicule comme un seul homme. Tobias et Samantha les accueillirent chaleureusement, la petite-amie d’Odd sauta au cou de ce dernier qui perdit l’équilibre et tomba à la renverse.
O : Décidément, qu’est-ce que pourrait donner nos retrouvailles si on ne se voyait plus pendant un an ?
Sam : (joyeuse) J’veux même pas imaginer !
U : (taquin) Eh ! Roméo ! Gardes-en un peu pour plus tard ! On a tout un week-end devant nous
Y : Ouaip ! D’ailleurs je me demande bien ce qu’on va pouvoir faire.
TFS : Pour être franc, j’avais prévu une sortie ciné. Si ça vous tente…
J : Tant que c’est pas un de ces films d’horreur qui font rire Odd, ça me va.
O : Pff ! Trouillard, va !
Les jeunes gens se retrouvaient dans le grand salon en compagnie de leur hôte et d’un solide petit-déjeuner. Une question cependant s’est posée…
Sam : (perplexe) Dis-voir Tobias, je pense à un truc… Il y a cinq places max dans ta voiture, et on est quand même sept ! Comment on va…
TFS : (malicieux) T’en fais pas pour ça… J’ai tout prévu ! Et elle devrait pas tarder…
Y : (intriguée) Qui ou quoi devrait pas tarder ?
TFS : (haussant les épaules) Surprise… Sinon je pensais à une sortie à la plage avant le ciné, ça vous tente ?
Tous approuvèrent l’idée, même si rien n’avait été prévu en ce sens, les affaires de bain des adolescents avaient été laissées au collège.
TFS : (détendu) Arf ! Un petit contretemps, on passera au magasin de sport ! LAII ?
LAII : Que puis-je pour vous Monsieur ?
TFS : Je change mon programme, avant la plage nous devrons aller au magasin de sport.
LAII : C’est noté, dois-je prendre en compte d’autres paramètres ?
TFS : Négatif, je te contacte en cas de contrordre.
LAII : Paramètres enregistrés. La « surprise » aura quelques minutes de retard.
TFS : Pas de problème.
Le petit déjeuner se termina dans un esprit bon enfant, même si les six ados trépignaient d’impatience de découvrir la surprise réservée par Tobias.
O : (Impatient) Allez Tobias ! On n’en peut plus ! C’est quoi la surprise ?
Sam : J’avoue ! Je sais pas ce que tu as prévu mais on tient plus en place !
Face à l’unanime impatience, Tobias se décida à présenter sa surprise avec un peu d’avance.
TFS : LAII ?
LAII : Monsieur ?
TFS : A quelle distance géographique se trouve la surprise ?
LAII : 3,78 kilomètres, Monsieur
TFS : Et quelle est la portée maximale des drones de patrouille ?
LAII : 8 Kilomètres Monsieur.
TFS : Parfait ! Pourrais-tu présenter la surprise à nos amis ?
LAII : Précisez votre demande, s’il vous plaît ?
TFS : Envoie trois drones sur la surprise, j’aimerais un petit montage en temps réel pour présenter la chose comme il se doit.
LAII : Entendu, désirez-vous une bande son particulière ?
TFS : Bande originale de Kill Bill, « Battle without Honor or Humanity »
LAII : Paramètres enregistrés, (malicieuse) Bon spectacle !
Tous s’installèrent devant l’imposante télévision, pendant que LAII finissait les derniers préparatifs.
Enfin la télévision s’alluma en musique comme l’avait ordonné le maître des lieux dévoilant avec un certain panache une surprise pour le moins imprévue.
U : (éberlué) Qu’est-ce que… ?
Voilà pour ce chapitre, j'epère qu'il vous aura plu.
ALERTE: Pour la première fois depuis un long moment, je me trouve indécis, aussi j'en appelle à votre aide.
Il se trouve que j'ai deux idées de chapitre et ne sais laquelle choisir aussi j'aimerais vous donner votre chance de participer à cette fanfic et vous confier ma lyokoplume un instant afin de déterminer quelle chapitre vous souhaiteriez lire prochainement.
Je vous invite à suivre le lien ci-dessous pour voter:
http://www.strawpoll.me/16786803
Merci à vous d'avance pour votre participation et à bientôt pour la suite de cette aventure 