Je ne t'attends plus

Imaginez vous-même l'évolution des relations entre les personnages ! Amour ? Amitié ? À vous de décider !

Comment avez-vous trouvé ma précédente fic? (Protocole Carthage)

Le sondage s’est terminé le 09 Aoû 2008, 19:41

Géniale!!! T'es un dieu, mec!!!
12
67%
Bien.
5
28%
Boff! Y a mieux! Mais y pire aussi...
0
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Pas terrible...
1
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C'est quoi cette merde???
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Lyokophile à vie

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Message 07 Juin 2008, 00:29

Vallone a écrit:PS: "Votre" et "notre" ne prennent pas d'accent circonflexe!

Effectivement, après vérification, il n'y a pas d'accent à "votre" et "notre".
Par contre, il y en a dans "le/la/les nôtre(s)" et "le/la/les vôtre(s)"


Voilà la suite! Avec la fameuse résurrection (si on peut appeler ça comme ça...)

Bonne lecture!


------------------------

« ULRICH!! »

Un sursaut dans l'obscurité. Des larmes sur des joues qui n'en avaient été que trop mouillées. Un cœur palpitant très fort et à un rythme soutenu. Une respiration rapide. Comme si elle avait eu le souffle coupé quelques secondes auparavant. Elle passa ses mains sur ses joues pour essuyer ses larmes.

« Quel étrange cauchemar! Pourquoi est-ce que j'ai rêvé de lui comme ça? »

Elle regarda autour d'elle. Son appartement était plongé dans la pénombre car elle n'avait pas pris le temps d'ouvrir les rideaux le matin même. Seuls quelques rayons de soleil perçaient, éclairant quelque peu la moquette du salon. Elle était allongée sur son canapé dans la position exacte où elle s'était affalée dessus quand elle était rentrée du travail. Elle poussa un soupir de soulagement. Tout cela n'avait été qu'un rêve, un bien mauvais rêve. Elle repensa à ce que Marine lui avait dit plus tôt dans la journée. Elle s'interrogeait. Était-ce dans ce rêve ou dans la réalité qu'elle avait dit cela? Et devait-elle reprendre contact avec lui? Tout ça lui semblait si réel. Et si c'était vraiment la réalité? Le doute commença à s'installer en elle. Elle n'était plus sûre de rien. Elle prit son portable posé sur la table basse et regarda l'heure qu'il était. 16 heures 27.

Au même instant, dans son bureau. Des gouttes de sueur sur le front. Un poing serré par la colère et l'émotion. Il passa sa main droite sur son visage pour l'essuyer. Il s'était affalé devant son ordinateur après s'être assis lorsqu'il était redescendu du toit de l'immeuble. Il sentit comme une légère douleur sur le haut de son crane. Il y passa sa main et sentit comme de petites marques.

« Ho non! C'est pas vrai! Maintenant, je m'endors sur mon clavier! Comme Einstein! Si Odd avait été là, il se serait sûrement pas gêné pour me faire des vannes pourries! Sacré Odd! »

Il se mit alors à rire tout seul. Il imaginait bien la situation. Mais tout ça, c'était un temps révolu depuis bien des années. Il les revoyait tous, à l'époque où ils étaient encore heureux. Lui, Odd, Aélita, Jérémie... Et elle. Il repensa alors au mauvais rêve qu'il venait de faire.

« Non...Ce n'est pas ce que je veux... » se dit-il comme pour s'en convaincre. « Yumi... Je t'ai dans la peau jusqu'au plus profond de moi-même. Parviendrais-je à t'oublier un jour? Mes souffrances s'arrêteront-elles un jour, que je puisse enfin vivre heureux? »

Il se prit la tête entre le mains en appuyant ses coudes sur ses genoux. Son cauchemar l'avait vraiment secoué. Et une fois de plus elle était dans son rêve. Il avait l'impression de devenir fou. Il pensait à elle sans arrêt. Il n'avait plus qu'elle en tête et cela s'en ressentait sur son travail. Il fallait à tout prix qu'il trouve un moyen de la sortir de son esprit, sans quoi il ne tarderait plus à perdre la raison. Souffrait-il autant pour que son subconscient l'imagine sauter du haut du building pour mettre fin à ses jours? Et pourquoi avait-il vu Yumi dans la foule courant vers lui en pleurant alors que d'habitude, dans ses rêves précédents, elle n'avait de cesse de le repousser sans ménagement? Tout cela n'était que pure imagination et pourtant cela lui avait semblé si réel. Était-ce un signe du destin pour qu'il aille vers elle? Où pour qu'il passe à autre chose? Il en restait perplexe.

Elle était assise dans le canapé dans la position du lotus. Elle réfléchissait à ce que pouvait bien avoir pu signifié ce rêve. Son subconscient lui démontrait-il enfin qu'elle l'aimait encore depuis tout ce temps? Et que si elle ne faisait rien, elle allait finir par le perdre à tout jamais? À moins que ce ne soit déjà trop tard? Elle n'en savait trop rien. Elle ne savait plus quoi penser. Elle resta pendant de longs instants dans cette position afin de tenter d'éclaircir ce qu'elle avait dans la tête, quand quelqu'un sonna à la porte. Elle fut tirée de ses pensées. Elle se leva, sécha ses dernières larmes et se dirigea vers l'entrée pour ouvrir la porte. Elle y retrouva Marine.

« Mais qu'est-ce que tu fais là? T'es pas au boulot à cette heure-ci? » lui demanda Yumi, surprise de la retrouver là.
- « Ben non! T'as vu l'heure qu'il est? Il est presque 19 heures!
- Quoi?! Déjà?
- Voilà ce qui arrive quand on passe son temps à se morfondre! On voit pas le temps passer!
- Sympa! Moi qui avait besoin d'une amie, une vraie!
- Mais non! Je rigolais!
- Ha! Je préfère ça! Allez, rentre! On va pas passer la nuit sur le palier! »

Marine pénétra alors dans l'appartement. Elle retira son manteau, le posa sur le porte-manteau de l'entrée puis les deux amies s'installèrent dans le salon. Marine vit que Yumi avait l'air triste. Elle lui demanda:

« Alors? Ça n'a pas l'air d'aller! Ça va pas mieux depuis ce midi?
- Ben non, pas vraiment...
- Allez, raconte-moi tout!
- Quand je suis arrivée, je me suis endormie sur le canapé. Et ensuite, j'ai fait un de ces cauchemars...
- C'est pas grave! C'est juste un cauchemar!
- Ouais, mais là, c'était... »

Marine vit que la japonaise commençait à avoir les larmes aux yeux. Elle se rapprocha d'elle et la serra contre elle en lui disant:

« Pleure pas ma belle. Raconte-moi tout, ça ira mieux après. »

Yumi se lança dans le récit de ce qu'elle avait rêvé. Le mail, sa course contre la montre, la chute d'Ulrich, les paroles de Odd et Aélita... Marine était impressionnée tellement ce que disait Yumi était précis et regorgeait de détails. Elle resta la regarder quelques instants sans dire un mot après ce qu'elle venait d'entendre. Puis pour détendre l'atmosphère, Marine commença à délirer sur un tout petit détail que Yumi n'avait pas noté.

« Ben dis donc! T'en a, de l'imagination, toi! Surtout pour courir plus d'une demi-dizaine de kilomètres à pied en moins de trente secondes! Et en pantoufles, en plus! »

Ce qui fit éclater de rire les deux jeunes femmes. Yumi se sentait déjà un peu mieux après s'être confiée, et cela se voyait sur son visage. Marine en profita pour lui faire part de son opinion sur quelque chose qu'elle avait déjà cru comprendre lors de leur discussion pendant le déjeuner.

« Tu sais quoi?
- Non, mais quelque chose me dit que je vais pas tarder à le savoir!
- Plus je t'écoute parler et plus j'ai l'impression que t'es encore amoureuse de ton Ulrich! »

La japonaise ne répondit pas et son visage devint alors rouge écarlate. Elle était gênée par ce que venait de dire son amie et pourtant elle savait à quel point elle avait raison. Marine décida d'enfoncer le clou:

« Tu devrais peut-être l'appeler, tu sais. Peut-être qu'il t'aura pardonné...
- Ça m'étonnerait. Et puis si ça se trouve, il est marié et il a des enfants.
- Mais qu'est-ce que t'en sais? Ça ne te coûtera rien d'essayer!
- Si ça se trouve, il est heureux aujourd'hui et je ne voudrais pas lui gâcher son bonheur en faisant ressurgir en lui des mauvais souvenirs...
- Qu'est-ce que t'en sais?? T'as toujours son numéro de téléphone?
- Oui, je crois. Mais il va savoir que c'est moi et il va sûrement pas vouloir décrocher...
- Rhaaa... Mais t'es fatigante, à la fin! »

Marine se leva du canapé où elle était assise et saisit d'un geste vif le téléphone portable de Yumi qui était posé sur la table basse. Elle fouilla tant bien que mal dans le répertoire en se débattant de Yumi qui avait bondit sur elle pour essayer de l'en empêcher. Son regard s'arrêta sur un nom. Elle releva la tête vers la japonaise en écarquillant les yeux.

« Non mais j'hallucine! Ulrich Stern! LE Ulrich Stern?! C'est de lui que tu me parles depuis tout à l'heure?!
- Oui, pourquoi? Tu le connais?
- Si je le connais?? C'est le patron d'une des plus grosses entreprises de France! En plus il est super mignon! Et toi, tu me demande si je le connais... Tu te rends pas compte de la chance que t'as!
- Tu parles d'une chance! Je suis sûrement la seule personne au monde qu'il ne veut plus voir...
- Arrêtes ton délire, Yumi! Je suis sûre qu'il n'attend que toi... Et puis, tu sais, il paraît qu'il est célibataire! Alors...
- Là, c'est toi qui délire! Allez, rends-moi mon portable!
- Tu peux toujours courir! »

Marine appuya sur une touche puis colla le portable à l'oreille de Yumi.

« Tiens! Maintenant, c'est à toi de jouer! » déclara-t-elle.
- « Hé! Mais arrêtes!! T'es folle!! Qu'est-ce que je lui dis?? » répondit la japonaise en panique.
- « Tu verras bien! T'as qu'à improviser! »

Il était toujours dans son bureau. Depuis deux bonnes heures, il essayait d'avancer dans son travail pour se changer les idées. Il vit qu'il était déjà presque 19 heures 30. Il se décida à rentrer chez lui... Il commença à ranger les quelques dossiers qui trainaient sur son bureau puis éteignit son ordinateur lorsque son téléphone, qui se trouvait dans la poche intérieure, se mit à vibrer. Il l'en sortit et décrocha.

« Allô? »

Pas de réponse. Il retenta.

« Allô? Qui est-ce? »

Toujours aucune réponse. Puis il entendit un léger souffle dans le téléphone.

« Allô? Répondez! Je sais que vous êtes là! J'ai entendu vôtre respiration dans le téléphone! »

Pour seule réponse, il obtint que son appelant lui raccroche sans dire un mot. Qui était-ce? Et pourquoi l'appeler à une heure aussi avancée dans la nuit? L'espace d'un instant, il avait cessé de penser à elle. Il s'en rendit compte et fut soulagé de constater que, par moments, il arrivait à ne plus être submergé par les émotions qu'elle procurait en lui.

« Mais... Et si...? » pensa-t-il. « Non! Faut que j'arrête de délirer! Et puis pourquoi m'aurait-elle appelé? Qu'aurait-elle à me dire? Faut vraiment que j'arrête de me faire des films tout seul... »

Il replaça son portable dans sa poche intérieure puis se leva et enfila sa veste. Il sortit de son bureau et referma la porte à clé derrière lui.

Elle reposa son téléphone sur la table basse et se laissa retomber sur son canapé. Pourquoi avait-elle été incapable de dire un mot? Pourquoi son cœur s'était-il mis à battre si fort tout à coup? Se pouvait-il alors qu'elle l'aime encore à ce point? Ces interrogations se bousculaient dans sa tête. Elle était complètement troublée. Fort heureusement, Marine avait pris soin de masquer son numéro et donc il ne saurait jamais que c'était elle qui l'avait appelée.

« Non mais je rêve!!! Pourquoi t'as rien dit??? » questionna Marine.
- « Je... Je sais pas... » répondit Yumi, toute troublée.
- « J'y crois pas! Tu crèves d'envie de lui parler et lorsque t'as enfin l'occasion de le faire, tu trouves le moyen de lui raccrocher au nez!
- Heu... Ben... Je... Je savais pas quoi lui dire...
- Tu sais combien de filles rêvent d'être à ta place?? Alors gâche pas ta chance et reprends contact avec lui!
- Je suis désolée, je suis vraiment pitoyable...
- Mais non! Arrête de dire des conneries! T'es une fille géniale! Et puis si t'as pas pu lui dire un mot, ça veut dire que t'es encore folle de lui, non?... Bon, on réessayera demain! Je dois y aller, il y a quelqu'un qui m'attend!
- O.K., vas-y! Dis bonjour à Arnaud de ma part.
- J'y manquerais pas! »
Puis Marine reprit ses affaires et sortit de l'appartement de Yumi pour rentrer chez elle. Puis elle se retourna vers Yumi qui la raccompagnait jusqu'à la porte d'entrée et lui dit:

« Tiens, au fait! J'avais oublié de te dire! On a un nouveau client et il a demandé à ce que ce soit toi qui t'occupes de lui! Il a dit qu'il te connaît! En plus il est super beau gosse! Comme ça, si jamais ça marche pas avec ton Ulrich, tu pourras toujours te rattraper sur lui!
- Marine!
- O.K., O.K.! Je m'en vais! Allez, bonne nuit, ma puce!
- Bonne nuit, ma folle furieuse! À demain!
- À demain! Comme d'hab', je passe à 8 heures!
- Pas de problème! »

Puis Yumi referma la porte et se dirigea vers sa chambre pour aller se coucher. Quelques minutes plus tard, toutes les lumières étaient éteintes dans l'appartement. Mais elle ne dormait pas encore. Elle était allongée dans son lit, à regarder le plafond dans l'obscurité. Elle repensait à sa voix. Elle lui avait paru si agréable malgré le ton qu'il avait employé. Cela lui avait fait du bien de l'entendre à nouveau, même si elle était devenue un peu plus grave depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Elle repensait également à ce que Marine venait de lui dire. Peut-être qu'au fond, sa meilleure amie avait raison. Elle ferma les yeux et s'endormit sur cette pensée.

À suivre...

---------------------------

Alors?? Pas trop surpris et/ou déçus par la "résurrection" d'Ulrich?
Pour la suite, ce sera quand je pourrais, et ça risque d'être long d'ici là...
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Message 07 Juin 2008, 11:45

Dommage que Yumi n'es pas su quoi dire au téléphone,et heureusement que se n'était qu'un cauchemard et Sinon je pense que se fameux client c'est Odd,pourvu q'elle reprenne contact avec Ulrich ils sont si mals tout les 2.Marina n'avait pas encore comprit qu'elle parler de Ulrich Stern il n'y en a pas 36 mille dans le monde même dans une ville.
Bon je te dit bon courage pour la suite
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Massacreur de Rampants

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Message 07 Juin 2008, 12:09

Déçue?? tu plaisantes là ^^
Je préfère une version de ce genre, assez réaliste et rebondissante (on peut dire que je m'y attendais pas du tout du tout..^^) et qui en plus met en commun Ulrich et Yumi... ils ont fait le même rêve... peut-être que ça va enfin tout déclencher... et bravo Marine pour le coup de force ^^
Ca va sûrement faire réfléchir notre Yumi... :p

C'est toujours aussi bien écrit, avec beaucoup d'humour, c'est un plaisir de lire cette fic et le suspens est bien là... avec aucune faute d'orthographe 8) :p
Des auteurs comme toi se font rare... et leurs fics en deviennent que plus merveilleuses !
La suite? 8)

Message 07 Juin 2008, 17:27

Wah ! Un rêve ? (I have a dream... I have a dream... :mrgreen:)

Vivement la suite !

Tueur de Blocks

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Message 11 Juin 2008, 21:03

En voila une fic intéressante! Le sujet est original et ton écriture fait qu'on a l'impression d'être dans l'histoire.

Continue comme ça! Vivement la suite!
Sweet little words made for silence Not talk Young heart for love Not heartache Dark hair for catching the wind Not to veil the sight of a cold world

Kiss while your lips are still red While he`s still silent Rest while bosom is still untouched, unveiled Hold another hand while the hand`s still without a tool Drown into eyes while they`re still blind Love while the night still hides the withering dawn

First day of love never comes back A passionate hour`s never a wasted one
The violin, the poet`s hand, Every thawing heart plays your theme with care
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Lyokophile à vie

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Message 16 Juin 2008, 22:10

Salut tout le monde!

J'ai réussi à trouver un tout petit trou dans mon emploi du temps overbooké pour vous écrire un petit morceau de la suite. J'espère qu'il vous plaira!

Bonne lecture!


------------------------------


Le lendemain matin, 9h30. Yumi et Marine venaient tout juste d'arriver dans leur cabinet. Elles s'étaient rendues dans le bureau de Marine pour discuter un peu avant de démarrer leur journée de travail, non sans avoir auparavant pris le temps d'aller saluer leurs collègues et patrons comme elles se le devaient. Elles étaient en pleine discussion sur la soirée agitée de Marine et son petit ami lorsque Karine, l'une de leurs assistantes, entra pour signaler l'arrivée du premier client de la jeune et jolie blonde pulpeuse. Yumi se leva du coin du bureau où elle était assise et dit:

« Bon, ben je te laisse à tes affaires! Tu me raconteras la suite ce midi! Tchao, poulette!
- OK, pleurnicheuse! »

Puis elles s'échangèrent un regard complice et éclatèrent de rire. Yumi se dirigea alors vers la porte et quitta la pièce. Elle passa devant quelques clients attendant qu'on les reçoive. Elle se rendait à son bureau lorsqu'elle entendit une voix s'élever derrière elle.

« Mademoiselle Ishiyama? »

Elle resta figée. Elle ne se retourna pas vers son interlocuteur. Cette voix si particulière, elle semblait l'avoir reconnue même si elle était devenue un peu plus rauque avec les années. Était-ce bien lui? Après toutes ces années sans se voir, il était venu jusqu'à elle. Mais pourquoi? Il ne lui en voulait donc pas d'avoir coupé les ponts avec lui et tous ses anciens amis de Kadic?

« C'est bien vous mademoiselle Ishiyama? » continua l'homme derrière elle.

Elle se retourna vers lui. Elle le reconnut presque instantanément malgré le fait qu'il avait bien changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Et pourtant c'était bien lui. Il était là, devant elle, se tenant droit comme un i, un grand sourire aux lèvres. Son visage n'avait pas beaucoup changé malgré les années et une barbe mal rasée qui y avait pris place. Il avait les cheveux noirs, mesurait un bon mètre quatre-vingt et avait visiblement une musculature très développée. Il portait un costume noir très élégant et ses yeux étaient cachés derrière des lunettes noires.

« Ben alors?? Tu me reconnais pas? » poursuivit-il.

Effectivement, elle avait cru reconnaître sa voix précédemment mais quelque chose ne collait pas avec son visage. mais ses cheveux ainsi que sa démarche semblaient être celui d'un autre qu'elle avait aussi bien connu. Elle eut une hésitation plus elle se lança:

« Odd... Dumbar?! » dit-elle alors, amusée.
- « Quoi?! Odd Dumbar?! Comment oses-tu me faire ça, à moi, le plus grand séducteur que le monde ait connu?? » rétorqua l'homme interloqué par ce qu'il venait d'entendre.
- Excuses-moi, William Della Robia! » ajouta la japonaise en riant.
- Ho!... Là, franchement, Yumi, tu me déçois! Oser mélanger mon nom avec celui de ce... De ce... De ce... Enfin voilà, quoi! Non mais franchement! On n'a pas idée de faire ça avec le grand, le magnifique, l'illustre, que dis-je! Le dieu vivant! Odd Della Robia!
- Pardonnes-moi mais c'était trop tentant avec tes cheveux!
- Quoi, mes cheveux?? Qu'est-ce qu'ils ont, mes cheveux?? Ils sont très bien, mes cheveux!
- Ben, c'est-à-dire que ça te change vachement... »

Ils furent interrompus dans leurs retrouvailles par les cris d'une femme visibement hystérique.

« Haaaaa! Monsieur Della Robia! Monsieur Della Robia! »

Ils se retournèrent dans la direction d'où provenait cet éclat de voix et virent Karine, toute émoustillée, courir vers eux, un carnet et un crayon à la main.

« Monsieur Della Robia! Je suis votre plus grande fan! J'ai vu tous vos films! J'adore tout ce que vous faites! Est-ce que je peux avoir un autographe, s'il vous plaît? »

Yumi et Odd se retournèrent l'un vers l'autre, amusés par la situation. Elle s'était arrêtée net devant lui et sautillait sur place comme une gamine impatiente.

« Heu... Oui, bien sûr! » répondit Odd qui se plia à sa demande.
- « Bien, maintenant, nous avons à faire! Si vous voulez bien nous laisser, Karine! » enchaîna Yumi, dès que Odd eut fini sa séance de gribouillis.
- « Bien, Mademoiselle! » répondit Karine, l'air ravi, serrant son autographe contre elle avec ses deux mains et sautillant de joie jusqu'à son bureau.

Yumi fit entrer son vieil ami dans son bureau. Sitôt que la porte fut refermée, des éclats de rire s'y firent entendre. Après quelques instants, Odd demanda:

« Dis donc, ils sont tous comme ça, ici? Déjà que hier, il y a une espèce de folle qui n'a pas arrêté de me draguer...!
- Quoi?! Et cette fille, elle était pas blonde, par hasard??
- Si, pourquoi?
- Ha, O.K.! Je me disais bien, aussi! Tu ne changeras jamais!!!!
- Comment ça??
- En fait, c'est toi qui a essayé de la draguer mais tu t'es encore pris un râteau!
- Ouais... Bon... O.K.... J'avoue! Mais je suis sûr qu'elle t'a tout raconté!
- Même pas!
- Comment t'as su, alors??
- Ho, mais c'est très simple! Elle va se marier le mois prochain!
- Ha! O.K.! Je comprends mieux pourquoi elle a résisté à mon charme pourtant irrésistible! »

Tous deux éclatèrent de rire. Quand ils furent calmés, Yumi poursuivit:

« Bon, dis-moi ce qui t'amène ici, ô toi divinité incarnée!
- Ben, voilà... »


À suivre

-------------------------

Voilà, voilà!

Alors? Vous avez trouvé ça comment?

Je sais, c'est un peu court mais j'ai pas le temps d'en écrire plus pour le moment! Les seuls moments où je peux écrire, c'est pendant mes heures de sommeil, qui sont peu nombreuses en ce moment... Vous voyez le topo!!!
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Message 17 Juin 2008, 08:39

Un topo? Où ça??

Blague à part, c'est toujours aussi bien; vivement la suite (même si je comprends que t'ais pas beaucoup de temps...).
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Message 19 Juin 2008, 14:26

Pourquoi Odd a besoin d'un avocat?
J'ai hâte de savoir se que va nous mettre pour Ulrich et Yumi
Comme ça Marina va se marier,Bah toute mes félisitation Marina!lol
traive de plaisanterie j'ai de lire ta suite!
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Message 06 Juil 2008, 02:32

Me revoilà! Je sais, je sais! Je vous ai terriblement manqué! Au point que vous vous êtes dis que, sans moi, votre vie ne vallait plus grand chose et qu'il fallait mettre un terme à cette existance devenue incipide et sans saveurs! Nan je déconne! :lol:

J'ai profité d'un petit creux dans mon emploi du temps surchargé pour vous écrire une petite suite dont vous me direz des nouvelles!

Bonne lecture!

----------------------------


« Mais dis-moi, maigrichon, quel bon vent t'as poussé jusqu'ici?
- Mais c'est pas vrai, ça! Je suis pas maigre! Je suis svelte! C'est pas pareil! Et puis je suis ici parce que... »

12h08. Après deux heures et demi de discussion entre la belle japonaise et le dragueur au charme irrésistible à propos de ce qui l'amenait en ce lieu, ils se décidèrent tous deux à mettre un terme à cet entretien. Ils se levèrent alors et sortirent du bureau. Au moment de se dire au revoir, Odd se retourna vers Yumi et lui fit une requête:

« Dis, Yumi. On peut pas se quitter comme ça! Depuis le temps qu'on ne s'est pas vus, on a plein de choses à se dire! Ça te dirais que je t'invite au resto, ce midi?
- Heu... Ben... » répondit-elle, un peu surprise. « O.K., c'est d'accord. Mais avant je dois faire quelque chose. Tu m'excuse deux minutes?
- Comme tu veux, princesse! »

Puis Yumi s'éloigna de Odd et prit la direction du bureau de Marine. Elle frappa à la porte et entra sans attendre la réponse de son amie. Celle-ci était plongée dans ses documents à étudier pour quelques affaires concernant des clients qu'elle recevrait plus tard daans la journée.

« Coucou, folle furieuse! Je passe juste en coup de vent pour te dire que je mange pas avec toi ce midi! Mon client de ce matin m'a invité au resto! » déclara Yumi.
- « Quoi? Ce dragueur de pacotille qui se prend pour une star?? » répondit l'intéressée.
- Ben ouais! Et puis c'est un vieil ami du temps où j'étais au collège! Alors je peux pas refuser! En plus ça fait super longtemps qu'on s'est pas vus, tous les deux! On va avoir plein de choses à se raconter!
- Hou là! Toi, tu vas avoir bien des choses à me raconter plus tard sur ton passé, petite cachotière!
- Je sais, je sais! J'ai encore des tonnes de secrêts à te raconter... Bon, allez! Il faut que je te laisse! Il va s'impatienter!
- O.K.! À plus, ma puce!

Après cette petite discussion, Yumi sortit du bureau de Marine en lui faisant un petit signe de la main pendant qu'elle refermait la porte derrière elle. Puis elle retourna dans son bureau pour prendre quelques affaires et rejoignit Odd qui l'attendait d'une manière pas très sage devant l'ascenseur. En effet, il était en train de draguer sans retenue celle qui s'était présentée à lui quelques heures plus tôt comme étant la plus grande de toutes ses admiratrices. Yumi, voyant la scène, ne put s'empêcher de sourire et de lui dire:

« Sacré Odd! Toujours fidèle à ta réputation!
- Hein?! Quoi?! Comment ça? Quelle réputation? » interrogea Odd.
- « T'es toujours aussi dragueur!
- Moi?? Dragueur?? Non! Séducteur émérite, oui! » déclara-t-il le plus sérieusement du monde.
- « Non mais sans blague! Qu'est-ce qu'il faut pas entendre, des fois! Je vous jure!
- Ben quoi? C'est vrai!
- Ouais, ouais! On va dire ça comme ça! Bon, allez, je suis prête! On y va?
- Ha! Enfin! C'est pas trop tôt! Parce qu'il y a mon ventre qui rouspète depuis au moins dix minutes!
- Quoi?? Seulement dix minutes? T'es malade ou quoi? En temps normal, t'aurais eu fin juste après avoir fini d'engloutir ton petit dej'! Qu'est donc devenu le ventre à pattes que j'ai connu il y a bien longtemps? » rétorqua la nippone avant d'éclater de rire.
- « C'est ça! Rigole, rigole! » dit-il, avec un faux air vexé, avant d'ajouter sur un ton un peu pervers: « Tiens, pendant que j'y pense, t'aurais pas pris deux ou trois tailles de bonnet depuis la dernière fois qu'on s'est vus??
- Odd!! Non mais ça va pas??? Tu t'es pas arrangé avec le temps, toi! T'es pas un peu pervers sur les bords?! » répondit Yumi, offusquée.
- « Ben?? Pourquoi que sur les bords?? » enchaîna l'intéressé, non sans humour.

Puis l'ascenseur arriva à leur étage. Les deux amis montèrent et le bel homme appuya sur le bouton du rez-de-chaussée. Pendant la descente, Odd en profita pour demander:

« Au fait, tu connaîtrais pas une bonne adresse dans le coin pour ce midi, parce que je connais pas du tout le quartier...
- T'inquiètes pas, je connais un petit resto sympa pas très loin d'ici. Tu m'en diras des nouvelles!
- O.K., je te fais confiance! »

Une fois arrivés en bas de l'immeuble, ils sortirent dans la rue et se mirent en rout en direction du restaurant auquelle Yumi avait fait référence quelques instants plus tôt. Ils commencèrent à parler de ce qu'ils avaient fait et ce qu'ils étaient devenusdepuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vus.

12h13. Ulrich venait d'en finir avec une réunion du conseil d'administration qui lui avait pris toute la matinée. Il sortit de la salle de réunion et se rendit dans son bureau pour prendre sa veste. Il passa devant le bureau de sa secrétaire et lui signala au passage qu'il s'absentait pour aller déjeuner et qu'il risquait d'être un peu long. Il descendit les étages un à un par les escaliers et sortit de l'immeuble. Une fois dans la rue, il commença à marcher un peu au hasard. Il avait besoin de s'aérer les idées. Mais il n'y parvenait pas vraiment. Il repensait à son rêve. Celui-ci l'avait grandement perturbé. Pourquoi avait-il rêvé de cela? Ce genre d'idée ne lui avait pourtant jamais traversé l'esprit. Et il ne se sentait pas la force de le faire non plus. Alors pourquoi? Était-ce un signe du destin lui disant que tout cela finirait par l'avoir? Fallait-il donc qu'il reprenne contact avec elle? Et quelle serait sa réaction? Le rejetterait-elle à nouveau? Lui répondrait-elle? Allait-il ne faire qu'en souffrir plus? Rien que pour cela, il se dit qu'il allait prendre le temps pour bien y réfléchir. Il ne voulait pas raviver ses souffrances mais qu'elles cessent enfin.

« Arrête de penser à elle, Ulrich! » se dit-il. « Tu te fais du mal pour rien. Oublie-la comme elle t'as sûrement oublié depuis longtemps de son côté.Il faudra bien que tu te fasses une raison. Elle ne reviendra jamais vers toi. Elle n'a aucune raison de le faire. Et espérer quelque chose venant de sa part maintenant relève complètement de l'utopie. Oublie-la, Ulrich, oublie-la. C'est ce que tu as de mieux à faire. »

Au plus profond de lui-même, il avait toujours l'impression d'éprouver de l'amour envers elle. Mais après tout ce temps passé loin d'elle, était-ce toujours de l'amour? Ou bien était-ce devenu des regrets? Ou encore juste un souvenir qui avait gardé l'empreinte de ses sentiments passés? Il n'en savait trop rien. Il n'avait jamais été aussi peu sûr de ses sentiments.

Bras dessus, bras dessous, les deux amis poursuivaient leur chemin jusqu'au lieu de restauration, discutant joyeusement de tout et de rien. Odd, constatant que le bout de chemin qu'ils avaient déjà parcourus commençait à être long, demanda:

« Dis donc, Yumi. Il est encore loin, ton resto?? Parce que là, je suis pas loin d'être en hypoglycémie!!!
- Non, non, on y est presque! »

Puis Yumi s'arrêta brusquement et se tourna vers Odd. Elle avait perdu son sourire. Elle avait même l'air inquiète.

« Dis, Odd. Tu m'en veux pas trop de m'être éloignée de vous comme ça? » lui demanda-t-elle.
- « Mais pourquoi je t'en voudrais? À un moment donné, on doit tous faire des choix, bons ou mauvais. C'est la vie!
- Oui, mais je m'en veux, tu sais! Vous avoir lâchement abandonnés, comme ça, sans donner de nouvelles. Quand j'y repense , je trouve que j'ai été franchement débile... J'ai honte, tu sais... »

Des larmes firent leur apparition dans les yeux de la jeune femme. Odd la prit dans ses bras pour la réconforter.

« Yumi, c'est pas grave. C'est du passé. Si tu l'as fait, c'est parce que tu avais sans doute une bonne raison. Je ne t'en veux pas pour ça. » lui dit-il, sur un ton rassurant.
- «  C'est vrai? Tu ne m'en veux pas?
- Bien sûr que je ne t'en veux pas. Je regrette juste que tu ne nous en ai
pas parlé avant, c'est tout. Mais je ne t'en tiens pas rigueur. On est amis et on le restera pour toujours, surtout après ce qu'on a vécu ensemble, pas vrai? "

Yumi fut soulagée d'entendre ces paroles. Elle remarqua à quel point il avait gangé en maturité sur certains points. Elle esqissa alors un sourire et posa sa tête sur les pectoraux saillants de l'ancien gringalet. Puis elle ferma les yeux.

« Merci, Odd. » lui dit-elle alors.

Ulrich continuait son chemin, perdu dans ses pensées mélancoliques. Soudain, au détour d'une rue, son regard fut attiré par quelqu'un. Un homme. Grand, brun, lunettes de soleil sur les yeux, arrêté au beau milieu de la rue. Et elle. Elle, toujours aussi belle, toujours aussi radieuse. Mais elle dans les bras d'un autre, la tête posée sur la poitrine musclée de l'homme en question. Elle avait un sourire sur les lèvres. Il était figé sur place. C'était la première fois qu'il la revoyait depuis leur dernière discussion devant Kadic.

Flashback

Un matin de mars, vers 7h30. Dans sa chambre, yumi revenait de la salle de bain après y avoir fait sa toilette et commençait à s'habiller. Malgré ses occupations, elle avait la tête ailleurs. Elle s'interrogeait sur la manière de lui annoncer sa décision sans trop le faire souffrir. Plus elle y pensait et plus elle hésitait à le faire car il lui était apparu qu'il souffrirait quand même quelle que soit ce qu'elle lui dirait. Devant elle se posait un dilemme cornélien car elle voulait vraiment éviter de lui faire du mal en lui déclarant cela, comme le jour ou elle lui avait dit qu'entre eux, il n'y aurait rien de plus que de l'amitié.

« Je le fais ou je le fais pas? » se demandait-elle sans cesse. « Bon, allez! Je le fais! Après tout, je vais pas rester 107 ans à espérer quelque chose qui n'est pas prêt d'arriver! »

Puis elle s'arrêta brusquement d'enfiler son pantalon et saisit son portable. Elle composa un SMS à toute vitesse et se dépêcha de l'expédier avant d'éprouver le moindre regret qui lui ferait ne pas l'envoyer.

Quelques instants plus tards, à Kadic. Ulrich et Odd venaient de revenir de la douche. Ulrich, après s'être habillé, jeta un œil sur son portable et remarqua qu'il avait reçu un message. Il manipula son téléphone afin d'afficher le SMS et put y lire:

« RDV à midi à l'entrée de Kadic. À + »

Il se dit alors qu'il aurait peut-être enfin l'occasion dont il rêvait tant. Il esquissa alors un sourire, très vite remarqué par son compagnon de chambrée qui s'empressa de le taquiner:

« Alors, Roméo? T'as reçu un message d'amour de ta Juliette??
- Odd!!
- Ça, ça veut dire oui!
- Mêle-toi de ce qui te regarde, tu veux?!
- Oh oh oh! On dirait que j'ai vu juste! Et qu'est-ce qu'elle t'as dit??
- Odd! Je te conseille d'arrêter tout de suite sinon tu vas avoir de la salade de doigts pour le petit dej'! »

Tout cela avait mit Ulrich de bonne humeur. Lorsqu'ils étaient descendus prendre leur petit déjeuner, Odd n'avait pu s'empêcher de faire part aux autres de ce qui s'était produit dans la chambre et Ulrich dut céder à leurs questions incessantes tant elles étaient nombreuses. Ils étaient contents pour lui. Ils pensaient tous qu'entre Yumi et lui, il allait enfin se passer quelque chose.Mais aucun d'entre eux ne pensait que ce qui allait se passer marquerait si profondément le beau brun ténébreux. Pour Ulrich, la matinée de cours passa très vite, alors que de son côté, Yumi redoutait ce moment et la réaction qu'il aurait à l'annonce de la terrible nouvelle. Puis l'heure du déjeuner arriva. Ulrich e précipita hors de la salle de cours où il était. Il arriva à l'entrée de Kadic où il retrouva Yumi qui l'attendait déjà.

« Salut, Yumi! » dit-il avec un grand sourire en se rapprochant d'elle.
- « Salut! » répondit-elle avec un ton distant.
- « Ben, qu'est-ce que t'as? T'as pas l'air bien...
- Voilà... Ulrich... J'ai quelque chose de très important à te dire. » déclara-t-elle, visiblement gênée.
- « Ça tombe bien, moi aussi! Ça fait super longtemps que j'y pense mais j'arrivais pas à trouver le moyen ni le courage de te le dire...
- Non! Attends! Il vaut mieux que je te dise d'abord ce que j'ai à te dire!
- Ha... Bon, et bien je t'écoute...
- Ben voilà... Je sais pas comment te le dire mais... J'en ai assez de notre relation qui ne mène à rien! Alors je ne t'attends plus et j'ai décidé qu'on devait...
- Moi aussi! C'est pour ça que je voulais te demander si tu voulais bien... Qu'on aille... Un peu plus loin dans nôtre relation... Enfin, tu vois ce que je veux dire...
- Non, Ulrich tu n'as pas compris! Je n'ai pas dit "je ne t'attendais plus" mais "je ne t'attends plus".
- Comment ça?! Je comprends pas...
- Ça veut dire qu'il n'y aura jamais rien entre nous, voilà! J'en ai plus qu'assez d'attendre que tu me demande de sortir avec toi. Alors il vaut mieux qu'on en reste là et qu'on soit juste bons amis. C'est tout.
- Mais Yumi...
- Je n'ai plus de sentiments pour toi, Ulrich. Il y a quelques mois encore, j'aurais dit oui volontiers. Mais avec le temps, mes sentiments pour toi se sont envolés. Je t'ai trop attendue, Ulrich. Et je n'ai plus envie de passer ma vie à attendre quelque chose qui n'arrivera jamais. Au revoir. »

Puis Yumi s'en alla, laissant Ulrich planté là, sans voix, incapable de faire le moindre geste pour tenter de la retenir tant il avait du mal à encaisser les phrases assassines qu'elle venait de prononcer. Le monde aurait pu disparaître autour de lui, il n'aurait pas bougé d'un pouce. Il était pétrifié, cloué sur place. En fait, c'était son propre monde qui venait de s'effondrer sous ses pieds. C'était pire que tout. Tout ce dont il avait rêvé jusqu'alors venait d'être réduit à néant en un clin d'œil. Il était tellement choqué qu'il n'avait même plus la force de verser la moindre larme. De son côté, Yumi aussi avait des larmes plein les yeux. Ce qu'elle venait de faire lui avait déchiré le cœur plus qu'elle ne l'aurait imaginé mais, comme à son habitude, elle ne voulait rien laisser transparaître de ce qu'elle ressentait et c'était la raison pour laquelle elle lui avait tournné le dos si rapidement. Il faisait un temps magnifique en cette matinée de mars malgré la saison et pourtant, pour tous les deux, c'était une mauvaise, oui, une bien mauvaise journée.


Fin du flashback

Après quelques minutes, elle rouvrit les yeux. Elle remarqua alors Ulrich qui se tenait devant elle, à quelques mètres d'elle et Odd. Il paraissait comme pétrifié. Dans sa tête, c'était la panique. Il se demandait s'il devait aller vers elle ou pas. Elle releva la tête puis se décolla de Odd. Ce dernier lui demanda ce qui se passait mais elle resta sans voix. C'était la première fois qu'ils se revoyaient depuis ce fameux jour où elle avait décidé de mettre un terme à leur relation qui était au point mort depuis le début. Ulrich remarqua que le sourire de Yumi disparaissait à vue d'œil. Il se dit alors:

« Non, faut pas que j'aille la voir. Je vais la faire souffrir, c'est sûr. »

Il fit alors demi-tour et essaya de se fondre dans la foule pour ne pas qu'elle le rattrappe. À ce moment-là, il pouvait sentir son cœur battre très fort dans sa poitrine, à cause de l'émotion que lui avait procuré cette rencontre inopinée ainsi que la gêne qu'il avait alors ressenti quand il avait remarqué qu'elle avait cessé de sourire quand elle l'avait aperçu. Elle avait l'air si heureuse dans les bras de cet homme et il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il venait gâcher cet instant de bonheur entre eux.

« Ulrich! Attends! » dit-elle.

Lorsqu'il entendit sa voix, il se mit alors à courir. Sa voix n'avait pas beaucoup changé. Elle était toujours aussi douce et cristalline. Rien qu'à lentendre à nouveau, cela éveillait trop de vieilles douleurs en lui. Et il ne voulait plus souffrir.

« Ulrich! Ulrich! Reviens! » poursuivit-elle.

Elle allait se mettre à le suivre pour le rattraper quand elle sentit une main la retenir. Elle se retourna alors et vit que c'était Odd qui la retenait.

« Attends, Yumi!
- Mais pourquoi?
- Tu sais, il a vraiment été très mal après le jour où tu lui as dit que tu ne l'aimais plus. Il en a énormément souffert et il s'est replié sur lui même petit à petit. Heureusement qu'on a été là avec Jérémie et Aélita, sinon, je pense qu'il aurait été capable de faire une grosse connerie, tu sais. Apparemment, il en souffre encore beaucoup.
- Mais, je voulais juste...
- Laisse lui le temps de réfléchir, il en a besoin. Il ne faut surtout pas précipiter les choses, sinon ça risque de tourner encore plus mal que ça ne l'est aujourd'hui. Mais ne t'inquiètes pas, j'irais lui parler demain. En attendant, si on allait enfin manger? C'est pas le tout mais je sens l'hypoglycémie qui arrive, moi! »

À suivre...

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Alors? Vous en dites quoi? (S'il y a encore quelqu'un sur ce forum qui s'intéresse à cette fic...)
Dernière édition par Ann O'Neemm le 06 Juil 2008, 21:20, édité 1 fois.
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Jeune Lyokophile

Messages: 150

Inscription: 18 Avr 2008, 19:38

Localisation: Made in Marseille

Message 06 Juil 2008, 10:30

Ben moi je m'interresse beaucoup à cette fic, et je trouve que cette suite est super géniale ! :D
Odd n'a vraiment pas changé^^' (mais bon, c'est pour ça qu'on l'aime !). Pour Yumi et Ulrich, il est évident qu'ils éprouvent encore des sentiments très forts et réciproques. Mais malheureusement Ulrich doute et il croit que Yumi sort avec quelqu'un. J'espère qu'Odd trouvera les mots justes pour qu'il y est une vraie discution entre eux pour débloquer la situation. Mais on voit dans le flash-back qu'ils ont une grande peine refoulée.
En tout cas, c'est vraiment super et je t'encourage à continuer sur cette voie.
A quand la suite ? ;)
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !

Lyokophile à vie

Messages: 245

Inscription: 04 Jan 2008, 20:29

Localisation: Les pieds sur terre, la tête sur Lyoko !

Message 06 Juil 2008, 14:59

Ouah super fanfic, t'est limite sadique quand tu coupe ! Mais en tout cas c'est une superbe histoire je trouve. Continue comme ca !
(__/)
(='.'-)voici LAPIN
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Lyokophile à vie

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Inscription: 15 Mar 2008, 15:00

Localisation: en train d'essayer de caser Ulrich avec Yumi

Message 06 Juil 2008, 15:01

MOI J'ADOOOOOOOOOOOREEEEEEEEEEEEEE
la suite et que ça saute!
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Les lyoko-guerriers sont de retour

Message 06 Juil 2008, 16:33

Sadique un jour, sadique toujours... T'as pas changé depuis Protocole Carthage!

Odd/Ulrich, le duel des anciens amis... Ca sent le crash!!!
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Lyokophile à vie

Messages: 242

Inscription: 02 Déc 2007, 12:58

Localisation: Rentré "au pays"

Message 22 Juil 2008, 23:48

Salut tout le monde! Désolé de vous avoir fait attendre!
Voilà une petite suite que je complèterais sans doute demain. J'espère que ça va vous plaire!

Bonne lecture!


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Ulrich poursuivait sa course effrénée le plus loin possible afin qu'elle ne le suive pas. Mais au fond de lui-même, il s'interrogeait car toutes les certitudes qu'il avait acquises sur lui-même et ce qu'il ressentait s'étaient évaporées en un instant, laissant place à un océan de questions. Pourquoi fuyait-il celle qu'il avait tant aimé alors que, toutes ces années, il n'avait fait que rêver de ce moment? Avait-il eu peur de sa réaction après qu'elle l'ai aperçu? Ou bien de celle qu'il aurait eu lui-même s'il était resté planté là, devant elle, sans rien oser lui dire? Et pourquoi avait-il senti son cœur s'emballer quand il l'avait reconnue, même dans les bras d'un autre? Se pouvait-il que ses sentiments, qui lui paraissaient pourtant si lointains et affadis avec le temps, soient bel et bien forts comme au premier jour? Au fond, tout ceci était-il bien réel ou bien n'était-ce encore qu'une illusion? Juste une énième création de son subconscient qui ne pouvait se résoudre à cette trahison de la part de celle qu'il avait tant aimé?

Yumi, visiblement marquée par ce qui venait de se produire mais aussi quelque peu rassurée par les paroles de Odd, se résolut à accompagner celui-ci déjeuner dans son restaurant préféré. En chemin, les deux amis ne s'étaient échangé que peu de mots, espacés par de longs silences lourds laissant transparaitre clairement la tristesse et les regrets de Yumi ainsi que l'embarras de Odd. Quand ils furent arrivés, ils s'installèrent à une table et passèrent leur commande. L'intensité de leur conversation semblait prendre le même chemin que lors de la fin du trajet, ce qui ennuyait profondément Odd. Il se décida alors à briser ce mur de glace qui commençait à s'installer entre eux.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Yumi? Tu sais que tu peux tout me raconter. » dit-il avec une voix douce et rassurante tout en lui saisissant les mains.
- « Si tu savais comme je m'en veux, Odd. Je voulais pas en arriver là. » répondit-elle en fondant en larmes.
- « C'est pas de ta faute, Yumi. Tu ne pouvait pas savoir qu'il réagirait comme ça!
- Oui, mais ses yeux! T'as vu son regard? Il était...
- J'ai vu, Yumi, j'ai vu. » l'interrompit Odd. « Ne tire pas de conclusions trop hâtives de tout ça. Je suis sûr qu'au fond de lui, il est encore amoureux de toi. Comme au premier jour!
- Dis pas de conneries, Odd. Je suis sûre qu'il me déteste, après ce que je lui ai fais! Je suis ignoble! Je ne le mérite vraiment pas! Je ne suis pas une fille suffisamment bien pour lui!
- Ha non! Là, c'est toi qui dit des conneries! Vous êtes faits l'un pour l'autre! Ça crève les yeux! Et pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé de vous pousser dans les bras l'un et l'autre!
- Peut-être, mais maintenant, je suis certaine qu'il me déteste!
- Lui? Te détester?? Il en est incapable! Déjà, longtemps après que tu lui ai dit que tu ne voulais plus de lui, il n'arrêtait pas de nous demander de tes nouvelles!
- C'est vrai? Tu dis pas ça juste pour me remonter le moral?
- Bien sûr que c'est vrai! Pourquoi je te mentirais là-dessus?? Et puis, il y a autre chose aussi... Mais je sais pas si je dois te le dire... Parce que c'est pas glorieux de ma part...
- Ben, vas-y! Au point où j'en suis, de toute façon... » déclara-t-elle en s'essuyant les quelques larmes qui parcouraient ses joues.
- « D'abord, tu dois me promettre que ça restera entre nous!
- Promis!
- En fait, voilà... Un jour, y a Kiwi qui a un peu pété un câble dans la chambre et il s'est un peu acharné sur tout ce qu'il a trouvé, et... Il est tombé sur le... Journal intime d'Ulrich.
- Quoi?? T'es en train de me dire que t'as lu le journal intime d'Ulrich?!
- Oui mais non! En fait, J'ai eu beaucoup de chance. Kiwi venait juste de le trouver quand je suis entré dans la chambre. Heureusement, il l'a pas trop abîmé, alors j'ai pu le remettre à sa place sans qu'Ulrich s'en aperçoive... Mais avant de le remettre en place, je l'ai fait tomber sans faire exprès et il s'est ouvert sur une page. Alors j'ai pas pu m'empêcher de la lire... Et les deux ou trois suivantes aussi. J'ai été interrompu par Ulrich qui allait arriver dans la chambre. Alors je me suis dépêché de le remettre en place et de ranger au maximum la chambre avant qu'il arrive...
- Et alors?
- Ben, en fait, dans le peu que j'ai lu, il ne parlait que de toi, de ce qu'il ressentait pour toi et tout et tout. Ce que j'en ai compris, c'est qu'il t'a dans la peau. Jusqu'au plus profond de ses tripes. Tu es le grand amour de sa vie. Et je suis convaincu que c'est pareil pour toi, même s'il n'y a jamais rien eu entre vous. Pas vrai?
- Heu... Ben... C'est-à-dire que...
- Ça veut dire oui, ça!!!
- Ben... En fait... Je crois que t'as raison...
- J'en étais sûr! J'aurais dû le parier avec les deux einsteins! En tout cas, vous avez de la chance de vous être trouvés tous les deux, même si vous vous êtes fait du mal tous les deux. Car cette chance-là, elle n'est pas donnée à tout le monde! Alors, même si ça prend du temps, ne la gâchez pas!
- Oui mais là, c'est trop tard! Tu l'as bien vu comme moi! Il m'a tourné le dos quand il m'a vue! Ça veut dire qu'il ne veut plus jamais me revoir!
- J'en doute sérieusement. Je pense qu'il a fait ça parce qu'il a été submergé par ses émotions. Et tu sais comment il est! Il ne veut jamais montrer quand il va mal et il se referme sur lui comme une huitre! Il ne veut jamais rien laisser transparaitre de ses peines et de ses douleurs. Un peu comme toi, d'ailleurs! »

À peine eut-il le temps de finir sa phrase que les plats qu'ils avaient commandés leur étaient servis.

« Ha! Enfin! Je commençait à mourir de faim, moi! Bon, on change de sujet, si tu le veux bien! » déclara Odd, pressé d'en découdre avec son appétit toujours aussi vorace mais dont il avait soigné la manière de le contenter.

Tous les deux se souhaitèrent un bon appétit, puis ils commencèrent à parler de leurs vies respectives et de ce qui leur était arrivé pendant la longue période où ils ne s'étaient pas vus. L'ambiance entre eux était redevenue toute aussi joviale que celle du matin-même quand ils étaient au cabinet.


À suivre...


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Alors? Comment vous trouvez? lachez vos coms sinon vous n'aurez pas la suite!!! (Enfin, peut-être...)
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Jeune Lyokophile

Messages: 150

Inscription: 18 Avr 2008, 19:38

Localisation: Made in Marseille

Message 23 Juil 2008, 11:29

Cette suite est vraiment magnifique ! :thumbleft:
J'ai adoré le moment où Odd explique à Yumi qu'Ulrich est toujours dingue d'elle (le coup du journal intime était rudement bien trouvé :D ) ! Ca peut laisser présager une évolution positive de la situation de nos deux amoureux 8) . Et puis Yumi a reconnu qu'elle l'aimait toujours autant ! Alors il faut juste qu'Odd s'explique avec Ulrich, et que ce dernier s'explique avec Yumi.
En tout cas cette histoire est vraiment géniale, et j'ai sincèrement hâte d'en lire la suite !
Continue ! ;)
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Futur Lyokofan

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Inscription: 29 Mai 2008, 19:46

Message 23 Juil 2008, 11:30

elle est vraimen bien cette suite, jadore ta fic
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Lyokophile à vie

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Inscription: 02 Déc 2007, 12:58

Localisation: Rentré "au pays"

Message 23 Juil 2008, 16:54

Commme promis, voilà la suite! Elle est un peu courte mais j'espère qu'elle vous plaira autant que la précédente.

Bonne lecture!


-----------------


Cependant, leur conversation restait quelquefois entrecoupée par quelques courts blancs pendant lesquels Yumi ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qui c'était passé. La fin du déjeuner se passa dans une ambiance agréable. Après avoir payé la note et laissé un pourboire plus que généreux, Odd, en vrai gentleman, raccompagna Yumi jusqu'à son bureau tout en poursuivant la discussion qu'ils avaient lors du déjeuner. Une fois arrivés à destination, les deux amis s'échangèrent leurs adresses et numéros de téléphone. Puis vint le moment de se séparer, moment qui leur semblait difficile tant ils avaient de choses à se raconter. Odd se lança alors:

« Bon, ben quand il faut y aller, faut y aller! Salut, princesse!
- Salut, Odd le magnifique! » répondit la belle nippone, affichant un grand sourire.
- « Ha! Enfin! Tu reconnais l'existence de mon charme irrésistible!
- Sans vouloir te vexer, je te signale qu'à cet étage, on est deux à résister à ton charme prétendu irrésistible...
- Heu... Ouais, bon, d'accord... J'admets! Mon charme n'est pas irrésistible... Mais j'ai quand même beaucoup de charme, non?
- Heu... Ben... Comment dire?... En fait...
- Ouais... Bon... C'est bon! J'ai compris! Dis que je suis moche comme un c*l, aussi!
- Mais non! Je déconne!
- Ha! Bon! Je préfère ça! »

Odd regarda sa montre puis déclara:

« Bon, c'est pas le tout mais je dois y aller, sinon je vais être en retard!
- T'as raison, moi aussi! Je dois aller voir un client chez lui cet après midi!
- Ha bon? Pourquoi? Tu vas lui faire des trucs sympa??
- Odd!!! Si tu recommences à insinuer des trucs pareils, c'est à toi que je vais faire des trucs! Mais ça va pas du tout être sympa, tu peux me croire! Et puis je vais chez lui parce qu'il ne peut pas se déplacer, c'est tout!
- Ho! C'est bon! Je rigolais! Bon, je file sinon je vais encore me faire engueuler! Salut, princesse!
- Salut!
- Je t'appelle demain soir, histoire de te donner des nouvelles de ton beau gosse!
- Heu... Ouais... D'accord! Mais fais gaffe à ce que tu lui dis! Je veux pas qu'il sache que tu fais ça pour moi, sinon il va pas vouloir!
- T'inquiètes pas pour ça! Je suis pas fou non plus! À plus!
- À plus! »

Puis les deux amis se séparèrent, Yumi prenant la direction de son bureau et Odd celle de l'ascenseur,non sans avoir attiré l'attention de Karine, qui s'empressa de le suivre, bien décidée à ne pas laisser partir son idole comme ça sans réagir.

Ulrich avait cessé de courir depuis bien longtemps. Il s'était arrêté dans une supérette afin s'acheter de quoi manger car sa petite course lui avait sacrément ouvert l'appétit. Puis il avait poursuivi son chemin calmement et, au fil des rues, il s'était aperçu qu'il connaissait le quartier dans lequel il se trouvait. Il pressa alors le pas et, après quelques longs instants, s'arrêta devant une grille. Cet endroit, il y avait vécu beaucoup de très bons moments comme de très mauvais. Il l'avait aimé autant qu'il l'avait détesté, cet établissement scolaire. Car il était arrivé devant l'entrée de Kadic. Il se trouvait à l'endroit même où sa vie avait basculé, et où son quotidien s'était transformé en cauchemar, là où Yumi lui avait dit qu'elle ne voulait plus de lui.

Il repensait à tout ce qu'il avait vécu là. Sa première rencontre avec Yumi, l'arrivée de Odd, l'électrocution de Jérémie à la machine à café, l'usine, Aélita, le supercalculateur... Bref, tout ce qui avait fait son adolescence. Et puis ce fameux jour où tout a basculé pour lui... AU fur et à mesure de sa course effrénée, les questions qui lui taraudaient l'esprit s'étaient calmées pour la plupart d'entre elles alors que d'autres avaient tout simplement trouvé leur réponse. Premièrement, sur les sentiments qu'il avait ressenti lorsqu'il l'avait aperçue. Pourquoi son cœur s'était-il emballé comme ça? Et pourquoi était-il resté paralysé face à elle? Tout simplement parce qu'il l'aimait toujours autant. Ses sentiments étaient forts comme au premier jour où ils s'étaient rencontrés, au club d'arts martiaux de Jim. Il était resté figé devant elle quelques instants parce que cette rencontre s'était faite de façon inopinée et, à vrai dire, il ne s'y était jamais vraiment préparé. Sans doute pensait-il que cela ne se produirait jamais, bien qu'il avait toujours désiré le contraire.

Alors pourquoi avait-il fuit devant elle comme s'il ne voulait plus la revoir de toute sa vie? C'était d'abord parce qu'il n'avait pas pu résister à la panique qui s'était emparée de lui, toutes ces questions qui lui avaient fait perdre pied dans son esprit. Et aussi parce qu'elle semblait heureuse dans les bras de cet autre homme. Mais surtout, qu'allait-il, bien pouvoir lui dire? Après tout, c'était à elle de faire le premier pas vers lui et pas l'inverse car c'était elle qui l'avait fait tant souffrir. Les quelques réponses qu'il avait trouvé, aussi dérisoires soient-elles, avaient réussi à apaiser son esprit, toujours désireux de réponses à ce sujet. Il y pensait encore quand, soudain, il fut tiré de ses pensées par une voix féminine.

« U... Ulrich? C'est... C'est bien toi? »

Il sursauta.

« Cette voix! Non! Ce n'est pas possible! Ça ne peut pas être elle! Comment... » pensa-t-il.

Il se retourna mais n'eut pas le temps de dévisager son interlocutrice pour vérifier sa pensée qu'il sentit la jeune femme l'étreindre et reposer sa tête contre son torse.

« Ho Ulrich! Je suis si heureuse de te revoir enfin! Ça fait si longtemps! Tu m'as tellement manqué! Je croyais que tu avais fini par m'oublier... Nous oublier... »

À suivre...



Comme d'hab', j'attends vos avis sur le sujet!
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Jeune Lyokophile

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Message 23 Juil 2008, 17:22

Cette suite est aussi bien que l'autre ! :D
Yumi a vraiment l'air de vouloir repartir à zéro avec l'amour de sa vie, mais je souhaite que la fille qui s'est jeté dans les bras d'Ulrich à la fin n'est pas une de ses ex :pale: ! Et si ce n'est pas une de ses ex, alors je pense que ça doit être Aelita et ce serait génial parce qu'elle pourrait jouer le même rôle qu'Odd auprès de Yumi : la personne qui fait ressortir l'évidence de leurs sentiments.

En tout cas je dis chapeau ! Et vivement la suite ! ;)
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Message 24 Aoû 2008, 22:00

Salut tout le monde! Désolé pour l'attente mais j'ai eu une grosse panne d'inspiration.
Cela dit, voici la suite! Vous m'en direz des nouvelles!

Bonne lecture!


------------------

Il n'osait pas trop la serrer dans ses bras tant la gêne qu'il ressentait était grande. Il n'osait pas non plus l'appeler par son prénom car il avait peur de se tromper et de ne pas l'avoir reconnue. Et pourtant, ces cheveux, ce parfum, cette douceur qui émanait d'elle, tout lui indiquait que c'était bien elle pourtant il n'osait y croire. Et puis cette voix, elle semblait ne pas avoir changé depuis l'époque du collège. Elle lui paraissait toujours aussi douce et angélique. Pour le peu qu'il avait entendu sa voix, il y avait remarqué comme une plus grande assurance, comme si elle s'assumait pleinement, elle qui semblait si timide et réservée auparavant, ayant toujours peur de mal faire ou de blesser quelqu'un.

Devant lui, il remarqua une voiture garée le long du trottoir avec la portière côté passager ouverte. Elle en descendait sûrement avant de l'avoir aperçu et de s'être précipitée dans ses bras à toute allure. Puis une voix masculine provenant de l'arrière de la voiture attira son attention.

« Chérie, je ne le trouve pas! Tu peux regarder dans la boite à gants s'il y est, s'il te plaît? »

Le coffre de la voiture était ouvert et quelqu'un s'affairait à y chercher quelque chose. N'obtenant aucune réponse à sa requête, l'homme passa la tête par le côté du haillon du coffre pour jeter un œil devant et voir la raison de ce silence. Il était blond., assez grand et mince, avec une légère barbe mal rasée. Il portait également de fines lunettes. Lui aussi avait si peu changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus, malgré une calvitie naissante.

« Mais, chérie... Qu'est-ce que tu fais dans les bras de... Ulrich?! Ulrich Stern?! C'est toi?? Ça alors!!! Ça fait super longtemps!!! Mais qu'est-ce que tu fous ici?? »

Dès qu'il l'eut reconnu, l'homme s'empressa de se précipiter vers Ulrich.

« Jérémie?! Alors cette folle qui vient de se jeter dans mes bras comme une furie, c'est donc bien Aélita?! Je suis super heureux de vous revoir enfin!
- Et nous donc! » répondit Aélita en décollant sa tête du torse du grand brun.

Elle laissa apparaître les quelques larmes de joie qui glissaient le long de ses joues roses. Puis les deux hommes se firent une poignée de main chaleureuse. Pour une fois depuis bien longtemps, dans le cœur d'Ulrich, la peine laissa place à la joie de retrouver des amis fidèles et sincères, mais qu'il avait hélas perdu de vue avec le temps.

« Mais qu'est-ce que vous devenez; depuis tout ce temps? » demanda Ulrich.
- « Et bien je suis le patron de ma propre boite de programmes informatiques » répondit Jérémie.
- « Et moi, je suis physicienne dans un laboratoire de renommée internationale. Et accessoirement, je suis aussi devenue la femme de ce petit blond à lunettes... » poursuivit Aélita, avec un petit sourire en coin.

Puis ils furent interrompus par une petite voix provenant de l'intérieur de la voiture:

« Maman! C'est quand qu'on y va?! On a faim!! »

Ils se retournèrent tous les trois vers le véhicule. Ulrich y découvrit deux petites têtes qui dépassaient par la vitre d'une des portières arrières de la voiture.

- « HA oui! On a aussi deux charmants petits garnements qui ne font que se disputer à longueur de journée... » ajouta Jérémie avec un air exaspéré par leurs chamailleries. « Venez dire bonjour les enfants! C'est un ami de papa et maman! »

Les enfants sortirent alors de la voiture, laissant apparaître aux yeux d'Ulrich leurs ressemblances avec leurs parents. Les deux génies avaient eu d'abord une fille, prénommée Mélina et âgée de cinq ans, puis un garçon qui s'appelait Loïc et qui avait trois ans et demi. Tous les deux étaient blonds comme leur père et avaient les beaux yeux verts de leur mère. Le visage de Mélina ressemblait plus à celui de Jérémie alors que celui de Loïc semblait être la copie conforme de celui d'Aélita. Tous les deux s'approchèrent de leurs parents et dirent bonjour à Ulrich. Ils paraissaient intimidés par cet homme qu'ils voyaient pour la première fois. Jérémie et Aélita les rassurèrent et firent les présentations. Puis le trio d'amis poursuivit sa discussion alors que les enfants étaient remontés dans la voiture du couple.

« Et toi, qu'est-ce que tu deviens? » demanda Aélita.
- « Ben moi, c'est simple. Je suis toujours célibataire et pas d'enfants à l'horizon... J'ai aussi repris la direction de l'entreprise de mon père, et ça, c'est pas une partie de plaisir tous les jours! Étrangement, surtout quand il vient m'engueuler quand il remarque que ses actions sont en baisse...
- Tiens donc! Comme c'est étrange! » rétorqua Jérémie.

Tous les trois éclatèrent de rire. Ulrich raconta alors ce qu'il avait fait pendant le temps qu'ils ne s'étaient pas vus, ses études, son travail, ses quelques rares amis de fac, mais évita soigneusement le sujet du chaos de sa vie sentimentale.

« Mais dites-moi, vous deux. Vous avez des nouvelles de ce ventre à pattes qu'était Odd? » demanda-t-il.
- Bien sûr! Il passe de temps en temps à la maison pour nous faire un petit coucou entre deux tournages de ses horreurs de films! » répondit Jérémie.
- « Tu voulais plutôt dire ses films d'horreur, mon chéri. » corrigea Aélita.
- Non non! Enfin... Si! De toute façon, c'est du pareil au même! C'est horrible et c'est signé Odd Della Robia!
- Tiens? Il a laissé tomber les documentaires humoristiques pour faire des films d'horreur! C'est dommage, il était doué pourtant! Ha! Je sais pourquoi! En fait, il a dû perdre sa source d'inspiration, la belle Sissi! »

À ces paroles, les deux génies se retournèrent l'un vers l'autre pour se regarder quelques instants avant de diriger à nouveau leurs regards vers le beau brun de la bande, alors qu'Ulrich était en train de rire. Mais il s'arrêta très vite, ayant remarqué ce que venaient de faire ses deux interlocuteurs qui, eux, avaient conservé leur sérieux. D'ordinaire, ils auraient rit eux aussi à ce que venait de dire Ulrich. Il trouva cela étrange et demanda alors:

« Ben, quoi?? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas?
- Ben... En fait... Comment dire? » bredouilla Jérémie en se grattant l'arrière du crane.
- En fait » interrompit Aélita, « ce que Jérémie essaie de te dire, c'est que Odd et Sissi sont, comme qui dirait, mariés...
- Hein?! C'est pas vrai?? » fit Ulrich, abasourdi par la nouvelle. « Non... C'est une blague?! C'est ça! C'est une blague que vous me faites, tous les deux!!
- Ben... » dit alors Jérémie, devant un Ulrich qui restait éberlué par l'annonce du couple.

Les deux époux se regardèrent encore l'un l'autre. Puis chacun d'eux esquissa un petit sourire en coin avant qu'Aélita ne crache le morceau.

« Non mais franchement, Ulrich! Tu les vois vraiment ensemble, ces deux là?? » déclara-t-elle avant d'éclater de rire avec Jérémie.
- « Ouf! Vous m'avez fait peur tous les deux! Non mais franchement, on n'a pas idée de faire des blagues comme ça! » rétorqua l'intéressé.
- « C'est bon! Ne te vexe pas, Ulrich! C'est juste pour rigoler! » déclara alors Jérémie
- « Sissi avec Odd! C'est quand même un peu gros, non, vous ne trouvez pas?
- « Ouais, mais tu y a cru un petit peu quand même sinon t'aurais pas réagi comme ça! Pas vrai, Aélita?
- Complètement d'accord, mon amour! »

Puis ils restèrent là à discuter quelques minutes encore à propos du blondinet excentrique et de ce qu'il devenait depuis leur départ de Kadic, ce qui occasionna quelques éclats de rire tant Odd avait vécu de mésaventures toutes plus drôles les unes que les autres. Ayant tout raconté à Ulrich ce qu'ils savaient sur Odd, Jérémie mit alors les pieds dans le plat et demanda alors:

« Au fait, T'as eu des nouvelles de Yumi? Parce que nous... »

Il s'arrêta de parler et se retourna vers Aélita qui venait de lui donner un coup de coude dans le ventre pour lui faire comprendre qu'il venait de faire une bourde. Sur le coup, il ne comprit pas le geste de sa femme et la regarda. Il vit alors qu'elle le fixait avec un regard insistant.

« Ben quoi?? » demanda-t-il
- « Hé bien! T'as la mémoire courte, mon chéri! » déclara Aélita.
- « Hein? Comment ça?
- À ton avis??? » rétorqua Aélita en lui faisant comprendre avec ses yeux qu'il avait magnifiquement gaffé.

Dans ce grand moment de solitude, Jérémie mit quelques instants avant de se remémorer ce qui s'était passé entre Ulrich et Yumi.

« Ho! Excuse-moi, Ulrich! Je ne m'en souvenais plus! Je suis vraiment désolé! Je voulais pas...
- C'est pas grave, Jérémie! Moi non plus je n'ai pas de nouvelles d'elle. Et puis, quelque part, c'est mieux ainsi... »

Jérémie et Aélita virent alors apparaître sur le visage de leur ami un air de tristesse et de résignation face à sa relation manquée avec Yumi. Ils se rendirent compte que leur ami souffrait toujours autant que le jour où Yumi lui avait dit qu'elle en avait assez qu'il ne se passe rien entre eux. Ils étaient tous deux embarrassés par la gaffe de Jérémie et voyaient bien qu'Ulrich était lui aussi gêné que ce sujet délicat soit abordé. Pour détendre l'atmosphère, Aélita trouva alors un sujet de conversation qui correspondait bien au ton de leur discussion avant le fâcheux incident.

« Et si on fêtait nos retrouvailles ce soir devant un bon dîner?
- Bonne idée, Aélita! » répliqua Jérémie. « Qu'est-ce que t'en dis, Ulrich?
- Pourquoi pas! Ça me changera un peu de mes soirées monotones à la maison!
- En plus, on devait dîner avec quelqu'un ce soir! Comme ça sera la surprise de la soirée! » poursuivit Jérémie.
- Ho mais j'y pense! Faut qu'on appelle le resto pour prévenir qu'il y aura un convive de plus! » déclara Aélita.

Elle saisit alors son portable dans sa poche et composa le numéro du restaurant où elle avait réservé une table puis s'éloigna un peu des deux hommes. Quelques instants plus tard, elle revint un peu déçue et déclara que le restaurant était complet pour la soirée et qu'ils ne pouvaient pas accepter un personne en plus. Jérémie fut quelque peu embarrassé par la situation.

« Comment on fait, alors? » demanda-t-il, les yeux suppliants dirigés vers son épouse.
- « On n'a qu'à faire ça chez moi! » proposa Ulrich, tout sourire.
- « Ça te dérange pas? » demanda Aélita
- « Mais non, ça me fait plaisir!
- C'est vrai? T'es sûr qu'on va pas te déranger? » renchérit Jérémie.
- « Puisque je vous le dis! Bon, c'est un peu loin de Paris, mais au moins c'est au calme et on ne sera pas dérangé par les voisins! » dit alors Ulrich tout en notant son adresse sur un morceau de papier avant de le donner à ses amis.
- « Mais ça va te faire beaucoup de boulot pour préparer le repas, non? » questionna Aélita.
- Mais non, ne t'inquiète pas! Tout sera prêt en temps et en heure. Je te le garantis! Alors vous venez pour 20 heures à la maison? »

Le couple fut quelque peu gêné d'avoir invité Ulrich et au final de se retrouver invités chez lui. Mais dans leur tête, les deux einsteins de la bande se dirent que ce n'était pas tous les jours que l'on retrouvait un de se meilleurs amis et que, malgré tout, il fallait marquer l'événement.

« D'accord pour 20 heures! » déclara Jérémie
- « Par contre, on fait garder les enfants ce soir, mais on a toujours notre invité surprise! Donc on sera trois au total! » ajouta Aélita.
- « C'est noté! Soyez à l'heure, je compte sur vous! Et n'oubliez pas d'annuler votre réservation pour le restaurant! » dit alors Ulrich.

Puis ils se dirent tous les trois au revoir et se séparèrent, tous trois avec la joie de s'être retrouvés après tant d'années sans aucune nouvelle. Ulrich s'en retourna alors à son bureau tandis que le couple de génies s'en retourna vaquer à ses occupations.

Le soir venu, vers 19 heures, devant un grand hôtel parisien, un homme vêtu d'un imperméable gris et d'un chapeau prit place à l'arrière d'une voiture qui semblait tout ce qu'il y a de plus banale. Pourtant les deux personnes qui se trouvaient à bord, tout comme l'homme à l'imper qui venait de les rejoindre, n'étaient pas si banales que cela. Une fois l'homme installé à bord du véhicule, celui-ci s'éloigna rapidement du palace. Vers 19 heures 45, dans la campagne francilienne, le véhicule en question s'approchait de la grille d'entrée en longeant le mur entourant la grande propriété. À bord, tous trois restaient incrédules.

« Whouaaa! C'est énorme! T'es bien sûr que c'est là, chéri?
- Ben oui! C'est le GPS qui m'a emmené ici!
- T'es sûr que ton GPS s'est pas planté, Einstein? » lança l'homme à l'arrière du véhicule.
- De toute façon, on n'a qu'à sonner à l'entrée et on verra bien! » rétorqua le conducteur.

Le véhicule arriva devant la grille fermée. Le conducteur baissa la vitre de sa portière et appuya sur le bouton de l'interphone. Après une petite attente, il entendit un interlocuteur lui demander son identité. Sur ce, il répondit:

« Monsieur et madame Belpois et leur invité surprise! Monsieur Ulrich Stern nous attend.
- Bien » répondit l'interlocuteur. « Je vais prévenir monsieur de votre arrivée. »


Quelques instants plus tard, le mécanisme d'ouverture s'activa et la grille libéra le passage pour le véhicule. Jérémie engagea alors sa voiture dans la longue allée qui traversait l'immense jardin et menait à la grande maison. À bord du véhicule, tous restaient sidérés tant par l'immensité que la beauté des lieux. Aélita en restait bouche bée.

« Ben dis donc, les affaires marchent bien pour notre Ulrich, à ce que je vois...
- C'est pas étonnant, avec le boulot qu'il fait! Il a de quoi se payer tout ça! » rétorqua Jérémie.

Après la lente traversée du jardin, le véhicule arriva devant la grande bâtisse et les visiteurs furent accueillis par le majordome. Lorsqu'ils furent tous les trois sortis du véhicule, le voiturier monta dans celui-ci et alla le garer quelques dizaines de mètres plus loin. Les trois visiteurs restaient admiratifs devant le demeure de leur ami. Le maître des lieux fit alors son apparition sur le perron puis descendit les quelques marches en se dirigeant vers ses invités. Soudain, il s'arrêta, le regard fixé sur le fameux invité surprise dont parlaient Jérémie et Aélita quelques heures plus tôt. Ce visage, il l'avait déjà vu quelque part récemment mais ne s'en rappelait plus. Soudain, il le reconnut. Comment avait-il pu ne pas le reconnaître tout de suite? Il était comme un frère pour lui. Comment avait-il pu couper les ponts avec lui? Il se sentait si heureux et s'en voulait en même temps.

À suivre...


Alors? Qu'en dites-vous?
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Jeune Lyokophile

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Message 25 Aoû 2008, 11:03

Ouais ! Une suite ! Depuis le temps que j'attendais ça !
Je savais que c'était Aelita qui s'était jetée dans les bras d'Ulrich ^^ . Et ça fait plaisir de revoir nos Einstein revenir, avec deux charmants enfants, en plus ! :D Espérons que le dîner qu'ils vont partager va permettre à Ulrich de décompresser un peu. Et puis il va pouvoir s'expliquer avec Odd aussi. Mais bon... Dans ce tableau sympatique il ne manque plus que... Yumi ! :cry:
Donc en résumer, une bonne suite (comme d'hab ;) ) !
Allez ! Allez ! J'en veux une autre !!! :moku:
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Message 26 Aoû 2008, 19:03

C'est pas encore sûr que ce soit Odd...Mais il y a des fortes chances que ce soit effectivement lui. Qui d'autre Ulrich peut-il effectivement considérer comme un frère? A part William...
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Lyokophile à vie

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Message 11 Sep 2008, 22:57

Coucou! Me revoilà!
Je sais, ça faisait longtemps! Mais j'ai pas abandonné cette fic!
D'ailleurs, voici une petite suite dont vous me direz des nouvelles.

Bonne lecture!

-----------------------


Il s'approcha alors de lui d'un pas vif, affichant un grand sourire sur son visage d'ordinaire si fermé.

« Comment ça va, vieux frère?! » déclara-t-il en avançant vers lui,la main tendue dans sa direction.
« Ben, moi, ça va! Et visiblement, ça va plutôt bien pour toi aussi! » répondit l'invité.

Puis celui-ci enleva son chapeau, laissant apparaître la nouvelle couleur de sa tignasse à son hôte. Ulrich, en voyant les cheveux de son vieil ami, s'arrêta dans son élan et parut alors effaré par la couleur de ceux-ci. Il se tourna alors vers le couple Belpois en montrant le troisième invité du doigt.

« J'y crois pas! Qu'est-ce que vous lui avez fait, à ce pauvre Odd?? Vous l'avez dumbarisé ou quoi?! » leur dit-il en souriant quelque peu.
- « Mais qu'est-ce qu'ils ont, mes cheveux? Ça me va si mal que ça?? » répondit Odd alors que Jérémie et Aélita riaient de la vanne lancée par le maître des lieux.
- « Ben... C'est pas ça, c'est que... Enfin... » bredouilla Ulrich.
- « C'est qu'il faut du temps pour s'y habituer... Ça te change vachement, quand même! Et puis c'est la première fois que Ulrich te vois avec cette tête! Alors que nous, on est habitués, depuis le temps... » déclara Aélita, sortant ainsi son ami de cet embarras d'ordre capillaire.
- « Mouais, bof, j'y crois moyen, quand même, à ton argument. Surtout que c'est pas la première fois qu'on me dit ça aujourd'hui... » rétorqua Odd en faisant la moue.

Les trois autres éclatèrent de rire en entendant leur ami. Ulrich s'approcha alors de Odd et le serra dans ses bras, ce que Odd fit également. Ils étaient tous deux heureux de se retrouver enfin après tant de temps.

« Ça me fait super plaisir de te revoir, tu sais! » dit Ulrich.
- « Moi aussi, je suis super content de te revoir, mon vieux! »

Puis ils se séparèrent et Ulrich invita ses amis fraîchement arrivés à le suivre pour pénétrer dans la magnifique demeure devant laquelle ils se trouvaient, ce qu'ils firent sans rechigner un instant. Ils emboîtèrent donc le pas de leur hôte pour se rendre sur le perron, suivis du majordome. Rien qu'à l'extérieur de la bâtisse, ils étaient subjugués par la taille et la beauté du lieu. Une treille d'âge respectable recouvrait partiellement la façade et lui donnait un charme supplémentaire. Quand ils passèrent le pas de la porte, ils furent alors émerveillés par la décoration intérieure de style XVIIIe siècle. Les murs étaient recouverts de tapisseries et tentures, caractéristiques de l'époque où la demeure avait été construite, ainsi que d'immenses tableaux tous aussi magnifiques les uns que les autres. Quelques dorures couraient ça et là sur les murs pour agrémenter le tout. Les trois invités en restaient contemplatifs tant la beauté du lieu resplendissait à leurs yeux. Où qu'ils posaient leur regard, il n'y avait aucune faute de goût, rien de laid ou de déplacé. Le majordome les débarrassa alors de leurs vestes et manteaux, qu'il rangea délicatement.

Très vite, ils arrivèrent devant l'entrée de la salle à manger. Lorsqu'Ulrich en ouvrit la porte, celle-ci leur parut immense de part sa taille. Elle était tout aussi richement décorée que le simple couloir qu'ils venaient d'emprunter. Puis le regard de chacun se détourna des murs pour se poser sur la table à manger. Celle-ci leur parut elle aussi gigantesque. Elle était recouverte d'une nappe blanche au centre de laquelle étaient finement brodées les armoiries de la famille Stern. Cette nappe était bordée par une petite bande de dentelle, elle-même agrémentée par un fin liseré doré. Sur la table étaient disposés deux chandeliers à trois branches sur lesquels se consumaient lentement de longues bougies blanches torsadées. Quatre couverts étaient disposés sur la table, dont un à l'une des extrémités de celle-ci. Les assiettes étaient d'une blancheur immaculée et agrémentées d'un fin liseré d'or sur le bord. Autour de celle-ci étaient disposés des couverts en argent qui semblaient d'excellente facture. Devant chacune des assiettes étaient disposés deux verres à pied d'une transparence cristalline et sur lesquels on pouvait également remarquer la présence d'un fin trait doré sur le rebord.

« Prenez donc place, mes amis. Je vous en prie! » déclara alors Ulrich.
- « C'est vraiment magnifique! Tu as dû te donner beaucoup de mal pour nous! » répondit Aélita, émerveillée par tant de beauté et de raffinement.
- « Je te rassure, Aélita. J'ai juste voulu faire quelque chose de simple.
- C'est marrant mais j'ai l'impression qu'on n'a pas la même notion du simple, toi et moi... » rétorqua Odd sur un ton ironique.
- « Oui, enfin, quand je dis simple, c'est simple pour ici! Parce que dans cette maison, c'est très dur de faire du simple. Et puis je n'étais pas tout seul à préparer le dîner. Surtout pour nourrir un maigrichon comme toi! » lui répondit Ulrich en souriant.
- « Mais c'est pas vrai, ça! Je suis pas maigrichon! Je suis svelte! Svelte! C'est pourtant pas compliqué à retenir! Depuis le temps que je vous le répète! »dit alors l'intéressé.

Puis la discussion continua quelque peu sur la propriété d'Ulrich avant de se poursuivre sur les vies respectives des uns et des autres, occasionnant quelques éclats de rires. Le dîner se poursuivit dans la bonne humeur. Pendant ce temps, loin de là, Yumi et Marine arrivèrent dans le petit appartement de la belle japonaise, les bras chargés de sacs pleins de nourriture. Une fois la porte d'entrée fermée, elles se dirigèrent toutes les deux vers la cuisine et commencèrent à déballer les affaires et à les ranger. Puis elles commencèrent à préparer leur dîner. Tout en faisant cela, elles papotaient de tout et de rien, comme à leur habitude, quand soudain Marine aborda le sujet délicat de la journée.

« Au fait, tu ne m'as pas raconté ce que tu a fait de ta journée avec l'autre dragueur relou!!! » lança-t-elle avec un grand sourire aux lèvres.
- « Ho, rien de bien extraordinaire! Ce cher Odd Della Robia n'a pas changé depuis le collège!
- Quoi?! » l'interrompit Marine, éberluée. « Attends! Tu ne vas quand même pas me dire que ce type c'était Odd Della Robia, quand même?!
- Ben si, pourquoi? Tu le connais aussi??
- La bonne blague! Tu connais aussi personnellement LE Odd Della Robia?! Celui qui fait des film?!
- Heu... Bah, oui. Pourquoi?
- Pourquoi?! Non mais attends! D'abord Ulrich Stern, ensuite Odd Della Robia! Et après, ça sera qui? Le dernier prix Nobel de physique aussi???
- On ne sait jamais! C'est quoi son nom??
- Je me souviens plus exactement mais c'était un prénom bizarre! Alia... Aéla... Aélia ou un truc du genre! En tout cas, le nom, je l'ai bien retenu, c'est Belpois! J'ai vu ça heir soir à la télé!
- Quoi?? » dit alors Yumi en se retournant vers sa meilleure amie alors qu'elle était occupée à cuisiner. « Elle avait pas les cheveux roses, par hazard??
- Heu, attends que je m'en souvienne... Heu... Oui, c'est ça! Elle a les cheveux roses!
- Et ses yeux, est-ce qu'ils étaient verts?
- Heu... Oui, je crois. Pourquoi? Toi aussi, tu l'as vue à la télé, hier soir?
- Ça alors, Aélita prix Nobel de physique! Et Odd qui ne m'a rien dit!
- Oui, c'est ça! Aélita Belpois! C'est comme ça qu'elle s'appelle! Mais... Attends! Tu vas quand même pas me dire que tu la connais aussi?!
- Ben, évidemment que je la connais! C'est la cousine de Odd! Elle aussi, elle était avec nous au collège!
- Alors là, je crois que je rêve! Oui, c'est ça, je rêve! Je vais pas tarder à me réveiller! » déclara Marine en fermant les yeux et en se pinçant l'avant-bras. « Aïe! Ha ben non, tiens! Je rêve pas!
- Ben pourquoi tu dis ça?
- Non mais attends! Là, c'est du délire, là! T'en connais encore combien, des célébrités comme ça?? Si je ne te connaissais pas aussi bien, il y a longtemps que je t'aurais prise pour une grosse mythomane!
- Comment ça?
- Tu te rends pas compte! Tu connais personnellement Ulrich Stern, l'un des hommes les plus riches de France et célibataire qui plus est, Odd Della Robia, the acteur-réalisateur de films d'horreur en vogue en ce moment, et Aélita Belpois, une chercheuse qui vient de recevoir le dernier prix Nobel de physique! Tu trouves pas que ça fait un peu gros tout de même?!
- Ben heu... C'est vrai que, dit comme ça, ça fait un peu beaucoup mais pourtant c'est la vérité!
- Ha la la! Heureusement que je me suis vraiment fait draguer par Odd Della Robia en personne sinon il y a longtemps que je aurais cru que t'es complètement cinglée! En tout cas, il faut que tu me les présente!
- Ben, pour Odd, c'est déjà fait. En ce que qui concerne Aélita, ça devrait pouvoir se faire. Par contre... Pour Ulrich... Ça m'étonnerait un peu, quand même... »

Le visage de Yumi s'était refermé lorsqu'elle avait prononcé ces paroles. La réaction d'Ulrich en la voyant le midi même lui revint en mémoire. Elle n'avait fait qu'y penser toute l'après-midi. Marine remarqua que Yumi n'allait pas bien et s'empressa de la prendre dans ses bras en disant:

« Qu'est-ce qu'il y a, ma puce? Vas-y, racontes-moi. »

Yumi commença à sangloter. Puis après quelques instants d'hésitation, elle commença à raconter ce qu'elle avait sur le cœur. Elle lui raconta tout dans les moindres détails. La discussion avec Odd, le réconfort qu'il lui avait apporté quand il l'avait pris dans ses bras, Ulrich qu'ils n'avaient pas vu arriver en face et les regarder un moment, sa fuite, ce que Odd lui avait dit après. Tout y passa. Marine comprit alors le désarrois que son amie avait pu ressentir à ce moment-là.

« Ne t'inquiètes pas, ma puce. Je suis sûr que ça va s'arranger entre toi et lui. Et puis il ne pourra pas te fuir toute sa vie à chaque fois qu'il te verra. » lui dit-elle alors. «  Mais j'y pense! Si ça se trouve il n'a pas reconnu Odd quand tu étais dans ses bras, il l'a peut-être pris pour ton petit ami et c'est pour ça qu'il a fuit!!!
- Je ne crois pas, non. Il n'aurait pas pu ne pas reconnaître Odd. Au collège, ils étaient comme des frères. » rétorqua Yumi, les yeux encore pleins de larmes.
- « Mais qu'est-ce que t'en sais? Moi non plus je ne l'ai pas reconnu quand il est venu me draguer hier soir! Alors il se peut très bien que ce soit aussi le cas pour Ulrich quand il vous a aperçu. Odd avait peut-être mis aussi ses grosses lunettes noires, ce qui n'aide pas à le reconnaître avec sa nouvelle couleur de cheveux!
- Ha, si seulement tu pouvais avoir raison... » soupira Yumi en séchant ses larmes.
- « Si ton cher ami Odd fait ce qu'il a dit, ça devrait bien se passer! » répondit Marine. « Bon, allez! On se dépêche de finir de préparer le repas parce que j'ai super faim! »

Yumi se mit alors à rire. Marine fut intriguée par ces éclats si impromptus et l'interrogea:

« Ben, pourquoi tu rigoles maintenant?
- C'est rien! C'est juste que tu me fais penser à Odd! Il est toujours à réclamer à manger! »

Elles se mirent alors toutes les deux à rire puis reprirent la préparation de leur dîner.

Plus tard dans la soirée, chez Ulrich, le repas venait de se terminer. Tous les quatre sortirent de table et s'en allèrent dans le salon afin de prolonger la soirée en discutant un peu autour d'un café. Ils prirent place autour de la table basse tandis qu'une servante leur apporta un plateau sur lequel reposait quatre tasses ainsi qu'une cafetière dont le verseur laissait s'échapper une volute de fumée laissant diffuser le doux parfum de son contenu. Le tout était accompagné de petites cuillères ainsi que d'un petit pichet contenant du lait et d'une coupelle contenant quelques morceaux de sucre. Aélita et Jérémie étaient assis l'un à côté de l'autre dans le canapé en velours rouge et de style ancien alors que Odd et Ulrich avaient pris place chacun dans un fauteuil assortis au canapé. Les discussions allaient bon train lorsque, vers 22 heures, le majordome fit son apparition et s'approcha d'Ulrich.

« Excusez-moi, Monsieur. Mademoiselle votre cousine vient d'arriver. » dit-il avec le plus grand détachement.
- « Ma cousine?? » rétorqua Ulrich, surpris par la nouvelle. « excusez-moi, les amis, je vais voir et je reviens aussitôt! »

Ulrich se leva alors de son fauteuil et se dirigea vers la porte d'entrée de la maison, précédé par son majordome. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit que sa cousine était effectivement bien là, devant lui, dans l'entrée.

« Lénaïg??? Mais qu'est-ce que tu fait là??
- Ben, je suis venue te faire une petite visite, tu te rappelles?
- Mais tu devais pas arriver demain??
- Ben non, banane! Je devais arriver dans dix ans!!
- ...
- Heureusement que ton chauffeur ne m'a pas oublié et qu'il est venu me chercher à la gare, lui, au moins!
- Excuses-moi, j'avais oublié!
- Ça fait plaisir à entendre, ça!!
- Pourtant, j'aurais juré que c'était demain que tu devais arriver!
- Dis donc, cousin! Agenda, tu connais?? Pourtant, ça existait déjà à l'époque où on était à l'école, tu sais!
- En tout cas, je suis ravi de te voir si tôt et de constater que tu es en très grande forme!
- Justement, non! Je suis crevée! Trois heures de train plus une heure de route pour venir jusqu'ici, moi, ça m'a épuisé! »

Ils se rapprochèrent et se firent la bise tandis que le majordome s'occupait des bagages de la nouvelle arrivante. Puis Ulrich l'invita à le suivre pour faire les présentations avec ses invités qui patientaient dans le salon. Lorsqu'ils arrivèrent tous deux dans le salon, Odd écarquilla les yeux à la vue de la belle demoiselle qui se présentait à ses yeux.

« Dis donc, petit cachottier! Tu ne m'as pas dit que tu avais une cousine aussi mignonne!
- Odd!!! Tu ne changeras donc jamais!!! » répondit Ulrich, exaspéré par la réflexion que venait de faire son ami.
- « Mon cher Ulrich, que trouves-tu donc à refaire sur un être aussi parfait que moi? Franchement? » rétorqua l'intéressé tout en souriant, bien étalé dans son fauteuil.
- « Sinon, ça va toujours, tes chevilles??? Elles n'ont pas trop enflé?? Elles te font pas trop souffrir, au moins??? » poursuivit le maître des lieux.
- « Heu... Bah non, pourquoi?? » répondit Odd tout penaud, n'ayant pas compris la boutade de son ami.

Constatant cela, les quatre autres éclatèrent de rire. Ulrich fit ensuite les présentations d'usage et Lénaïg alla s'asseoir su le canapé, à côté de Jérémie et en face de ce dragueur compulsif de Odd. Les discussions reprirent de plus belle dans le salon. Puis vint un moment où Odd, alors en pleine conversation avec la cousine d'Ulrich, regarda sa montre puis s'interrompit dans ce qu'il était en train de dire.

« Ulrich, je peux te parler seul un moment? »

Il avait dit cela avec un ton plutôt sérieux, ce qui attira l'attention de tous sur lui.

« Heu... Oui, bien sûr » répondit Ulrich, intrigué.

Puis les deux hommes s'en allèrent et se dirigèrent vers le perron. Une fois dehors, Ulrich déclara:

« Vu le ton que tu as employé, ça doit être super important! Alors, qu'avais-tu à me dire?
- « En fait, voilà... C'est à propos de...

À suivre...



Alors? Comment vous trouvez?
Allez-y, lachez vos coms!
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Jeune Lyokophile

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Inscription: 18 Avr 2008, 19:38

Localisation: Made in Marseille

Message 12 Sep 2008, 19:15

Chouette !!! Une suite !
Les retrouvailles entre amis sont vraiment géniales (je savais bien que c'étais Odd l'invité surprise :p !!!). Puis la venue de la cousine d'Ulrich... On verra bien comment ça va se passer (alors, Ulrich ? On oublie la famille ?!! 8) ). Et Yumi est dans tout ces états :| ! Mais Odd va mettre les choses au clair avec Ulrich... Espérons ! :pray:
Bon ben... Bon bilan, comme d'hab' ^^" !
Vivement la suite !!!
Une fic, c'est comme XANA : on bosse dessus comme un malade pour l'achever !
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Lyokophile à vie

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Inscription: 02 Déc 2007, 12:58

Localisation: Rentré "au pays"

Message 01 Oct 2008, 14:46

Salut tout le monde! Me revoilà! (Hein?! Quoi?! Y a plus que Almelyoko qui suit ma fic??? :shock: )
Je sais, ça faisait longtemps! J'ai eu un petit manque d'inspiration ces derniers temps, d'où le temps (interminable, je sais...) pour écrire cette suite! J'espère que vous aimerez...

Bonne lecture!


--------------------

- « En fait, voilà... C'est à propos de... Enfin...
- Ouais... Et quoi d'autre?...
- En fait, c'est un sujet plutôt délicat... Je sais pas trop comment te le dire...
- Vas-y, lance-toi. On verra bien après!
- Heu... T'es sûr que t'y tiens vraiment? »

En entendant cela, quelque chose fit tilt dans l'esprit d'Ulrich. L'expression de son visage changea alors.

« C'était donc toi... » déclara-t-il sur un ton de désolation, l'air désemparé.
- « C'est à dire? » répondit Odd, feignant de ne pas comprendre.
- « Avec elle, ce midi... Dans ses bras... C'était toi...
- Ha! Heu... Oui, c'était bien moi. Mais il faut que je te dise...
- C'est pas grave. Je ne t'en veux pas. »

Odd parut alors soulagé par la déclaration de son ami.

« Tu m'avais jamais dit que t'avais gardé le contact avec elle... » poursuivit Ulrich.
- « Tu sais, après le jour où elle est venue à Kadic pour te dire qu'elle ne voulait plus de toi, on a perdu très vite le contact avec elle, nous autres. Ça a duré quelques semaines, cinq ou six, si je me rappelle bien. Au début, elle n'arrêtait pas de nous demander des nouvelles de toi, parce que tu refusais de lui en donner. C'était un peu normal d'ailleurs. Elle savait qu'elle t'avait fait beaucoup souffrir. Et elle s'en voulait. Ce que tu ne sais pas, c'est qu'un jour, elle s'est ramenée à Kadic avec l'idée d'aller te voir pour s'excuser, mais on lui a dit de ne pas le faire parce qu'en plus elle était venue avec son mec de l'époque. T'étais dans un tel état, on a eu peur que tu fasse une connerie après ça. J'espère que tu ne nous en veux pas pour ça... »

Un lourd silence tomba entre les deux hommes. Ils étaient tous deux assis sur la dernière marche de l'escalier menant à la porte d'entrée qui faisait face au jardin, le regard perdu sur l'horizon encore légèrement rougeoyant du crépuscule. Odd était assis à gauche d'Ulrich. Odd craignait la réaction de son vieux compagnon après cette révélation. Celui-ci paraissait calme mais combien de fois Odd l'avait vu ainsi quelques secondes puis laisser éclater sa furie sur tout ce qui se trouvait devant lui. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il entendit son ami lui dire avec un ton pausé:

« Vous avez eu raison de l'en empêcher. C'est vrai que j'étais vraiment au fond du trou à ce moment-là. Heureusement que vous étiez là pour moi sinon j'aurais sûrement été capable de faire une grosse connerie... »

Il avait les larmes aux yeux. Odd le remarqua alors qu'il venait de tourner la tête vers lui. Il s'approcha de son ami et posa sa main sur son épaule gauche.

« Ulrich, je veux que tu saches que, quoi qu'il arrive, tu pourras toujours compter sur moi. Après tout ce qu'on a vécu ensemble, on est amis à la vie, à la mort, non? »

À ces paroles, Ulrich esquissa un léger sourire. Il posa sa main sur celle de Odd comme pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour lui alors qu'il était au plus mal. C'était lui et Aélita qui l'avaient littéralement ramassé à la petite cuillère après le terrible aveu de Yumi. Jérémie, lui, s'était abstenu de tenter quoi que ce soit car il se savait très mauvais psychologue et ne voulait surtout pas empirer l'état de son ami. Et pourtant, rien qu'en voyant ce n'était pas l'envie qui lui manquait d'aller lui parler pour le réconforter. Mais il n'arrivait pas à trouver les mots justes. Cela avait fait l'objet d'une discussion entre eux deux durant laquelle Jérémie lui avait dit qu'il se sentait coupable de n'avoir rien fait pour lui. Et Ulrich, connaissant bien son ami, avait bien compris sa réaction.

« Merci, Odd. Merci pour tout. » déclara-t-il en se tournant vers son ami. « Je ne vous mérite vraiment pas comme amis, tous les trois. Ce que je regrette le plus, c'est que je me suis éloigné de vous toutes ces années. »

En disant cela, il n'avait pu retenir plus longtemps ses larmes.

« J'avais cru qu'en m'éloignant de vous, je réussirais à l'oublier. En fait, ça a été pire. Et j'ai multiplié les conneries pour essayer d'y arriver, mais en vain... »

Odd, en l'écoutant, avait saisi toute la profondeur de la peine et le désespoir d'Ulrich. Il avait aussi saisi quelque chose de plus important.

« Tu l'aimes encore, pas vrai?
- Je sais plus. Je suis complètement perdu. Je ne suis plus sûr de rien. Parfois, j'ai l'impression que ce que je ressens pour elle n'est qu'une illusion. » répondit Ulrich après un long soupir.
- « C'est peut-être parce que tu n'arrêtes pas d'y penser et de te poser des questions sur ça que t'as cette impression de ne plus savoir la nature de tes sentiments. Faut que tu te changes les idées, que tu t'aères l'esprit un bon coup pour te vider la tête de tout ça. Et après, je te garantis que tu verras plus clair dans tout ça.
- C'est plus facile à dire qu'à faire. J'ai essayé bon nombre de fois de le faire mais je n'y suis jamais parvenu.
- Si ce n'est que ça, je sais comment y parvenir efficacement! » déclara Odd, un petit sourire aux lèvres.
- « Merci, Odd, mais t'en a déjà tellement fait pour moi. Je ne veux plus être un boulet pour toi.
- Attends, t'as pas compris ce que je t'ai dis tout à l'heure. On est amis pour toujours et je ferais tout ce que je peux pour t'aider. C'est ça l'amitié.
- Après tout, c'est de ma faute s'il n'y a rien eu entre elle et moi. Je n'ai eu que ce que je méritais. J'aurais dû aller la voir bien plus tôt au lieu d'attendre comme un con qu'elle vienne faire le premier pas.
- Non, je ne peux pas te laisser dire ça. Personne ne mérite de souffrir autant que ça, surtout à cause de quelque chose qui ne s'est jamais produit. Et puis tu sais très bien que c'est pas de ta faute!
- Ha bon?! Et c'est la faute à qui, alors, si c'est pas la mienne?? En tout cas, Yumi, elle a réussi à faire le premier pas, même si c'est pas celui que j'espérais...
- Arrêtes de te ressasser les mauvais souvenirs sans cesse comme ça! Tu sais quoi? Tu peux t'en vouloir tant que tu veux, tu peux lui en vouloir à elle aussi, ou même au monde entier si ça te chante, ça ne changeras rien à la situation! On ne peut pas changer ça, même avec le supercalculateur! En tout cas, il y a seule chose de sûre là-dedans, c'est que c'est pas de ta faute si t'as pas réussi à vaincre ta timidité pour lui avouer tes sentiments. C'est des choses qui arrivent! T'es loin d'être le seul dans ce cas là! En plus tu te fais du mal pour rien à te dire qu'il n'y a que toi qui a merdé!
- Qui d'autre alors?
- Moi, par exemple! J'aurais dû faire quelque chose pour t'aider à avouer tes sentiments à Yumi au lieu de te taquiner bêtement comme je l'ai fait. Et puis, il y a Yumi aussi. Qu'est-ce qu'elle a tenté pour que vous vous rapprochiez tous les deux? Hein? Pas grand chose, faut bien l'avouer! Aélita par contre, elle a fait ce qu'elle a pu de son côté pour parler de ça avec Yumi. Mais visiblement, ça n'a servi à rien. On aurait dû insister plus chacun de nôtre côté, moi et Aélita. Ça aurait peut-être marcher entre vous deux, même si ça n'avait duré que quelques temps. Au moins tu n'aurais pas été dans cet état aujourd'hui. Quelque part, on est aussi un peu responsables de cette situation, nous aussi. En tout cas, sache que je ferais tout pour réparer mon erreur. »

Ulrich ne savait pas quoi lui répondre. Il se sentait gêné par la déclaration de son ami. Odd, lui, repensait à la manière dont tous ces événements s'étaient enchaînés durant cette folle journée, et notamment après l'instant où lui et Yumi avaient croisé fortuitement le chemin d'Ulrich.

Flashback

Ils étaient tous deux dans la rue. Il l'avait prise dans ses bras pour lui témoigner son soutien et son affection. Après ce qu'il venait de lui dire, elle était soulagée. Elle avait versé quelques larmes auparavant et lui, avec ses paroles et sa sincérité, il l'avait réconfortée. Ils étaient restés dans les bras l'un de l'autre quelques instants. Elle avait même posé sa tête contre son torse. C'était bien la première fois qu'elle lui manifestait ainsi l'affection et l'amitié qu'elle avait pour lui. Elle se sentait plus légère et avait même esquissé un sourire. Puis elle redressa brusquement la tête. Odd lui demanda se qui se passait mais n'obtint pas de réponse. Il dirigea son regard dans la même direction que celui de Yumi et comprit alors. Il était là, devant eux et les regardait. C'était la première fois qu'il revoyait Ulrich depuis bien longtemps. Il était comme figé sur place. Il semblait désespéré et paniqué à la fois, comme si quelque chose de douloureux lui était revenu à l'esprit en voyant ainsi Yumi dans les bras d'un autre homme que lui. L'espace d'un instant, il avait semblé hésiter à s'approcher d'eux mais que quelque chose l'en avait empêché, comme s'il avait pesé le pour et le contre et qu'il avait choisi de ne pas venir vers elle. Ce fut à cet instant que Odd se rendit compte qu'Ulrich n'avait pas réussi à tourner la page sur cette histoire. Puis, aussi brusquement qu'il avait surgi de nulle part, Ulrich fit demi-tour et s'éloigna d'eux d'un pas vif.

« Ulrich! Attends! » dit alors Yumi.

À ces paroles, Ulrich se mit à courir dans la foule et fut rapidement hors de portée de leurs regards.

« Ulrich! Ulrich! Reviens! » poursuivit-elle.

Elle allait se mettre à le suivre pour le rattraper quand elle sentit une main la retenir. Elle se retourna alors et vit que c'était Odd qui la retenait.

« Attends, Yumi!
- Mais pourquoi?
- Tu sais, il a vraiment été très mal après le jour où tu lui as dit que tu ne l'aimais plus. Il en a énormément souffert et il s'est replié sur lui même petit à petit. Heureusement qu'on a été là avec Jérémie et Aélita, sinon, je pense qu'il aurait été capable de faire une grosse connerie, tu sais. Apparemment, il en souffre encore beaucoup.
- Mais, je voulais juste...
- Laisse lui le temps de réfléchir, il en a besoin. Il ne faut surtout pas précipiter les choses, sinon ça risque de tourner encore plus mal que ça ne l'est aujourd'hui. Mais ne t'inquiètes pas, j'irais lui parler. En attendant, si on allait enfin manger? C'est pas le tout mais je sens l'hypoglycémie qui arrive, moi! »

Yumi regardait dans la direction où Ulrich était partie. Sa réaction l'avait grandement perturbée. Elle se retourna vers Odd, l'air inquiète.
« Dis, Odd. T'iras lui parler? Dis, tu me le promets? » lui demanda-t-elle, le regard suppliant.
- « Je te le promets, princesse! Parole de Odd Della Robia! » répondit celui-ci.

Puis tous les deux reprirent leur chemin en direction du restaurant auquel Yumi avait convié Odd. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à destination. Ils s'installèrent et passèrent leur commande auprès du serveur. Puis Odd s'absenta quelques instants, prétextant un besoin urgent. Dès qu'il fut arrivé aux toilettes, Odd sortit alors son portable de sa poche et composa un numéro, le colla contre son oreille et attendit quelques secondes. Loin de là, dans une voiture garée dans une rue paisible, une jeune femme entendit son téléphone sonner. Elle le prit et, voyant le nom de l'appelant, s'empressa de décrocher.

« Allô?
- Allô, Princesse? C'est moi!
- Ah?! Et c'est qui, ça, "moi"?
- Ben c'est moi! Odd! Tu m'as pas reconnu?
- Mais si, Odd! J'ai bien vu que c'était toi! Comment ça va?
- Moi, ça va! Et toi, petite farceuse?
- Très bien! Mais dis-moi, que me vaut l'honneur de ce coup de fil?
-Ben, disons qu'il y a eu comme un petit souci avec Ulrich...
- Comment ça, avec Ulrich? Tu devais pas plutôt aller voir Yumi aujourd'hui?
- Si! Mais le problème, c'est que tout à l'heure, en allant au restaurant avec elle, on a croisé Ulrich par hasard!
- Ah! Et comment il a réagi en vous voyant tous les deux?
- Disons qu'il s'est enfui en courant!
- Ah... J'aurais dû m'en douter! Vu l'état dans lequel il était la dernière fois qu'on l'a vu, ça ne pouvait que se passer comme ça...
- Bon, là, je dois y aller! Yumi m'attend! On en reparle ce soir, O.K.?
- D'accord! À ce soir!
- Tchao, princesse! Et bonjour à Einstein!
- Je n'y manquerais pas. Salut! »

Puis ils raccrochèrent tous les deux et Odd revint à la table où s'était assise Yumi. Plus tard, loin de là, Ulrich arrivait devant l'entrée de Kadic. Tout un tas de souvenirs lui revinrent à l'esprit. Ce qu'il n'avait pas remarqué, c'était une voiture garée juste devant, le long du trottoir. Et plus particulièrement la jeune femme qui était assise à la place du passager avant. Elle était en train de fouiller dans la boite à gants quand elle le remarqua. Elle avait les cheveux roses et les yeux verts. Elle était sortit du plus vite qu'elle pouvait dès lors qu'elle l'eut reconnu.

« U... Ulrich? C'est... C'est bien toi? » lui demanda-t-elle alors.

Il sursauta puis se retourna. Aélita se précipita contre lui pour le serrer dans ses bras. Il sentit la jeune femme l'étreindre délicatement et reposer sa tête contre son torse.

« Oh Ulrich! Je suis si heureuse de te revoir enfin! Ça fait si longtemps! Tu m'as tellement manqué! Je croyais que tu avais fini par m'oublier... Nous oublier... »

Ulrich, Aélita et Jérémie venaient de se retrouver après bien des années durant lesquelles ils s'étaient perdus de vue. Ils discutèrent tous trois de leurs vies respectives et de ce qu'ils avaient fait durant tout ce temps. Ils restèrent ainsi environ une demi-heure avant de se séparer et de se donner rendez-vous chez Ulrich le soir même. Dès qu'Ulrich fut loin d'eux, Aélita s'empressa d'envoyer un SMS à Odd pour lui annoncer ce qui venait de se produire. Celui-ci n'en revint pas et lui passa un autre coup de fil pour lui demander si tout cela était bien vrai. Aélita le lui confirma et Odd se réjouit alors de l'occasion qui se présentait ainsi à lui de manière impromptue. Il allait pouvoir lui parler plus tôt qu'il ne l'avait prévu.


Fin du flashback

Les deux hommes étaient toujours assis l'un à côté de l'autre, devant la maison. Ulrich avait pris sa tête entre ses mains et reposé ses coudes sur ses genoux. Son regard était perdu dans le vide.

« Je suis vraiment trop con. » dit-il alors. « Vous m'avez soutenu du mieux que vous pouviez pendant des mois et la seule chose que je trouve à faire, c'est de me séparer de vous sans même vous remercier!
- Non. » rétorqua Odd. « C'est de notre faute si tu t'es éloigné de nous sans qu'on fasse quoi que ce soit pour ne pas te laisser seul dans ton coin. Tout ça, c'est de notre faute. Quand t'as commencé à t'éloigner de nous, on en a discuté tous les trois et on a pensé qu'il valait mieux te laisser quelque temps seul afin que tu digères cette histoire. Après quoi, on serait revenus vers toi. Mais au lieu de ça, on s'est laissés tous les trois par déborder par les études et le travail. C'est nous qui t'avons laissé tomber bien malgré nous. On t'a laissé t'enfoncer tout seul sans réagir. »

Les deux hommes se turent à nouveau. Même s'il souffrait toujours, Ulrich se sentait quelque peu soulagé de s'être confié sur ce qu'il ressentait. Les paroles de Odd l'avaient aussi aidé à prendre un peu de recul sur la situation. Cependant, une interrogation subsistait dans son esprit. Il voulut en faire part à Odd.

« Est-ce que ça vaut encore le coup de tenter quoi que ce soit? »

Odd fut étonné car il ne s'attendait pas à une telle question.

« Heu... Ben, tu sais, il n'y a que toi et Yumi qui avez la réponse à cette question. Si tu ne tente rien, tu ne sauras jamais!
- Oui, mais toi? » rétorqua Ulrich sur un ton hésitant.
- « Moi? Qu'est-ce que je viens faire là-dedans?
- Yumi et toi, vous êtes bien ensemble, non? »

À cette question, Odd écarquilla les yeux avant d'éclater de rire quelques secondes plus tard.

« Ben quoi? Qu'est-ce que j'ai dit de drôle? » questionna Ulrich.
- « Non, mais franchement! Tu nous vous ensemble, Yumi et moi??
- Ce midi, pourtant...
- Ah! Mais attends! » interrompit Odd. « Je sais qu'elle n'était pas très expressive côté sentiments au collège, la Yumi. Mais de là à dire qu'on est ensemble juste parce qu'on s'est pris dans les bras, il y a tout un monde! Surtout avec Yumi! Tu sais, les gens changent avec le temps.
- Je sais. Et c'est ce qui me fait le plus peur dans tout ça.
- C'est-à-dire?
- Plus le temps passe et plus j'ai l'impression que je ne sais rien d'elle et que je n'ai jamais rien su. En fait, j'ai l'impression de ne jamais l'avoir vraiment connue...
- Si c'est juste ça qui t'empêche d'aller la voir, ça peut s'arranger, tu sais!
- En fait, je me demande si j'ai toujours envie d'aller vers elle...
- Dis donc! Tu serais pas en train de te débiner, toi, par hasard?
- Non, c'est pas ça! Après tout, c'est à elle de faire le premier pas!
- C'est bien ce que je disais! Tu fais tout pour l'éviter!
- Mais non! Je te jure!
- Écoute, Ulrich! Tu ne pourras pas la fuir comme tu l'as fait ce midi! Ça n'arrangera pas la situation et, en plus, tu souffriras encore pour rien! C'est vraiment ça que tu veux? Après tout ce que tu viens de me dire, ça m'étonnerait beaucoup! Alors, au bout d'un moment, faut se sortir les doigts du c** et prendre sur soi! En plus, tu n'as aucune idée de ce que Yumi a bien pu me dire à ton sujet!
- Ah bon?! Elle t'a dit quoi??
- Demande-le lui toi-même! On n'est jamais mieux servi que par soi-même! Sur ce, j'ai affaire! Il y a une petite bretonne bien sympa qui m'attend gentiment dans le salon... » dit alors Odd en regardant l'heure sur sa montre.

Il se leva et partit, laissant Ulrich derrière lui. Ce dernier se leva précipitamment alors que Odd venait de passer le seuil de la porte d'entrée pour se rendre dans le salon où Aélita, Lénaïg et Jérémie discutaient tranquillement en attendant les deux hommes.

« Éh! Non! Odd! Attends! » dit Ulrich en rattrapant son ami.

À suivre...

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Alors? Comment vous avez trouvé? Ça vous a plu?
Dernière édition par Ann O'Neemm le 02 Oct 2008, 13:27, édité 1 fois.
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Kia

Message 01 Oct 2008, 18:52

Waou elle est super ta fic. On sent vraiment les sentiments de chaque personnage. De plus c'est très émouvant avec un peu de suspence d'ailleur j'espère qu'il y aura très vite une suite!!
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