Le Royaume du Mal
Après plusieurs mois d'absences, je reviens sur le forum avec plein d'idées dans la tête dont la fanfic que je vous présente aujourd'hui :-D
Attention !! Cette fanfiction comporte des éléments qui pourraient choquer les plus jeunes avec notamment des allusions sexuelles, une relation Yuri et des scènes de violence
Cette fanfic ou plutôt cette "fresque" comme j'aime la surnommer, raconte la vie de nos héros dix-quinze après la fin de Code Lyoko (Laura ne sera donc pas présente dans cette fanfic).
Et on commence tout de suite avec le premier chapitre !!
Chapitre 1 : Le futur des héros
Paris, 2 novembre 2013 à 4h15
Jérémie regardait par la fenêtre de son luxueux appartement situé dans le XVème Arrondissement, en face du désormais abandonné collège Kadic.
L'ex-génie se souvint d'un seul coup de sa vieille bande d'amis, des bons souvenirs qu'il avait tenté d'oublier depuis...depuis...
Il secoua la tête et se dit intérieurement « Non, je ne dois plus y repenser, j'avais promis d'oublier, je me suis promis d'oublier...et je ne regrette rien » tout en détournant les yeux pour voir les restes de la vieille usine où tout avait débuté.
A l'époque, c'était un héros, aujourd'hui il était juste devenu un citoyen presque ordinaire et ça l'exaspérait profondément.
Il soupira et dit à voix haute :
- J'aurai voulu que ça continue notre amitié, mais...il a fallu que ça arrive...pourquoi c'est arrivé à nous, à moi...à elle ?
Soudain, un léger toussotement se fit entendre derrière l'ex-génie, qui se retourna brusquement et vit un homme élégant en costard-cravates avec un plateau d'argent à la main lui dire :
- Monsieur, vos invités sont là et désire parler avec vous.
- Merci Gilles, faîtes-les entrer, je vous prie ! Dit Jérémie en souriant
Gilles hocha la tête et se détourna souplement pour se diriger vers l'entrée. Jérémie le regarda partir tout en se disant intérieurement « Gilles est vraiment un excellent majordome, à l'affût, discret et...très habile ».
A cette pensée, l'ex-génie sourit de plus belle et se détourna pour se poser derrière son bureau, prendre la tasse de café chaude déposée par Gilles avant que Jérémie ne le remarque et attendre imperturbablement la venue du majordome et ses invités.
Quelques minutes plus tard, l'immense porte du bureau s'ouvrit et laissa entrer le majordome accompagné de trois hommes que Jérémie regardait d'un air tranquille.
Il regarda Gilles pendant une petite seconde avant de se tourner vers ses invités et leur dire :
- Asseyez-vous, mes chers amis ! Je vous attendais !
Les trois hommes s'assirent et le chef du groupe demanda d'une voix rauque tout en fixant le majordome :
- On aimerait vous parler en privé, Mr Liebermann !
- Gilles est au courant et il est parfaitement digne de confiance, Robert, dit Jérémie d'un ton tranquille tout en souriant intérieurement en entendant Robert dire le nom de sa mère, qu'il a repris suite à l'épisode...
Le génie secoua brutalement la tête en se disant « Arrête de penser à ça », ce qui fit sursauter Robert qui demanda :
- Vous allez bien ?
- Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien ! Dit l'ex-génie en se ressaisissant rapidement.
Robert le regarda avec désappointement pendant quelques secondes avant de commencer :
- Bon, moi et mes hommes sommes venus vous proposer nos services.
Jérémie le regarda avec étonnement pendant quelques secondes avant de demander d'un ton surpris :
- Vos services ? Vous voulez bosser pour moi ?
L'homme assis à gauche de Robert répondit :
- Nous avons appris que vous manquiez d'hommes pour faire des gros coups et nous nous sommes dits que vous auriez besoin d'un coup de main.
- Vous n'étiez pas dans la bande à Berlucci vous ? Demanda Jérémie avec un ton suspicieux
L'homme affirma les propos de l'ex-génie d'un signe positif de la tête et dit :
- Je m'appelle Fabio, je suis un ex lieutenant de Berlucci.
Jérémie sursauta violemment et demanda :
- Fabio ? Fabio Paluchio ?
- Oui, c'est moi mais pourquoi mon nom vous intéresse tant ? Demanda l'Italien soupçonneux
- Pour...Pour rien, balbutia Jérémie qui regarda Gilles avec un regard implorant, ce que le majordome comprit très bien.
Gilles se tourna vers le troisième homme qui est silencieux depuis le début de la conversation et demanda :
- Et vous qui êtes-vous ?
Le troisième homme resta silencieux pendant une dizaine de secondes, comme s'il cherchait ses mots avant de dire d'une voix fatiguée :
- Je m'appelle Rufus, Rufus Lordwall et...
- Vous êtes le frère du comte anglais Lordwall ? Le coupa Jérémie qui regardait Rufus avec une insistance accrue
Rufus acquiesça d'un signe de la tête et Jérémie se mit à sourire avant de se tourner vers Gilles pour lui faire un signe discret de la tête.
Le majordome se déporta souplement derrière les trois hommes pendant que Jérémie commençait à parler :
- Alors, tout d'abord, je précise que je suis le cerveau, c'est moi qui monterait les coups et c'est vous qui les effectuerez en compagnie de mes autres hommes pigé ?
Robert fit une petite moue mais Jérémie n'y fit pas attention et continua :
- Ensuite, j'exige de vous une fidélité absolue, aucune tentative pour partir vers un autre gang ni quoi que ce soit dans ce genre la !
Jérémie prit une cigarette dans le tiroir du bureau, la mit à la bouche et continua :
- Enfin, je tiens à dire que, étant donné que j'ai une intelligence supérieure à la moyenne et que j'ai plusieurs années d'expérience à mon actif, je sais reconnaître les gens qui portent des micros et je sais pertinemment quoi faire dans ce genre de situation...
Le machiavélique génie sortit un briquet, se détourna et regarda par la fenêtre. Il alluma la cigarette et la fuma tranquillement sans entendre l'unique détonation étouffée par le silencieux de Gilles.
Jérémie se retourna pour voir le cadavre de Robert allongé face contre terre avec l'impact de la balle ancré dans sa nuque, Gilles qui rangea son silencieux dans son veston sans manifester la moindre émotion et les deux autres gangsters qui regardaient le majordome et son maître avec fascination et crainte en même temps.
Jérémie se leva tranquillement, s'avança vers Fabio et Rufus et leur dit sans regarder Gilles transporter le cadavre de Robert :
- Bienvenue, mes chers amis, dans l'Antre de Carthage !
Tokyo, 2 novembre 2013 à 5h30 (heure française)
Yumi mangeait tranquillement dans le salon de sa maison à Tokyo. Elle était repartie au Japon juste après la fin du lycée, la fin de sa vie d’héroïne.
La jeune japonaise soupira en repensant à cette période de sa vie où elle avait cru trouver des amis en lesquels elle pouvait avoir confiance...jusqu'à cette fameuse journée...
Yumi secoua la tête et se dit intérieurement « Non, cette période de ma vie est derrière moi et je ne dois pas y repenser un point c'est tout ! » puis elle regarda sa main pour y voir sa bague de mariage.
La japonaise se mit à sourire en repensant au jour fabuleux de son mariage, un petit mariage secret aux Pays-Bas mais surtout à la nuit de noces, une nuit magique qui était restée dans sa mémoire...
Toutefois, la jeune femme repensa au fait qu'aucun de ses amis n'étaient présents ce jour-la tout en se disant « En même temps, ils n'auraient pas voulu, après tout même mes parents et Hiroki ne voulaient pas venir....bizarrement, je les comprends un peu »
La jeune femme continua de manger seule avec un air morose plaquée sur le visage et de sombres pensées dans la tête quand la porte d'entrée claqua et qu'une petite fusée se jeta dans ses bras en hurlant :
- Maman, maman ! Maman est là !
Yumi esquissa un sourire et serra sa fille dans ses bras en disant :
- Oui trésor, maman est là ne t'inquiète pas.
Soudain, une voix retentit de l'entrée de la maison :
- Akiko, tu peux aller jouer ailleurs s'il te plaît ? Je dois parler à ta mère !
- Ok ! S'écria Akiko avant que Yumi ne la dépose par terre et qu'elle parte en courant vers le grand jardin situé derrière la propriété.
Yumi regarda avec un grand sourire sa fille partir puis elle se tourna vers la femme qui venait de rentrer, se leva, se dirigea vers elle et l'embrassa passionnément.
La femme sourit, prit Yumi par la taille et lui rendit son baiser, ce qui la fit frémir.
Yumi n'avait jamais envisagée le fait d'être lesbienne au collège-lycée, elle pensait dure comme fer être amoureuse d'Ulrich mais, une fois arrivée à la Fac, elle avait commencée à un peu...douter de ses sentiments jusqu'au jour où elle a rencontrée Rebecca, celle qui est devenue sa femme.
Elle s'en souvient comme si c'était hier : la rencontre dans les couloirs de la Fac de Tokyo, Rebecca qui lui avoue son homosexualité, leur premier baiser...
Évidemment, la famille de Yumi, à commencer par son père qui était contre l'homosexualité, n'était pas tout à fait d'accord avec les sentiments de sa fille.
La jeune femme soupira et repensa pour la millième fois à la rencontre entre sa famille et sa fiancée...
Yumi avait le trac : cela faisait une semaine qu'elle attendait ce moment où Rebecca et elle se dévoileraient enfin à sa famille.
La jeune femme tressaillit en voyant le pavillon de sa maison apparaître au bout de la rue mais Rebecca lui prit doucement la main et lui murmura à l'oreille :
- T'inquiètes pas, tout se passera bien tes parents ne sont pas des monstres eux !
Yumi se tourna vers sa fiancée et vit qu'elle avait pâlie en prononçant ses mots, la jeune femme demanda alors :
- Quand est-ce que tu vas me dire ce qui te tracasse comme ça, à chaque fois que tu parles de ta famille ?
Rebecca se mordit la langue et murmura :
- Je n'en ai pas encore la force... Et si on y allait, nous allons être en retard ?
Yumi la regarda dans les yeux pendant dix-quinze secondes puis acquiesça d'un signe de la tête avant de repartir en direction de la maison, suivie par Rebecca qui sécha rapidement ses larmes naissantes.
Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes arrivèrent devant la maison familiale des Ishiyama et Yumi se mit à respirer vite et bruyamment.
Rebecca se planta devant elle et lui demanda avec un ton inquiet :
- Tu es sure de vouloir dire ça maintenant ? On peut attendre si tu veux.
Yumi la regarda dans les yeux puis dit d'un ton sans équivoque :
- Oui, je veux le dire aujourd'hui sinon...je n'en aurai plus la force...
Rebecca soupira puis se déporta sur le côté pour laisser Yumi aller frapper à la porte.
La porte s'ouvrit brusquement et Takeho regarda sa fille dans les yeux avant de lui faire un grand sourire et de la faire rentrer.
Il se tourna vers Rebecca et lui dit :
- Mais entre Rebecca, ne te gène pas !
La jeune femme entra à son tour tout en jetant un regard de biais à Takeho qui perdit son sourire et referma doucement la porte.....
- Eh... Eh Yumi chérie, tu m'écoutes ? Demanda Rebecca en se penchant pour regarder sa femme.
- Hein quoi ? Demanda Yumi qui était complètement perdue dans ses souvenirs
Rebecca soupira et dit d'un ton fatiguée :
- Yumi, il faut que t'arrêtes d'être continuellement dans la lune, même ta fille se demande ce que tu as des fois !
- Bon, qu'est-ce que tu me disais ? Demanda Yumi sans prendre en compte la remarque de sa compagne
- Je disais, continua Rebecca sur un ton blasée, que Mr Nishimura a peut-être trouvé du boulot pour toi et il veut te voir dès demain.
- Quel genre de travail ? Demanda Yumi dont les yeux commençaient à s'éclairer
- Je ne sais pas, répondit Rebecca en souriant, il n'a pas voulu me le dire mais il m'a assuré que tu ne serais pas en contact avec ton frère...
Rebecca, se rendant compte de sa gaffe, cessa brusquement de parler mais Yumi lui demanda sur un ton brusque :
- Qu'est-ce qu'il y a ? Ne me dis pas que mon crétin de frère travaille chez Nishimura ?!
Rebecca hésita pendant quelques secondes puis acquiesça d'un lent signe de la tête.
Yumi la regarda dans les yeux avec fureur pendant au moins vingt secondes puis elle lui demanda avec un ton agressif :
- Ne me dis pas que tu ne le savais pas parce que je ne te croirais pas ! Pourquoi tu veux à tout prix nous réconcilier ? Tu vois bien que c'est impossible bordel !
Des larmes commençaient à perler sur les joues de Rebecca pendant que Yumi déversait toute sa rage sur elle.
Après que Yumi ait fini de déverser sa rage, elle vit le visage bouillant de larmes de sa compagne et lui dit :
- Excuse-moi Rebecca, ce n'était pas contre toi en particulier, tu le sais...
Mais la jeune femme ne put terminer sa phrase car son épouse se détourna et sortit de la maison bruyamment en claquant la porte derrière elle.
Yumi resta debout pendant de longues minutes jusqu'à ce qu'Akiko arrive derrière elle et lui demande :
- Elle est où, Maman ?
Yumi se retourna, prit sa fille chérie dans ses bras, la berça et lui murmura à l'oreille :
- Ne t'en fais pas, ma puce, ta mère va revenir, elle devait juste...prendre l'air.
Et la petite s'endormit dans les bras de Yumi, qui fit un faible sourire en voyant ce corps recroquevillé contre elle puis elle se laissa elle-aussi porter par le sommeil...
Amsterdam, 2 novembre 2013 à 9h45
Odd se laissa doucement porter par la fumée qui sortait de sa bouche, une fumée dense, épaisse mais qui faisait énormément de bien.
Cela faisait maintenant une bonne heure qu'il était attablé à un des fameux « coffee shops » de la ville où il habite depuis maintenant cinq ans.
Le blondinet moqueur a connu la drogue dès son arrivée à Amsterdam : il avait immédiatement accroché à cette chose qui détruit la santé mais qui, pour lui, procure de vrais instants de bonheur.
Odd saisit son cannabis, le porta à ses lèvres et inspira un grand coup avant de l'expirer dans un souffle long, interminable et terriblement bon pour le blondinet.
Soudain, le patron de l'établissement se planta derrière lui et lui dit d'un ton blasé :
- Bon Della Robbia, faudrait peut-être que tu arrêtes d'abuser de ma générosité la ! Je t'ai filé bien plus que les cinq grammes autorisés !
Odd se retourna et dit d'une voix complètement cassée et abîmée par la fumée :
- Mr McCoy, je vous signale que je fais votre business alors laissez-moi fumer ma clope !
McCoy se retourna d'un air gêné avant de saisir Odd par le col et de lui grogner à l'oreille :
- Si les flics mettent les mains dans mes comptes et voient le temps que tu passes dans mon établissement, t'es foutu et moi aussi ! Alors, vas retrouver tes abrutis de potes et arrête de jouer au con avec moi là !
Odd grogna à son tour, se dégagea brusquement de la poigne de McCoy, posa son cannabis sur la table et partit sans dire un mot, sous le regard satisfait de McCoy.
Quelques minutes plus tard, Odd arriva dans une petite ruelle sombre à proximité du petit studio minable qu'il habite avec ses deux potes.
Le blondinet se posa tranquillement contre le mur et se perdit dans ses pensées : il repensa notamment à sa vie de héros, qu'il regrettait terriblement.
Il ne regrettait pas la dissolution de leur bande, il regrettait la vie de héros en elle-même, ce que ça impliquait... Il ne veut pas vivre une vie normale, il ne peut pas vivre une vie normale, sans aventures, sans action...sans...
Soudain, un petit toussotement s'éleva et Odd leva lentement les yeux et aperçut un géant accompagné de trois gars qui le surplombait du regard.
L'ex-félin soupira, se releva et dit sans regarder les quatre hommes :
- Bon, Boggs, ça ne sert à rien, je n'ai plus de fric combien de fois faudra que je te le répète bordel !
Le géant du nom de Boggs se tourna vers ses compères puis dit :
- Putain, tu te fous vraiment de ma gueule ! Ça va faire cinq fois que je te file mon fric que tu dépenses pour ta putain de drogue de merde ! Espèce de taré va !
Odd, piqué au vif, fixa Boggs dans les yeux et dit calmement :
- Déjà, c'est pas ton fric mais celui de ton petit papa ! De plus, je crois que ta consommation de drogue annuelle est très largement supérieure à la mienne ! Et pour finir, va te faire foutre !
Boggs devint rouge et balança son poing dans la poitrine d'Odd qui perdit son souffle et tomba à la renverse.
Il essaya immédiatement de se relever mais un des sbires de Boggs le plaqua au sol pendant que ce dernier le bourra de coups de poing et de pieds.
L'ex-félin eut beau se débattre de toutes ses forces, il succomba rapidement à la force adverse et mit ses mains devant son visage pour protéger son nez.
Après cinq minutes, le tabassage en règles cessa et Boggs se releva rapidement et attendit que le blondinet retire ses mains de son visage pour lui casser le nez d'un violent coup de genou qui fit hurler Odd.
Une fois que les hurlements de douleur eurent cessé, Boggs dit d'une voix rauque et forte :
- T'as pas intérêt à me remanquer de respect, espèce de sale tapette !
Sur ses mots, il partit tranquillement en direction de la rue principale avec ses trois hommes, laissant souffrir Odd dans la ruelle seul...
Le blondinet lutta contre la douleur pendant de longues minutes avant de s'évanouir au milieu de cette ruelle sombre.
Quand l'ex-félin se réveilla, il crut qu'il était parti, décédé dans un autre monde. Au départ, il ne reconnut pas l'endroit où il se trouvait : un appartement plus petit, peut-être un studio...
Le blondinet écarquilla les yeux et se redressa brusquement en étouffant un cri de douleur ce qui fit sursauter le jeune homme qui se tenait à côté de lui qui balbutia :
- T'es déjà réveillé, je vais chercher Hershel je reviens.
Le jeune homme partit sans un mot de plus et Odd resta tranquillement en train de le fixer de dos tout en se disant « Mais qui est ce gars ? Et qui est ce Hershel dont il a parlé ? »
Quelques minutes plus tard, un vieil homme sortit de la pièce annexe et vint se placer à côté du félin avec des instruments de médecine. Sans un mot, il sortit un à un les différents instruments et ausculta son patient qui se retenait d'hurler de douleur à chaque fois que les mains du vieil homme se posait sur ses côtes cassées.
Dans un souffle saccadé, le blondinet demanda :
- C'est...C'est vous Hershel ? Avant de rehurler de douleur sous la pression des mains du médecin.
- Oui, c'est moi, répondit tranquillement Hershel, et maintenant je vous demanderais de vous tenir tranquille que je puisse finir de vous examiner.
- Et vous, qui êtes-vous ? Demanda Odd en se tournant vers le jeune homme qui accompagne Hershel
Le jeune homme le regarda dans les yeux, se tourna vers Hershel qui fit un signe affirmatif de la tête et il répondit :
- Je m'appelle Léonard Boggs, je suis le petit frère d'Edward Boggs.
Donetsk, 2 novembre 2013 à 14h55 (heure française)
Cela faisait maintenant trente minutes qu'Ulrich patientait avec ses deux uniques gardes dans un bâtiment du nord de Donetsk, un bâtiment abandonné dans lequel devait se dérouler l'échange.
Ulrich enrageait constamment mais là, il était fou de rage : il pestait contre les séparatistes russes et leurs problèmes avec les horaires, le froid glacial, les négociations pompeuses entre ses représentants et les séparatistes en question etc...
L'ex-samouraï s'éloigna un peu de ses gardes du corps et se plongea dans ses pensées, au moment où son père lui avait légué l'entreprise familiale...
Ulrich entra prudemment dans le bureau de son père et le vit assis sur son fauteuil en train de paisiblement regarder la circulation en bas de l'immeuble.
Stern père se tourna en voyant son fils et lui dit en souriant :
- Fils, tu as enfin renoncé à tes imbéciles d'amis, tu es maintenant prêt à reprendre l'entreprise familiale ! Comme quoi la Fac t'a vraiment assagi.
- Que vais-je devoir faire, père ? Demanda Stern fils d'une voix rauque
Stern père se leva lentement et se dirigea vers la salle de réunion tout en expliquant à son fils qui le suivait :
- Il faut d'abord que tu saches que l'entreprise familiale est...assez différente de ce que tu pouvais imaginer mais tu verras ça en détail tout à l'heure.
Sur ces mots, ils arrivèrent devant l'immense porte de la salle de réunion qui avait une fenêtre qui montrait la production. D'ailleurs Ulrich se souvint à cet instant qu'il n'avait jamais pu entrer dans cette salle avant aujourd'hui.
Stern père sortit un trousseau de clé, ouvrit en grand la porte, se tourna vers son fils et lui dit :
- Entrons et là, tu sauras tout de l'entreprise Stern !
Ulrich, aux aguets, entra rapidement dans la pièce suivi par son père qui, tout en tenant de réprimer un sourire, referma doucement la porte derrière eux...
- Mr Stern ? Mr Stern ?, Demanda une voix d'outre-tombe qui semblait venir de l'au delà, les séparatistes sont au pied de l'immeuble et attendent notre accord pour monter !
- Hein quoi ? Balbutia Ulrich avant de se ressaisir et d’enchaîner : -Mais faîtes-les monter nom de dieu !
- Bien, patron ! Fit l'homme en faisant un salut militaire et en se dirigeant vers le deuxième homme qui était resté parqué devant la grande porte d'entrée
Ulrich se mit à sourire en voyant son garde s'éloigner et il se mit à penser « J'ai bien fait de prendre Stephen pour cette mission, il est vraiment parfait dans son rôle et il pourra me servir d'interprète »
Puis, d'un seul coup, il se redressa et hurla au second garde :
- Alex, profite de l'absence de Stephen pour aller les chercher !
- Ok, patron ! Hurla Alex qui se précipita vers un des coins sombres de la pièce
L'ex-samouraï, en voyant Alex s'éloigner au pas de course, pensa « Et Alex est mon meilleur tireur, oui... Il pourra probablement me servir en cas de...d'échec de l'échange »
Perdu dans ses pensées, Stern fils ne vit pas arriver Alex qui posa une mitrailleuse par terre devant son chef, en saisit une autre, l'arma et dit :
- Au moins, si ces séparatistes n'ont pas le fric, ils sauront ce qui leur arrive !
Ulrich arma à son tour son arme et la braqua devant lui en voyant la grande porte s'ouvrir.
De la grande porte surgit Stephen qui plissa légèrement les sourcils mais ne fit aucun commentaire, suivi de trois séparatistes qui reculèrent en voyant les armes braquées sur eux.
Le chef du groupe s'avança tranquillement, se mit à sourire et dit dans un français qui ne manqua pas d'étonner Ulrich :
- Ne vous inquiétez pas, nous avons le fric ! Je m'appelle Dragunov et voilà mes hommes, Maxim et Boris !
Maxim et Boris saluèrent les interlocuteurs de leur patron d'un bref signe de la tête, ce qui fit comprendre à Ulrich qu'ils ne maîtrisaient pas la langue.
L'ex-samouraï, soupçonneux, demanda tout en gardant son arme braquée sur Dragunov :
- Comment se fait-il que vous parliez si bien le français ?
Dragunov se remit à sourire et expliqua :
- Toutes mes vacances, je les passais chez ma tante qui habitait en France quand j'étais jeune donc j'ai pu apprendre la langue.
Alex arrêta lentement de braquer les trois séparatistes et posa doucement son arme sur le sol mais Ulrich, lui, continuait à imperturbablement braquer son arme sur les trois hommes qui commençaient à s'impatienter.
L'ex-samouraï se tourna vers Stephen et lui demanda :
- Toi qui le connais depuis longtemps, est-ce qu'il dit vrai ?
Stephen hocha doucement de la tête, ce qui fait qu'Ulrich baissa lui aussi lentement son arme sous le regard satisfait de Dragunov qui se retourna et dit à Boris en russe que traduisit Stephen :
- Va chercher le fric !
Boris tressaillit, recula et se détourna pour courir hors de la pièce, là où se trouvait l'argent.
Quelques longues minutes d'attente plus tard, Boris revint dans la pièce en transportant une grande mallette qu'il posa aux pieds de Dragunov.
Ce dernier se remit à sourire, tourna la mallette et l'ouvrit devant les yeux ébahis des trafiquants : devant eux se tenait plus d'un million d'euros en billets de cinquante, une véritable aubaine pour Ulrich qui peinait depuis peu à récupérer assez d'argent pour payer le coût de production des armes.
Dragunov se mit alors à parler, amusé par la tête ébahie de ses interlocuteurs :
- Il y a ici cinq millions de dollars, soit la somme que vous demandiez pour l'échange d'armes. Pouvons-nous les voir avant de procéder à l'échange ?
Ulrich se détourna et fit un signe de la tête à Alex qui se précipita vers le coin sombre de la salle pour aller chercher les armes, suivi par Stephen.
Le trafiquant se mit à penser « Dragunov a tenu sa parole et il a l'air heureux d'avoir des armes... Je crois que je vais reprendre contact avec lui dans peu de temps » tout en souriant en voyant Alec et Stephen arriver avec deux gros sacs d'armes qu'ils posèrent devant Ulrich qui les ouvrit et commença à expliquer :
- Le premier sac contient des AK-47 aussi appelés Kalachnikov avec une portée maximale de 1500m et un chargeur qui peut contenir 75 cartouches au maximum ! C'est une petite merveille !
Maxim poussa un soupir agacé et dit en russe, que Stephen traduisit :
- Nous avons déjà un millier de Kalachnikov, certes nous n'avons pas cette capacité de chargeur mais nous en avons déjà et nous voulons des armes de destruction massive !
Ulrich, contrarié, regarda dans les yeux Maxim et continua sans prêter attention à sa remarque :
- Mais c'est plus ce qu'il y a dans le deuxième sac qui devrait vous intéresser.
Le trafiquant claqua des doigts et Alex et Stephen ouvrirent le deuxième sac, ce qui fit écarquiller les yeux des trois séparatistes quand ils virent le contenu du sac.
Ulrich, amusé, saisit l'une des armes et commença à expliquer :
- Voici le plus puissant lance-roquettes au monde, le RPG-7, une petite merveille de la technologie !
Maxim ouvrit la bouche pour parler mais Dragunov se retourna et lui jeta un regard noir qui le fit se recroqueviller sur lui-même pendant que l'ex-samouraï continuait ses explications :
- Un calibre de 40mm, 6,3kg quand il est non chargé et une longueur de 65cm mais il peut contenir 5 types de munitions différentes : des charges simples, en tandem, à fragmentation ou encore à thermobarique simple ! Vous allez faire des ravages avec ce petit bijou ça, je peux vous le dire !
Tous les séparatistes étaient bluffés, même Maxim. Dragunov s'avança alors avec un large sourire et demanda avec son français parfait :
- Et tout ceci est à nous si nous vous donnons cinq millions de dollars?
Ulrich sourit à son tour, posa le lance-roquettes et dit d'un ton soutenu :
- Évidemment, vous ne devez pas vous inquiéter ! Après tout, nous sommes de tout cœur avec vous dans votre combat contre cette armée ukrainienne corrompue et anti-russe !
Mais au fond de lui, Ulrich tenait un discours fort différent « L'argent ! C'est l'argent mon principal motif, je n'en ai rien à cirer de leur maudite révolution mais bon, je vais garder ça pour moi parce que sinon, ces cinq millions de dollars vont me passer sous le nez... »
Dragunov le regarda dans les yeux pendant un long moment et lui tendit la main en disant :
- J'espère que nous referons des affaires le plus vite possible !
Ulrich serra sa main en souriant et en disant de plus en plus bas :
- J'espère aussi Dragunov ! J'espère aussi...
Dans les environs de Paris, 2 novembre 2013 à 19h59
Dans un grand lit à baldaquins s'agitaient deux personnes : un homme, maigre à faire peur mais doté d'une forte robustesse au lit et une jeune femme qui geignait de toutes ses forces, accrochée au lit par des menottes.
Après quelques minutes de ballottage, un liquide blanc sortit du vagin de la femme et s'écoula doucement dans le lit pendant que cette dernière avait l'un des plus gros orgasmes de sa vie.
Quelques minutes plus tard, ce fut l'homme qui hurla à son tour et ils s'effondrèrent l'un sur l'autre, complètement épuisés.
Après quelques minutes de repos, la femme demanda :
- Mes sous, s'il vous plaît ! Et la clé des menottes aussi !
L'homme la regarda dans les yeux, sortit un billet de 100 euros de sa poche et la clé des menottes et les lança à la femme qui s'empressa de les saisir, d'ouvrir les menottes, de saisir le billet et de se précipiter vers la sortie.
Au moment où elle allait sortir, l'homme la saisit par l'épaule et lui dit d'une voix rauque avec une haleine sentant la cigarette à deux centimètres de son oreille :
- On remet ça quand on veut et je suis même prêt à tripler le prix !
La femme acquiesça avec un léger sourire, échappa à l'étreinte de l'homme et s'en alla, ses longs cheveux roses flottant derrière elle.
Aelita descendit lentement l'escalier de l'hôtel où elle venait de coucher avec un homme pour 100 euros et se dirigea vers l'entrée annexe, réservée aux employés.
La direction de l'hôtel, représenté par un certain Davidsen, acceptait que les clients se payent les services de prostituées, du moment que ça ne dérange pas les autres occupants.
Aelita se souvint de la fois où elle avait rencontrée et couchée avec Davidsen : il devait avoir 45 ans, des cheveux bouclés et il la doigtait d'une main experte.
D'ailleurs, à certains moments, Davidsen lui faisait penser à Jérémie...
Aelita s'arrêta net devant la porte de sortie, l'ouvrit et se dirigea d'un pas rapide vers le club où elle travaillait de base. Elle repensa pendant une seconde à Jérémie puis elle secoua la tête en marchant et en se disant « Non, je ne dois pas repenser à lui ! C'est à cause de lui que le groupe a été détruit et je dois l'oublier ! Définitivement ! »
En effet, quand Jérémie l'avait quittée suite à une sombre histoire, Aelita avait sombré dans une profonde dépression et elle en était même venue à...à...
Aelita secoua la tête et des larmes commencèrent à perler... Elle ne voulait pas se souvenir de la grave erreur qu'elle avait commise et qui avait coûté la vie à leur groupe...
Soudain, elle s'aperçut qu'elle était arrivée devant l'entrée de l'établissement où elle travaillait à ces heures : le Strip-Club du Bois.
La jeune femme soupira, poussa la porte et se dirigea immédiatement vers l'endroit où se réunissait le personnel.
Aelita n'avait jamais voulu faire strip-teaseuse et prostituée par vocation, elle ne voulait pas reprendre d'études suite à l'incident et...elle s'était rendue compte...au bout d'un moment...qu'elle aimait ça.
Elle aimait coucher avec des gens, avoir des orgasmes, sentir le sperme couler lentement hors du vagin, elle aimait tout ça. Elle était devenue une nymphomane et elle ne voulait pas que ça change.
Au bout d'un moment, elle s'aperçut qu'elle n'était plus seule dans la petite pièce : une autre strip-teaseuse s'agenouilla à côté d'elle et lui demanda :
- Est-ce que ça va, Aelita ?
L'ex-ange virtuelle esquissa un faible sourire et répondit d'un ton morne :
- Oui, Becky ça va ne t'inquiète pas !
- Tu aimes toujours coucher avec tes clients ? Demanda Becky avec un léger sourire sur les lèvres
- Oui, répondit Aelita, mais c'est juste que je n'ai récupéré que 400 euros sur la journée et je dois voir Crazy Bob dans 10 minutes.
Becky fit une horrible grimace et dit d'une voix faible :
- Cristina n'a rapportée que 200 euros et Karl n'a même pas voulu la laisser rentrer.
Aelita baissa les yeux et fixa ses chaussures en attendant que le temps passe mais elle ne pouvait s'empêcher d'émettre un léger soulagement en voyant que quelqu'un avait ramené moins qu'elle.
Soudain, au bout de cinq minutes d'attente, un grand homme noir d'une trentaine d'années entra dans la pièce, se posta devant Aelita et lui dit d'une voix compatissante :
- Il faut y aller Aelita, Crazy Bob t'attend.
- Ok Karl j'arrive ! Dit Aelita avec un faible sourire
Sur ses mots, elle se leva et suivit le videur tout en ayant fait un dernier geste envers Becky qui la salua d'un bref hochement de tête avant de repartir sur la piste de danse.
Au bout de quelques minutes de marches, Karl s'arrêta brusquement, se tourna vers Aelita et lui demanda :
- T'as combien ?
- 400 euros. Répondit Aelita en baissant la tête
Karl la regarda tristement et il se remit à marcher. Une fois arrivé devant le bureau de Crazy Bob, il se tourna vers elle et lui dit à voix basse :
- Bonne chance.
Aelita acquiesça d'un signe de la tête, respira lentement, prit son courage à deux mains et ouvrit la porte.
A peine Aelita fut-elle entrée dans la pièce qu'une voix grave retentit de derrière le bureau :
- Mlle Schaeffer, j'espère pour vous que vous avez la somme demandée ?
Aelita déglutit avec difficulté, releva la tête et plongea son regard dans les yeux bleus-acier de son patron qui la regardait avec férocité. Elle s'approcha du bureau et demanda :
- Crazy Bob, où est Cristina ?
Crazy Bob la regarda dans les yeux et dit d'un ton tranquille :
- Déjà, je ne m'appelle pas Crazy Bob mais juste Bob compris ?! Et pour ta copine...
Le patron sortit une cigarette de son veston, l'alluma et termina sa phrase en prenant d'énormes bouffés :
- Disons qu'elle est partie faire un tour...
Aelita savait pertinemment ce que ça voulait dire : elle avait été battue. En effet, Crazy Bob n'hésitait pas à battre ses employées quand elles ne rapportaient pas assez d'argent dans sa caisse enregistreuse.
Crazy Bob termina rapidement sa cigarette, l'écrasa par terre, se pencha vers son employée et lui demanda :
- Et toi ma chère Aelita, as-tu les 1000 euros que je demande ?
Aelita secoua négativement la tête en baissant les yeux. Crazy Bob la regarda longuement avant d'ajouter :
- Combien as-tu ?
- 400 euros. Répondit-elle d'une voix étranglée
Crazy Bob secoua lentement la tête, se leva et sortit une ceinture de sous le bureau. Aelita se mit à hurler mais Bob fut plus rapide : il se jeta sur elle et la plaqua au sol avant de prendre sa ceinture et de la lever lentement au dessus de l'ex-ange virtuelle qui ferma les yeux en attendant son châtiment.
Mais, contre toute attente, il ne frappa pas : au contraire, il posa sa ceinture par terre et il lui demanda :
- Où sont les 400 euros que tu as récolté ?
Aelita montra sa poche arrière de la main en tremblant. Crazy Bob s'approcha, saisit les billets et en profita pour lui caresser doucement les fesses.
La jeune femme frissonna et essaya de se dégager de l'étreinte de son patron mais celui-ci était beaucoup trop fort : il s'approcha encore plus près, mit sa main sous sa robe et commença à la doigter délicatement.
Ce fut trop pour la jeune femme qui donna un violent coup de tête à Bob qui recula en hurlant et qui ressaisit sa ceinture en disant d'un ton calme :
- Vu que tu ne veux pas de la méthode douce, on va passer à la méthode forte ! 1 coup de ceinture pour 100 euros de différence avec le prix exigé soit... 6 coups de ceinture !
Aelita n'eut pas le temps de réagir que la ceinture fendit l'air et la griffa violemment au ventre.
La jeune femme hurla de douleur et se recroquevilla sur elle-même pendant que Crazy Bob frappait, encore et encore.
Au bout du sixième coup, la main qui tenait la ceinture arrêta de bouger et Crazy Bob regarda avec satisfaction son œuvre : la jeune femme s'était évanouie, une grosse entaille lui lacérait la poitrine et son visage était couvert de coupures ou de bleus en tout genre causés par la ceinture et les coups de pieds qui vont avec.
Le patron se dirigea tranquillement vers son bureau, saisit son interphone et dit d'une voix tranquille :
- Roman et Karl dans mon bureau tout de suite ! Vous avez encore une traînée à transporter jusqu'à sa chambre !
Sur ses mots, il raccrocha l'interphone sans attendre la réponse et contempla le corps meurtri d'Aelita avec un sourire sadique sur le visage.
Paris, 3 novembre 2013 à 10h15
William arriva devant le hangar où Berlucci et ses hommes s'étaient donné rendez-vous pour discuter du partage du butin. Cela faisait plus de trois mois qu'il était infiltré dans le gang et c'est la première fois qu'ils récupéraient un butin aussi énorme.
William porta alors sa main à sa poche, regarda autour de lui d'un air inquiet, sortit un talkie-walkie et se mit à parler à voix basse :
- Ici le Capitaine Dunbar, vous me recevez ? Vous êtes en position ?
- Ici le Commissaire Lambert, je te reçois cinq sur cinq et nous sommes en position tout autour du hangar ! Répondit une voix qui sortait du talkie-walkie
- Combien d'hommes sont rentrés dans le bâtiment ? Demanda William en haussant un petit peu le ton
- Huit hommes sont entrés pour l'instant, ce qui fait qu'il en reste deux. Répondit Lambert
William se déplaça un petit peu sur le côté pour pouvoir s'asseoir sur une poubelle pour réfléchir.
La réunion ne commencerait que si les dix personnes étaient là, or il en manque deux.
L'ex-lieutenant de Xana repensa à cette époque, à la bande d'amis qu'ils avaient jadis formé...pendant deux mois.
William soupira et repensa à ce jour où tout était parti en vrille, où le groupe s'était dissolu. Bizarrement, William se souvint qu'il n'en avait eu rien à faire et qu'il continue, encore aujourd'hui, à n'en avoir rien à faire de ses anciens amis : il a déjà oublié tout leurs prénoms !
Soudain, il entendit des bruits de pas et des éclats de voix qui se dirigeaient vers sa position.
Le policier infiltré se leva brusquement et se positionna de façon à pouvoir voir qui arrivait : il le reconnut dès que son crâne chauve apparut dans son champ de vision.
Il se leva et fit de grands signes pour que le chauve le voit avant de dire :
- Fabrizio ! Fabrizio, je suis la !
Fabrizio se retourna avec perplexité en entendant son nom, se mit à sourire et se dirigea vers lui pour lui serrer la main.
A peine était-il arrivé devant lui que William bondit et lui fit une rapide clef de bras avant de pousser violemment le gangster qui tomba face contre terre.
L'ex-lieutenant de Xana profita de l'étourdissement de l'Italien pour le menotter et lui donner un violent coup de pied dans le dos qui fit hurler le gangster de douleur.
Fabrizio se mit à parler, avec une voix faible et un ton colérique :
- Espèce de sale enfoiré de flic de mes.... Ahhh ! Hurla t-il quand William lui tordit violemment le bras avant de sortir un talkie-walkie et de se mettre à parler d'un ton assez fort pour surmonter les hurlements de douleur de Fabrizio :
- Ici le Sergent Dunbar, j'ai réussi à maîtriser un des gangsters, attaquez le hangar !
Le commissaire Lambert, à l'autre bout du talkie-walkie, resta perplexe un long moment avant de hurler :
- A l'assaut !
Indifférent aux coups de feu venu du hangar qu'on entendaient jusqu'au bout de la ruelle, William se pencha sur Fabrizio et dégaina son arme avec un sourire sadique sur le visage, ce qui alarma l'Italien qui dit sur un ton tremblant :
- Attends une seconde ! Mais...t'as pas le droit de faire ça ! Les flics n'ont pas le droit de torturer leurs priso...
Mais il n'eut pas le temps de terminer sa phrase car une détonation retentit et la balle alla traverser la jambe du gangster qui hurla de douleur quand la balle traversa la chair et l'os pour ressortir de l'autre côté.
Le policier, complètement indifférent aux hurlements de douleur de Fabrizio, dit d'une voix forte :
- Vos concurrents savent mettre les arguments sur la table eux!
Sur ses mots, il tira dans l'autre jambe, ce qui fit redoubler les hurlements de douleur du gangster pendant que William s'approchait lentement de lui et continuait à parler :
- 50 000 euros par membre du gang de Berlucci tués et 350 000 euros pour Berlucci lui-même, c'est une aubaine tu crois pas ?
L'ex-lieutenant de Xana s'approcha avec un sourire sadique et, d'un geste brusque, écrasa lentement la jambe de Fabrizio qui hurla de douleur en entendant tous ses os craquer et casser sous la force de la chaussure du policier.
William refit la même chose avec l'autre jambe et, une fois qu'il eut fini sa torture, les jambes du malfrat ne se résumaient qu'à un tas de chair compressé.
Entendant au loin la fusillade se terminer, William reprit son arme et braqua la tête de Fabrizio qui lui dit sur un ton suppliant :
- Je t'en prie, j'ai une femme et deux enfants en bas-âge ! Tu peux pas me tuer ! Je t'en supplie, je promets de tout faire pour me rattraper !
William le regarda dans les yeux pendant une longue minute puis il tira. La balle sortit du canon à une vitesse folle puis traversa la cervelle de Fabrizio qui s'effondra sans un bruit, un air de supplication éternellement gravé sur le visage.
Quelques minutes plus tard, William sortit tranquillement de la ruelle avec une mine déconfite, un pistolet dans son pantalon et un tee-shirt couvert de sang.
Aussitôt arrivé dans la rue principale, William se vit entouré d'agents du Swat qui l'escortèrent jusqu'au lieu du commandement.
Une fois arrivé, il vit le commissaire Lambert en pleine discussion avec son second, le Lieutenant Wilson et un homme qu'il n'avait jamais vu.
Lambert se tourna vers lui et lui dit en désignant le troisième homme :
- Dunbar, je vous présente le Lieutenant Stuart qui vient d'arriver dans nos locaux. J'aimerais que vous le preniez dans votre unité en tant que second au côté de Wilson !
William se tourna vers Stuart qui le fixait avec un air de profonde admiration. L'ex-lieutenant de Xana sourit, tendit la main au nouveau lieutenant et lui dit d'un ton solennel :
- Bienvenue parmi nous, Stuart !
Le lieutenant lui fit un garde-à-vous militaire sans masquer son admiration et alla se ranger à côté de Wilson.
Lambert prit soudainement la parole et demanda à Dunbar :
- Au fait, vous n'aviez pas dit que vous aviez capturé un des gangsters ?
Dunbar fit un sourire gêné et expliqua à son supérieur :
- Pendant que je vous parlais, le prisonnier a saisi une arme et j'ai été obligé de l'abattre. C'était un cas de légitime défense, Monsieur !
Lambert soupira bruyamment et désigna de la main le hangar :
- Berlucci, son second et deux autres gangsters ont réussi à s'enfuir. Nous avons tué les quatre autres gangsters mais ils ont réussi à abattre trois membres du Swat et le Capitaine Collins.
- Paix à leurs âmes, murmura William avant d'enchaîner, et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Maintenant, enchaîna Lambert, on rentre au commissariat ! J'ai un rapport d'urgence à faire au Ministère de l'Intérieur et te concernant Dunbar, je veux un rapport sur la mort de ce gangster que tu as abattus demain matin sur mon bureau !
- Très bien patron ! Termina William avant de faire demi-tour et de repartir vers sa voiture de fonction suivi de ses deux seconds.
Cinq minutes plus tard, les trois policiers entrèrent dans le commissariat et se dirigèrent vers la salle commune jusqu'à ce que la réceptionniste ne les intercepte :
- Mr Dunbar ! Un avocat veut vous voir dans la salle 12 ! Il s'appelle Mason !
William se mit à sourire et hurla pour que la réceptionniste l'entende :
- Merci, Carole !
Ensuite, il se tourna vers ses subordonnés et leur dit :
- Rendez-vous tous les deux dans la salle commune et attendez-moi là bas, compris ?
Wilson et Stuart hochèrent la tête en signe d'acquiescement et le groupe se sépara, les deux lieutenants se dirigeant vers la salle commune et William se dirigeant vers la salle 12.
Quelques minutes plus tard, le capitaine de police entra dans la salle et serra la main que l'avocat au crâne dégarni qui se trouvait en face de lui lui tendait en disant :
- Je suis très content de vous voir, Mason !
- Moi de même ! Répondit l'avocat avec un franc sourire
Les deux hommes s'assirent face à face, de part et d'autre de la table qui était au centre de la pièce puis Mason commença :
- Bon, je vais aller droit au but : Mr Liebermann a entendu parler de l'assaut policier sur le hangar de Berlucci et voudrait savoir de combien serait votre...récompense, Mr Dunbar.
William se mit à sourire jusqu'aux oreilles puis demanda :
- Vous êtes sur qu'il n'y a pas de caméras ici ?
- Non, le rassura Mason, j'ai demandé à Carole une salle privée où il n'y a pas de caméras et j'ai vérifié moi-même avant votre arrivée.
- Et, demanda William, je recevrais l'argent seulement sur les gangsters que j'ai abattus ?
- Non, dit Mason en secouant la tête, Mr Liebermann souhaite avant tout se débarrasser du gang de Berlucci et il est prêt à dépenser toute sa fortune pour que ça se réalise.
- 5 gangsters ont été abattus aujourd'hui ! Dit William avec un grand sourire
- Parfait ! Dit Mason en posant sa grande mallette noire sur la table.
Mason ouvrit la mallette devant William qui ne put s'empêcher de sourire comme un enfant puis lui dit :
- Voici la somme convenue : 250 000 euros pour les cinq gars que tu as tué mais...
L'avocat referma brusquement la mallette devant William avant de lui expliquer :
- Si quelqu'un te voit sortir avec cette mallette, ils vont tout de suite trouver le pot aux roses ! Je te la donnerais sur le parking quand il n'y aura personne !
William se mit à faire un large sourire sadique avant de se lever, de serrer la main de Mason et de dire :
- C'est parfait, vraiment parfait...
Voilà pour ce premier chapitre, j'espère que vous apprécierez et à bientôt pour un prochain chapitre

Soit on meurt en héros, soit on vit assez longtemps pour se voir endosser le rôle du méchant ! Harvey Dent alias Double Face
Ça sert à rien, mais j'ai trouvé ça joli ! Mozinor
Freeze, t'es givré ! Batman
Vous savez ce qui as tué les dinosaures ? L'âge glaciaire !! Mr Freeze
Je suis le maitre du monde !!! Moi et NON ça ne provient PAS de ce film dont je ne noterais pas le nom !