(Des fois, les femmes enceintes sont vraiment...bizzares, faut le savoir...lol...Yumi, c'est le chocolat et Elodie, c'était le coca...manque plus que la glace à la vanille pour Aélita. Qui sait...peut-être que...

)
Installés sur le canapé, ils regardèrent le film. Yumi dans les bras d’Ulrich avec Zakari, Aélita, dans ceux de Jérémie, Elodie dans ceux de Odd et les fillettes appuyées sur les adultes…
9 mois plus tard, May Stern, une magnifique petite fille de 2,769 Kg, était née. Et Lay, maintenant âgée de 6 ans était un peu jalouse de sa petite sœur qui retenait toujours l’attention de ses parents.
Pendant son congé maternel, Yumi invita Mikaël chez elle pour travailler un peu. En effet, le jeune brun la remplacerait pour trois procès sur six et, Yumi tenait à être informée des moindres décisions de son collègue concernant ces procès.
Il était à peu près 9H00 lorsque Mikaël arriva. C’est Ulrich qui ouvrit. Le Vendredi, le jeune brun ne s’entraînait pas avec Paolo, et en remplacement de cette journée d’entraînement manquée, il terminait à 22H30 le Lundi et le Jeudi. Bien sûr, ils avaient déménagés et habitaient maintenant une belle maison blanche, de 4 chambre. 3 à l’étage et 1 au rez-de-chaussée. Il y avait toujours la cuisine qui était plus grande et le salon qui faisait deux fois l’ancien. A l’extérieur, il y avait un grand jardin avec une piscine, un grand garage ou Ulrich garait la BMW et la porche, auxquelles viendrait bientôt s’ajouter une Coupée et une seconde BMW noire d’un autre style.
Mikaël arriva au salon, conduit par Ulrich. L’avocat était vêtu d’un t-shirt blanc et d’un bas de jogging bleu alors que Ulrich portait un débardeur rouge et un jogging noir. Yumi était installée sur le canapé, May dans les bras.
-Coucou ma puce ! Lança Mikaël à l’intention de la petite fille.
-Ulrich, tu t’en occupes silteplait ? Demanda Yumi en déposant le bébé dans les bras du jeune brun. J’ai du boulot qui m’attends avec Mike.
-Mike ? Répéta Ulrich étonné. Il s’appelle pas Mikaël ?
-Si, mais c’est un diminutif. Répondit le jeune brun avant que Yumi intervienne. C’est donc vous le champion multinational de judo…
-Penchak-silat. Corrigea Ulrich vaguement irrité.
-Oui, bien sûr… Fit Mikaël avec un sourire. Je vous imaginait un peu plus…petit…vous savez à la télé…
-Je ne sais pas et je ne veux pas savoir. Répliqua sèchement Ulrich.
-Irrité à ce que je vois…Ironisa Mikaël. Le manque de sommeil sans doute.
-Sans doute…Répéta Ulrich en assassinant le jeune brun du regard.
-Désolé d’interrompre cette conversation purement masculine, mais on a, je vous le rappel, beaucoup de travail. Intervînt Yumi en s’appuyant légèrement sur Ulrich. Alors Ulrich, tu t’occupes de May et par pitié, tu nous laisse travailler.
-Allé, Yumi, sois sympa. Supplia Ulrich. Je me vois mal me balader avec un bébé dans les bras alors que je suis sensé m’entraîner. Alors laisse nous au moins rester dans le salon…on sera discret…
-Pas question. Refusa Yumi en embrassant sa fille sur le front. Désolée, mais je n’aime pas être perturbée.
-Mais…
-Silteplait, Ulrich… Supplia Yumi avant d’embrasser tendrement son mari. Emmène la faire un tour et emmène Lay par la même occasion…
-Bon…d’accord…Marmonna Ulrich en toisant Mikaël. Mais c’est bien parce que c’est toi…
Yumi sourit.
-Lay ? Tu descends ? On va faire un tour ?! Appela Ulrich en mettant sa fille dans son transat. Tu n’oublies pas ton pull et ta veste.
Quelques minutes plus tard, Lay dévala les escaliers et grimpa sur les épaules de son père qui la posa sur le sol. Il l’aida à enfiler sa veste sans un mot et après avoir jeté un dernier regard méfiant à Mikaël, Ulrich enfila sa veste et sortit.
A l’extérieur, il faisait encore frais et un éternuement fusa. Ulrich regarda May qui dormait à point fermé, puis Lay qui haussa les épaules. Le ciel était d’un bleu très clair, sans nuage, et les rayons du soleil étaient encore timides. Ulrich installa sa petite fille dans son siège auto et l’attacha. Il vérifia que Lay était correctement attachée, puis, grimpa à son tour dans la BMW.
Ulrich laissa le moteur vrombir, puis, il sortit de l’allée et s’engagea dans la rue.
Son mari partis, Yumi s’installa sur la table du salon avec son collègue.
-Ca change de te voir en tenue décontractée…Commença Mikaël avec un sourire en regardant la jeune japonaise avec insistance. Tu es vraiment magnifique.
La jeune femme portait un débardeur blanc près du corps, à manches longues sous une veste grise sans manches, avec un jogging blanc en coton.
-Merci. Répondit Yumi en souriant. Mais essayons de faire au plus vite, parce que ma fille me manque déjà.
-Alors, pour l’instant, tout ce passe bien pour l’affaire Domingo. Annonça Mikaël en tendant le dossier à Yumi qui l’examina longuement.
-Comment a réagi le jury à la présentation du dossier ? Interrogea Yumi en rendant le dossier au jeune brun.
-Ils sont restés indifférents.
-C’est mauvais signe ça… Marmonna Yumi soucieuse. Tu as, je pense, une méthode trop… directe… qui peut faire de gros dégâts lors du procès…sois plus doux…
-Doux ? Répéta Mikaël en se rapprochant de Yumi. Tu veux dire…comme ça ?…
Le jeune brun effleura la joue de Yumi du bout des doigts. La jeune femme repoussa calmement la main de son ami avec un petit sourire complice.
-Je ne parlais pas de ce genre de douceur…Gronda Yumi en riant. Je voulais dire…PRO-FES-SION-NELLE-MENT…tu es trop dur. Tu paraît sans sentiments.
-Mais…
-Laisse moi finir. Le coupa Yumi en le fixant. Il faut que tu te mettes à la place de celui ou celle que tu défends…Bien sûr, parfois il faut savoir être impitoyable, mais quand d’entrée de jeu tu te montres aussi sûr de toi…il sera plus facile de te déstabiliser. Tu vois de quoi je parle ?
-Tu es magnifique…
-Désolée. S’excusa Yumi avec un sourire en montrant son alliance.
-Cette coiffure te va à ravir…comme toute les autres.
-MAINTENANT, CA SUFFIT. S’impatienta Yumi en se levant. J’apprécierai que tu m’écoutes quand je te parle.
En effet, durant sa grossesse, la jeune japonaise s’était coupé les cheveux. Avant ils lui arrivaient au niveau des fesses, mais aujourd’hui, ils s’arrêtaient au milieu de son dos. Ils repoussaient à une vitesse folle, car Yumi les avait fait couper au niveau de ses épaules.
Face à Mikaël, ils étaient lâchés et ondulaient sur ses épaules. Evidemment, depuis le début, le jeune homme avait été séduit par Yumi, bien qu’elle n’ai rien fait pour. Et au fil du temps, une amitié complice était née entre eux, bien que le jeune homme espérait bien plus qu’une simple relation amicale avec la jeune femme.
Du côté de Odd qui habitait juste en face de chez eux, Erika dessinait tranquillement sur la table du salon et Odd commençait sa journée avec un royal petit déjeuner. Il travaillait déjà, mais un plateau, avec une tasse de café, 4 croissant , 2 pains au raisins, 3 pains au chocolat, une banane, une bouteille de jus de fruits et des céréales, était posé à sa droite. Du côté gastronomique, Odd avait gardé toute sa gourmandise. Il avait un pain au raisin dans la bouche, un casque sur les oreilles et mixait des sons. Quelques minutes plus tard, après avoir enregistré son travail sur une clé USB, il prit son plateau et se dirigea dans une salle de sa maison, insonorisée par des mur capitonnés, où trônait une table de mixage. Il brancha sa clé sur le support prévu à cet effet et mit un autre casque sur ses oreilles. Quand il était dans cette pièce, il ne savait rien de ce qui se passait à l’extérieur. C’est à peine s’il entendit la porte s’ouvrir. Il ne le remarqua que lorsque Elodie lui enleva le casque des oreilles.
-Je m’en vais. Annonça t-elle en embrassant sa fille sur le front.
-Tu seras là ce soir ? Demanda Odd en posant son casque sur la table.
-Non. Répondit la jeune femme. Je pense que je passerai la nuit à l’hôtel.
-Oh non ! Se plaignit Odd en croisant les bras. Pas encore !!
-Si. Affirma Elodie avec un sourire en se tournant vers Odd.
-Pitié…Supplia le blondinet en enlaçant tendrement sa femme. Je t’en supplie.
-J’ai beaucoup de travail aujourd’hui mon chéri, désolé. Répondit Elodie en fixant les yeux de son mari.
-Pitié…Supplia encore Odd avec un sourire. Silteplait…reste avec moi ce soir…
-Odd…
-Je t’en supplie ma puce, reste avec moi…Supplia une dernière fois, le blondinet.
-Bon…d’accord…Accepta finalement Elodie.
Odd serra tendrement sa femme dans ses bras, et après un dernier baiser amoureux, ils se séparèrent. Odd autorisa sa fille à pénétrer dans la salle insonorisée à condition qu’elle garde le silence. Il commença à travailler sérieusement. Vers 15H00, il n’avait toujours pas fini d’enregistrer. Il bloquait sur un point. La reprise. Elle écorchait son oreille très sensible. Une demie heure après, Odd commença à perdre patience. L’espace d’un instant, il crut avoir trouvé la solution, mais bien vite, il se rendit compte que le problème persistait. Il posa rageusement son casque sur la table de mixage et décida d’appeler Jérémie.
-Allô ?
-Salut Einstein, c’est Odd. Fit le blondinet.
-Tu tombes un peu mal là. Annonça Jérémie. Je suis en train de changer Zakari.
Soudain, il y eut comme un grésillement à l’oreille du blondinet. Il y fut si sensible qu’il sursauta.
-C’était quoi ça ? Interrogea Odd curieux.
-Les bandes adhésives de la couche de Zakari. Expliqua Jérémie avec un petit rire.
-Vas-y refais le silteplait…
Le bruit résonna à nouveau aux oreilles du blondinet qui en resta muet. Le cerveau du jeune homme fonctionnait à 2000 à l’heure. Il réfléchissait. Il demanda à Jérémie de répéter son geste une troisième fois, puis une quatrième. Puis, il comprit enfin ce qui se passait.
-C’est ça !! Hurla t-il au téléphone.
-C’est ça quoi ? Fit Jérémie sans comprendre. De quoi tu parles ?
-De mon remix. Répondit Odd en fronçant les sourcils. J’avais un problème, mais, je crois que grâce à Zak, il est résolu…
-D’accord…
-Bon, j’ai pas le temps de causer. Tu lui diras merci de ma part. Dit précipitamment le jeune blond avant de raccrocher, puis de s’enfermer à nouveau avec sa fille dans la fameuse salle.
Chez les Belpois, c’était le bazar. Le congé maternel des parents était terminé et il fallait que Jérémie dépose son fils chez ses parents. Il venait à peine de changer le petit garçon qu’il avait déjà rempli sa couche.
-Je crois qu’on devrait éviter le pruneau…Remarqua Jérémie avec une petite grimace.
Pour toute réponse, Zakari, qui avait maintenant un ans et demi, gazouilla joyeusement. Jérémie sourit et le prit tout en lui parlant. Son fils avait l’air de comprendre ses moindre mots.
-Tu crois que ce soir, on devrait faire une petite surprise à maman ?
Zakari hurla de rire.
-Quel style ? Fit Jérémie comme-ci son fils venait de lui poser la question. Un dîner peut-être…non ?
Le petit garçon grimaça de désapprobation en même temps que son père et ils éclatèrent tout les deux d’un rire complice. Puis, Jérémie grimpa dans son 4x4. Arrivés chez ses parents, il déposa son fils dans son yuplala et lui ébouriffa les cheveux.
-Alors qu’est ce qu’on fait mon bonhomme ? L’interrogea Jérémie perplexe. Dîner ou pas dîner ?
-Giger papa !!! Giger !! Gazouilla Zakari en battant des mains.
-Et on lui fait quoi ? Fit Jérémie en souriant.
Zakari fit une nouvelle grimace hésitante. A nouveau, son père éclata de rire et lui ébouriffa les cheveux. Il se baissa et l’embrassa sur le front. Le petit garçon attrapa les cheveux de son père et s’y accrocha.
-Ca va pas ?! S’écria Jérémie. J’ai du boulot moi !!
-Non !!Non !!Non !!!! Cria Zakari en se mettant à pleurer.
-Ecoute bichon, je n’ai pas envie de partir non plus, mais je dois aller travailler. Expliqua
Jérémie. Et tu sais ce que tu vas faire en mon absence ?
-Non !!!
-Tu vas réfléchir à ce qu’on pourrait faire à maman, tout les deux ! Déclara Jérémie. Et à 16H00, on en reparlera. Ok ?
-Oui !!!
-A ce soir alors. Tu restes sage !! Dit Jérémie en ouvrant la porte. Et interdiction de draguer la fille de la voisine si elle vient jouer avec toi !!
Le soir même, lorsque Aélita rentra chez elle, vers 22H30, une délicieuse odeur parfumait la maison. Celle-ci avait été astiquée du sol au plafond. Doucement, Aélita monta au premier, pensant que Zakari et Jérémie dormaient. Elle se doucha, puis redescendit. Personne. La maison semblait vide et la jeune femme commençait à s’en inquiéter.
Lorsqu’elle pénétra dans le salon, la jeune mère aperçut deux anges endormis. Jérémie, les lunettes de travers, et Zakari, son fils, tout deux avaient les yeux clos. Dans son sommeil, le jeune blond retenait fermement son fils. Aélita sourit lorsqu’elle découvrit, sur la table du salon, une assiette. Le dîner lui avait été servi. Elle s’installa et manga sans bruits. Puis, après avoir placé ses couverts dans le lave vaisselle et débarrassée la table, la jeune femme prit son fils dans ses bras et le monta dans son lit. Enfin, elle retourna au salon et réveilla Jérémie. Aélita était très souriante et dans son regard brillait une lueur d’émotion.
-Zakari est dans son berceau…Chuchota Aélita.
-Ok. Murmura Jérémie en manquant de se rendormir.
-Tu as l’air épuisé. Susurra la jeune femme avec un sourire.
-Je SUIS épuisé. Avoua Jérémie en baillant. Si ça ne te dérange pas, je vais me coucher.
-Tu l’as bien mérité. Approuva Aélita. Après avoir astiqué la maison de la sorte, tout en t’occupant du petit et du dîner…c’était…c’est magnifique…
-C’est parce que je t’aime que j’ai fait tout ça. Chuchota Jérémie en prenant doucement la main de sa femme.
-Est ce qu’il a été sage au moins ?
-Bien sûr. Répondit Jérémie à voix basse. J’ai même fait une vidéo, regarde.
Jérémie alluma la télévision et la brancha à son caméscope. On voyait Zakari en train de jouer à l’apprenti chef cuisinier avec son père. Ils avaient les cheveux remplis de farine. Et Zakari qui était assis à coté de son père lui enfonça la tête dans la farine. On voyait Jérémie qui levait la tête, le visage complètement blanc, mais qui souriait néanmoins à son fils. Ensuite, Zakari avait été filmé jusque dans son bain pour nettoyer la farine qu’il avait dans les cheveux.
« Fais un coucou à papa »Entendait-on.
Et Zakari fit un petit signe à la caméra accompagné d’un petit sourire. Ensuite, pendant que Zakari dessinait, on voyait Jérémie en train de terminer de préparer le dîner, avec son fils dans les bras parfois, pour lui donner le biberon et 20 minutes plus tard, on voyait Jérémie s’asseoir épuisé, tout comme Zakari. La caméra avait été posée sur la table basse et filmait les deux garçons.
« Il est plutôt réussis le dîner, non ? » Disait Jérémie à son fils.
« Agar-agar papa agar-agar, pipo !!!pipefon !!! Papa !!! »
« Un biberon ? » Déduisait Jérémie en riant.
« Oui papa !!!pipefon !!! »
Jérémie posait Zakari par terre, qui le suivait en marchant. Quelques minutes plus tard, Zakari était dans les bras de son père et avait terminé son biberon. Et enfin, leurs yeux se fermèrent et ils s’assoupirent…
C’est à ce moment qu’Aélita réalisa combien Zakari ressemblait à son père. Ils avaient la même mèche blonde sur le front, ce même regard rieur, mais sérieux, ces mêmes fossettes quand ils sourient…ce même amour partagé, ce même bonheur trouvé, cette même complicité développée… Jérémie adorait son fils. C’était visible et compréhensible. Aélita était émue de voir combien ils tenaient l’un à l’autre… elle sourit à Jérémie et ensemble, ils se levèrent. Le jeune blond éteignit la télévision, puis son caméscope et s’étira.
Au premier, ils se changèrent et se couchèrent. Jérémie somnolait déjà lorsque Aélita l’interpella.
-Tu es un bon père tu sais… Chuchota t-elle en se tournant vers son mari.
-Moi, tu vois, j’ai deux priorités dans la vie, qui sont : mon fils et ma femme. Expliqua Jérémie en enlaçant Aélita. Il n’y a rien de plus important.
-Et le reste ?
-hum…Marmonna Jérémie prêt à s’endormir. Je m’en fiche du reste. Tout ce qu’il me faut pour vivre, c’est toi et Zakari.
Aélita sourit et Jérémie l’embrassa tendrement.
-Je vous aime tout les deux. D’un amour inconditionnel. Ajouta Jérémie. Et c’est tout ce qui compte.
Blottie dans les bras de son mari, Aélita s’endormit paisiblement.
Partout, tout était calme.
Odd dormait, Elodie dans ses bras. Le jeune blond était légèrement moite et vêtu d’un simple bermuda. Il s’éveilla en pleine nuit et décida d’aller prendre une douche. Lorsqu’il revînt se coucher, vers 1H30 du matin, il était moite à nouveau. La première fois, il y avait une raison : nuit plutôt agitée. Mais même après la douche, il n’y avait aucune raison valable.
Enfin, il s’allongea à côté de sa femme qui se réveilla elle aussi.
-Qu’est ce qui se passe ?
-J’ai chaud. Répondit Odd en soupirant.
-Met la climatisation si tu veux.
-Ca ne t’empêchera pas de dormir ? Demanda Odd en attrapant la télécommande de l’appareil. Tu n’auras pas trop froid ?
-Si…répondit Elodie en souriant dans le noir.
-Tu feras comment ? Reprit Odd en s’allongeant à nouveau.
-Comme ça…Répondit la jeune femme en l’embrassant tendrement.
Elle se blottit contre Odd et finit par s’endormir, tout comme le blondinet.
Chez les Stern, tout était différent. Lay dormait, comme d’habitude, mais dans la chambre d’Ulrich et Yumi…
May hurlait à cause de coliques et qui plus est, elle ne faisait pas encore ses nuits. Pour laisser à Yumi un peu de temps pour se reposer, Ulrich emmena sa fille à la cuisine et lui fit un biberon. Quelques minutes plus tard, la fillette finit par s’endormir dans les bras de son père.
Mais vers 5H10 du matin, des pleurs de bébé déchirèrent le silence qui était retombé dans la maison. Yumi se redressa, mais fut arrêtée par Ulrich qui alla chercher May. Il remonta dans sa chambre après avoir fait un arrêt à la cuisine pour prendre un biberon. Appuyé contre le dossier de son lit, Ulrich donnait à boire à sa fille, et à côté de lui, Yumi dormait. Il la regarda.
Elle semblait faire un nouveau cauchemar…
-Non…non…lâche-moi…
Des larmes commencèrent à couler sur les joues de la jeune femme et sans attendre, il décida de la réveiller. Yumi se leva en sursaut. Son cœur battait encore très vite. Doucement, elle se redressa et respira calmement pour retrouver un rythme cardiaque normale. Elle s’appuya contre le dossier du lit et contempla sa fille qui dormait dans les bras de son père.
Ulrich caressa tendrement la joue de Yumi qui posa sa main sur la sienne. Ulrich se rapprocha d’elle.
-Est ce que tout va bien ? S’inquiéta t-il.
-Oui…Répondit Yumi en essuyant rapidement une larme qui coulait sur sa joue.
Ulrich se leva et alla mettre May dans son berceau. Quelques minutes après, il revînt aux côtés de sa femme. Elle avait la tête baissée et contemplait le drap.
-Tu es sûre que ça va ? Insista Ulrich en relevant légèrement la tête de Yumi.
-Oui oui. Assura le jeune japonaise. C’était juste un stupide cauchemar.
-Stupide ?! Répéta Ulrich. Yumi, je te connais depuis très longtemps et tu ne pleures jamais sans raisons et encore moins pour des choses stupides.
-Non, Ulrich, ne t’inquiète pas. Le rassura Yumi en essuyant une nouvelle larme. Je t’assure que ça va.
-Yumi, je ne supporte pas que tu me mentes. Déclara clairement Ulrich en forçant sa femme à le regarder dans les yeux. Regarde moi et dis moi que tout va bien.
-Ca va, je te dis. Assura Yumi en détournant le regard.
-Dis le moi en face. Insista Ulrich en relevant la tête de la jeune femme.
-Je te dis que tout va bien. Répéta Yumi en regardant la porte.
-Yumi, silteplait. Répéta Ulrich en relevant une dernière fois le menton de la jeune japonaise. Je refuse que tu me mentes. Alors si tout va bien, regarde moi et dis le moi.
-Je…je…Sanglota Yumi les larmes aux yeux. Je ne veux pas…je ne peux pas en parler…
-Tu sais que tu peux tout me dire…Murmura Ulrich en serrant la jeune japonaise dans ses bras. Ca ne peut plus durer, Yumi. Il faut que tu me dises ce qui se passe…
Ce que Yumi refusait de dire à Ulrich, c’était qu’elle commençait à éprouver un sentiment particulier pour Mikaël. Ce n’était pas de l’amour, comme ce qu’elle ressentait pour son mari, mais c’était plus qu’une simple amitié…
Quelques heures après, Yumi invitée par Mikaël sortit pour déjeuner. Quand à Ulrich, bien qu’il ne fasse pas confiance au collègue de sa femme, la laissa sortir.
Pourtant, vers 8H46, Yumi manqua d’être infidèle. Ce n’était pas sa faute et elle avait repoussé le jeune brun qui se rapprochait d’elle pour l’embrasser.
-Non. Refusa t-elle posément en s’éloignant de Mikaël.
-Non ?! Répéta le jeune brun sans vraiment comprendre. Mais…pourquoi ?…
-Ecoute Mikaël, on est collègue, amis peut-être…mais c’est tout. Déclara simplement Yumi. Je ne veux pas que ça aille plus loin que ça. J’aime Ulrich, j’ai deux filles et je tiens pas à être infidèle. Voilà.
-Mais tu as des sentiments pour moi Yumi…Insista le jeune homme. Je le sais et je le sens…
-Tu te trompes. Répliqua le jeune femme. Je n’ai pas de sentiments pour toi. Je n’en ai jamais eu et je n’en aurai jamais.
-C’est faux Yumi. Et tu le sais.
-C’est la vérité. Je te considère comme un ami Mikaël. Je sais que je pourrai toujours compter sur toi et inversement, mais c’est tout.
-Bien…Marmonna le jeune brun.
Yumi consulta sa montre : 9H00. Elle se leva en fixant Mikaël droit dans les yeux.
-Il faut que j’y aille. Expliqua t-elle. Ulrich m’attends.
-Attends…Dit Mikaël en retenant la jeune japonaise par la main.
-NON. Répliqua clairement Yumi en se dégageant brusquement. Ecoute moi Mike, je ne te le répéterai pas. Il n’y a jamais rien eu entre nous. Il n’y a rien et je ne vois pas pourquoi ça changerait. Alors maintenant, tu me lâches et tu me laisse partir.
La jeune japonaise tourna les talons et s’éloigna à grands pas.
Quand à Ulrich, il était avec les fillettes. Ecoutant une chanson douce, dansant avec May dans les bras.
Sur les rives en grandes rivières
Retentissent encore nos rires passés
J’étais sable tu étais rivière
L’un dans l’autre notre enfance s’écoulait
Lay était assise sur le lit de ses parents, observant May d’un petit air jaloux. Ulrich s’en aperçut et déposa sa fille dans son transat, puis, il invita son autre fille a danser avec lui.
Lay accepta et chanta même dans les bras de son père, car elle connaissait cette chanson par cœur. Slaï était son artiste favoris.
Dès que Yumi fut de retour, il sortit en coup de vent faire une course très urgente car dans une vingtaine de minute, ils étaient invités à déjeuner chez Jérémie et Aélita avec Odd, Erika et Elodie. Lorsqu’il revînt, le jeune brun se changea rapidement échangeant t-shirt et bermuda contre débardeur et jean. Lay portait un débardeur blanc sous un ensemble de sport rose et Yumi le même en blanc.
La jeune femme installa ses filles à l’arrière de la BMW et grimpa à son tour. Ulrich démarra et ils partirent. Sur la route, Ulrich jeta un furtif coup d’œil à Lay qui regardait défiler le paysage.
-Lay ?
-Oui…Répondit la fillette.
-Tu veux entendre quelque chose ? Fit Ulrich avec un léger sourire.
-Hum…oui…
Ulrich mit un Cd gravé dans le lecteur et mis le premier morceau. Dès les premières notes, la fillette s’anima. Ulrich sortit un cadeau de sous son siège et le fit passer à sa fille. Il observa sa réaction. Lay ouvrit le cadeau et découvrit le nouvel album de Slaï. Ses yeux s’arrondirent de surprise et elle sauta au cou de son père qui sourit.
Lorsque le morceau numéro 9 commença, Lay commença à chanter avec son père.
Sur les rives en grandes rivières
Retentissent encore nos rires passés
J’étais sable tu étais rivière
L’un dans l’autre notre enfance s’écoulait
-Tiens, je connais cet album…Remarqua Yumi avec un sourire.
-Et moi je l’adore !!!!!Cria Lay hystérique.
-Ben dis donc…si j’avais su, j’aurais attendu avant de te l’offrir… Fit Ulrich en riant.
Tout en écoutant le Cd, Lay posa sa tête sur sa vitre, appréciant chaque note de musique.
Ulrich qui remarquait que Yumi ne parlait pas beaucoup, posa sa main sur le genou de la jeune femme qui mit sa main sur celle de son mari.
Le jeune brun soupira. Ces temps-ci, il était fatigué par le manque de sommeil et Paolo ne lui faisait pas de cadeau. Mais il gardait la forme. Il effectua une légère pression sur la main de Yumi. Soudain, Lay poussa un cri perçant.
-Papaaaaaaaaaaaa !!! Hurla t-elle.
-Qu’est ce qui se passe ?! Fit Ulrich inquiet.
-Tu chantes ?! Hein !! Tu chantes ?! Supplia la fillette. Allé !!! Tu la chantes trop bien celle-là !!!
Ulrich soupira mais sous le regard suppliant de sa fille, il céda.
(Ulrich)Que sonne le glas de nos rêves
Ma croisade ici s’achève
Sous les dettes mes dernières forces se sont écoulées
Tant de portes restées fermées
Tant d’obstacles à défier…
Comme s’il s’agissait d’une évidence, Yumi commença à chanter et Lay n’osa pas l’interrompre. Elle semblait si fragile et perturbée... Ulrich en était presque inquiet.
(Yumi)Je soignerai tes blessures
De mon amour le plus pur
L’argent n’est pas dignité quoi qu’on puisse penser
On saura, saura le faire,
Relever…
(Ulrich)Tandis que soufflait l’ivresse tu me contais rêves et projets
Mais quel genre d’homme suis-je devenu dis moi, aujourd’hui pour avoir échoué…
(Yumi)Bien plus que tu ne penses que tu ne l’imagine…
On dis que la chance tourne tourne avant qu’elle vienne nous envelopper
Et la chance sourira toujours à celui
Qui aura su la défier…
(Ulrich) J’ai beau chercher…
La même réponse…
Beau frapper…
La même réponse…
Te retourner…
La même réponse…
Insister…
La même réponse…
Que reste t-il de nous ? Que reste-t-il de nos vies ?
(Yumi) Assez pour modeler nos espoirs à l’infini…
Parce que je ne peux te donner ce dont tu as envie…
(Yumi)Tu as dépensé sans compter
Mais quand on aime on ne compte pas
Toutes ces Lunes et ces défis relevés
Une simple preuve d’amour pour moi…
Sur le nouveau refrain, Ulrich insista particulièrement. Repensant au cauchemar que Yumi refusait de lui raconter. Il la regardait droit dans les yeux, mais était tout de même tendre.
(Ulrich)J’ai beau chercher…
C’est la même réponse…
Beau frapper…
C’est la même réponse…(Yumi : C’est la même réponse…)
Te retourner…
La même réponse…(Yumi : La même réponse…)
Insister…
La même réponse…
Qu’adviendra t-il de nous ? Qu’adviendra t-il de nos vies ?
Si je ne peux te donner ce que je t’ai promis…
(Yumi) Tu as droit à toute ma confiance…
(Ulrich) Mais j’ai laissé passer notre chance…
(Ulrich et Yumi) A nous deux on peut tout contrer, tout gagner…
(Ulrich) J’aimerais tant y croire et ne jamais renoncer…
Ulrich gara la voiture dans l’allée des Belpois. Le jeune brun sentait quelque chose de différent chez Yumi et tout ça le perturbait plus que jamais. Il recommençait même à douter de ses sentiments…
Au moment où Ulrich allait éteindre la radio, Yumi l’en empêcha et le retînt par la main.
(Yumi) Je porterai haut ton nom…
Veillerai à ta guérison…
(Ulrich) Avant que ne se lève le vent de ce jour…
Doucement, Ulrich se rapprocha de Yumi. Il sentait son cœur battre contre le sien. Lentement, il prit Yumi dans ses bras et la serra contre lui. Elle ne savait plus comment réagir. Mikaël l’avait perturbée. Pourtant, elle aimait Ulrich mais…
Et puis, les paroles de cette chanson sonnaient si vrai, comme si ce Slaï avait sût décrypter ses émotions. Le jeune brun plaça son visage juste en face de celui de Yumi et la regarda droit dans les yeux.
(Ulrich) Veux-tu croire en mon amour…
Il semblait lui poser une question. Question à laquelle il était très difficile de répondre, surtout après tout ce qui s’était passé dans leur vie…Pourtant, Yumi voulait y croire. La jeune femme hocha doucement la tête d’un signe affirmatif. Les larmes commençaient à dévaler ses joues. Heureusement, Lay n’était plus là. Elle avait déjà filé en direction de la maison des Belpois.
Ulrich serra Yumi dans ses bras et lui chuchota quatre mots à l’oreille.
(Ulrich) Et je t’aimerai toujours…
Yumi le serra plus fort que jamais. Ulrich aperçut Odd qui allait ouvrir la porte du côté passager et lui fit signe de ne pas le faire. Il lui demanda de l’attendre chez Jérémie. Après quelques minutes, ils rejoignirent les autres dans la maison. La jeune japonaise salua Jérémie, embrassa Aélita et prit Zakari dans ses bras. Aussitôt, le petit garçon se mit à jouer avec ses cheveux. Après le déjeuner, pendant qu’ils étaient sur la terrasse et que le garçonnet dormait, Aélita taquina Yumi en tirant ses cheveux. Ces derniers avaient totalement repoussés et arrivait juste aux fesses de la japonaise. Elodie défit la longue natte que Yumi avait faîte et laissa une simple queue de cheval. Ce fut au tour de Jérémie qui tira une mèche des cheveux de Yumi qui donnait à boire à sa fille. La jeune femme leva la tête.
-Qu’est ce qu’ils sont longs dis donc! Soupira Jérémie en souriant.
-Je te dis pas le démêlage. Ajouta Yumi avec une pointe d’ironie et un sourire amusé.
-Coupe les ! Conseilla Elodie en caressant la longue queue de cheval de la jeune japonaise. Remarque…ils sont tellement lisses…et doux…ce serait vraiment dommage…
-Fais voir ! Dit Odd en tendant la main.
-Je les ai déjà coupés Elodie, rappel toi. Mais ils repoussent trop vite. Reprit Yumi tandis que
Odd s’amusait à entortiller une mèche des cheveux noirs de la jeune femme dans son doigt. Odd, laisse mes cheveux tranquille.
Le blondinet continua à s’amuser.
-Mais laisse là tranquille ! La défendit Elodie.
-T’as qu’à jouer avec ceux d’Elodie ! Proposa Aélita en riant.
-Je préfère ceux de Yumi. Répondit Odd.
-Mais elle en a marre ! Ajouta Jérémie en riant. Regarde un peu la tête qu’elle fait…
-Je continues !! Fit Odd en riant.
-Laisse mes cheveux tranquille Odd ! Avertit Yumi.
Le blondinet continua son petit manège sous l’œil amusé de ses amis. Lorsque Yumi jeta un regard à Ulrich, allongé sur l’herbe, qui mettait à jour son agenda électronique, Lay pouffa de rire.
-Bon…Fit Ulrich en se redressant. Il est temps que j’intervienne.
-Et comment ? Ironisa Odd en reprenant son manège.
-Par une simple menace. Répliqua Ulrich. Ou tu laisses ma femme tranquille, ou je te mets mon poing dans la figure. C’est simple et radical.
-Et je suis sensé avoir peur ?… Ironisa Odd en riant.
-Pour l’instant non…Répondit Ulrich en se levant.
Il se leva et s’étira. Puis, après avoir contemplé le ciel, il s’accroupit. Ulrich avait emmené son katana car après cette journée avec ses amis, il avait une petite compétition de 19H30 à 23H00. Il se leva à nouveau.
-Einstein, je vais devoir y aller. J’ai une compet’ à 19H30 et je dois m’entraîner avec mon katana. Prévînt Ulrich.
-Mais non…Fit Jérémie. C’est inutile que tu partes, tu n’as qu’à t’entraîner ici. Mon jardin est à ton entière disposition.
Ulrich haussa les épaules et se changea à l’intérieur de la maison. Lorsqu’il reparut, Odd jouait toujours avec les cheveux de Yumi, qui était excédée par ce manège incessant.
Le jeune brun s’éloigna du groupe car il ne tenait à blesser personne. Il enleva ses chaussures et s’agenouilla sur l’herbe fraîche. Il resta là, sans bouger, faisant le vide dans sa tête, puis, il se releva et sortit doucement son katana de son étui. La lame de l’arme était aiguisée à l’extrême et lentement, les yeux fermés, Ulrich passa sa main sur le plat du katana. Il rouvrit les yeux et fixa la lame où l’on voyait son reflet. Il commença par des mouvements lents d’une extrême précision, puis, il enchaîna avec des mouvements souples et rapides pour finir avec des figures acrobatiques : Esquive, salto arrière…
Après une demie heure d’enchaînement rapide, Ulrich envoya son katana dans les airs et attrapa l’étui posé sur le sol. Il la plaça devant et lui et rentra le katana aussi lentement que quand il l’avait sorti.
Ulrich se dirigea souplement vers Odd et s’arrêta face à lui. Il s’accroupit et fixa le blondinet sans ciller. Aussitôt, le jeune homme lâcha les cheveux de Yumi qui en soupira de soulagement.
-Odd, tu vas encore avoir l’occasion de conduire ma BM. Annonça Ulrich en se levant.
-Sérieux ?! Fit le blondinet en bondissant d’impatience.
-Ouais. Répondit Ulrich. Je la laisserai à Yumi ce soir. J’irai à la compet’ avec la porche.
-Tu lui laisses la BMW ?! Ce bijoux de technologie ?! Hurla Odd en ouvrant de grands yeux étonnés. C’est à peine si tu me laisses la conduire et tu la lui laisses à elle !!
-Ben…oui… Répliqua Ulrich. Yumi conduit super bien, je lui fais totalement confiance. Je suis sûr qu’elle n’ira pas me faire une vilaine égratignure, c’est pas comme certains…
-C’était pas ma faute je te signale !! Se défendit le blondinet. Je l’ai à peine effleurée.
-Ouais ouais…Mais c’est à contre cœur que je te laisse la conduire aujourd’hui… Marmonna Ulrich. Si tu l’abîmes…
-Relax, je te l’abîmerai pas !!!!
-A propos, l’épreuve qualificative de la C, c’est ce soir à 2H30 du matin. Informa Ulrich.
-Quelle heure ?! S’offusqua Elodie.
-2H30. Répéta Odd avec un soupir. Justement je voulais te demander Ulrich. Vu qu’il faut être en équipe de deux. Tu voudrais pas être mon partenaire ?
-Mais certainement très cher ! Ironisa Ulrich en entraînant Odd à l’écart. Je fais la première partie.
-Quoi ?! S’écria Odd. Et puis quoi encore !!
-C’est un circuit je te rappel. Lui fit remarquer Ulrich avec un sourire. Et franchement…
-Bon…Grommela Odd en croisant les bras. Ok…
-Et au fait, elle est où ta caisse ? Demanda Ulrich en revenant parmis les autres. Ta FAMEUSE Subaru…
-Dans le garage…tu veux la voir ?
-Pas spécialement. Répondit Ulrich en baillant. Juste une question : Vitesse maximale ?
-230. Répondit Odd.
-C’est correct. Ajouta Ulrich en prenant son bébé dans ses bras. Pas vrai ma chérie ?! Ce soir… fais moi confiance, Papa va se surpasser…
-Sauf que papa a intérêt à revenir en un seul morceau ou alors c’est maman qui va piquer une grosse crise. Ajouta Lay en pouffant de rire.
-Toi ça va ! Gronda Ulrich en riant.
Ulrich déposa May dans son transat et revînt deux heures plus tard avec Odd. Le jeune brun s’était déjà changé car il était 18H00. Il était vêtu d’un kimono bleu marine.
-Tu vas te battre comme ça ?! Le taquina Jérémie en désignant sa tenue.
-Bien sûr que non ! Répondit Ulrich en riant. C’est pour les qualif’. Après, je serai en blanc pour changer. Débardeur et jogging, comme d’hab.
-Et tu rentres chez toi après ton combat ? Demanda Aélita en souriant.
-Heu…oui…Hésita Ulrich en soupirant. Une petite douche tranquille, je vais au garage m’occuper un peu de la Coupée. Il me reste certaines améliorations à y apporter.
-De quel genre ? Interrogea Elodie curieuse.
-Moteur de niveau 3 avec puces, transmission et tout le tralala qui va avec. Expliqua Ulrich .
-Qui sait…on viendra peut-être vous encourager… Fit Jérémie pensif. Hein les filles ?!
-Assurément !! Répondirent en cœur Elodie, Aélita et Yumi.
-Moi, ce sera pour veiller à ce que Jérémie ne flirte pas. Ajouta Aélita en riant.
-Moi, c’est pour empêcher Odd de s’endormir au volant. Affirma Elodie en riant à son tour.
-Moi, c’est pour empêcher Ulrich de faire le fou. Avec son petit style, « je suis en danger de mort, mais je m’en tape. » Il serait capable de se tuer. Déclara Yumi en souriant.
-C’est même pas vrai ! Dit Ulrich en croisant les bras avec un air d’enfant gâté.
-On te connaît !! Affirmèrent Aélita, Jérémie, Odd, Elodie et Yumi en riant.
-D’accord…je vais devoir me la jouer façon ramollo. Soupira Ulrich en s’asseyant.
-Ramollo ?! Cria Odd. Et puis quoi encore. Je veux gagner moi, pas perdre !!
-T’en fait pas vieux…Répliqua Ulrich en prenant May qui pleurait, dans ses bras. Papa sait de quoi il parle…pas vrai ma chérie…ils vont pas en croire leurs yeux…à condition que j’explose pas le moteur…hum…qu’est ce que t’en pense toi…
May se contenta de regarder son père avec de grands yeux sans expression. Le jeune brun sourit et mit sa fille dans son transat.
-Ca va être d’enfer... Avertit Ulrich avec un sourire mystérieux.
-D’enfer ?! Répéta Jérémie en riant. T’es sûr que c’est le mot ?…
-T’as raison Einstein. Répondit Ulrich avec un sourire. L’expression exacte, c’est: ça va déchirer.