29 Nov 2015, 23:19 par Ulrich1432
Bien, alors... Dans le dernier chapitre, tout le monde passe un bon "réveillon" mais voilà que XANA fait des siennes et un inconnu semble ravi de voir notre héroine aux cheveux roses... Mouais... On va mettre le chapitre suivant.Chapitre 10 - Douloureuses retrouvailles
A : (se retournant) Qu’est-ce que… PAPA !!!!
Jérémie qui dans la précipitation avait laissé son ordinateur sur la table basse fut stupéfait de voir le visage de Franz Hopper lui-même sur l’écran. D’ailleurs aucun membre de l’équipe n’en revenait. Ils se retrouvèrent tous près de l’ordinateur. Mais Odd comprit que si Samantha restait, elle aurait connaissance de certaines informations qu’il vaudrait mieux garder confidentielles. Le blondinet à mèche violette invita donc sa chère et tendre dans la cuisine pour partager un instant d’intimité.
J : Franz ? Mais que… Comment… Comment c’est possible ?
FH : XANA m’a accordé cette faveur… Après tout… On peut être ennemis et avoir un peu de bon sens…
A : Papa ! Je… Je suis si heureuse !
FH : Moi aussi Aelita ! Tu m’as tellement manqué ! Mais comme tu es belle, et tu as grandi !
Aelita laissait échapper quelques larmes de bonheur. Elle n’en revenait pas que leur pire ennemi soit capable d’un tel geste. La jeune fille en rose présenta à son père leur petite équipe en s’attardant un petit moment sur Jérémie.
FH : Et ce jeune garçon à la coiffure étrange que j’ai aperçu tout à l’heure ?
A : C’est Odd ! Il est avec Samantha, sa copine. Mais toi, où es-tu ?
FH : Je n’ai pas le droit de te le dire… Tu connais XANA…
Le reste du groupe accorda un moment d’intimité entre Aelita et son père en rejoignant Odd et Samantha dans la cuisine.
U : Vous y croyez, vous ? XANA qui fait le gentil à Noël ?
Y : Et si c’était du flan ?
J : Je ne pense pas… Et puis Aelita semble si heureuse. C’est le plus important.
O : J’ai raté quoi au fait ?
U : Juste un bref moment ou Aelita nous a présentés à Franz…
O : Et qu’est-ce qu’il a dit de moi ?
U : (moqueur) Que t’as une coiffure bizarre.
Sam : Mais c’est qui ce Franz ?
J : C’est… Le père d’Aelita.
Sam : Ça j’avais compris. Mais encore ?
U : Désolé Sam, mais à partir de là, c’est confidentiel.
Pendant ce temps, dans le salon, Aelita discutait avec Franz, non sans pleurs de joie.
FH : Tu es à Kadic ? C’est super ! J’y étais professeur ! Tu travailles bien ?
A : Oui ! J’ai d’excellentes notes ! Et Jérémie m’aide des fois pour réviser…
FH : Il te tient à cœur ce Jérémie ! C’est un chouette garçon. Et très intelligent je dois dire. Il fait un très bon petit-ami.
A : (choquée) Papa !
FH : J’ai été adolescent moi aussi !
Soudain un compte à rebours s’afficha en rouge sur l’écran, il ne restait à Aelita et Franz que quelques secondes.
FH : Ma chérie, on a plus beaucoup de temps…
A : Papa, il y a tellement de choses que je voudrais te dire…
9…
FH : Je sais ma puce, mais il va falloir que je reparte…
8…
A : Papa, attends ! Ne pars pas !
7…
FH : Aelita, il faut que tu sois forte…
6…
A : Papa ! Reste ! Je t’en prie…
5…
FH : Ce ne sera pas possible, Aelita…
4…
FH : Aelita, n’oublie pas. Je t’aime très fort…
3…
A : (pleurant) Moi aussi je t’aime papa !
2…
FH : Je vais devoir y aller ! Au revoir Aelita…
1…
A : (pleurant) Au revoir… Papa…
//CONNEXION INTERROMPUE…//
Aelita explosa en larmes, Jérémie, alertés par les pleurs de la jeune fille accourut à toute vitesse dans le salon. Puis serra la demoiselle le plus fort possible dans ses bras.
J : (compatissant) T’inquiète pas ! On va le retrouver… Et puis vois le bon côté des choses, tu as pu lui parler pendant quelques instants. Ça prouve une chose : Ton père est en vie, quelque part.
Aelita demeurait inconsolable. Jérémie, ne supportant pas de voir Aelita si triste entreprit de le frictionner amoureusement le dos. Pendant ce temps, Odd, Ulrich, Yumi et Samantha les observaient discrètement depuis la cuisine.
Sam : C’est si triste…
U : (marmonnant) Du XANA tout craché. Quitte à faire un cadeau, autant qu’il soit empoisonné.
O : Bon allez ! Moi, j’en ai marre !
Odd fit une entrée fracassante dans le salon affichant son plus grand sourire et brandissant une mallette noire qu’il avait reçu d’Ulrich.
O : Et si on reprenait la p’tite fête ? Ça tente quelqu’un une partie de poker ? Le Texas Hold’em c’est mon préféré.
J : (sombrement) Odd… C’est pas vraiment le moment…
A : (essuyant ses yeux) Non… Il a raison. Il vaudrait mieux essayer d’oublier les mauvaises pensées. Et j’ai pas envie de gâcher la super soirée de Yumi. (Tente de sourire) Comme tu le disais, je ferais mieux de voir le bon côté des choses. Et j’ai pu parler à mon père…
Voyant Aelita essayer de sourire, Jérémie se décida à l’embrasser pour la première fois. Aelita sentit d’un coup tous ses sens se bousculer, puis s’apaiser. Ses joues se teintèrent de rose, et malgré cela elle resserre son étreinte avec Jérémie qui se refusait de se séparer de la jeune fille en rose.
Un tonnerre d’applaudissement se déclencha dans le salon. Tous témoins de la scène émouvante félicitaient le nouveau couple.
A : (souriante) Bon ! On la fait cette partie de poker ?
O : Youpi ! Aelita est de retour !
Les adolescents se retrouvèrent autour de la table basse pour jouer, Yumi avait tout de même pris la précaution d’appeler ses parents via Skype pour leur annoncer le bon déroulement de sa petite soirée. Sa famille saluait les autres membres du groupe qui jouaient sagement. Yumi préféra laisser la connexion active pour profiter de sa famille quasiment en temps réel et au moins ses parents pouvaient la chaperonner même si elle jugeait que c’était inutile.
La soirée se terminait tranquillement, Yumi décréta qu’il serait temps de se coucher. Elle interrompit la connexion avec ses parents et invita les autres adolescents à se préparer pour la nuit.
Tout le groupe mit la main à la pâte pour préparer le salon. Odd rangea son matériel de poker, Yumi nettoya les restes de victuailles, Aelita et Jérémie rangeaient le matériel informatique, Ulrich se fit aider de Samantha pour déplacer quelques meubles afin de laisser assez de place pour quatre sacs de couchage.
Odd, Samantha, Jérémie et Aelita s’organisèrent afin de se préparer correctement pour la nuit. Ulrich et Yumi allaient dormir ensemble comme la dernière fois.
Chacun leur tour, ils empruntèrent la salle de bain pour se doucher et se changer. Puis tous se couchèrent toujours disposés par couple.
Malgré une soirée presque sans soucis, Aelita ne trouvait pas le sommeil. Hantée par le souvenir de son père qui disparaît de l’écran, la jeune fille tente tant bien que mal de dissimuler ses sanglots. Mais c’est sans compter sur Jérémie qui l’entendait depuis un certain temps maintenant. Le jeune surdoué posa sa main sur l’épaule d’Aelita, l’invitant à se blottir contre lui. Cette dernière obéit sans hésiter une seule seconde laissant ses larmes couler.
J : (à l’oreille d’Aelita) T’inquiète pas ma puce… On va le trouver… On va le ramener… Quand bien même ça doit me prendre des années. Dors… Ça ira mieux demain tu verras…
Avez-vous déjà été confronté à ce genre de situation ? Vous êtes très déterminé à accomplir une sorte de mission dont vous vous êtes investi. Puis malgré cela le sort vous en empêche avec une nouvelle fracassante.
Le reste du séjour chez Yumi se poursuivit dans la bonne humeur, et tous s’assuraient que Yumi n’aie pas le moindre reproche de ses parents quand ceux-ci seraient rentrés. Tout ce qui quittait sa place finissait par y revenir. C’est ainsi qu’au bout du troisième jour, deux des trois couples repartirent de chez Yumi avec un grand sourire et chacun avec son cadeau dans les bras. Ulrich quant à lui avait décidé de rester avec Yumi jusqu’au retour de ses parents, pour que l’un ne se retrouve pas à s’ennuyer de l’autre. Ulrich avait même osé affronter son propre père au téléphone qui lui intimait l’ordre de revenir chez lui. Le jeune garçon avait répondu, avant de lui raccrocher au nez, qu’il préférait cent fois être seul avec Yumi qu’avec des membres de sa famille qu’il doit supporter.
Mais ce geste n’avait fait qu’attiser la colère de Mr STERN qui se rendit chez Yumi pour récupérer son fils.
Y : Bonjour Mr STERN, je peux vous aider ?
Mr S : Je viens récupérer Ulrich, je peux entrer ?
Y : Bien sûr, je vous en prie.
Le père du jeune garçon se glissa à l’intérieur puis rejoint ce dernier dans le salon.
Mr S : Ulrich, tes affaires sont prêtes ?
U : Pourquoi ?
Mr S : Eh bien, je te ramène à la maison mon garçon.
U : (sombrement) Si t’es venu pour ça, tu peux repartir.
Mr S : (menaçant) Ulrich, ne commence pas ce petit jeu avec moi…
U : (narquois) Parce que toi tu crois que c’est un jeu ? Que ça m’amuse de ne pas fêter Noël en famille parce qu’elle m’exaspère ?
Mr S : (plus menaçant) Je ne tolèrerais pas ton insolence jeune homme…
Yumi qui sentant la dispute éclater d’un moment à l’autre préféra s’éclipser pour boire un verre d’eau à la cuisine. Mais comme la japonaise l’avait prévu, les voix s’élevèrent et la dispute tant redoutée de Yumi finit par exploser.
Mr S : MAINTENANT J’EN AI ASSEZ ULRICH ! TU RENTRES A LA MAISON SINON…
U : SINON QUOI ? TU ME METS EN PENSION ? RAPPELLE TOI DE LA DERNIERE QUI MA VIRE PARCE QUE JE FAISAIS LE MUR SANS ARRET !
Y :
ÇA SUFFIT !!!!!!!!
Ulrich et son père eurent un sursaut et virent avec stupeur Yumi dans une colère si noire que même Ulrich ne la reconnaissait plus. La demoiselle s’avança vers Ulrich et son père, attablés.
Y : (glaciale) Mr STERN, je dois vous demander de partir…
Mr S : Et de quel droit Mademoiselle ?
Yumi vida son verre d’eau d’un trait et le reposa si violemment qu’il explosa sous le choc ce qui fit sursauter le père et son fils une fois de plus.
Y : (glaciale) Cette maison appartient à mes parents, qui sont au Japon. Ils m’ont donné pour consigne de tenir cette demeure. J’ai donc le droit de vous en chasser.
Mr S : Soit ! Mais Ulrich vient avec moi.
Yumi serra le poing droit si fort que l’on entendait les quelques derniers morceaux de verre craquer avec la pression. Ulrich en devenait blanc comme un linge.
Y : Ulrich est mon invité, il a le droit de rester ici s’il le désire.
Le père d’Ulrich se tourna vers ce dernier qui ne donna pour seule réponse que de croiser les bras, signifiant clairement à son géniteur qu’il n’avait aucune intention de l’accompagner.
Mr S : Bien… En ce cas je m’en vais…
Yumi, accompagna Monsieur STERN jusque sur le pas de la porte. Et avant de lui tourner définitivement le dos ce dernier avertit la jeune japonaise.
Mr S : (pointant Yumi du doigt) Comptez sur moi pour parler de votre attitude à vos…
VLAM !!!!!!!!!!!!!!!!
Yumi claqua la porte, si fort que toute la maison s’ébranla. Ulrich, complètement médusé par le comportement de sa chère et tendre, n’osait même pas prononcer un mot.
La main collée à la porte, la japonaise lança un regard noir à Ulrich.
Y : (glaciale) Tu devrais apprendre à t’adresser à tes parents avec un peu plus de respect. Je ne serais pas toujours là pour te sauver la mise.
Ulrich fit un pas en avant se préparant à répliquer mais faute de quoi, celui-ci fronça les sourcils en voyant trois lignes verticales rouges se dessiner sous la main droite de Yumi toujours collée à la porte blanche.
U : Yumi… Ta main… Tu es blessée.
Yumi examina un instant sa main droite pleine de sang et d’éclats de verre.
Y : (froide) C’est rien… Je vais m’occuper de ça…
U : Euh… Tu risques d’avoir du mal avec une seule main libre, tu ne veux pas que je t’aide ?
Y : (froidement, après un temps) Si tu veux…
Ulrich accompagna sa bien-aimée jusqu’à la salle de bain où se trouvait l’armoire à pharmacie. Le jeune garçon entreprit de soigner Yumi et commença à déloger quelques éclats de verre fichés dans la main de la jeune fille avec une petite pince préalablement désinfectée avec de la solution hydro-alcoolique.
A chaque éclat qu’Ulrich frôlait avec la pince Yumi serrait le poing gauche mais cette dernière n’émettait aucun son.
U : Ah ! Il en reste plus qu’un ! Mais il est carrément sous la peau… Ça va piquer un peu.
Ulrich s’affairait à extraire le corps étranger de la main de la japonaise qui ne faisais aucun bruit mais serrait le poing gauche de plus en plus fort. A tel point qu’il en devenait livide.
Puis, après la victoire du garçon sur le morceau de verre récalcitrant, il attrapa une compresse de gaze et commença à désinfecter les petites plaies. Malgré la sensation brûlante du liquide désinfectant, Yumi ne témoignait d’aucune douleur. Enfin, au moment où Ulrich commençait à placer un bandage, ce dernier vit une larme couler sur la joue de Yumi qui commençait à trembler de tout son corps.
U : (inquiet) Je t’ai fait mal ?
Y : (Après un temps, faiblement) Tu y crois, toi ? Je me suis énervée…
U : (compatissant) Ça nous arrive tous de péter les plombs. Regarde-moi ou même mon père…
Y : (faiblement) Mais jamais je me suis énervée comme ça, et contre un adulte en plus… Je… J’ai perdu le contrôle… J’avais envie… De le frapper…
U : (taquin) Eh ben on est deux…
Ulrich acheva le bandage et offrit un sourire à Yumi qui n’en revenait toujours pas de s’être emportée de la sorte.
U : Viens avec moi, j’ai une idée…
Ulrich entraîna la jeune fille dans le salon puis lui pria de fermer les yeux et de lui tendre sa main droite. Yumi obéit sans prononcer un mot. L’adolescent se saisit d’un ruban resté près du cadeau qu’il avait reçu de la japonaise : Un splendide katana comme celui dont il s’armait sur Lyoko. A la différence près qu’il était gravé sur la lame, en français et en japonais, la devise préférée d’Ulrich…
PLUTOT LA MORT QUE LA REDITION
Ulrich entreprit de donner quelques tours de ruban sur la main de Yumi. Puis il acheva son œuvre avec un joli nœud et quelques passages sur la lame d’une paire de ciseaux pour laisser le ruban s’entortiller naturellement.
Sur les ordres du garçon, Yumi ouvrit les yeux et voyant le ruban noué, retrouva son sourire et prit son petit-ami dans ses bras.
U : Je suis vraiment désolé pour ce qui s’est passé avec mon père.
Y : C’est plutôt à moi de m’excuser… J’étais tellement énervée… Et s’il nous voyait en ce moment, il comprendrait tout.
U : Bon… Ben disons qu’on est désolés tous les deux…
Après avoir nettoyé les vestiges de la crise de rage de Yumi, le duo oublia cet évènement dans une longue partie de jeux vidéo, sans même voir l’heure tourner. Le soir, venu, Yumi et Ulrich convinrent de passer la soirée devant un film et une bonne pizza. C’est vers 23 heures que la porte s’ouvrit laissant entrer la famille de la jeune fille. Les parents, voyant le bandage à la main de Yumi s’affolèrent et tentèrent de comprendre ce qu’il avait bien pu se passer. Mais avant que la japonaise ne puisse placer un mot, Ulrich s’avança et plaida coupable. Voyant les parents froncer les sourcils, ce dernier expliqua la visite de son père, la dispute, et la demoiselle qui prit vivement sa défense.
Les vacances s’achevèrent et tous les membres de l’équipe se préparaient à reprendre le train-train quotidien. Fort heureusement, XANA n’avait pas lancé la moindre attaque depuis un certain temps maintenant. Mais cette période semblait trop calme aux yeux de Jérémie, et redoutait une attaque massive et brutale du programme multi-agent.
Nous sommes le mercredi 7 janvier 2015, il est 14 heures et 32 minutes. Les différents élèves inscrits au club d’informatique de Benoît JASQUIER sont en train de travailler sur les ordinateurs à installer.
C’est alors qu’à la surprise de tous, le proviseur lui-même entra dans la salle.
Jp-D : Jérémie BELPOIS, je souhaiterais vous voir dans mon bureau immédiatement.
Tous regardaient Jérémie interloqués, le meilleur élève de l’école convoqué dans le bureau du proviseur et par le proviseur de surcroît.
Jérémie posa délicatement le microprocesseur qu’il se préparait à installer dans un ordinateur puis accompagna le chef de l’établissement jusqu’à son bureau. Mais une fois arrivé…
J : (stupéfait) P-papa ? Mais… Que fais-tu ici ?
Et voilà ! Un chapitre bien long pour vous donner de quoi lire... J'ai été obligé de rallonger un peu je trouvais pas de paragraphe qui pourrais justifier une coupure.
J'espère que ca vous plaît !