Guilty

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

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Jeune Lyokophile

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Message 17 Juin 2013, 21:22

Re: Guilty

Et ce ne serait pas du luxe, car le beau brun était vraiment en difficulté. Contrairement au troupeau qu’ils avaient piégé sous la tente, le duo que formaient les xanatifiés semblait appliquer une stratégie plus construite.
Pris entre les deux, Ulrich était obligé de redoubler d’attention en se méfiant de celui qui profitait de la diversion que faisait l’autre. Il choisit de garder principalement Lana dans son champ de vision, la sachant d’une efficacité plus que redoutable au combat. Mais au fur et mesure de la lutte, il se rendit compte que son père était lui aussi du genre coriace. Ce dernier dont il imaginait les mouvements désordonnés, lourds et maladroits, se montrait, au contraire, précis, habile et très rapide.
Ulrich parvenait à esquiver ses coups de justesse, mais Lana en profitait aussitôt pour lui donner des coups de pied dans les abdos. Il les bandait pour atténuer le choc, mais bien qu’ils soient particulièrement développés (pour le plus grand plaisir de sa petite amie), il sentait tout de même que leur résistance atteignait leurs limites, d’autant plus que la xanatification conférait plus de force à sa cousine qu’à l’accoutumée.
Comme chacune des attaques qu’il tentait de placer créait des ouvertures pour n’importe lequel des deux, il se résigna à rester sur la défensive.

Très bien, Yumi. Songea-t-il. Voyons si ton conseil va me sauver la vie.

Alors qu’il parait, esquivait, parait, esquivait, puis esquivait encore pour parer de nouveau, il essaya de surprendre son père en effectuant un vif demi-tour pour se retrouver face à lui, et lui porta un puissant coup de pied circulaire au visage. Le talon de sa luxueuse chaussure de ville en cuir noir s’écrasa violemment sur la joue de Sebastian. Celui-ci fut projeté à un mètre de sa position initiale, à terre, sonné et désorienté.
Le coup de pied d’Ulrich fut d’une précision incroyable, mais celui-ci ne s’attarda pas à s’en réjouir, et refit volte-face pour se concentrer sur sa cousine. Elle décida de le travailler au corps à coups de poing cette fois-ci. Elle le saisit précipitamment par le col de sa veste et, dans le même mouvement, brandit son poing en l’air en l’inclinant selon l’angle qu’elle jugeait idéal pour atteindre son plexus.
Un impact violent à cet endroit pourrait littéralement lui couper le souffle… Voir pire. Les sens à vif, Ulrich eut le réflexe de se dégager de sa prise en lui cédant sa veste noire au passage, le laissant en chemise et cravate. Malheureusement, le coup eut le temps de l’atteindre dans les côtes flottantes, lui arrachant un rugissement de douleur bien audible. Mais courageux comme il l’était, il la réprima et profita de l’effet de surprise que lui procurait la gêne du champ de vision de Lana par le vêtement qu’elle venait de lui cueillir.
Ni une ni deux, il lui décocha un direct du droit en plein nez. Ne s’y attendant pas, elle tituba en arrière tout en relâchant la veste qui tomba parterre. Elle porta les mains à son visage pour tâtonner les dégâts. Le craquement que son cousin avait senti sous sa main fermée ne laissa aucune place au doute : il venait de lui casser le nez.
A peine eut-elle le temps d’intégrer ce fait qu’il se précipitait déjà sur elle pour tirer profit de la situation. Sauf que cette fois-ci, elle ne s’y laissa pas prendre. Elle lui attrapa l’avant-bras au vol, fit plier son coude à quatre-vingt-dix degrés et tordit le tout en un angle dangereusement improbable.

- Aaaah !

Ce qui faisait la supériorité de Lana dans leurs habituelles confrontations, c'était sa force physique hallucinante vue sa fine silhouette athlétique, ainsi que sa grande maîtrise des points sensibles du corps humain. A ce moment-là, Ulrich était en train de goûter à sa spécialité : le jeu sur les articulations.
Connaissant lui aussi les rudiments de cet exercice, il essaya péniblement de se défaire de son emprise. Dans des conditions normales, sa manœuvre aurait peut-être été payante. Toutefois, c’était face à sa cousine totalement anormale qu’il se trouvait. Quand cette dernière parut satisfaite de l’effet de sa prise, elle en changea de façon fulgurante pour lui infliger plus de souffrances. Elle fit rapidement passer son bras dans son dos pour forcer sur la jonction entre la tête de son humérus et son omoplate en faisant remonter son coude vers le ciel.

- Tu te rappelles, Ric ? Lui chuchota-t-elle de sa voix modifiée. C’est le coup que je t’ai fait la dernière fois que nous nous sommes affrontés.
- Arrête, Lana ! Arrête ! La supplia-t-il, paniqué par la douleur qui allait en augmentant de seconde en seconde.

Sa plainte n’eut aucune portée sur elle. Elle accentua l’effet de levier qu’elle appliquait sur son bras droit, tirant encore plus sur ses deltoïdes. Le jeune homme ne put retenir son cri retentissant.
Mais sa cousine continua son récit, imperturbable.

- Ce jour-là, tu avais dû tapoter ma cuisse de ta main libre pour m’implorer d’arrêter avant que je ne te déchire les muscles. Et je me suis exécutée remportant la victoire… Comme d’habitude ! Dit-elle un sourire mauvais affiché sur les lèvres.

La douleur devenait insoutenable. Il avait l’impression qu’à tout moment, elle serait capable de séparer son bras du reste de son corps comme un gamin pourrait le faire à une simple poupée. La douleur était tellement insupportable qu’il était prêt à tout pour qu’elle s’arrête.

- Pitié, arrête !! Arrête ! Tu n’es pas toi-même, Lana ! Arrête, je t’en prie !
- Comme tu le dis, minus, je ne suis pas moi-même. Je ne vois aucune raison de ne pas poursuivre. Aujourd’hui, me supplier ne te servira à rien. Tu dois mourir, mais ne t’inquiète pas : je ferai en sorte que Yumi te rejoigne bien vite. Répondit-elle le plus calmement du monde.

La brûlure qui irradiait l’épaule du Lyoko-guerrier s’intensifia encore. La tension pratiquée sur ses muscles était sur le point d’arriver à son paroxysme. Il gigota dans tous les sens pour tenter de se libérer avec l’énergie du désespoir.

- Ça suffit !! Lâche-moi ! Lâche-moi ! Lâche-m… !!!

Ce fut comme si un feu liquide circulait dans chacun de ses membres.
Au début, son monde se réduisit à la déflagration qui embrasait son bras droit. Ensuite, le mal se répandit dans le reste de ses muscles, puis dans chacun de ses boyaux, puis il se faufila dans chacun des pores de sa peau, allant enfin s’infiltrer dans chacun de ses cheveux, de ses ongles, de ses poils… Jusqu’à ce qu’il eut le sentiment que son corps ne lui appartenait plus et que son esprit l’observait en train de se décomposer de souffrance et de douleur.
Il n’était plus qu’un pantin sans âme avec un bras droit totalement désarticulé.

Je souffre donc je ne suis plus.
Descartes en prenait pour son grade.

Sa besogne achevée, Lana laissa retomber son bras qu’il ne put retenir. La déchirure de ses muscles et de ses ligaments le fit s’effondrer sur sol en se tordant de douleur. Il hurlait encore et encore, sans pouvoir s’arrêter. Ses connexions cérébrales ne parvenaient plus jusqu’à son membre supérieur, lui interdisant toute emprise sur celui-ci. Néanmoins, il ressentait toujours ce supplice indescriptible qu’il ne souhaitait à personne, pas même à son pire ennemi.
Sa bouche déversait autant de plaintes animales incontrôlées que ses yeux laissaient échapper des flots de larmes torrentiels.

- Tu vas la fermer, oui ? Tu commences sérieusement à me casser les tympans ! Le réprimanda sa cousine comme s’il s’agissait de la plus banale des situations.

Bien entendu, ses paroles n’eurent aucune incidence. Ulrich ne percevait plus rien du monde qui l’entourait. Ses seules préoccupations étaient tournées vers le moyen le plus efficace de mettre fin à son calvaire. Il aurait fait n’importe quoi pour que cela cesse.

- Bon. Puisque tu ne sembles pas très coopératif, je vais devoir te faire taire moi-mêm…
- Oui, c’est ça !! Vas-y, tue-moi ! Tue-moi ! Fais vite !

Pourquoi pas après tout ?
Son bras droit était en lambeau, il n’avait plus la force de se battre et il était seul face à deux xanatifiés surpuissants.
Que pouvait-il bien faire de plus ? Comment pouvait-il renverser la tendance ? Existait-il seulement une solution pour le faire ?
Si cela était le cas, alors elle était totalement invisible à ses yeux. Et puis honnêtement, à ce moment-là, il espérait bien ne jamais la trouver. Si raccourcir son temps de vie pouvait enrayer cette souffrance abominable, il ne voyait aucun intérêt de résister.
La capitulation lui paraissait tellement plus douce que l’incendie qui se propageait dans son organisme.

- Très bien. Je vais accéder à ta requête. Ça ne prendra que quelques secondes.

Parfait. Dans quelques secondes, il serait mort. Dans quelques secondes, il ne sentirait plus rien. Elle le fit se lever. Une fois qu’il fut sur ses deux pieds, elle rapprocha lentement ses mains de son cou. Mort par strangulation. Ça serait peut-être long, mais c’était toujours mieux que rien…

- Non !

La voix qui retendit lui parut familière. Sebastian Stern était debout et furieux.

- Laisse-moi m’en occuper.
Dernière édition par almelyoko le 01 Juil 2013, 14:18, édité 3 fois.
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !

Message 19 Juin 2013, 20:32

Alors là je suis sur le c-l je ne m'attendais pas du tout à une pareille tournure des événements. Comme toujours on ressent bien les émotions et la douleur des personnages. Je lis ton récit avec un grand plaisir. Continue comme ça :)

Accro à Code Lyoko

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Message 27 Juin 2013, 13:48

Je dois avouer que je suis un peu flippée après avoir lu ta suite. Tu décris très bien le moment et tu sais toujours manier le suspense.
J'ai hâte que tu mettes la suite.

Lyokofan

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Message 29 Juin 2013, 11:30

Coucou ! Je m’excuse du retard, mais j’avais des examens et du coup pas le temps de venir te poster un petit com’. J’ai vu que t’avais publié deux chapitres, je vais tout relire et essayer de reprendre la routine là où je l’avais laissée, à savoir (te) répondre avec mes Sur la forme/Sur le fond. ( :

Donc.. Chapitre vingt-quatre.

Pour la forme : J’ai juste survolé, ou lu en diagonale comme tu préfères, et je n’ai rien à redire, y’a des espaces, y’a des passages en italique même, j’aime bien ! ;) Pas vu de fautes jusque là...

PS : Ah si, faute ! « Comment réagirais-tu ? Lui avait-elle demandé, accoudée à la rambarde du vieux pont de l’usine d’où ils contempler l’écoulement du fleuve, après une mission de routine. » contemplaient

Pour le fond :

— Un Xana très très fort ! Wow, on se croirait au début de CLÉ, il a repris toute sa puissance ! Parce que de là à pouvoir assurer la xanatification de tout un mariage PLUS le carnage sur Lyoko ! Ah lala…
« De plus, les données du satellite m’ont confirmé que l’assemblée a été xanatifiée par le biais des téléphones portables.
- Un coup classique. Commenta Odd. »
+ 1 (#Mauvaises Ondes)
— C’est la galère sur Lyoko ! Ça me fait peur, même si dans la série ils s’en sont toujours sortis.. Là, on est dans une fic, toi seule peut décider du sort de nos chouchous..
« - Tu vas payer pour avoir gâché mon mariage !! » + 1, ça m’a bien fait rire. Par contre la mariée est une Supermariée, parce que même xanatifiée, courir comme ça, presque aussi vite que Yumi, qui pourtant court trèèès vite (Un épisode de la saison 4 la montre grillant tout les mecs en course)
— J’ai bien aimé le passage flash back entre Yumi et Ulrich.
« - Yumi ?! Viens ici ! Tu dois payer pour ce que tu as fait. Ça fait des mois que j’organise ce mariage. Tout était impeccable jusqu’à ce que toi et mon propre neveu vous anéantissiez mon lieu de réception !!

Impeccable ? Son esprit avait visiblement sauté l’épisode de la xanatification. »
+ 1 !!
— Elle a réussit à venir à bout de Célia, ouais ! … Par contre, j’ai peur pour Ulrich (surtout que j’ai lu la suite…)
— Cet autre analepse est également très bien, et elle vient compléter la scène au bon moment. J’en suis qu’au début (je relis hein), mais le ‘nous’ de Yumi me gêne un peu. C’est un peu trop mature/adulte, même pour elle. C’est des ados, j’aurais plus vu un ‘on’ qu’un ‘nous’, mais ce n’est pas bien grave.
— Le contenu de ce flash back est très intéressant. Ce raisonnement correspond bien à Yumi, je la vois parfaitement avoir cette réaction. Par contre, cette promesse est très risquée. T’as bien mis en évidence le fait qu’Ulrich a accepté à contre cœur, et que quoiqu’il arrive la sécurité de Yumi passera avant tout. (« Tu s’rais capable, toi, de mourir pour Yumi ? » ; « Absolument ! »). S’il peut mettre sa vie en jeu pour elle, celle des autres… C’est bien pour Yumi qu’il accepte, et pour ne pas la perdre. + 1 parce que c’est exactement de cette façon que je le vois.
« Mais elle ne s’était pas attendue à être autant assaillie par l’angoisse à l’idée de le perdre, tout comme elle ne s’était pas attendue à perdre le contrôle de ses émotions. »


Chapitre vingt-cinq.

Pour la forme : Suite directe. Bonne présentation.

PS : Petite faute ! «Alors qu’il parait, esquivait, parait, esquivait, puis esquivait encore pour parait de nouveau » parer.

Pour le fond :

— Ulrich en mauvaise posture.
— Ulrich bien foutu ! « […] lui donner des coups de pied dans les abdos. Il les bandait pour atténuer le choc, mais bien qu’ils soient particulièrement développés (pour le plus grand plaisir de sa petite amie) » + 1 parce que dans un situation aussi critique, cette petite note était très bien venue.
— Allusion au flash back du chapitre précédent, avec Yumi qui lui reprochait de trop privilégier l’attaque au détriment de la défense… Voyons voir ce que ça va donner…
— Les scènes de combat sont tellement bien décrites que ça me donne des frissons. J’ai mal pour Ulrich.
« Il avait l’impression qu’à tout moment, elle serait capable de séparer son bras du reste de son corps comme un gamin pourrait le faire à une simple poupée. » Gaaaaah, arrête !
« Il n’était plus qu’un pantin sans âmes avec un bras droit totalement désarticulé.» ...
« La voix qui retendit lui parut familière. Sebastian Stern était debout et furieux.

- Laisse-moi m’en occuper. »
J’espère que c’est bon signe. J’espère aussi vraiment qu’en entendant son fils hurler de la sorte, ça le fera revenir sur terre.



Alors, en guise de conclusion, j’ose te dire que ce dernier chapitre ne pas vraiment emballée. Ça n’a rien à voir avec le style, l’orthographe, ni rien, rassures-toi ! C’est juste.. Baaah, j’aime pas les scènes comme ça. Surtout que justement, c’est tellement bien fait que j’ai presque l’impression de regarder un film d’horreur où un psychopathe arrache le bras à un homme. C’est violent.

Donc, j’attends la suite, en espérant que tu la poste vite, et qu’elle me remonte le moral, parce que là…

Bon courage quand même ! :)

Ps : J'espère que les couleurs ne te dérangeront pas, ça fait un peu mal aux n'oeils, mais j'ai pas le temps de changer.. :/
« And when I'm not with you, I know that it's true, that I'd rather, be anywhere but here without you » ♥

« Is this the end of the moment ? Est-ce la fin d'un moment ?
Or just a beautiful unfolding Ou juste un beau dénouement
Of a love that will never be ? D'un amour qui n'aura jamais lieu ? » ♥

[...]

« I wonder Je me demande
If maybe Si peut-être
Maybe I could be Peut-être je pourrais être
All you ever dreamed, cause you are... Tout ce dont tu as toujours rêvé, car tu es...
Beautiful inside Beau à l'intérieur
So lovely and I Si mignon et je
Cant see why I'd do anything without you, you are... Ne vois pas ce que je pourrais faire sans toi, tu es... » ♥

[...]

« Is this a natural feeling ? Est-ce un sentiment naturel ?
Or is it just me bleeding Ou est-ce que cela me fait juste saigner
All my thoughts and dreams Dans toutes mes pensées et rêves
In hope that you will be with me ? or Dans lequels j'espère que tu seras avec moi ? ou
Is this a moment to remember Est-ce le moment de se rappeler
Or just a cold day in December ? Ou juste une froide journée de Décembre ? » ♥

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Jeune Lyokophile

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Message 30 Juin 2013, 13:07

Salut à tous !^^

Je tiens à remercier notre Invité pour son com', ainsi que pompom que je n'avais pas lue sur ce sujet depuis longtemps. Ça fait très plaisir de te revoir et de constater que tu accroches toujours ! :D
Merci également à Leana pour son com' très détaillé (comme d'hab ! ^^' ). Je sais que les exams c'est très prenant, t'inquiète ! ;)

Alors, je constate que le thème récurrent dans vos commentaires c'est la PEUR ! Mouhahaha !! (non j'déconne ! ^^' ).
Rassurez-vous, je ne suis pas devenue une auteure sadique et tordue... Quoique...

J'ai déjà dit qu'Ulrich était un de mes persos préférés (voir mon perso préféré).
Mais justement, je trouve que faire souffrir un personnage qu'on aime nous fait l'aimer davantage parce qu'on rajoute une tension dramatique sur lui qui nous touche encore plus ! (Pour la comparaison avec une poupée démembrée... Ça ne reste qu'une comparaison !! Ulrich a toujours ses DEUX bras ! Je ne lui ferai jamais ça quand même !! :pale: ).

Je ne sais pas s'il y a des personnes qui pensent comme moi, mais bon... Vous verrez bien comment ça va finir pour lui ! :twisted:
Et puis, n'oubliez pas pas que malgré tout ça il s'est pas mal débrouillé (il a mis son père KO pour quelques minutes et il a cassé le nez de sa cousine ! :thumbleft: ).

Toujours pour Leana : j'ai relu le fameux passage avec les "nous" que tu as évoqué, et en effet j'ai compris ce que tu as voulu dire, mais je pense que je ne vais pas le modifier parce que je ne crois pas que ça donnerait le même effet que celui que je voulais. Donc je vais laisser l'interprétation libre à tout un chacun ! ^^
Pour la promesse d'Ulrich à Yumi : il ne lui a pas menti, il était sincère. Oui, il a promis à contre cœur parce qu'il donnerait ça vie pour Yumi comme tu l'as justement cité à partir d'un épisode, mais il la respecte assez pour exhausser sa volonté... Et il la respecte trop pour lui mentir, surtout !
Par contre, j'avoue que je ne sais pas moi-même comment il réagirait si le cas se présentait, malgré sa promesse... Le dilemme lui sera sûrement douloureux, mais pour moi ce qui qualifie le plus Ulrich Stern, c'est son sens de la loyauté. Alors, nous verrons bien !

Je dois vous confier que j'avais peur qu'on me reproche le fait qu'il abdique face à ses adversaires. J'ai bien insisté sur la douleur de son calvaire pour me justifier, mais j'appréhendais tout de même vos réactions par rapport à cela. Mais bon, si ça ne choque personne, tant mieux ! ^^'

La réaction de papa Stern ? Si vous espérez un retournement de situation sentimental au niveau du paternel... Et bien je vous dirai que l'espoir fait vivre ! ^^

Je vous laisse donc sur vos inquiétudes avec un certain sentiment de satisfaction ( :twisted: ), en vous promettant une suite pour très prochainement !

A bientôt ! :D
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Jeune Lyokophile

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Message 02 Juil 2013, 18:30

Bonsoir à tous !^^
Voici la suite, en espérant qu'elle vous emballera plus (n'est-ce pas, Leana ? 8) ) et que vous aurez plaisir à la lire.
Bonne lecture.

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La marque qu’avait laissée la chaussure de son fils sur sa joue pouvait expliquer en grande partie son humeur vindicative. Pour le jeune homme, cela ne changeait rien pourvu que tout s’arrête. Lana le maintint les bras dans le dos de sorte à l’exposer entièrement à son père. Sebastian matérialisa une boule d’électricité dans sa main.
Le moment était sur le point d’arriver. Ses yeux étaient éteins, vidés de toute émotion. Il accueillait son funeste destin comme une délivrance. Quand il vit son père commencer à élever son bras en l’air, il rabaissa aussitôt ses paupières. L’élancement de son épaule le faisait toujours souffrir, mais l’apaisement que lui procurait sa fin imminente le rendait plus tolérable.
Dans quelques secondes… Tout serait fini.

Ne t’inquiète pas : je ferai en sorte que Yumi te rejoigne bien vite.

Sa conscience décida de se réveiller à cet instant critique. Sa blessure atroce avait fermé son esprit à toutes les conséquences que sa disparition impliquerait.

Je me jetterais entre toi et le danger pour te protéger.

Comment pouvait-il attendre tranquillement sa fin après lui avoir fait une telle déclaration ?

J’ai tellement mal ! Se dit-il.

Qu’était la douleur en comparaison du besoin instinctif de donner sa vie pour protéger celle qu’on aime ?

Je suis fou de toi.

C’était peut-être ça la folie ?
Oublier qu’on avait une épaule en charpie et jeter ses dernières forces dans une bataille qui semblait perdue d’avance. Certes, ses chances étaient quasi-inexistantes, mais…

Je ne peux pas abandonner sans me battre ! Je le ferai… Pour elle. S’encouragea-t-il.

Après tout n’était-ce pas cela la vie ? L’exigence qu’on se batte !

Le violent impact électrique eut lieu, arrachant un cri d’agonie assourdissant à sa victime… Sauf que cette dernière ne fut pas celle attendue.
En un éclair, Ulrich avait fait basculer Lana vers l’avant par une vive et puissante rotation de son épaule gauche, accompagnée de celle de tout son bassin. Prise au dépourvu, la jeune femme avait alors lâché ses deux bras qu’elle retenait, lui servant ainsi de parfait bouclier au moment du choc. L’interception de l’attaque lui fit instantanément perdre connaissance. Le jeune brun eut du mal à croire que son improvisation avait eu l’effet escompté, mais il se ressaisit très vite en sentant le regard de son père posé sur lui. Un léger agacement y avait fait place à une espèce de fierté malsaine.

- Ça, c’est mon fils ! Un vrai dur à cuir comme son père ! Déclara-t-il d’un ton rieur.

Mais Ulrich ne se laissa pas embobiner par le « compliment » de Sebastian et prit tout de suite ses jambes à son cou. Il était lucide quant au fait qu’il ne pourrait réitérer un autre exploit face à son père. Seul l’effet de surprise pourrait l’y aider, mais il n’osa pas tenter sa chance. Si le haut de son corps lui paraissait complètement inexploitable - malgré ce qu’il venait de faire à sa cousine -, il espérait que ses membres inférieurs auraient encore l’endurance de le supporter et peut-être même d’atteindre leur vitesse de pointe pour entamer une nouvelle fuite. Malheureusement, il fut très vite rattrapé puis plaqué au sol. Il se débattit comme un beau diable pour se retourner de sorte à se retrouver sur le dos.

- Fiston, tu n’as aucune chance de me semer et tu ne peux te cacher nulle part. Sois raisonnable et laisse-moi en finir. Murmura-t-il en commençant à avancer les mains vers son cou.

Mais le beau brun ne fut pas de cet avis cette fois-ci. Par conséquent, même s’il était au sol, il parvint à dégager son coude gauche et lui en assena un coup en plein visage. Son père tressaillit. Fort de son effet, il acheva de l’étourdir en lui administrant un coup de tête dans le nez.
Décidément, c’était son organe de prédilection aujourd’hui.
Une fois de plus, il chercha à lui fausser compagnie, et une fois de plus, le xanatifié plaça son attaque et fondit sur lui de toute la puissance de son corps. Ulrich para du mieux qu’il put de son bras valide, mais son adversaire était beaucoup trop fort.

- Tu… es… fascinant, mon fils. Commenta-t-il avec autant de fierté que de rage.

La gêne de son bras le contrariait, l’irritait même. Il prit donc la décision de mettre un terme à cette débâcle qu’il commençait à trouver ridicule. Le temps d’esquisser un sourire diabolique, il positionna sa main sur l’épaule blessée de son fils et la pressa fortement. Le malheureux poussa ainsi un énième hurlement de douleur et posa par réflexe sa main gauche sur son épaule droite. Sebastian ne manqua pas l’ouverture qu’il avait désormais sur sa gorge. Il resserra vivement le nœud de la cravate d’Ulrich, ce qui eut pour effet de lui couper le souffle, et renforça la manœuvre en lui broyant presque la trachée de ses deux mains. Désormais, le jeune homme ne pouvait plus respirer que par des hoquètements courts et irréguliers. Les fins filets d’air qu’il réussissait miraculeusement à inspirer ne lui suffisaient pas, et plus il s’affolait, plus cela aggravait les choses. Il balança un coup de poing dans la figure de son père, mais le manque d’oxygène le privait de toutes ses forces. Son attaque fut veine. Il sentait qu’il n’allait pas tarder à perdre connaissance avant de sombrer complètement. Il ne lui restait plus beaucoup de temps.
Il décida donc de s’aventurer sur un autre terrain que celui de l’affrontement physique.

- Pa… Pa… Papa… C’est… Moi… Ul… Ul…

Pourquoi a-t-il fallu qu’il y ait un R dans mon prénom ?!

- Ul… Rich, ton… Fils. Finit-il par achever péniblement.

Prononcer cette phrase lui coûta un immense effort. Il posa délicatement sa main sur la joue de son père en espérant qu’un contact doux et chaleureux réveillerait ne serait-ce qu’un peu son instinct paternel et qu’il lutterait pour reprendre le dessus.

L’air se raréfiait toujours.

- Pa…

Sa démarche était stérile. Les traits du visage de Sebastian étaient toujours déformés par la même rage et la même colère que Xana imposait à son esprit.

L’asphyxie commençait à faire son travail.

Cette fois, malgré toute la ténacité du monde, le beau brun ne voyait pas comment se dépêtrer de cette situation. Sa vision se faisait de plus en plus floue, son bras retombait progressivement sur l’herbe contre sa volonté, son corps refusait d’esquisser le moindre geste et il ne pouvait plus bredouiller le moindre mot.

Xana était sur le point de gagner.

Sur le coup, il déplora que ce ne soit pas un Krabe, un Mégatank, la Méduse ou un spectre polymorphe anonyme qui mette fin à ses jours, mais bel et bien son père. Son père, l’homme grâce à qui il était sur Terre, était en passe de le faire disparaître de sa surface. Il fut aussi attristé par le fait que la dernière image qu’il aurait de lui soit ses yeux couleur ancre de Chine avec le logo de Xana au milieu. Ils remplaçaient ses iris marron foncé dont il avait hérité.
Enfant, il adorait les contempler, car elles avaient quelque chose de fort et de rassurant. Elles semblaient recéler la promesse que rien ne pourrait lui arriver tant que son papa serait à ses côtés.

Le destin avait vraiment un sens de l’humour tordu.

Parfois, il aimait à croire que Yumi ressentait la même chose en le fixant du regard. Cette pensée le rendait secrètement fier et heureux. Hélas, il n’aurait plus l’occasion de savoir si elle la partageait.
Il sentit l’inconscience prête à s’emparer de lui. Malgré la peur qu’il éprouvait, ses lèvres s’étirèrent lentement en un léger sourire rempli de tout l’amour qu’il portait à son père, comme un dernier cadeau d’adieu. Son expression aimante contrastait amplement avec la froideur des yeux modifiés que sa position le forçait à fixer.
Si noirs, si haineux, dépourvus de toute compassion ou sentiment…

Matt ?

Ce fut sa dernière pensée avant de s’enfoncer dans des ténèbres infinies.

Son état comateux ne lui permit pas d’entendre un cri féminin et guerrier auquel succéda un bruit de verre brisé, ni de sentir une baisse de pression autour de son cou avant que le poids mort de son père, inconscient, ne s’étale sur lui.
Yumi l’en débarrassa aussitôt en faisant rouler le corps de Sebastian aspergé du champagne – sans doute hors de prix – qui était contenu dans la bouteille qu’elle venait juste de lui écraser sur l’arrière du crâne. Une fois que cela fut fait, elle se hâta auprès de son petit ami.

- Ulrich ! Ulrich, tu m’entends ? Demanda-t-elle, en le secouant vivement.

Aucune réaction.

- Réponds-moi, je t’en prie ! Supplia-t-elle, affolée.

Mais il ne dit toujours rien.

Il demeurait silencieux, allongé sur le sol un sourire presque paisible sur le visage. On aurait dit qu’il dormait d’un sommeil de plomb, mais son bras droit totalement déboîté et son teint blême indiquaient le contraire. Soudain, un détail l’alarma : le garrot que sa cravate constituait autour de sa gorge. Elle essaya de desserrer le nœud du bout de ses doigts sans obtenir le moindre résultat. Elle se précipita tout de suite vers les débris éparpillés aux alentours de la tente, là où elle avait trouvé la bouteille de champagne. Après avoir ramassé un couteau tranchant, elle retourna à ses côtés. Avec précision et dextérité, elle coupa le tissu qui comprimait le canal de son appareil respiratoire. Cette entrave en moins, il fallait maintenant l’aider à retrouver une respiration normale : un massage cardiaque s’imposait. Avant cela, elle le déchargea de tout ce qui pouvait embarrasser sa ventilation : elle dégrafa un à un les boutons de sa chemise, puis défit la boucle de sa ceinture.
Dans un autre contexte, cette scène aurait paru terriblement érotique. Mais on assistait bien là à une tentative d’éviter un drame.

Elle l’appela encore.

- Réveille-toi, Ulrich ! Allez, s’il te plait !

Il resta inerte.

Les mains tremblantes, elle le positionna de façon à pouvoir commencer sa technique de secourisme. Elle apposa ses paumes sur son sternum, puis le compressa trente fois. Aux premières insufflations, elle trouva le contact de ses lèvres étrange en comparaison aux multiples baisers qu’ils s’étaient échangés. L’absence de réponse lui donnait l’impression qu’il était mort. Pourtant, son cœur battait toujours, mais très faiblement. Elle reprit le massage, puis remplit de nouveau ses poumons d’air. Au bout du cinquième cycle, elle interrompit ses manœuvres pour rechercher la présence de signes de circulation : pas d’amélioration.

La japonaise commença à paniquer.

- Allez, Ulrich !! Ouvre les yeux ! Ne me fais pas ça ! Je t’interdis de me faire ça, tu m’entends ?!

Le silence fit encore écho à ses prières. Des larmes lui brûlaient les yeux.

- Ne me laisse pas, Ulrich ! Implora-t-elle dans un sanglot. Tu m’avais promis… Tu m’avais promis qu’on s’en sortirait tous les deux !

Elle les sécha et reprit le massage quand une sonnerie retentit. Pourvu que ce soit une bonne nouvelle.

- Allô ?
- C’est moi, Yumi ! Lui informa Jérémie. On y est presque ! Aelita sera en mesure d’entrer dans la tour, dans quelques minutes !...
- On n’a pas quelques minutes, Jérémie ! Ulrich est inconscient et il ne respire plus… Je n’arrive pas à le réveiller !!
- Dans ce cas contente-toi de le maintenir en vie jusqu’à ce qu’on désactive la tour.

Elle voulut lui rétorquer que c’était bien plus facile à dire qu’à faire, mais elle préféra garder son énergie pour sauver son compagnon.

- D’a… d’accord… Répondit-elle, toute chamboulée.
- On va y arriver, Yumi ! On ne le laissera pas tomber !

Elle raccrocha et reprit immédiatement son exercice de réanimation. Chaque seconde était précieuse.

- Tenez-vous prêts, les amis ! S’exclama Jérémie. Je lance la réparation du programme dans quelques secondes. Le surplus de monstres disparaîtra immédiatement.
- Et des secondes… Il y en aura beaucoup, Jérémie ? Demanda Aelita.
- Non… Pourquoi ?
- Bouclier !

L’intervention d’Odd venait d’épargner une dévirtualisation à Aelita. Depuis deux bonnes minutes, ils étaient coincés au bord du territoire, juste au dessus de la mer numérique. Le félin virtuel avait perdu son Overboard dans la bataille et ils ne disposaient d’aucune marge de manœuvre pour décamper. Odd usait donc de son pouvoir pour dévier et repousser les tirs de leurs ennemis. Il fallait croire qu’être sous pression lui octroyait une adresse surhumaine, car tenir tête à ces assauts infernaux sans encaisser un coup relevait purement et simplement du génie.
La rafale prit fin. Une seconde plus tard, les monstres armèrent encore leurs tirs. Odd et Aelita se tinrent prêts.

La chance serait-elle encore de leur côté ?
Une seconde encore plus tard, la réponse leur apparut : oui.

A peine Einstein avait-il appuyé sur Enter que les agents de Xana commençaient déjà à se réduire en nuages de pixels. Les espaces vides que cela engendrait, créèrent un véritable boulevard pour l’ange virtuel, jusqu’à la tour. Elle l’emprunta directement, sans se poser de question. Elle franchit la distance en quelques secondes avant d’entrer dans l’édifice numérique. Encore quelques secondes pour gagner la plateforme supérieure. Encore quelques secondes pour entrer le Code.

Encore quelques secondes, encore quelques secondes…

- Encore un peu, Ulrich ! Tiens encore un peu, s’il te plaît !! Conjurait Yumi.

La pression qu’elle appliquait sur sa poitrine s’était faite plus virulente, au point de lui avoir cassé une côte. Angoissée au début, elle s’était ensuite ressaisie en se disant qu’il valait mieux qu’il vive avec une côte cassée plutôt qu’il ne meurt avec toutes ses côtes indemnes. Elle apposa, une fois de plus, ses lèvres sur les siennes, lui offrant tout l’oxygène dont il avait besoin. Dans son souffle, elle laissa échapper des larmes. Celles-ci sillonnèrent ses joues avant de s’écouler sur celles de son ami. Au bord du désespoir, elle acheva, cette fois-ci, son insufflation par un doux baiser chargé de tendresse. Après avoir relevé la tête, elle lui caressa délicatement les cheveux. Son regard ne laissait planer aucun doute sur ce qu’il représentait pour elle. Elle en prit pleinement conscience à cet instant précis.

- Je te sauverai. Je ne te laisserai pas mourir. Je ne te laisserai pas partir loin de moi. Lui dit-elle, la voix gorgée d’émotions. Reste avec moi. Pitié, reste avec moi…

Au moment où elle allait reprendre le massage, un flash aveuglant l’éblouit. Le retour vers le passé avait été enclenché…

Mais l’avait-il été à temps ?


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L'attaque du mariage est close !
Mais quel en sera le dénouement ? Je vous laisse y réfléchir !^^
J'attends vos réactions.
A bientôt !
Dernière édition par almelyoko le 04 Avr 2014, 23:33, édité 2 fois.
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Message 03 Juil 2013, 00:20

Mon dieu, mon dieu, mon dieu!!!

Par où commencer? Par la lecture, assurément! Mais il y a tant de choses que je dois lire et écrire en même temps!
La preuve, j'ai lu au moins dix fois la première page de post de cette fic! Mais après chaque lecture, je passais à autre chose et j'oubliais l'histoire...
Alors je la recommençais. Et ça pour l'avoir relue, je l'ai relue et re-relue! (Mémoire de poisson rouge, moi??? Noooooonnnn...)

Promis, un jour je lirais la page 2!! ;) Et peut-être même la 3, qui sait? Soyons fous!!
Une chose est sûre : j'en ai, de la lecture en attente!

Et pour ce qui est de la page 1, je dois avouer que j'ai bien aimé. Cela dit, je ne me souviens plus de l'histoire de ta précédente fic (non, non, pas poisson rouge!!), alors la relation entre Ulrich et ses parents m'a quelque peu déconcerté. Ça fait bizarre de les voir s'entendre si bien!

Et puis Yumi et Ulrich sont tous mimis! Par contre, t'as pas loupé Odd! Un vrai boulet pour ce qui est de les taquiner! Mais c'est pour ça qu'on l'aime, le maigrichon!!
Sinon, juste un regret : je trouve juste Jérémie et Aélita un peu trop absents... Cela dit, je n'ai lu que le début! Et en survolant brièvement tes derniers posts et les coms, ça a l'air de s'améliorer de ce côté-là.

Bon, je retourne lire le dernier post de la page 1 et j'entame la page 2, promis!! :D
MES NOUVELLES FIC : Code Lyoko M.d.R. (Humour, quand tu nous tiens!) et Du cœur à l'ouvrage (Oh! Comme c'est mignon!)

VIENDEZ VOIR MES AUTRES FIC!!! Protocole Carthage (version 2), Je ne t'attends plus (terminée) et Sacré Jimbo! (one shot).

Non, je ne m'appelle pas Ann!!! Appelez-moi Vince. (Hé oui! Je suis un mec!!!)
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Jeune Lyokophile

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Message 10 Juil 2013, 00:29

Bonsoir ! ^^

Merci pour ton com' Ann O'Neemm ! Ça me fait plaisir que tu lises ma fic.

D'ailleurs, je voulais te rappeler un truc que tu m'avais dit sur mon autre fic que tu avais aussi bien appréciée (Un Piège sentimental) : " Quoi??? C'est déjà fini??? ".

Et oui ! Apparemment, tu l'avais trouvée trop courte. Donc, ce coup-ci, je fais une fic plus longue et plus construite. Il y a beaucoup d'éléments, mais pas d'inquiétude : tout s'imbriquera en temps voulus ! ^^

Sur ce, je te laisse à ta lecture et je remercie encore tous les autres lecteurs de ma fic !

La suite est en cours !!

A bientôt ! :D
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !

Lyokofan

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Message 13 Juil 2013, 10:57

Bon, beh après les examens qui m'ont pris du temps, c'est les résultats qui m'ont plombée.. Ça me fait chier, j'étais en pleine semaine d'inspi, j'ai écrit un OS, un autre à moitié que j'ai du coup laissé tomber, et un troisième qui aurait pu être énorme (et qui t'aurais plut en plus !)

Bref, rageant..

Revenons-en à ta fic hum (:

Enfin à ta réponse à mon comm' d'abord. Je comprends le principe de faire souffrir le perso même si on l'aime. Après, moi je choisis plutôt la torture psychologique, qui peut être même pire que la torture physique, de mon point de vue. Donc ce n'est pas ça qui me gênait, seulement je trouvais ça tellement bien fait que ça en devenait douloureux pour moi. Et ça faisait de toi une grande sadique ! :?
Et j'ai beau relire, dans tout ce que j'ai cité, je comprends arrachage de bras (j'ai vu un film d'horreur dégueulasse aussi hier, faut pas m'en vouloir.)
Mais je suis rassurée de savoir que non, la blessure est intérieure alors, mais c'est tellement flou (et en même temps super précis, c'est bizarre), qu'on peut se tromper. J'ai vraiment cru qu'on lui arrachait le bras.

Et la suite n'est pas en reste, bien que je garde espoir, car, comme tu l'as dis, tu ne tueras pas Ulrich. N'empêche que si je n'étais pas sure de ça je flipperai grave !
Et la promesse c'est exactement ce que je voulais dire, il a promis, mais s'il devait réellement la perdre, pour moi il serait prêt à tout sacrifier pour elle. Je l'ai toujours imaginé répondre « Yumi » à la question « Si jamais une catastrophe arrivait et que tu ne pouvais sauver qu'une seule personne, laquelle choisirais-tu ? »
Ça ne remet pas en cause sa loyauté, c'est comme ça. S'il devait honorer sa promesse mais perdre Yumi à cause de ça, il ne s'en remettrait pas. Depuis l'épisode 6 où elle est morte parce qu'il est arrivé une fraction de seconde trop tard, il y a eu un changement dans son comportement. Je ne crois pas qu'il le dise, mais moi c'est une caractéristique que j'ai rajouté au personnage, à savoir qu'il ne laisserait plus jamais une telle chose se reproduire. D'ailleurs, aussi loin que je me souvienne, toutes les autres fois, il est arrivé juste à temps, et n'a plus jamais reproduit 'cette erreur'.
Je pense qu'il virerait fou s'il la perdait, et inversement (l'attitude de Yumi dans l'épisode 62 est très équivoque... Mais si j'ai déploré le manque d'expression des sentiments vers la fin, quand il revient, par opposition aux larmes du début)

Pour le nous/on, c'est toi l'auteur hein, si tu juges que c'est mieux je n'ai rien à redire ;)

Je n'ai même pas réagit (je veux dire, négativement), quand il a abdiqué. Ça m'a fait peur pour lui, mais ça ne m'a pas choqué. Tout le monde à ses limites, même Ulrich. Et là.. Il n'est pas invincible (en duo avec Yumi déjà, c'est plus discutable :p )

Ah oui, et PS : L'attaque est terminée. Toi même tu le dis. Et tu sais ce qui est bizarre, c'est que pendant quelques chapitres, j'ai presque oublier que je lisais bien Guilty. (la culpabilité d'Ulrich, le mystère sur son passé etc..)


Bref, chapitre vingt-six.

Pour la forme : Comme d'hab, je n'ai pas vu de fautes pour le moment, et la présentation est agréable.

Pour le fond :

— Ah bah enfin, il se réveille et bouge ses jolies fesses ! Au boulot, va chercher (et sauver) ta femme !
— Lana, K.O. + 1
« Ça, c’est mon fils ! Un vrai dur à cuir comme son père ! Déclara-t-il d’un ton rieur. » L'est flippant M Stern. :?
— La scène de combat entre père et fils est bien construite, et longue (ce n'est pas péjoratif, bien que les scènes d'action ne soient pas mon truc, c'est tout à ton honneur).
— L'étranglement est vraiment affreux. C'est hyper sadique de le faire mourir (presque mourir, j'espère) par les mains de son père, qui était devenu si aimant..
— Le registre pathétique est bien présent, les paroles, bégaiements plutôt, d'Ulrich pour tenter d'arrêter son père sont touchants, bien qu'inutiles car celui-ci y est insensible. Ça rajoute de l'émotion, c'était un bon truc à caser.
« Sur le coup, il déplora que ce ne soit pas un Krabe, un Mégatank, la Méduse ou un spectre polymorphe anonyme qui mette fin à ses jours, mais bel et bien son père. Son père, l’homme grâce à qui il était sur Terre, était en passe de le faire disparaître de sa surface. » Ça rejoint ce que je disais plus haut, et que tu exprimes clairement ici. Ulrich n'a pas tort, être tué par un membre de sa famille, ses parents (ou ses enfants), doit être une des pires morts. Ce sont en général des personnes de confiance et tout... Bien que là ce soit quand même, il faut le préciser, la faute de Xana. (Ouuuuh le vilain)
« Hélas, il n’aurait plus l’occasion de savoir si elle la partageait. » J'espère que ça c'est ce que pense Ulrich sur le coup, et que ce n'est pas la vérité.
— Alors là y'a du lourd ! Et dire que personne ne l'a relevé, eh oh, y'a que moi qui ai envie de connaître le passé d'Ulrich !
« Son expression aimante contrastait amplement avec la froideur des yeux modifiés que sa position le forçait à fixer.
Si noirs, si haineux, dépourvus de toute compassion ou sentiment…

Matt ? » Dafuq ?! Yeux noirs, haineux + étranglement = petit frère !?
Ça, crois-moi, je ne vais pas l'oublier de si tôt... J'ai d'ailleurs plusieurs hypothèses, toutes liées à l'étranglement (Ulrich avec son frère, ou plutôt, vu le contexte, son frère avec Ulrich...) Mais je viens de penser à un truc, parce que Matt là, il a disparu, on en parle jamais et tout, et moi je suis partie tout simplement du principe qu'il était mort... Et s'il était en vie ? :twisted:
Brefouille, ça me fait trop cogiter ça dès le matin... Mais en tout cas, ça nous ramène bien à ton Guilty... Et si, et si en fait le Guilty ne s'appliquait pas à Ulrich, mais à son frère qui a essayé de le tuer... Sauf que c'est pas logique, Ulrich a du faire autre chose ensuite qui a déclenché ce sentiment de culpabilité.. RAH LALALALALALALA ! :banghead:

— Retour du pathétique avec Yumi cette fois-ci, qui est, peut-être arrivé une fraction de seconde trop tard..
— Rappel de la promesse, toujours dans le même registre.. C'est bien fait, franchement ! Et ça rejoint ce que j'ai dit au tout début du message, l'un sans l'autre, ce n'est pas possible..
« Je te sauverai. Je ne te laisserai pas mourir. Je ne te laisserai pas partir loin de moi. Lui dit-elle, la voix gorgée d’émotions. Reste avec moi. Pitié, reste avec moi…

Au moment où elle allait reprendre le massage, un flash aveuglant l’éblouit. Le retour vers le passé avait été enclenché…

Mais l’avait-il été à temps ? »


Finir sur un suspens pareil... Et ne pas s'avouer être sadique... Mais ça c'est du sadisme pur ça !! Depuis deux chapitres, ou trois, tu nous laisses en pleine scène de torture pour bien.. Nous torturer va ! (oui je sais, je suis à court de synonymes...)
Bref.. De toute façon, si tu ne le fais pas mourir, c'est pas super raccord avec ce que tu dis dans ce chap, à aucun moment Yumi ne sent son pouls, et si un perso est mort au moment du retour dans le temps, même un retour vers le passé ne pourra pas le sauver. (j'avais vu ça dans un OS ou une petite fic, ça me saoule je ne me rappelle pas lequel).. La seule solution que je vois, c'est que, vu que vers la fin tu ne parles plus de pouls ni rien, Yumi, dans toute sa panique et sa confusion, n'ai pas senti les palpitations d'Ulrich revenir. C'est le seul moyen, car si son coeur n'est pas reparti.. Il est officiellement mort.

Enfin bon, ce que je retiendrais de ce chapitre, c'est avant tout ce Matt.
Et... Et d'ailleurs Ulrich ne peut pas mourir, tout le mystère sur sa famille n'est pas résolu.. Et je vois mal M. Stern se confier à Yumi lors des funérailles de son fils.. (Ça pourrait cependant lui rappeler la mort de son autre fils, si Matt est mort).. Mais ça serait bizarre..
Tue-le pas, en plus c'est ton chouchou :silent:

Sinon, bonne chance pour la suite hein ! :P
« And when I'm not with you, I know that it's true, that I'd rather, be anywhere but here without you » ♥

« Is this the end of the moment ? Est-ce la fin d'un moment ?
Or just a beautiful unfolding Ou juste un beau dénouement
Of a love that will never be ? D'un amour qui n'aura jamais lieu ? » ♥

[...]

« I wonder Je me demande
If maybe Si peut-être
Maybe I could be Peut-être je pourrais être
All you ever dreamed, cause you are... Tout ce dont tu as toujours rêvé, car tu es...
Beautiful inside Beau à l'intérieur
So lovely and I Si mignon et je
Cant see why I'd do anything without you, you are... Ne vois pas ce que je pourrais faire sans toi, tu es... » ♥

[...]

« Is this a natural feeling ? Est-ce un sentiment naturel ?
Or is it just me bleeding Ou est-ce que cela me fait juste saigner
All my thoughts and dreams Dans toutes mes pensées et rêves
In hope that you will be with me ? or Dans lequels j'espère que tu seras avec moi ? ou
Is this a moment to remember Est-ce le moment de se rappeler
Or just a cold day in December ? Ou juste une froide journée de Décembre ? » ♥

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Jeune Lyokophile

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Message 20 Oct 2013, 13:42

Bonjour à tous !

Je vous présente mes plus plates excuses pour cette longue absence. Les mots ne me venaient pas vraiment et le temps me manque beaucoup ces derniers temps (j'attaque ma 1ère année de Master à la fac). En ce moment, j'arrive à avoir quelques sessions d'écriture, donc je vais essayer de bien reprendre pendant mes pseudo-vacances.

Sur ce, bonne lecture ! ^^

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Aujourd’hui
Dans l’église St Maxime
Il y a quelques heures…



Yumi était assise sur un des bancs du fond. Tout le monde retenait son souffle. La porte de l’église s’ouvrit. Célia fit son entrée au bras de son père. Sa magnifique robe ivoire ceinturée par une fine bande de soie noire virevoltait légèrement au rythme de sa démarche élégante. Elle arborait le même regard vert émeraude rempli de fierté que celui qu’elle avait légué à sa fille. Les rayons de soleil filtrés par les vitraux colorés éclairaient toujours joliment la salle. En augmentant encore son degré d’attention d’un cran, la japonaise perçut un peu mieux les notes de La Marche nuptiale qui résonnaient. Une parfaite harmonie entre un Stradivarius… Et un Blüthner.
Elle ne l’apercevait que de dos, mais elle ne put retenir ses larmes de joie. Les invités les mettraient sans doute sur le compte de l’émotion due à l’événement, mais il n’en était rien. Ulrich acheva le morceau avec la même concentration que la première fois, puis il se retourna. Il lui sourit.
Et son sourire fut encore plus éclatant que la lumière qui inondait l’église. Son visage était parfaitement comparable à ceux des saints qui semblaient bénir les lieux.

Peut-être ont-ils été de leur côté ce coup-ci ?

- Monsieur Stephan Daniel Moreau, acceptez-vous de prendre Madame Célia Blanche Suzanne Deblois comme épouse ? Promettez-vous de lui rester fidèle ? De la chérir, de l’aimer, de la respecter et de l’honorer, dans la richesse ou la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je le veux.

L’instant crucial était à deux doigts de se produire, mais une seule information importait pour Yumi.

Il est vivant… Tu es vivant. Tu es toujours avec moi.


Et comme s’il avait pu lire dans ses pensées, il articula silencieusement :

- Je suis là.

Pour eux, le temps s’était comme suspendu, mais la cérémonie s’enchaîna.

- Madame Célia Blanche Suzanne Deblois, acceptez-vous de prendre Monsieur Stephan Daniel Moreau comme époux ? Promettez-vous de lui rester fidèle. De le chérir, de l'aimer, de le respecter et de l’honorer, dans la richesse ou la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je le veux.

Et la japonaise se surprit elle-même en pensant très fort à ces mêmes mots comme si la question lui avait été destinée. Mais se furent bien les lèvres de Célia et de Stephan qui s’unirent sous un tonnerre d’applaudissements.
Le brouhaha des acclamations les ramena sur Terre. Le jeune homme se retourna pour reprendre une nouvelle fois La Marche nuptiale, accompagné de son père, tandis que la jeune fille se leva précipitamment pour imiter les autres invités.
Les jeunes mariés traversèrent l’allée parsemée de pétales de rose blancs dans le sens inverse. Ils étaient radieux et leurs yeux semblaient remplis de joyeuses perspectives pour l’avenir.

Peut-être que Sebastian se trompe cette fois-ci ? Pensa la japonaise.

Seul le temps le dira.

A la sortie, ils furent accueillis par d’autres pétales de rose qui planaient dans les airs. Ils s’embrassèrent encore une fois avant de gagner l’arbre sous lequel ils avaient visiblement décidé d’immortaliser ce merveilleux jour qui n’était qu’à eux. L'église se vidait progressivement à mesure que l’assemblée se dirigeait vers la porte pour rejoindre le couple. Les Stern en profitaient pour terminer leur morceau.

- Bravo, fiston ! Tu n’as rien perdu ! Lui lança son père avec un sourire qui exprimait sa fierté.
- Me… Merci, Papa.

L’image du psychopathe froid et animé par le seul désir de le tuer s’imposa à son esprit. Il avait l’impression de revenir d’un monde parallèle cauchemardesque dans lequel il serait resté coincé pendant des années. Mais la gentillesse qui habitait le regard de son père lui confirmait définitivement qu’il était bien de retour, dans sa réalité.

- Ne fais pas cette tête, fils ! Tu as été parfait !

Il s’approcha de lui et lui tapota affectueusement l’épaule. Ulrich sursauta instinctivement, s’attendant à ressentir une douleur effroyable. Mais bien évidemment, ce ne fut pas le cas : le retour vers le passé avait tout réparé.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Tu t’es blessé ?

Si tu savais, Papa.
Se dit-il.

- Non… Non, non, tout va bien. Tu m’as juste surpris, c’est tout.
- Ah ? Excuse-moi, alors. Bon, on devrait peut-être rejoindre les autres dehors. Je n’aime pas laisser ta mère toute seule.
- Oui, tu as raison. Je vais voir Yumi.
- Très bien. Allons-y.

Ils sortirent du lieu de culte côte à côte. Sebastian projeta son regard au loin, balayant son environnement à la recherche de son épouse. Une fois qu’il la repéra, il se hâta immédiatement à sa rencontre.

- On se voit plus tard, fils. Amuse-toi bien !

Le jeune homme se retrouva donc seul devant l’immense porte. Il commença à scruter la foule, cherchant une robe violette ornée d’une fleur noire en tissu, mais dans son dos, une étreinte réconfortante l’interrompit. Il caressa doucement la peau des bras qui l’encerclaient avant d’effectuer une lente rotation vers son amie. Il l’enlaça à son tour, humant le doux parfum de ses cheveux d’ébène.

- Je suis là… Je vais bien. La rassura-t-il d’une voix apaisante.
- Mais comment… Comment est-ce possible ? Tu ne respirais plus… Je croyais… Je croyais que…

Elle ne put terminer cette phrase qui annonçait une possibilité morbide. Sa respiration et sa parole étaient saccadées à cause de ses sanglots.

- J’ai cru que… Que je ne te reverrai plus jamais…

Le barrage auquel ses glandes lacrymales étaient soumises se rompit : ses larmes se mirent à rouler le long de ses joues. Ulrich les sécha délicatement du revers de ses deux pouces. La chaleur de ce contact leur fit beaucoup de bien.

- Chut… Ne pleure pas… Ne pleure plus… Lui dit-il alors qu’il luttait pour ne pas l’imiter. Calme-toi… Je… La dernière chose dont je me souvienne c’est d’une puissante lumière blanche.
- Au moment… Au moment du retour vers le passé ? Se demanda-t-elle à voix haute après avoir retrouvé ses esprits.
- Oui. J’ai dû retrouver ma respiration à ce moment-là. Continua-t-il sur un ton très doux. Tu m’as sauvé in extremis… Tu es mon héroïne ! Finit-il en tentant de plaisanter pour lui redonner le sourire.

Sa stratégie fonctionna. Elle émit un rire léger en ravalant toutes ses larmes.

- Tu es géniale. La complimenta-t-il tendrement.
- Tu commences déjà à essayer de te rattraper, beau brun ? Rétorqua-t-elle.
- Oui, il faut bien commencer un jour !
- Alors… Embrasse-moi.

Il ne savait s’il devait interpréter cela comme un ordre, une suggestion, ou un souhait. Tout ce dont il était sûr, c’était qu’il le voulait tout autant qu’elle. Il frôla ses lèvres de son pouce récoltant un peu de son rouge à lèvre dessus. Il prit soin de ne pas l’étaler jusqu’à la commissure de sa bouche. Il raccourcit insensiblement la distance entre eux. Ses doigts se crispèrent autour de sa hanche comme on s’agrippe à une bouée de sauvetage – ce qu’elle a été pour lui il y a quelques instants -. Les mains de Yumi étaient posées sur sa poitrine. Elle la massa par petits à-coups, voulant à tout prix sentir les battements réguliers de son cœur, comme une preuve indispensable de cet instant qu’ils étaient en train de partageaient. Seulement quelques centimètres séparaient leurs visages. Rien de plus facile que de les franchir… Sauf quand on est dérangés par une sonnerie de téléphone.

- C’est sûrement Aelita qui veut me demander des nouvelles. Suggéra la japonaise en essayant nonchalamment de se dégager de son étreinte pour saisir son appareil.

Il saisit vivement son poignée avant qu’elle ne puisse l’atteindre et offrit pour toute réponse à son regard abasourdi un « plus tard ».
Puis il franchit la fameuse distance en un quart de seconde. C’était chaud, sensuel, réconfortant, tendre, plein d’amour. Un besoin, une envie, une dépendance de l’autre, plus forts qu’ils ne l’ont jamais été. Un baiser intime… Que deux sonneries retentissantes semblaient vouloir péniblement interrompre.

- Ce doit être Odd qui m’appelle. Fit Ulrich en plein échange amoureux. Il doit être mort d’inquiétude.
- Ils doivent tous l’être, Ulrich. Renchérit Yumi sans pour autant réfréner ses ardeurs.

Contraint, il acheva le baiser avec toute la douceur dont il était capable avant de saisir son portable.

- Bon d’accord. Je vais les rassurer.
- Oui, vas-y. Confirma-t-elle en tentant de reprendre son souffle.
- Oui ? Oui, Odd, c’est bien moi… Ben non je suis pas mort, puisque t’es en train de me parler, idiot !... Oui, elle va bien aussi. Nous allons très bien, tous les deux. Pardon de vous avoir inquiétés… Merci. Oui, à demain.

Puis il raccrocha, la main serrée sur son téléphone. La conversation ne s’était pas éternisée, fut même plutôt banale compte tenu des circonstances, mais elle n’en a pas pour autant manqué en intensité. Ils avaient bien senti le plaisir mutuel de pouvoir se parler et plaisanter dans l’insouciance qui les caractérisait.
Chaque mission constituait un risque. Chaque victoire constituait un renforcement des liens du groupe. Et bien qu’il puisse paraître froid et solitaire de temps à autre, Ulrich ne pouvait s’empêcher de ressentir un immense réconfort en constatant cela. Il finit par se retourner vers Yumi pour la prendre à nouveau dans se bras. Les doux bercements qu’il lui prodiguait l’apaisèrent encore plus.
Leur paisible weekend pouvait enfin reprendre.

Le reste de la journée se déroula sans encombre. Aux alentours de treize heures, la grande tente les avait tous abrités pour le savoureux repas-buffet. Il n’y avait pas à dire : le traiteur s’était vraiment surpassé. Les convives purent déguster les délicieux mets que les deux jeunes gens avaient déjà eu l’occasion d’expérimenter. Le tout se fit dans la décontraction la plus totale, les conversations allant bon train à chaque coin de l’immense table. Quelques notes d’un jazz distingué venaient rythmer chaleureusement l’ambiance du repas. L’orchestre était finalement arrivé avec « trois heurs de retard ?! », comme l’avait gentiment fait remarquer la mariée avec toute la « contenance » que nous lui connaissions. Bien sûr, ces messieurs ne devraient s’attendre qu’à une « restriction salariale » sévère pour cette infamie ! Néanmoins, ils eurent la correction et la conscience professionnelle de régaler la foule de leurs talents musicaux en dépit de tout ceci.

Et il en fut ainsi durant toute la continuité de la fête. Alors que les adultes préféraient rester à discuter des futurs projets de famille du jeune couple fraîchement marié à un endroit ou de politique à un autre, les deux Lyoko-guerriers choisirent de s’éclipser un petit moment. Ils allèrent s’isoler vers le petit bosquet, à plusieurs mètres de l’assemblée. Assis dans l’herbe, un tronc d’arbre leur offrit un appui confortable, tandis qu’ils contemplaient le ciel déjà légèrement obscurci, les doigts enlacés. Un silence complice s’installa. Comme si aucun des deux ne voulait briser cet instant, ce plaisir simple d’être ensemble sans se soucier de quoi que ce soit, hormis de l’autre.
La soirée se prononçant de plus en plus, un léger courant d’air fit frissonner imperceptiblement la japonaise pendant une fraction de seconde. Bien évidemment, ceci ne put échapper à son bienveillant petit ami qui recouvrit aussitôt ses épaules de sa veste. Une délicate attention que Yumi ne manqua pas de gratifier d’un baiser sur la joue… puis sur ses lèvres, puis un autre, encore un autre, jusqu’à ce que la fièvre ne s’empare d’eux au point que la veste ne devienne de trop. Celle-ci gisait donc à bonne distance sur le sol, où Ulrich allongeait soigneusement son amie. Les caresses étaient subtiles, mais n’en étaient pas moins électriques. Leur retenue naturelle ne disparaissait pas pour autant, elle était juste un peu plus faible qu’à l’accoutumée. Les occasions de s’adonner ainsi l’un à l’autre étaient tellement rares que leurs subconscients devaient sans doute vouloir rattraper cela. Et ce fut bien ce qu’Ulrich s’employa à faire quand il commença à embrasser sa nuque avec beaucoup de finesse. Ce que Yumi semblait bien apprécier… Jusqu’à ce que…

- Excusez-moi.

Ils ne purent retenir un cri de surprise en entendant cette voix sortie de nulle part. La gêne s’empara d’eux après cet éclatement inopiné de leur petite bulle.

- Qu’est-ce que tu veux, Lana ? Demanda Ulrich irrité par cette soudaine interruption.
- Loin de moi l’idée de vouloir gâcher vos projets aussi… Fougueux soient-ils. Mais je venais vous annoncer que l’ouverture de bal n’allait pas tarder. Vous ne voudriez pas manquer ça, j’imagine ?

L’air courroucé de son cousin lui informa qu’elle imaginait très mal (ce dont elle se doutait bien). Mais contrairement à lui, Yumi fit bonne figure et se releva en se réarrangeant à la hâte.

- Ne t’en fais pas ! Personne ne verra que vous avez follement batifolé dans l’herbe ! Dit-elle d’un ton rieur.
- Nous ne… Débuta-t-elle.
- Pas la peine de vous justifier : je sais ce que c’est !
- Lana ! S’insurgea son cousin.
- C’est bon, j’arrête de vous taquiner. Mais dépêchez-vous.

Ulrich peinait à retrouver sa veste sombre que Yumi avait lancé au loin.

- Tu peux partir devant, Yumi. Nous te rattraperont, ne t’en fait pas.

Le regard presque insistant de Lana lui fit comprendre que ceci n’était qu’un prétexte pour se retrouver en tête-à-tête avec son ami.

- Très bien. A tout de suite, alors.

Elle lui retourna un regard vert émeraude plein de gratitude. Tandis que Lana la voyait s’éloigner, Ulrich revenait vers cette dernière.

- Ça y est, on peut y aller.

Quand il entama sa marche pour rejoindre son aimée, la main de sa cousine le bloqua au niveau du torse avec fermeté. Ses sourcils étaient légèrement froncés et on aurait dit que ses yeux étaient plus sombres, malgré la pénombre ambiante. Depuis tout petit, son cousin avait toujours craint ce regard… Et cela n’avait pas changé.

- Oui, Ric. On va y aller.

Puis elle marqua délibérément une pause avant de reprendre sur un ton plus dur.

- Mais d’abord… On a quelques petites choses à se dire toi et moi.


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Voilà, j'espère que cette suite qui a mis beaucoup de temps à venir vous a plu !
J'essaierai de faire en sorte que la prochaine arrive rapidement.
A bientôt et merci d'avance de vous être arrêté ici ! :D
Dernière édition par almelyoko le 06 Nov 2013, 17:41, édité 3 fois.
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !

Lyokofan

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Message 25 Oct 2013, 21:30

Y'a vraiment que moi pour poster un commentaire ? Sérieux ?
Franchement, les membres de ce forum me déçoivent.. Elle vous a fait quoi, l'auteur ? Parce que c'est la seule raison que je trouve pour ce manque d'encouragements..
Ça me déprime mais à un point pas croyable de voir qu'une fic aussi bien écrite, aussi bien construite et avec une trame aussi intéressante n'ai que si peu de réponses.. Bon sang j'ai l'impression d'avoir déjà pété un câble là dessus, et là je prie l'auteur de m'excuser parce qu'elle n'en est en rien responsable, c'est juste que ça me dépasse ! Je ne vise personne mais il y a des fics dont le scénario est lamentable (je ne lis plus de fics ici depuis des mois, donc n'allez pas vous vexez inutilement), l'orthographe déplorable et le style à coucher dehors, et qui reçoivent plus d'encouragements et de critiques que celle-ci ! M**de !
Enfin, quand même... Puis je suis désolée, mais une histoire pareille ça marque, ça intrigue, c'est pas le genre de fic qu'on zappe.

Alors je vais faire mon boulot de commentatrice, et quitte à y passer une heure, je la prendrais, parce que quand une fic vaut le coup, on y passe le temps qu'il faut. C'est peut-être ça aussi qui bloque les gens, ils ont l'habitude de pas trop avoir à commenter.
Mais honnêtement, en tant qu'auteure et lectrice, dire 'bravo, génial, vite la suite', ça ne tue personne. Et ça encourage vraiment l'auteur. Pis surtout qu'ici, aucune règle, je crois, n'interdit de ne poster que trois mots en commentaires. Donc votre travail est vraiment léger en comparaison à celui qu'à l'auteur ici à se démener pour écrire et poster cette suite.


Bref, ceci étant dit, passons à la suite, que moi j'ai attendu pendant deux longs mois.

Chapitre vingt-sept :

Pour la forme : très bien, juste à un moment tu as fait un retour à la ligne, mais je pense que tu as oublié de sauter une ligne, du coup ça fait un gros pâté. ^-^'
Après j'avais vu une faute, mais je la retrouve plus --' .... Ah si, quand même ! « la grande tente les avait tous abriter » abrités*
Sinon tout est parfait, rien à redire.

Pour le fond :

— Alors alors, enfin cette attaque se termine ! J'aime bien l'idée de reprendre à la cérémonie (en même temps, c'est là que l'attaque c'était déclenchée si je me souviens bien), au lieu que de recommencer plus tôt dans la matinée.
— C'est adorable le fait que Yumi entende Ulrich avant de le voir, juste au son de la Marche nuptiale. Je n'y avais pas fait gaffe au début, mais c'est beau. Et le petit sourire de loin. Et les chuchotements .. J'ai toujours su que ces deux là pouvaient communiquer sans paroles,simplement par des gestes ou des regards. 'est très bien retranscrit dans cette cérémonie. Très touchant. (bon, je m'excuse par avance, mais il y a eu tellement d'amour dans ce chapitre que je vais surement me répéter..)
— Tu as oublié des mots dans la question du prêtre quand il la pose à Célia ! :mrgreen: J'ai vu ça quand j'ai regardé la différence de longueur des phrases (non, je suis pas folle, juste je lis bien)
— Pauvre Ulrich.. Quelque chose me dit qu'il se souviendra longtemps de son père xanatifié..!
— Et enfin ils se retrouvent tous les deux.. Petite scène émouvante entre les deux, franchement ça fait du bien de lire de l'Ulumi, ça faisait longtemps ! Puis comme c'est bien écrit, moi, je me régale!
— Le coup de fil ... Ah bah oui bien sûr, il fallait qu'ils téléphonent à ce moment-là. Bah oui! Sinon, c'est pas drôle voyons! Ils en ont mis du temps avant de réagir quand même, on a eu le temps de voir se dérouler toute la cérémonie.. Mais bon, ça varie selon les églises alors on va miser sur le mariage express..
— Et euh... Sinon, Ulrich, il a du rouge à lèvres là du coup ? *sort*
« Leur paisible weekend pouvait enfin reprendre. » Hum...
« L’orchestre était finalement arrivé avec « trois heurs de retard ?! », comme l’avait gentiment fait remarquer la mariée avec toute la « contenance » que nous lui connaissions. Bien sûr, ces messieurs ne devraient s’attendre qu’à une « restriction salariale » sévère pour cette infamie ! » + 1 !
— Encore une séance câlin.. Et bah, on est gâtés dis-donc ! « La soirée se prononçant de plus en plus, un léger courant d’air fit frissonner imperceptiblement la japonaise pendant une fraction de seconde. Bien évidemment, ceci ne put échapper à son bienveillant petit ami qui recouvrit aussitôt ses épaules de sa veste. Une délicate attention que Yumi ne manqua pas de gratifier d’un baiser sur la joue… puis sur ses lèvres, puis un autre, encore un autre, jusqu’à ce que la fièvre ne s’empare d’eux au point que la veste ne devienne de trop. » Non mais juste.. J'adore quoi !
— Lana qui intervient. « Personne ne verra que vous avez follement batifolé dans l’herbe ! » + 1 ! (pour la réplique, l'interruption, bien que nécessaire pour plusieurs raisons, aurait pu attendre :p)
« On a quelques petites choses à se dire toi et moi. » + « Ses sourcils étaient légèrement froncés et on aurait dit que ses yeux étaient plus sombres, malgré la pénombre ambiante. Depuis tout petit, son cousin avait toujours craint ce regard… Et cela n’avait pas changé. » + « un ton plus dur » Alors là ça devient carrément mais carrément intéressant ! Je veux savoir ! Et j'exige, d'ailleurs pense être une des rares à pouvoir exiger ça, une suite dans les plus brefs délais !



Bref, continue à nous faire rêver, et à bientôt j'espère !
« And when I'm not with you, I know that it's true, that I'd rather, be anywhere but here without you » ♥

« Is this the end of the moment ? Est-ce la fin d'un moment ?
Or just a beautiful unfolding Ou juste un beau dénouement
Of a love that will never be ? D'un amour qui n'aura jamais lieu ? » ♥

[...]

« I wonder Je me demande
If maybe Si peut-être
Maybe I could be Peut-être je pourrais être
All you ever dreamed, cause you are... Tout ce dont tu as toujours rêvé, car tu es...
Beautiful inside Beau à l'intérieur
So lovely and I Si mignon et je
Cant see why I'd do anything without you, you are... Ne vois pas ce que je pourrais faire sans toi, tu es... » ♥

[...]

« Is this a natural feeling ? Est-ce un sentiment naturel ?
Or is it just me bleeding Ou est-ce que cela me fait juste saigner
All my thoughts and dreams Dans toutes mes pensées et rêves
In hope that you will be with me ? or Dans lequels j'espère que tu seras avec moi ? ou
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Jeune Lyokophile

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Message 26 Oct 2013, 01:12

Bonsoir ! ^^

J'ai lu ton commentaire il y a quelques heures Leana, et sache qu'il m'a fait très plaisir. Comme ça fait un moment que tu attends la suite, je vais honorer ton com' en y répondant tout de suite.

Pour la reprise après l'attaque : oui tu as bien suivi, c'est pendant la cérémonie que ça s'est déclenché. Donc il fallait bien reprendre là pour éviter l'incohérence.

Le son de la Marche nuptiale pour "reconnaître" Ulrich... Bien sûr c'était tout calculé, en plus j'ai fait toute une description sur lui et le Blüthner, alors autant jouer là dessus (je viens de me rendre compte que j'ai fait un jeu de mots. Lol). Puis, la communication silencieuse... Ah~~ J'avais l'impression de la vivre en l'écrivant ! ^^'

J'ai relu et non pour la question du prêtre je n'ai pas oublier de mots... C'est juste que Célia a un nom plus à rallonge que son mari (bonne chance à lui pour tous les retenir !^^).

Retrouvailles romantiques : je ne me lasse jamais de les lire ou de les écrire.

Le coup de fil ? Ben c'est comme le coup dans l'épisode Carnet de bord (presque baiser entre Ulrich et Yumi sur le territoire du désert) où je me suis toujours demandé : " Pourquoi Aelita a-t-elle choisi ce jour là pour accélérer son ascension dans la tour, alors que d'habitude elle attend que tous les pauvres Terriens frôlent la mort in extremis ?! " Ben là... C'est pareil !

Rouge à lèvres ? Je laisse travailler votre imagination... (Excuse qui révèle que je n'ai pas trop pensé à ce détail :lol: ) .

Le coup des musiciens : que serait cette si belle journée de mariage sans la "délicieuse" Célia ?

" Encore une séance câlin "... Ben oui, je suis en manque d'affection, que veux-tu ?... Je plaisante !^^ Mais oui, j'avais envie.

Lana : ce personnage est une création dont je suis fière. Crois-moi, vous n'avez pas fini de goûter à son sens de la répartie !^^

Discussion entre elle et son cousin : ... To be continued... Et ouais ! :twisted: Je peux au moins te dire que ça va bien lancer l'histoire en elle-même.


Voilà, j'espère que cette réponse te conviendra. J'ai essayé de reprendre chacun de tes points.
La suite est déjà en cours et ne devrait pas tarder.
Encore merci à toi pour ton soutien et ta fidélité. Ça me touche sincèrement !

Je te dis donc à bientôt pour la suite ! ;)

PS : pour ton premier paragraphe de com', je te donnerai mes impressions par MP.
PPS : une petite curiosité par rapport à ton avant dernier commentaire : que veut dire " Dafuq " ?
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Futur Lyokofan

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Message 30 Oct 2013, 20:29

Coucou, déjà je voudrais présenter mes plus plates excuses pour ne pas avoir commentée cette Magnifique fiction avant...
En effet j'avais déjà commencée à la lire durant les vacances d'été je crois, cependant je n'étais pas inscrite sur le forum à cette période. De plus n'étant pas très douée pour rédiger des commentaires je me suis jusqu'à lors abstenue. Si je poste aujourd'hui c'est pour la simple et bonne raison que j'ai recommencé à lire ta fic au début des vacances (hélas bientôt terminées :cry:) et j'ai, part extension, lu ta fic précédente. Qui est d'ailleurs très bien écrite.

Bref, donc revenons à ta fic. Sincèrement j'adore ton style d'écriture, tu sais vraiment bien faire passer les sentiments. Le premier exemple qui me viens en tête c'est quand Lana (Xanatifiée) déboîte le bras d'Ulrich, j'avais limite l'impression que mon bras était dans le même état :shock:
De même pour les scènes romantiques, franchement elles sont super bien écrite, tout comme les descriptions d'ailleurs.
Honnêtement je t'envie, écrire aussi bien c'est pas donné à tout le monde ^^
J'aime bien aussi le coté "Guilty" justement ^^ , tu ne dévoile pas trop d'informations d'un coup, c'est subtile, et surtout cohérent. Bref j'adore :thumbleft:

Donc voilà, j'ai déjà dis que je n'étais pas douée pour écrire des commentaires, et je crois que ça se vois... ^^

En tout cas je te souhaite bonne chance pour continuer, parce que ça doit pas être évident quand même.
Et j'attends la suite ^^
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Jeune Lyokophile

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Message 31 Oct 2013, 19:53

Bonsoir à tous !

Je tiens à souhaiter la bienvenue sur le forum à a8s !^^
Merci pour ton commentaire (qui était bien rédigé : sans faute ni rien). Je ne prétends pas être une experte, mais l'écriture est une forme d'expression qui m'a toujours attirée, depuis l'enfance (j'aimais déjà écrire des textes un peu drôles et recherchés, à la mesure de mes moyens de l'époque). Donc, quand quelqu'un me fait des compliments sur mon style, ça me fait super plaisir ! :oops:
Le passage "Lana xanatifiée" était un plaisir à écrire, même si j'ai souffert avec Ulrich ! :pale:

J'ai hâte de voir vos réactions quand vous saurez ce que le mot "Guilty" renferme !

Tout de suite... La suite ! ^^'

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il y a 15 ans
Appartement Rue Weber
Une première rencontre


- Ah ! Ma petite sœur chérie !
- Célia !

Ma femme et ma belle-sœur s’enlacent joyeusement dans le hall, alors que je les intime de faire un peu moins de bruit.

- Le petit fait sa sieste.
- Oui, je sais. Excuse-nous. Chuchote ma femme penaude. Mais on est tellement heureuses de se voir !
- Je l’avais bien remarqué.
- Alors ? Intervient sa sœur un peu trop excitée. Où est ta petite merveille ?
- Il est où mon cousin ?

La voix qui vient de s’élever appartient à une fillette haute comme trois pommes. Lana, la fille de Célia, est – contre toute attente, vu le caractère désagréable de sa mère – une enfant exquise et charmante dont on aimerait bien croquer les joues bien rondes. Bien qu’elle ne soit âgée que de trois ans, elle dégage une perspicacité, une intelligence et une malice qui pouvaient en dérouter plus d’un (moi compris). Sa curiosité sur les choses qui l’entourent semblait ne jamais pouvoir se tarir. Son vocabulaire était bien celui d’une petite fille, mais les questions qu’elle posait ne l’étaient pas toujours.

- Oncle Sebastian ? Tu t’es sali avec ton biberon ?

Elle me toise de ses beaux yeux verts que je ne peux m’empêcher de contempler chaque fois que je la vois. Un bel héritage que sa mère lui a légué en fin de compte.

- Oh ? Non, ma chérie. Ça, c’est ton petit cousin qui m’a un peu vomi dessus.
- Ah ? Tu ne dois pas savoir t’y prendre.

Ai-je oublié de mentionner qu’elle avait aussi hérité de son sens de la répartie ?
Bien sûr, je ne me vexe pas, car je sais qu’à son âge ce n’est pas intentionnel, mais juste maladroit…

Enfin… Je l’espère plus que je n’y crois…

En dépit de la tâche blanche qui ornait mon polo, elle s’avance vers moi pour que je puisse lui faire le câlin qu’elle me réclamait intérieurement. Elle n’est pas du genre démonstratif, mais je sais bien qu’elle éprouve une certaine affection à mon égard. Et c’est réciproque.

- Alors ? Tu veux le voir, ma puce ?
- Oui ! S’il te plaît, oncle Sebastian ! Répond-elle, excitée.

Ah ! Une réaction de gamine « normale » ! Quel soulagement…

Des cris aigus nous parviennent jusqu’aux oreilles. Visiblement, M. Stern Junior vient de se réveiller. Nous nous dirigeons donc tous vers sa chambre en nous efforçant tout de même de faire le moins de bruit possible pour ne pas le paniquer. Le pauvre chou n’a que quelques jours après tout.
Une fois le seuil franchi, nous laissons Célia et sa fille partir à la rencontre de notre petit garçon qu’elles découvraient pour la première fois. Leurs mines s’attendrissent dès le premier regard qu’elles posent sur lui.

Il n’y avait rien de surprenant à cela : il est vraiment beau mon fils.

- Regarde, ma chérie. Fait Célia en soulevant Lana à une hauteur suffisante. Regarde comme il est mignon ton cousin.
- Comment il s’appelle ? Demande la petite.
- Ulrich, mon ange. Lui répond sa tante.
- U… Ul… Uuuu…

Son visage révèle sa frustration face à ses difficultés de prononciation.
Si jeune et déjà si exigeante.

- Ric. Décrète-t-elle, catégorique.
- Oui, c’est bien mon cœur, mais tu as oublié le début. Lui informe sa mère qui essaye de reprendre pour elle. Ul-…
- Non ! C’est Ric !

Elle nous fixe tous les trois d’un regard qui laissait croire qu’elle nous mettait au défi de la contredire. Pour ma part, j’étais presque à deux doigts de courir jusqu’à la mairie pour changer son prénom.

Cette effrayante autorité… Encore un truc de sa mère.

L’intéressé avait cessé de pleurer depuis quelques minutes. Il balaye la pièce de ses petits yeux à peine ouverts et nous jauge en silence. Lana se penche un peu plus pour mieux l’observer. Surpris, au début, le petit écarquille les yeux avant d’être complètement subjugué par ceux de sa cousine. Ils restent comme ça quelques secondes avant que cette dernière n’ouvre la bouche :

- Bonjour, Ric ! Moi, c’est Lana, ta cousine ! Ca va ? Dit-elle d’un ton gai et jovial.

Après un temps d’hésitation, Ulrich finit enfin par réagir. Il tend prudemment sa menotte droite à Lana qui la saisit sans aucune brusquerie. Elle caresse doucement la peau du dos de sa main en dessinant des petits cercles avec son pouce. Apaisé et en confiance, il saisit son doigt à son tour et le serre aussi fort qu’il le pouvait.

Et bien j’imagine que « Ric » fera l’affaire.

J’ignore si c’est un songe, mais je crois discerner une tentative de sourire sur les lèvres de mon fiston.

Allez savoir.


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Encore un morceau du passé révélé. Ne vous en faites pas, il y en a encore beaucoup à venir !^^
Je vous laisse donc sur ce passage qui a son importance (même si ce n'est pas vraiment primordial , je dirais) et qui est placé sous le signe de l’anecdote.

Bonne soirée !
Dernière édition par almelyoko le 16 Juil 2014, 02:50, édité 2 fois.
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Lyokofan

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Inscription: 02 Aoû 2011, 17:55

Message 05 Nov 2013, 20:24

Je ne vais pas refaire un scandale, je vais me contenter de commenter la suite.

Parenthèse : J'ai hâte de voir vos réactions quand vous saurez ce que le mot "Guilty" renferme !
Et bah tu sais quoi, moi aussi !
Il n'empêche qu'il faudrait que je relise au moins ta fic d'un trait pour me la remettre en mémoire. C'est pas ma faute, j'ai trop de trucs à me faire rentrer dans la cervelle en ce moment.. :o

Chapitre vingt-huit :

Pour la forme : Bah j'ai pas vu de fautes je crois, juste dans la première phrase le 'intimais' m'a fait drôle, vu que même si c'est un flash back (ou appelle ça comme tu veux), le verbe d'avant est au présent : s'enlacent...
Sinon, retour au passé des Stern ! Ça m'avait manqué !

Pour le fond :
— Je t'avoue que j'ai été un peu perdue pendant un moment, parce qu'il me semblait que le dernier flash back parlait du frère d'Ulrich, donc c'était une sorte de suite chronologique, or là tu nous ramène quelques jours après la naissance d'Ulrich, donc son petit frère n'est même pas encore conçu etc.. Pourtant je suis sûre que ça a un lien avec Matt.
— Lana petite est adorable. J'ai bien aimé ce que tu disais d'elle enfant, ça permet d'un peu mieux connaitre ce nouveau personnage. Elle a vraiment l'air très.. Adulte par moments.
— Voilà d'où vient le surnom d'Ulrich ! C'était très mignon, et plutôt bien pensé. Bon, ça ne m'explique pas pourquoi il refuse que Yumi l'appelle comme ça, mais bon (remarque ça ferait bizarre..)
— Et ... et bah j'en suis déjà à la fin. Je me sens inutile, mais où je suis passée à côté d'infos capitales (ce qui serait pire), ou alors ce chapitre est juste plus courts que les autres, une sorte de chapitre 'transition'.

« Je vous laisse donc sur ce passage qui a son importance (même si ce n'est pas vraiment primordial , je dirais) et qui est placé sous le signe de l’anecdote »
Hum... Anecdote pour le surnom je pense. Et il est important pour le rencontre entre cousins, autrement je ne vois pas encore, et je ne suis pas sûre de pouvoir le deviner..

Brefouille, sinon, pour le chapitre précédent :
— Et si, tu as oublié 'de l'aimer' dans la première question ! On voit la différence à l’œil nu, les phrases ne sont pas de la même longueur. Et puis, je te signale que dans les deux questions le prêtre dit les deux noms, normal, donc ce n'est pas le nom à rallonge de Célia qui joue ! :mrgreen:
« Le coup de fil ? Ben c'est comme le coup dans l'épisode Carnet de bord (presque baiser entre Ulrich et Yumi sur le territoire du désert) où je me suis toujours demandé : " Pourquoi Aelita a-t-elle choisi ce jour là pour accélérer son ascension dans la tour, alors que d'habitude elle attend que tous les pauvres Terriens frôlent la mort in extremis ?! " Ben là... C'est pareil ! »
NOOOOOOOOOOOOOOON ! C'est ROUTINE (#22) le presque baiser entre Yumi et Ulrich, et Carnet de bord c'est l'épisode avec le journal intime d'Ulrich (#4) !

Bon, là je crois que c'est tout :)
Bon courage pour la suite !
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Maybe I could be Peut-être je pourrais être
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Beautiful inside Beau à l'intérieur
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Message 05 Nov 2013, 20:49

Bonsoir, bonsoir.

Et ben je suis complètement à la masse, moi, pour les commentaires de cette fic. :shock:

Alors pour commencer, je dois saluer ton grand talent d'écriture, Almelyoko. Tu arrive à me faire ressentir les sentiments des personnages, à un point que je ne démore plus de cette histoire.
Par ailleurs, il n'y a pas de fautes. (ou alors elles sont vraiment bien planquées :sm27: ). Le synopsys est parfaitement plausible, et on s'attache vite aux nouveaux personnages ('fin moi en tout cas ^^).

Bref, trève de l'avalanche de compliments ( :sm27: ), j'attend désormais la suite ! :D
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Message 04 Avr 2014, 17:44

Pardon pour cette très longue absence et merci à tout ce qui m'ont laissé un message et auxquels je n'ai pas répondu.
J'espère que vous aimerez cette suite qui va marquer un vrai tournent dans mon histoire.

Bonne lecture ! ^_^

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Aujourd’hui


Du côté de la réception, les convives commençaient déjà à former les couples, se préparant à l’apothéose de cette si belle journée. Isolé, Sebastian les observait tous en sirotant son verre de jus de fruit.

Bon sang ! J’ai hâte de rentrer, moi !

En effet, dur de passer un bon moment si personne ne daigne vous adresser la parole.
A part sa nièce, Lana, et quelques compliments mielleux sur sa prestation au violon accompagné de son fils, aucun des autres invités n’avaient pris la peine d’engager une conversation avec lui. Il y aurait bien eut sa femme, mais cette dernière trop polie et sociable - contrairement à lui - s’était lancée dans le rituel incontournable des présentations de la famille nouvellement unifiée. Au bout d’un moment, il ne put supporter d’avantage ces usages horriblement surfaits, à son goût, et laissa Jeanne à sa sœur pour les poursuivre.
Il avait parfaitement conscience de faire « tapisserie », mais ça… Il en avait l’habitude. Le rôle d’observateur ne lui déplaisait pas, au contraire. Toute sa vie, il s’était diverti en analysant scrupuleusement le comportement de ses semblables.

Comment distinguer un hypocrite de quelqu’un de sincère ? Comment voir qu’un être est sain d’esprit et un autre dérangé ? Comment distinguer le vrai du faux ?

Il fallait avouer qu’il était plutôt doué dans ce genre d’exercice.

- Chéri !
- Ah, te voilà ! Je croyais que j’allais danser tout seul !
- Mais voyons, Seb ! Arrête un peu de dire des bêtises, veux-tu ? Lui rétorqua-t-elle en plaisantant.

Malheureusement pour lui, elle n’était pas seule : elle était arrivée, flanquée de sa sœur et de son nouveau beau-frère.

- Sebastian ! Comment allez-vous ? Lui demanda ce dernier d’un ton enjoué. Enfin je dis « vous », mais on pourrait peut-être passer au « tu », non ?

Un « non, je ne crois pas » à peine audible lui échappa des lèvres. Seule Jeanne l’entendit et l’étouffa avec un léger coup de coude dans les côtes en rattrapant rapidement avec un sourire délicieux et diplomate.

- Mais oui, bien sûr qu’il en serait ravi. Elle tourna sa tête vers lui avec un air menaçant. N’est-ce pas, Sebastian ?
- Oui… Bien sûr. Tout à fait ravi. S’efforça-t-il de confirmer.
- Tu es toujours au jus d’orange, Sebastian ? Fit remarquer Stephan. Le champagne n’est pas à ton goût ?
- Oh non… Ce n’est pas ça…
- Depuis que je le connais, je ne l’ai jamais vu boire une seule goutte d’alcool. Interrompit Célia.
- Je vois. C’est pour des raisons… Religieuses ?

Si leur sens de la diplomatie n’était pas aussi fort, Jeanne aurait littéralement éclaté de rire tandis que Sebastian aurait répliqué qu’il ne croyait pas à « toutes ces conne… foutaises ». Mais diplomatie oblige : la politesse était de mise.

- Loin de là. Je dois t’avouer que Dieu et moi ne nous sommes jamais vraiment bien entendus.
- Tu es athée ?
- Est-ce un crime ?
- Non, bien sûr que non, je ne te juge pas. Je me posais juste la question, c’est tout.
- Et bien tu as eu ta réponse. Riposta sèchement Sebastian.
- En tout cas, tu sembles avoir déteint sur ma petite sœur. C’est vrai Jeanne, tu n’as pas bu une seule coupe de champagne de toute la journée.

La concernée parut légèrement gênée.

- Oui, c’est vrai. Il faut croire que je n’en avais tout simplement pas envie.
- Il faut croire que oui. Répéta Célia avec un soupçon de suspicion dans la voix.
- Le bal n’est-il pas sensé bientôt débuter ? Intervint Sebastian de manière chevaleresque.
- Tu as raison. Allons nous préparer, ma chérie. S’enquit Stephan.

Et ils s’éloignèrent aussitôt.

- Merci. Dit simplement Jeanne.
- De quoi ?
- Ne fais pas l’innocent, tu vois très bien ce dont je veux parler.
- Tu veux dire ce dont tu « ne veux pas parler », justement.
- Nous avons déjà eu cette conversation. Ce n’est ni le lieu, ni le moment.
- Je sais que nous avons encore des… choses à clarifier, Jeanne. Mais tu aurais pu au moins mettre ta mère et ta sœur dans la confidence. Elles n’ont pas cessé de demander de tes nouvelles, au cours de la journée.
- Et elles en auront. Mais pas aujourd’hui : le débat est clos.

Son ton ferme et définitif le dissuada de poursuivre.

- Bien. Dans ce cas, tâchons de bien nous amuser pendant le bal.
- Tu as raison. J’espère que tu danses toujours aussi bien. Lui lança-t-elle avec un ton de défi.
- Tu en doutes ?
- Non, je te taquine.
- En parlant de « s’amuser », où sont Ulrich et Yumi ?
- Je ne sais pas. Ça fait un moment que je ne les ai pas vus. J’imagine qu’ils ont voulus rester un peu tranquilles.
- Je suis là ! Indiqua Yumi, devinant qu’ils la cherchaient du regard.
- Ah ! Quand on parle du loup ! Plaisanta Jeanne.
- Ulrich n’est pas avec toi ? L’interrogea Sebastian.
- Non, il est avec Lana. Je crois qu’ils avaient besoin de se parler.
- Ah, Lana ! Soupira la mère d’Ulrich. Elle ne peut pas s’empêcher de jouer les « grandes cousines » !
- Oui, pauvre garçon ! Quand ce n’est pas toi qu’il a sur le dos, c’est sa cousine qui prend le relais. Fit Sebastian.
- Hé ! Je ne suis pas « sur son dos » comme tu dis ! Et puis tu peux parler, toi !
- Excusez-moi de vous interrompre. Intervint la japonaise amusée. Mais est-ce qu’ils ont toujours étaient… Aussi proches.
- Oui. Depuis tout petits déjà ils partageaient une relation assez fusionnelle. Confirma Jeanne nostalgique. Ma sœur et moi en étions ravies !
- C’est vrai. Bien qu’elle ait plusieurs petits frères qu’elle adore, malgré toutes les plaintes qu’elle puisse formuler, Ulrich tient une place équivalente, si ce n’est plus importante pour elle.
- Et c’est réciproque, bien entendu. Ils ont beau encore se chamailler comme des gamins, Ulrich ne jure que par elle ! Renchérit Jeanne.
- Oui, j’ai pu le constater il y a quelques heures. Rit Yumi en faisant référence à la scène à laquelle elle avait assisté juste après sa rencontre avec Lana.

Avant cette conversation, elle devinait déjà la complicité qui unissait son petit-ami à sa cousine. Mais ce qu’elle ignorait, c’était son intensité. Et bien que cela lui parut stupide et immature, un faible sentiment de jalousie commença lentement à poindre en elle. Elle secoua vivement la tête, comme pour s’extraire à cette pensée absurde, avant de reprendre le fil de la conversation avec ceux que son petit frère, Hiroki, s’amusait à surnommer « ses futurs beaux-parents ».

- Ça suffit, Lana ! Arrête de te mêler de mes affaires !

La discussion avait dégénéré. La jeune Deblois avait, sans le vouloir, attisé une flamme qui n’avait pas tardé à engendrer une véritable explosion.

- Tu comptes revenir en arrière, Ulrich ?! Garder le silence ?! Ou plutôt laisser le silence te garder en otage ! S’insurgea-t-elle avec une colère dans laquelle on pouvait déceler de l’inquiétude.
- Tout ça, c’est terminé maintenant ! Je vais bien, ok ? Et si je n’ai pas envie d’en parler c’est mon droit !...
- Oui, peut-être. Mais tu n’as pas celui de m’impliquer dans des mensonges !
- C’est pour cette histoire avec Maxence que tu me fais tout un plat ?!
- Oui ! Et c’est aussi parce que je constate que ça fait des années que tu me mens ! Des années que tu TE mens, Ric !
- Je ne mens à personne.
- Ne rien dire, c’est mentir par omission !
- Ne joue pas les procureurs avec moi, veux-tu ! J’y ai déjà droit quand mon père me fait des reproches, je n’ai pas besoin que tu t’y mettes aussi !
- Il faut bien que quelqu’un le fasse, Ric ! Ne pas vouloir en parler est une chose, la dissimuler en est une autre. C’est parce que tu n’es pas en paix avec toi-même que tu ne dis rien, pire : que tu racontes des mensonges…
- Je n’en ai dit qu’un seul, putain ! Lâche-moi, maintenant ! Explosa Ulrich qui commençait à être à bout.
- Je te connais bien. La vulgarité est ton arme quand tu sais que tu as tort ou que tu n’as rien d’autre à ta disposition pour te justifier.
- Je n’ai pas à me justifier de quoi que ce soit ! Je n’ai pas à faire étalage de ma vie à mes amis ou à ma copine juste parce que tu t’es autoproclamée psychiatre !
- Je ne prétends pas être « psy », Ulrich. Mais ce dont je suis sûre, c’est que je sais que quand tu enfouis tes sentiments… Tu souffres, comme je n’ai jamais vu personne d’autre souffrir autant dans toute mon existence !

Sa voix était partie dans les aiguës, à la limite des sanglots. Ceci révélait que sous sa force et son charisme impressionnant se cachait une fragilité que peu de gens lui connaissait. Son cousin était une des rares personnes à savoir ce qui se cachait sous l’élégance et le sarcasme qu’elle dégageait constamment.

- Je ne te fais pas la moral sur « mentir c’est mal » ou je ne sais quelle autre baliverne ! Je ne veux pas que tu reviennes en arrière, Ulrich ! Ce n’est pas ce que Matt aurait voulu !
- Arrête de parler de ça !
- Ah ! C’est encore pire que ce que j’imaginais ! Fit-elle en lâchant un rire nerveux. Tu as carrément des œillères, mon pauvre vieux !
- Ça suffit ! J’en marre de t’entendre débiter toutes tes conneries ! Essaya-t-il de conclure en tournant les talons.

Mais il sentit la puissante pression qu’elle exerçait autour de son bras pour l’empêcher de partir. Il avait vraiment mal, mais il était hors de question de laisser paraître quoi que soit devant elle. Dans tous les débats dans lesquels ils s’étaient livrés, le rapport de force avait toujours été en faveur de Lana. C’est pourquoi il s’efforçait toujours de dissimuler ses faiblesses face à elle.

- Si on n’était pas à un mariage avec tenue irréprochable exigée, je n’aurais pas hésité une seule seconde à te mettre la correction que tu mérites pour m’avoir parlé sur ce ton ! Lança-t-elle, des étincelles flamboyantes dans les yeux.
- Vas-y, te gêne pas ! Peut-être que ça calmera ta crise d’hystérie !
- C’est toi qui es hystérique, Ulrich ! Sauf que tu dissimules ça en tentant de te sauver ! Je suis inquiète pour toi, merda !

Ses origines italiennes héritées de son père ressortaient toujours quand elle arrivait au bout de sa patience.

- Et moi je me tue à te dire qu’il n’y a aucune raison pour que tu t’inquiètes ! Je vais bien !
- On s’est toujours promis de ne pas avoir de secret l’un pour l’autre, Ric. Et te voir me mentir effrontément me déçoit énormément.
- Et bien mets-moi ma raclée ! Qu’est-ce que t’attends ?!
- Non… Je ne te ferai pas ce plaisir.

Puis elle le jeta à terre sans ménagement en le traitant de « grullo ». L’atmosphère pesante s’alourdissait avec le silence qui régnait entre eux. La tension était palpable, et chacun débordait de sentiments forts et contradictoires.
Les fesses toujours sur le sol frais, Ulrich finit par réagir.

- Je sais que tu fais ça parce que tu m’aimes. Et je te remercie de te préoccuper de moi, mais… Ce n’est plus nécessaire maintenant. Les choses ont changées… J’ai changé !
- Dans ce cas, pourquoi ne m’as-tu pas laissé dire la vérité devant Yumi tout à l’heure ?
- Parce que… Ce n’était pas… le moment.
- Et quand est-ce que ça le sera ?
- Euh… Et bien…

Il ne savait comment achever sa phrase, car lui-même n’était pas sûr de vraiment le savoir.

- C’est justement le fait que tu ne puisses pas répondre à cette simple question qui m’inquiète, Ulrich.
- Lana… Je sais que je te dois beaucoup… Tu es l’une des personnes les plus importantes de ma vie… Et je ne te serai jamais assez reconnaissant de tout ce que tu as fait pour moi…
- Ce n’est pas le moment d’être sentimental, minus.
- Je ne fais que dire ce que je pense.
- Tant mieux… Ça change.
- Lana…
- Non, c’est bon. Restons-en là.

Elle marqua une pause.

- Et… oui, tu as raison : je tiens beaucoup à toi.

Puis, de sa démarche toujours aussi altière, elle se mit en route vers le lieu de réception sans prendre la peine de l’aider à se relever.
Contrairement à sa cousine, il avait la tête basse, tandis qu’il reprenait appui sur ses jambes. Son esprit était focalisé sur la dispute qu’ils venaient d’avoir. Malgré cela, il parvenait à se diriger vers sa destination.
Plus ses pas s’en rapprochaient, plus il s’efforçait de retrouver le même sourire qu’il arborait avant de quitter Yumi, mais les mots de Lana le taraudaient toujours : « silence »… « Mensonge »… « grullo ».

Grullo ? Tu as sans doute raison, Lana. Je suis peut-être bien un imbécile.
Je comprends pourquoi tu peux penser ça… Mais toi ? Es-tu sûre de me comprendre?


Il garda toutes ces interrogations pour lui et s’empressa de rejoindre Yumi.




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En espérant que ça vous a plu et à très bientôt pour une autre suite (tout aussi intrigante) ! :D
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !

Message 11 Juin 2016, 14:36

J'espère que tu va continuer ta fic car elle est pleine de suspens. Matt, le frère d'Ulrich est visiblement mort. :cry:
Mais sa mère semble être de nouveau enceinte, raison que j'ai trouvé pour le non alcool, je ne veux pas de maladie.
En espèrent que tu continues malgré plus de 2 ans d'absence.
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Jeune Lyokophile

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Message 21 Juin 2016, 23:06

Bonsoir bonsoir ^^'

Et oui mon dernier post date d'il y a 2 ans, donc je peux comprendre que vous vous disiez "mais d'où qu'elle sort cella-là ?!" :lol: Et je le comprends parfaitement bien entendu.
Donc je vous offre (non pas une suite, désolée ^^'), mais un point osef sur ma vie :

Pendant la période de mon dernier post (2014) j'étais en première année de Master à l'université et les cours étaient vraiment très prenants (j'avais même pas le temps d'aller au ciné pour me détendre une peu, pour illustrer le truc ^^'). Mais j'ai quand même fini par valider mon année et suis donc allée... Ben en deuxième année de Master (faut suivre ^^). Donc autant dire que l'écriture était un passe-temps très dur (pour ne pas dire impossible) à caler.

Cette année (2015) a été encore plus chargée que la première (je pensais même pas que c'était possible...). Je me suis bien débrouillée pour le premier semestre, puis je suis partie à Paris pour faire mon stage de fin d'étude (je viens de Marseille) pendant 6 mois. Donc niveau écriture... Ben pareil que l'année d'avant...
Tout cela s'est soldé par l'obtention de mon Bac +5 avec mention Très Bien en tant que major de promo !!! (je ne dis pas ça pour me la péter, mais pour mettre en valeur le fait que tout mes efforts en ont vraiment valu la peine). Et pouf finir, j'ai trouvé du boulot un mois après avoir eu mon diplôme.

En conclusion... C'est la faute au boulot ! Et à mon ordi pourri qui est presque en fin de vie, donc si vous pouvez vous cotiser... Non ! J'rigole ! ^^'

*Fin du point osef*

Même si auparavant mes post n'étaient pas réguliers, j'avais quand même le temps de bien travailler dessus, ce qui n'a pas été le cas ces deux dernières années, d'où l'absence de post.

Donc pour répondre à la question de la Visiteuse, que je remercie pour ces compliments sur ma fic et pour me donner l'occasion de refaire surface ;) , ma fic n'est pas abandonnée. Elle est faite (à peu près) dans ma tête (je sais, c'est bizarre ^^'), mais les mots ne viennent pas toujours et je suis assez exigeante envers l'esthétique de mon écriture... Mais j'ai vraiment envie de reprendre et je pense que ça ne devrait se faire (j'ai prévu d'acheter un nouvel ordi ^^').
En plus j'ai de plus en plus d'idées pour l'avancement de l'histoire et il faut arranger tout ça dans les méandres de mon esprit ^^'
Donc je pense que quand ce sera fait, ça donnera un travail dont je pourrais être fière de donner à lire.

Donc, à tout ceux qui lisent cette fic et que j'ai laissé dans l'attente, j'espère que ces explications vous ont un peu rassurés.
A tout ceux qui ne lisent pas cette fic et qui tombent sur ce post... Ben, salut ! Lisez-moi si le cœur vous en dit ^^

Je n'annonce pas de date de reprise, car je ne veux pas décevoir, mais vous pouvez être sûrs qu'il y en aura une.

Si vous êtes arrivés jusqu'ici dans le comm... Ben vous avez pas autre chose à faire lol ! (j'rigole ^^).
Si vous êtes arrivés jusqu'ici dans le comm, merci de me lire malgré mon irrégularité et de soutenir mon travail que je fais avec beaucoup de plaisir.

J'espère pouvoir bientôt vous offrir des petits moments de lecture agréables ! :D

Bonne soirée,
Almelyoko
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Lyokophile à vie

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Localisation: Rentré "au pays"

Message 27 Juin 2016, 19:16

:shock: :pale:

*s'en fuit en courant *

AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!UNE REVENAAAAAAAANNNNNNTE !!!!!
MES NOUVELLES FIC : Code Lyoko M.d.R. (Humour, quand tu nous tiens!) et Du cœur à l'ouvrage (Oh! Comme c'est mignon!)

VIENDEZ VOIR MES AUTRES FIC!!! Protocole Carthage (version 2), Je ne t'attends plus (terminée) et Sacré Jimbo! (one shot).

Non, je ne m'appelle pas Ann!!! Appelez-moi Vince. (Hé oui! Je suis un mec!!!)

Message 29 Juin 2016, 16:26

OUAIS!!!!!!!!!! (je pourrais remplir toute la page de point d'exclamation, ce ne serait pas assez) J'suis trop contente! Tu vas reprendre. Et en plus, j'ai participé (peut-être) à cette reprise! Je regarderai quand tu posteras la suite.
PS: P'tite question perso: on peut poster une fic même si on n'est pas inscrit? :scratch:
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Massacreur de Rampants

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Inscription: 15 Fév 2013, 13:11

Localisation: A Lyon, devant mon supercalculateur dans les sous-sols de mon ancien lycée.

Message 29 Juin 2016, 21:20

*Visiteuse* a écrit:PS: P'tite question perso: on peut poster une fic même si on n'est pas inscrit? :scratch:

C'est possible, mais si tu veux pouvoir l'éditer (par exemple en cas de fautes, erreurs en postant, etc) il vaut mieux t'inscrire. ;)
Anciennement Jules123.

Message 30 Juin 2016, 23:26

Merci je me relirais des dizaines de foi et je posterais à la rentrée ou fin août. :)

Message 01 Juil 2016, 00:02

Oups......fois et relirai. :lol: :lol:
Je me relirai mieux quand je posterai. :lol:

P'tit nouveau

Messages: 5

Inscription: 19 Juil 2016, 23:23

Message 22 Juil 2016, 12:25

J'espère que tu profites de te études , c'est quand même plus important que ta fic ( si géniale soit-elle !) Comme tous tes lecteurs ,
Je * réclame " la suite !
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